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vendredi 24 novembre 2017

Loch Lomond 1984/2017 The First Editions, Specially Selected for Belgium, 33 ans, 47.9%

Fin 2016 et début 2017, Hunter Laing a sorti coup sur coup deux Inchmurrin 1984 sous sa gamme First Editions. Si vous vous souvenez, ils m'avaient fort séduit et m'avaient rappelé le du Littlemill. Difficile de ne pas me plaire dans ces conditions, n'est-ce pas ?

La Boutique du Chemin a pu se procurer une partie d'un troisième fût, et l'a fait embouteiller pour la Belgique en cette fin 2017. Une partie ? Oui. 120 bouteilles d'un Hogshead, car il faut pouvoir être certain d'écouler les bouteilles produites sans en garder sur les bras; et le reste est resté en possession d'Hunter Laing et sera embouteillé ultérieurement. Aussi pour la Belgique, qui sait ? Espérons-le en tout cas !

Si vous avez été attentifs, vous aurez remarqué que je vous parle d'Inchmurrin depuis le début de cet article, alors que sur l'étiquette de la bouteille dont je vous parle aujourd'hui trône un grand Loch Lomond. Aucune trace du nom Inchmurrin. Mais quid ? Que passa ?
La raison est fort simple: La distillerie Loch Lomond a récemment développé ses gammes officielles et a sorti plusieurs embouteillages d'Inchmurrin qui ont été fort bien accueillis par le public et les critiques en tous genres. Dans la foulée, Loch Lomond a interdit aux embouteilleurs indépendants de continuer d'utiliser le nom Inchmurrin; seul le nom de la distillerie, Loch Lomond, est encore autorisé. Hunter Laing ne pouvait donc plus embouteiller ce 1984-ci sous le nom Inchmurrin, et a été contraint de le faire sous le nom Loch Lomond. Mais le jus à l'intérieur reste un sister cask des deux Inchmurrin précédents.

Et dans le verre, ça se rapproche des deux précédents, ou pas ?


Loch Lomond 1984 / 2017 The First Editions, Specially Selected for Belgium, 33 ans, Refill Hogshead HL13287, 47.9%, 120 bouteilles




  • Nez: Une corbeille de fruits jaunes et blancs juteux, fraîchement coupés. Des petites fleurs d'arbre fruitier, et un herbacé ténu. Une fraîcheur printanière tout du long.
  • Bouche: Et ça continue sur sa lancée ! Du sirop de fruit blanc, des pétillements de vanille au miel, et une fine pincée d'épices picotantes. De la tige de fleur omniprésente.
  • Finale: Moyenne. La fraîcheur végétale rebondit. Un soupçon de menthe poivrée en toute fin, accompagnée d'un léger boisé.
  • Verdict: Mais rhooo quoi ! Ces vieux Loch Lomond / Inchmurrin sont juste divins, frais, gourmands, équilibrés, et fins. Un profil à la Littlemill, je ne cesse de faire ce rapprochement. Celui-ci ne déroge pas à la règle et est un frère (quasi) jumeau des deux précédents. Miam, encore !
  • 91/100.





Disponible au Chemin des Vignes (Stockel) pour environ 200 euros.

jeudi 20 avril 2017

Inchmurrin 1984/2017 The First Editions, 32 ans, 46.5%

Hunter Laing, via sa gamme The First Editions, remet le couvert en nous proposant un second Inchmurrin 1984, après nous avoir proposé l'excellent et complètement improbable l'an passé. Tellement étonnant qu'il a occupé une place de choix dans mon top 5 de l'année 2016.
C'est dire comme j'attendais de pied ferme celui-ci, histoire de me conforter dans l'idée que les vieux Inchmurrin, c'est trèèèès bon.

Sur papier, peu de changement: Un Hogshead à la place d'un Barrel (mais tous deux d'ex Bourbon), et 101 bouteilles au lieu de 87. Seulement 14 de plus, ça c'est de nouveau de la petite série… (mais attention, ces deux embouteillages sont en fait des "split casks", l'autre moitié ayant été embouteillée sous la gamme Old Malt Cask, même si un des numéros de fût différents apparaissent sur les étiquettes).




Inchmurrin 1984 / 2017 The First Editions, 32 ans, Refill Hogshead HL13363, 46.5%, 101 bouteilles

    https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgW6-4_97Zjd7BI1JBenqvCdDJW74vEOVcrOji7tzaZdki8KNCgcaL4vD1NQHvbDT3xnnwz3Jgym5ujcjzcvKpM7KW2lxZx-aEDOjCMkC2VgLrjEugBu5ZlHZcBDFXaREvtHFHX9S7sA1Sg/s1600/Inchmurrin1984FirstEd32y%252801%2529.jpg
  • Nez: Booooom ! L'hyper fruité, le floral, la tige de fleur, tout y est. Fort gourmand sur la corbeille de fruits blancs et jaunes juteux, et des rayons de miel. Cette gourmandise est soutenue par la fraîcheur de petites fleurs d'été et de tige de pâquerette. Vite, la suite (même si je prends un malin plaisir à faire durer les senteurs dans mes narines) !
  • Bouche: Le ramage vaut largement le plumage, la bouche est en droite continuité du nez: des fruits juteux gorgés de soleil, du sirop de fruit, du fructose, du miel, et au loin du végétal vert et poivré qui se fraie un chemin vers l'avant plan.
  • Finale: Moyenne. Dès la déglutition, c'est le végétal frais et légèrement mentholé qui prend la main. Cette fraîcheur assèche légèrement la bouche. Une pointe poivrée vient titiller les joues.
  • Verdict: Put..[censuré] que c'est bon du viel Inchmurrin, quand même ! Après avoir goûté du 1974 de chez Cadenhead et le précédent 1984 de First Editions, je guette les sorties de vieux Inchmurrin afin de me conforter dans le fait non seulement que c'est fort bon, mais aussi que ça se rapproche fort des marqueurs de Littlemill (ce qui est encore le cas ici). Cette expression-ci est parfaitement équilibrée, jamais agressive; l'hyper fruité propose une succulente gourmandise, et le floral / végétal apporte une pointe de fraîcheur. Tout ce que j'aime.
  • 91/100.





Disponible au Chemin des Vignes pour ±220 euros, et peut-être (sur commande ?) chez W Comme Whisky (La Louvière), We Are Whisky (Jauche), et Watch Smell Taste & Having Fun (Liège).


Face à Face: Inchmurrin 1984 (31 ans) VS Inchmurrin 1984 (32 ans).

 

https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjYacrVSelxfALSWFKibVqboIfKKvwhY49syf03J3cavOsZj60UXi-Fx8B-Sqvz08ENk0w8wLKM5FLxa8HbTNoQY-azgEoAaHURV6VTlHl5Z-PKlsJR9q065Yqmo7okC25JGND8OQ6ujya9/s1600/Inchmurrin1984FirstEd32y%252802%2529.jpg

 

Je sais, c'est très bateau comme approche, c'est tellement évident de comparer les deux versions. Tellement évident, mais aussi tellement intéressant (enfin, je trouve). Et donc je ne me prive pas, surtout que j'aime beaucoup ce genre d'exercice. Et puis c'est mon Blog, je fais ce que je veux ici, na ! :-p
Donc en face à face, l'Inchmurrin 1984 / 31 ans de l'an passé (qui s'est retrouvé dans mon top 5 de 2016) avec le nouveau passé au grill aujourd'hui (le 1984 / 32 ans, si vous avez bien suivi).

  • Nez: Celui du 32 ans est plus présent et plus fruité, tandis que celui du 31 ans est plus végétal et floral, et même un brin poussiéreux.
  • Bouche: Fruits et végétal pour le 31 ans, avec une pointe poivrée assez présente. La bouche du 32 ans est plus fondue, savant mélange de fruits et de tige de fleur poivrée.
  • Finale: Végétal dominant pour le 32 ans; mélange fruité / végétal pour le 31 ans.
  • Verdict: Ces deux Inchmurrin sont clairement de la même famille, on dirait presque des frères jumeaux. J'ai néanmoins une petite préférence pour le 32 ans qui est plus fruité dans l'ensemble, et un poil plus constant. Le 90/100 du 31 ans et le 91/100 du 32 ans me paraissent donc cohérents.



Tiens, une autre pensée me traverse l'esprit...
Quand je constate les similitudes au niveau des saveurs entre ces vieux Inchmurrin et des Littlemill eux aussi d'âge vénérable (mais même pas obligatoirement aussi vieux), je ne peux me poser que la question de savoir si une succession au trône n'est pas en train de s'opérer à mes yeux.
Quand je constate qu'un Littlemill 1990 (26 ans), en indépendant et en brut de fût, est sorti il y a deux jours pour 285€ et a été sold out en moins d'une heure (±265 bouteilles, hop) sans que personne n'ait eu l'ombre d'une seconde pour le goûter; alors que cet Inchmurrin-ci, qui jouit d'un bel âge de 32 ans, à un prix moindre, et est encore disponible à la dégustation pour qui voudra bien se déplacer jusque Bruxelles; je ne peux que me dire "Littlemill est mort, vive Inchmurrin !".
Bon, bref, je vais guetter les prochaines sorties de vieux Inchmurrin et arrêter de me prendre le chou sur les rares Littlemill qui sortiront encore, à des prix de pétés-mabouls.



Et si vous avez manqué l'Inchmurrin précédent, et si vous manquez celui-ci, rassurez-vous, car comme comme disait si bien Yoda...
Il y en a un autre...
Il y en a un autre...

dimanche 13 novembre 2016

Inchmurrin 1984/2016 The First Editions, 31 ans, 47.4%

Si le nom Loch Lomond ne soulève pas les foules, il faut quand même avouer que cette distillerie propose quelques whiskies différents. Enfin… les embouteilleurs indépendants proposent divers whiskies provenant de la distillerie Loch Lomond. Nuance.
Le whisky Loch Lomond d'abord (bon OK, il est dispensable, je suis d'accord), mais aussi le tourbé Croftengea; et Inchmurrin, celui qui nous occupe aujourd'hui.
Ha oui, chose importante aussi à mes yeux: saviez-vous que c'est Loch Lomond qui est propriétaire du nom Littlemill et de ses derniers stocks officiels ? Oui, le Littlemill 25 ans officiel est issu du groupe Loch Lomond.
Inchmurrin 1984/2016 The First Editions, 31 ans, 47.4%
Cet Inchrmurrin-ci, embouteillé par Hunter Laing sous sa gamme The First Editions, est âgé de 31 ans. Seulement 87 bouteilles ont été sauvées du fût. Les anges se sont goinfrés sur ce coup-là !

Inchmurrin 1984 / 2016 The First Editions, 31 ans, Refill Barrel HL12431, 47.4%, 87 bouteilles


  • Nez : Très fruité et très frais, léger et gourmand. Compote de pomme, sirop de poire, abricot et banane. Un trait de pamplemousse rose. Du miel d’oranger. Après aération, des senteurs de bouquet de petites fleurs des champs se révèlent de plus en plus.
  • Bouche : Tout aussi fruitée que le nez. Du pamplemousse sucré, de la banane bien mûre, de l’abricot, et de la poire juteuse. Tout en sirop et en compote ; une bouche sucrée, fruitée, et gourmande. De la tige de fleur épicée derrière cette gourmandise.
  • Finale : Courte. Le végétal / floral épicé se place en avant, puis une légère amertume sèche et mentholée s’installe.
  • Verdict : Moi qui suis fan de Littlemill, en aveugle j’aurais misé sur un de la première moitié des années '80. Même finesse, même fruité, même fraîcheur florale, même gourmandise. Même miam, quoi ! Et pile poil dans le profil que j’affectionne.
  • 90/100.
Disponible pour "juste" un peu moins de 200 euros au Chemin des Vignes à Bruxelles. Un whisky de 31 ans, qui ressemble à du Littlemill, et limité à 87 bouteilles; pour moins de 200 euros ??? Ça existe encore ça ?? Dépêchez-vous si vous voulez vous en procurer une bouteille, le stock en Belgique (non, les 87 bouteilles n'ont pas été exclusivement pour chez nous) ne devrait pas durer longtemps.

samedi 30 juillet 2016

Croftengea 2006/2016 The Cooper’s Choice, 10 ans, 46%

Croftengea ? Voilà autre chose, tiens.... C'est quoi ça, Croftengea ? Le nom d'un nouveau blend ? Un whisky "teaspooné" ? Un whisky dont la distillerie n'est pas connue, alors on lui colle un nom aléatoire sur l'étiquette ?

Hé bien non, détrompez-vous, rien de tout ça. Croftengea est le nom du whisky tourbé produit par la distillerie Loch Lomond. Comme l'est Ledaig pour la distillerie Tobermory, en somme. Sauf que Ledaig est vachement plus célèbre que Croftengea, dont seulement 22 embouteillages différents sont recensés sur la base de données participative Whiskybase.

Croftengea 2006/2016 The Cooper’s Choice, 10 ans, 46%

Bref, je n'avais jamais entendu le nom Croftengea avant qu'on ne m'en mette une bouteille sous le nez. Et c'est bien pour ça que je vous en parle aujourd'hui; afin que vous aussi vous puissiez avoir un sujet de conversation intéressant lors de la prochaine réception de l'ambassadeur de Syldavie à laquelle vous serez invité.

Croftengea 2006/2016 The Cooper’s Choice, 10 ans, 46%
Croftengea 03.2006 / 2016 The Cooper’s Choice, 10 ans, Bourbon Cask n°498, 46%, 370 bouteilles
  • Nez : De la paille fraîche, du citron, de la fumée d’étable (oui, ça sent un peu la bouse de vache par moments). De la céréale vanillée. Ça sent le jeune et ça sent la ferme. Après aération, la tourbe fermière se met en veille pour laisser la part belle au malt vanillé.
  • Bouche : Beaucoup de malt vanillé. Légère acidité citrique. Du sirop de poire. Une fine couche de cendres froides et un nuage de fumée fermière.
  • Finale : Moyenne. Une fraîcheur mentholée, médicinale, envahit la bouche. Le citron vanillé reste un moment.
  • Verdict : En aveugle, ça ressemble très fort à du Ledaig, mais en moins monolithique je trouve. Les fans de ce genre de whisky s’y retrouveront. Pas mal fait, mais pas une découverte extraordinaire (en ce qui me concerne en tout cas) non plus.
  • 85/100.

Disponible pour 65€ au Chemin des Vignes à Bruxelles, et peut-être (renseignez-vous !) sur commande chez We Are Whisky (Jauche) et W Comme Whisky (La Louvière).