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dimanche 21 mai 2017

Springbank 12 ans Cask Strength, batch 14 (2017), 54.2% (OB)

Le Springbank 12 ans Cask Strength est un classique incontournable dans la gamme officielle de la distillerie. Une qualité qui n'est plus à prouver (et ce de batch en batch), une différence de contenu assumé de batch en batch aussi (parfois plus de fûts de Bourbon, parfois plus de fûts de Sherry), en brut de fût, et à un prix tout à fait honnête (malgré le fait que Springbank soit souvent cher).
Bref, avoir une bouteille de Springbank 12CS dans son bar est quasi obligatoire quand on est un amateur de bon whisky (je n'ai jamais croisé d'amateur de mauvais whisky, ceci dit ;-) ).

Pour vous en convaincre, je vous renvoie au face à face que j'avais publié début2015.

Ce batch-ci est composé de 70% de fûts de Sherry et 30% de fûts de Bourbon. C'est déjà le 14ème du nom, a été embouteillé en ce début 2017, et bénéficie de la nouvelle étiquette due au lifting visuel de la gamme officielle de Springbank.

Alors, est-il dans la lignée de ses prédécesseurs, ou pas ?



Springbank 12 ans Cask Strength, batch 14 (2017), 54.2% (OB)


 

  • Nez: De la fumée gourmande et sherrysée, du raisin et abricot secs, des épices exotiques. Après aération, les notes minérales calcaires se font plus présentes.
  • Bouche: L'apport du Sherry se met d'abord en avant, avec du miel et du raisin sec. Viennent alors la craie et le calcaire, accompagnés d'épices piquantes.
  • Finale: Une vaguelette de fumée d'herbe sèche et une légère amertume abricotée. Une fine fraîcheur végétale en toute fin de bouche, et les épices exotiques qui irradient.
  • Verdict: Il me semble que le Sherry est plus présent dans cette version-ci que dans celles que j'avais goûtées en 2015, d'après mes souvenirs. C'est ici plus sucré, plus gourmand, et légèrement moins rustique. La patte Springbank est néanmoins clairement présente (et c'est tant mieux !). Globalement très plaisant, comme souvent chez Springbank.
  • 88/100.





Disponible (pour une septantaine d'euros) assez facilement auprès de la plupart des cavistes revendant du Springbank officiel.

lundi 15 mai 2017

Spirit of Freedom 30 ans, 46%, 2014 bouteilles

Il n'y a pas que du single malt qui est produit à Campbeltown, on y produit aussi du blend; même si en bien moindre quantités.

C'est le cas pour le Spirit of Freedom qui est produit par la distillerie Springbank. Il est possible de trouver des versions plus jeunes et plus récentes que celle dont je vous parle aujourd'hui; mais celle-ci est assez particulière.
Son âge tout d'abord. Il est assez rare qu'un blend affiche 30 ans sur on étiquette. Rappelons que pour les blends, c'est l'âge du plus jeune whisky de l'assemblage qui peut apparaître sur l'étiquette.
Son prix d'origine, ensuite: moins de 100 euros à sa sortie, fin 2014. Pour du 30 ans d'âge, autant dire que c'était 3 francs 6 sous.

Mais ce blend, que raconte-t-il, au juste ?

Ce Spirit of Freedom 30 ans a été assemblé par Frank McHardy (une légende dans le monde du whisky, qui a commencé sa carrière en 1963 et a travaillé chez Springbank depuis 1977), qui l'a créé comme baroud d'honneur en tant que Directeur de la Production avant de prendre sa retraite fin 2014. Mais Frank continue néanmoins à officier encore aujourd'hui comme professeur lors des Whisky Schools à la distillerie Springbank, et comme consultant en diverses matières liées au whisky.

Cette création commémore les 700 ans de la bataille de Bannockburn qui s'est produite en 1314 et qui avait vu l'armée de Robert The Bruce vaincre les forces anglaises pourtant en supériorité numérique.

Ce Spirit of Freedom 30 ans est un assemblage de 75% de whisky de malt (issu de 5 distilleries différentes) et de 25% de whisky de grain; avec un mélange de fûts de Bourbon et de fûts de Sherry.



Spirit of Freedom 30 ans, 46%, 2014 bouteilles



  • Nez: Du miel, une fine fumée d'herbe sèche et poussiéreuse, de la vanille, et du fruit jaune caramélisé. Un chouette nez, séduisant et gourmand; tout en ayant aussi un côté rustique, campagnard. L'apport de fûts de Sherry est perceptible.
  • Bouche: De l'abricot sec, de l'orange vanillée, des épices douces par poignées, et cette fumée sèche qui reste en toile de fond. La réduction se ressent à ce niveau-ci, cependant.
  • Finale: Une amertume boisée surgit. L'abricot et la fumée continuent d'assurer leur permanence. Une pointe épicée reste sur le bout de la langue.
  • Verdict: Ce blend est vachement bien foutu, et affiche clairement son affiliation avec Springbank. Equilibré et cohérent. Seules la réduction en bouche et l'amertume en finale auraient pu être plus discrètes pour que ce soit parfait. Mais si je croisais une bouteille aujourd'hui, je me laisserais tenter sans me forcer.
  • 89/100.




Sold out de nos jours bien évidemment (du moins dans les circuits officiels en Belgique), son prix de sortie en 2014 se situait entre 85 et 100€. Un excellent rapport qualité / prix, à l'époque.

mardi 9 mai 2017

Face à Face : deux Springbank 1996 / 2016 (19 ans) Archives

Springbank, c'est bien évidemment de très bons embouteillages officiels; la réputation de la distillerie n'est en rien galvaudée. Et les produits qui sortent ces derniers temps continuent d'être globalement d'un très bon niveau, contrairement à certaines autres distilleries qui vivent sur leur réputation passée (non non, je ne citerai pas de noms ;-) ).

Mais il existe aussi des embouteillages indépendants de Springbank, même si il est vrai qu'ils sont souvent occultés par leur prix fort peu attractif par rapport aux embouteillages officiels d'âge équivalent (un criant exemple étant le dernier Springbank 18ans The Cooper's Choice en date) ; embouteillages officiels déjà onéreux eux-mêmes (succès et qualité obligent).

(Photo Facebook / Michael)

Il y a un an presque tout pile, Archives (l'embouteilleur hollandais, dont le patron est aussi le patron de la boutique Whiskybase de Rotterdam et le fondateur du site participatif du même nom) sortait deux embouteillages Springbank issus de sister casks, tous deux des fûts de Bourbon, tous deux distillés et embouteillés les mêmes jours, et tous deux en brut de fût. Deux frères jumeaux sur papier, en somme. Et deux candidats idéaux pour un face à face :-)

Comme d'habitude dans mes face à face, ces deux whiskies ont été goûtés au même moment.


Springbank 25.10.1996 / 03.03.2016 Archives, 19 ans, Refill Bourbon Hogshead 551, 54.9%, 239 bouteilles


(Photo Whiskybase)


  • Nez: Très, très, trèèèèès austère. Un mini fruité blanc d'abord, puis une chape d'austérité qui s'abat sur ce nez. Du calcaire, du minéral, du pétrifié. Revient ensuite un peu de fruité citronné séché.
  • Bouche: Du fruit acidulé, de la liqueur de citron, des épices piquantes. De la fumée minérale grandit à l'arrière. La puissance devient de plus en plus importante quand on garde une lichette en bouche.
  • Finale: Boom ! L'austérité désertique revient en force. Du bois pétrifié, de la pierre polie, et des vagues interminables de fumée sèche tourbillonnante.
  • Verdict: Mais waaaa quoi ! C'est du TRÈS grand Springbank. La quintessence de la rusticité que j'aime tant chez cette distillerie.
  • 92/100.










Springbank 25.10.1996 / 03.03.2016 Archives, 19 ans, Refill Bourbon Hogshead 550, 56.4%, 284 bouteilles


(Photo Whiskybase)

  

  • Nez: Très proche du nez du fût 551, aussi fort austère et minéral, mais aussi plus frais. Un brin de marmelade de citron et de fougère fraîche.
  • Bouche: Du citron et de la pomme en compote et en confiture; ça oscille entre le sucré gourmand et l'acidulé astringent. Du calcaire poisseux et de la chaux en poudre essaient de lutter face au fruit, mais ont du mal à s'imposer.
  • Finale: Du calcaire sec reste un moment, accompagné de pelure de citron racornie. Du pétrifié, sans assécher.
  • Verdict: Moins ultra austère que le fût 551, plus fruité dans son ensemble. Mais la rusticité est elle aussi au rendez-vous, c'est bien fort bon cette affaire aussi.
  • 90/100.








Sold out rapidement chez Whiskybase, le prix originel de ces deux Springbank était de 160€ (chacun hein, pas les deux ensemble ;-) ). Et j'avais trouvé ça cher, déjà à l'époque; et je n'en avais pas achetée (surtout en aveugle). Je me donnerais bien des baffes, avec du recul. Si j'avais pu les goûter à l'époque, sans nul doute que j'aurais sauté sur le fût 551 (même si 160€ reste généralement au-delà de mes limites personnelles pour un whisky de 19 ans d'âge).

dimanche 7 mai 2017

Compte rendu : Masterclass Springbank chez We Are Whisky, le 04/05/2017

Un mois consacré à Campbeltown sur le Blog ne pouvait pas se concevoir sans parler de la distillerie Springbank, bien entendu ! Cette masterclass organisée par We Are Whisky (la boutique d'Orp-Jauche qui n'est plus à présenter) tombait donc à pic, et je ne me suis pas fait prier pour y prendre part.



La bonne organisation des masterclasses chez We Are Whisky n'est plus à prouver, c'est une machine bien huilée qui roule (quasi) toute seule: un représentant de la distillerie pour animer la soirée, une panoplie de whiskies astucieusement sélectionnés pour présenter un panel significatif, et une assemblée attentive. Ce n'est pas la première fois que j'y assiste (vous vous souvenez des masterclasses Benriach et Gordon & MacPhail, n'est-ce pas ?), et à chaque fois l'accueil de Petra, Patrick, et Alain est excellent.



Ronan Currie



C'est Ronan Currie, en visite toute la semaine en Belgique, qui était l'invité pour animer la dégustation. Ronan a d'abord commencé à travailler chez Cadenhead avant de passer il y a quelques mois chez Springbank en tant que Sales and Marketing Executive (Cadenhead et Springbank faisant partie de même groupe, comme vous le savez sans aucun doute 😉 ).
Malheureusement, Ronan était légèrement souffrant; ce qui a impacté son entrain lors de sa présentation. Probablement la faute du temps pourri en Belgique depuis une bonne semaine, une bonne preuve étant une hécatombe parmi l'assemblée: pas moins de 5 clients avaient du déclarer forfait , majoritairement pour cause de maladie.
Résultat: un peu moins de monde (une grosse vingtaine) que d'habitude pour écouter Ronan, et une masterclass de 7 whiskies expédiée en une heure et demie.








Le line-up:


Passons au vif du sujet, les 7 whiskies que nous avons eu le plaisir de déguster. Aucun vieux whisky bien cher cette fois-ci, mais des bouteilles majoritairement d'entrée et de moyenne gamme de la distillerie. Ce qui tombait assez bien pour moi: j'avais de grosses lacunes en la matière concernant les gammes de base officielles de chez Springbank. C'était donc une bonne occasion de rectifier le tir.

Voici mon ressenti pour chaque whisky goûté. Comme lors des autres masterclasses auxquelles je participe, les notes succinctes suivantes ont été prises lors de l'événement, et sont donc moins précises que lors de mes dégustation au calme chez moi.


Hazelburn 10 ans, 46% (Batch 2016) (OB)
L'entrée de la gamme non tourbée de Springbank. Cette gamme a commencé à être produite en 1997, est issue d'une triple distillation et d'une maturation 100% en fûts de Bourbon. Ronan le considère comme un "whisky de petit déjeuner", de par sa légèreté.




  • Nez: Fort malté, miel, vanille, et un soupçon de très fine fumée.
  • Bouche: Amertume fruitée (pelure de pomme), miel, et vanille.
  • Finale: Le bois apparaît, plutôt sec.
  • Verdict: Un bon starter en masterclass, mais dispensable (selon mes critères personnels) dans l'absolu, car fort classique et mainstream.
  • 82/100.










Hazelburn 13 ans Oloroso Cask Matured, 10.2003 / 03.2017, 47.1%, 12000 bouteilles (OB)
Nouvelle référence dans la gamme Hazelburn, il s'agit d'un vatting d'entre 15 et 20 fûts (12000 bouteilles en tout), entièrement maturé en fûts de Sherry Oloroso. Les 47.1% affichés sont le résultat, d'après Ronan, d'un natural cask strength. Ça me semble quand même difficilement croyable que la part des anges ait été si importante en seulement 13 ans, sur autant de fûts en même temps, surtout en connaissant le climat de Campbeltown particulièrement peu propice à l'évaporation.

 


  •  Nez: Raisin sec, tabac. Assez léger. Légère fumée de noisette.
  • Bouche: Des épices boisées gonflent en bouche. Du fruit sec.
  • Finale: Les épices explosent, poivrées. Sécheresse boisée appuyée.
  • Verdict: (Trop) sage tout du long, j'attendais (et aurais préféré) plus de présence. Mais agréable comme daily dram, toutefois.
  • 85/100.










Kilkerran 12 ans, 46% (Batch 1) (OB)
Springbank, c'est aussi la distillerie Glengyle; elles font partie du même groupe (J&A Mitchell & Co), et ce sont les employés de Springbank qui s'occupent de 6 à 8 semaines par an de la production chez Glengyle. Oui, seulement moins de 2 mois de production par an, tout simplement parce qu'il n'y a pas assez de capacité pour stocker plus de production. Et le nom Glengyle ne peut pas être utilisé par la distillerie pour ses embouteillages, car ce nom en tant qu'embouteillage appartient à... Glen Scotia (qui n'est autre que le concurrent direct de Springbank à Campbeltown). Haaa, les joies du commerce, de la concurrence, et des paniers de crabes ;-).
Ce Kilkerran 12 ans est déjà connu sur le Blog, puisque j'en avais parlé en 2016 (il avait même fait partie de mon top 5 de l'année 2016). Rien de bien neuf, je vous renvoie à ma note de dégustation détaillée de l'époque. Et il m'a toujours paru aussi bon dans cet environnement de masterclass.



Springbank 13 ans "Green", 46%, 9000 bouteilles (OB)
Début 2015, je vous avais parlé du "Green" premier du nom, le 12 ans. Fin 2015 sortait le suivant, le 13 ans; toujours produit à partir d'orge bio. Mais ce 13 ans est issu d'une maturation en fûts de Sherry, alors que le 12 ans était issu d'une en fûts de Bourbon.

 



  • Nez: Très sage, voire même effacé. Il faut lui laisser le temps de s'aérer, de se développer. Du raisin sec, de l'abricot, du miel, et pas mal de jus d'orange par moments.
  • Bouche: Une légère tourbe fumée, du raisin sec, du caramel. La réduction est fort perceptible.
  • Finale: Un peu plus de présence, de peps. Une pincée d'épices.
  • Verdict: Trop sage par rapport à ce que j'attends de Springbank. De mémoire je préférais de loin le 12 ans.
  • 83/100.








Springbank 15 ans, 46% (Batch 08.11.2016) (OB)
Ce Springbank, qui fait partie depuis longtemps de la gamme de base de la distillerie, est un vatting 100% de fûts de Sherry.


  • Nez: Ha, enfin du "crasseux" dans cette masterclass, du terroir, du roulé sous les aisselles ! De la fumée végétale, des herbes aromatiques, des épices exotiques, du tabac.
  • Bouche: Le Sherry adoucit l'ensemble à ce niveau-ci, mais le terroir Springbank est toujours présent. De la peau d'orange, des épices poivrées, du caramel, et de la végétation sèche de sous-bois. Un bel équilibre.
  • Finale: Assez courte. C'est ici que la réduction montre ses limites. Du bois épicé, du caramel, et de l'orange.
  • Verdict: Bien équilibré, gourmand tout en révélant le caractère rustique de Springbank qui m'est cher.
  • 87/100.







Longrow, NAS, 46% (Batch 14.11.2016) (OB)
Longrow est la gamme (lancée en 1973) "hautement tourbée" de Springbank. Le malt est séché à la tourbe pendant maximum 48h. La tourbe utilisée est un mélange de tourbe sèche et de tourbe humide, toutes deux originaires de la région d'Inverness. Le Longrow est issu d'une double distillation, et moins de 100 fûts sont produits chaque année. Ce Longrow-ci, sans âge indiqué, est un mélange de whiskies ayant entre 7 et 9 ans. Le résultat est un whisky se situant entre 40 et 45 PPM.

 

  • Nez: Jeunesse ultra présente, fort malté, quasi new make. "Heavily Peated", vraiment ? La fumée est plutôt fine et aérienne, on est loin de la grosse tourbe qui claque. Et plein de vanille, jeunesse oblige.
  • Bouche: La tourbe est ici un peu plus présente, mais contrebalancée par la réduction. De la vanille, du malt, de la fumée, et quelques épices par après.
  • Finale: Toujours le jeune malt très présent, les épices, et une légère sécheresse fruitée.
  • Verdict: Il manque le rustique que la tourbe apporte dans beaucoup de whiskies tourbés, c'est "gentil" en plus d'être fort jeune. Pas convaincu par cette expression-ci.
  • 81/100.








Longrow 18 ans, 46% (Batch 25.04.2016) (OB)
Cette expression-ci, la plus vieille de la soirée, est un mélange de 60% de fûts de rhum et 40% de fûts de Sherry. Toujours issu d'une double distillation, et au taux de PPM se situant entre 40 et 45.

  


  • Nez: La tourbe est plutôt fine, plutôt fumée, pas écrasante. De la vanille, du fruit blanc confit.
  • Bouche: Amertume fruitée; pomme, poire, raisin. Texture onctueuse en bouche.
  • Finale: Des épices douces, de la fine tourbe fumée, et le fruité encore présent.
  • Verdict: Bien équilibré, le fût de rhum apporte un beau fruité. Un beau produit dans l'ensemble.
  • 86/100.












En espérant que ce compte rendu vous apporte quelques lumières sur les gammes officielles de chez Springbank; moi en tout cas j'y vois plus clair depuis cette masterclass.

mercredi 12 avril 2017

Springbank 1998/2016 The Cooper's Choice, 18 ans, 46%

Tant qu'à parler de Springbank, autant aussi parfois parler d'embouteillages indépendants, beaucoup plus rares que les officiels en ce qui concerne cette distillerie.

Après le 11 ans Local Barley (officiel) qui m'a laissé sur ma faim, voici un embouteillage proposé par The Cooper's Choice (de plus en plus incontournable vu son bon rapport qualité / prix comparé au marché global du whisky).
Ce Springbank-ci a maturé 18 ans dans un fût de Sherry de second (voire plus, mais ce n'est pas spécifié) remplissage, et est réduit à 46%. Se positionnerait-il en concurrent du 18 ans officiel, lui aussi affichant 46% au compteur ?



Springbank 05.1998 / 2016 The Cooper's Choice, 18 ans, Refilled Sherry Cask 116, 46%, 300 bouteilles


    https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjUZXRtdhGiwLPb6f-LNomGlmnVX6nfRwC4lu_-09I_lgqASAUoWaFsljfJUn2lrOtLvaLovIflNeQ0mhojKfWTgTGdYY_vHguGeKXFK2yHM-UHMZxIvpnI7xCzvzLYgFUtX7UXkMOn_-y1/s1600/Springbank1998CC.jpg
  • Nez : Très typique de la distillerie, avec de la fumée calcaire et du minéral très présent. Mais aussi de fugaces herbes aromatiques séchées, et toute la panoplie qu’apporte un fût de Sherry : du tabac, du raisin sec, de la noix, de l’orangette, des épices douces.
  • Bouche : Douce, fruitée, et sucrée. Presque trop facile, trop accessible pour du Springbank. Peut-être à cause de la réduction ? Du tabac doux, du fruit jaune confit, du caramel, du sirop de raisin noir. Les épices douces sont toujours là, elles aussi ; tout comme la fumée minérale (mais qui est, ici, plus discrète).
  • Finale : Moyenne. Les épices pétillent au palais. Le tabac se fait résiduel, tandis que la fumée et le fruit sucré disparaissent.
  • Verdict : Un super nez, fort typique (je kiffe !). La réduction se sent un peu trop en bouche, je trouve, pour ce genre de whisky qui, selon moi, est plus charmeur avec quelques chevaux de plus sous le capot. Ceci dit, c’est un bon Springbank (surtout le nez), accessible aux néophytes de cette distillerie. Dommage pour le prix, très élevé, qui l’handicape fortement face au 18 ans officiel, lui aussi à 46%.
  • 88/100.




Parlons de ce prix, justement, car c'est là que le bas blesse. Springbank devient de plus en plus cher, aussi bien en officiel mais surtout chez les indépendants où les prix explosent les plafonds. Celui-ci se négocie 275€ en Belgique (au Chemin des Vignes à Bruxelles, notamment), ce qui est bien au dessus du 18 ans officiel (qui se négocie aux environs des 120€). Ça fait quand même cher pour un whisky de 18 ans d'âge, réduit qui plus est. Mais c'est malheureusement devenu le prix du marché pour du Springbank chez les embouteilleurs indépendants, le résultat du fait que Springbank soit une des distilleries les plus "hype" du moment.

lundi 10 avril 2017

Springbank 11 ans Local Barley, 53.1% (OB)

Ha, enfin j'arrive à poser mes lèvres sur le Springbank 11 ans Local Barley !

Si l'an passé j'avais réussi à être le premier sur la balle du 16 ans, cette année-ci ça a été beaucoup plus compliqué.

En effet, suite au succès du 16 ans de l'an passé, ça a été la ruée cette année-ci sur son successeur et petit frère, le Springbank 11 ans Local Barley. Rapidement sold out un peu partout lors des précommandes, avant même que les boutiques ne soient approvisionnées. La rançon du succès.

Mais le succès (justifié) du 16 ans justifie-t-il le succès de ce 11 ans avant même que la communauté n'ait eu l'occasion de le goûter ? Verdict aujourd'hui (même si mon avis n'a évidemment pas force de loi et n'engage que moi).

Mais avant cela, un peu de théorie...
L'orge utilisée pour ce 11 ans est de type Bere Barley et a été cultivé à la ferme Aros, près de l'aéroport de Machrihanish (à vos souhaits).
Treize tonnes de cet orge ont été utilisées, le tout pour fournir au final 26 fûts d'ex Bourbon qui ont produit 9000 bouteilles.

Dernier rappel en passant: Springbank a annoncé qu'il sortirait un Local Barley chaque année, sur une période de 5 ans. Le premier était donc le 16 ans de 2016; ce 11 ans-ci étant celui pour 2017.



Springbank 11 ans Local Barley, 02.2006 / 2017, 53.1%, 9000 bouteilles (OB)

    https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiOUFXj7xZzAx2_KfdwGZ59lOvXZ_SMGjCgd6pWrWycGQmoGcsgbSEy-83uc4gN6Hc-5r7ZpZdT0zMZefEM8psEwndL4uoZOBC9Wx3usVB28MMgVNK6HPK0VOrEmr-YVYSSBEZmVcG9bDAi/s1600/Springbank11yLB.jpg
  • Nez: De la vanille et du malt. Une légère fumée minérale, calcaire, se développe de plus en plus. Du fruit blanc essaie de se montrer, mais a du mal.
  • Bouche: Une amertume fruitée assez marquée en début de bouche. De la pomme, de l'abricot, et pas mal de malt. Des épices piquantes tambourinent au fond de la bouche. L'amertume s'estompe, supplantée par les épices.
  • Finale: Le calcaire refait surface. Une fraîcheur se révèle en rétro-olfaction. Puis une sécheresse amère s'installe.
  • Verdict: Même si globalement c'est un bon whisky, ce Springbank 11 ans Local Barley a aussi quelques traits qui me plaisent personnellement moins: amertume, épices trop appuyées, équilibre en dents de scie, et jeunesse passablement perceptible. Pas complètement convaincu, du coup.
  • 85/100.








Local Barley VS Local Barley: le Face à Face.

Il me paraissait complètement évident de faire un face à face entre le nouveau 11 ans et le 16 ans de l'an passé, même si ils affichent des âges différents.
Sans plus tarder...

https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEirxTmLMEsOEXjABr-Ack1CpeTVAcBbWUeRGAIcUH1u-nmXs9Qll8BTCCVhf-7-XzT9u2nWI3wX9tDULRap_0WwnLYQAfaZR9zFYhIdsE-C_-_kA85vYZpsrh5evG-6utK2vYNKaOss_Ouj/s1600/Springbank11yLB-F2F.jpg

  • Nez: Fumée minérale plus fine et plus subtile chez le 16 ans. Le sirop de fruits jaunes est aussi bien présent, et pas occulté comme chez le 11 ans.
  • Bouche: Le 16 ans est doux, sucré. Du sirop de fruit domine, accompagné d'une fine fumée crayeuse et calcaire. Bref, une gourmandise rustique. De son côté, le 11 ans est fort épicé et manque, en comparaison, de complexité et de subtilité.
  • Finale: Le 11 ans est amer et sec à ce stade-ci, tandis que le 16 ans est tout en douceur vanillée, fruitée, et de subtilité minérale.
  • Verdict: Vous l'aurez compris, à mes yeux il n'y a pas photo: le 16 ans est un gros cran au dessus du 11 ans.


Ce 11 ans Local Barley est peut être encore disponible chez certains cavistes en Wallonie (mais est probablement sold out quasi partout). Je vous conseille de jeter un œil à la liste des boutiques whisky en Wallonie et de contacter celui proche de chez vous.
Son prix, à sa sortie, tournait en Belgique aux environs de 120 euros.


Merci à Watch Smell Taste & Having Fun pour le sample.

samedi 31 décembre 2016

Le whisky en 2016: mon bilan de l'année écoulée

Halala... J'avais tellement de choses à dire l'an passé, dans mon bilan 2015...

Quand je regarde dans le rétroviseur braqué sur 2016, je me rends compte que je pourrais presque faire un copier/coller de mon bilan de l'an dernier. La seule différence étant que (presque) tout s'est accentué.

L'invasion du NAS:

On peut copier/coller. Sauf que cette année la NASIsation a commencé à toucher de façon notable les embouteilleurs indépendants qui proposent non seulement des whiskies de plus en plus jeunes, mais aussi des sans âges indiqués.

Le rajeunissement global et les distilleries moins renommées chez les indépendants:

On peut copier/coller. Des whiskies de plus en plus jeunes en IB (oserais-je nommer les jeunes Caol Ila de 2007 / 2008, par palettes entières ?). Et les mêmes distilleries dont les embouteillages hasardeux non envahissent. Ben Nevis, Speyside Distillery, Bunnahabhain. En cette fin d'année 2016, ce sont des brouettes de Ballechin qui se déversent sur nous; non seulement des officiels / Signatory, mais aussi chez d'autres embouteilleurs (comme Van Wees par exemple).

Le retour du blend:

On peut copier/coller. De plus en plus de blends apparaissent chez les embouteilleurs indépendants. Pour le moment la plupart affiche encore un âge vénérable, mais la tendance genre XO (Xtra Old... mouais, ça ne me parle pas, quoi) ou sans âge commence à grandir.

Les prix qui flambent:

La question qui continue de fâcher les amateurs. Non seulement on peut copier/coller, mais c'est bien pire que l'an dernier. Malgré un événement marquant qui s'est passé en 2016 et qui aurait dû, en théorie, si pas inverser la tendance au moins la stabiliser: le Brexit.
En effet, le Brexit a engendré une grosse gamelle de la Livre Sterling par rapport à l'Euro. "La bonne affaire, le whisky va coûter moins cher !".
C'est vrai si on achète son whisky directement à des webshops basés aux Royaumes Unis et affichant des prix en Livre Sterling. Une bouteille à £100 nous coûtait 140 euros il y a un an. Une bouteille à £100 nous coûte aujourd'hui 115 euros. Le calcul est vite fait.

Étant donné que le prix du whisky écossais se négocie en Livre Sterling, on aurait pu croire que les distributeurs qui achètent les bouteilles là-bas pour les revendre ici et les embouteilleurs qui achètent leurs fûts à embouteiller s'y retrouveraient et pourraient eux aussi répercuter cette différence de prix due à la conversion £ --> € sur le prix final en boutique. Et c'est là qu'on constate que non seulement ce n'est pas le cas, mais qu'en plus les prix ont de nouveau fait un gros bond vers le haut, parfois de plus de 30% !! Là, je ne comprends plus rien, surtout qu'on ne peut même pas blâmer les accises et les taxes puisqu'il n'y en a pas eues de nouvelles depuis le Brexit ! Il serait bienvenu que certains professionnels du secteur s'expliquent sur cette question, car ça me paraît bien flou et ça suscite même pas mal de suspicions en ce qui me concerne.

Bref, le whisky est encore (beaucoup) plus cher fin 2016 que fin 2015 ! :-(

Les tendances pour l'avenir:

On peut copier/coller. Aucun gros crash imminent encore, c'est toujours l'El Dorado pour le whisky. Nous ne sommes pas encore en 2020, ceci dit.
Sauf que... de plus en plus de vrais amateurs en ont marre de grogner sur les prix délirants et plaquent le whisky pour se tourner vers d'autres passions, qu'elles soient spiritueuses ou non. Et je me comprends dedans, ma passion pour le single malt s'effrite de plus en plus.
Sauf que... de plus en plus d'embouteilleurs indépendants proposent d'autres spiritueux dans leur portfolio, que ce soit du rhum, du Cognac, ou du gin, ou autre. Ils se rendent compte que la situation ne pourra pas durer indéfiniment et amorcent déjà pleinement le virage de la reconversion.

Et moi alors, dans tout ça ?

Le goût amer que j'avais en bouche l'an passé s'est peu à peu transformé en fatalisme. Oui je continue de beugler sur les prix pratiqués (et ça ne risque pas de changer), mais sur le plan personnel je me penche de moins en moins sur plein de bouteilles. "Quel âge ? 20 ans ? Quel prix ? 200 boules !! Mouhahaha..." Et je la repose, même pas envie de goûter, encore moins envie d'en parler sur le Blog. Aucune envie de parler ou de défendre un produit (au sens général du terme) auquel je ne crois pas... auquel je ne crois plus. Je deviens fataliste, débrouillez-vous avec vos bouteilles pour gogos fortunés; je m'en lave les mains. En 2017, je ne m'intéresserai (avec objectif d'achat éventuel) qu'aux bouteilles qui ont un rapport qualité / âge / prix acceptable. Et donc forcément, j'achèterai beaucoup moins. De moins en moins... Pour finir par ne plus rien acheter du tout d'ici deux ans je pense. Voilà, l'échéance je la pose là hein... Deux ans. Ça me laisse quand même un peu de temps pour vous parler de choses et d 'autres. Mais les publications sur le Blog risquent de s'espacer de plus en plus, du coup.

En 2017, je vais probablement, outre freiner mes achats (encore plus qu'en 2016), freiner mes déplacements divers "longue distance" en festivals et autres tastings et me recentrer sur moi-même. J'ai néanmoins un gros projet whisky pour 2017, une quête initiatique, un pèlerinage: 10 jours à Campbeltown ! Et bien évidemment, je relaterai (à posteriori) mon périple sur le Blog. Histoire de boucler la boucle.

Et mes coups de coeur de 2016, alors ?

J'ai quand même goûté (et acheté) de très bonnes choses en 2016. Je n'ai pas goûté au cours de cette année que des choses embouteillées en 2016, mais il me semble logique de ne sélectionner dans mon top 5 que des whiskies embouteillés dans l'année écoulée.
Le whisky en 2016: mon bilan de l'année écoulée
Cette année-ci, c'est un Littlemill qui se hisse en haut du podium. Sûrement la dernière année où c'était possible, d'ailleurs, les prix étant devenus tellement délirants.
Ce Littlemill-ci a évidemment une place à part dans mon coeur, puisque j'ai sélectionné le fût. Mon numéro 1 est donc complètement subjectif, na ! Mais je l'ai quand même coté 92 (et je pense avoir été honnête dans ma cotation, sans le surcoter), place méritée sur ce podium.
Hé oui, "seulement" un 92 en première place. Aucun 93/100 dans ce que j'ai goûté cette année. Suis-je devenu trop difficile, ou la qualité globale a-t-elle encore baissé ? C'est la question qu'on peut se poser chaque année, et qui n'aura probablement pas encore de réponse en cette fin 2016.

2. Kilkerran 12 ans, 46% (OB) – (89/100).
Un Kilkerran était premier l'an passé, un Kilkerran est second cette année-ci. Sans conteste possible le meilleur rapport qualité / prix de l'année, un whisky fort bien abouti vendu pour moins de 50€ à sa sortie. Un profil rustique comme je les aime. Bref, une réussite, bravo Glengyle.
Si cette année il n'est pas numéro 1, malgré la même cote que le WIP7 en fût Bourbon, c'est que je trouvais quand même le WIP7 plus savoureux; ce 12 ans-ci souffrant peut-être (très peu) de la réduction à 46%.

L'OVNI de l'année, la surprise totale, le whisky improbable. On serait passé 30 fois à côté sans même s'en apercevoir, le nom Inchmurrin ne faisant rêver personne. Et pourtant, en le goûtant, on ne peut qu'être conquis. Tous ceux à qui je l'ai fais goûter ont été séduit (et un nombre non négligeable en a même acheté une bouteille), d'ailleurs.
Je vais surveiller de près les vieux Inchmurrin qui sortiront dans l'avenir.

LE whisky qui a fait le buzz en début d'année. Unanimement plébiscité et bien accueilli, on se l'est arraché. C'est la première fois que j'ai eu autant de mal pour me procurer une bouteille.
Non seulement je l'ai apprécié à l'ouverture de la bouteille, mais il a merveilleusement évolué. Si sur le plan personnel je lui avais attribué un 89/100 (voir ma publication de l'époque), je revois largement ma copie en cette fin d'année tellement il me plaît de plus en plus: je lui attribuerais un bon 91/100 sur la bouteille ouverte depuis un bout de temps et "aérée".

Une année sans Cadenhead dans mon classement aurait été bien morne, pas vrai ? Et pourtant, les deux seules bouteilles parmi celles que j'ai pu goûter chez Cadenhead et qui m'ont vraiment marqué en 2016 sont ce Dalmore-ci et le Caol Ila 36 ans Authentic Collection (mais qui était hors budget pour moi).
Si j'ai choisi ce Dalmore dans ce top 5, c'est qu'il est rare de trouver un Dalmore aussi bon (désolé de le dire, mais les Dalmore officiels sont quand même pas terrible du tout, hein. Et non, je ne parle pas de la série Constellation qui est hors catégorie), en brut de fût, et à un prix aussi attractif à sa sortie. J'ai vraiment été étonné et séduit, ce qui lui vaut sa place dans ce top 5.


Mon choix de ces 5 bouteilles s'est plus ou moins facilement imposé de lui même à moi; sans même trop me creuser la tête. J'ai pourtant croisé d'autres whiskies qui m'ont laissé bonne impression, il y a pas mal de bouteilles qui se retrouvent au pied du podium mais qui méritent une mention; comme par exemple (sans ordre particulier)
  • le Caol Ila 36 ans Cadenhead's Authentic Collection
  • le Lochside 1967 The Cooper's Choice
  • les Golden Grain de chez The Cooper's Choice
  • le premier Littlemill 1984 The Cooper's Choice sélectionné en début d'année par (entre autres) votre serviteur
  • les Caol Ila 1984 Cadenhead
  • le Ballechin 12 ans Signatory Vintage pour la Belgique (un autre OVNI inattendu)
  • le Glenrothes 19 ans en fût de Sherry de chez Claxton's (dont je n'ai pas encore parlé sur le Blog, ce sera le cas début 2017).
En voyant ces mentions, le nom The Cooper's Choice saute aux yeux. En effet, je trouve que cet embouteilleur a sorti une belle pelletée de belles bouteilles, très qualitatives, et l'un dans l'autre à un prix honnête par rapport à la qualité et à l'âge affiché. Oui, le Lochside 1967 reste une bouteille onéreuse, mais chez n'importe quel autre embouteilleur elle aurait été beaucoup plus chère.
Il est aussi vrai, et je l'admets sans ombrage et en pleine transparence: j'ai des facilités pour goûter les nouveaux embouteillages The Cooper's Choice, ce qui me permet de tout passer en revue et de ne rater aucune bonne bouteille. Ce n'est évidemment pas le cas chez les autres embouteilleurs et distributeurs d'embouteillages officiels, je passe donc à côté de beaucoup de choses chez ceux-ci. Mais c'est le jeu ma bonne Lucette: si je ne peux pas goûter, je ne peux pas en parler; et je ne peux parler que de ce que j'ai goûté. CQFD.

En conclusion...

Mine de rien, on arrive encore plus ou moins à trouver des bouteilles à son goût pour un budget qui nous est acceptable (chacun ayant le sien, bien évidemment). Mais on doit, de plus en plus, faire l'impasse sur de plus en plus de bouteilles qui sont hors budget. Cette année 2016 était moins bonne en terme de qualité / âge / prix que ne l'était 2015, mais sera fort probablement meilleure que ne sera 2017 sur ce même point. D'où l'échéance de deux ans que je me suis posée, car je suis de plus en plus persuadé que je ne pourrai pas suivre le mouvement et que ma frustration ne fera que grandir.

Je vous souhaite à tous et toutes (même aux rageux qui ne me portent pas dans leur cœur, désolé les gars mais si vous ne savez pas supporter les personnes qui disent ce qu'elles pensent et des vérités qui font mal, commencez donc par vous remettre en question :-) ) une excellente année 2017, remplie de bons whiskies qui correspondront à vos critères personnels.
Le whisky en 2016: mon bilan de l'année écoulée

mercredi 28 décembre 2016

Springbank 14 ans 47.7% et Hazelburn 8 ans 54% Cadenhead's AuthenticCollection

Pour clôturer les notes de dégustations pour l'année 2016 sur le Blog, je voulais mettre à l'honneur la distillerie Springbank et l'embouteilleur indépendant Cadenhead.
Springbank n'est pas ma distillerie préférée (je doute que quiconque puisse un jour détrôner Littlemill dans mon cœur), mais pas loin quand même. Son profil très typique et peu accessible non seulement me plaît beaucoup, mais le côté familial du groupe J&A Mitchell (qui détient Springbank, Glengyle, et Cadenhead) tranche avec les gros bras du whisky (LVMH, Diageo, Pernod Ricard, etc). Les méthodes de production continuent d'être assez traditionnelles et pratiquement "doubitchou". C'est aussi probablement le pourquoi le profil du whisky produit par Springbank et Glengyle est aussi rustique et terroir. Ça compte aussi, évidemment, à mes yeux dans mes penchants pour tel ou tel producteur.
Cadenhead, ce n'est un secret pour personne, est mon embouteilleur indépendant préféré depuis pas mal de temps, même si il a été, je l'avoue, mis à mal en 2016 dans mes préférences personnelles. Il reste une valeur sûre en terme de qualité et, souvent, en terme de qualité / âge / prix (même si sur le plan prix les chiffres ont pris l'ascenseur vers le haut, comme chez tous les producteurs).

Quoi de mieux, pour cette mise à l'honneur, que de vous parler de deux embouteillages différents, tous deux distillés chez Springbank (Hazelburn étant la gamme non tourbée et à triple distillation de la distillerie) et embouteillés par Cadenhead (issus de la vague d'embouteillages pour Noël 2016) ? Bah, ça me semble pas mal, non ?

Springbank 14 ans Cadenhead's Authentic Collection, 2002 / 11.2016, Bourbon Barrel, 47.7%, 168 bouteilles


  • Nez: Des embruns marins, des crustacés en cageot sur un ponton de port de pêche. Une bonne volute d'herbe sèche fumée. Du sirop de citron comme base de fond.
  • Bouche: Douce et accessible, d'abord fruitée et vanillée. Bien vite le côté marin, mélangé à de la fumée calcaire, fait son apparition pour former un mariage cohérent avec le fruit.
  • Finale: Une pincée d'épices poivrées, un peu de sel, et de l'acidulé citronné.
  • Verdict: Un beau Springbank, typique mais aussi facile d'accès. Plus facile que beaucoup d'autres expressions de chez Springbank, je trouve. Quasi "docile". Il est probablement une bonne option pour ceux qui veulent découvrir en douceur cette distillerie au profil somme toute assez particulier.
  • 89/100 (j'ai hésité avec 88, car je trouve le 16 ans Local Barley officiel un cran au dessus quand même).



 Était disponible à la boutique Cadenhead de Cologne pour 99€, mais je pense bien qu'il est à présent sold out.






Hazelburn 8 ans Cadenhead's Authentic Collection, 2007 / 11.2016, Bourbon Hogshead, 54%, 162 bouteilles


  • Nez: Bien puissant et charpenté. Du bois noble, du raisin sec, du malt vanillé. Plein d'épices exotiques qui titillent les narines. De la poussière boisée se développe en cours de dram.
  • Bouche: Étonnamment douce et sucrée, facile, malgré les 54% affichés. Du malt vanillé, grillé, torréfié. Du raisin sec. Du sirop d'abricot liquoreux. Quelques notes épicées de ci de là.
  • Finale: Le bois refait surface, poli cette fois (même si il ne m'a pas proféré d'insultes auparavant, ceci dit ;-) ). De la pelure de pomme jaune s'incruste sur la langue.
  • Verdict: Un whisky bien efficace pour un si jeune âge. Il fait d'ailleurs plus vieux, je trouve. Le fût a été fort actif. Si le nez est assez abrupt et alcooleux au premier contact, en bouche cet Hazelburn est fort agréable et plaisant.
  • 87/100.


En principe encore disponible à la boutique Cadenhead de Cologne, pour 69€.
Sachez encore que Springbank devrait dévoiler un changement de ligne conductrice en janvier 2017. Actuellement elle entretient le buzz et le suspens sur les réseaux sociaux avec son slogan "#Change Jan2017", qui tient en haleine les fans de la distillerie. Les paris vont bon train, mais personne ne sait à quoi s'en tenir, en fait. Nous retenons notre souffle, wait and see en janvier.

Et en parlant de 2017 et de Springbank, attendez-vous à avoir l'an prochain du gros gros (trèèèès gros) contenu sur le Blog à propos de cette distillerie et de Cadenhead. #Scotland2017 :-D

vendredi 11 novembre 2016

Compte rendu: Spirits in the Sky 2016

Le week-end passé (des 05 et 06 novembre) se déroulait la 9ème édition du Spirits in the Sky (SITS en abrégé), qui célébrait aussi le 10ème anniversaire de The Nectar, une des sociétés leader en distribution en spiritueux en Belgique et organisatrice du SITS.

 

Pour ma part, cette édition 2016 était la 4ème à laquelle je participais; et j'y ai été le samedi.

 

Autant directement mettre les choses au point: non, cette année je ne publie pas de photo des Dictador Girls. Voilà, c'est dit. Cette année j'ai décidé d'être sérieux (non mais ho quoi !). Donc si vous lisez ce compte rendu juste dans l'espoir de vous rincer l’œil, vous pouvez arrêter tout de suite :-p

 

Cette année j'ai abordé le SITS un peu différemment: dès l'ouverture du salon j'ai d'abord fait un premier tour d'horizon pour prendre des photos (avant que les stands ne soient pris d'assaut) et en ne buvant rien; et c'est seulement ensuite, après avoir repéré quelques petites choses intéressantes à mes yeux, que j'ai refait un second (puis un troisième, avant de faire un quatrième,...) tour pour goûter aux whiskies.

 

Globalement, les mêmes exposants que l'an passé. Et comme l'an passé (je l'avais déjà souligné), les spiritueux autres que le whisky prennent de plus en plus d'ampleur par rapport au single malt. Rhum, gin, Porto, vermouth, Cognac, cocktails, etc... The Nectar se diversifie de plus en plus dans les produits alcoolisés proposés, et commence tout doucement à ne plus mettre le single malt en avant.

Bien évidemment, les exposants whisky habituels étaient là. Non seulement toutes les marques et gammes distribuées par The Nectar, mais aussi Cinoco (Bowmore, Douglas Laing, Deanston, Westland,...), Diageo (Talisker, Cragganmore, Laggavulin,...), Pernod-Ricard (Jameson, Glenlivet...), et j'en passe. Les seuls "gros" manquants au tableau étaient, comme l'an passé, LVMH (Ardbeg) et Premium Spirits (BenRiach / Benromach).

 

Je me suis concentré sur le whisky (vous le savez: OSEF des autres spiritueux en ce qui me concerne), et le moins que je puisse dire c'est que The Nectar a mis le paquet sur les embouteillages pour son 10ème anniversaire. Quel contraste avec l'an passé où l'offre en nouveautés whisky était très pauvre !! Quasi chaque stand (de whisky) proposait un embouteillage "pour les 10 ans de The Nectar".

Mon petit tour:

Allez, on passe dans le vif du sujet ! Bon, j'ai pris très peu de notes, j'ai surtout profité du moment en discutant avec plein de gens (faut savoir entretenir ses relations, pas vrai ? ;-) ).

Voici en résumé mon ressenti.

 

Alors que mon premier tour "photo" n'est pas terminé, je me fait happer par Mark Watt (non je ne le présenterai plus, si vous ne savez pas qui est Mark Watt, c'est que vous ne suivez pas assez le Blog :-p ) qui me met un dram de Blend 43 ans Cadenhead en mains. Très doux et easy drinkable.

Je m'enfuis (mais promets de revenir le voir, bien évidemment) pour terminer mon tour photo, avant de vraiment commencer mes dégustations. Il est alors 13h30, le monde commence franchement à arriver, il est temps de commencer à déguster.

Je m'arrête d'abord au stand The Belgian Owl pour saluer Étienne Bouillon, qui me fait goûter son embouteillage de 3 ans d'âge distillé avec les alambics de chez Caperdonich (hé oui, ça fait déjà 3 ans qu'ils sont installés !). D'abord la version réduite (vanillée, sucrée, facile d'accès), puis la version en brut de fût (plus aromatique, mais plus sèche que la réduite).

Je passe ensuite chez Compass Box, chez qui j'ai raté les dernières sorties. Je reçois un accueil de première classe de la part de Céline, toujours aussi souriante. Elle me fait goûter le Whisky de Table, une création composée de très jeunes whiskies (3 ans) pour les 60 ans de La Maison du Whisky. Comme The Nectar et LMDW s'entendent bien, quelques bouteilles sont arrivées en Belgique. Bon, ce blend est évidemment anecdotique, un pied de nez (de plus) de John Glaser au monde du whisky qui se veut bien trop sérieux et trop procédurier. C'est très jeune, très vanillé, très malté. Mais aussi pas (trop) cher (±40€), c'est aussi une raison de l'existence de ce whisky de table: faire un pied de nez aux prix de malades actuellement d'application.

Quant aux autres nouveautés Compass Box, j'aurai l'occasion de revenir dessus en détails plus tard (impossible de tout goûter sur place).

Visite au stand Signatory Vintage où c'est nul autre qu'Andrew Symington lui-même qui verse les drams. La veille j'avais déjà goûté quelques nouveautés, mon choix se cale donc sur un Glenburgie 1995 (pour les 10 ans de The Nectar). Fruité, du sirop, un bonbon. Pas mal du tout.

Longue étape au stand Cinoco, où il y a pas mal de nouveautés Douglas Laing (dans les gammes Old Particular et Xtra Old Particular). Comme j'aime beaucoup Caol Ila (si si, je vous jure !! ;-) ), mon choix se porte sur un 19 ans Old Particular. Superbement équilibré, belle tourbe subtile, waou ! Ma plus belle découverte de la journée (non je ne déconne pas). Jusqu'à ce qu'on me dise son prix: 160€. Ha. Pour un 19 ans réduit (oui, la gamme Old Particular est réduite, même si ce sont des taux d'alcool non fixés à 46%). Bon ben... non merci hein.

Toujours chez Cinoco, je suis attiré par les whiskeys (avec "e" car américains) Westland qui avaient apparemment fait sensation au Whisky Live Paris. Trois versions, en single malt (ce qui est assez atypique pour un whiskey américain) sont proposées: l'American Oak, le Sherry Wood, et le Peated. Allez, soyons fous, je teste le Peated ! Malté, jeune, tourbe légère. Pas spécialement séduit. Sur le coup je me demande si je ne serais pas passé à côté, puisque les échos de Paris étaient si positifs. Il faudra que je revienne dessus pour me faire un second avis, je pense.

En discutant avec des membres du Whisky Friends Club de Denée, je me retrouve avec un Balvenie 15 ans Single Barrel Sherry Cask en main. Bon ben je goûte hein. Un Sherry monster typique, pas mal fait. Mais là aussi, le prix me fait tiquer: environ 105€ pour un 15 ans très classique, heu quoi...

Ha, me revoilà chez Cadenhead ! A nous deux, Mark Watt !

On commence par un Glentauchers 25 ans (je pensais que c'était une nouveauté, mais en fait non: il a été embouteillé en 2015): doux, sur les fruits en sirop, classique mais bien fait.

Je passe ensuite au Glen Grant 23 ans pour The Nectar, sorti un peu plus tôt dans l'année mais que je n'avais pas encore eu l'occasion de goûter. Du citronné acidulé, fruité. Classique, mais trop acidulé à mon goût.

Je décide de refaire une repasse sur le Caol Ila 34 ans pour The Nectar, que j'avais goûté au whisky festival chez Massen mais qui m'avait laissé dubitatif. Idem cette fois-ci, un superbe nez mais l'arrière bouche trop acidulée à mon goût.

Mark me fait goûter ensuite un Cameronbridge 27 ans (lui aussi embouteillé pour The Nectar), alors qu'il me sait pas spécialement fan des whiskies de grain (hormis certains très vieux). Vanille, citron, sucré... du grain quoi...

Compte rendu: Spirits in the Sky 2016Compte rendu: Spirits in the Sky 2016
Compte rendu: Spirits in the Sky 2016Compte rendu: Spirits in the Sky 2016

Juste à côté du stand Cadenhead se trouve le stand Glendronach. Même si je connais bien toute la gamme de base, j'avais envie de goûter le single cask 1993 fût n°447 embouteillé pour The Nectar et La Maison du Whisky. Probablement un des derniers millésimes 1993 que nous aurons l'occasion de voir. Moins puissant que d'autres 1993 que j'ai goûtés par le passé. Rond, très Sherry. Bien fait, un pur Glendro.

La masterclass Springbank vs Cadenhead:

La fin de l'après-midi approchant, il était temps de me rendre à la masterclass Springbank vs Cadenhead (qui avait été sold out en moins de 24h). Le principe de cette masterclass était un duel entre Fraser Milloy de chez Springbank et Mark Watt (encore lui !) de chez Cadenhead. Chacun proposant 3 drams, en face à face 1 contre 1.

Dans un show quasi burlesque (dans le sens strict du terme: aucun d'eux ne s'est effeuillé ni n'a soulevé son kilt), ils se sont affrontés à coup de piques amicales et de blagues potaches; on ressentait leur camaraderie et leur complicité.

 

 

1. Le Springbank 1 face au Cadenhead 1:

Hazelburn 9 ans Straight from the Cask ±56%, Barolo finish. Un échantillon d'Hazelburn ayant maturé 6 ans en fût de Bourbon, puis 3 ans en fût de vin Barolo. Un "sneak preview" d'un embouteillage (qui sortira à priori réduit à 46%). Nez vineux, huileux, industriel. Bouche vineuse, fruitée, légèrement fumée. Pas ma came (mais je ne suis en général pas client des maturations et finishes en fûts de vin).

Face à

Glen Mhor 1982 Cadenhead (cask sample). Fin, léger, subtil. Un bon vieux malt (mais je m'attendais quand même à mieux).

Combat plus qu'inégal, le Glen Mhor vainqueur par KO. 0-1.

Fraser bombe le torse pour impressionner Mark

Fraser bombe le torse pour impressionner Mark

2. Le Springbank 2 face au Cadenhead 2:

Springbank 11 ans Local Barley, Cask Strength. Un échantillon de la prochaine version du Local Barley, qui sortira (réduit à 46%, et non plus en brut de fût) en 2017. Ce sera donc un Local Barley plus jeune que celui sorti en 2016. Un superbe nez, j'ai adoré ! Un peu fort en bouche, malté, légère astringence en fin de bouche.

Face à

Springbank 1997 (19 ans), Re-charred Refill Sherry Butt. Un échantillon d'un fût appartenant à Cadenhead (facture à l'appui !!) et utilisé lors des "warehouse tastings" à Campbeltown. A priori ne sera pas embouteillé. Rholala, quelle bombe ! Parfaitement équilibré aussi bien au nez qu'en bouche, le Sherry se marie sublimement avec la fumée de Springbank. Encore !!

Même si le Local Barley 11 ans s'en tire honorablement, la quasi perfection du Springbank 1997 octroie la victoire logique à Cadenhead. 0-2.

Mark lance un sortilège à Fraser

Mark lance un sortilège à Fraser

3. Le Springbank 3 face au Cadenhead 3:

Longrow 11 ans Heavily Peated, Malbec Finish. Un autre finish (de 8 mois) en fût de vin (cette fois-ci du Malbec Sud-Africain). Cet embouteillage sera disponible sur le marché à partir d'avril 2017. Bon... moi les fûts de vin, ça fait deux, hein...

Face à

Blended Islay Malt 1991. Un blend d'Ardbeg, Bowmore et Caol Ila tous trois distillés en 1991, assemblé en 2001, puis reversé dans un Sherry Hogshead en 2013. Une création improbable, un OVNI. Le mélange des tourbes des trois whiskies d'Islay forme un ensemble très spécial, qui a divisé l'assemblée sur le moment. Moi personnellement je l'ai préféré au Longrow, mais une bonne partie des gens présents pensait le contraire.

Néanmoins, comme c'est mon avis qui prime sur ce Blog (moi, totalitaire ? Si peu... :-p ), je donne encore un point à Cadenhead. 0-3.

 

Victoire écrasante de Cadenhead, mais mention spéciale quand même à Fraser, qui avait choisi la Marche Imperiale (le thème de Dark Vador dans Star Wars, pour les incultes qui ne connaîtraient pas !!) pour son entrée sur le ring, tandis que Mark avait choisi le thème de Rocky (qui me parle beaucoup moins).

Pour finir...

Impossible de goûter en une journée tout ce que j'aurais voulu. D'ailleurs je me refuse toujours de trop boire en festival, je ne veux aucunement ressentir le moindre effet de l'alcool. D'où, finalement, le peu de whiskies testés (et toujours en quantité infime, d'ailleurs). Enfin, peu... au final j'en ai quand même goûtés 18....

 

Bref... et donc quelle conclusion tire-je de cette édition 2016 ? Hé bien j'ai passé une bonne journée, ce qui m'a le plus plu a été de revoir / discuter avec de nombreux "whiskyfriends", j'ai goûté de bons whiskies dans l'ensemble (mais seulement deux méritaient une cote de 90+ selon moi; dont un – le Springbank 1997 de la masterclass – qui ne sera jamais officiellement embouteillé; et l'autre qui était trop cher pour son âge); mais surtout ce qui m'a frappé c'est, de nouveau, la folie inflationniste des prix. J'ai l'impression que globalement tous les prix ont de nouveau fait un gros bond vers le haut. Et je ne suis pas le seul à le penser, j'ai discuté avec plusieurs professionnels qui étaient du même avis que moi ! Le Brexit et la chute de la Livre Sterling ne semblent donc absolument pas influencer le prix du whisky. Ce qui ne me semble pas logique.

Mais comme je n'ai pas d'explication avérée, et comme on me tire la gueule quand je pose des hypothèses qui gênent, je me garderai (pour le moment) de donner mon avis.