Affichage des articles dont le libellé est 19 ans. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 19 ans. Afficher tous les articles

jeudi 18 mai 2017

Glen Scotia 19 ans Kintra, 1992/2011, 51.8%

Parfois, pour coller à un thème sur le Blog, je ressors des vieilles notes de dégustation qui n'ont jamais été publiées ici.
C'est le cas pour ce Glen Scotia, puisque nous sommes toujours dans le thème "Campbeltown".

Ce Glen Scotia a été embouteillé fin 2011 par Kintra, l'embouteilleur néerlandais. Il a passé 19 ans dans un fût de Sherry, et ça se voit à sa couleur.

Par contre seulement 119 bouteilles ont été produites par Kintra, alors que la capacité du fût (un Butt) fait présumer qu'il y avait beaucoup plus que 85 litres litre dedans. Un split cask ? Ou le reste du fût serait-il encore en train de dormir dans le fond d'un entrepôt ? Mystère.


Glen Scotia 19 ans Kintra, 03.1992 / 11.2011, Sherry Butt n°5, 51.8%, 119 bouteilles


 

  • Nez: Quel nez ! Énorme ! Une puissante senteur de sherry monster qui embaume la pièce entière dès ouverture de la bouteille / versement du breuvage dans le verre. Un nez énormément attirant qui met en appétit. Du bois, des fruits secs, du vin cuit, une pointe de chocolat noir.
  • Bouche: D'entrée très marquée sur le sherry, sirupeuse. Un peu de fumée, des fruits secs et cuits. Et beaucoup de vieux bois sec et brûlé. Bouche très capiteuse qui tapisse puissamment la bouche.
  • Finale: Interminable d'abord sur les fruits secs, puis sur le bois sec. Celui-ci s'installe pour ne plus partir, et assèche la bouche (peut-être un peu trop).
  • Verdict: Un profil rugueux, rustique, rude; difficile à aborder. Il faut revenir dessus à plusieurs reprises pour appréhender ce bestiau sauvage; mais ce whisky est un réel plaisir gustatif une fois dompté.
  • 91/100 (94/100 pour le nez qui est carrément énorme; 89/100 pour la bouche et la finale qui sont un poil cheval sauvage).



Sold out depuis longtemps, son prix originel se situait aux environs des 90 euros si ma mémoire ne me fait pas défaut.

mardi 9 mai 2017

Face à Face : deux Springbank 1996 / 2016 (19 ans) Archives

Springbank, c'est bien évidemment de très bons embouteillages officiels; la réputation de la distillerie n'est en rien galvaudée. Et les produits qui sortent ces derniers temps continuent d'être globalement d'un très bon niveau, contrairement à certaines autres distilleries qui vivent sur leur réputation passée (non non, je ne citerai pas de noms ;-) ).

Mais il existe aussi des embouteillages indépendants de Springbank, même si il est vrai qu'ils sont souvent occultés par leur prix fort peu attractif par rapport aux embouteillages officiels d'âge équivalent (un criant exemple étant le dernier Springbank 18ans The Cooper's Choice en date) ; embouteillages officiels déjà onéreux eux-mêmes (succès et qualité obligent).

(Photo Facebook / Michael)

Il y a un an presque tout pile, Archives (l'embouteilleur hollandais, dont le patron est aussi le patron de la boutique Whiskybase de Rotterdam et le fondateur du site participatif du même nom) sortait deux embouteillages Springbank issus de sister casks, tous deux des fûts de Bourbon, tous deux distillés et embouteillés les mêmes jours, et tous deux en brut de fût. Deux frères jumeaux sur papier, en somme. Et deux candidats idéaux pour un face à face :-)

Comme d'habitude dans mes face à face, ces deux whiskies ont été goûtés au même moment.


Springbank 25.10.1996 / 03.03.2016 Archives, 19 ans, Refill Bourbon Hogshead 551, 54.9%, 239 bouteilles


(Photo Whiskybase)


  • Nez: Très, très, trèèèèès austère. Un mini fruité blanc d'abord, puis une chape d'austérité qui s'abat sur ce nez. Du calcaire, du minéral, du pétrifié. Revient ensuite un peu de fruité citronné séché.
  • Bouche: Du fruit acidulé, de la liqueur de citron, des épices piquantes. De la fumée minérale grandit à l'arrière. La puissance devient de plus en plus importante quand on garde une lichette en bouche.
  • Finale: Boom ! L'austérité désertique revient en force. Du bois pétrifié, de la pierre polie, et des vagues interminables de fumée sèche tourbillonnante.
  • Verdict: Mais waaaa quoi ! C'est du TRÈS grand Springbank. La quintessence de la rusticité que j'aime tant chez cette distillerie.
  • 92/100.










Springbank 25.10.1996 / 03.03.2016 Archives, 19 ans, Refill Bourbon Hogshead 550, 56.4%, 284 bouteilles


(Photo Whiskybase)

  

  • Nez: Très proche du nez du fût 551, aussi fort austère et minéral, mais aussi plus frais. Un brin de marmelade de citron et de fougère fraîche.
  • Bouche: Du citron et de la pomme en compote et en confiture; ça oscille entre le sucré gourmand et l'acidulé astringent. Du calcaire poisseux et de la chaux en poudre essaient de lutter face au fruit, mais ont du mal à s'imposer.
  • Finale: Du calcaire sec reste un moment, accompagné de pelure de citron racornie. Du pétrifié, sans assécher.
  • Verdict: Moins ultra austère que le fût 551, plus fruité dans son ensemble. Mais la rusticité est elle aussi au rendez-vous, c'est bien fort bon cette affaire aussi.
  • 90/100.








Sold out rapidement chez Whiskybase, le prix originel de ces deux Springbank était de 160€ (chacun hein, pas les deux ensemble ;-) ). Et j'avais trouvé ça cher, déjà à l'époque; et je n'en avais pas achetée (surtout en aveugle). Je me donnerais bien des baffes, avec du recul. Si j'avais pu les goûter à l'époque, sans nul doute que j'aurais sauté sur le fût 551 (même si 160€ reste généralement au-delà de mes limites personnelles pour un whisky de 19 ans d'âge).

lundi 6 mars 2017

Arran 19 ans Cadenhead's Small Batch, 1997/2016, 52.4%

Après un mois d'abstinence, il est grand temps de me remettre en selle. Il m'a fallu quelques jours pour remettre mes papilles au diapason du whisky. Je ne pensais pas que ce serait aussi flagrant, mais après un mois, elles avaient oublié ce qu'est l'alcool fort; même un petit whisky à 43% arrachait sa race !

Mais tout cela n'est plus qu'un mauvais souvenir maintenant, tout est rentré dans l'ordre. Et pour redémarrer sur le Blog, rien de tel qu'un whisky proposé par Cadenhead.
Arran 19 ans Cadenhead's Small Batch, 1997/2016, 52.4%
Cet Arran a été embouteillé fin 2016 et fait partie de la première vague internationale (composée des embouteillages Small Batch et Single Cask, disponibles via les distributeurs nationaux et pas seulement aux boutiques exclusives Cadenhead) de 2017.
Chose particulière, il est un assemblage de deux fûts (jusque là rien d'extraordinaire, car c'est souvent le cas pour les Small Batch), mais de types différents: 1 de Bourbon, et 1 de Sherry; ce qui devrait apporter un oeil neuf sur Arran qui propose souvent des embouteillages soit de Bourbon, soit de Sherry.

Allez go...

Arran 19 ans Cadenhead's Small Batch, 1997 / 2016, 1 Bourbon Hogshead + 1 Sherry Hogshead, 52.4%, 486 bouteilles


  • Nez: Frais, fruité, boisé, et sec en même temps. Beaucoup de bois vert, résineux. Du raisin blanc confit. Une légère fumée boisée. La sécheresse végétale grandit avec le temps.
  • Bouche: Du raisin acidulé, un soupçon de vanille, une poignée d'épices piquantes. De la pomme apparaît, accompagnée de bois sec amer. Des notes sucrées grandissent sur le temps.
  • Finale: L'alcool se fait plus présent. Le bois assèche la bouche, laissant de la poussière derrière lui. Les épices perdurent.
  • Verdict: Dans cet Arran-ci, c'est le bois qui domine du début à la fin. D'abord vert et frais, il se fait de plus en plus sec et poussiéreux. Le fruité typique d'Arran se voit donc relégué (un peu trop) à l'arrière plan.
  • 84/100.
Arrivé en janvier en Belgique, il devrait encore être disponible (pour une centaine d'euros) auprès des ambassades Cadenhead du royaume.

mardi 3 janvier 2017

Glenrothes 19 ans Claxton's, 1997/2016, Sherry Butt, 53.7%

Comme je l'écrivais récemment, en hiver on aime généralement se réchauffer au coin du feu en sirotant un bon whisky soit tourbé, soit en fût de Sherry.

Continuons donc sur des whiskies d'hiver, voulez-vous (surtout que le froid et la neige ont enfin débarqué dans nos contrées) ?

 

Je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises du jeune l'embouteilleur Claxton's; je ne vais donc pas revenir dessus.

 

Et à propos de Glenrothes, parfois ça déchire en fût de Sherry. Je me souviens particulièrement d'un 24 ans de chez Cadenhead qui était tout bonnement superbe. Celui-ci pourrait-il l'égaler ?

Glenrothes 19 ans Claxton’s, 28.04.1997 / 2016, Sherry Butt 1610-7154, 53.7%, 669 bouteilles

  • Nez : Du gros « Sherry Monster ». Du caramel brûlé, du moka, de la prune noire, des épices de Noël. Puissant, gourmand, enivrant. Typique, mais d’entrée ça envoie du bon.
  • Bouche : Douce et accessible. Du bois caramélisé, des épices de Noël, du tabac, des fruits noirs, de l’orangette. Les épices picotent la langue. Une belle gourmandise boisée et sucrée.
  • Finale : Moyenne. Du bois sec, un trait de balsamique, du chocolat noir. Une fraîcheur de bois vert au fond de la bouche, et de la pelure de raison noir autour de la langue.
  • Verdict : Un trèèès bon Sherry Monster, pas trop sec, bien gourmand, équilibré. Il me rappelle les bons Glendronach en Oloroso. Les amoureux du genre adoreront. Le nez est tout bonnement extraordinaire.
  • 91/100.

Disponible en théorie chez Anverness (pour un prix qui m'est inconnu) ou sur internet pour un prix variant de 110 à 130€. Il sera peut-être disponible au Chemin des Vignes dans un futur plus ou moins proche (mais aucune idée ni d'une éventuelle échéance, ni du tarif).

lundi 12 décembre 2016

Clynelish 1996/2016 Signatory Vintage pour 3 boutiques flamandes, 19 ans, 50.9%

Si vous allez jeter un œil à mes notes de dégustation de la plupart des derniers whiskies de chez Signatory Vintage, vous constaterez qu'ils ont été embouteillés pour une ou plusieurs boutiques belges. Au moins une fois par an, The Nectar part en délégation à Pitlochry avec quasi un car de cavistes, pour que ceux-ci puissent sélectionner un ou plusieurs fûts à faire embouteiller pour leur enseigne. Ce Clynelish-ci est donc à mettre dans la brouette d'embouteillages Signatory Vintage exclusifs pour la Belgique sortis en 2016. Et il y en a eu un sacré paquet.

De façon plus précise, ce fût de Clynelish a été sélectionné par The Bonding Dram (un web shop belge), Single Malt Whisky Shop (dont j'ai déjà parlé), et Prima Vinum (que je ne connaissais pas).

 

Quoi qu'il en soit, je suis rarement déçu par Clynelish, la qualité étant globalement presque toujours au rendez-vous. Celui-ci va-t-il confirmer cet état de fait ?

Clynelish 27.06.1996 / 21.04.2016 Signatory Vintage pour The Bonding Dram, Single Malt Whisky Shop & Prima Vinum, 19 ans, Hogshead 6406, 50.9%, 269 bouteilles

  • Nez: Un mélange de pomme verte, de citron pressé, de fumée iodée, et de cire d'abeille. Du raisin blanc au miel s'invite bien vite à la fête. Un nez typique, mais ma foi fort avenant.
  • Bouche: Le fruité mielleux prend le dessus. Du raisin, de la pomme, et du citron; le tout enrobé de sirop sucré. Une pincée de sel virevolte de ci de là de façon constante. Un soupçon de vernis pour meuble après un moment.
  • Finale: Les épices picotantes grandissent, en même temps que la vague saline. Les fruits s'estompent, tout en laissant une menue sécheresse fruitée derrière eux.
  • Verdict: C'est assez rare de croiser un mauvais Clynelish, il me semble. Et ce n'est pas encore cette fois-ci que je vais pouvoir écrire "beurk". Cette sélection est un fort bon Clynelish, très typique de la distillerie. Aucune (mauvaise) surprise, la qualité est au rendez-vous.
  • 88/100.

Disponible pour 90€ chez The Bonding Dram (web shop), Single Malt Whisky Shop (Zammel), et Prima Vinum (Lommel).

jeudi 29 septembre 2016

Arran 19 ans Specially selected by and bottled for 10 year The Nectar, 1996/2016, 50.8% (OB)

Pour ses 10 ans, The Nectar sort une triclée d’embouteillages tout au long de l'année. Il y a déjà eu une série de bouteilles The Nectar of the Daily Drams vers avril, un Caol Ila et un Glen Grant Cadenhead, un Springbank 21 ans, du Teeling, et j'en oublie certainement. Et cet Arran-ci, sorti avant les vacances d'été, qui est un single cask en fût de Sherry.

Sans nul doute que d'autres embouteillages anniversaire arriveront pour le Spirits in the Sky (le festival organisé par The Nectar), début novembre.

Arran 19 ans Specially selected by and bottled for 10 year The Nectar, 1996/2016, 50.8% (OB)

Concernant l'Arran qui nous occupe aujourd'hui, j'ai tendance à faire le lien avec le précédent sélectionné par The Nectar, sorti fin 2015, lui aussi en fût de Sherry, et que j'avais trouvé très bon. Je ne devrais peut-être pas, puisqu'un whisky n'est pas l'autre, mais leur pedigree respectif sont néanmoins très proches l'un de l'autre.

Arran 19 ans Specially selected by and bottled for 10 year The Nectar, 1996/2016, 50.8% (OB)
Arran 19 ans Specially selected by and bottled for 10 year The Nectar, 22.05.1996 / 06.05.2016, Sherry Hogshead 368, 50.8%, 317 bouteilles (OB)
  • Nez: Du raisin de Corinthe, du caramel liquide, de l'orangette, une très fine fumée de noisette. Des épices de Noël se développent, accompagnée de praline au chocolat au lait. Un beau nez, bien sûr influencé par le Sherry, mais aussi (et surtout) assez atypique et rustique.
  • Bouche: De la cassonade, du caramel, du miel liquide. De l'abricot, de l'orange pressée, quelques épices poivrées. Une pointe de thé noir, du cassis, et de la noix.
  • Finale: Du bois sec s'impose et supplante ce que la bouche avait apporté, qui se voit balayée d'un coup. Ce changement est abrupt et inattendu. Passé ce boisé, une vaguelette mentholée rafraîchit le palais, et quelques épices douces résiduelles apparaissent.
  • Verdict: Au lieu d'aller crescendo, cet Arran a plutôt tendance à piquer de l'avant en cours de dram. Démarrant par un superbe nez, on passe à une bouche classique (pour ce genre de whisky), pour finir par un boisé trop présent. Même si l'ensemble forme un Arran de bonne facture (comme d'habitude chez Arran, aurais-je envie de dire), je reste un peu sur ma faim.
  • 87/100.

Disponible chez les cavistes belges et luxembourgeois revendant de l'Arran, pour environ 110€.

samedi 16 juillet 2016

Arran 19 ans Cadenhead's Sherry Cask, Fino Sherry, 1996/2016, 54%

Vous reprendrez bien une petite dose de Cadenhead ? Je sais, "ça faisait longtemps, tiens !". C'est pas à mon âge que je vais m'améliorer, savez-vous...

Aujourd'hui, de l'Arran. Une distillerie que j'apprécie beaucoup, de par sa qualité globale de haut niveau.

Aujourd'hui, un whisky en fût de Fino Sherry. Ha, là, ça sort des sentiers battus, quand même ! Un whisky en Fino Sherry, ce n'est pas légion; et encore moins en Arran (je n'en n'ai encore jamais croisé, je pense).

Parlons du Fino Sherry... qui est un Sherry très sec, et de couleur claire (vin blanc). Le résultat final appliqué à du whisky peut s'avérer très aléatoire, c'est peut être pour ça que ce genre de Sherry n'est pas souvent utilisé.

Pourtant, le début de mon intérêt dans des whiskies maturés en Fino Sherry a commencé quand je me suis pris une méga claque en goûtant un Lochside maturé dans ce genre de fût (Oui, celui dont j'ai parlé dans mon précédent article). Depuis, j'essaie quand je peux de goûter d'autres whiskies en Fino Sherry, dans l'espoir d'en trouver un qui s'en rapprocherait un tantinet. Espoir peut-être vain, qui sait ?

Arran 19 ans Cadenhead's Sherry Cask, Fino Sherry, 1996/2016, 54%

Cet Arran-ci, âgé de 19 ans, est en tout cas très chatoyant à l’œil: il est d'un couleur or éclatant, c'est assez frappant. Mais quid au nez et en bouche ?

Arran 19 ans Cadenhead's Sherry Cask, Fino Sherry, 1996/2016, 54%
Arran 19 ans Cadenhead's Sherry Cask, Fino Sherry, 1996 / 04.2016, 54%, 258 bouteilles
  • Nez: Du raisin blanc tirant sur le vin (lui aussi blanc, en toute logique). De la pomme jaune bien mûre, de l'abricot, quelques gouttes de citron. Et derrière tout ça, un sucré tapi dans l'ombre, prêt à bondir et à se révéler. Après une longue aération, du miel de fleur de pommier montre le bout du nez.
  • Bouche: Très liquoreuse, du sirop de pomme jaune fort sucré. Une pointe d'acidité vineuse. La texture est huileuse et tapisse la bouche. Celle-ci est très unidirectionnelle et monolithique, mais cette texture la rend savoureuse.
  • Finale: Moyenne. Quelques pincées d'épices douces saupoudrées sur du raisin blanc et de la pomme, qui tous deux s'éloignent lentement. Une fois les fruits éteints, un chatouillis citrique titille le bout de la langue.
  • Verdict: En théorie, l'alliance pomme / citron / acidulé devrait me rebuter (et cela devrait aussi vous mettre la puce à l'oreille si vous lisez régulièrement mes notes). Mais ajoutez cette couche de sirop sucré qui contrebalance l'acidulé, et cette texture très couvrante en bouche; hé bien ma foi ça fonctionne pas mal du tout. Par contre un seul dram me suffit sur une soirée. Mention pour la couleur, qui est d'un superbe doré éclatant.
  • 88/100.

Disponible pour 85€ à la boutique Cadenhead de Cologne (aux autres boutiques Cadenhead aussi d'ailleurs, si vous êtes en goguette près de l'une d'elles).

mardi 14 juin 2016

Heaven Hill 19 ans Cadenhead's World Whiskies, 57.7%

Après une paire de whiskies de grain (cfr les Invergordon de fin mai), je vous propose un Bourbon. Un vrai de vrai, distillé aux USA, chez Heaven Hill (oui oui, la distillerie qui fournit les fûts à la distillerie belge The Belgian Owl). Mais dont le fût a vieilli en Écosse depuis 1999, dans les entrepôts de l'embouteilleur Cadenhead.

"Quel est le lien entre le whisky de grain et le Bourbon ?", me demanderez-vous. Hé bien aucun, de fait ! Sauf peut-être quelques liens communs au point de vue profil gustatif; parfois le whisky de grain peut faire penser à un Bourbon, et vice-versa.

Heaven Hill 19 ans Cadenhead's World Whiskies, 57.7%

Cette parenthèse (assez foireuse, je vous l'accorde) refermée, revenons à ce Heaven Hill.

En 2014, Cadenhead en avait sorti un autre, de 17 ans d'âge, qui avait été très très bien accueilli; tous les retours en furent positif. Tant et si bien qu'il a été sold out rapidement. Rebelote en ce début 2016, avec un 19 ans d'âge cette fois-ci. Et, sans surprise, il a été sold out avant même d'arriver dans les boutiques Cadenhead.

Je n'ai pas eu l'occasion de goûter son petit frère de 17 ans. Mais celui-ci, qu'en pense-je ?

Heaven Hill 19 ans Cadenhead's World Whiskies, 57.7%
Heaven Hill 19 ans Cadenhead's World Whiskies, embouteillé en 02.2016, Bourbon Barrel, 57.7%, 150 bouteilles
  • Nez: De la noisette grillée, des épices douces caramélisées, de l'amande vanillée, quelques raisins secs liquoreux. Une légère fumée de coque de noisette toréfiée en début de nez, qui s'estompe avec l'aération. Un nez gourmand, et aussi très fin. Après une longue aération, de fugaces volutes végétales mentholées apparaissent.
  • Bouche: Elle contraste avec le nez, car en bouche, ça dépote sévère ! L'alcool est très présent. Des notes chimiques (Colle ? Solvant ? Difficile à définir) remontent dans le nez. Le côté industriel prend petit à petit le pas sur le reste, et je me surprends à ne plus m'arrêter que sur lui.
  • Finale: Les fruits à coque (noisette et amande) reviennent en trombe, trempées dans ces notes chimiques / industrielles qui dominent la bouche.
  • Verdict: Autant le nez est enchanteur, autant la bouche tranche et envoie du synthétique, quasi industriel, dans les papilles. Où alors c'est juste moi qui suis à côté de la plaque ? Passerais-je complètement à côté de ce bourbon ? Possible, mais en tout cas j'attendais autre chose; quelque chose de plus vanillé et moins industriel.
  • 85/100 (c'est surtout le nez qui remonte ma cote personnelle).

Sold out (en Allemagne en tout cas) avant même que les boutiques Cadenhead ne soient approvisionnées, son prix de vente originel était d'environ 125€.

mercredi 18 mai 2016

Springbank 19 ans casQueteers / Lads of Lobland, 1996/2016, 53.6%

CasQueteers est un collectif hollandais, créé en 2011, qui permet de devenir copropriétaire d'un ou de plusieurs fûts et, à terme, de voir son fût embouteillé et de recevoir les bouteilles correspondant à sa part.
Là j'ai essayé d'être clair et concis en une seule phrase, mais je ne suis pas sûr d'y être arrivé....
Je recommence alors, en détails cette fois.
CasQueteers propose, de façon régulière, des fûts à la vente. Chaque fût est divisé en plusieurs parts (généralement de 25 à 80, en fonction de la taille et de l'attrait du fût). N'importe qui peut acheter une ou plusieurs parts du fût, et en devient alors copropriétaire avec d'autres personnes ayant acheté des parts.
Après X temps (ce qui peut prendre des années; les derniers fûts proposés étant de jeunes distillats, destinés à être embouteillés à priori dans pas mal de temps), le fût sera embouteillé et chaque copropriétaire recevra ses bouteilles correspondant à sa part de fût.
L'origine des fûts est bien évidemment très diverse. Brokers, distilleries, embouteilleurs, etc... Apparemment les responsables des achats chez casQueteers ont des bonnes entrées où il faut pour dégoter des fûts. Il y en a d'ailleurs actuellement 12 dont il reste des parts à acquérir (si le cœur vous en dit), alors qu'environ 55 sont sold out mais pas encore embouteillés !
Parlons des embouteillages passés, d'ailleurs... "Seulement" cinq depuis 2011, mais pas des moindres. Un Bunnahabhain 1986 de chez Duncan Taylor en 2012. Un Littlemill 1989, en collaboration avec Archives, en 2014. Deux Clynelish 1997 en 2015 (les premiers embouteillages sous leur propre label), et enfin un Springbank 1996 en 2016.
Ce dernier d'ailleurs le Springbank dont je vous parle aujourd'hui.


Springbank 19 ans casQueteers / Lads of Lobland, 1996/2016, 53.6%

Il est toujours difficile de connaître l'origine d'un fût embouteillé par un indépendant. Néanmoins, récemment (et quasiment au même moment, même), Archives a embouteillé un Springbank 1996 en fût de Sherry, sister cask (n°106) de celui de casQueteers (qui porte le n°107). On peut donc supposer que casQueteers a eu son fût via Archives, ou vice versa.
Néanmoins, le fût n'a pas totalement été embouteillé par et pour les casQueteers. Un whiskyclub belge, les Lads of Lobland, en a fait embouteiller 50 exemplaires à ses couleurs. Personnellement, je préfère de loin l'étiquette très bande dessinée du club belge à celle des casQueteers, d'ailleurs.
Le sample dégusté vient d'une bouteille casQueteers, tandis que j'ai réussi à me procurer une bouteille Lads of Lobland. Je suppose néanmoins que la note de dégustation peut s'appliquer aux deux embouteillages.



Springbank 19 ans casQueteers / Lads of Lobland, 17.05.1996 / 03.2016, Fresh Sherry Hogshead n°107, 53.6%, 160 bouteilles (casQueteers) / 50 bouteilles (Lads of Lobland)

    Springbank 19 ans casQueteers / Lads of Lobland, 1996/2016, 53.6%
  • Nez: Très imprégné par le Sherry. De la poussière de café, du bois noble, des épices douces, de la cassonade caramélisée, de la prune noire, pas mal de noisette, et même une pointe de tabac. Après une longue aération, une fumée de fruit à coque se développe, sans toutefois devenir dominante.
  • Bouche: Très sucrée, limite mélassée même. Du bois caramélisé d'abord, puis quelques épices piquantes. Du chocolat noir, du raisin sec et confit, du tabac noir. Une friandise chocolatée bien goûtue.
  • Finale: Longue. Une vague de fumée sèche à la cassonade brune foncée remonte dans le nez. Une très fugace amertume fruitée passe, avant de vite s'éteindre. Le sirop de cassonade perdure un moment.
  • Verdict: Un fût de Sherry "de Noël". Gourmand, épicé, sucré. Le boisé est minimal, ce qui est loin d'être un défaut. Si intrinsèquement c'est un très bon whisky (gourmand, équilibré, agréable, et avec l'alcool qui n'agresse à aucun moment) en fût de Sherry, je regrette néanmoins que cette couche de Sherry ne recouvre trop le caractère Springbank qui peine à se dévoiler même après 1/2 heure d'aération.
  • 88/100.


Sold out bien évidemment (Springbank, ça a toujours du succès). La version casQueteers l'a été bien avant l'embouteillage, puisque le fût avait été divisé en 80 parts (2 bouteilles par part). Le prix pour ceux qui ont eu la chance d'avoir une part de ce fût était équivalent à 115€ la bouteille. La version Lads of Lobland a elle aussi été sold out en un éclair, le prix était de 145€ par bouteille.


samedi 19 décembre 2015

Mortlach 1996/2015 Cooper's Choice, 19 ans, 53.5%

Goûter un Mortlach, c'est un peu comme ouvrir un Kinder Surprise: on ne sait jamais ce qu'on va y trouver; parfois on a une belle surprise, et parfois une toute pourrie. C'est comme ça que j'aborde Mortlach, en tout cas.
J'en ai déjà croisé des terribles (dans le bon sens du terme), et des horribles (dans son sens premier ;-) ).
Personnellement, ce qui m'attire chez Mortlach c'est son côté "dirty" (un peu sale et crasseux), qui peut se décliner sur des notes industrielles, et/ou minérales, et/ou végétales (voire même un peu tout ça à la fois). Et pour un whisky du Speyside, ce côté "dirty", changeant et très variable est justement atypique. Mais il existe aussi des Mortlach très Speyside classiques, sans côté "dirty" du tout, mais qui pour moi n'ont justement pas spécialement d'intérêt.
Et celui-ci, alors ? Hé bien plongeons-y un peu pour voir !



Mortlach 07.1996 / 2015 Cooper's Choice, 19ans, fût de Bourbon n°0279, 53.5%, 330 bouteilles

    Mortlach 1995/2015 Cooper's Choice, 19 ans, 53.5%
  • Nez : Des fruits jaunes confits sont assez dominants, mais au fur et à mesure des senteurs minérales de pierre font leur apparition, flanquées de senteurs végétales fugaces de fougère et d’épine de sapin. Un nez qui demande du temps pour se révéler, mais en étant patient on découvre ces marqueurs rustiques propres à la distillerie.
  • Bouche : Onctueuse et huileuse, et même gourmande et fruitée sur un mélange de pêche et d’abricot juteux. Derrière cette gourmandise se cache toujours cette minéralité de sous-bois, mélange de mousse accrochée à de la pierre, de fougères et d’essence de conifère.
  • Finale : Courte. L’épine de sapin ressurgit d’un coup, accompagnée d’épices exotiques et d’une légère acidité fruitée.
  • Verdict: Le nez est extra, changeant et évolutif. La bouche est elle aussi peu conventionnelle, avec ce mélange de gourmandise fruitée et de sous-bois un peu "crasseux". Personnellement j’aime beaucoup ce genre de profil chez Mortlach. Surtout quand, en plus, l’alcool est bien intégré. C’est néanmoins un whisky qui n’est pas facile d’accès et qui demande du temps.
  • 89/100 (très proche de 90).

Disponible au Chemin des Vignes (Bruxelles) pour ±135 euros.

lundi 14 décembre 2015

Clynelish 19 ans Cadenhead's Sherry Cask, 1995/2015, 54.6%

Encore un autre Clynelish (oui je sais, j'aime beaucoup cette distillerie. Pas autant que Littlemill, mais beaucoup quand même). Et encore en fût de Sherry.

Mais celui-ci a été embouteillé tout récemment par... Cadenhead. Bah oui, ça faisait longtemps que j'en n'avais pas parlé, tiens... Et logiquement il me fait penser à * roulements de tambours * mon précieux bien évidemment ! Même embouteilleur, même gamme, même étiquette, tous les deux en fût de Sherry, 1 an de différence. Sur papier, il est fort probable qu'ils soient très proches.

Mais il pourrait aussi être très proche du Clynelish noté dans l'article précédent du Blog, puisque tous deux distillés et embouteillés les mêmes années.

Ou alors ils seront tous les trois complètement différents, qui sait ?? Mais quelle prise de tête, le whisky, quand même...

Bon allez, trève de coupage de cheveu en quatre, penchons-nous sur ce nouveau Clynelish.

Clynelish 19 ans Cadenhead's Sherry Cask, 1995/2015, 54.6%
Clynelish 19 ans Cadenhead's Sherry Cask, 1995 / 11.2015, 54.6%, 492 bouteilles
  • Nez: Très axé sur les fruits secs, raisin noir et abricot surtout. Alcool assez présent, laisser reposer le dram lui fait du bien. Légère fumée sèche de bois, et pas mal d'épices de Noël. Après une courte aération, de la pelure sèche de citron apparaît, apportant une note acidulée.
  • Bouche: Entrée en bouche sucrée, caramélisée. Le raisin sec est toujours bien présent. Une très légère fumée cireuse, et beaucoup d'épices piquantes. Alcool un peu trop présent.
  • Finale: Longue. Le raisin blanc sec caramélisé perdure de longues minutes en bouche. De la pomme acidulée et épicée montre le bout de son nez derrière tout ça.
  • Verdict: Un whisky en fût de Sherry plutôt gourmand, et très épicé par moments. Parfait en période de Noël. L'alcool n'est néanmoins pas assez équilibré à mon goût, une goutte d'eau lui fait globalement le plus grand bien et l'adoucit aussi bien au niveau du nez qu'en bouche.
  • 85/100.

Non disponible en Belgique, mais disponible auprès des boutiques Cadenhead; la plus proche de chez nous étant à Cologne, où ce Clynelish y est vendu au prix de 85€ (ce qui est un prix attractif par rapport à son âge et en fût de Sherry). Mais non ce n'est pas si loin (et en plus le marché de Noël y bat actuellement son plein, une raison de plus d'y aller faire un tour ;-) ) !!

mardi 22 septembre 2015

BenRiach 19 ans Cadenhead's Small Batch, 1996/2015, 47.1%

Second BenRiach indépendant d'affilée, après le Liquid Treasures.

Les BenRiach en embouteillage indépendant ne sont pas légion, et deviendront au fil du temps de plus en plus rares étant donné que Billy Walker (propriétaire de la distillerie depuis 2004) n'a pas pour habitude de vendre des fûts à autrui, préférant les proposer lui même en single cask aux distributeurs / boutiques / marchés. Hé cette fois-ci ho surprise: un Cadenhead ! Alors j'y colle mes lèvres sans me faire prier ;-).

BenRiach 19 ans Cadenhead's Small Batch, 1996/2015, 47.1%
BenRiach 19 ans Cadenhead's Small Batch, 1996 / 2015, 47.1%, 558 bouteilles
  • Nez: Léger et aérien. Et houla, ultra exotique ! Banane bien mûre, mangue, melon jaune. Des gouttes de pamplemousse qui picotent un peu aux narines. Très frais, et gorgé de soleil.
  • Bouche: Dans la continuité du nez. Douce, légère, et très fruitée. Des fruits fraîchement coupés, sucrés et gorgés de soleil. L'exotisme des fruits juteux des îles. Principalement sur la banane, avec des notes mentholées qui se révèlent par moments.
  • Finale: Assez courte. Une astringence amère et fruitée s'installe en bouche. Légère menthe salée en fin de bouche.
  • Verdict: Le nez est réellement extraordinaire et promet monts et merveilles. La bouche est très agréable et facile, même si plus commune. La finale, par contre, s'écrase et me gêne par son amertume appuyée que j'aime moins. Difficile de coter dans ces circonstances, mais il faut quand même bien...
  • 87/100 (c'est surtout le nez qui remonte la cote, face à la finale qui la fait chuter).

Embouteillé en juin dernier, il est en théorie encore disponible auprès des ambassades Cadenhead en Belgique et au Luxembourg (Toby Vins, Massen, TasTToe, Single Malt Whisky Shop, Crombé) ou à la boutique Cadenhead de Cologne pour ±80 euros.

vendredi 11 septembre 2015

Imperial 1995/2015 Signatory Vintage pour deux clubs luxembourgeois, 49%

Si vous regardez la liste des notes de dégustations publiées sur le Blog, vous pourrez constater qu'il n'y a à ce jour encore aucun Imperial. Pourtant c'est une distillerie fermée, ce qui augmente en soi la valeur nominale de ses bouteilles. Mais j'avoue, je n'en suis pas fan. Jusqu'ici il a été très rare qu'un Imperial me procure des frissons, même si il est vrai que je n'en n'ai pas goûté des masses non plus.

Mais si je vous parle de celui-ci aujourd'hui, c'est que... tout arrive ;-)

Cet Imperial-ci, arrivé chez Massen en même temps que les deux Glen Keith dont j'ai précédemment parlé (et embouteillé le même jour qu'eux, aussi par Signatory Vintage), a été sélectionné par deux clubs luxembourgeois: un club de whisky, et un club de passionnés de voitures Morgan.

Imperial 1995/2015 Signatory Vintage pour deux clubs luxembourgeois, 49%
Imperial 19 ans Signatory Vintage The Un-Chillfiltered Collection, 21.08.1995 / 21.07.2015, Sélectionné par Whisky Club Luxembourg et Morgan Club Luxembourg, Hogshead n°50196, 49%, 292 bouteilles
  • Nez: Une empreinte citronnée en avant, avec des fruits blancs (pêche, nectarine) et de la pomme jaune derrière. Après une courte aération, des traces de blé sec. Viennent ensuite des vagues de miel vanillé et sucré. Après une (très) longue aération, se développent des senteurs végétales de fleur de menthe.
  • Bouche: La texture est onctueuse, presque sirupeuse. Surtout sur le sirop de citron, d'ailleurs; flanqué de pincées de gingembre. Du miel coulant déferle ensuite dans la bouche.
  • Finale: Moyenne. De l'écorce de bois se révèle et assèche légèrement la bouche, avant de disparaître par la suite. De la poudre de pelure de citron dans la gorge. Des feuilles de menthe s'incrustent enfin au niveau du palais.
  • Verdict: Cet Imperial-ci me fait réviser ma copie sur cette distillerie: il y a des bons Imperial ! Il est facile, agréable, se laisse boire de bon cœur, est équilibré. Un profil bien fruité, mais aussi bien riche et complexe. Une bonne surprise.
  • 89/100 (le dernier point surtout pour cette sympathique complexité évolutive en cours de dram).

Actuellement disponible chez Massen pour 75€.

lundi 4 mai 2015

Mortlach 19 ans The Whisky Warehouse 8, 1995/2014, 46%

Mortlach est sûrement mieux connu que Glendullan, mais est aussi, je trouve, une distillerie très inégale. On ne sait jamais à quoi s’attendre en goûtant un dram de Mortlach, que ce soit en ce qui concerne le profil, comme de la qualité.

The Whisky Warehouse 8 est un embouteilleur indépendant allemand qui aime bien transférer des parties de fûts dans des plus petits (des Quarter Casks ou des Octaves) pour appliquer des finishes plus ou moins exotiques (et plus ou moins réussis aussi, il faut bien l’avouer).

Bon, vous l’aurez compris, si je parle de ce Mortlach-ci, c’est que je l’ai quand même trouvé intéressant et mérite qu’on s’y attarde.

(photo Dram 242)
(photo Dram 242)
Mortlach 19 ans The Warehouse Collection, 17.04.1995 / 25.11.2014, Ex-Bourbon Finish Octave W8/1208, 46%, 72 bouteilles
  • Nez : Un nez riche et intéressant d’entrée. Des fruits blancs et jaunes légèrement sucrés, mais aussi (et surtout) des notes organiques de champignons des sous-bois. Après aération, du bonbon au citron.
  • Bouche : Douce, onctueuse et liquoreuse, et plutôt monolithique sur les fruits blancs à l’huile d’olive.
  • Finale : Longue et vigoureuse, poivrée, et le retour de ce côté ‘’sous-bois’’ humide (qui personnellement me plaît).
  • Verdict : J’aime le côté ‘’dirty’’ de certains Mortlach. Ici il se décline en sous-bois huilé (pas facile de se l’imaginer, hein ;-) ). L’alcool est aussi bien intégré. Un Mortlach bien fait, avec un nez et une finale clairement un cran au-dessus de la bouche.
  • 87/100.

Disponible chez Dram 242 pour 80€.

mardi 14 avril 2015

BenRiach 1995/2015 pour Premium Spirits, Madeira Hogshead, 54.7% (OB)

Premium Spirits est le distributeur en Belgique des distilleries BenRiach, Balblair Tomatin et Benromach (entre autres). Il sélectionne régulièrement des fûts destinés exclusivement au marché belge, dont celui qui nous occupe aujourd’hui.

Embouteillé en janvier, ce BenRiach âgé de 19 ans a apparemment vécu toute sa maturation dans un ex-fût de vin de Madeire.

BenRiach 1995/2015 pour Premium Spirits, Madeira Hogshead, 54.7% (OB)
BenRiach 1995 / 01.2015 for Premium Spirits, 19 ans, Madeira Hogshead N°5957, 54.7%, 283 bouteilles (OB)
  • Nez : Au nez, il me fait penser à un Virgin Oak, mais avec une couche vineuse par-dessus. Un peu de raisin sec, beaucoup de bois vert, et une fraîcheur résineuse. Après aération, du miel sucré apparaît.
  • Bouche : Du bois de sapin laqué. Une légère sucrosité de fruits secs. Un peu d’acidité vineuse. Deux ou trois rayons de miel font un passage, par moments. J’ai aussi eu l’impression, en cours de dégustation, d’avoir un caramel mou qui fond en bouche.
  • Finale : Moyenne. L’alcool se révèle plus ici, une chaleur rayonne en bouche. Une sécheresse boisée s’installe. Un peu de poussière de fruits secs. Quelques épices piquantes apparaissent.
  • Verdict : Les saveurs sont assez fondues, peu dissociées. Un whisky plaisir, frais et boisé, qui se laisse volontiers siroter.
  • 87/100.

Disponible actuellement pour environ 125€ chez tous les cavistes revendant les produits distribués par Premium Spirits (Massen, La Maison Demiautte, The Single Malt Whisky Shop, etc).

dimanche 18 janvier 2015

Rectificatif : Clynelish 19 ans Riverstown, 1990/2010, 57.1%

Ce Clynelish faisait partie du lineup lors de la dégustation Clynelish chez Toby Vins il y a quelques semaines. Mon avis avait été peu flatteur à son sujet, c’est le moins qu’on puisse dire. Les personnes autour de moi, ce soir-là, étaient d’ailleurs de mon avis : il était très mauvais.

Etonné de mon verdict, le distributeur a enquêté sur cette histoire de mauvais Clynelish, et il s’est avéré que cette bouteille-là avait un défaut, un problème. Pas bouchonnée, non, mais probablement victime d’une erreur de lavage de bouteille avant remplissage, ce qui avait donné ce côté industriel que j’avais décrit. Il est honnête et de bonne guerre de revenir dessus (au calme cette fois, hors lineup) afin de donner mon avis sur une bouteille sans défaut. Dont acte.

Petite précision, après avoir pris mes informations : Riverstown est une marque/gamme de l’embouteilleur indépendant BlackAdder, qui est très prolifique mais qui axe de plus en plus ses embouteillages à destination du marché japonais.

Rectificatif : Clynelish 19 ans Riverstown, 1990/2010, 57.1%
Clynelish 19 ans Riverstown, 11.05.1990 / 02.2010, Refill Sherry Butt n°3898, 257 bouteilles, 57.1%
  • Nez : Du citron vernis, un léger iode vanillé. Des notes maltées et mielleuses, et des traces de gingembre. Du bonbon chimique, qui disparaît petit à petit en cours d’aération.
  • Bouche : De la compote de citron, du raisin blanc légèrement acide. De la cire molle de bougie et quelques épices douces poivrées et iodées.
  • Finale : Elle glisse vers le minéral, avec des cendres tièdes salées. Ces cendres s’envolent en fumée pour remonter dans le nez. Du poivre explose dans les joues.
  • Verdict : Je trouve le nez assez bizarre, et pas spécialement à mon goût. Heureusement, la bouche et la finale rectifient le tir.
  • 84/100.

Effectivement, c’est beaucoup mieux quand la bouteille n’a pas de défaut ;-)

Ce Clynelish est encore disponible chez Toby Vins (à Vivegnis / Liège), pour ±100€.

mardi 28 octobre 2014

Quadriptyque Clynelish, volet 1 : 1995/2014 (19 ans) Malts of Scotland, 52.8%

Les embouteillages indépendants de Clynelish pleuvent chaque mois. Tant et si bien qu’il m’est difficile de faire un choix ciblé sur LA bouteille correspondant à mes goûts. Bien que cette distillerie me plaise beaucoup, j’hésite souvent à m’acheter telle ou telle bouteille. Et souvent, à cause de cette hésitation, je loupe le coche. Il faudrait pouvoir tout goûter avant d’acheter, ce qui est loin d’être toujours possible.

Je vais essayer (mais cela m’étonnerait fort que j’arrive ne fut-ce qu’à sa cheville) d’imiter Serge Valentin (Mr Whiskyfun, qui est certainement le plus grand spécialiste en Clynelish au monde) en vous proposant un quadriptyque de quatre (bah oui, c’est pas un quadriptyque pour rien, n’est-ce pas ?) Clynelish récents. Et puis ça devrait intéresser un pote qui aime Clynelish encore plus que moi, vu qu’il en fait la collection (ou alors il ne sera pas du tout d’accord avec mes propos et me reniera sur-le-champ, oups ^^).

Je commence aujourd’hui avec un Clynelish qui n’est pas disponible en Belgique, mais bien en Allemagne. Et si vous êtes intéressé, il faudra vous dépêcher : il n’a été tiré qu’à seulement 80 bouteilles ! Il s’agit d’un embouteillage spécial de Malts of Scotland pour la boutique Der Feinschmecker :

Quadriptyque Clynelish, volet 1 : 1995/2014 (19 ans) Malts of Scotland, 52.8%

Clynelish 19 ans Malts of Scotland pour Der Feinschmecker, 03.1995 / 18.09.2014, Sherry Hogshead FS 006, 52.8%, 80 bouteilles.

  • Nez : La couleur de ce whisky annonçait déjà… la couleur (bon OK, elle était facile) : l’empreinte du sherry est bien marquée. Pain d’épices, caramel, cassonade, noisette, moka, cassis. Mais aussi un peu de paraffine (le fameux ‘’waxy’’ parfois présent chez Clynelish). Une mini brise iodée quand on hume longuement le dram ; mais il faut aller la chercher, celle-là. Après aération, une fraîcheur piquante végétale.
  • Bouche : Les épices exotiques d’abord, suivies par un mélange sucré-salé. Le sucré est évidemment dû à la maturation en fût de sherry : cassonade, compote de fruits noirs, chocolat au lait. Le salé trahit probablement le style côtier de Clynelish. Par contre je ne détecte plus de notes cireuses ici.
  • Finale : Longue. Un kick alcooleux se révèle quand on déglutit. La fumée iodée ici se montre plus présente. Une petite amertume boisée pointe le bout du nez. Le sel perdure longtemps sur la langue.
  • Verdict : Déjà, je suis assez fan des whiskies maturés en fûts de sherry. Mais quand j’en croise un qui ne camoufle pas le profil de la distillerie (ce qui est souvent le cas), qui est bon et en plus complexe ; là j’ai (presque) une érection.
  • 90/100.

Disponible actuellement (et peut-être plus pour très longtemps, dépêchez-vous !) via le site web de Der Feinschmecker (Google est votre ami :-) ) pour 89€. Aucune idée si cette boutique envoie vers la Belgique, par contre.

jeudi 23 octobre 2014

Caol Ila 19 ans Maltbarn, 1995/2014, 52.8%

Je ne sais pas si je vous l’ai déjà dit, mais Caol Ila est ma distillerie d’Islay préférée. Et loin devant Ardbeg ou Laphroaig !

Néanmoins, je suis très critique envers cette distillerie. Je suis loin de tout aimer, que du contraire : j’aime surtout les vieux Caol Ila du début des années 80, fins, subtils, complexes, minéraux. Les vieux sages à la Yoda, quoi.

J’essaie donc de goûter un maximum de Caol Ila, en quête de cette vieille sagesse. Et pour être honnête, je la croise assez rarement.

Qu’en sera-t-il de celui-ci, qui n’est pas un vénérable ancien mais qui se situe plutôt dans un âge moyen ? Et par la même occasion, je continue mon exploration de l’embouteilleur Maltbarn, aussi.

(photo Maltbarn)
(photo Maltbarn)
Caol Ila 19 ans Maltbarn, 1995/2014, 52.8%, 226 bouteilles :
  • Nez : Ha ! La tourbe et la fumée n’envahissent pas les narines, il y a aussi d’autres choses : de la vanille, de la pomme verte et jaune, un peu d’herbe coupée, de la résine séchée. Un nez de Caol Ila comme je les apprécie, fondu, subtil, et fin.
  • Bouche : De prime abord, la bouche est en dessous du nez. Attaque franche sur la pomme verte acidulée et du caramel vanillé. La tourbe cendrée est présente aussi, évidemment. Une bouche plus monolithique et moins fine que le nez. Cette bouche se calme après deux gorgées, devenant plus abordable et plus fondue.
  • Finale : Moyenne. De la fumée cendrée remonte dans le nez. Une pincée de poivre blanc et de la pelure de pomme jaune qui meurt lentement.
  • Verdict : Ce Caol Ila, même si il ne rencontre pas complètement mes désidératas envers cette distillerie, est bien agréable et se laisse boire volontiers. De très bonne qualité, équilibré. Il manque juste, à mon goût, de complexité et de minéralité des sous-bois.
  • 88/100.

Disponible pour 110€ chez Dram 242 (en Belgique), Maltbarn en direct (en Allemagne), et Whiskybase (en Hollande).