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lundi 23 janvier 2017

Compass Box Enlightenment, 46%

Vous le savez si vous suivez les ragots du monde du whisky, Compass Box se bat contre l'obscurantisme de Scotch Whisky Association (SWA) et des lois Royaume-Uniennes (mais quel bel adjectif inventé de toutes pièces:-D ) qui interdisent d'indiquer les âges des whiskies composant les blends. J'en ai aussi déjà (brièvement) parlé lors d'une précédente note de dégustation d'un autre produit de chez Compass Box.

 

Le Enlightenment de Compass Box, embouteillé en avril 2016, est une réponse à ces règlements (jugés abusifs et obscurs), et est un clin au Siècle des Lumières qui était un mouvement philosophique du XVIIIè siècle lutant contre les oppressions religieuses et politiques. John Glaser aime toujours appuyer là où ça fait mal ;-)

 

Même si les âges des whiskies composant cet Enlightenment ne peuvent pas être mentionnés, les noms des distilleries, eux, peuvent l'être. Il est composé à 48.2% de Clynelish, 36.7% de Glentauchers, 10.8% de Balblair, et 4.3% de Mortlach.

Compass Box Enlightenment, Limited Edition, 46%, 5922 bouteilles

  • Nez: Du miel de pomme, du vernis, du sirop de citron. Des notes végétales se développent vite. Une impression de fraîcheur et de jeunesse.
  • Bouche: Le sirop de citron, fort vanillé et sucré, domine. Une pointe de sève vernie. Simple et classique.
  • Finale: Du bois astringent éclate en bouche, asséchant celle-ci. Quelques épices douces.
  • Verdict: Un profil très simple, j'aurais cru à un Speysider lambda en fût de Bourbon. Pas mauvais et facile, cet Enlightment ne fait toutefois pas honneur au travail d'assemblage effectué en amont, je trouve. Pas la réalisation la plus séduisante de Compass Box. Un "petit" whisky simple et sympa, toutefois.
  • 84/100.

A mon avis encore assez facilement trouvable pour une septantaine d'euros chez les cavistes vendant du Compass Box.

samedi 24 décembre 2016

Mortlach 27 ans Cadenhead's Sherry Cask, 1988/2016, 52.6%

Certaines saisons, au même titre que certains moments de la journée, se marient mieux avec certains types de whiskies qu'avec d'autres.

En hiver, quand il fait froid, la majorité des amalteurs a tendance à privilégier les whiskies tourbés ou maturés en fûts de Sherry Oloroso ou PX de premier remplissage (les "Dark Sherry" bien foncés, bien imprégnés). Je ne déroge pas à cette règle majoritaire, j'ai moi aussi tendance à me verser un whisky plus rustique et/ou gourmand en période hivernale.

Même si cette année l'hiver n'est pas (encore) glacial, nous sommes en période de Noël, que diable !

 

Du Mortlach en fût de Sherry, ça pourrait parfaitement faire l'affaire; surtout si il comporte un côté "crassouillet" comme parfois Mortlach peut avoir. Et justement, c'est ce qui m'attire chez Mortlach. Si c'est pour avoir un Xième Speysider en fût de Sherry au profil ultra classique, je ne vois pas la valeur ajoutée d'aller creuser chez Mortlach.

 

Mais ce mariage Mortlach / fût de Sherry / Cadenhead me fait aussi un peu peur. En effet, il y a deux ans, je m'étais offert un Mortlach 25 ans de chez Cadenhead, aussi en fût de Sherry. Et je l'avais trouvé immonde, un des pires whiskies que j'avais jamais goûté (non, je n'en ai pas parlé sur le Blog à l'époque) ! Celui-ci serait-il un sister cask, ou complètement différent ? Let's taste...

Mortlach 27 ans Cadenhead's Sherry Cask, 1988 / 11.2016, 52.6%, 498 bouteilles

  • Nez: D'abord un nez whisky Sherry typique: du bois poli, de la noix, du chocolat noir, des fruits noirs confits, un trait d'orange. Gourmand. Une austérité de bois noble traité s'installe petit à petit.
  • Bouche: Attaque alcooleuse un peu agressive au premier contact, il faudra attendre la seconde gorgée pour s'habituer. Un mélange fondu de fruits noirs et rouges, secs et confits; de caramel presque brûlé, de zeste d'orange, et de bois vernis. Le sucré augmente au fil du dram.
  • Finale: Courte. Le bois assèche la bouche; il est accompagné de paraffine huileuse. Du caramel vanillé et fort sucré surgit dans la gorge.
  • Verdict: Pas de marqueurs "crasseux" dans ce Mortlach-ci, juste un peu de vernis, de huileux, et d'austérité (ce qui n'est déjà pas si mal). Un profil Sherry assez classique, même si l'évolutivité en cours de dram est à souligner. Un whisky agréable et bien fait (surtout à partir de la seconde gorgée), plutôt sur le boisé / sucré que sur les épices de Noël.
  • 88/100.

Disponible pour 165€ à la boutique Cadenhead de Cologne.

 

J'en profite pour vous souhaiter un bon réveillon, et je vous donne rendez-vous demain sur le Blog pour le dram de Noël !! :-)

samedi 19 décembre 2015

Mortlach 1996/2015 Cooper's Choice, 19 ans, 53.5%

Goûter un Mortlach, c'est un peu comme ouvrir un Kinder Surprise: on ne sait jamais ce qu'on va y trouver; parfois on a une belle surprise, et parfois une toute pourrie. C'est comme ça que j'aborde Mortlach, en tout cas.
J'en ai déjà croisé des terribles (dans le bon sens du terme), et des horribles (dans son sens premier ;-) ).
Personnellement, ce qui m'attire chez Mortlach c'est son côté "dirty" (un peu sale et crasseux), qui peut se décliner sur des notes industrielles, et/ou minérales, et/ou végétales (voire même un peu tout ça à la fois). Et pour un whisky du Speyside, ce côté "dirty", changeant et très variable est justement atypique. Mais il existe aussi des Mortlach très Speyside classiques, sans côté "dirty" du tout, mais qui pour moi n'ont justement pas spécialement d'intérêt.
Et celui-ci, alors ? Hé bien plongeons-y un peu pour voir !



Mortlach 07.1996 / 2015 Cooper's Choice, 19ans, fût de Bourbon n°0279, 53.5%, 330 bouteilles

    Mortlach 1995/2015 Cooper's Choice, 19 ans, 53.5%
  • Nez : Des fruits jaunes confits sont assez dominants, mais au fur et à mesure des senteurs minérales de pierre font leur apparition, flanquées de senteurs végétales fugaces de fougère et d’épine de sapin. Un nez qui demande du temps pour se révéler, mais en étant patient on découvre ces marqueurs rustiques propres à la distillerie.
  • Bouche : Onctueuse et huileuse, et même gourmande et fruitée sur un mélange de pêche et d’abricot juteux. Derrière cette gourmandise se cache toujours cette minéralité de sous-bois, mélange de mousse accrochée à de la pierre, de fougères et d’essence de conifère.
  • Finale : Courte. L’épine de sapin ressurgit d’un coup, accompagnée d’épices exotiques et d’une légère acidité fruitée.
  • Verdict: Le nez est extra, changeant et évolutif. La bouche est elle aussi peu conventionnelle, avec ce mélange de gourmandise fruitée et de sous-bois un peu "crasseux". Personnellement j’aime beaucoup ce genre de profil chez Mortlach. Surtout quand, en plus, l’alcool est bien intégré. C’est néanmoins un whisky qui n’est pas facile d’accès et qui demande du temps.
  • 89/100 (très proche de 90).

Disponible au Chemin des Vignes (Bruxelles) pour ±135 euros.

lundi 4 mai 2015

Mortlach 19 ans The Whisky Warehouse 8, 1995/2014, 46%

Mortlach est sûrement mieux connu que Glendullan, mais est aussi, je trouve, une distillerie très inégale. On ne sait jamais à quoi s’attendre en goûtant un dram de Mortlach, que ce soit en ce qui concerne le profil, comme de la qualité.

The Whisky Warehouse 8 est un embouteilleur indépendant allemand qui aime bien transférer des parties de fûts dans des plus petits (des Quarter Casks ou des Octaves) pour appliquer des finishes plus ou moins exotiques (et plus ou moins réussis aussi, il faut bien l’avouer).

Bon, vous l’aurez compris, si je parle de ce Mortlach-ci, c’est que je l’ai quand même trouvé intéressant et mérite qu’on s’y attarde.

(photo Dram 242)
(photo Dram 242)
Mortlach 19 ans The Warehouse Collection, 17.04.1995 / 25.11.2014, Ex-Bourbon Finish Octave W8/1208, 46%, 72 bouteilles
  • Nez : Un nez riche et intéressant d’entrée. Des fruits blancs et jaunes légèrement sucrés, mais aussi (et surtout) des notes organiques de champignons des sous-bois. Après aération, du bonbon au citron.
  • Bouche : Douce, onctueuse et liquoreuse, et plutôt monolithique sur les fruits blancs à l’huile d’olive.
  • Finale : Longue et vigoureuse, poivrée, et le retour de ce côté ‘’sous-bois’’ humide (qui personnellement me plaît).
  • Verdict : J’aime le côté ‘’dirty’’ de certains Mortlach. Ici il se décline en sous-bois huilé (pas facile de se l’imaginer, hein ;-) ). L’alcool est aussi bien intégré. Un Mortlach bien fait, avec un nez et une finale clairement un cran au-dessus de la bouche.
  • 87/100.

Disponible chez Dram 242 pour 80€.

lundi 23 février 2015

Mortlach 20 ans Signatory Vintage, 1991/2012, 56.4%

Un autre Mortlach, mais celui-ci est encore disponible en boutique malgré le fait qu’il ait été embouteillé en 2012. Un whisky n’est pas l’autre, et le succès (commercial) ne l’un par rapport à un autre ne tient souvent qu’à un fil.

Mortlach 20 ans Signatory Vintage, 1991/2012, 56.4%
Mortlach 20 ans Signatory Vintage Cask Strength Collection, 01.10.1991 / 11.01.2012, Sherry Butt N°7706, 56.4%, 577 bouteilles
  • Nez : Un mélange de vernis (très présent), de raisins secs, de zestes d’orange et d’épices exotiques. Du thé vert, très ténu, en arrière-plan. Après aération, le vernis se fait plus sage et les fruits secs prennent le pas.
  • Bouche : De la prune, des fruits secs, un peu de cannelle. L’alcool est ici un peu trop présent. Des côtés liquoreux et sucrés, et de la praline par moments.
  • Finale : Le vernis fait son retour, accompagné d’une légère fumée boisée et de zestes fruités. Ne pas avaler trop vite, sinon l’alcool brûle un chouïa.
  • Verdict : Dans l’ensemble il se défend bien, ce Mortlach. Il a un côté dirty, contrebalancé par la douceur apportée par le sherry. Sans conteste plus accessible que le Mortlach de samedi, mais moins surprenant aussi.
  • 86/100.

Et celui-ci, au moins, est encore disponible chez TasTToe pour 115€.

samedi 21 février 2015

Mortlach 20 ans Cadenhead’s Small Batch, 1994/2015, 53.4%

Alerte whisky buzz ! Alerte whisky buzz ! Alerte whisky buzz !

Un exemple (de plus) de whisky épuisé avant même d’arriver en boutique… Et si j’en parle, je l’avoue, c’est non seulement parce que c’est un embouteillage Cadenhead, mais aussi (et surtout ?) pour surfer sur la vague du buzz autour de ce Mortlach. Ca attirera quelques lecteurs de plus ;-)

Mais où qu’il est le buzz autour de ce whisky ? Bah… comme d’hab’, hein : une super bonne note sur un blog ultra connu (mais nooooon pas celui-ci, je ne suis qu’un petit poisson insignifiant dans le monde du whisky, moi) avant même la sortie du whisky ; les amateurs réservent toutes les bouteilles auprès des boutiques ; le whisky n’atteint même pas les étagères des dites boutiques. Game over si vous n’étiez pas au taquet.

Ce Mortlach est donc sold out partout. Et pas seulement en Belgique, je pense. Partout.

Et jusqu’à présent, seule la super bonne note du blog ultra connu est représentative de ce Mortlach. Quelques cotes sont apparues sur Whiskybase, mais aucune autre description. A croire que presque personne ne l’a goûté, en fait.

C’est là que Le Blog Wallon sur le Single Malt entre en scène pour vous présenter, sous vos yeux ébahis, une seconde note de blogueur sur ce Mortlach ! Tadaaaaaaa ! :-D

Mortlach 20 ans Cadenhead’s Small Batch, 1994/2015, 53.4%
Mortlach 20 ans Cadenhead’s Small Batch, 1994 / 2015, 53.4%, 768 bouteilles
  • Nez : Le côté ‘’dirty’’ de certains Mortlach saute directement au nez. Beaucoup de vernis / cire, en quantités industrielles. Des champignons noirs. De l’écorce de bouleau trempée. Du feuillage en légère décomposition. De la poudre de gingembre.
  • Bouche : Un trait de citron, et de la résine d’arbre à profusion. Le gingembre se fait discret. La bouche est moins ‘’rustique’’ que le nez, équilibrée et assez fine et subtile en fin de compte. C’est presque tourbé, par certains côtés. Pas un whisky à boire en début de lineup, en tout cas !
  • Finale : Assez courte. Du citron juteux, et une légère fumée de feuillage mouillé. Les champignons font leur retour, accompagnés de quelques cendres fugaces.
  • Verdict : Un whisky très loin des Speysiders typiques. Particulièrement difficile d’accès, et pas easy drinkable du tout. Il faut aller le chercher et se battre avec pour le dompter. Un dram se sirote longtemps, pour lui laisser assez de latitude pour se développer et livrer tous ses secrets. Et c’est justement ça qui fait son charme : son profil, peu commun et changeant, qui étonne.
  • 90/100.

Son prix de vente public suggéré était de ±85€. Vous pourrez sûrement le trouver très bientôt sur le marché parallèle, pour beaucoup plus cher. Consolez-vous, ‘’une de perdue, dix de retrouvées’’, comme on dit.

Merci à TasTToe pour le sample.

dimanche 27 avril 2014

Mes notes des whiskies goûtés au Whisky Festival des embouteilleurs indépendants 2014

Hier, je vous proposais mon compte rendu du Whisky Festival des embouteilleurs indépendants d’Alost. Comme promis, voici mes notes de dégustation de ce que j’y ai goûté. Je ne le répèterai jamais assez, les notes prises en festival sont encore plus à prendre avec des pincettes que celles faites à l’aise chez soi, de par la rapidité à laquelle on goûte et du nombre de drams descendus. Les papilles étant mises à rude épreuve, les sensations ressenties sont ‘’brutes de décoffrage’’ et influencent les notes en ce sens.

Mes notes des whiskies goûtés au Whisky Festival des embouteilleurs indépendants 2014
Blair Athol 1988/2014 The Ultimate, 25 ans, Refill Sherry Butt, 712 bouteilles, 46% (ouverture de la bouteille) :
  • Nez : Des fruits cuits, du tabac, un soupçon de soufre (non dérangeant), de la viande fumée et salée.
  • Bouche : La dilution n’est pas perceptible, c’est même assez puissant en attaque. Des fruits jaunes très cuits et compotés et de la fumée en arrière-plan.
  • Finale : Assez longue qui colle au palais.
  • Verdict : Pas très complexe, mais massif et puissant. Un très bon daily dram sherry.

88/100.

Mes notes des whiskies goûtés au Whisky Festival des embouteilleurs indépendants 2014
Macduff 28 ans A.D. Rattray 1984/2013, Sherry Butt, 200 bouteilles, 51.4% (fin de bouteille) :
  • Nez : Assez indéfinissable, c’est subtil et fondu. Beaucoup de gingembre.
  • Bouche : Prédominance des épices et du lard fumé.
  • Finale : Poivrée, l’odeur de viande fumée remonte dans le nez.
  • Verdict : Très spécial ! Ce whisky n’est clairement pas un daily dram, tellement il est difficile à cerner et à dompter. J’aime ce genre de difficulté. Mais une fois qu’il est circonscrit, il se dévoile et c’est super bon.

89/100.

Mes notes des whiskies goûtés au Whisky Festival des embouteilleurs indépendants 2014
Aberfeldy 1995/2014 Gordon & MacPhail, Refill Sherry Hogsheads (3 fûts mélangés), 55.8% (ouverture de la bouteille) :
  • Nez : Très doux, un peu effacé même ; il faut aller le chercher. Un peu de pomme rouge par la suite.
  • Bouche : De la vanille sucrée, et l’alcool se réveille un peu.
  • Finale : Beaucoup de gingembre se dégage, ainsi qu’un peu de sel.
  • Verdict : Un profil d’abord assez standard refill sherry, mais très sage. Et puis ça part un peu dans tous les sens sans que quelque chose de concret n’est ressorte. Ca se laisse boire, en définitive, de par sa douceur.

83/100.

Mes notes des whiskies goûtés au Whisky Festival des embouteilleurs indépendants 2014
Glen Keith 1991/2012 Whisky-Doris, 21 ans, 264 bouteilles, 51.9% (bouteille à moitié entamée) :
  • Nez : Très frais et très fruités, sur les fruits verts.
  • Bouche : Sucrée et fruitée sur la compote d’abricots.
  • Finale : Moyenne, ça coule tout seul.
  • Verdict : Un whisky très accessible, facile, agréable, à boire sans se poser de questions et juste pour le plaisir.

87/100.

Mes notes des whiskies goûtés au Whisky Festival des embouteilleurs indépendants 2014
Mortlach 14 ans Kintra, 1998/2014, finish de 8 mois en fût de sherry, 253 bouteilles, 48.6% (bouteille à moitié entamée) :
  • Nez : L’influence du finish sherry se sent, mais surtout en toile de fond une incroyable fraîcheur d’herbe matinale et de persil. Très inhabituel, mais très frais et agréable. De la muscade est perceptible par la suite.
  • Bouche : Elle est malheureusement d’abord un peu en retrait par rapport au nez. D’abord effacée, faible même ; elle se développe et monte en puissance au fur et à mesure du dram. Bouche néanmoins assez standard sans grands frissons particuliers.
  • Finale : Longue, qui reste en bouche et la tapisse de picotements poivrés.
  • Verdict : Un dram qui demande du temps, d’abord timide puis très présent. Un bon Motlach, et ce mélange bourbon et sherry est très intéressant.

88/100.

Mes notes des whiskies goûtés au Whisky Festival des embouteilleurs indépendants 2014
Ben Nevis 18 ans First Cask, 1995/2014, 95 bouteilles, 49.9% (bouteille à moitié entamée) :
  • Nez : Un nez intéressant sur les fruits cuits et les pommes vertes et jaunes.
  • Bouche : Assez standard refill sherry, sur les fruits cuits et la douceur sucrée. Un peu d’épices en toile de fond.
  • Finale : Moyenne en continuité de la bouche.
  • Verdict : Un bon whisky, bien fait, mais qui n’étonne pas.

85/100.

Toutes ces bouteilles sont évidemment disponibles à la vente chez Whiskyhuis, cette boutique étant l’organisatrice du festival.

Retour à la normale à partir du prochain article, avec une note "de salon" du whisky qui, pour moi, était la star de ce festival : le Littlemill 21 ans The Whisky Mercenary :-) .

dimanche 16 février 2014

Mortlach 1994 Malts of Scotland, 55.2% (IB)

Mortlach 1994 Malts of Scotland, 55.2% (IB)

Encore un profil sherry… pfffff je dois vous décevoir, vous amateurs de grosse tourbe bien grasse… Mais n’ayez crainte, ma passe ‘’sherry’’ finira bien par s’estomper et je vous proposerai aussi bientôt de la tourbe, des embruns, des fruits (et des scoubidous aussi, qui sait ? ;-) ).

Malts of Scotland est un embouteilleur indépendant allemand très actif. Plusieurs bouteilles sortent chaque mois, et cet embouteilleur est encensé par les amateurs avertis. Il a d’ailleurs été sacré vainqueur deux ans de suite (en 2012 et 2013) à l’Independent Bottlers’ Challenge organisé par Whisky Magazine.

Mais en ce qui me concerne, j’ai souvent du mal à apprécier les embouteillages Malts of Scotland à leur juste valeur. Une incompatibilité de goûts, peut-être ? Pourtant je persiste à essayer, comme l’a prouvé le Glen Keith 1993 que j’avais trouvé excellent.

Et qu’en est-il de ce Mortlach 1994/2012 Malts of Scotland, Sherry Hogshead, 55.2%, 235 bouteilles ?

  • Nez : Un mélange de plein de trucs saute au nez de façon assez abrupte. L’alcool tout d’abord, qui domine clairement. Mais il s’assagit bien vite pour laisser place à une corbeille de fruits exotiques arrosée de kirsch. C’est assez déconcertant pour un profil sensé être sherry. Un peu de caramel et de café se détachent ensuite, une pointe de moka. Après aération, du bois très sec et poussiéreux. Un nez complexe où pas mal de choses qui se succèdent.
  • Bouche : L’alcool n’agresse pas, ouf ! De la cassonade liquide, une explosion d’épices douces caramélisées, un peu de tabac. Une bouche assez basique emprunte de la patte ‘’sherry’’ sans pour autant être un ‘’sherry monster’’.
  • Finale : Ultra courte. La bouche s’assèche d’un coup et toutes les saveurs disparaissent. Hé ho, ça laisse sur sa faim, ça !
  • Verdict : Le nez est vraiment bien, complexe et prometteur. Le reste par contre est très standard et la finale est même assez décevante. Un Mortlach pas mauvais dans son ensemble mais dispensable à mon sens. Le sherry n’est pas écrasant.

85/100.

Ne prenez quand même pas cette note de dégustation comme argent comptant, je pense avoir un souci de goût personnel avec les embouteillages Malts of Scotland. Il est très probable qu’il plaise plus à la grande majorité des amateurs de single malt qu’à moi.

Disponible pour environ 90€ chez QV.ID.

Et merci à GlenPiWi pour le sample :-)