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mercredi 21 juin 2017

Mackmyra Ten Years, 46.1% (OB)

Mackmyra est une jeune distillerie suédoise (oui, aujourd'hui nous quittons l’Écosse pour quelques instants) fort active et déjà bien implantée chez nous. Elle sort régulièrement des embouteillages facilement disponibles dans nos contrées, et des cavistes ont même pu avoir des petits fûts à mettre à la disposition de ses clients qui ont pu embouteiller eux-mêmes leur bouteille à la main.

Si jusqu'à présent les produits de chez Mackmyra étaient des NAS, voici qu'est arrivé le mois dernier sur le marché le Ten Years, le 10 ans d'âge officiel de la distillerie. Un âge charnière et symbolique.

Ce 10 ans d'âge est un mélange de fûts d'ex Bourbon et de chêne américain neuf ayant contenu du Sherry Oloroso pendant quelques mois. En tout 20000 bouteilles ont été produites pour ce premier batch, dont 8000 destinée à l'export. Ça veut quand même dire que 12000 bouteilles sont réservées à la Suède, quels poivrots ceux-là ! ;-D

Et dans le verre, à quoi ressemble ce produit ?


Mackmyra Ten Years, 46.1% (OB)

 


  • Nez: Bien présent, proposant un mélange de fruits (pomme et citron principalement) et de malt plutôt sec. Du miel et de la vanille apportent du sucré, sans occulter la sécheresse globale du nez. Du bois vert à profusion après aération.
  • Bouche: Douce et facile d'accès, sans agressivité. Un mélange fruité acidulé et amer s'impose. De la pomme, de la pelure de citron. Le malt est ici aussi présent, sans être trop sec cette fois.
  • Finale: De la liqueur de mirabelle se faufile, avant de laisser la place au malt amer. L'acidulé citronné reste un petit moment, puis une pincée d'épices douces se voit jetée sur la langue. Du bois vert en quantité apparaît en toute fin de parcours.
  • Verdict: Assez classique ma foi, mais bien fait, équilibré, et cohérent. Facile d'accès, mais ne révolutionne pas le monde du whisky. A tester.
  • 83/100.






Facilement disponible chez votre caviste préféré (si il revend les produits distribués par The Nectar) pour une soixantaine d'euros.

dimanche 7 mai 2017

Compte rendu : Masterclass Springbank chez We Are Whisky, le 04/05/2017

Un mois consacré à Campbeltown sur le Blog ne pouvait pas se concevoir sans parler de la distillerie Springbank, bien entendu ! Cette masterclass organisée par We Are Whisky (la boutique d'Orp-Jauche qui n'est plus à présenter) tombait donc à pic, et je ne me suis pas fait prier pour y prendre part.



La bonne organisation des masterclasses chez We Are Whisky n'est plus à prouver, c'est une machine bien huilée qui roule (quasi) toute seule: un représentant de la distillerie pour animer la soirée, une panoplie de whiskies astucieusement sélectionnés pour présenter un panel significatif, et une assemblée attentive. Ce n'est pas la première fois que j'y assiste (vous vous souvenez des masterclasses Benriach et Gordon & MacPhail, n'est-ce pas ?), et à chaque fois l'accueil de Petra, Patrick, et Alain est excellent.



Ronan Currie



C'est Ronan Currie, en visite toute la semaine en Belgique, qui était l'invité pour animer la dégustation. Ronan a d'abord commencé à travailler chez Cadenhead avant de passer il y a quelques mois chez Springbank en tant que Sales and Marketing Executive (Cadenhead et Springbank faisant partie de même groupe, comme vous le savez sans aucun doute 😉 ).
Malheureusement, Ronan était légèrement souffrant; ce qui a impacté son entrain lors de sa présentation. Probablement la faute du temps pourri en Belgique depuis une bonne semaine, une bonne preuve étant une hécatombe parmi l'assemblée: pas moins de 5 clients avaient du déclarer forfait , majoritairement pour cause de maladie.
Résultat: un peu moins de monde (une grosse vingtaine) que d'habitude pour écouter Ronan, et une masterclass de 7 whiskies expédiée en une heure et demie.








Le line-up:


Passons au vif du sujet, les 7 whiskies que nous avons eu le plaisir de déguster. Aucun vieux whisky bien cher cette fois-ci, mais des bouteilles majoritairement d'entrée et de moyenne gamme de la distillerie. Ce qui tombait assez bien pour moi: j'avais de grosses lacunes en la matière concernant les gammes de base officielles de chez Springbank. C'était donc une bonne occasion de rectifier le tir.

Voici mon ressenti pour chaque whisky goûté. Comme lors des autres masterclasses auxquelles je participe, les notes succinctes suivantes ont été prises lors de l'événement, et sont donc moins précises que lors de mes dégustation au calme chez moi.


Hazelburn 10 ans, 46% (Batch 2016) (OB)
L'entrée de la gamme non tourbée de Springbank. Cette gamme a commencé à être produite en 1997, est issue d'une triple distillation et d'une maturation 100% en fûts de Bourbon. Ronan le considère comme un "whisky de petit déjeuner", de par sa légèreté.




  • Nez: Fort malté, miel, vanille, et un soupçon de très fine fumée.
  • Bouche: Amertume fruitée (pelure de pomme), miel, et vanille.
  • Finale: Le bois apparaît, plutôt sec.
  • Verdict: Un bon starter en masterclass, mais dispensable (selon mes critères personnels) dans l'absolu, car fort classique et mainstream.
  • 82/100.










Hazelburn 13 ans Oloroso Cask Matured, 10.2003 / 03.2017, 47.1%, 12000 bouteilles (OB)
Nouvelle référence dans la gamme Hazelburn, il s'agit d'un vatting d'entre 15 et 20 fûts (12000 bouteilles en tout), entièrement maturé en fûts de Sherry Oloroso. Les 47.1% affichés sont le résultat, d'après Ronan, d'un natural cask strength. Ça me semble quand même difficilement croyable que la part des anges ait été si importante en seulement 13 ans, sur autant de fûts en même temps, surtout en connaissant le climat de Campbeltown particulièrement peu propice à l'évaporation.

 


  •  Nez: Raisin sec, tabac. Assez léger. Légère fumée de noisette.
  • Bouche: Des épices boisées gonflent en bouche. Du fruit sec.
  • Finale: Les épices explosent, poivrées. Sécheresse boisée appuyée.
  • Verdict: (Trop) sage tout du long, j'attendais (et aurais préféré) plus de présence. Mais agréable comme daily dram, toutefois.
  • 85/100.










Kilkerran 12 ans, 46% (Batch 1) (OB)
Springbank, c'est aussi la distillerie Glengyle; elles font partie du même groupe (J&A Mitchell & Co), et ce sont les employés de Springbank qui s'occupent de 6 à 8 semaines par an de la production chez Glengyle. Oui, seulement moins de 2 mois de production par an, tout simplement parce qu'il n'y a pas assez de capacité pour stocker plus de production. Et le nom Glengyle ne peut pas être utilisé par la distillerie pour ses embouteillages, car ce nom en tant qu'embouteillage appartient à... Glen Scotia (qui n'est autre que le concurrent direct de Springbank à Campbeltown). Haaa, les joies du commerce, de la concurrence, et des paniers de crabes ;-).
Ce Kilkerran 12 ans est déjà connu sur le Blog, puisque j'en avais parlé en 2016 (il avait même fait partie de mon top 5 de l'année 2016). Rien de bien neuf, je vous renvoie à ma note de dégustation détaillée de l'époque. Et il m'a toujours paru aussi bon dans cet environnement de masterclass.



Springbank 13 ans "Green", 46%, 9000 bouteilles (OB)
Début 2015, je vous avais parlé du "Green" premier du nom, le 12 ans. Fin 2015 sortait le suivant, le 13 ans; toujours produit à partir d'orge bio. Mais ce 13 ans est issu d'une maturation en fûts de Sherry, alors que le 12 ans était issu d'une en fûts de Bourbon.

 



  • Nez: Très sage, voire même effacé. Il faut lui laisser le temps de s'aérer, de se développer. Du raisin sec, de l'abricot, du miel, et pas mal de jus d'orange par moments.
  • Bouche: Une légère tourbe fumée, du raisin sec, du caramel. La réduction est fort perceptible.
  • Finale: Un peu plus de présence, de peps. Une pincée d'épices.
  • Verdict: Trop sage par rapport à ce que j'attends de Springbank. De mémoire je préférais de loin le 12 ans.
  • 83/100.








Springbank 15 ans, 46% (Batch 08.11.2016) (OB)
Ce Springbank, qui fait partie depuis longtemps de la gamme de base de la distillerie, est un vatting 100% de fûts de Sherry.


  • Nez: Ha, enfin du "crasseux" dans cette masterclass, du terroir, du roulé sous les aisselles ! De la fumée végétale, des herbes aromatiques, des épices exotiques, du tabac.
  • Bouche: Le Sherry adoucit l'ensemble à ce niveau-ci, mais le terroir Springbank est toujours présent. De la peau d'orange, des épices poivrées, du caramel, et de la végétation sèche de sous-bois. Un bel équilibre.
  • Finale: Assez courte. C'est ici que la réduction montre ses limites. Du bois épicé, du caramel, et de l'orange.
  • Verdict: Bien équilibré, gourmand tout en révélant le caractère rustique de Springbank qui m'est cher.
  • 87/100.







Longrow, NAS, 46% (Batch 14.11.2016) (OB)
Longrow est la gamme (lancée en 1973) "hautement tourbée" de Springbank. Le malt est séché à la tourbe pendant maximum 48h. La tourbe utilisée est un mélange de tourbe sèche et de tourbe humide, toutes deux originaires de la région d'Inverness. Le Longrow est issu d'une double distillation, et moins de 100 fûts sont produits chaque année. Ce Longrow-ci, sans âge indiqué, est un mélange de whiskies ayant entre 7 et 9 ans. Le résultat est un whisky se situant entre 40 et 45 PPM.

 

  • Nez: Jeunesse ultra présente, fort malté, quasi new make. "Heavily Peated", vraiment ? La fumée est plutôt fine et aérienne, on est loin de la grosse tourbe qui claque. Et plein de vanille, jeunesse oblige.
  • Bouche: La tourbe est ici un peu plus présente, mais contrebalancée par la réduction. De la vanille, du malt, de la fumée, et quelques épices par après.
  • Finale: Toujours le jeune malt très présent, les épices, et une légère sécheresse fruitée.
  • Verdict: Il manque le rustique que la tourbe apporte dans beaucoup de whiskies tourbés, c'est "gentil" en plus d'être fort jeune. Pas convaincu par cette expression-ci.
  • 81/100.








Longrow 18 ans, 46% (Batch 25.04.2016) (OB)
Cette expression-ci, la plus vieille de la soirée, est un mélange de 60% de fûts de rhum et 40% de fûts de Sherry. Toujours issu d'une double distillation, et au taux de PPM se situant entre 40 et 45.

  


  • Nez: La tourbe est plutôt fine, plutôt fumée, pas écrasante. De la vanille, du fruit blanc confit.
  • Bouche: Amertume fruitée; pomme, poire, raisin. Texture onctueuse en bouche.
  • Finale: Des épices douces, de la fine tourbe fumée, et le fruité encore présent.
  • Verdict: Bien équilibré, le fût de rhum apporte un beau fruité. Un beau produit dans l'ensemble.
  • 86/100.












En espérant que ce compte rendu vous apporte quelques lumières sur les gammes officielles de chez Springbank; moi en tout cas j'y vois plus clair depuis cette masterclass.

mercredi 21 septembre 2016

Arran 10 ans Anniversary bottling 10th Whisky Festival by Massen, 2005/2016, 55.4% (OB)

Arran 10 ans Anniversary bottling 10th Whisky Festival by Massen, 2005/2016, 55.4% (OB)

Le supermarché Massen, dans le Nord du Luxembourg, organisera fin octobre son 10ème whisky festival. Une dixième édition, c'est toujours un évemenent en soi. Pour l'occasion, plusieurs embouteillages exclusifs seront proposés (je relaierai les infos les plus complètes possibles via la page Facebook du Blog, en temps opportuns).

En attendant la brouette d'embouteillages exclusifs, un "éclaireur" est déjà disponible. Il s'agit d'un (jeune) Arran de 10 ans d'âge, en fût de Bourbon et en brut de fût. Et comme la qualité globale d'Arran n'est plus à prouver, on a peu de chances de se planter.

Arran 10 ans Anniversary bottling 10th Whisky Festival by Massen, 2005/2016, 55.4% (OB)
Arran 10 ans Anniversary bottling 10th Whisky Festival by Massen, 10.11.2005 / 13.04.2016, Bourbon Barrel 2005/800451, 55.4%, 226 bouteilles (OB)
  • Nez: Un beau fruité typique de la distillerie, sur la pomme tout juste coupée, un léger citronné, et une fine fumée de pelure sèche de poire.
  • Bouche: Douce et avenante, accessible. Toujours sur le fruit d'automne, pomme en tête. Un peu de prune et de citron; mais aussi une pincée de sel et une poignée d'épices douces.
  • Finale: Longue. A la déglutition, de la Poire Williams surgit d'un coup, suivie d'une sécheresse de pelure de pomme. Une fine traînée de sel dans son sillage.
  • Verdict: Un jeune whisky cohérent, sympa, de bonne facture (comme à l’accoutumée chez Arran). Je m'attendais à du malt plus présent dans un whisky de cet âge, il n'en n'est rien (et c'est tant mieux); ce qui "vieillit" cet Arran. Les seuls bémols, selon moi, sont les épices et l'alcool trop présents par moments (mais c'est tout à fait supportable). Le nez est particulièrement chouette.
  • 85/100.

Disponible exclusivement chez Massen, au prix de 62€.

samedi 30 juillet 2016

Croftengea 2006/2016 The Cooper’s Choice, 10 ans, 46%

Croftengea ? Voilà autre chose, tiens.... C'est quoi ça, Croftengea ? Le nom d'un nouveau blend ? Un whisky "teaspooné" ? Un whisky dont la distillerie n'est pas connue, alors on lui colle un nom aléatoire sur l'étiquette ?

Hé bien non, détrompez-vous, rien de tout ça. Croftengea est le nom du whisky tourbé produit par la distillerie Loch Lomond. Comme l'est Ledaig pour la distillerie Tobermory, en somme. Sauf que Ledaig est vachement plus célèbre que Croftengea, dont seulement 22 embouteillages différents sont recensés sur la base de données participative Whiskybase.

Croftengea 2006/2016 The Cooper’s Choice, 10 ans, 46%

Bref, je n'avais jamais entendu le nom Croftengea avant qu'on ne m'en mette une bouteille sous le nez. Et c'est bien pour ça que je vous en parle aujourd'hui; afin que vous aussi vous puissiez avoir un sujet de conversation intéressant lors de la prochaine réception de l'ambassadeur de Syldavie à laquelle vous serez invité.

Croftengea 2006/2016 The Cooper’s Choice, 10 ans, 46%
Croftengea 03.2006 / 2016 The Cooper’s Choice, 10 ans, Bourbon Cask n°498, 46%, 370 bouteilles
  • Nez : De la paille fraîche, du citron, de la fumée d’étable (oui, ça sent un peu la bouse de vache par moments). De la céréale vanillée. Ça sent le jeune et ça sent la ferme. Après aération, la tourbe fermière se met en veille pour laisser la part belle au malt vanillé.
  • Bouche : Beaucoup de malt vanillé. Légère acidité citrique. Du sirop de poire. Une fine couche de cendres froides et un nuage de fumée fermière.
  • Finale : Moyenne. Une fraîcheur mentholée, médicinale, envahit la bouche. Le citron vanillé reste un moment.
  • Verdict : En aveugle, ça ressemble très fort à du Ledaig, mais en moins monolithique je trouve. Les fans de ce genre de whisky s’y retrouveront. Pas mal fait, mais pas une découverte extraordinaire (en ce qui me concerne en tout cas) non plus.
  • 85/100.

Disponible pour 65€ au Chemin des Vignes à Bruxelles, et peut-être (renseignez-vous !) sur commande chez We Are Whisky (Jauche) et W Comme Whisky (La Louvière).

jeudi 2 juin 2016

Ledaig 2005/2016 Signatory Vintage pour Massen & TasTToe, 10 ans, 46%

Ledaig 2005/2016 Signatory Vintage pour Massen & TasTToe, 10 ans, 46%

Comme je le disais dans l'article précédent, les Ledaig en embouteillages indépendants pullulent ces derniers temps. Il était "presque" logique qu'un second fût de Ledaig soit sélectionné lors de la visite des cavistes belges chez Signatory Vintage.

Ce second Ledaig est, par contre, issu d'un fût de Sherry (contrairement à l'autre, issu d'un fût de Bourbon). La particularité de cet embouteillage est qu'une partie seulement du fût a été embouteillé, et pas son entièreté. Il faudra donc s'attendre à ce qu'un autre embouteillage issu de ce même fût apparaisse dans l'avenir. Ceci dit, il en a quand même été produit 360 bouteilles, divisées entre seulement deux boutiques différentes.

Ledaig 2005/2016 Signatory Vintage pour Massen & TasTToe, 10 ans, 46%
Ledaig 08.11.2005 / 20.04.2016 Signatory Vintage The Un-Chillfiltered Collection, sélectionné par Vinothek Massen & Tasttoe, 10 ans, First Fill Sherry Butt 900156 (Part), 46%, 360 bouteilles
  • Nez: Du foin et de la paille fumés et caramélisés, un brin de vanille, de l'abricot sec. La fumée se transforme en cendre sèche par la suite.
  • Bouche: De la cendre sucrée, du raisin blanc, et un léger acidulé d'agrume. Une amertume épicée grandit en cours de dram. De la sauce soja fumée après un moment.
  • Finale: La fumée cendrée enfle encore. Du caramel l'accompagne, ainsi que des poignées d'épices douces et de la pelure de pomme amère. Des traces mentholées en toute fin de bouche.
  • Verdict: Le Sherry n'est pas écrasant pour un premier remplissage (son empreinte a peut-être été diminuée par la réduction ?), mais il apporte une rondeur au profil rustique typique de Ledaig. Personnellement, je préfère d'ailleurs les Ledaig en fût de Sherry ; question de goût comme à chaque fois. Une bonne entrée de gamme en tourbé/Sherry, sans agressivité.
  • 86/100.

Disponible pour un peu moins de 70 euros, exclusivement chez Massen (Nord du Luxembourg) et TasTToe (Kampenhout).

Merci à TasTToe pour le sample.

vendredi 12 février 2016

Benromach 10 ans, 43% (OB)

Ça fait très longtemps que je n'ai pas présenté un embouteillage officiel d'entrée de gamme. Il est vrai que ce n'est pas spécialement ce genre de bouteille que je chasse, et de fait j'en goûte de plus en plus rarement.

Mais quand j'en ai l'occasion, je ne me fais pas prier pour autant !

Le week-end dernier, au Whisky-Live Belgium, Juliette Buchan (la représentante de la distillerie Benromach), m'a gentiment offert quelques samples à essayer au calme à la maison. Il me semble donc de bonne guerre de me pencher avec attention sur ces samples, en commençant par le 10 ans d'âge qui est l'entrée de gamme chez Benromach.

Il y a environ 1 an j'avais déjà parlé d'un Benromach 10 ans, mais il s'agissait du 100 Proof titrant à 57%. Aujourd'hui vous présente de son petit frère, titrant à 43%. Ce 10 ans d'âge est un mélange de fûts 80% bourbon / 20% Sherry, avec la dernière année maturée en fûts d'Oloroso de premier remplissage.

Benromach 10 ans, 43% (OB)
Benromach 10 ans, 43% (OB)
  • Nez: Une légère fumée sèche et fruitée est ce qui me frappe d'entrée, car je ne m'y attendais pas. Vient ensuite un mélange d'abricot, de pomme, de caramel et de zestes de citrons. Un peu de malt mielleux aussi. Un nez agréable, qui ne s'altère pas à l'aération.
  • Bouche: Sage, sans être aqueuse pour autant. La réduction est bien maîtrisée. Des fruits jaunes poivrés et enrobés de miel. Une amertume orangée appuyée grandit avec le temps.
  • Finale: Courte. La pomme jaune poivrée domine un moment, accompagnée d'une très ténue fumée maltée.
  • Verdict: Un entrée de gamme plus que décent, il se laisse volontiers boire. Le seul bémol en ce qui me concerne est l'amertume en bouche un poil trop présente à mon goût. Un bon rapport qualité / prix.
  • 85/100.

Disponible chez tous les cavistes ayant un peu de whisky, pour une quarantaine d'euros.

mercredi 21 octobre 2015

Edradour 10 ans Signatory Vintage pour La Maison du Whisky, 2005/2015, 58.8%

Edradour se targue d'être la plus petite distillerie d’Écosse, et base son marketing touristique sur cet argument. Côté whisky, il faut bien l'avouer, Edradour ne jouit pas d'une réputation très reluisante. Si pour ma part je n'en n'ai pas goûtés beaucoup, ce que j'en ai entendu autour de moi ne m'a pas beaucoup incité à approfondir le sujet.

Pourtant, Edradour essaie de redorer son blason le rachat de la distillerie par Signatory Vintage. Les gammes ont été renouvelées, et apparemment le whisky commencerait à être de meilleure qualité. Bon, voyons ce que vaut celui-ci, sélectionné par La Maison du Whisky.

Edradour 10 ans Signatory Vintage pour La Maison du Whisky, 2005/2015, 58.8%
Edradour 10 ans Signatory Vintage Cask Strength Collection pour La Maison du Whisky, 02.02.2005 / 12.06.2015, Oloroso Sherry Butt n°19, 58.8%, 665 bouteilles
  • Nez: Du gros Sherry qui tâche... et qui recouvre tout le reste. Prune noire cuite, tabac, épices de Noël, noisette, chocolat noir, thé lui aussi noir... Tous les marqueurs d'un "Dark Sherry" sont là.
  • Bouche: Très vineuse et très boisée d'entrée. Houa ! C'est quand même agressif et astringent ! Des épices, de la cerise au vin chaud, du pain d'épices. Oui, c'est très épicé en bouche. Ici, au niveau de la bouche, on sent la jeunesse du whisky et le fait qu'il ne soit pas encore "terminé". Le fût n'a pas encore eu le temps d'imprégner cet Edradour de rondeur et de sagesse.
  • Finale: Du bois vineux et liquide coule dans la gorge. Grosse astringence boisée. Quelques fruits noirs épicés.
  • Verdict: Autant le nez était prometteur, autant la bouche trop jeune et non aboutie peut décevoir (ce fut mon cas, j'ai vraiment du mal à entrer dedans).
  • 81/100 (le nez sauve la cote d'un naufrage total).

Disponible en France chez La Maison du Whisky et auprès des cavistes s'y approvisionnant. Aucune idée du prix, par contre.

mardi 29 septembre 2015

Ledaig 2004/2015 Signatory Vintage, 61.6%

Il y a environ deux semaines, je vous parlais d'un excellent Ledaig en fût de Sherry, et je mentionnais une série de sister casks qui apparemment étaient de très bonne qualité. Hé bien voici justement un de ces sister casks, et même sa sœur d'à côté puisqu'il s'agit du fût n° 900172 !

Aussi en premier remplissage de Sherry et aussi chez Signatory Vintage, ce fut-ci n'a pas été spécialement embouteillé pour un club ou une boutique. A l'origine il a été disponible à ma connaissance aux Pays-Bas et en France; mais ne serait plus disponible que dans l'hexagone.

Ledaig 2004/2015 Signatory Vintage, 61.6%
Ledaig 24.11.2004 / 10.06.2015 Signatory Vintage Cask Strength Collection, 10 ans, First Fill Sherry Butt n°900172, 61.6%, 576 bouteilles
  • Nez: De la fumée caramélisée, qui devient vite plus sèche. Du tabac épicé, du raisin confit et de l'abricot sec. Après une très longue aération de plein de minutes, de la douceur de chocolat praliné apparaît.
  • Bouche: Douce, sucrée, et équilibrée. La fumée est très présente (surtout au début, et devient plus sucrée par la suite) à l'avant plan, secondée par de la cassonade caramélisée. Un peu de chocolat au lait par la suite.
  • Finale: Bien longue. La chaleur de l'alcool montre le bout de son nez, et la fumée devient plus dense et très cendrée. Une explosion minérale.
  • Verdict: Clairement plus rustique et moins rond que le fût 900173, comme quoi les sister casks peuvent être très différents tout en étant très bons. Celui-ci, ayant un profil un poil moins accessible, se voit décerné un point de moins.
  • 89/100.

A ma connaissance ce Ledaig-ci n'est pas disponible (et ne l'a pas été) en Belgique. Il en reste encore en France, à La Maison du Whisky par exemple, pour 92€.

lundi 14 septembre 2015

Ledaig 2004/2015 Signatory Vintage pour Whisky Club Luxembourg, 58%

La dernière nouveauté de chez Signatory Vintage pour le Luxembourg (après deux Glen Keith et un Imperial) est un Ledaig en fût de Sherry. Ha, déjà il est intéressant sur papier, car quelques Ledaig en fût de Sherry sont déjà sortis ces derniers temps chez Signatory Vintage (dans la gamme Cask Strength Collection), avec des numéros de "fûts sœurs" (sister casks), tous portant des numéros 90017X. Apparemment d'autres embouteilleurs ont aussi réussi a s'approprier l'un ou l'autre de ces fûts sœurs, l'un d'entre eux ayant été proposé par l'embouteilleur néerlandais Van Wees sous sa gamme The Ultimate. Mais tous les retours sur ces Ledaig issus de ces fûts ont été positifs, voire même dithyrambiques ! Au point que les Signatory précédents ont été sold out ultra rapidement (les rumeurs de très bon whiskies se répandent vite parmi les amateurs avertis qui fréquentent les forums et les blogs). Alors quand je suis tombé sur celui-ci, clair que je ne me suis pas fait prier pour le goûter.

Pourtant Ledaig n'est pas spécialement une marque (rappel: Ledaig n'est pas une distillerie, mais une marque de la distillerie Tobermory) figurant parmi mes whiskies favoris. J'en ai déjà goûtés de très bons, mais j'ai aussi toujours trouvé qu'il se ressemblent très fort. Mais cette appréciation était basée sur des Ledaig en fût de bourbon, pas en fût de Sherry. Et je suis toujours à la recherche de bons "peaty/Sherry" (des tourbés en fût de Sherry), ce qui correspondrait plus à mes goûts en ce qui concerne ce Ledaig-ci.

Et effectivement, quand je l'ai goûté en vitesse chez Massen, il m'a directement séduit. Retour, au calme et en détail, sur ce Ledaig...

Ledaig 2004/2015 Signatory Vintage pour Whisky Club Luxembourg, 58%
Ledaig 24.11.2004 / 22.07.2015 Signatory Vintage The Un-Chillfiltered Collection for Whisky Club Luxembourg, 10 ans, First Fill Sherry Butt n°900173, 58%, 235 bouteilles
  • Nez: Un mélange de tourbe de fumée de paille (très présente) et de moka, de caramel, de raisin confit. Une pointe de tabac, et du chocolat au lait. Quelques épices de Noël par ci par là.
  • Bouche: D'une grande rondeur pour 58%. Difficile de croire qu'il titre si haut. De la fumée de noisette, de la cassonade brune, et un peu de fleur de sel à l'arrière plan. De la confiture de raisins secs enrobe tout ça.
  • Finale: Longue. Une pincée de sel à la déglutition. La fumée de noisette persiste, légèrement boisée. Le chocolat passe du au lait au noir de noir. Du sucre brun liquide coule dans la gorge, et du tabac noir se développe en toute fin.
  • Verdict: Le nez est plus fermier que la bouche qui vire à la friandise de noisette fumée. Riche, bien fait, ce mélange de tourbe et de friandise de Noël fonctionne à merveille. Et en plus l'alcool est parfaitement intégré ; un excellent dram.
  • 90/100.

Ce Ledaig, embouteillé exclusivement pour le Whisky Club Luxembourg, est néanmoins aussi disponible à la vente chez Massen (boutique aussi au Luxembourg) pour 75€.

mercredi 15 juillet 2015

Kilkerran 10 ans "Work in Progress" VII (2015), Sherry Wood, 46% (OB)

En janvier dernier, je vous avais proposé un face à face des deux versions du Kilkerran "Work in Progress" VI (celui de l'an dernier). Et il y a un mois à peine, je vous parlais du dernier en date en fût de bourbon.

Pas de face à face cette fois-ci, mais il me semblait intéressant de parler aussi de cette version en fût de Sherry, surtout connaissant la qualité de la version en fût de bourbon ! La version en fût de Sherry est, elle, réduite à 46% (alors que, pour rappel, la version bourbon est en brut de fût).

Si l'an passé la version bourbon l'avait emporté (selon moi) d'une courte tête, qu'en sera-t-il cette fois-ci ? Ha mais j'avais dit que ce ne serait pas un face à face !! En effet, mais difficile de ne pas faire la comparaison entre les deux versions, toutefois…

Kilkerran 10 ans "Work in Progress" VII (2015), Sherry Wood, 46% (OB)
Kilkerran "Work in Progress" VII, Sherry Wood, 46% (OB)
  • Nez: Des raisins secs, du caramel, du chocolat blanc, des notes de café torréfié, et des épices douces à profusion. Une pointe de thé vert par moments, ce qui apporte une petite fraîcheur à l'ensemble. Après aération, une fumée boisée de coque de noisette se révèle.
  • Bouche: De la fumée caramélisée (et presque collante) est ce qui frappe en premier, d'entrée. Suivent ensuite les raisins secs, le miel caramélisé, les épices piquantes, et quelques gouttes acidulées citriques.
  • Finale: Des vagues mélassées, presque rhumesques, fortement sucrées et caramélisées. La fumée sèche et herbeuse réapparaît par volutes qui vont et viennent.
  • Verdict: En relisant mes notes du "Work in Progress" VI, c'est clair qu'il y a beaucoup de points communs d'une année à l'autre. Logique. Il me semble néanmoins que cette version-ci est plus complexe et changeante que la précédente. La finale est un brin écœurante à mon goût, mais sinon c'est un whisky très bien fait et très agréable.
  • 86/100. Un poil mieux que le WIP6, me semble-t-il.

Disponible très facilement chez tous les cavistes faisant un peu de whisky, pour environ 50 euros. Un peu moins cher que la version bourbon, mais réduite (ce qui explique cette différence de prix). Un bon rapport qualité/prix.

mercredi 17 juin 2015

Kilkerran ‘’Work in Progress’’ VII (2015), Bourbon Wood, 54.1% (OB)

Après les Kilkerran ‘’Work in Progress’’ V et VI déjà décortiqués sur le Blog (allez voir la page des notes de dégustations publiées sur le blog, si cela vous tente ;-) ), voici… le VII bien évidemment ! Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il suscite déjà l’effervescence chez les amateurs avertis, tant il est attendu de pied ferme ! Tellement attendu qu’il a directement été sold out sur les quelques webshops belges où il a été (très fugacement) mis en vente à partir de samedi.
Mais pourquoi tant d’engouement, sans même l’avoir goûté, et (surtout ?) sans qu’aucun blogueur ne l’ait encore passé sous sa loupe ?
Premièrement, les éditions précédentes étaient de très bonne qualité et ont été plébiscitées aussi bien par le public que par les blogueurs. Aucune raison que cette édition-ci déroge à la règle (quoique ça ne veuille pas dire ‘’charrette’’ dans le monde du whisky).
Ensuite, cette édition 2015 est la dernière en tant que ‘’Work in Progress’’. A partir de l’an prochain, le Kilkerran 10 ans deviendra en théorie un whisky de la gamme de base de la distillerie Glengyle (en espérant qu’elle ne propose pas de NAS à gogo, comme la plupart des autres commence à faire :-s ). Ce dernier ‘’Work in Progress’’ lui donne un côté ‘’collector’’ supplémentaire.
Enfin, la version en fût de bourbon (qui nous occupe aujourd’hui) est proposée en brut de fût alors que la version sherry reste réduite, comme l’an passé, à 46%. Ce brut de fût confère donc une dimension savouristique (oui j’invente des mots, et alors ? J’fais c’que j’veux ici hein ! :-p ) supplémentaire à cette version en fût de bourbon, qui augure du meilleur !
Bien évidemment, le meilleur verdict que chacun puisse poser reste toujours de le goûter soi-même et de se faire sa propre opinion personnelle avant d’acheter (bon, ok, je sais, c’est pas toujours possible…). Je vous propose ici la mienne.


Kilkerran 10 ans ‘’Work in Progress’’ VII (2015), Bourbon Wood, 54.1% (OB)

Kilkerran ‘’Work in Progress’’ VII, Bourbon Wood, 54.1% (OB)

  • Nez : Très engageant dès le début ! Du citron frais, de l’abricot sec, du raisin blanc ; et une multitude de couches qui rappellent les meilleurs Islay : une fine fumée d’herbe cendrée, des volutes d’iode marine, des senteurs de sous-bois automnaux. Un nez top classe.
  • Bouche : La fine fumée cendrée d’abord, suivie de citron pressé. Un peu de miel enrobe les côtés fruités et fumés. De la pomme verte vanillée. Une texture douce et onctueuse en bouche.
  • Finale : Moyenne. Un coup de moulin à poivre. Une très légère amertume (non dérangeante) fruitée passe, mais disparaît par la suite. La fumée perdure et s’incruste (tout en restant légère), et remonte par moments dans le nez. Les picotements épicés tambourinent sur le palais.
  • Verdict : Le brut de fût sublime le mariage fumé / tourbé / fruité qui est vraiment bien équilibré, fin et subtil. Cette édition-ci est un gros cran au-dessus de la précédente, sans aucune équivoque à mes yeux. Un whisky claaaasse, de souche noble.
  • 89/100 (limite 90, sans tout à fait l’atteindre).
Le distributeur belge ayant reçu sa livraison samedi, ce Kilkerran devrait progressivement arriver chez tous les bons cavistes du Royaume dans les prochains jours, pour ±60 euros. Un excellent rapport qualité / prix (ce qui se fait de plus en plus rare dans le monde du whisky, alors autant en profiter) !

lundi 2 février 2015

Ardbeg Ten, 10 ans, 46% (OB)

Haaa, Ardbeg, une des distilleries certainement les plus à la mode. Et dire qu’il y a quelques années, personne n’en voulait… Et comme elle est particulièrement en vogue, les prix s’envolent. Souvent à tort par rapport à la qualité, d’ailleurs…

Bon, bref, Ardbeg c’est cher (j'ai déjà expliqué mon point de vue à ce sujet...). Surtout les embouteillages ‘’spéciaux’’, limités (genre Ardbog, Auriverdes, Kildalton, etc…). Par contre, l’Ardbeg Ten reste un whisky d’entrée de gamme abordable en terme de prix.

La note ci-dessous concerne l’Ardbeg Ten d’un batch datant de 2011. Une certaine différence peut se détecter de batch en batch, sans toutefois (en théorie) des divergences énormes.

(photo Ardbeg.com)
(photo Ardbeg.com)
Ardbeg Ten, 10 ans, 46%, batch 2011
  • Nez : Il est assez fin, pas agressif. Une tourbe sèche et vanillée, un peu de camphre. Du miel, quelques fruits blancs.
  • Bouche : La vanille se développe, enrobée de tourbe sèche. Quelques fruits au miel.
  • Finale : La tourbe s’assèche, accompagnée d’un boisé astringent. Une fumée de paille apparaît dans le nez. Un gros coup de moulin à poivre en bouche.
  • Verdict : Les amoureux de tourbe y trouveront leur compte, à coup sûr. L’alcool est présent, malgré la réduction. Ça, c’est un bon point. Par contre, je le trouve très monolithique sur la tourbe vanillée.
  • 81/100.

Disponible très largement un peu partout, même en grande surface, à partir d’une grosse quarantaine d’euros.

lundi 26 janvier 2015

Ledaig 10 ans, 46.3% (OB)

J’ai déjà présenté quelques Ledaig en embouteillages indépendants (voir la page de la liste complète des notes de dégustations), mais jamais en embouteillage officiel. Et comme je suis dans une période ‘’officielle’’ pour le moment, autant en parler.

Ledaig, comme expliqué précédemment, est la gamme tourbée de la distillerie Tobermory, située sur l’île de Mull en Écosse. Ce 10 ans d’âge existe à 46.3% depuis 2010, et est donc régulièrement renouvelé en batches. Aucune idée du batch précis de la note ci-dessous, mais cela ne devrait pas avoir une énorme incidence sur un produit d’entrée de gamme tel que celui-ci et sur un peu plus de 4 ans d’existence.

(photo Tobermory Distillery)
(photo Tobermory Distillery)
Ledaig 10 ans, 46.3% (OB)
  • Nez : Typiquement Ledaig : de la tourbe de paille sèche. Un peu de vanille aussi, et de citron ; accompagnés de levure. La paille mélangée au citron commence à picoter au nez quand on hume un moment.
  • Bouche : Assez sage et plate. Toujours la paille présente, de la vanille et du malt. Un peu de poire aussi. La bouche manque de tonus, je trouve ; elle ne ‘’décolle’’ jamais.
  • Finale : Courte. La fumée de paille remonte dans le nez, et une pincée de poivre apparaît.
  • Verdict : Une bonne introduction à la tourbe fermière pour ceux qui voudraient s’y essayer à moindre coût. Le nez est plus intéressant que le reste, je trouve personnellement.
  • 83/100.

Disponible un peu partout (cavistes spécialisés en whisky, cavistes spécialisés en vin, et même en grandes surfaces) entre 30 et 40€ en fonction des points de vente.

jeudi 22 janvier 2015

Face à face : Kilkerran ‘’Work in Progress’’ VI, Bourbon VS Sherry, 46% (OB)

Face à face : Kilkerran ‘’Work in Progress’’ VI, Bourbon VS Sherry, 46% (OB)

Un autre whisky officiel qui a bien été coté sur plusieurs blogs reconnus. Je parle principalement de la version en fût de bourbon de ce Kilkerran ‘’Work in Progress’’ VI, la version en fût de sherry ayant plutôt été laissée sous silence.

Mais pas ici, car je vous propose un face à face entre ces deux versions du même distillat. Ce distillat serait théoriquement âgé de 10 ans, à en croire les informations qui circulent à son sujet. Aucun âge, ni aucune année de distillation n’apparaît sur l’étiquette, cependant.

Kilkerran est une marque de la distillerie Glengyle, située à Campeltown. Elle est la petite sœur de Springbank (les deux distilleries ayant le même propriétaire). Même si le nom Glengyle existe depuis très longtemps, la distillerie a été fermée pendant plusieurs décennies, pour ne reprendre sa production qu’en 2004 sous le giron de Springbank. Je développerai ce sujet dans un futur focus…

Un face à face entre les deux versions de cette année, donc… Les deux drams ont été versés en même temps, dégustés le même soir. De grandes rasades d’eau pour bien me rincer le gosier m’ont permis de pouvoir voyager entre les deux versions en essayer de réduire au minimum l’influence de l’une sur l’autre lors de la dégustation. Ce n’est peut-être pas la façon parfaite de procéder, mais au moins ça m’a permis de me faire une réelle idée de comparaison à un moment précis. Dernière précision : les notes ci-dessous ont été réalisées à l’ouverture des deux bouteilles. Certaines variations pourraient apparaître après quelques semaines d’ouverture.

Face à face : Kilkerran ‘’Work in Progress’’ VI, Bourbon VS Sherry, 46% (OB)
Kilkerran ‘’Work in Progress’’, 6ème version, 2014, Bourbon Wood, 46%
  • Nez : Du poisson fumé, de l’oignon frit, de la pomme verte, de la tourbe iodée, une fraîcheur médicinale mentholée, de la poire fraîche, et un peu de vanille. Du foin sec et des fruits de mer après aération.
  • Bouche : De la vanille diluée, puis la poire monte en puissance. Explosion poivrée. Puis ça se calme, et la poire vanillée revient au premier plan.
  • Finale : Très courte. Un kick poivré qui s’éteint de suite ; la vanille fait un petit retour, puis plus rien.
  • Verdict : Je vais être franc, je suis un brin déçu. Quand je vois l’engouement pour ce whisky, je m’attendais à mieux. Le nez promet plein de choses, mais ces promesses ne sont pas tenues en bouche. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : c’est un joli whisky, pas mal fait, agréable à boire ; mais selon mes critères il est loin d’atteindre le 90+ coté ailleurs. Une question de goût personnel, je présume.
  • 86/100.
  • Note : Le lendemain de ce face à face, j’ai pu regoûter ce Kilkerran en fût de bourbon, mais d’un sample issu d’une bouteille ouverte depuis quelques semaines. Le nez était moins complexe (et s'est éventé plus rapidement), mais la bouche plus puissante, plus citronnée et plus équilibrée ; et la finale plus longue ! Un facteur à prendre clairement en considération (bien que l’un dans l’autre ma cote soit restée à 86).
Face à face : Kilkerran ‘’Work in Progress’’ VI, Bourbon VS Sherry, 46% (OB)
Kilkerran ‘’Work in Progress’’, 6ème version, 2014, Sherry Wood, 46%
  • Nez : De l’iode, des fruits blancs, une certaine sagesse sucrée. Des raisins secs, une légère fumée poussiéreuse. Du miel de fleurs de printemps. Les raisins secs s’imposent de plus en plus.
  • Bouche : Des tonnes de raisins secs. Du miel caramélisé. L’iode se développe, accompagnée d’une légère fumée de foin sec. Un peu de mélasse au loin.
  • Finale : Moyenne. Des picotements épicés dans les joues, et une pincée de poivre au miel mélassé.
  • Verdict : Une empreinte du sherry présente mais pas étouffante. Bien fait, agréable, mais pas spécial (moins que la version bourbon, en tout cas).
  • 85/100.
Conclusion du face à face :

Les deux versions sont indéniablement bien faites, ce sont des produits de qualité. Aucune des deux versions ne se démarque réellement par rapport à l’autre ; je trouve juste que la version bourbon est plus atypique et intéressante que la version sherry, ce qui lui donne un léger avantage à mes yeux.

Toutes deux disponibles (entre 45€ et 60€ en fonction des points de vente) sur le marché depuis quelques semaines. La version bourbon se fait de plus en plus rare, cependant, en raison des cotes récoltées à gauche et à droite. Mais elle devrait encore être trouvable chez l’un ou l’autre caviste (elle l’était encore à la Maison Van Laer à Liège et chez Toby Vins à Vivegnis la semaine passée, par exemple), ou sur internet. La version sherry, ayant moins de succès, est encore largement disponible un peu partout.

mercredi 21 janvier 2015

Benromach 10 ans 100 Proof, 57% (OB)

Benromach est une petite distillerie du Speyside. Elle fut auparavant propriété de Diageo, qui l’a revendue à l’embouteilleur Gordon & MacPhail au début des années ’90. La production a recommencé en 1998.

Le temps que les distillats post- achat et reprise de production maturent à leur aise, les voici qui arrivent petit à petit sur le marché, accompagnés d’un relooking des bouteilles.

Le Benromach qui nous occupe aujourd’hui est un 10 ans d’âge et est un mélange de fûts de bourbon et de sherry. Il titre à 57% mais n’est pas ‘’natural’’ cask strength (le titrant originel à la sortie du fût). Il a été ramené à 57% pour correspondre au 100 Proof de l’ancienne mesure impériale. Un brut de fût artificiel, comme le Talisker 57° North par exemple.

Petite précision : la note ci-dessous a été réalisée à l’ouverture de la bouteille. Certaines variations pourraient apparaître après quelques semaines d’ouverture.

Benromach 10 ans 100 Proof, 57% (OB)
Benromach 10 ans 100 Proof, 57%
  • Nez : De la poussière, du tabac, du thé noir, du cuir, du sirop de raisins secs. Le nez est très puissant. Du citron arrive par derrière, suivi par du café moulu et des épices de Noël. Des notes mentholées (eucalyptus) traînent par ci par là. Wouf ! Plein de choses là-dedans !
  • Bouche : Des fruits confits, du chocolat au lait, du café fraîchement torréfié, du toffee. La texture est très grasse, huileuse. Des épices de Noël poivrées par-dessus tout ça.
  • Finale : Longue et chaude. Le chocolat mentholé tapisse la bouche.
  • Verdict : L’alcool est peut-être un peu trop présent (quelques gouttes d’eau lui font du bien). Le côté sherry est très présent aussi (ce n’est pas un défaut, hein ), mais ce whisky est bien complexe et riche. Pas spécialement facile d’accès, je le déconseillerais à un amateur débutant.
  • 87/100.

Disponible sur le marché depuis quelques semaines, et facilement disponible chez tous les bons cavistes pour une soixantaine d’euros. Mais dépêchez-vous si vous voulez vous en procurer une bouteille, car il a été bien coté sur plusieurs blogs (dont celui-ci… oui oui 87 est une bonne cote ;-) ) et risque de disparaître assez vite des rayons. Jusqu’au prochain batch je présume, rien n’indiquant que cet embouteillage soit limité.

mardi 20 janvier 2015

Bruichladdich 10 ans The Laddie Ten, 46% (OB)

Sorti originellement en 2011, ce Bruichladdich a fait partie de la gamme (non tourbée) de base jusqu’en 2014. Sa production est à présent arrêtée (tout comme celle du Laddie Sixteen, d’ailleurs), ayant été remplacée par une gamme de ‘’NAS’’.

(photo Dugas.fr)
(photo Dugas.fr)
Bruichladdich 10 ans The Laddie Ten, 46%
  • Nez : Un nez doux, fin, et subtil. Une légère minéralité (pierre et cendres sèches), des volutes herbacées (mousse d’arbre). Du sirop de citron et des quartiers de poire. Rien qu’au nez, je suis bluffé. J’ai l’impression de respirer un vieux Caol Ila des années ’80 !
  • Bouche : Pas de touches minérales ici, mais des fruits jaunes vanillés, des touches maltées légèrement sucrées, de la compote de citron, et une légère brise marine.
  • Finale : Très longue. Une couche salée s’installe en bouche. Une pluie de gouttes de citron, et quelques épices poivrées.
  • Verdict : Pas mal du tout du tout, cette affaire ! Un whisky ludique, présent, changeant et assez complexe pour son âge (il fait d’ailleurs un peu plus vieux, je trouve). Une très bonne surprise, et un super rapport qualité / prix. Le nez est particulièrement WAW !
  • 89/100.

Pas de panique ! Même si il n’est plus produit, ce The Laddie Ten est encore facilement disponible (entre 55 et 60€, environ) chez beaucoup de cavistes (spécialisés en whisky ou en vin ayant un minimum de whiskies). Il suffit de faire le tour des cavistes près de chez vous, et vous devriez le trouver. Ou vous tourner vers internet, Google étant votre ami dans ce cas.

mercredi 11 septembre 2013

Glendronach 10 ans Virgin Oak, OB, 57.8%

Glendronach 10 ans Virgin Oak, OB, 57.8%

Hop, un dernier Glendronach pour la route (avant le focus sur cette distillerie qui le vaut bien). Cette fois-ci une version moins conventionnelle, le Glendronach 10 ans Virgin Oak (Single Cask de chêne neuf) 2002 / 2012 pour Shopping Village Pall Center et Vinothek Massen, embouteillage officiel (mais limité à 295 bouteilles pour les deux boutiques précédemment nommées), 57.8%.

Ouch, le taux d'alcool pourrait faire peur, mais c'est en fait assez trompeur...

Nez: De la cire d'abeille, de l'orange confite. Le bois est aussi assez présent, sans être envahissant. De la cassonade brune se cache derrière tout ça. Il faut laisser le dram aérer un peu pour découvrir toute la panoplie de saveurs.

Bouche: Très douce et très ronde malgré la haute teneur en alcool. Comme il est bien intégré ! Un mélange de bois verni et d'agrumes caramélisés. Des petites notes poivrées font un bref passage de ci de là. Le bois n'est pas dominant, laissant le reste s'exprimer.

Finale: Assez rigolé ! Ici le bois s'impose quand même. Du vernis tapisse la langue, le bois neuf s'exprime franchement mais n'assèche pas la bouche. Les agrumes se font plus discrets, mais se rappellent quand même à notre bon souvenir. Une vaguelette de chocolat blanc fait un bref passage.

Verdict: Et dire que les Virgin Oak n'ont pas beaucoup de succès auprès du public... Certains, comme celui-ci, sont quand même vachement bons ! En avoir un dans son bar n'est, je pense, pas de trop; celui-ci est un très bon candidat.

87/100.

Encore en vente chez Massen pour environ 45€. Si vous passez par là et voulez sortir des sentiers battus, c'est un très bon choix à très bon prix.

lundi 1 juillet 2013

Talisker 10 ans, OB, 45.8%

Talisker 10 ans, OB, 45.8%

Voici une une autre note de dégustation d'une bouteille d'entrée de gamme, elle aussi un classique des single malts. Largement disponible un peu partout, c'est aussi une bouteille à considérer quand on se lance dans la monde merveilleux du single malt: Le Talisker 10 ans, embouteillage officiel, 45.8%.

Couleur: Or.

Nez: De la fumée (beaucoup), de la mousse brûlée, des épices sèches. Un nez assez doux sur la durée, au final; aucune agressivité. Après aération, une légère odeur de chewing gum (c'est assez déstabilisant, mélangé à la fumée) qui passe et puis s'en va.

Bouche: Dans la lignée du nez. Une attaque de cendrier poivré. Du réglisse en toile de fond. Un léger goût d'iode et de tabac sec. Quelques relents de thé noir. Un poil écoeurant sur la fin du dram.

Finale: Assez courte, très poivrée et assez boisée. Sèche.

Verdict: Une autre entrée de gamme classique à un prix très abordable. Un profil assez particulier, on aime ou on aime pas. Il vaut mieux essayer de goûter avant d'acheter, il peut ne pas plaire à tout le monde.

85/100.

Entre 25 et 30 euros sur les sites de vente hollandais; environ 35 euros en grande surface. Oui, c'est largement disponible un peu partout.