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lundi 28 novembre 2016

Ben Nevis 20 ans Maltbarn pour The Malt Clan, 1996/2016, 53.3%

Vous connaissez peut-être le Maltclan Whiskyclub, un club de Halle (en région flamande) déjà bien établi et qui organise son whisky festival chaque année depuis un petit temps déjà.

Hé bien ce n'est pas du tout pour ce Maltclan-là que ce Ben Nevis a été embouteillé. Voilà. Ne pas confondre, donc.

Le Malt Clan pour lequel ce Ben Nevis a été embouteillé est aussi un club, mais basé à Paris et composé de quelques "whiskyfriends" qui se réunissent régulièrement pour partager leur passion. Et pour aller plus loin dans cette passion, ils ont décidé de sauter sur l'occasion quand ils ont eu l'opportunité de faire embouteiller ce Ben Nevis par Maltbarn, l'embouteilleur allemand dont j'ai déjà parlé plusieurs fois par le passé.

Résultat: un Ben Nevis embouteillé à 78 exemplaires, ce qui représente un petit tirage (une partie ou un fond de fût ?), et qui a été écoulé via des forums et groupes Facebook francophones.

Ben Nevis 20 ans Maltbarn pour The Malt Clan (from Paris), 1996 / 2016, Bourbon Cask, 53.3%, 78 bouteilles

  • Nez: Un beau nez, bien ciselé et fruité. De la pomme et du raisin blanc en tête. En arrière plan, du zeste de citron confit. Une légère fumée fruitée. Ce nez reste bien présent sur le temps.
  • Bouche: Comme au nez, l'ensemble se veut bien présent et puissant sur les saveurs; sur du fruit blanc et jaune. De la pomme, du raisin, et un léger citronné.
  • Finale: Une légère sécheresse fruitée s'installe en bouche, tandis que le zeste de citron titille le palais.
  • Verdict: En règle générale je ne suis pas spécialement client de Ben Nevis, que je trouve très inégal. Mais celui-ci est bien fait, cohérent, et savoureux. Un bon whisky du début à la fin.
  • 88/100.

Sold out à présent, il a été disponible il y a une paire de mois pour 110€ via certains forums et quelques groupes Facebook consacrés au whisky.

mardi 13 janvier 2015

Deux Dailuaine : 18 ans Maltbarn et 21 ans The Whisky Mercenary

Pas un face à face, mais un article commun pour vous parler de deux Dailuaine disponibles en Belgique. Un article dans la même optique que celui sur deux Glenrothes d’il y a peu.

Dailuaine est une distillerie (assez peu connue) du Speyside, et elle fait partie de celles qui ont ma préférence (au même titre que Glen Keith) pour les whiskies en fût de bourbon provenant de cette région.

A ma gauche, un Dailuaine de 18 ans d’âge, embouteillé par Maltbarn (oui… encore ^^). Une nouveauté d’il y a quelques semaines, et encore disponible.

A ma droite, un Dailuaine de 21 ans d’âge, embouteillé par The Whisky Mercenary. Il faisait partie du lineup de la dégustation de mi-décembre à Liège, et il m’avait particulièrement plu. J’ai donc décidé de revenir dessus ‘’au calme’’. Même si il a été embouteillé en 2013, il est encore facilement trouvable auprès de plusieurs boutiques belges spécialisées en whisky.

(photo Maltbarn)
(photo Maltbarn)
Dailuaine 18 ans Maltbarn, 1996 / 2014, Bourbon Barrel, 48.7%, 158 bouteilles
  • Nez : Des agrumes dans tous les sens. Du citron acidulé, de la mandarine juteuse, du pamplemousse doux. Ces agrumes se calment ensuite, pour révéler du miel de fleur vanillé. Du gingembre et de la réglisse sse faufilent par moments. Un nez frais dans son ensemble.
  • Bouche : Je m’attendais à une bouche très acide, il n’en est rien. Bien évidemment, les agrumes dominent, mais ils sont doux, juteux, et frais. Une bouche assez monolithique mais easy drinkable et très agréable.
  • Finale : Les zestes d’agrumes assèchent la bouche, mais je ne détecte pas d’amertume envahissante (ce qui est un bon point à mes yeux). Un peu de poivre blanc dans le fond de la gorge, et une pincée de sel au palais.
  • Verdict : Pas complexe, mais très bien fait, équilibré, frais, et agréable. Ça se boit (presque) comme de l’eau.
  • 88/100.
Deux Dailuaine : 18 ans Maltbarn et 21 ans The Whisky Mercenary
Dailuaine 21 ans The Whisky Mercenary, 1992 / 2013, 53.3%
  • Nez : Très frais et herbacé, sur la tige de fleur, l’herbe coupée, la mousse verte. Du sirop de pamplemousse. La vanille est aussi bien présente. Du thé vert de Chine après aération. J’aime beaucoup ce genre de nez, printanier à souhait. Je pourrais laisser mon nez des heures dans de telles senteurs campagnardes.
  • Bouche : De la vanille acidulée. Ici, la pomme verte et le citron sont bien présents. La texture est huileuse, onctueuse, ronde et douce. Des fruits blancs sucrés, gorgés de soleil, se cachent derrière les acidulés. De la sève de fleur apparaît par moments.
  • Finale : Le thé vert sec remonte dans le nez. Légère amertume de pelure de pomme, qui assèche le palais. Des notes de gingembre vanillé.
  • Verdict : D’une fraîcheur ! Je me sens au printemps, dans un verger en fleurs, sous un soleil matinal. Perso, j’apprécie beaucoup ce genre de profil.
  • 90/100. Je reste sur la même note que lors de la dégustation de décembre à Liège.

Le Maltbarn est disponible en Belgique chez Dram 242 pour 89€. Le The Whisky Mercenary est encore disponible chez QV.ID et Whiskyhuis (et peut-être aussi ailleurs, comme La Cave St Jacques, le Single Malt Whisky Shop ou TasTToe) pour 95€.

lundi 12 janvier 2015

Inchgower 38 ans Maltbarn, 1975/2013, 47.3%

(photo Maltbarn)
(photo Maltbarn)

Houla, on parle de vieux whisky, aujourd’hui ! Du 38 ans, c’est pas tous les jours qu’on a l’occasion d’en goûter ! Bon… Inchgower n’est pas non plus la distillerie la plus courue, on ne joue pas dans la même catégorie que Port Ellen ou Brora, non plus… Il faut bien avouer qu’à voir les prix des bouteilles de ces deux distilleries, il vaut mieux se tourner vers des peu connues si on veut encore pouvoir trouver des bouteilles de vieux whiskies à un prix plus ou moins accessible. Je préfère bien appuyer ce ‘’plus ou moins’’, car ici on parle quand même d’une bouteille à 250€. Ca pique un peu au portefeuille. Mais c’est du 38 ans. Pour rappel, le dernier Brora 35 ans sorti sur le marché coûte… dix fois plus.

Cet Inchgower, donc… Proposé par Maltbarn, l’embouteilleur allemand (j’en parle souvent ces temps-ci, pas vrai ?), il est disponible depuis environ un mois. Mais il a été embouteillé en 2013. Hoo, bizarre, cette affaire ! Pourquoi embouteiller un whisky, et le sortir seulement sur le marché un an plus tard ??? Bonne question, trèèèèès bonne question. Je n’en sais rien, en fait.

Trêve de bavardages stériles, penchons-nous sur cet Inchgower :

(photo Whiskybase)
(photo Whiskybase)
Inchgower 38 ans Maltbarn, 1975 / 2013, Bourbon Cask, 47.3%, 54 bouteilles

Seulement 54 bouteilles, en effet. Un split de fût ou un fond oublié dans un hangar ?

  • Nez : Une corbeille de fruits fraîchement coupés. Poire, mirabelle, mangue, un peu d’ananas et de pamplemousse. Une très légère poussière se cache derrière, ainsi que du bois vert. Les agrumes juteux se développent sur la durée, et une fraicheur herbacée apparaît. Un très chouette nez, fondu et ludique.
  • Bouche : Des fruits vanillés. Pomme acidulée, pelure légèrement amère, miel, sirop, compote. Douce, ronde. Un bonbon au dessert.
  • Finale : Courte. Légère sécheresse au palais, petite amertume dans les joues. Les fruits compotés disparaissent.
  • Verdict : Un whisky fin, subtil, léger. Pas d’une grande complexité mais facile et agréable.
  • 88/100.

Disponible (pour 250€) en Belgique chez Dram 242. Et comme il n’y en a eu que 54 bouteilles pour le monde entier, à mon avis son stock n’est pas extensible. Dépêchez-vous si vous voulez vous en procurer une bouteille.

dimanche 4 janvier 2015

Glen Keith 22 ans Maltbarn, 1992/2014, 49.4%

(photo Maltbarn)
(photo Maltbarn)

Oui, encore un Glen Keith ! Cette distillerie étant une de mes préférées du Speyside, je ne me gêne pas quand j’ai j’ai l’occasion d’en goûter ! Et c’est vrai que je suis rarement déçu par les embouteillages indépendants de Glen Keith.

Celui-ci est très récent, sorti juste avant Noël 2014, et proposé par l’embouteilleur indépendant allemand Maltbarn. Il a déjà reçu quelques bonnes cotes ailleurs sur internet, me plaira-t-il autant que les Glen Keith précédents ?

(photo Whiskybase)
(photo Whiskybase)
Glen Keith 22 ans Maltbarn, 1992 / 2014, Bourbon Cask, 49.4%, 179 bouteilles
  • Nez : Il me rappelle beaucoup d’autres Glen Keith déjà goûtés. De la pomme verte, du citron, de la poire ; très fruité. Avec l’aération, une fraîcheur printanière apparaît.
  • Bouche : Grosse amertume de pelure de pomme et de zestes d’agrumes. Moi qui y suis sensible, je suis servi ! Heureusement, elle se calme dès la seconde gorgée ; la bouche s’étant habituée. Se révèlent alors les fruits, poire et citron en tête. Parfois une vague de sirop vanillé pointe le bout du nez.
  • Finale : Assez courte. Quelques épices poivrées, et l’amertume fruitée toujours présente (bien qu’enrobée de sirop).
  • Verdict : Ce Glen Keith n’est pas mon préféré parmi ceux qui sont déjà passés par mes papilles, l’amertume étant trop présente en bouche à mon goût. Il est néanmoins bien fruité, racé et présent. De bonne qualité globale (surtout le nez).
  • 86/100.

Disponible en Belgique pour ±120€ chez Dram 242.

dimanche 28 décembre 2014

Quadriptyque Littlemill, volet 4 : 1992/2012 (20 ans) Maltbarn, 52.4%

J’avais expliqué, dans le focus sur Littlemill, que le succès de cette distillerie est récent. Si récent que certains embouteillages sont restés disponibles assez longtemps. Celui-ci, par exemple, a été boudé à sa sortie. Il est resté disponible très longtemps, jusque début 2014 même. Ce qui a été tout le contraire de l’autre Littlemill de Maltbarn, sorti en septembre de cette année et directement sold out. Il suffit parfois (souvent ?) qu’un whisky reste sous silence pour que personne n’en veuille, et qu’un autre soit porté aux nues par Pierre, Paul ou Jacques pour que tout le monde se l’arrache.

(photo Maltbarn)
(photo Maltbarn)
Littlemill 20 ans Maltbarn, 1992/2012, Bourbon Barrel, 52.4%, 131 bouteilles.
  • Nez : Un fruité intense, sur la poire, la pèche, la nectarine, et quelques gouttes de pamplemousse. Des céréales maltées grandissent par la suite. Après aération, du citron séché et du sirop vanillé se succèdent. Une fraîcheur florale se ressent tout du long en trame de fond. Un nez évolutif et changeant, avec des côtés séduisants et d’autres moins (comme le malté, qui n’est pas ma tasse de thé).
  • Bouche : Entrée en bouche agrumique et acidulée. Citron, pamplemousse blanc. Quelques épices piquantes qui occultent un peu le reste. Consistance onctueuse.
  • Finale : Courte. L’acidité s’estompe rapidement, laissant la place à une sécheresse de zeste d’agrume. Du poivre blanc sur le fond de la langue.
  • Verdict : Un nez très complexe et changeant, comme je les aime. Par contre la bouche est plus monolithique, et la finale franchement en retrait. Ce Littlemill est néanmoins globalement très agréable à boire.
  • 87/100.

mercredi 12 novembre 2014

Burnside 25 ans Maltbarn, 1989/2014, 50.9%

Ce Burnside est assez récent et est disponible depuis environ mi-octobre. Burnside, c’est quoi ce machin ? Burnside n’est en effet pas le nom d’une distillerie, mais le nom donné au ‘’teaspooning’’ de Balvenie (99%) et de Glenfiddich (1%). Teaspooning, c’est quoi ce truc ? No stress, vous aurez réponse à cette question dans un prochain article théorique, chaque chose en son temps.

(photo Maltbarn)
(photo Maltbarn)
Burnside 25 ans Maltbarn, 1989 / 2014, fût de bourbon, 50.9%, 167 bouteilles.
  • Nez : Un nez hyper fruité et fondu. De la compote de fruits blancs et jaunes. Du gingembre, de la vanille, et une douceur mielleuse. Une très légère fraîcheur florale passe, puis disparaît. Des fruits jaunes secs après aération.
  • Bouche : La douceur mielleuse enrobe la compote de fruits. Légère amertume de pelure de pomme. Quelques pincées de poivre, et le gingembre est toujours présent. C’est bon, mais ni complexe ni exubérant.
  • Finale : Une poussière de raisins secs remonte dans le nez. La douceur mielleuse disparaît ; et le gingembre, les pincées de poivre et la pelure de fruits perdurent.
  • Verdict : Pour être honnête, c’est bon, équilibré, et bien fait. Pas de défaut technique. Mais ça me semble aussi plat est sans véritable âme ; sans complexité et trop linéaire à mon goût.
  • 86/100.

Disponible en Belgique chez Dram 242 (le distributeur belge de Maltbarn) entre 120 et 125€.

jeudi 6 novembre 2014

Deux Ledaig 2005/2014 : Maltbarn (48.1%) et Anam na h-Alba (52.8%)

Il n’y a pas que Clynelish qui voit une foultitude d’embouteillages indépendants arriver chaque mois sur le marché ; Ledaig n’est pas en reste. Surtout des Ledaig distillés en 2005, d’ailleurs. Il semblerait que la distillerie Tobermory ait vendu un bon paquet de fûts de cette année-là pour avoir du cash.

Tobermory ? Qu’est-ce que Tobermory vient faire dans l’équation ? Tout simplement parce que Ledaig n’est pas une distillerie à part entière, mais une marque de la distillerie Tobermory. Les embouteillages Tobermory se veulent (en grande majorité) non tourbés, tandis que les Ledaig sont (en théorie) tourbés. Ceci expliquant cela.

Pour revenir à nos moutons, beaucoup d’embouteilleurs indépendants proposent du Ledaig distillé en 2005. En règle générale ces embouteillages sont bien accueillis par les amateurs, du fait de leur bonne qualité globale, de leur prix abordable (il faut dire que ce sont des whiskies encore jeunes), et qu’ils soient (très) tourbés (beaucoup d’amateurs aiment la grosse tourbe qui tâche).

Les deux Ledaig 2005/2014 proposés aujourd’hui sont récemment arrivés sur le marché, et sont encore disponibles à la vente. Ils ont été mis en bouteille par deux embouteilleurs indépendants allemands différents, Maltbarn et Anam na h-Alba. Le premier est en fût de bourbon, le second en deuxième (ou troisième ?) remplissage de fût de sherry.

(photo Maltbarn)
(photo Maltbarn)
Ledaig 2005 / 2014 (9 ans) Maltbarn, Bourbon Cask, 48.1%, 141 bouteilles.
  • Nez : La tourbe, bien en avant, est fraîche, sèche et citronnée. De la paille mouillée, du foin fraîchement coupé. Après aération, le nez se stabilise sur des odeurs de paille fraîche et poussiéreuse.
  • Bouche : L’entrée de bouche est d’abord légère, puis la tourbe fermière mélangée à des zestes amers d’agrumes arrive en trombe. De la pomme verte coupée en quartiers en toile de fond.
  • Finale : Je la trouve courte. Le côté étable reste un peu en bouche, tandis que le côté fruité disparaît très vite.
  • Verdict : Assez monolithique. De la tourbe et quelques fruits communs. Point. Les amoureux de tourbe y trouveront leur compte, à n’en pas douter. Moi, perso, j’attends quand même un peu plus d’un whisky. Celui-ci ne souffre néanmoins d’aucun défaut majeur, l’alcool est bien intégré.
  • 86/100. Cote que j’ai essayé d’appliquer de façon impartiale par rapport à la qualité intrinsèque, pas en rapport avec mes goûts personnels.
(photo Anam na h-Alba / Facebook)
(photo Anam na h-Alba / Facebook)
Ledaig 09.2005 / 03.2014 (8 ans) Anam na h-Alba, Refill Sherry Hogshead, 52.8%, 168 bouteilles.
  • Nez : De la fumée sèche, de la paille, de la poussière, du bois sec. Par après, une grosse couche de vernis apparaît, accompagnée d’un peu de miel. Encore après, des fruits jaunes pétrifiés. Un nez évolutif et changeant.
  • Bouche : Les goûts sont fondus et mélangés, difficilement dissociables et identifiables. L’alcool n’agresse pas du tout. De la pierre pilée, de l’ardoise, de la fumée sèche. Un peu de pomme caramélisée.
  • Finale : Des cendres pierreuses froides, et des volutes de fumée. Les (faibles) notes de fruit ont disparu.
  • Verdict : La patte du sherry est discrète, le côté tourbé minéral n’étant pas occulté. Agréable à boire sans se poser de question existentielle. Mention spéciale pour le nez, particulièrement sympa.
  • 86/100.

Ces deux Ledaig sont tous deux disponibles entre 65€ et 70€ chez Dram 242, l’importateur belge de ces deux embouteilleurs.

jeudi 30 octobre 2014

Quadriptyque Clynelish, volet 3 : 17 ans Maltbarn, 52.4%

Avant dernier article de mon dossier concernant des Clynelish récemment sortis sur le marché. J’ai parlé il y a peu de plusieurs embouteillages Maltbarn qui étaient de bonne facture. Ce Clynelish-ci est un des trois derniers whiskies sortis mi-octobre par cet embouteilleur, mais il a immédiatement été sold out partout dès que Whiskyfun l’a coté 90/100.

Mon avis vaut ce qu’il vaut, et est certainement moins pertinent que celui de Serge Valentin, mais je me permets néanmoins d’humblement vous le proposer :

(photo Dram 242)
(photo Dram 242)
Clynelish 17 ans Maltbarn, 1997 / 2014, 52.4%, 166 bouteilles :
  • Nez : La fumée, la vanille et le miel dominent d’entrée. Cette fumée se fait plus discrète après quelques instants, laissant la place au sirop de poire. Quelques relents de solvant passent, avant de disparaître définitivement et être remplacés par des notes de cire industrielle.
  • Bouche : De la cire de bougie se fait sentir en entrée de bouche, mais est vite balayée par une grosse amertume de pelure d’agrumes qui occupe (trop) la place. Des agrumes acides sont aussi perceptibles.
  • Finale : Des vagues de gros sel brûlent la gorge, et l’amertume de la bouche perdure en mourant lentement.
  • Verdict : Désolé de le dire, mais mes goûts divergent de ceux de Serge Valentin (sur ce whisky-ci, en tout cas). La signature fumée / cire / iode de Clynelish est bien présente, mais dispersée. L’amertume est trop importante à mon goût. Le sel de la finale trop massif. Les fruits trop timides. Je continue avec les points négatifs (à mes yeux), ou je continue ;-) ? Ce Clynelish est buvable, bien sûr, mais ne correspond pas à mes goûts personnels et doit peut-être être bu dans des circonstances particulières pour être apprécié dans une juste mesure.
  • 81/100.

Sold out ultra rapidement, comme expliqué plus haut, donc. Mais peut-être reste-t-il quelques samples chez Dram 242, si jamais vous voulez le goûter et vous faire votre propre opinion (puisque celle des blogueurs est très divergente sur le sujet).

jeudi 23 octobre 2014

Caol Ila 19 ans Maltbarn, 1995/2014, 52.8%

Je ne sais pas si je vous l’ai déjà dit, mais Caol Ila est ma distillerie d’Islay préférée. Et loin devant Ardbeg ou Laphroaig !

Néanmoins, je suis très critique envers cette distillerie. Je suis loin de tout aimer, que du contraire : j’aime surtout les vieux Caol Ila du début des années 80, fins, subtils, complexes, minéraux. Les vieux sages à la Yoda, quoi.

J’essaie donc de goûter un maximum de Caol Ila, en quête de cette vieille sagesse. Et pour être honnête, je la croise assez rarement.

Qu’en sera-t-il de celui-ci, qui n’est pas un vénérable ancien mais qui se situe plutôt dans un âge moyen ? Et par la même occasion, je continue mon exploration de l’embouteilleur Maltbarn, aussi.

(photo Maltbarn)
(photo Maltbarn)
Caol Ila 19 ans Maltbarn, 1995/2014, 52.8%, 226 bouteilles :
  • Nez : Ha ! La tourbe et la fumée n’envahissent pas les narines, il y a aussi d’autres choses : de la vanille, de la pomme verte et jaune, un peu d’herbe coupée, de la résine séchée. Un nez de Caol Ila comme je les apprécie, fondu, subtil, et fin.
  • Bouche : De prime abord, la bouche est en dessous du nez. Attaque franche sur la pomme verte acidulée et du caramel vanillé. La tourbe cendrée est présente aussi, évidemment. Une bouche plus monolithique et moins fine que le nez. Cette bouche se calme après deux gorgées, devenant plus abordable et plus fondue.
  • Finale : Moyenne. De la fumée cendrée remonte dans le nez. Une pincée de poivre blanc et de la pelure de pomme jaune qui meurt lentement.
  • Verdict : Ce Caol Ila, même si il ne rencontre pas complètement mes désidératas envers cette distillerie, est bien agréable et se laisse boire volontiers. De très bonne qualité, équilibré. Il manque juste, à mon goût, de complexité et de minéralité des sous-bois.
  • 88/100.

Disponible pour 110€ chez Dram 242 (en Belgique), Maltbarn en direct (en Allemagne), et Whiskybase (en Hollande).

lundi 20 octobre 2014

Glen Elgin 29 ans Maltbarn, 1985/2014, 45.6%

Après avoir été scotché par le Littlemill de chez Maltbarn, j’avais envie de gratter un peu cet embouteilleur indépendant allemand. Second round, cette fois-ci avec un whisky assez vieux, un Glen Elgin de 29 ans d’âge.

Glen Elgin est une distillerie (appartenant à Diageo) du Speyside assez peu connue. Il existe très très peu d’embouteillages officiels (presque toute la production partant dans le blend), et pas énormément non plus d’embouteillages indépendants.

Je n’ai pas encore eu l’occasion de croiser beaucoup de drams de cette distillerie, d’où mon manque d’expérience sur le sujet.

(photo Maltbarn)
(photo Maltbarn)
Glen Elgin 29 ans Maltbarn, 1985/2014, 45.6%, 122 bouteilles.
  • Nez : Tout dans la finesse. Certains pourraient même dire ‘’tout dans la timidité’’. Pas d’arômes puissants qui arrachent les narines, mais une corbeille de fruits blancs, de la pomme jaune (et quelques agrumes aussi) compotés et en sirop. Beaucoup de vanille, et un rayon de miel.
  • Bouche : Tout comme le nez, la bouche est plutôt soft. Amertume de pelure de pomme, vanille bien présente, des pincées d’épices douces, et du sirop de fruits blancs. Quelques gouttes de pamplemousse, aussi.
  • Finale : Courte. Quelques épices plus poivrées, et les fruits meurent assez vite. Une ou deux échardes de bois sec.
  • Verdict : Un whisky bien fait, équilibré, et cohérent ; c’est indéniable. Mais qui manque aussi cruellement de punch et de vigueur, je trouve. Limite trop sage, le gentil gamin de la classe.
  • 85/100.

Disponible pour ±150 euros (ce qui est un prix honnête pour un whisky de cet âge) en Belgique chez Dram 242.

dimanche 28 septembre 2014

Focus sur la boutique Dram 242 (Lebbeke)

Focus sur la boutique Dram 242 (Lebbeke)

Dans ma quête des bonnes boutiques belges, je vous présente aujourd’hui Dram 242, que je viens seulement de découvrir. Je la connaissais déjà de nom, mais n’y avais jamais rien commandé online ni n’y étais allé faire un tour.

Dram 242 est, il est vrai, une boutique peut-être moins connue sur la scène belge du whisky ; tout simplement parce qu’elle est encore assez jeune (moins de 3 ans d’existence, je crois), ne fait pas beaucoup de publicité, et est une activité annexe de Dirk, son propriétaire. La boutique, d’ailleurs, n’est ouverte que trois jours par semaine (le mercredi, vendredi et samedi).

Mon premier contact avec Dram 242 a été, comme souvent, via son site internet. Au premier coup d’œil ce site regorge de centaines de références, principalement en embouteillages indépendants. Mais il vaut mieux filtrer sa recherche sur les bouteilles en stock (‘’in voorraad’’) car beaucoup de références indiquées sont aussi soit sur commande, soit épuisées.

Mais comme je préfère visiter les boutiques que de commander online, j’ai réservé une bouteille et rendu visite à Dirk.

Dram 242 est physiquement située à Lebbeke, un village entre Alost et Dendermonde, en Flandre Orientale. C’est une petite maison unifamiliale transformée en boutique, sans enseigne apparente (on pourrait facilement passer devant sans l’apercevoir).

A l’intérieur, trois pièces composent la boutique. La pièce de devant contient les bouteilles de whisky écossais, sur plusieurs étagères et une grande table bien garnies. La pièce de droite contient les bouteilles de whiskey américain et whisky japonais, et deux fauteuils confortables où l’on peut siroter un dram à son aise. La pièce du fond, enfin, contient un bar et les bouteilles ouvertes sur des étagères couvrant tous les murs. Il est donc possible d’acheter sur place des samples de plus de 200 bouteilles (samples qui n’apparaissent pas sur le site internet de la boutique, il faut absolument se rendre sur place pour pouvoir en profiter).

Les étagères et la table remplies à craquer de bouteillesLes étagères et la table remplies à craquer de bouteillesLes étagères et la table remplies à craquer de bouteilles

Les étagères et la table remplies à craquer de bouteilles

Dirk propose les gammes officielles (Arran, BenRiach, Glendronach, etc) et indépendantes (Cadenhead, Compass Box, The Nectar of the Daily Dram, etc) distribuées par les distributeurs belges officiels et divers (The Nectar, Premium Spirits, Diageo, etc.).

Mais Dram 242 propose aussi des embouteillages indépendants qu’il distribue lui-même en direct : Càrn Mòr, Creative Whisky Company, Warehouse 8 et quelques autres ; et il est surtout le seul à proposer les gammes Maltbarn et Anam Na H-Alba en Belgique ! Il est même possible de trouver quelques bouteilles un peu plus anciennes, sorties en 2010 ou 2011 par exemple.

La cerise sur le gâteau est que les prix pratiqués sur les embouteillages indépendants sont ceux suggérés par les embouteilleurs eux-mêmes. Pas de plus-value obscure donc, on n’est clairement pas volé sur les prix. Les prix des samples sont eux aussi très honnêtes, il y a moyen de trouver quelques pépites à goûter sans se ruiner.

Ajoutez à cela l’accueil chaleureux de Dirk, très disponible pour donner conseil ou discuter whisky en général, pour faire de Dram 242 une boutique très intéressante à visiter régulièrement.

A signaler aussi que Dirk organise régulièrement des soirées Whisky Bar où il est loisible de goûter aux bouteilles ouvertes (plus de 200 différentes). L’entrée est gratuite, et on ne paie que le(s) dram(s) consommé(s). Vous pouvez visiter la page Facebook et/ou le site web de la boutique pour être tenu informé de ces soirées.

Plus de 200 bouteilles ouvertesPlus de 200 bouteilles ouvertesPlus de 200 bouteilles ouvertes
Plus de 200 bouteilles ouvertesPlus de 200 bouteilles ouvertes

Plus de 200 bouteilles ouvertes

mercredi 24 septembre 2014

Littlemill 1990/2014 (24 ans) Maltbarn, 50.6%

En règle générale je publie des notes de dégustation de whiskies encore disponibles dans le commerce. Mais aujourd’hui, je vais sauter dans la brouette du ‘’buzz’’ créé par ce Littlemill.

Bon OK, des petits ‘’buzz’’, dans le whisky, il y en a chaque semaine. Il faut être sur la balle pour pouvoir se procurer LA bouteille du moment. Une seconde d’hésitation et PAF ! Trop tard, sold out.

Comment fonctionne, en règle générale, un buzz autour d’une bouteille ? Plusieurs facteurs entrent en jeu, et je prends bien évidemment ce Littlemill comme exemple :

  • Une distillerie fermée : Ha ça, ça attire bien évidemment beaucoup plus les spéculateurs. Surtout que Littlemill a la cote pour le moment et que les prix montent en flèche.
  • Un nombre limité de bouteilles : 158 dans ce cas-ci. C’est peu. Il n’y en aura pas pour tout le monde.
  • Un embouteilleur ayant bonne réputation : Maltbarn sort, en règle générale, des produits de bonne qualité.
  • Un prix bien étudié : 130€ alors qu’en règle générale les Littlemill de cet âge sortent ces temps à minimum 140€. Donc oui, un prix bien tapé.
  • Peu de points de vente : Dans ce cas-ci, il n’a été vendu qu’à 3 endroits, à ma connaissance. Chez Maltbarn bien évidemment. Il fallait donc ajouter des frais de port d’Allemagne. Chez Whiskybase. Mais la bouteille n’est même pas apparue sur le web shop, le patron ayant proposé des réservations sur Facebook avant même que la bouteille ne soit disponible. Chez Dram242, enfin. Une boutique (focus sous peu sur le blog) située près d’Alost qui importe directement des bouteilles de chez Maltbarn. Seulement 3 boutiques (et sous le manteau à l’une d’elle), cela attise bien évidemment le buzz de par la difficulté à choper le bestiau.
  • De bonnes notes sur Whiskybase : Une bonne moyenne sur cette base de données est bien évidemment un facteur favorisant la convoitise.
  • Une note dithyrambique sur un blog : C’est le facteur qui met le feu aux poudres. Un blogueur ayant pignon sur rue (non je ne parle pas de moi, mais de Whiskynotes ;-) ) publie une note supérieure à 90/100.

S’il restait encore quelques bouteilles disponibles avant cette note, ça a été l’effervescence dès sa publication : les forums se sont mis à relayer l’info et plein de membres en ont voulu, ça a été sold out dans l’heure chez Maltbarn et chez Dram242, et les dernières bouteilles ont tout de suite été réservées chez Whiskybase. Bref, trop tard, plus moyen d’en trouver en boutique, à ma connaissance.

Mais, à part sur Whiskynotes et quelques notes sur Whiskybase, qui a goûté ce Littlemill et peut donc vraiment prouver que ce buzz est fondé ? Là est toute la question quand on court après des bouteilles à succès : en choper une OK, mais rien ne garantit qu’elle plaise. Ce n’est pas parce que Pierre, Paul ou Jacques l’a aimée que VOUS l’aimerez aussi…

Littlemill 1990/2014 (24 ans) Maltbarn, 50.6%

Voici donc mon humble avis, histoire d’apporter ma pierre à l’édifice (et je tiens à préciser que j’avais commandé ma bouteille AVANT que la note ne soit publiée sur Whiskynotes ;-) ).

Littlemill 1990/2014 (24 ans) Maltbarn, 50.6%, 158 bouteilles :
  • Nez : Un nez ultra fruité et gourmand. Les fruits exotiques dominent de la tête et des épaules (banane, mangue, ananas), mais du sirop de pêche et d’abricot est aussi bien présent. Un nez rond, sucré, sirupeux, et qui embaume. Mais aussi un peu lourd, à la limite de l’écoeurant.
  • Bouche : Une corbeille de fruits mûrs gorgés de soleil. Mangue, papaye, pêche, ananas, pastèque… Tout y passe, et abondamment sucré. La chaleur de l’alcool (bien maîtrisé) irradie en fin de bouche, en apothéose.
  • Finale : Moyenne sur la pêche et l’ananas (les autres fruits passent et repassent aussi). Quelques pincées de poivre blanc, et une mini amertume abricotée. L’abricot se décline aussi dans des relents liquoreux.
  • Verdict : Une bombe fruitée. Un excellent Littlemill (je dois bien avouer que peu me déçoivent, Littlemill est ma distillerie préférée, après tout). Celui-ci occupe le haut du panier. Il a bien mérité le buzz qui l’a entouré.
  • 91/100.

Ultra sold out, comme expliqué plus haut. Mais il est encore possible de se procurer quelques samples de ce Littlemill chez Dram242, sur place à la boutique.