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lundi 20 mars 2017

Glenrothes "The Sherry Bomb" The Cooper’s Choice, 57% (NAS)

Il est assez rare que je parle de whiskies NAS (No Age Statement, c'est-à-dire sans âge indiqué) que le Blog. Et encore moins de NAS proposés par des embouteilleurs indépendants; la mouvance des NAS étant jusqu'à présent surtout l'apanage des embouteillages officiels.
Mais, comme je l'avais souligné dans mon bilan de 2016, les NAS commencent aussi (et de plus en plus) à apparaître chez les indépendants, qui ont de plus en plus difficile à trouver des fûts de whisky âgé à prix intéressant. Ils sont pris à la gorge, et sont obligés de proposer des whiskies de plus en plus jeunes pour ne pas disparaître.

Ceci dit, The Cooper's Choice fait quand même partie des embouteilleurs qui sont le moins en danger. Il a déjà un bel historique derrière lui et sort un bon nombre de bouteilles par an, dont de (très) vieux whiskies.

Ce Glenrothes-ci est donc un NAS (comme vous l'aviez deviné ;-) ), dont l'étiquette affiche clairement le style: c'est un "Sherry Bomb" issu d'un premier remplissage d'Oloroso; et en brut de fût.

Glenrothes "The Sherry Bomb" The Cooper’s Choice, Bottled 2017, First Fill Oloroso Sherry Butt n° 6109, 57%, 420 bouteilles (NAS)


  • Nez : Du tabac, de l’orange au chocolat noir, de la cassonade caramélisée, du fruit noir sec et confit. Quelques épices douces par moments. La gourmandise caramélisée augmente au cours du temps.
  • Bouche : Les 57% se font sentir au début, il faut un moment pour s’y habituer. Une fois fait, la cassonade, le fruit noir, les épices douces s’installent.
  • Finale : La chaleur de l’alcool irradie. Du bois, des épices piquantes, et une sécheresse qui apparaît. Légère amertume boisée.
  • Verdict : Un bon gros Sherry, bien bourrin. Pas fort subtil, mais efficace dans son genre. A mettre dans la même catégorie que l’Aberlour A’bunadh, à qui il ressemble fort.
  • 86/100.
Disponible pour une soixantaine d'euros au Chemin des Vignes à Bruxelles. Dans la même gamme de prix que l'A’bunadh aussi.

mardi 3 janvier 2017

Glenrothes 19 ans Claxton's, 1997/2016, Sherry Butt, 53.7%

Comme je l'écrivais récemment, en hiver on aime généralement se réchauffer au coin du feu en sirotant un bon whisky soit tourbé, soit en fût de Sherry.

Continuons donc sur des whiskies d'hiver, voulez-vous (surtout que le froid et la neige ont enfin débarqué dans nos contrées) ?

 

Je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises du jeune l'embouteilleur Claxton's; je ne vais donc pas revenir dessus.

 

Et à propos de Glenrothes, parfois ça déchire en fût de Sherry. Je me souviens particulièrement d'un 24 ans de chez Cadenhead qui était tout bonnement superbe. Celui-ci pourrait-il l'égaler ?

Glenrothes 19 ans Claxton’s, 28.04.1997 / 2016, Sherry Butt 1610-7154, 53.7%, 669 bouteilles

  • Nez : Du gros « Sherry Monster ». Du caramel brûlé, du moka, de la prune noire, des épices de Noël. Puissant, gourmand, enivrant. Typique, mais d’entrée ça envoie du bon.
  • Bouche : Douce et accessible. Du bois caramélisé, des épices de Noël, du tabac, des fruits noirs, de l’orangette. Les épices picotent la langue. Une belle gourmandise boisée et sucrée.
  • Finale : Moyenne. Du bois sec, un trait de balsamique, du chocolat noir. Une fraîcheur de bois vert au fond de la bouche, et de la pelure de raison noir autour de la langue.
  • Verdict : Un trèèès bon Sherry Monster, pas trop sec, bien gourmand, équilibré. Il me rappelle les bons Glendronach en Oloroso. Les amoureux du genre adoreront. Le nez est tout bonnement extraordinaire.
  • 91/100.

Disponible en théorie chez Anverness (pour un prix qui m'est inconnu) ou sur internet pour un prix variant de 110 à 130€. Il sera peut-être disponible au Chemin des Vignes dans un futur plus ou moins proche (mais aucune idée ni d'une éventuelle échéance, ni du tarif).

mercredi 6 mai 2015

Glenrothes 24 ans Cadenhead’s Small Batch, 1990/2015, 55.7%

Continuons à nous intéresser aux derniers embouteillages de chez Cadenhead, voulez-vous ?

Ce Glenrothes-ci est certainement la bouteille ayant eu le plus de succès parmi la 9ème (et dernière en date) vague de Small Batch de chez Cadenhead. Il faut dire que sa couleur ‘’dark sherry’’ très chatoyante est particulièrement attirante. Ceux l’ayant gouté l’ont apprécié, et beaucoup l’ont même acheté sans y avoir posé les lèvres. A mon tour de le goûter et de donner mon avis (vous jugerez vous-même de sa pertinence ;-) ).

Glenrothes 24 ans Cadenhead’s Small Batch, 1990/2015, 55.7%
Glenrothes 24 ans Cadenhead’s Small Batch, 1990 / 2015, Sherry Butts, 55.7%, 966 bouteilles
  • Nez : Houla houla houla, ça envoie directement du lourd ! Un nez hyper sherry ! Cuir, tabac, fruits noirs (prune, cassis, myrtilles), raisins secs, cassonade coulante, pain d’épices, chocolat noir à l’orange… Tout y est ! C’est riche, puissant, prenant. Un nez comme j’affectionne particulièrement.
  • Bouche : Dans la lignée du nez. Fruits secs, fruits confits, fruits noirs, des épices en veux-tu en voilà, de la coque de noisette, du chocolat, du thé noir, des pointes de tabac boisé, du caramel liquide… Une bonne grosse bouche sherry bien coulante et qui accroche.
  • Finale : Longue. Le côté mélasse du sherry persiste à s’accrocher aux parois buccales. Une sécheresse boisée s’attaque au palais, tandis que les épices poivrées picotent aux joues et que le tabac se fait plus présent.
  • Verdict : Evidemment, impossible, en aveugle, de deviner que c’est un Glenrothes. Le sherry, à ce niveau, occulte toutes traces de spécificité qu’une distillerie du Speyside pourrait avoir. Ce whisky aurait aussi pu être un des (très) bons Glendronach, par exemple. Tout ce qui compte dans ce genre de whisky, c’est qu’il soit équilibré et la qualité des claques qu’il envoie. Mission accomplie ici !
  • 91/100.

Sold out chez Massen et Toby Vins, mais peut-être encore disponible (pour environ 140€) auprès des autres ambassades Cadenhead belges (TasTToe, The Single Malt Whisky Shop).

lundi 5 janvier 2015

Deux Glenrothes : 24 ans The Warehouse Collection et 26 ans Anam na h-Alba

Comme j’ai eu l’occasion de pouvoir goûter à mon aise deux nouveaux Glenrothes, autant en parler en même temps. Pas spécialement un face à face, ceci dit ; juste un article commun.

D’un côté, un Glenrothes 24 ans The Warehouse Collection de l’embouteilleur allemand Whisky Warehouse 8 qui propose plusieurs nouveautés par an sans pour autant être très prolifique. Ce Glenrothes a été embouteillé début novembre et vient d’arriver en Belgique. Bien qu’il ne titre ‘’que’’ à 46%, rien ne dit qu’il soit réduit. Aucune info dans un sens comme dans l’autre sur l’étiquette. Par contre, il est tiré à très peu d’exemplaires : seulement 72 bouteilles produites d’un petit fût de format ‘’Octave’’. Le Glenrothes précédent du même embouteilleur m’avait bien plu, si vous vous souvenez.

De l’autre côté, un Glenrothes 26 ans de l’embouteilleur (lui aussi allemand) beaucoup plus prolifique Anam na h-Alba, qui produit de plus en plus régulièrement plusieurs embouteillages d’un coup. Titrant à 53.4%, on peut supposer que celui-ci soit en brut de fût. Mais sa production est elle aussi très limitée : seulement 92 bouteilles.

(photo Whisky Warehouse 8)
(photo Whisky Warehouse 8)
Glenrothes 24 ans Whisky Warehouse 8, 05.06.1990 / 11.11.2014, Ex Bourbon Octave W8B01-1, 46%, 72 bouteilles
  • Nez : Bien présent, ce nez comprend pas mal de choses : vanille, miel, raisin blanc, pomme verte, sirop de citron. Derrière tout ça, des volutes de gingembre grillé qui tranchent avec le melting pot fruité.
  • Bouche : Si ce whisky est réduit, cela ne se goûte pas. La bouche est dominée par les fruits jaunes vanillés. Sorti de là, il n’y a pas grand-chose. Très monolithique, mais agréable et facilement buvable.
  • Finale : Très courte. Les fruits meurent rapidement, ne laissant qu’une faible sécheresse boisée qui perdure un peu plus longtemps.
  • Verdict : Un Speysider typique en fût de bourbon sur les fruits, facile d’accès mais standard. Je trouve qu’il fait plus jeune que son âge.
  • 83/100.
(photo Anam na h-Alba)
(photo Anam na h-Alba)
Glenrothes 26 ans Anam na h-Alba, 1988 / 2014, Bourbon Cask, 53.4%, 92 bouteilles
  • Nez : A fond sur la vanille citronnée. Quelques fleurs blanches d’arbre au printemps. De la poire compotée apparaît un peu après.
  • Bouche : Très ronde et facile. De la confiture d’agrumes acidulée. De la poussière de fruits secs remonte dans le nez. Le tout enrobé de miel vanillé.
  • Finale : Des épices amères se mélangent à l’acidité agrumique. Ça pique un peu à la gorge.
  • Verdict : Ici aussi, un Speysider assez typique. Néanmoins bien fait et agréable, facile.
  • 85/100.

Ces deux bouteilles sont disponibles depuis peu chez Dram 242, pour 107€ pour le 24 ans Whisky Warehouse 8 et 95€ pour le 26 ans Anam na h-Alba. Oui je sais, il est bizarre que le plus vieux et le brut de fût soit moins cher que le plus jeune (peut-être) réduit ; mais telle est la réalité des choses.

vendredi 14 novembre 2014

Glenrothes 18 ans The Warehouse Collection, 1996/2014, 56.1%

The Whisky Warehouse N°8 est un embouteilleur indépendant allemand assez productif, même si il est peu connu en Belgique. Il est vrai qu’il n’est pas particulièrement diffusé chez nous, seulement deux boutiques belges proposent ses produits. Non seulement The Whisky Warehouse N°8 propose pas mal de single malts, mais aussi beaucoup de rhums (pour ceux que ça intéresse). Autre particularité de cet embouteilleur, il propose la plupart de ses embouteillages non seulement sous le format standard de 70cl, mais aussi en format de 20cl. Et c’est une très bonne idée (haaa, si tous les embouteilleurs pouvaient faire de même…) car bien souvent 20cl sont amplement suffisants, et ça fait franchement moins mal au portefeuille !

Ce Glenrothes est une de ses dernières nouveautés, et il est bien évidemment encore disponible. Il y a un an je vous parlais d’un Glenrothes âgé de 25 ans, embouteillé par The Nectar, qui m’avait beaucoup plus (et qui est encore disponible chez Massen, d’ailleurs). Celui-ci est-il du même acabit ?

Glenrothes 18 ans The Warehouse Collection, 1996/2014, 56.1%
Glenrothes 18 ans The Warehouse Collection, 07.03.1996 / 16.04.2014, Bourbon Hogshead N°3140, 56.1%, 274 bouteilles.
  • Nez : Un nez très sucré, plein de caramel et de miel. Quand cette odeur sucrée se calme (un peu seulement, car elle reste dominante), du sirop de poire poussiéreuse apparaît, flanqué de raisin blanc liquoreux. Un nez très gourmand qui invite à aller plus loin.
  • Bouche : Vanille, caramel, miel. Un bonbon. Le sirop de poire persiste et signe. Aucune agressivité, c’est un dessert à l’état pur.
  • Finale : Assez courte. Une légère sécheresse boisée sur la langue, et une petite amertume fruitée dans les joues. Le sucré reste un moment, avant de disparaître.
  • Verdict : Très doux, très rond. Une vraie gourmandise. Pas complexe, mais un vrai plaisir dont il faut profiter sans se poser de questions. L’alcool est bien intégré, ça se laisse boire sans se faire prier. Une bonne surprise.
  • 88/100.

Disponible chez Dram 242 et au Chemin des Vignes, pour environ 90€ le format de 70cl. Je n’ai pas d’info précise sur le prix du flacon de 20cl en Belgique, par contre (aux environs de 30€, je crois).

vendredi 1 novembre 2013

Glenrothes 25 ans The Nectar of the Daily Drams, IB, 50.6%

Glenrothes 25 ans The Nectar of the Daily Drams, IB, 50.6%

Ce Glenrothes 25 ans The Nectar of the Daily Drams, 1988/2013, Refill Sherry, 50.6% est une nouveauté de chez The Nectar, ça vient de sortir il y a à peine quelques jours. J'ai eu l'occasion de le goûter lors du whisky festival chez Massen, et ma foi... je ne me suis pas fait prier pour acheter une bouteille; car décidément un seul dram de ce truc ce n'est pas assez !

Nez: Hou que c'est attirant ce machin ! C'est juste un truc énorme sur le miel, les amandes, la crème brûlée, du caramel, quelques zestes d'orange confite.

Bouche: Ici aussi, c'est une explosion bonbonesque. De la pâtisserie, des fruits confits, de la compote de fruits jaunes. Une toute petite pointe de pamplemousse vient contraster avec cette devanture de chez le pâtissier du coin.

Finale: Toujours de la douceur sucrée, et quelques épices corsées et poivrées. Et en plus ça reste longtemps en bouche; mais on a envie d'écourter pour boire la gorgée suivante.

Verdict: Ça doit être un whisky créé par John waters ! Tout en excès, vulgaire, c'est quasi honteux d'aimer, tout est overtrop ! Comme une prostituée trop maquillée, trop parfumée, et trop courte vêtue. Mais ça attire l’œil. Idem pour ce whisky, c'est excessif mais ça fonctionne. Aucune complexité, aucune subtilité, ça envoie juste du plaisir à l'état pur à apprécier sur le moment. Ça se laisse boire comme pour rien, sans s'en rendre compte la bouteille descend à vitesse grand V. Hips !

89/100 (pour le plaisir brut procuré)

Environ 115€ chez Massen, et ça va arriver ces jours-ci dans toutes les bonnes boutiques revendant les produits The Nectar. Miam, je retourne m’en servir un dram, là-dessus !