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lundi 10 avril 2017

Springbank 11 ans Local Barley, 53.1% (OB)

Ha, enfin j'arrive à poser mes lèvres sur le Springbank 11 ans Local Barley !

Si l'an passé j'avais réussi à être le premier sur la balle du 16 ans, cette année-ci ça a été beaucoup plus compliqué.

En effet, suite au succès du 16 ans de l'an passé, ça a été la ruée cette année-ci sur son successeur et petit frère, le Springbank 11 ans Local Barley. Rapidement sold out un peu partout lors des précommandes, avant même que les boutiques ne soient approvisionnées. La rançon du succès.

Mais le succès (justifié) du 16 ans justifie-t-il le succès de ce 11 ans avant même que la communauté n'ait eu l'occasion de le goûter ? Verdict aujourd'hui (même si mon avis n'a évidemment pas force de loi et n'engage que moi).

Mais avant cela, un peu de théorie...
L'orge utilisée pour ce 11 ans est de type Bere Barley et a été cultivé à la ferme Aros, près de l'aéroport de Machrihanish (à vos souhaits).
Treize tonnes de cet orge ont été utilisées, le tout pour fournir au final 26 fûts d'ex Bourbon qui ont produit 9000 bouteilles.

Dernier rappel en passant: Springbank a annoncé qu'il sortirait un Local Barley chaque année, sur une période de 5 ans. Le premier était donc le 16 ans de 2016; ce 11 ans-ci étant celui pour 2017.



Springbank 11 ans Local Barley, 02.2006 / 2017, 53.1%, 9000 bouteilles (OB)

    https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiOUFXj7xZzAx2_KfdwGZ59lOvXZ_SMGjCgd6pWrWycGQmoGcsgbSEy-83uc4gN6Hc-5r7ZpZdT0zMZefEM8psEwndL4uoZOBC9Wx3usVB28MMgVNK6HPK0VOrEmr-YVYSSBEZmVcG9bDAi/s1600/Springbank11yLB.jpg
  • Nez: De la vanille et du malt. Une légère fumée minérale, calcaire, se développe de plus en plus. Du fruit blanc essaie de se montrer, mais a du mal.
  • Bouche: Une amertume fruitée assez marquée en début de bouche. De la pomme, de l'abricot, et pas mal de malt. Des épices piquantes tambourinent au fond de la bouche. L'amertume s'estompe, supplantée par les épices.
  • Finale: Le calcaire refait surface. Une fraîcheur se révèle en rétro-olfaction. Puis une sécheresse amère s'installe.
  • Verdict: Même si globalement c'est un bon whisky, ce Springbank 11 ans Local Barley a aussi quelques traits qui me plaisent personnellement moins: amertume, épices trop appuyées, équilibre en dents de scie, et jeunesse passablement perceptible. Pas complètement convaincu, du coup.
  • 85/100.








Local Barley VS Local Barley: le Face à Face.

Il me paraissait complètement évident de faire un face à face entre le nouveau 11 ans et le 16 ans de l'an passé, même si ils affichent des âges différents.
Sans plus tarder...

https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEirxTmLMEsOEXjABr-Ack1CpeTVAcBbWUeRGAIcUH1u-nmXs9Qll8BTCCVhf-7-XzT9u2nWI3wX9tDULRap_0WwnLYQAfaZR9zFYhIdsE-C_-_kA85vYZpsrh5evG-6utK2vYNKaOss_Ouj/s1600/Springbank11yLB-F2F.jpg

  • Nez: Fumée minérale plus fine et plus subtile chez le 16 ans. Le sirop de fruits jaunes est aussi bien présent, et pas occulté comme chez le 11 ans.
  • Bouche: Le 16 ans est doux, sucré. Du sirop de fruit domine, accompagné d'une fine fumée crayeuse et calcaire. Bref, une gourmandise rustique. De son côté, le 11 ans est fort épicé et manque, en comparaison, de complexité et de subtilité.
  • Finale: Le 11 ans est amer et sec à ce stade-ci, tandis que le 16 ans est tout en douceur vanillée, fruitée, et de subtilité minérale.
  • Verdict: Vous l'aurez compris, à mes yeux il n'y a pas photo: le 16 ans est un gros cran au dessus du 11 ans.


Ce 11 ans Local Barley est peut être encore disponible chez certains cavistes en Wallonie (mais est probablement sold out quasi partout). Je vous conseille de jeter un œil à la liste des boutiques whisky en Wallonie et de contacter celui proche de chez vous.
Son prix, à sa sortie, tournait en Belgique aux environs de 120 euros.


Merci à Watch Smell Taste & Having Fun pour le sample.

mercredi 10 février 2016

Springbank 16 ans Local Barley, 54.3% (OB)

Tadaaaaa, LE whisky du moment dont toute la communauté parle !

La sortie de ce Springbank a été annoncée il y a moins de deux semaines, et ça a tout de suite été l'effervescence sur les réseaux sociaux et les forums spécialisés. Déjà, un nouveau Springbank est toujours une nouvelle en soi, la qualité globale de cette distillerie n'étant plus à prouver. Mais la nouvelle qui sort des sentiers battus cette fois-ci, c'est que ce Springbank a été distillé avec de l'orge local de la région de Campeltown (d'où "Local Barley", CQFD), alors évidemment tout le monde fait le lien avec les Local Barley 1966 en single cask, sortis dans les années '90 et devenus légendaires.

Mais bon, vous me connaissez, je suis méfiant et sceptique. Je suis comme Sœur Anne, j'attends de voir. Comparer du 1966 et du 1999 me paraît foireux à la base, puisque les processus de culture, de distillation, et les gens derrières les manettes ont fortement évolués et changés en plus de 30 ans.

Dans le même ordre d'idée, en quoi ce Local Barley apporterait-il un "plus" qualitatif et/ou gustatif par rapport aux autres orges cultivées... ailleurs ? C'est peut-être là que se situe justement la pierre angulaire du débat: pour 99,99% de la production de whisky, nous ne connaissons pas l'origine de l'orge utilisée. Ici Springbank joue la transparence, ce qui est très louable et plaît aux amateurs; alors qu'en général personne ne sait d'où vient l'orge utilisée dans la distillation du whisky écossais. On sait juste qu'une grande partie de l'orge n'est pas originaire d'Ecosse, mais rien de plus. Le flou total.

Merci donc à Springbank d'au moins être franc sur ce sujet là au niveau de cet embouteillage spécifique-ci.

Ce nouveau Springbank a donc été distillé avec de l'orge de type prisma (une orge de printemps, mais à part ça aucune idée de ce que cela représente par rapport à d'autres types d'orge), cultivé à la ferme Low Machrimore de Southend (à quelques miles de Campeltown). Le mélange de fût est de 80% de fûts de bourbon en chêne américain et de 20% de fûts d'Oloroso en chêne européen.

Ces 9000 bouteilles devraient constituer le premier batch de cet embouteillage; Springbank ayant annoncé que ce Local Barley intégrerait sa gamme régulière (au même titre que le 12 ans Cask Strength).

Allez, assez bla-blaté, place à la dégustation:

Springbank 16 ans Local Barley, 54.3% (OB)
Springbank 16 ans Local Barley, 1999 / 2016, 54.3%, 9000 bouteilles (OB)
  • Nez: De la céréale vanillée et mielleuse. Des zestes de citron apportent une fraîcheur bienvenue. Une fine fumée fruitée en toile de fond. Du sirop de citron se développe après aération.
  • Bouche: La texture en bouche est onctueuse, gourmande, et sucrée. De la compote de fruits blancs. De la poussière de malt sec virevolte, et du citron poivré tambourine au fond de la bouche. De la confiture de fruits jaunes exotiques vient se mêler à la danse.
  • Finale: Moyenne. La fumée de céréale séchée revient en bouche. Des pincées de poivre sont saupoudrées sur le bout de la langue. Des languettes de citron séché apparaissent.
  • Verdict: Aucun doute, c'est un très beau Springbank, très bon et très bien fait (en existe-t-il des mauvais ou des mal faits, d'ailleurs?). Les marqueurs fumés et fruités sont bien présents. Fruité, onctueux, fin ; il est très agréable à boire et n'agresse à aucun moment. Mais sur le plan purement personnel, les côtés maltés (fort développés) ne sont pas ma spécialement ma came.
  • 90/100 (pour la qualité intrinsèque du produit), 89/100 (sur le plan purement personnel).

Il devrait arriver dans les jours prochains chez tous les cavistes clients de The Nectar en Belgique et Luxembourg (l'allocation devrait se situer entre 400 et 500 bouteilles pour notre marché, d'après ce que j'ai pu lire), au prix de ±125 euros.

mercredi 11 février 2015

Les 2 embouteillages exclusifs du Whisky Live 2015 : Arran 15 ans à 55% (OB) et Old Pulteney 2006/2015 Malts of Scotland à 55.9%

Les ayant goûtés lors du salon, j’ai trouvé les deux embouteillages exclusifs pour le Whisky Live particulièrement intéressants cette année. Beaucoup plus que ceux de l’an passé, pour être honnête. Ils méritaient bien de s’y attarder au calme, loin de l’effervescence du festival, et surtout avec des papilles en bon état.

Le premier embouteillage est un Arran de 15 ans d’âge, distillé en 1999 et embouteillé en septembre 2014. La majorité des embouteillages Arran officiels sont en refill Sherry, mais celui-ci est en fût de bourbon ; ce qui est assez rare et permet peut-être de mieux déceler les marqueurs typiques de la distillerie.

Le second embouteillage est un jeune Old Pulteney proposé par l’embouteilleur indépendant allemand Malts of Scotland. Depuis plusieurs années le Whisky Live propose un de ses embouteillages, d’ailleurs : l’an passé un jeune Bunnahabhain, l’an d’avant un Clynelish 1997. Le Old Pulteney de cette année a été distillé en 2006 et embouteillé début 2015. Il est issu d’un refill Sherry Manzanilla (info non indiquée sur l’étiquette, mais que l’on m’a communiquée au stand Malts of Scotland lors du salon), ce qui devrait lui apporter de la douceur.

Les 2 embouteillages exclusifs du Whisky Live 2015 : Arran 15 ans à 55% (OB) et Old Pulteney 2006/2015 Malts of Scotland à 55.9%

Arran 15 ans For Whisky Live Belgium 12ème, 19.07.1999 / 08.09.2014, Bourbon Barrel 1999/019, 55.0%, 165 bouteilles (OB)

  • Nez : D’entrée il me rappelle l’Arran 14 ans (ancien label), mais en beaucoup plus ‘’volumineux’’ et puissant. De la poire cireuse, des notes agrumiques, un brin de vanille, quelques pistils de fleurs matinales, et de nombreuses volutes marines. Un style côtier que j’aime bien.
  • Bouche : La texture est onctueuse, sur la gomme de fruits fondante. Des vagues salées vont et viennent. Les fruits blancs cireux et épicés dominent. De la liqueur de ces fruits blancs fait son apparition par moments.
  • Finale : Un mélange de fruits jaunes salés et poivrés envahit la bouche. Quelques épices exotiques saupoudrées sur des zestes d’agrumes. Des arômes d’alcool blanc fruité remontent dans le nez.
  • Verdict : Riche, puissant, présent, cet Arran est très reconnaissable de par son profil fruité / côtier. Pourtant, certains de ses aspects pourraient aussi rappeler Clynelish. C’est en tout cas un très bon whisky, une sélection de choix.
  • 88/100.
Les 2 embouteillages exclusifs du Whisky Live 2015 : Arran 15 ans à 55% (OB) et Old Pulteney 2006/2015 Malts of Scotland à 55.9%

Old Pulteney 2006 / 2015 Malts of Scotland For Whisky Live Belgium 12ème, Refill Sherry Hogshead Cask MoS 15001, 55.9%, 286 bouteilles

  • Nez : Un nez jeune, malté, sur la céréale sucrée. Du miel, de la vanille, de la frangipane moelleuse. Une très légère brise marine derrière cette pâtisserie. Quelques picotements au nez, dus à l’alcool, après aération.
  • Bouche : L’alcool est particulièrement bien équilibré et n’agresse pas. Le profil est ici aussi très pâtissier, sur la frangipane salée (le côté marin typique d’Old Pulteney se révèle pleinement). Du malt vanillé, de l’amande sucrée, des pincées de sel. Et quelques abricots secs, aussi.
  • Finale : Longue. Le malt sucré fond d’abord lentement en bouche, puis le sel revient en renfort, accompagné de vanille.
  • Verdict : Le côté pâtissier peut s’avérer écœurant à la longue. Un (petit) dram se suffit à lui-même, je trouve. Sorti de là, cet Old Pulteney s’avère très bon, équilibré, gourmand ; et son jeune âge ne le dessert pas.
  • 86/100 (aurait été 87 s’il avait été moins écœurant).

Ces deux embouteillages étaient vendus respectivement 69 et 59 euros lors du Whisky Live Belgium 2015 qui s’est déroulé ce week-end. Je ne pense pas que tout ait été vendu lors de l’événement, il est donc fort probable de pouvoir encore se les procurer en contactant les organisateurs du salon via leur adresse email.