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samedi 28 mai 2016

Clynelish 1998/2016 Signatory Vintage pour plusieurs boutiques du Belux, 17 ans, 46%

A intervalle régulier (au moins une fois par an), The nectar emmène une partie de ses clients cavistes chez Signatory Vintage, à Pitlochry en Ecosse, afin que ces cavistes puissent sélectionner quelques fûts qui seront exclusivement embouteillés pour eux. Ces cavistes se partagent alors plusieurs fûts, ce qui leur permet d'avoir des embouteillages spéciaux à proposer à leur clientèle, sans devoir obligatoirement se fendre d'un fût entier. Quand on voit le cours actuel du fût, les petits cavistes doivent trouver l'initiative de partage de fût la bienvenue.

Certains fûts se voient donc divisés en deux, trois, voire en quatre ou même en cinq; chaque caviste participant se voyant octroyé un nombre de bouteilles selon ses besoins et ses envies.

Nous, amateurs de whisky, "splittons" des bouteilles; les cavistes, eux, "splittent" des fûts ;-)

Clynelish 1998/2016 Signatory Vintage pour plusieurs boutiques du Belux, 17 ans, 46%

La délégation Belgo-Luxembourgeoise est donc récemment revenue d’Écosse avec pas mal d’embouteillages différents sous ses bras. Je vais vous en présenter certains au cours des prochains jours, en commençant par ce Clynelish distillé en 1998 et embouteillé pour 5 cavistes différents. Le fût ayant produit 343 bouteilles, la répartition ne doit pas avoir spécialement arraché le slip des cavistes impliqués; surtout que le prix de vente final de ce Clynelish est tout à fait correct (une soixante d'euros).

Clynelish 1998/2016 Signatory Vintage pour plusieurs boutiques du Belux, 17 ans, 46%
Clynelish 27.05.1998 / 20.04.2016 Signatory Vintage The Un-Chillfiltered Collection, sélectionné par Tasttoe, Maison Demiautte, Maxi Vins N°1, Maison Baelen & Hesby-Drink, 17 ans, Hogshead 7780, 46%, 343 bouteilles
  • Nez: Un mélange de cire d'abeille et de pomme jaune prend le gros de la place. Quelques gouttes de citron l'accompagnent. Après aération, la cire se fait plus dominante et tire sur la bougie poussiéreuse.
  • Bouche: Facile d'accès, pas agressive. De la pomme, de l'abricot, et du sirop de citron. Quelques épices et un peu de coquille d’œuf.
  • Finale: Moyenne. Les épices se calment, tandis que la cire refait surface. Le fruité se fait un brin amer en mourant.
  • Verdict: Un Clynelish très reconnaissable, sur le fuité cireux; bien fait, facilement buvable. Une très bonne introduction à cette distillerie.
  • 88/100.

Disponible exclusivement chez TasTToe (Kampenhout), Maison Demiautte (près de Charleroi), Maxi Vins (près de Luxembourg ville), Maison Baelen (près de Liège), et Hesby-Drink (Hannut et Loncin), pour une soixantaine d'euros.

Merci à TasTToe pour le sample.

lundi 4 janvier 2016

Ledaig 1998/2015 Cooper's Choice, 17 ans, 56.5%

J'ai récemment parlé de deux Ledaig de chez Signatory Vintage en fût de Sherry. Des plus jeunes, certes, mais ils m'avaient fortement plu. Et de manière générale, je préfère les Ledaig en fût de Sherry qu'en fût de Bourbon; c'est juste une préférence personnelle. Je trouve que l'apport du Sherry adoucit et sublime la tourbe fermière de Ledaig.


Ce Ledaig-ci, embouteillé par The Cooper's Choice (encore lui ! Ces temps-ci je trouve qu'il sort de très bonne choses, comme si sa qualité globale s'était subitement améliorée) vient de débarquer en Belgique, il est tout nouveau. Et comme c'est la première fois que je croise un Ledaig plus vieux que 10 ans (celui-ci en a 17) complètement maturé en fût de Sherry, je ne me suis pas fait prier pour le goûter. Et je me suis pris une bonne claque.



Ledaig 04.1998 / 2015 Cooper’s Choice, 17 ans, Sherry Butt n°0035, 56.5%, 540 bouteilles

    Ledaig 1998/2015 Cooper's Choice, 17 ans, 56.5%
  • Nez: Équilibré et charmeur. La tourbe fumée et fermière est enrobée de gourmandise caramélisée. Du chocolat blanc et de la noisette, mais aussi une fraîcheur agrumique sur l’orange pressée deux minutes plus tôt.
  • Bouche: Un savant mélange de caramel, de tabac, de fumée herbeuse et de paille. Beaucoup de fruits secs (raisin noir en tête), et une légère acidité de pomme verte et d’agrume frais. Des épices douces en pagaille.
  • Finale: Très longue. La fumée chaude et cendrée gonfle en bouche. Des épices exotiques pétillent sur la langue.
  • Verdict: Une claque ! Ce Ledaig est gourmand, rond, équilibré, fin et complexe, tout en étant aussi fougueux, tempétueux, et en ayant une bonne paire dans le slip. Le mariage tourbe/Sherry fonctionne parfaitement.
  • 91/100.


Disponible pour ±135 euros (les prix ne sont pas à la baisse, n'est-ce pas ?) au Chemin des Vignes à Bruxelles.

mardi 23 juin 2015

Dailuaine 17 ans Signatory Vintage, 1997/2015 pour 4 boutiques belges, 52.1%

Il y a quelques semaines, The Nectar, qui distribue Signatory Vintage en Belgique, a organisé un voyage à la distillerie Edradour pour quelques boutiques belges qui voulaient sélectionner quelques fûts à embouteiller. Edradour appartenant au même propriétaire que Signatory Vintage, l’embouteilleur indépendant y stocke ses fûts.

Ce Dailuaine a été un des fûts sélectionnés. Deux boutiques liégeoises ont participé à cette sélection, je vais donc principalement axer mon explication sur ces deux boutiques. Si la Maison Baelen a déjà participé à des sélections de fûts par le passé (comme un Arran en 2013, par exemple), c’est par contre la première fois que Toby Vins le fait. Un autre, toujours de chez Signatory Vintage, mais un Clynelish exclusif pour Toby Vins, devrait aussi être proposé en septembre. C’est chouette tout ça, les boutiques wallonnes proposent de plus en plus des embouteillages à eux :-).

Ce Dailuaine, provenant de la distillerie du Speyside, a été distillé en 1997 et est issu d’un fût de bourbon. Les 215 bouteilles ont été divisées entre les 4 boutiques ayant sélectionné le fût.

Dailuaine 17 ans Signatory Vintage, 1997/2015 pour 4 boutiques belges, 52.1%
Dailuaine 17 ans Signatory Vintage, 21.05.1997 / 10.04.2015 pour Maison Baelen, De Cluysenaer, The Bonding Dram, & Toby Vins, Hogshead n° 7188, 52.1%, 215 bouteilles
  • Nez : De la pomme verte fraîche d’abord, suivie de près par de la poire et de la peau de banane encore vertes, pas mûres. Un peu de malt sucré après aération.
  • Bouche : Fruitée et sucrée. De la poire vanillée, du sucre blanc liquide, et du raisin blanc bien mûr. De la pomme verte légèrement acidulée apparaît par moments.
  • Finale : Moyenne. De la pelure de pomme épicée et boisée qui assèche un peu la bouche.
  • Verdict : un Speysider frais et fruité, un dram adéquat par temps ensoleillé (bon OK, pour le moment l’été se fait attendre ^^). Classique, sans réel défaut, équilibré, agréable.
  • 87/100.

Disponible pour 85 euros en Wallonie chez Toby Vins et Maison Baelen, en région liégeoise. Et chez The Bonding Dram et De Cluysenaer en Flandre.

jeudi 14 mai 2015

Glen Keith 17 ans The Whisky Cask, 1995/2012, 52.9%

Vous le savez, j’aime assez Glen Keith. Cette distillerie compte parmi mes préférées du Speyside. Et il y a quand même pas mal de bons embouteillages indépendants de cette distillerie.

Celui-ci est proposé par The Whisky Cask, l’embouteilleur allemand dont j’ai aussi déjà parlé. Le fait que ce Glen Keith ait été embouteillé en 2012 pourrait faire craindre le pire, puisqu’il est encore disponible en boutique ! Généralement les machins super bons disparaissent en un éclair, pas vrai ? Hé bien parfois, on arrive encore à trouver des choses sympas qui ont été embouteillées il y a déjà quelques temps. Si si, j’vous jure ! Bon OK, c’est de plus en rare, j’avoue…

(photo Dram 242)
(photo Dram 242)
Glen Keith 17 ans The Whisky Cask, 1995 / 2012, 52.9%
  • Nez : Puissant, fruité, et avenant. De la poire vanillée, une pincée de gingembre, de la rhubarbe, de la nectarine fraîche. Après aération, des volutes de fraîcheur herbacée apparaissent.
  • Bouche : Vanillée et sucrée d’abord, puis une explosion fruitée / épicée en bouche. La corbeille de fruits frais s’abat sur les papilles, accompagnée de notes de gingembre poivrée. Une bouche assez monolithique mais agréable.
  • Finale : Moyenne. De la pomme verte légèrement acidulée pointe le bout de son nez, suivie de quelques gouttes de citron poivré.
  • Verdict : Un profil bien entendu fruité, mais moins onctueux et moins gourmand que d’autres Glen Keith que j’ai déjà goûtés. Néanmoins assez sympa, même si assez standard finalement.
  • 86/100.

Disponible pour 85 euros chez Dram 242.

mercredi 22 avril 2015

Old Pulteney 17 ans, 46% (OB)

Quand j’ai l’occasion de (re)goûter un embouteillage officiel intéressant, pas de raison de me gêner d’en parler…

J’avais (rapidement) goûté pour la première fois cet Old Pulteney au Whisky Live de Spa 2012. A l’époque je l’avais trouvé extrêmement salé, et je n’avais jamais eu l’occasion de revenir dessus. Trois ans plus tard, j’ai eu cette occasion et j’ai été agréablement surpris.

Old Pulteney 17 ans, 46% (OB)
Old Pulteney 17 ans, 46% (OB)
  • Nez : D’abord iodé et très marin, le caramel vient vite se marier avec ce profil côtier. De la pomme confite, du raisin sec et de l’abricot sec viennent se mélanger ensuite.
  • Bouche : Du caramel salé, des fruits secs et confits. La bouche est onctueuse et mielleuse. Des vagues iodées passent et repassent.
  • Finale : Longue. Des vagues salées, et une petite explosion poivrée. Les fruits caramélisés passent à l’arrière-plan. Une très légère sève d’arbre en toute fin de bouche, ainsi qu’une fine sécheresse boisée.
  • Verdict : Une belle balance pour ce profil de caramel salé qui me plaît bien. Par certains aspects il fait penser à un Clynelish.
  • 87/100.

Facilement disponible chez tous les cavistes spécialisés en whisky pour environ 80 euros.

samedi 14 février 2015

Deux Springbank : 12 ans ‘’Green’’, 46% et 17 ans Sherry Wood, 52.3% (OB)

Pour commencer le dossier consacré à Springbank, voici deux éditions limitées récentes.

Le 12 ans ‘’Green’’ est sorti sur le marché en novembre 2014. Limité à 9000 bouteilles, sa particularité est d’avoir été distillé à partir d’orge ‘’bio’’ ; d’où l’appellation ‘’Green’’.

Le 17 ans en Sherry Wood est une ultra nouveauté (elle aussi limitée, à 9120 bouteilles), arrivée sur le marché belge il y a quelques jours seulement, lors du Whisky Live de Spa.

Deux Springbank : 12 ans ‘’Green’’, 46% et 17 ans Sherry Wood, 52.3% (OB)
Springbank 12 ans ‘’Green’’, 46%, 9000 bouteilles
  • Nez : Un mélange de fumée d’herbe sèche, de vanille, de citron et de fruits jaunes domine. Il domine tellement qu’il prend même toute la place, d’ailleurs. La fumée, néanmoins, s’estompe assez vite ; pour laisser la place à des volutes mentholées.
  • Bouche : Elle est équilibrée, la réduction n’est pas perceptible. Une légère acidité agrumique, de la vanille, des fruits blancs et jaunes juteux. Une chaleur salée / épicée irradie avec le temps. Des notes mielleuses apparaissent par moments. Une fraîcheur mentholée se fait une petite place au fil du temps.
  • Finale : Des vagues salines balaient la langue. Une légère fumée refait surface. Quelques pincées d’épices douces.
  • Verdict : Un whisky carré, clean, mais aussi sans grande surprise. Bien fait, classique, et qui se laisse boire volontiers.
  • 86/100.

Encore assez largement disponible chez les cavistes, spécialisés en whisky ou non, pour environ 75€.

Deux Springbank : 12 ans ‘’Green’’, 46% et 17 ans Sherry Wood, 52.3% (OB)
Springbank 17 ans Sherry Wood, 52.3%, 9120 bouteilles
  • Nez : Un nez fondu, assez monolithique, avec des senteurs difficilement identifiables et différentiables. La couche de sherry est reconnaissable, sans trop couvrir les marqueurs Springbank. De la tourbe terreuse, légère fumée de mousse humide. Des fruits mielleux. De la pomme sèche.
  • Bouche : Douce et facile. Quelques épices discrètes, et des fruits blancs juteux. Une légère tourbe campagnarde. L’alcool est bien équilibré en bouche. Des notes mielleuses. Ici aussi le sherry n’est pas envahissant.
  • Finale : Une sécheresse épicée, fumée et boisée s’abat sur le palais, accompagnée d’une amertume de pelure de fruits. La sécheresse épicée perdure.
  • Verdict : En toute honnêteté, j’ai du mal à comprendre le buzz autour de ce whisky. Oui, il est easy drinkable. Oui, il est facile d’accès. Oui, il est bien fait. Mais non, ce n’est pas une tuerie absolue, selon mes goûts en tout cas. Il est monolithique, et ne promet jamais monts et merveilles. Il est monotone, en fait.
  • 85/100.

Débarque ces temps-ci chez les cavistes, mais le prix varie déjà sensiblement en raison du buzz existant sur internet autour de ce Springbank : il a suffi que l’une ou l’autre personne dise ‘’ça doit être bon, ce truc’’ (sans même l’avoir goûté) sur des forums pour que plein de gens en veulent. Les stocks des boutiques online se vident immédiatement dès qu’une référence apparaît. Et évidemment, les autres boutiques livrées un peu après, voyant l’engouement, gonflent leur prix. Le prix de vente officiellement suggéré par Springbank était à la base de £85 (environ 115€). Vous aurez de la chance si vous en trouvez encore à ce prix-là ; sur internet ça tourne déjà aux alentours des 130€ (quand il y en a ; car comme expliqué plus haut c’est directement sold out ; il faut être rapide !), et ça continue de grimper. Un conseil si vous voulez absolument vous procurer une bouteille: contactez votre caviste physique (pas online) préféré, et voyez avec lui si il en a ou si il va en avoir. Mais dépêchez-vous, ce Springbank part comme des petits pains…

jeudi 30 octobre 2014

Quadriptyque Clynelish, volet 3 : 17 ans Maltbarn, 52.4%

Avant dernier article de mon dossier concernant des Clynelish récemment sortis sur le marché. J’ai parlé il y a peu de plusieurs embouteillages Maltbarn qui étaient de bonne facture. Ce Clynelish-ci est un des trois derniers whiskies sortis mi-octobre par cet embouteilleur, mais il a immédiatement été sold out partout dès que Whiskyfun l’a coté 90/100.

Mon avis vaut ce qu’il vaut, et est certainement moins pertinent que celui de Serge Valentin, mais je me permets néanmoins d’humblement vous le proposer :

(photo Dram 242)
(photo Dram 242)
Clynelish 17 ans Maltbarn, 1997 / 2014, 52.4%, 166 bouteilles :
  • Nez : La fumée, la vanille et le miel dominent d’entrée. Cette fumée se fait plus discrète après quelques instants, laissant la place au sirop de poire. Quelques relents de solvant passent, avant de disparaître définitivement et être remplacés par des notes de cire industrielle.
  • Bouche : De la cire de bougie se fait sentir en entrée de bouche, mais est vite balayée par une grosse amertume de pelure d’agrumes qui occupe (trop) la place. Des agrumes acides sont aussi perceptibles.
  • Finale : Des vagues de gros sel brûlent la gorge, et l’amertume de la bouche perdure en mourant lentement.
  • Verdict : Désolé de le dire, mais mes goûts divergent de ceux de Serge Valentin (sur ce whisky-ci, en tout cas). La signature fumée / cire / iode de Clynelish est bien présente, mais dispersée. L’amertume est trop importante à mon goût. Le sel de la finale trop massif. Les fruits trop timides. Je continue avec les points négatifs (à mes yeux), ou je continue ;-) ? Ce Clynelish est buvable, bien sûr, mais ne correspond pas à mes goûts personnels et doit peut-être être bu dans des circonstances particulières pour être apprécié dans une juste mesure.
  • 81/100.

Sold out ultra rapidement, comme expliqué plus haut, donc. Mais peut-être reste-t-il quelques samples chez Dram 242, si jamais vous voulez le goûter et vous faire votre propre opinion (puisque celle des blogueurs est très divergente sur le sujet).

jeudi 31 juillet 2014

Face à face : tous les Longmorn 1996/2013 The Ultimate

Le face à face de whiskies ayant des liens très proches (même distillerie, même année de distillation et d’embouteillage, même embouteilleur, etc…) est un exercice très intéressant car il permet de comparer au même moment ces whiskies ‘’frères’’. Quand on les goûte à des moments différents, la perception de chacun peut être biaisée et les souvenirs du whisky précédent altérés. Le face à face des deux Tomatin 1978 Cadenhead et des Talisker 18 et 25 ans ont déjà été de bons exemples de cette approche.

Les 7 Longmorn The Ultimate différents
Les 7 Longmorn The Ultimate différents

Encore plus fort cette fois-ci, je vous propose le face à face de TOUS les Longmorn 1996/2013 différents embouteillés par Van Wees sous sa gamme The Ultimate. Sept Longmorn différents. Tous en single cask. Tous en brut de fût. Tous en fût de sherry. Les différences vont donc se révéler en fonction de l’empreinte que chaque fût aura laissée sur le distillat au cours des 17 ans de maturation ; le distillat de base ayant été produit le même jour par série de fût et étant donc sensiblement identique.

Deux séries de ‘’sister casks’’ (fûts aux numéros successifs) ont été utilisées pour ces embouteillages : une série de 5 fûts (numérotés 72315, 72318, 72319, 72323 et 72324) et une série de 2 fûts (numérotés 105091 et 105092). On peut s’attendre à une différence marquée entre les deux séries, mais en principe à des subtilités beaucoup moins marquées entre les fûts d’une même série. D’où l’importance de goûter ces whiskies au même moment donné.

J’ai réalisé cet exercice à l’aide d’un complice lui aussi amateur éclairé, et nous avons décidé de goûter ces Longmorn par ordre croissant de numéro de fût, le titrage en alcool étant sensiblement proche entre les whiskies d’une même série de fûts. Voici mon verdict :

Longmorn 01.05.1996 / 03.06.2013 The Ultimate, Sherry Butt #72315, 606 bouteilles, 57.5%
  • Nez : Puissant, boisé, très fruité sur les fruits rouges confits et très cuits (cerise, cassis). Un millipoil de résine et de poussière.
  • Bouche : Une attaque franche, puis elle s’assagit sur la cassonade liquide, les épices douces, une pincée de poivre et les fruits noirs ( cassis, prune).
  • Finale : Longue, légèrement sèche et poivrée. Les fruits noirs perdurent.
  • Verdict : Puissant, charpenté, goûteux, ça colle en bouche. Miam.
  • 89/100.
Longmorn 01.05.1996 / 23.07.2013 The Ultimate, Sherry Butt #72318, 608 bouteilles, 57.8%
  • Nez : Frais, herbacé, bourbonneux. De la rhubarbe, des agrumes. Sans oublier bien sûr la couche sherry, plus sage que pour le fût 72315. Moins brute, plus subtil.
  • Bouche : Sirupeuse et sucrée (sucre candy). Du raisin, quelques gouttes de vinaigre balsamique. Légèrement surette.
  • Finale : Moyenne. Des épices douces, une légère acidité. Une sécheresse reste en bouche, et une amertume persiste.
  • Verdict : Celui-ci est tout à fait convenable mais me plaît moins que le fût 72315 de par les côtés acidulés et amers présents.
  • 86/100.
Longmorn 01.05.1996 / 23.07.2013 The Ultimate, Sherry Butt #72319, 600 bouteilles, 57.2%
  • Nez : Assez proche de celui du fût 72315, mais un peu plus résineux et épicé. Grosse odeur de banane flambée qui passe puis disparaît.
  • Bouche : Un kick qui donne des frissons. De la cassonade, du bois précieux, des fruits rouges cuits. Du chocolat au lait praliné aussi.
  • Finale : Moyenne. De la résine dans la gorge et des épices en bouche.
  • Verdict : Assez proche du fût 72315, mais celui-ci est un brin plus complexe et me donne aussi des frissons de contentement en plus.
  • 90/100.
Longmorn 01.05.1996 / 11.10.2013 The Ultimate, Sherry Butt #72323, 608 bouteilles, 57.5%
  • Nez : Proche des fûts 72315 et 72319 au niveau des odeurs, avec aussi une pointe de camphre et d’herbe sèche. Un nez doux et linéaire.
  • Bouche : Du sucré / poivré / salé. Les fruits sont quelque peu occultés par le poivre, très présent.
  • Finale : Assez courte sur une légère amertume fruitée.
  • Verdict : Un nez sympa, mais la bouche et la finale sont monolithiques et assez plates. L’un dans l’autre, la qualité est équivalente à celle du fût 72318.
  • 86/100.
Longmorn 01.05.1996 / 11.10.2013 The Ultimate, Sherry Butt #72324, 621 bouteilles, 57.4%
  • Nez : Puissant et résineux, il fait d’abord penser au nez du fût 72315. Puis il se fait rhumesque et mélassé. Des traces de chocolat à la menthe.
  • Bouche : Du cuir, de la viande, de la mélasse. Epices douces. C’est puissant, sec, charpenté.
  • Finale : Courte. Des épices exotiques, une sécheresse boisée, des herbes aromatiques.
  • Verdict : On pourrait presque le confondre avec un rhum de mélasse. Je le trouve aussi assez déstructuré, ça part dans tous les sens (sans que cet aspect soit dérangeant). Mais il est par contre écœurant, un seul dram suffit amplement.
  • 85/100.
Comme il faisait beau, nous avons effectué (en partie) le face à face à l'extérieur
Comme il faisait beau, nous avons effectué (en partie) le face à face à l'extérieur
Longmorn 25.06.1996 / 25.11.2013 The Ultimate, Sherry Butt #105091, 588 bouteilles, 60.8%
  • Nez : On change clairement de registre comparé aux fûts 72XXX ! Du cuir, du tabac, du thé sec, du pain grillé. Austère et rustique. De l’abricot sec apparaît par la suite.
  • Bouche : Montée en puissance de la bouche. Rude. L’alcool arrache. Très poivrée.
  • Finale : L’alcool est très présent et occulte le reste.
  • Verdict : Rustique, hard, difficile à dompter. J’ai du mal à l’appréhender et à finir le dram. Il nage, par contre, très bien : l’alcool se fait plus sage et l’abricot sec domine.
  • 83/100.
Longmorn 25.06.1996 / 22.11.2013 The Ultimate, Sherry Butt #105092, 582 bouteilles, 60.1%
  • Nez : Linéaire mais agréable. Du cuir, du tabac. Viandé aussi (steack frais). Herbes aromatiques. Gingembre. Dans la même famille que le nez du fût 105091.
  • Bouche : Moins agressive et plus fondue que celle du fût 105091, mais l’alcool est néanmoins bien présent. Cassonade, fruits cuits.
  • Finale : Plus alcooleuse que la bouche. Heureusement, elle n’est pas longue.
  • Verdict : Moins agressif que le fût 105091, plus rond, plus complexe. Mais tout aussi rustique, il doit se faire dompter tout autant.
  • 85/100.
Quelle couleur !
Quelle couleur !

L’un dans l’autre, tous ces Longmorn 1996 The Ultimate sont globalement de bonne facture, même si certaines différences se marquent au niveau des cotes qui oscillent du dispensable à l’excellent. Une nette différence est perceptible entre la série des fûts 72XXX et celle des fûts 105XXX. Une bonne série de bouteilles (qui, en plus, étaient à un prix plus qu’attractif à leur sortie) de la part de l’embouteilleur Van Wees. D’ailleurs les amateurs ne s’y sont pas trompés ; presque toutes ces bouteilles sont sold out depuis longtemps.

J’ai fort apprécié ce face à face qui m’a permis de bien pouvoir différencier ces Longmorn qui m’auraient semblés beaucoup plus proches l’un de l’autre qu’ils ne sont en réalité si je les avais goûtés à des moments différents.

Promis, je vous proposerai encore des face à face dans l’avenir. Dont un royal. Mais ce n’est pas pour tout de suite, patience… ;-)

lundi 26 mai 2014

Speyside 17 ans The First Editions, 61.2%

Speyside 17 ans The First Editions, 61.2%

Je l’ai déjà expliqué plusieurs fois, une dégustation n’est pas l’autre et peut varier du tout au tout d’un moment à un autre en fonction des circonstances. Le ressenti d’un même whisky peut donc aussi varier.

Comme je le disais dans mon explication sur ma façon de noter un whisky, je me cite moi-même (oui, j’suis mégalo ;-p ) : [Une note de dégustation cotée est avant tout une photo d’un dram prise à un moment précis. L’humeur, l’environnement, l’envie, l’état des papilles ou de santé, le laps de temps entre l’ouverture de la bouteille et la dégustation, etc. vont influencer de façon logique la note et la cote…].

Aujourd’hui, je vous propose un exemple très concret avec ce Speyside 17 ans The First Editions 1994/2012, 61.2%.

Speyside est bien évidemment une région d’Ecosse fameuse pour le nombre de distilleries qui s’y trouvent, mais aussi une distillerie dont la construction commença en 1962 mais dont la production de whisky ne débuta qu’en 1990.

Concernant cette bouteille en particulier, de la gamme The First Editions de l’embouteilleur indépendant Edition Spirits, je l’ai goûtée une première fois il y a quelques semaines dès l’ouverture de la bouteille, et le moins que l’on puisse dire est que je l’ai trouvé imbuvable. Ma note avait été la suivante :

  • Nez : Assez sherry, et... plein de soufre ! Je ne suis pourtant pas d`habitude spécialement gêné par les whiskies soufrés, mais là c`est vraiment très fort.
  • Bouche : A nouveau super soufrée... trop.
  • Finale : Assez longue et sucrée, puis le soufre brûle tout sur son passage.
  • Verdict : Cette sensation hyper soufrée est peut-être due au fait que la bouteille venait d`être ouverte, et que ce côté soufré s`estompe par la suite. Mais en l`état, cela m`a paru très mauvais. Et la personne qui m`accompagnait lors de cette ouverture de bouteille a aussi été dérangée par ce côté soufré.
  • 69/100.

Une note très sévère, presque la plus mauvaise que j’aie jamais donnée à un whisky. Cela ne m’encourageait évidemment pas à récidiver sur cette bouteille. Et pourtant, par un heureux hasard, je l’ai regoûté alors que la bouteille était ouverte depuis plusieurs semaines. Et ça a été le jour et la nuit :

  • Nez : Le soufre est toujours présent, mais moins qu’auparavant et il s’efface avec le temps. Je peux sentir d’autres choses aussi : de la résine, de la frangipane, du biscuit au beurre, des épices exotiques, du massepain et du raisin noir. Un très bon nez, bien complexe.
  • Bouche : De la cassonade très brune domine d’entrée, c’est très sucré. L’alcool n’agresse pas et est bien intégré. Chaleur d’épices, raisin très noir et cassis.
  • Finale : Moyenne. Légère sécheresse de coque d’amande, clou de girofle. Une chaleur sucrée dans la gorge.
  • Verdict : Un dram bien complexe, bien meilleur quand la bouteille a respiré qu’à son ouverture ; très agréable et gourmand après l’avoir laissé s’aérer. L’ouverture de la bouteille ne lui rend pas du tout justice.
  • 88/100.

Oui, vous avez bien lu : un écart de 19 points entre l’ouverture de la bouteille (dégueulasse) et la bouteille aérée (délicieuse) !

Cela prouve par A + B le fait que l’ouverture d’une bouteille peut s’avérer traître pour un whisky. Parfois à l’ouverture le whisky est à son paroxysme, et parfois au plus mauvais moment de son évolution.

Une preuve de plus qu’il est de bon ton de donner une seconde chance à un whisky qui ne vous a pas plu au premier dram. CQFD ;-)

samedi 22 mars 2014

Compte rendu : Une soirée Arran au Luxembourg…

Compte rendu : Une soirée Arran au Luxembourg…
Le contexte :

Afin de remercier la boutique ayant le mieux promu (et le mieux vendu) ses whiskies, la distillerie Arran a organisé en ce mois de mars un dîner spécial dans chaque région concernée. Pour la Belgique et le Luxembourg (qui ne forment qu’un marché, les produits Arran étant distribués par The Nectar dans ces deux pays), c’est la Vinothek Massen qui a décroché la timbale et a eu l’honneur d’accueillir ce dîner. Celui-ci s’est déroulé ce vendredi dans la brasserie de la galerie commerciale Massen ; les places étant limitées et uniquement sur invitation. J’ai eu le privilège d’en faire partie, et je tiens d’ailleurs à grandement remercier Frank (de chez Massen) et Arran pour cette invitation.

Les deux hôtes de marque de chez Arran n’étaient autres que James MacTaggart (le Maître Distillateur en personne) et Lucie Stroesser (la Sales Manager) qui étaient venus avec quelques surprises exclusives dans leurs bagages. Parmi les personnes présentes figuraient Mario (le patron de The Nectar, qui accompagnait James et Lucie pendant leur séjour en Belgique et au Luxembourg), des membres de clubs de whisky ayant par le passé organisé des embouteillages conjoints avec Massen (Dram Brothers Whisky Society, Tongerse Whiskyvrienden, EifelBoys), quelques bons clients en whisky de la boutique Massen, et évidemment Frank (le responsable whisky chez Massen) et Guy (le responsable global boissons chez Massen).

James et Lucie, de chez Arran (désolé pour la photo floue ;-) )

James et Lucie, de chez Arran (désolé pour la photo floue ;-) )

De quoi a-t-on parlé ?

L’ambiance a été très décontractée et bon enfant, James et Lucie se montrant très sympathiques et très proches des amateurs présents. James nous a d’ailleurs dévoilé quelques secrets sur l’avenir de la distillerie, que je vous livre ici (avec son accord) : Arran va investir 1,6 million de livres sterling (presque 2 millions d’euros) dans l’année qui vient afin d’atteindre plusieurs objectifs :

  • Passer d’une production de ½ million de litres par an 7 jours sur 7 à 1,2 millions de litres 5 jours sur 7 (les employés vont pouvoir se reposer le week-end ;-) ) dans les deux années à venir.
  • Construire un nouvel entrepôt pour accueillir cette augmentation de production.
  • Construire un espace VIP (complémentaire au Visitor Center) afin d’accueillir les groupes et invités ‘’spéciaux’’.

L’avenir d’Arran s’annonce assez serein, les affaires marchent bien pour cette distillerie indépendante. Nous ne nous en plaindrons évidemment pas, les produits proposés étant majoritairement intéressants tant en qualité qu’en prix.

Quelques autres sujets autour desquels nous avons eu l’occasion de discuter au cours de la soirée (certains connus, d’autres que je vous révèle en exclusivité… toujours avec l’accord de James et Lucie, que je remercie d’ailleurs) :

  • Arran va continuer à produire du whisky le plus naturel possible, c’est-à-dire non filtré à froid et non coloré. James y tient beaucoup.
  • La distillerie étant encore assez jeune (fondée dans les années 90, la production ayant débuté en 1995), la gamme de base est encore en évolution. A terme elle sera composée du 14 ans (déjà existant) et du 18 ans (qui fera son apparition à partir de l’an prochain, d’abord avec une édition spéciale limitée à 9000 bouteilles et ensuite comme embouteillage de base de la gamme à partir de l’année suivante). James et Lucie n’ont pas mentionné le 10 ans (déjà existant), mais je présume que lui aussi va perdurer dans la gamme de base.
  • Après le Devil’s Punch Bowl I et II, le III est en préparation et ce sera le dernier ; clôturant la trilogie. D’autres produits limités (et ‘’collectionnables’’) seront proposés par la suite.
  • James m’a confié avoir une préférence pour les whiskies maturés ou finis en second remplissage (‘’refill’’) de fûts de sherry. Pour lui cette maturation offre le meilleur équilibre des saveurs et du plaisir procuré. Il faut donc s’attendre à en voir encore arriver dans la gamme Arran.
  • Il y aura encore des embouteillages ayant des finish exotiques (Sauternes, Porto, Amarone, etc.), mais probablement en moins large choix que par le passé. Ces produits étaient principalement des essais afin de voir l’accueil du public à leur égard, mais il est trop compliqué pour une distillerie de proposer autant de produits différents. Cette gamme sera donc réduite aux produits les plus populaires ; qui peuvent d’ailleurs varier d’un marché à l’autre (le finish Sauternes étant populaire en France, tandis que la Grande Bretagne est plutôt friande du finish Porto).
Le repas et les whiskies :

N’oublions évidemment pas les bonnes choses que nous avons dégustées lors de cette soirée ! Et elles furent nombreuses…

Compte rendu : Une soirée Arran au Luxembourg…

Arran 14 ans, 46% (avec un quatuor de charcuteries). Le classique de la gamme de base chez Arran, c’est celui qu’on propose généralement en ‘’starter’’. Toujours bon, sa qualité reste constante de batch en batch. J’en avais déjà parlé dans mon compte rendu de la dégustation Arran à la Maison Baelen. Il garde son 86/100 selon mes critères personnels, une valeur sûre.

Compte rendu : Une soirée Arran au Luxembourg…

Arran Millenium Casks, 53.5% (avec un trio de poissons et crustacés). Cet Arran-ci est une édition limitée à 7800 bouteilles d’un assemblage de 35 fûts de bourbon et 10 fûts de sherry. Son nom vient du fait que le whisky utilisé a été distillé le 31 décembre 1999 et le 1er janvier 2000. Très doux et très fruité, l’alcool est très bien intégré. Les 53.5% n’agressent pas. Très bon et agréable dans son ensemble, je lui octroie aussi un 86/100.

Arran 17 ans, en brut de fût (avec une pièce de viande rouge et ses accompagnements). Ne cherchez pas ce whisky chez votre caviste, il n’est pas encore en vente ! Ce fut une des exclusivités de la soirée, ce 17 ans est actuellement à l’embouteillage et sera prochainement disponible dans le commerce. Il sera limité à 9000 bouteilles (un assemblage de 60 fûts avec majorité de bourbon et minorité de sherry) et sera une transition, après le 16 ans, vers le 18 ans.

  • Nez très épicé (gingembre, muscade), puissant et prenant.
  • Bouche elle aussi très puissante, sur les vieux fruits secs et cuits.
  • Avec de l’eau, le nez s’ouvre favorablement et devient extraordinaire. La bouche, par contre, devient plus neutre. Mais peut-être ai-je ajouté trop d’eau, cela n’est pas impossible, ce sera à doser de façon plus précise.

Un bon 89/100, mais je devrai revenir dessus quand il sera disponible dans le commerce car il mérite clairement qu’on s’y attarde. Il n’est pas impossible qu’il atteigne 90/100 après une analyse plus pointue.

Compte rendu : Une soirée Arran au Luxembourg…

Arran Private Cask 28.05.2001 / 11.09.2013, 53.7%, embouteillé pour The Nectar, refill sherry (entre le plat principal et le dessert).

  • Nez : D’abord un peu trop prenant, il faut le laisser respirer. Ensuite le café moulu et le moka se révèlent.
  • Bouche : Douce sur les fruits secs et cuits, du chocolat au lait.
  • Finale explosive sur les épices douces.

Très bon, il faut prendre son temps pour le déguster. Il fait plus vieux que son âge réel (12 ans). 87/100.

Compte rendu : Une soirée Arran au Luxembourg…

Arran Sauternes Finish, 50% (avec un gâteau au chocolat). Un mélange de distillats de 9 et 10 ans, avec finition entre 10 et 12 mois en fûts de Sauternes. Un bon nez doux et légèrement iodé. Une bouche très douce, légèrement sucrée, fruitée mais néanmoins un peu effacée. Agréable et se laisse boire facilement. 84/100.

Compte rendu : Une soirée Arran au Luxembourg…

Arran Gold (aussi avec le dessert). Ce n’est pas un whisky, mais une liqueur de whisky. Un peu comme le Baileys, sauf que dans le Baileys il n’y a absolument aucun single malt mais que du whisky de grain. Dans l’Arran Gold bien sûr ce n’est pas du whisky de grain, mais du single malt Arran. Je ne suis pas fan du tout du Baileys, et cet Arran Gold n’obtient pas spécialement mes faveurs non plus. Mais il n’est néanmoins pas écœurant du tout (ce qui est un avantage), contrairement au Baileys.

Compte rendu : Une soirée Arran au Luxembourg…

Arran 1995, 53.4%, refill sherry (en pousse café). Aussi un cadeau exclusif de James et Lucie, c’était en fait un échantillon d’un des premiers fûts (le 217ème) lors de la première année de production de la distillerie, en 1995. Presque le whisky le plus vieux d’Arran, en somme ! Ce fût ne sera probablement pas mis en bouteille en single cask mais sera plus probablement utilisé lors d’un mélange pour un futur nouveau produit proposé par la distillerie. Un ovni gustatif, une expérience unique qui ne se renouvellera jamais. Un nez très spécial, d’abord sur le moka mais ensuite une fraîcheur herbeuse se développe de plus en plus. La bouche, elle, se veut plus standard ‘’refill sherry’’ et passe partout. Une expérience agréable (surtout le nez) et un super cadeau offert aux personnes présentes.

Après ce pousse café il commençait à se faire tard, les convives ont petit à petit levé le camp. James et Lucie commençaient à montrer des signes de fatigue, il faut dire que c’est un véritable marathon qu’ils faisaient (ils arrivaient de je ne sais plus où, et repartaient le lendemain pour l’Espagne). Faire la promotion d’une distillerie pourrait s’assimiler à la tournée d’une rock star ;-).

Merci à James, Lucie, et à Massen pour leur générosité et cette superbe soirée !

Et bien évidemment, après un tel compte rendu, je suis sûr que vous voulez en savoir plus à propos d’Arran… Pas de souci, un focus sur cette distillerie vous sera bientôt proposé !

mardi 4 février 2014

Whisky Live Spa 2014 : seconde (et dernière) fournée de notes de dégustation

Whisky Live Spa 2014 : seconde (et dernière) fournée de notes de dégustation

Après mon compte rendu sur le Whisky Live de Spa 2014 et la première fournée de notes de dégustation, voici la dernière partie de mon dossier consacré au Whisky Live de Spa 2014.

Comme expliqué précédemment, ces notes sont bien évidemment moins précises en festival qu’au calme à la maison et les sensations peuvent être sensiblement influencées par ce qui a été goûté avant. Ne pas les prendre pour argent comptant, donc.

Cette dernière partie est consacrée à des embouteillages de chez Douglas Laing. Ayant rencontré Claudia (de chez Premium Spirits) près du stand des noix de St Jacques, nous avons engagé la conversation. De fil en aiguille nous avons discuté de la gamme Old Particular de chez Douglas Laing (que Premium Spirits distribue en Belgique) et je lui ai fait comprendre que je trouvais cette gamme chère et à la qualité très inégale (désolé, parfois je ne suis pas diplomate pour un sou ;-) ). J’avais déjà goûté lors d’une autre occasion le Bowmore 25 ans, le Caperdonich 18 ans et le Glen Scotia 21 ans ; sans les trouver extraordinaires mais en trouvant leur prix disproportionné.

Ni une ni deux, Claudia a voulu me prouver que j’étais dans le faux et m’a amené au stand Douglas Laing (tenu par Jan Beckers, Brand Ambassador de chez Douglas Laing) pour me faire goûter les derniers embouteillages Old Particular. Voici donc le résultat :

Whisky Live Spa 2014 : seconde (et dernière) fournée de notes de dégustation

Clynelish 17 ans Old Particular, Refill Butt, 48.4%.

  • Nez : Du caramel salé (un profil que j’affectionne particulièrement), mais qui s’évapore assez vite.
  • Bouche : De l’iode, du caramel en tête.
  • Finale : Moyenne, toujours sur le profil caramel salé.
  • Verdict : Bien fait, pas mal du tout. Dommage qu’il soit réduit, sinon ça aurait été de la bombe !

87/100.

Whisky Live Spa 2014 : seconde (et dernière) fournée de notes de dégustation

Auchroisk 18 ans Old Particular, Refill Hogshead, 48.4%.

  • Nez : Très vanillé et sucré, ça sent bon (mais pourrait vite s’avérer écœurant).
  • Bouche : Très vanillée aussi.
  • Finale : Sucrée sur… la vanille.
  • Verdict : La vanille écrase tout le reste. Dommage.

83/100. Néanmoins ce n’est que mon avis personnel, quelqu’un d’un club de whisky néerlandophone qui était là trouvait cet Auchroisk le meilleur whisky du lot. Comme quoi les goûts et les couleurs…

Whisky Live Spa 2014 : seconde (et dernière) fournée de notes de dégustation

Glen Grant 21 ans Old Particular, Sherry Butt, 51.5%.

  • Nez : Influencé clairement par le sherry. Caramel, fruits bien cuits. Bien puissant.
  • Bouche : Epices exotiques, fruits cuits, ça coule tout seul.
  • Finale : Sur la vanille et les fruits.
  • Verdict : Très bon, équilibré, une agréable surprise.

89/100. Le meilleur whisky que j'ai goûté sur le salon.

Il me semble que la seconde volée d’Old Particular est meilleure que la première (l’Auchroisk est de la première, CQFD), Claudia a donc bien fait d'essayer de me faire changer d'avis.

Whisky Live Spa 2014 : seconde (et dernière) fournée de notes de dégustation

Et pour finir, le blend Scallywag de chez Douglas Laing, 46%.

  • Nez : Très vanillé (en relisant mon dossier il y avait plein de choses vanillées… si ça tombe mon nez avait un problème vendredi :-s ).
  • Bouche : Assez aqueuse, vanillée et poivrée.
  • Finale : Sucrée… puis une explosion de poivre (ça j’aime !).
  • Verdict : Ca se laisse boire facilement, un peu de complexité, un bon blend.

85/100.

Je tiens à remercier au passage Claudia et Jan pour leur disponibilité et leur gentillesse lors de cette dégustation.

Et ces remerciements clôturent mon dossier sur le Whisky Live 2014 (qui fut très bien dans l’ensemble) ; retour à des activités normales à partir du prochain article…

vendredi 27 décembre 2013

Clynelish 17 ans The Whiskyman "Age Matters", IB, 53.3%

Clynelish 17 ans The Whiskyman "Age Matters", IB, 53.3%

Après avoir parlé du Ledaig de la même gamme ‘’Age Matters’’, je ne pouvais laisser sous silence ce Clynelish (qui est une de mes distilleries préférées, au cas où vous ne vous en seriez pas encore rendu compte) 17 ans (1996/2013) The Whiskyman "Age Matters". Je l’avais goûté en novembre au Spirits in the Sky et il m’avait assez plus ; je me devais de revenir plus longuement dessus.

Nez : Clairement un refill sherry au nez (et à la couleur aussi, d'ailleurs). De la pâte d'amande, le vernis typique de Clynelish, une touche de minéralité. Du sucré / boisé.

Bouche : Un fondant aux fruits avec une pincée de sel, ça coule tout seul. Un peu de piquant au bout de la langue. De la compote de fruits jaunes (pêche, abricot).

Finale : Une pointe d'amertume boisée et de sécheresse. La finale est un peu en retrait par rapport au reste, elle aurait pu être un peu plus longue et moins amère pour être parfaite et en harmonie avec la bouche.

Verdict : Ca se laisse boire comme du petit lait, j'ai l'impression de pouvoir faire un copier / coller, au niveau sensation procurée (et du profil refill sherry commun aux deux), du Glenrothes 1988/2013 Daily Dram.
Très bon, très ludique, très exalté.

88/100. Il perd 1 point par rapport au Glenrothes The Nectar of the Daily Dram à cause de la finale en peu en retrait. Mais néanmoins un excellent dram procurant un très bon moment gustatif.

Environ 85 euros chez QV.ID (et sold out chez Massen). Il n’est pas trop tard pour se faire plaisir pour les fêtes de fin d’année.

N’oubliez pas d’utiliser le QR Code de l’étiquette, il vous mènera à une page web du site The Whiskyman avec la note de dégustation officielle de la bouteille. Allier whisky et geekerie, j’adore !