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mardi 17 février 2015

Springbank 34 ans The Prestonfield, 1970/2004, 51.2% (IB)

Après quelques notes de dégustation de Springbank officiels récents, et pour clôturer en beauté ce dossier, je me fais plaisir en vous parlant d’un vieux brol. Un Springbank distillé en 1970 ! Oui, vraiment un vieux brol. Aussi vieux brol que moi, puisque j’ai aussi été distillé en 1970 ;-)

Inutile de chercher cette bouteille chez votre caviste préféré, vous ne la trouverez bien évidemment pas. Ce Springbank a été embouteillé en 2004, ça un bail dans le monde du whisky. Il était, à l’époque, distribué par la Maison du Whisky Belgique. Et en plus limité à 157 bouteilles. Il fait partie de l’archéologie du whisky.

The Prestonfield était une gamme de l’embouteilleur indépendant Signatory Vintage. Je ne pense pas que Signatory produise encore des bouteilles de cette gamme de nos jours.

Moment solennel…

Springbank 34 ans The Prestonfield, 1970/2004, 51.2% (IB)
Springbank 34 ans The Prestonfield, 16.06.1970 / 13.08.2004, Sherry Butt N°1631, 51.2%, 157 bouteilles
  • Nez : Un nez hyper présent sur ce whisky clairement axé sherry. Beaucoup de bois précieux laqué, du cuir, de la noisette, du pain d’épices, du tabac humide, du thé noir. Avec aussi des fruits compotés au chocolat ; toutes ces senteurs se mélangent et se télescopent dans une harmonie parfaite. Une toute petite pointe agrumique se détache par moments, dans le fond.
  • Bouche : Elle est d’abord (mais quelques secondes seulement) sage et gentille comme une petite écolière en jupe plissée. Et puis ça explose dans tous les sens, BabyDoll de Sucker Punch en action ! Les épices, du bois vineux, des fruits noirs compotés, du chocolat fondant, des zestes d’orange, des raisins noirs secs.
  • Finale : Hyper longue. Une légère amertume boisée. Beaucoup de chocolat au café, moka à profusion. Une très très légère sécheresse herbacée. Après plusieurs minutes, des volutes de thé vert subsistent en bouche.
  • Verdict : Ouch ! Oufti ! Quel Délice ! Quel équilibre ! Quelle complexité ! En aveugle je n’aurais jamais pu deviner que c’est un Springbank ; la couche de sherry étant quand même très couvrante. Mais quel whisky mes amis ! Il y a quand même de super trucs qui ont été engendrés en 1970 ;-)
  • 93/100.
La gentille petite écolière qui pète dans les ailettes

La gentille petite écolière qui pète dans les ailettes

dimanche 25 mai 2014

Dufftown 34 ans Cadenhead’s Single Cask, 48%

Dufftown 34 ans Cadenhead’s Single Cask, 48%

Non, aujourd’hui je ne vais pas vous tanner avec du Talisker (mais patience, je reviendrai sur du Talisker dans un avenir pas trop lointain) ! Par contre je vais de nouveau vous tanner avec Cadenhead, hahaha ! ;-D

En parallèle de la gamme Small Batch, Cadenhead en a sorti une nouvelle (très proche point de vue design, seule la couleur de l’étiquette change) : la ‘’Single Cask’’. Comme son nom l’indique, les embouteillages de cette nouvelle gamme; elle aussi destinée au marché international en opposition à la gamme Authentic Collection théoriquement destinée exclusivement aux boutiques Cadenhead; sont des single cask alors que la majorité des embouteillages Small Batch sont des assemblages de deux ou trois fûts.

Dufftown n’est pas une distillerie particulièrement connue, et encore moins réputée. Cette distillerie du Speyside, fondée fin du 19ème siècle (sous le nom officiel de ‘’Dufftown-Glenlivet’’), est voisine de Mortlach (qui, elle, est déjà plus connue) et appartient au géant Diageo (tout comme… Mortlach). Seulement deux embouteillages officiels de single malt Dufftown ont été proposés sur le marché il y a quelques temps, toute la production étant réservée au blend Bell. Néanmoins, quelques embouteillages indépendants de cette distillerie sont parfois produits, mais ici aussi c’est assez rare.

Une distillerie non réputée. Des embouteillages de single malt rares. Hmmm, pas très vendeur tout ça. Et soudain, ce Dufftown 34 ans Cadenhead’s Single Cask 1979/2014 en Sherry Butt, 48%, 216 bouteilles.

  • Nez : Du café, des fruits rouges en confiture, de la noisette, du pain d’épices, des relents mentholés appuyés. Un nez très fin tout en étant prenant et présent. Ca sent très bon et donne envie de découvrir la suite.
  • Bouche : Une chaleur en bouche augmente au fil du dram, dévoilant les arômes d’épices douces, de cassonade candy liquide, de caramel (légèrement salé) au miel, et de confiture de fruits rouges et noirs. La bouche est très fondue, tous les arômes étant en symbiose les uns avec les autres.
  • Finale : Moyenne sur des échardes de bois non asséchantes, des épices, et un retour mentholé qui se colle au palais.
  • Verdict : Il est très bon, ce vieux Dufftown ! Il aurait pété les scores, d’après mes critères, si la bouche avait été un peu plus puissante et la finale un peu plus longue.

91/100.

Seul inconvénient, son prix : environ 250€. Ce n’est pas donné pour une bouteille d’une distillerie peu courue. Mais dans la norme par rapport à son âge (et le fût de sherry alourdit la facture, aussi). Pas très facile à trouver (seulement 216 bouteilles produites), elle est disponible sur internet chez Whiskysite ou en boutique physique chez Cadenhead à Cologne.