Springbank,
c'est bien évidemment de très bons embouteillages officiels; la
réputation de la distillerie n'est en rien galvaudée. Et les
produits qui sortent ces derniers temps continuent d'être
globalement d'un très bon niveau, contrairement à certaines autres
distilleries qui vivent sur leur réputation passée (non non, je ne
citerai pas de noms ;-) ).
Mais
il existe aussi des embouteillages indépendants de Springbank, même
si il est vrai qu'ils sont souvent occultés par leur prix fort peu
attractif par rapport aux embouteillages officiels d'âge équivalent
(un criant
exemple étant le dernier Springbank 18ans The Cooper's Choice en date) ; embouteillages
officiels déjà onéreux eux-mêmes (succès et qualité obligent).
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| (Photo Facebook / Michael) |
Il y a un an presque
tout pile, Archives (l'embouteilleur hollandais, dont le
patron est aussi le patron de la boutique Whiskybase de Rotterdam et
le fondateur du site participatif du même nom) sortait deux
embouteillages Springbank issus de sister casks, tous deux des fûts
de Bourbon, tous deux distillés et embouteillés les mêmes jours,
et tous deux en brut de fût. Deux frères jumeaux sur papier, en
somme. Et deux candidats idéaux pour un face à face :-)
Comme d'habitude dans
mes face à face, ces deux whiskies ont été goûtés au même
moment.
Springbank
25.10.1996 / 03.03.2016 Archives, 19 ans, Refill Bourbon Hogshead
551, 54.9%, 239 bouteilles
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| (Photo Whiskybase) |
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Nez:
Très, très, trèèèèès austère. Un mini fruité blanc d'abord,
puis une chape d'austérité qui s'abat sur ce nez. Du calcaire, du
minéral, du pétrifié. Revient ensuite un peu de fruité citronné
séché.
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Bouche:
Du fruit acidulé, de la liqueur de citron, des épices piquantes.
De la fumée minérale grandit à l'arrière. La puissance devient
de plus en plus importante quand on garde une lichette en bouche.
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Finale:
Boom ! L'austérité désertique revient en force. Du bois pétrifié,
de la pierre polie, et des vagues interminables de fumée sèche
tourbillonnante.
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Verdict:
Mais waaaa quoi ! C'est du TRÈS grand Springbank. La quintessence
de la rusticité que j'aime tant chez cette distillerie.
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92/100.
Springbank
25.10.1996 / 03.03.2016 Archives, 19 ans, Refill Bourbon Hogshead
550, 56.4%, 284 bouteilles
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| (Photo Whiskybase) |
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Nez: Très
proche du nez du fût 551, aussi fort austère et minéral, mais
aussi plus frais. Un brin de marmelade de citron et de fougère
fraîche.
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Bouche:
Du citron et de la pomme en compote et en confiture; ça oscille
entre le sucré gourmand et l'acidulé astringent. Du calcaire
poisseux et de la chaux en poudre essaient de lutter face au fruit,
mais ont du mal à s'imposer.
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Finale:
Du calcaire sec reste un moment, accompagné de pelure de citron
racornie. Du pétrifié, sans assécher.
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Verdict:
Moins ultra austère que le fût 551, plus fruité dans son
ensemble. Mais la rusticité est elle aussi au rendez-vous, c'est
bien fort bon cette affaire aussi.
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90/100.
Sold out rapidement
chez Whiskybase, le prix originel de ces deux Springbank était de
160€ (chacun hein, pas les deux ensemble ;-) ). Et j'avais trouvé
ça cher, déjà à l'époque; et je n'en avais pas achetée (surtout
en aveugle). Je me donnerais bien des baffes, avec du recul. Si
j'avais pu les goûter à l'époque, sans nul doute que j'aurais
sauté sur le fût 551 (même si 160€ reste généralement au-delà de mes limites
personnelles pour un whisky de 19 ans d'âge).