Affichage des articles dont le libellé est Limburg. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Limburg. Afficher tous les articles

mardi 26 avril 2016

Compte rendu: Whiskyfair Limburg (Allemagne) 2016

Je sais, je n'ai aucune parole, je ne suis pas digne de confiance, je change d'avis comme de chemise, je raconte n'importe quoi... J'avais pourtant dit que je n'irais normalement pas à Limburg cette année, et bardaf ! J'y suis quand même allé ce dimanche 24 avril. Non mais franchement, c'est complètement nawak avec Bishlouk !

Sauf que... j'avais écrit "normalement", ce qui me laisse quand même une petite échappatoire dans laquelle je m'engouffre allègrement: "normalement", les gars ! Hé oui, ça voulait quand même dire qu'il existait une mini possibilité que j'y aille... Parlons bon Français, bordel ! ;-D

Et puis d'abord c'est pas de ma faute (ça y est, voilà t'y pas qu'il essaie en plus de se disculper, le Bishlouk) ! C'est tous ces amateurs passionnés qui, sur les réseaux sociaux et autres divers forums, n'arrêtent pas de parler de Limburg depuis deux mois ! "Bientôt Limburg !". "Qui va à Limburg ?". "On se retrouve à Limburg". "Les nouveautés pour Limburg commencent à être annoncées". "Vivement Limburg !". "Limburg, J -4 !!!". "Tous à Limburg !!". "Machinchose sera à Limburg ! Trop de la balle !!". Pfff, avec tout ça, comment voulez-vous que je n'aie pas envie moi aussi d'y aller, à Limburg, franchement ? Surtout qu'à Limburg, en plus, on peut trouver / goûter des choses non disponibles en Belgique...

Compte rendu: Whiskyfair Limburg (Allemagne) 2016

Bref, je suis de nouveau allé au Whiskyfair de Limburg cette année. En bravant les intempéries hivernales de cette fin avril (pluie battante, grêle, températures glaciales, et même neige; rien ne m'aura été épargné sur la route), alors que je venais de refaire placer mes pneus été sur ma voiture. Quelle aventure !

Mais quelles étaient mes espérances en y allant, alors que j'avais été déçu les deux dernières années ? Hé bien aucune, justement ! Je n'ai fait aucun plan sur la comète cette fois-ci, n'avais aucune exigence particulière, et je ne voulais même pas obligatoirement revenir avec du matos pour le Blog. J'y ai été en complet dilettante (mais quand même avec mon tout nouveau t-shirt aux couleurs du Blog sur le dos, histoire de faire un peu de pub. Ma mégalomanie n'a aucune limite :-) ). Et surtout, mon but n'était pas de m'axer sur les vieilleries et autres multitudes d'oldies présentes (par centaines) à Limburg. Je cherche les nouveautés accessibles et pas les whiskies rares à 50€ le dram (mon portefeuille ne m'autorise pas à fréquenter ce monde). L'un dans l'autre, cette absence d'attente et d’espérance particulières ont probablement fait que que, pour une fois, je ne suis pas revenu frustré mais même plutôt satisfait de ma journée.

Cette fois-ci, j'avais fait une liste au préalable des nouveautés que j'aurais bien voulu goûter. Histoire de ne pas débarquer sans rien savoir, rien connaître, et passer à côté de plein de trucs. Et même si au départ, je ne comptais même pas publier de compte rendu sur ma journée, au final il me semble que la journée ait été assez positive que pour vous en proposer un.

Allons-y, let's go, c'est parti les amis ('tention hein, je frappe le premier qui me traite de Dora l'Exploratrice :-p )...

Premièrement, de façon globale, aucun changement par rapport à l'an passé: à peu près les mêmes exposants aux mêmes emplacements (le monde du whisky a peu évolué en un an). Mais aussi les petits défauts dénoncés les années précédentes qui sont toujours d'actualité: aucune fontaine à eau (des bouteilles sont disponibles aux stands des exposants, mais pas facilement accessibles), heureusement que j'avais pris mes propres bouteilles avec moi. Et (pire ?), toujours aucun crachoir, nulle part. Pas d'autre choix que de jeter son verre par terre si on ne veut pas le finir. Point de vue foule, idem que l'an passé aussi : beaucoup de monde. Mais le dimanche il y a moyen d'accéder aux stands, sans foire d'empoigne. Il m'a été dit que c'était la folie le samedi, par contre.

Compte rendu: Whiskyfair Limburg (Allemagne) 2016

Concernant mon parcours perso, une fois entré côté tente, je fais un rapide tour de celle-ci. Je regarde 2 ou 3 stands, mais rien qui attire mon attention plus que ça. Je m'enfuis presque du stand The Whisky Agency en voyant les prix affichés.

J'arrive alors au Foyer, là où se trouve l'escalier vers l'étage du dessus et du dessous. Premier arrêt, au stand The WhiskyCask, où j'avais repéré un nouveau Glen Keith. Et comme je cherche toujours des Glen Keith très fruités...

Glen Keith 24 ans The WhiskyCask, 1991 / 2016, Bourbon Hogshead, 48.2%
  • Nez: Frais, végétal, pomme jaune, raisin blanc.
  • Bouche: Amertume appuyée, rhubarbe. Fruits vanillés.
  • Finale: Épicée. Fruits vanillés.
  • Verdict: Pas l'over fruité que je cherche chez Glen Keith, mais pas mal fait.
Compte rendu: Whiskyfair Limburg (Allemagne) 2016

Juste à côté, le stand Villa Konthor. Là aussi, j'avais repéré un blended malt en Fino Sherry. L'étiquette étant peu parlante (un "très vieux whisky des Highlands"), j'essaie d'en savoir plus. Mon interlocuteur m'explique que personne ne sait quelles distilleries composent ce blend, mais qu'il sait que le plus vieux whisky le composant est âgé de 35 ans. Du 35 ans et le prix final est de 89€ ? Ça semble trop beau pour être vrai, cette histoire. Mais si j'ai été attiré par ce blended malt, c'est surtout pour la mention Fino Sherry apparaissant sur l'étiquette. Depuis que j'ai croisé un Lochside en Fino Sherry que j'ai trouvé stellaire, une de mes quêtes est d'en trouver un autre (moins cher) qui me plaise. Et il faut bien avouer que les mentions Fino Sherry ne courent pas les rues.

Very Old Malt Whisky, Villa Konthor, Fino Sherry Cask, 44.4%
  • Nez: Raisin sec, rancio, cire collante.
  • Bouche: Équilibrée. Légère note de silex / pierre à briquet.
  • Finale: Pincée de sel au milieu du raisin caramélisé.
  • Verdict: Très sympa, léger, agréable, très bien fait.
Compte rendu: Whiskyfair Limburg (Allemagne) 2016

Je continue mon chemin, direction la grande salle principale. Passage rapide au stand The Whiskyfair pour jeter un œil à leurs embouteillages. Seuls deux Arran, tous deux en fût de Sherry, attirent mon attention, mais les prix de ces deux bouteilles ne me persuadent pas de les goûter. Comme il n'y a pas grand monde devant le stand Malts of Scotland, j'en profite pour tailler une bavette avec Billy, qui remplace Dominiek Bouckaert (qui apparemment arrêterait toutes ses activités whisky, même The Whiskyman) à la distribution de cet embouteilleur en Belgique; et avec Dirk, qui donne un coup de main sur le stand. Billy me fait goûter une nouveauté:

Tamnavulin 1993 / 2016 Malts of Scotland, Bourbon Hogshead MoS 16013, 55.2%, 162 bouteilles
  • Nez très fruité, exotique, banane mûre.
  • Aucune amertume en bouche, miam miam les fruits.
  • Verdict: Une très bonne surprise, très fruité, rond et gourmand, comme j'aime. Dommage que le prix soit assez élevé pour un whisky de cet âge et d'une distillerie si peu connue (150€ sur le salon).
Compte rendu: Whiskyfair Limburg (Allemagne) 2016

Après le Tamnavulin, j'ai l'occasion de goûter un Littlemill (tadaaaa ! :-D ), embouteillé pour Quax Hangar (une activité de l'aéroport de Paderborn, fief de Malts of Scotland). Je ne me fais évidemment pas prier :-)

Littlemill 1990 / 2015 Malts of Scotland, Quax Whisky Edition 2015, Bourbon Barrel MoS 15077, 50.2%, 189 bouteilles
  • Manque de fraîcheur au nez.
  • Légère amertume en fin de bouche.
  • Finale piquante.
  • Bonne facture dans son ensemble quand même, sans me transporter pour autant.
Compte rendu: Whiskyfair Limburg (Allemagne) 2016

Je quitte ensuite Billy et Dirk, leur promettant de revenir plus tard. Prochaine étape: le stand Cadenhead !! Vendredi dernier, j'avais promis à Mark Watt de passer le voir à Limburg, je ne pouvais pas manquer à ma parole quand même 0;-). Étaient aussi présents sur le stand, Markus et Gregor, les gérants de la boutique Cadenhead de Cologne. Mark m'a aussi présenté Ronan, qui travaille avec lui à Campeltown, et dont la responsabilité est de se concentrer sur les boutiques Cadenhead. Comme je venais de goûter un Tamnavulin chez malts of Scotland, et que je ne connaissais pas bien cette distillerie, j'en profite pour en goûter un second:

Tamnavulin 23 ans Cadenhead's Authentic Collection, 1992 / 10.2015, Bourbon Hogshead, 55%, 258 bouteilles
  • Très bon nez fruité / vanillé.
  • En bouche, un fruité / vanillé, et légère amertume.
  • Très bien fait, mais classique. Mais je préférais le Malts of Scotland.
Compte rendu: Whiskyfair Limburg (Allemagne) 2016

Retour vers le Foyer, où je discute avec Timon sur le stand Nectar. Je savais que le nouvel Irish 26 ans serait dispo à Limburg, mais les 12 bouteilles prévues pour le salon ont été vendues le samedi matin en à peine 5 minutes. Je me rabats sur le XO que je n'avais pas pu goûter lors du festival chez Massen.

Irish Whiskey XO The Nectar of the Daily Drams, Anniversary Edition – Volume 1, embouteillé en 2016, 51.7%
  • Un fût de rhum (confirmé par Timon), et ça se sent très fort au nez.
  • Bouche sèche et végétale.
  • Pas mal dans l'ensemble, mais pas assez corbeille de fruits à mon goût pour un Irish.
Compte rendu: Whiskyfair Limburg (Allemagne) 2016

Je descends alors au -1, histoire de voir ce qui s'y passe. Passage au stand Anam na h-Alba et Whisky Warehouse 8 où rien ne m'attire plus que ça. Arrêt au stand Scotland-and-Malts, où j'avais loupé un Littlemill l'an passé. Mais qu'y vois-je ? Un nouveau Littlemill ? Embouteillé en 2016 ?? Un 24 ans à prix abordable (129€ pour une bouteille de 50cl) ?? Et il en reste encore une bouteille ??? Je le goûte en vitesse, et le trouve à mon goût (sans être le meilleur Littlemill que j'aie pu goûter, toutefois). Hop, j'achète de suite la dernière bouteille \o/. Le responsable du stand m'explique que les embouteillages Scotland-and-Malts sont tirés à 100 exemplaires chaque (et sont souvent issus de split cask), et que le finish de ce Littlemill a duré 6 mois.

Littlemill 24 ans Scotland-and-Malts Cask Collection, 1992 / 2016, Sherry Cask Finish n°181014, 51.3%
  • Nez frais et végétal. Très bonne ouverture sur la durée.
  • Bouche fruitée et fraîche, typique de Littlemill.
  • Épices piquantes en finale. Aucune amertume.
  • Un Littlemill assez typique, pas over fruité mais de très bonne facture.
Compte rendu: Whiskyfair Limburg (Allemagne) 2016

Après ce Littlemill, mon choix s'arrête sur un Glen Keith (j'en cherche toujours des hyper fruités, ma quête continue) 23 ans du même embouteilleur, lui aussi à un prix attractif (79€ la bouteille de 50cl).

Glen Keith 23 ans Scotland-and-Malts Cask Collection, 1992 / 2015, Bourbon Cask n°229749, 51.7%
  • Végétal, et fruits acidulés. Encore raté en ce qui concerne l'hyper fruité. Mais pas mal fait du tout dans son ensemble, juste pas le profil que je cherche.
Compte rendu: Whiskyfair Limburg (Allemagne) 2016

Je monte ensuite au +1 pour faire un tour, mais rien ne me branche dans cette petite pièce (à part un hot dog à grosse saucisse allemande, faut bien approvisionner ma grosse carcasse en calories). Je redescends alors dans la salle principale, que je n'avais pas terminée. Il est temps de visiter l'estrade qui se trouve au fond de la salle. On venait de me parler d'un vatted malt (composé de malts de 1960 à 2001) Sansibar, je passe y jeter un œil, et le goûte.

Speyside very old vatted whisky, Sansibar, 45.6%, 485 bouteilles
  • Nez très fin et très savoureux, sur le vieux Sherry / raisin sec.
  • Bouche plus classique, sur le profil Sherry et bois noble.
  • Finale poivrée et boisée.
  • Très très chouette dans l'ensemble, et à un prix doux (99€).
Compte rendu: Whiskyfair Limburg (Allemagne) 2016

Petit coup d’œil chez Alambic Classique où se trouve un Littlemill 1988 en fût de Sherry. Mais vachement sombre quand même, ce qui ne me donne même pas envie (à tort ?) de goûter tellement je suis sûr que le Sherry doit trop recouvrir le profil Littlemill. Rapide passage chez Whisky Doris, Black Adder, Rolf Kaspar (où plusieurs nouveautés irlandaises étaient proposées, mais dans des fûts trop exotiques pour m'attirer... en plus des prix trop élevés), Jack Wieber, Glen Fahrn et quelques autres, sans que rien n'attise ma curiosité.

Retour alors chez Malts of Scotland, où je projetais de goûter un Highland Park 1998 Warehouse Dram. Mais sold out depuis mon passage de plus tôt, alors je me rabats sur un Glengoyne en fût de Sherry.

Glengoyne 1999 / 2015 Malts of Scotland, Sherry Hogshead Mos 15075, 54%, 246 bouteilles
  • Nez très Sherry, fruits rouges, cerise confite.
  • Très bonne bouche, dans la lignée du nez: caramel, fruits rouges sucrés, confiture de cerises.
Compte rendu: Whiskyfair Limburg (Allemagne) 2016

Dernière étape, finalement, chez Maltbarn. Une des stars du festival apparemment était un Caol Ila 31 ans, mais je ne l'ai pas goûté (le prix de la bouteille, à 300€, m'a refroidi). Je me tourne alors vers un Miltonduff de 25 ans d'âge. Je fais un peu une fixette sur les 25 ans, ces derniers temps (je commence à penser à un tasting spécial pour mes 50 ans, mais on a encore le temps quand même d'ici là).

Miltonduff 25 ans Maltbarn, 1989 / 2015, Bourbon Cask, 51.2%, 156 bouteilles
  • Nez sur la pomme jaune, fraîcheur fruitée.
  • Bouche: épices douces, pomme, agrumes. Classique et bien fait.
  • Finale: les épices douces restent un moment.
  • Verdict: Un Speyside sympa, frais, agréable, et classique.

Note / rappel / attention / warning / achtung / debout là-dedans : Comme d'hab en festival, les notes ci-dessus ont été rapidement griffonnées à la va-vite. Une première (et bien souvent dernière) impression sur tel ou tel whisky. Mais comme j'ai ramené des samples, je reviendrai sur certains d'entre eux (et d'autres!) de façon plus détaillée dans un proche avenir. Restez branchés !

Après environ 5 heures de festival, il me semblait avoir fait le tour et avoir vu et goûté ce que je voulais. Et puis je commençais à avoir mal au crâne (mais non pas à cause de l'alcool ! :-p ) à cause du bruit et de la chaleur ambiants. J'ai donc levé le camp vers 15h00 (après avoir acheté la bouteille de blended malt Fino Sherry chez Villa Konthor), alors que le festival durait jusque 18. Inutile de errer sans but, pas vrai ?

Bon, bref, après deux éditions frustrantes, celle-ci m'a réconcilié avec Limburg. Il était temps, ceci dit. A voir donc l'an prochain si je décide d'y retourner ou pas. Mais je ne doute pas que les "Bientôt Limburg !". "Qui va à Limburg ?". "On se retrouve à Limburg". "Les nouveautés pour Limburg commencent à être annoncées". "Vivement Limburg !". "Limburg, J -4 !!!". "Tous à Limburg !!". "Machinchose sera à Limburg ! Trop de la balle !!" des divers amateurs en 2017 me pousseront à retomber dans le piège. Grrrrrr !!

lundi 27 avril 2015

Compte rendu : WhiskyFair Limburg (Allemagne) 2015

Non non, je vous jure, ce n'est pas la même photo que dans l'article de l'an passé; c'est une nouvelle ;-)
Non non, je vous jure, ce n'est pas la même photo que dans l'article de l'an passé; c'est une nouvelle ;-)

L’an passé, mon ressenti avait été en demi-teinte ; ayant l’impression d’être passé à côté de ce festival ô combien renommé. Pour rappel, le WhiskyFair de Limburg est le plus gros festival whisky européen, si pas du monde.

J’avais donc la ferme intention d’y retourner cette année afin d’affiner mon avis (qui, aussi pour rappel, n’est que personnel et ne reflète peut-être (certainement ?) pas l’avis général sur ce festival).

Compte rendu : WhiskyFair Limburg (Allemagne) 2015
Tout n’est pas si noir…

Me voici donc reparti pour Limburg cette année. Premier changement, j’y ai été le dimanche et non plus le samedi. L’an passé il y avait beaucoup trop de monde le samedi. Et apparemment, d’après certains échos que j’ai pu avoir, cette année-ci aussi c’était surpeuplé. Le dimanche, par contre, bonne surprise dès mon arrivée : à ¼ d’heure de l’ouverture des portes, la file est 5 fois moins longue que l’an passé le samedi ! L’accès a donc été facile, il n’y avait pas trop de monde jusqu’en milieu d’après-midi. Un confort non négligeable pour accéder aux stands et aux bouteilles exposées ; et pour discuter avec les exposants.

Ce que je trouve sympa à Limburg, et je l’avais déjà mentionné l’an passé, est d’y retrouver des ‘’whiskyfriends’’ et de partager des drams, des avis et des sensations entre nous. Cette année n’a pas été différente de l’an passé, j’y ai fait quelques chouettes retrouvailles et rencontres de férus de whisky.

Point de vue exposants, je n’ai pas remarqué de grandes différences par rapport à l’an passé : grosso modo les mêmes embouteilleurs, les mêmes boutiques, et les mêmes stands de vieilleries à goûter au dram.

… Quoique

Passons donc aux nouveautés, puisque c’est pour ça que j’y ai été. Je ne me suis pas penché sur les stands des vieux brols, puisque ça ne m’intéresse pas. Ce n’est pas que je trouve les vieux embouteillages inintéressants (enfin… pas tous ;-) ), c’est surtout que je trouve frustrant de goûter un whisky dont on ne peut plus acheter une bouteille ; et surtout les prix des drams de ces vieux embouteillages sont juste exorbitants (35€… 45€… parfois bien plus… pour 2cl. Je ne suis peut-être pas un vrai amateur hardcore dans l’âme après tout, mais débourser 50€ pour 2cl de gnôle faut pas déconner quand même !).

Les nouveautés, donc… Et c’est là que je vais faire mon Schtroumpf Grognon et Râleur et Frustré (triple Schtroumpf, Super Schtroumpf ?). Si des nouveautés il y en avait beaucoup, les prix sont juste devenus risibles tellement ils sont hauts. La majorité des whiskies âgés de 16 ou 17 ans de beaucoup d’embouteilleurs indépendants dépasse à présent allégrement la barre des 100€. Ne parlons même pas des 25 ans d’âge qui pulvérisent la barre des 200€. Là, mes barrières psychologiques du rapport qualité / prix / âge en ont pris un sacré coup. Surtout que niveau qualité, c’est globalement en nette baisse. Et sur ce point-là je ne pense pas être spécialement Schtroumpf Grognon : tous mes whiskyfriends présents avec qui j’ai soulevé cette question ont été d’accord avec moi : aucune nouveauté réellement extraordinaire au niveau qualitatif. Du bon oui, mais rien d’exceptionnel (ou alors quelques rares nouveaux embouteillages de très vieux whisky, mais à des prix impayables).

Les prix qui font un gros bond en avant (plus de 50% d’augmentation en un an, pour certains produits similaires), et qualité en net recul. What the fuck ? Le clivage en un an n’a jamais été aussi flagrant !

Je me rends compte, en analysant la situation, que beaucoup d’embouteillages indépendants deviennent plus chers que les embouteillages officiels ; alors que c’était globalement le contraire il y a quelques mois. Je présume que la situation des embouteilleurs indépendants est de plus en plus délicate en raison de la raréfaction des (bons) fûts (beaucoup de distilleries ont arrêté de vendre des fûts aux brokers et aux embouteilleurs, en raison de la demande en whisky en forte hausse) et de la hausse des prix et des taux de conversion de la Livre Sterling ; mais des prix atteignant de tels sommets ne peuvent pas ne pas causer (hou la belle double négation ! ;-) ) de lourds dommages dans le paysage des embouteilleurs indépendants dans un avenir pas très lointain. Je crains bien que seuls les gros survivront, malheureusement :-/.

Et ce qui est aussi assez étonnant, en ce qui concerne spécifiquement le festival de Limburg, c’est que ce sont surtout, à quelques exceptions près, les embouteilleurs (ceux qui ‘’produisent’’ les bouteilles) eux-mêmes qui sont présents, et pas les boutiques (les détaillants) ; et que les prix pratiqués sont les finaux ! Aucune remise ou promo spéciale sur le festival, les prix pleins partout ! Le seul stand où j’ai pu voir des tarifs ‘’spécial salon’’ était celui… d’une boutique. Le monde à l’envers.

Et le prix des drams à la dégustation, de ces nouveautés, j’en ai parlé ? Non ? Ha ben c’est dans la même veine voyez-vous… Très (trop) cher pour un misérable dram de 2cl. Genre entre 3 et 8€ le dram, en fonction de la bouteille (bouteille entière variant entre 60 et 180€ en prix plein, pour vous faire une idée du report du prix du dram par rapport à la dite bouteille).

Autre point frustrant au niveau des nouveautés chez les embouteilleurs indépendants : la pauvreté de la diversité des distilleries proposées. Ces derniers temps ce sont des flots incessants de Ben Nevis, Dailuaine, Glen Garioch et Caperdonich. Les fûts de ces quelques distilleries seraient-ils les seuls encore accessibles aux portefeuilles des embouteilleurs ? Ca forme un paysage un peu tristounet, en tout cas…

Bon, assez fait mon Schtroumpf Grognon dans cet article (ne vous plaignez pas, ça faisait longtemps que je n’avais plus poussé de coup de gueule ;-) ), passons à…

Ce que j’ai pu voir et goûter

Oui oui, j’ai quand même vu et goûté pas mal de choses. En doses homéopathique bien évidemment ; je ne suis pas Iron Man non plus ^^. Impossible de produire des notes détaillées à partir du troisième dram, je vous fournis donc quelques notes circonstanciées sur ces whiskies.

Compte rendu : WhiskyFair Limburg (Allemagne) 2015

Premier arrêt en entrant dans le salon, au stand Villa Konthor (un embouteilleur indépendant allemand). Pas grand-chose ne m’attire dans les nouveautés, mais comme cet embouteilleur n’est pas disponible en Belgique j’ai envie de goûter quelque chose quand même. Mon choix s’arrête sur un embouteillage de 2013 :

  • Glen Keith 18 ans Villa Konthor, 1995/2013, 47.1% : Nez vanillé et café moulu. Bouche citronnée mais onctueuse. De la poire et du poivre. En finale, des épices douces et de la pelure de poire. Verdict : Pas mal fait, un bon Glen Keith.
Compte rendu : WhiskyFair Limburg (Allemagne) 2015

Juste en face, je m’arrête sur le stand The Whisky Cask, qui est aussi un embouteilleur (et une boutique) allemand, distribué en Belgique par la boutique Dram 242. Mon choix s’arrête sur un Littlemill (bah oui hein, c’est quand même ma distillerie préférée, et j’espérais secrètement pouvoir encore en trouver une bouteille à prix correct, avant l’envolée définitive de ses prix) Hart Brothers embouteillé en fût de sherry spécialement pour The Whisky Cask en 2013. Pas une nouveauté non plus, donc :

  • Littlemill 21 ans Hart Brothers, 02.1992/09.2013 pour The Whisky Cask, First Fill Sherry Butt N°601, 53%, 208 bouteilles: Nez sur le caramel, la cassonade, les raisins secs. Un sherry typique. Ce sherry est très présent en bouche, camouflant les marqueurs Littlemill. La finale est sèche et boisée, accompagnée d’épices de Noël. Verdict : Un bon whisky, mais quand je cherche du Littlemill je veux goûter et reconnaître du Littlemill, ce qui n’est pas le cas ici.
Compte rendu : WhiskyFair Limburg (Allemagne) 2015

Un étage plus haut, je me retrouve avec deux copains devant le stand Liquid Treasures (aussi un embouteilleur indépendant allemand, distribué en Belgique par Jürgen ‘’The Whisky Mercenary’’ Vromans), où nous goûtons les trois dernières nouveautés :

  • Balmenach 14 ans Liquid Treasures, 2001/2015, 51.9%, 245 bouteilles : Vanillé, très jeune/malté, et amer en bouche. Je ne l’ai pas trouvé à mon goût.
  • Caperdonich 22 ans Liquid Treasures, 1992/2014, 47.7%, 152 bouteilles : Nez effacé, timide, vanillé. Très mou en bouche, apparemment un fût particulièrement fatigué.
  • Glen Garioch 24 ans Liquid Treasures, 1991/2015, 51.9%, 229 bouteilles : Apparemment un refill sherry, bien goûteux en bouche. Pas mal.

En redescendant, nous tombons sur le patron de The Whisky Agency (encore un embouteilleur indépendant allemand, distribué en Belgique par The Nectar). Quelques échanges de samples plus tard, je me retrouve avec deux drams en main :

  • Ben Nevis 18 ans The Whisky Agency, joint bottling with The Nectar, 1996/2015, 52.7%, 276 bouteilles: Super fruité, riche et présent. Un bon Ben Nevis.
  • Bunnahabhain 23 ans The Whisky Agency, joint bottling with The Nectar, 1991/2015, Refill Sherry Hogshead, 45.8%, 224 bouteilles: Fin et subtil, assez sec en finale. J’ai beaucoup apprécié celui-ci.
Compte rendu : WhiskyFair Limburg (Allemagne) 2015Compte rendu : WhiskyFair Limburg (Allemagne) 2015

Nous descendons encore un étage, pour nous retrouver devant le stand d’Anam na h-Alba, un autre embouteilleur indépendant allemand (distribué en Belgique par Dram 242).

  • Arran 18 ans Anam na h-Alba, 12.08.1996/09.03.2015, First Fill Sherry Cask N°96/1002, 55%, 200 bouteilles: Nez sur le café. Bouche douce, sucrée, raisins secs. Pas un dark sherry, mais une présence du sherry assez marquée. Très bon dans son ensemble. 85€, un des rares bons rapports qualité/prix du festival.
  • Glenglassaugh 36 ans, embouteillé pour Anam na h-Alba, 06.10.1978/01.2015, Port Hogshead N°1118/11, 41.9%, 310 bouteilles : Goûté en face à face avec le Glenglassaugh 36 ans embouteillé récemment pour The Nectar. Le nez fait vieux et poussiéreux. Très bon en bouche, mais je trouve celui pour The Nectar quand même un cran au-dessus.
Compte rendu : WhiskyFair Limburg (Allemagne) 2015Compte rendu : WhiskyFair Limburg (Allemagne) 2015
Compte rendu : WhiskyFair Limburg (Allemagne) 2015

Je me sépare de mes compagnons et remonte d’un étage afin d’entamer la ‘’grande salle’’ du festival. Je passe d’abord par le stand The Whiskyfair, qui en plus d’organiser le salon est aussi un embouteilleur indépendant (allemand, natürlich) :

  • Longmorn 17 ans Signatory Vintage The Un-Chillfiltered Collection for The WhiskyFair, 01.05.1996/10.02.2014, First Fill Sherry Cask N°72322, 46%, 748 bouteilles: Un sherry très classique. Boisé, raisins secs. Devient très sec en arrière bouche, amer et astringent à la longue. J’ai déjà bu bien meilleur Longmorn en fût de sherry (les The Ultimate, par exemple).
Compte rendu : WhiskyFair Limburg (Allemagne) 2015

Me voici enfin dans la grande salle. Je repère le stand de Feinkost Reifferscheid, une boutique allemande qui embouteille aussi la gamme Romantic Rhine Collection, chez qui je voulais goûter un Clynelish embouteillé en 2012 et que j’avais dans le collimateur depuis plusieurs mois :

  • Clynelish 22 ans Romantic Rhine Collection, 07.06.1989/26.03.2012, fût N°903.666 avec finish sherry, 52.9%, 70 bouteilles: Juste très bon, fruité et un peu waxy, avec le sherry qui apporte un peu de douceur. Un peu sec et boisé sur la fin. Et pour 98€, ça c’était un très bon plan. ‘’Je vous prends une bouteille, Madame !’’ ‘’Ha désolé, on n’en a plus ici, mais il en reste à notre boutique… mais d’Allemagne vers la Belgique les frais de port sont de 20€ hein, Monsieur’’ ‘’Bon ben tant pis hein :-( ‘’.
Compte rendu : WhiskyFair Limburg (Allemagne) 2015

Un ami m’ayant parlé d’’’un bon Irlandais pas cher’’ à goûter sur le stand Adelphi, je me mets en quête. Il s’agit d’un embouteillage pour un hôtel allemand d’Essen.

  • Irish Whiskey 24 ans Hotel Essener Hof, 56.2%, 214 bouteilles: Super fruité, floral, onctueux, riche, équilibré, bref super bon. Clairement la meilleure chose que j’ai pu goûter sur le salon. Et 135€ pour un Irlandais de cette qualité et de cet âge, c’était aussi une bonne affaire, surtout comparé aux prix très élevés généralement constatés ailleurs (un autre Irish de 24 ans, chez The Whisky Agency, à 240€ par exemple). ‘’Je vous prends une bouteille, Monsieur !’’ ‘’Ha désolé, on n’en a plus ici, mais vous pouvez en commander via notre site web… mais d’Allemagne vers la Belgique les frais de port sont de 20€ hein, Monsieur’’ ‘’Bon ben tant pis hein :-( (bis)‘’.

A partir de là, mon moral était dans mes chaussettes. Entre les prix prohibitifs et les bouteilles sold out, j’avais l’impression de traverser un désert sans fin…

Mon errance m’a alors mené au stand Maltbarn. Là aussi, la bouteille qui aurait pu m’intéresser (un Clynelish 17 ans) était sold out. Je suis alors passé chez Cadenhead. Idem, le Heaven Hill 17 ans et le Cooley 23 ans étaient à la dégustation, mais pas de bouteille disponible à la vente. Petit tour chez Jack Wieber : Ho, un Caol Ila (j’en cherche un à mon goût depuis des lustres) embouteillé spécialement pour le festival ! 115€ pour un 17 ans, gloups ! Bon, ben, je passe mon tour, hein… Un saut au stand Glen Fahrn où je remarque un Highland Park 25 ans en fût de sherry. Je me suis enfui quand j’ai vu le prix de la bouteille (±500€, à ce prix-là j’achète plutôt deux bouteilles de l’officiel, hein !).

Compte rendu : WhiskyFair Limburg (Allemagne) 2015

Dépité, je finis au stand Malts of Scotland où je goûte une de leurs (nombreuses) nouveautés ; un Glenrothes en fût de sherry et au prix pas trop élevé (par rapport aux nouveautés de leur gamme Angel’s Choice, des vieux whiskies en format de 35cl histoire de faire passer plus facilement le suppositoire du prix) :

  • Glenrothes 2001/2015 Malts of Scotland, Sherry Hogshead MoS15029, 52.8%, 182 bouteilles: Un ultra sherry couvrant et asséchant, hyper boisé et vite écœurant.

A ce moment-là, la coupe était pleine. Il faut aussi dire que l’après-midi était déjà bien avancé, j’étais fatigué, et j’en avais marre de ne rien trouver qui entre dans mes désidératas. J’ai alors mis les voiles, direction maison.

Geschlossen

Comme indiqué plus haut, je n’ai pas été à Limburg pour y goûter des vieilleries. Et c’est justement peut-être là que se situe mon problème : je vais aux festivals pour y découvrir les nouveautés. Et peut-être que Limburg est plus intéressant pour ceux qui cherchent les vieux embouteillages, que ce soit en sample ou en bouteille entière.

Pour ma part, je n’y ai pas trouvé mon compte. Je n’y ai acheté AUCUNE bouteille ! Je n’ai rien trouvé ayant un rapport qualité/prix correspondant à mes critères et encore disponible (les deux bouteilles qui m’auraient bien tentées étant sold out depuis la veille :-/ ). Aller au plus grand festival européen (500 bornes aller/retour, quand même ^^) et en revenir brocouille, je trouve ça assez pitoyable quand même (par rapport à moi hein… bien que quelque part mon portefeuille ne s’en sente pas plus mal). Ça doit venir de moi, de mes trop hautes exigences personnelles. Peut-être suis-je trop difficile et/ou trop critique vis-à-vis d’un monde du whisky en pleine évolution et en pleine mutation. Peut-être n’y ai-je tout simplement plus ma place. Time will tell…

lundi 19 mai 2014

Compte rendu : WhiskyFair Limburg (Allemagne) 2014

Compte rendu : WhiskyFair Limburg (Allemagne) 2014

Le WhiskyFair de Limburg, quel amateur de whisky n’en a jamais entendu parler ? Le WhiskyFair de Limburg, c’est LA Mecque du whisky. Le rendez-vous annuel incontournable de tout amateur qui se respecte et des professionnels du secteur de tous poils. J’en avais tellement entendu parler en des termes si élogieux que je ne pouvais pas laisser passer cette édition 2014 sans que j’y sois (pour la première fois de ma vie).

L’édition 2014 du Whiskyfair, 12ème du nom, se déroulait donc ce week-end des 17 et 18 mai, et j’ai pu m’y rendre le samedi. La légende de vieux malts et de nouveautés incontournables qui m’était arrivée aux oreilles allait-elle s’avérer ne fut-ce qu’en partie réelle ?

Compte rendu : WhiskyFair Limburg (Allemagne) 2014

Première constatation en arrivant à l’entrée (20 minutes avant l’ouverture) : la file est déjà longue. Et encore apparemment il y avait une seconde entrée où la file était encore plus longue ! Moi qui n’aime pas la foule, j’allais être servi ;-(.

Une fois entré, même constatation : il y a beaucoup (trop) de monde ! Il va falloir jouer des coudes pour se frayer un chemin jusqu’aux (nombreux) stands.

La foule, le monde, la foule, et... le monde ^^La foule, le monde, la foule, et... le monde ^^
La foule, le monde, la foule, et... le monde ^^La foule, le monde, la foule, et... le monde ^^

La foule, le monde, la foule, et... le monde ^^

Comme je n’étais jamais venu auparavant, je fais d’abord un premier tour ‘’de reconnaissance’’ du salon. Ha oui quand même, à première vue il y a beaucoup à faire, à voir, et à boire. Je reconnais quelques têtes (Mario Groteklaes de chez The Nectar, Dominiek Bouckaert de The Whiskyman / Malts of Scotland, Mark Watt de chez Cadenhead, Jan Beckers de chez Douglas Laing, Céline Têtu de chez Compass Box, Georges Grant de chez Glenfarclas, Jurgen Vromans de The Whisky Mercenary, Bert Bryneel d'Asta Morris, Charles MacLean qui est un expert renommé et qui a joué dans le film ‘’La Part des Anges’’, des cavistes que je connais et quelques copains amateurs que je connais aussi via divers forums) avec qui je discute quelques instants (ou que je vois de loin sans pouvoir les approcher, pour certains). Il y a tellement de monde et tellement de bouteilles que je ne sais où donner de la tête, ni par où commencer !

Déjà, je décide de faire l’impasse sur les vieilles bouteilles rares (dont les prix au dram explosent les plafonds, non merci je ne rentrerai pas dans cette spirale infernale) et les masterclasses (auxquelles je ne m’étais pas inscrit et je ne regrette pas ce choix : la file d’attente pour accéder à l’étage où elles se déroulent va jusqu’à la salle du fond de l’étage inférieur !). Je décide par contre d’essayer de trouver l’une ou l’autre perle rare parmi les nouveautés ou une bouteille que j’avais dans le collimateur et non disponible sur le marché belge.

Mon parcours :

Je ne vais pas vous présenter de notes de dégustation détaillées, n’ayant pris que quelques notes spartiates. Mais voici la liste condensée (et non exhaustive) de ce que j’ai vu / goûté.

  • Je commence par le stand Villa Khontor (associé pour l’occasion à The Nectar qui présente ses nouveautés Daily Dram qui avaient déjà été présentées au Whisky Festival chez Massen en avril) où je goûte un Littlemill de 21 ans ; pas mauvais mais pas à tomber par terre non plus.
  • Passage au stand Malts of Scotland, blindé de monde, où je ne remarque aucune nouveauté qui me tente.
  • Arrêt au stand Cadenhead (je ne pouvais pas passer à côté, hein !) ou je discute un long moment avec Mark Watt et où je goûte le dernier Deanston 19 ans Small Batch (qui ne m’a pas séduit).
  • Au stand Maltbarn je ne vois rien qui me donne envie, je ne m’attarde donc pas. A noter que Maltbarn a été le seul embouteilleur à faire des prix promo pour le salon (en tout cas je n’en ai pas vu d’autres le faire sur l’ensemble de leur gamme).
  • Au stand Alambic Classique j’achète un sample de Speysider 25 ans maturé en fût de sherry Fino. Je l’ai goûté par après et ai été déçu.
  • Chez un détaillant (dont j’ai oublié le nom) je goûte un Ben Nevis 1996 Alambic Classique (qui était 40€ plus cher au stand Alambic Classique officiel, cherchez l’erreur !). Il me plaît beaucoup, premier achat de bouteille ! \o/
  • Chez Scoma, je goûté leur Springbank 18 ans en fût de sherry. Potable, sans être extra. Comme Springbank est cher, je ne trouve pas que la qualité valle son prix, et je laisse la bouteille là.
  • Long arrêt chez Celtic Events où je discute longuement avec Andrew Scott McNeill, un Ecossais typique et passionné, qui est distributeur et embouteilleur (Lady of the Glen). J’y goûte un Caperdonich 20 ans The Whisky Cask que je trouve fort à mon goût. Second achat de bouteille ! :-)
  • Chez The Whisky Agency je goûte leur dernier Littlemill fraîchement sorti. Très très bon ! Comme The Whisky Agency est disponible en Belgique, je m’en procurerai probablement une bouteille plus tard.
  • Dernier arrêt, enfin, chez Whisky-Doris où je goûte un Glenrothes 24 ans en fût de sherry que je trouve déséquilibré.
Ce que j'ai goûté...Ce que j'ai goûté...
Ce que j'ai goûté...Ce que j'ai goûté...
Ce que j'ai goûté...Ce que j'ai goûté...
Ce que j'ai goûté...Ce que j'ai goûté...

Ce que j'ai goûté...

Quelques autres constatations en vrac :
  • Il n’est presque pas possible de se rincer le gosier, il n’y a pas (ou très peu) d’eau en libre service. J’ai bien fait de prendre une bouteille d’eau avec moi.
  • Aucun crachoir. Soit on boit tout son dram, soit… on le verse par terre.
  • Tout se paie en argent liquide ; que ce soit les drams à la dégustation comme les bouteilles entières. Très peu de stands acceptent les cartes de paiement.
  • La plupart des stands acceptent de vendre des drams de 1cl au lieu des 2cl standards (je préfère consommer en petites quantités dans les festivals ; ça permet de goûter à plus de choses), mais certains refusent (et ceux-là n’ont pas eu le plaisir de voir mon argent, na !).
  • Les prix des drams sont dans la moyenne (sauf pour les raretés où ça peut atteindre des sommes astronomiques), ainsi que le prix des bouteilles (principalement des embouteillages indépendants). Très peu de ‘’réduction salon’’ sur les bouteilles, je n’en ai vues que deux. Les prix des nouveautés sont néanmoins en augmentation, reflétant la réalité du marché actuel.
  • Une présence féminine importante. Les Allemandes semblent beaucoup plus amatrices de whisky que les Belges.
Mon ressenti :

J’ai en effet des sentiments partagés concernant ma première participation au WhiskyFair de Limburg.

Déjà, je n’aime pas la foule, ce qui ne m’a pas aidé. Heureusement que la discipline germanique n’est pas une légende sinon ça aurait été une foire d’empoigne et un sacré bordel.

Ensuite, je pense que j’ai été débordé par tant de choix et que je n’ai pas assez ciblé mes dégustations, pas assez scruté les stands pour détecter LA bouteille qui pourrait me plaire. Je suis donc aussi peut-être passé à côté de mon salon de ce point de vue-là.

J’ai néanmoins pu avoir quelques conversations très intéressantes avec des gens passionnés (Mark Watt de chez Cadenhead et Andrew Scott McNeill de chez Celtic Events, par exemple), j’ai eu l’occasion de goûter des choses intéressantes et introuvables en Belgique, et je suis quand même revenu à la maison avec deux bouteilles. Il y a donc quand même eu aussi du très positif.

Une chose est sûre, je retenterai l’expérience l’an prochain. Plutôt le dimanche que le samedi en espérant qu’il y ait moins de monde ; et en ciblant mieux mes dégustations. Mon ressenti ne pourra que s’améliorer, et je ne vais pas rester sur une conclusion en demi-teinte ! Rendez-vous au WhiskyFair 2015 !