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lundi 21 novembre 2016

Compte rendu: Whisky Discovery, chez Hesby Drink Loncin le 10/11/2016

Il n'est pas toujours obligé d'aller loin de chez soi pour assister à des événements autour du whisky; que ce soit des tastings / masterclasses, (mini) festivals, ou salons. De plus en plus de cavistes, même petits, organisent leurs événements.

Pour la première fois de son existence, le Hesby-Drink de Loncin (près de Liège) organisait le 10 novembre dernier, en soirée, son festival "Whisky Discovery".

Quelques semaines plus tôt, ce drink market avait déjà organisé un mini festival consacré au rhum.

Pour son événement whisky, 200 entrées étaient disponibles (±180 ont trouvé acquéreur au final, ce qui n'est déjà pas mal pour un événement local).

 

Dès 19h30, une longue file s'étirait à l'entrée du magasin. Après avoir présenté son ticket d'entrée (15€ sous réservation préalable, un verre à dégustation estampillé aux couleurs du lieu compris dans ce prix d'entrée), direction le fond du magasin.

Deux salles étaient aménagées pour accueillir les différents stands. La première, au fond de l'entrepôt principal (Hesby-Drink étant un drink market, l'endroit est loin d'être "cosy" et se veut avant tout pratique et efficace pour entreposer tous types de boissons, alcoolisées ou non); la seconde en sous-sol dans la cave à vin.

 

Comme souvent dans les festivals, tous les grands distributeurs étaient représentées: LVMH (Ardbeg), Cinoco (Douglas Laing, Bowmore, Bunnahabhain), Diageo (Talisker, Mortlach, Lagavulin...), Edrington (Highland Park), Filliers (Glenfarclas), The Nectar (Arran, Glendronach, Signatory Vintage,...), Rémy Cointreau (Bruichladdich), Premium Spirits (BenRiach, Tomatin, Old Pulteney). Au total environ 150 whiskies étaient proposés à la dégustation. La plupart étaient en dégustation libre (comprise dans le prix d'entrée de 15€), à de rares exceptions près où il fallait s’acquitter de jetons supplémentaires pour pouvoir y poser les lèvres.

Ce que j'ai goûté:

 

Je démarre d'abord dans la salle du fond, où je fais un petit tour d'horizon. Mon premier choix s'arrête sur le Glenburgie 1995 Signatory Vintage, sorti plus tôt dans l'année et embouteillé exclusivement pour (entre autres) Hesby-Drink. Séance de rattrapage, car je n'avais pas eu l'occasion de le goûter à sa sortie.

  • Nez sur les fruits frais (citron, pomme), pas agressif.
  • Bouche citronnée, pomme verte. De la rhubarbe et pas mal de végétal acidulé.
  • Finale sèche et acidulée. De la sève légèrement mentholée.
  • Verdict: Frais, idéal en apéro au printemps. Équilibré.

Comme le monde commence déjà à prendre les tables d'assaut dans la salle du fond, je m'enfuis vers la cave qui est encore calme à cette heure-là.

Sur le stand Cinoco, je goûte le Mortlach 11 ans Douglas Laing embouteillé exclusivement pour le distributeur.

  • Nez très malté, très jeune. Vanille et pomme.
  • Bouche maltée, sage, vanillée.
  • Finale très courte, légère astringence.
  • Verdict: Un Mortlach "pour débutants" (sans être péjoratif, nous sommes tous débutants un jour dans un domaine ou dans un autre), un whisky jeune et facile. Perso je préfère les Mortlach plus crasseux, celui-ci n'est pas ce que je recherche.

 

Retour dans la salle du fond de l'entrepôt. Il y a de plus en plus de monde. Ça en devient même trop, il devient presque impossible d'atteindre les stands. Un des organisateurs est d'ailleurs d'accord avec moi, le nombre de places sera peut-être revu à la baisse pour la prochaine édition.

J'accède à une table de The Nectar et mon choix se porte sur un Teeling 2002/2016 (fût 2107) embouteillé pour The Nectar.

  • Nez boisé et toasté, difficile d'aller chercher le fruit.
  • Bouche sèche, végétale, acidulée.
  • Verdict: Loin d'être le meilleur Teeling que j'ai pu goûter. Je n'ai pas accroché du tout.

En continuant mon petit tour, je tombe sur un stand proposant du whisky que je ne connaissais pas du tout: August 17th. Deux expressions sont proposées: une de 3 ans d'âge et une de 5 ans d'âge. Ce qui m'a d'abord attiré sur le stand sont... les deux figurines Star Wars qui trônaient à côté d'une bouteille; ça m'a fait penser au blog Scotch Trooper.

 

D'après le flyer, ce serait un whisky développé par le créateur belge Thierry Van Renterghem. Sa recette est distillée en collaboration avec une distillerie française. En grattant un peu, il s'avérerait que ce whisky soit en fait distillé en France, dans la région de Cognac, aurait été maturé dans des fûts ayant contenu du Porto et du Cognac, et serait finalement embouteillé en Belgique, à Gembloux.

J'y ai goûté le Brutus, le 5 ans d'âge (doit disant en brut de fût... à 48.1% ??) et single cask. Très sec, très fumé, et sa jeunesse se ressent. Mou du genou, je suis persuadé que c'est du "faux" brut de fût.

Je repasse ensuite au stand où se trouvaient plusieurs embouteillages Signatory Vintage, pour goûter le Benrinnes 1995/2016 Signatory Vintage embouteillé pour les 10 ans de The Nectar. Belle bouche fruitée et ronde. Pomme, vanille, citron. Finale acidulée, pomme verte et citron. Joliment fait.

Pour terminer, je décide de goûter un tourbé. Port Askaig est, en théorie, du Caol Ila embouteillé par Speciality Drinks, qui a sorti une version NAS en brut de fût : le 100 Proof.

  • Nez jeune, malté. Tourbe fine.
  • Bouche maltée, tourbe non agressive.
  • Finale sèche au palais. Épices persistantes.
  • Verdict: Mouais... jeune et dispensable selon mes critères personnels.

Conclusion:

Un festival organisé par un caviste ne peut bien évidemment pas rivaliser avec un festival organisé par un distributeur (comme le Spirits in the Sky par exemple) en terme de choix de produits à la dégustation ; mais proposer 150 whiskies différents laisse déjà l’embarras du choix.

Un peu moins de monde aurait été top, mais sinon ça risque de devenir un événement whisky important dans la région liégeoise.

vendredi 11 novembre 2016

Compte rendu: Spirits in the Sky 2016

Le week-end passé (des 05 et 06 novembre) se déroulait la 9ème édition du Spirits in the Sky (SITS en abrégé), qui célébrait aussi le 10ème anniversaire de The Nectar, une des sociétés leader en distribution en spiritueux en Belgique et organisatrice du SITS.

 

Pour ma part, cette édition 2016 était la 4ème à laquelle je participais; et j'y ai été le samedi.

 

Autant directement mettre les choses au point: non, cette année je ne publie pas de photo des Dictador Girls. Voilà, c'est dit. Cette année j'ai décidé d'être sérieux (non mais ho quoi !). Donc si vous lisez ce compte rendu juste dans l'espoir de vous rincer l’œil, vous pouvez arrêter tout de suite :-p

 

Cette année j'ai abordé le SITS un peu différemment: dès l'ouverture du salon j'ai d'abord fait un premier tour d'horizon pour prendre des photos (avant que les stands ne soient pris d'assaut) et en ne buvant rien; et c'est seulement ensuite, après avoir repéré quelques petites choses intéressantes à mes yeux, que j'ai refait un second (puis un troisième, avant de faire un quatrième,...) tour pour goûter aux whiskies.

 

Globalement, les mêmes exposants que l'an passé. Et comme l'an passé (je l'avais déjà souligné), les spiritueux autres que le whisky prennent de plus en plus d'ampleur par rapport au single malt. Rhum, gin, Porto, vermouth, Cognac, cocktails, etc... The Nectar se diversifie de plus en plus dans les produits alcoolisés proposés, et commence tout doucement à ne plus mettre le single malt en avant.

Bien évidemment, les exposants whisky habituels étaient là. Non seulement toutes les marques et gammes distribuées par The Nectar, mais aussi Cinoco (Bowmore, Douglas Laing, Deanston, Westland,...), Diageo (Talisker, Cragganmore, Laggavulin,...), Pernod-Ricard (Jameson, Glenlivet...), et j'en passe. Les seuls "gros" manquants au tableau étaient, comme l'an passé, LVMH (Ardbeg) et Premium Spirits (BenRiach / Benromach).

 

Je me suis concentré sur le whisky (vous le savez: OSEF des autres spiritueux en ce qui me concerne), et le moins que je puisse dire c'est que The Nectar a mis le paquet sur les embouteillages pour son 10ème anniversaire. Quel contraste avec l'an passé où l'offre en nouveautés whisky était très pauvre !! Quasi chaque stand (de whisky) proposait un embouteillage "pour les 10 ans de The Nectar".

Mon petit tour:

Allez, on passe dans le vif du sujet ! Bon, j'ai pris très peu de notes, j'ai surtout profité du moment en discutant avec plein de gens (faut savoir entretenir ses relations, pas vrai ? ;-) ).

Voici en résumé mon ressenti.

 

Alors que mon premier tour "photo" n'est pas terminé, je me fait happer par Mark Watt (non je ne le présenterai plus, si vous ne savez pas qui est Mark Watt, c'est que vous ne suivez pas assez le Blog :-p ) qui me met un dram de Blend 43 ans Cadenhead en mains. Très doux et easy drinkable.

Je m'enfuis (mais promets de revenir le voir, bien évidemment) pour terminer mon tour photo, avant de vraiment commencer mes dégustations. Il est alors 13h30, le monde commence franchement à arriver, il est temps de commencer à déguster.

Je m'arrête d'abord au stand The Belgian Owl pour saluer Étienne Bouillon, qui me fait goûter son embouteillage de 3 ans d'âge distillé avec les alambics de chez Caperdonich (hé oui, ça fait déjà 3 ans qu'ils sont installés !). D'abord la version réduite (vanillée, sucrée, facile d'accès), puis la version en brut de fût (plus aromatique, mais plus sèche que la réduite).

Je passe ensuite chez Compass Box, chez qui j'ai raté les dernières sorties. Je reçois un accueil de première classe de la part de Céline, toujours aussi souriante. Elle me fait goûter le Whisky de Table, une création composée de très jeunes whiskies (3 ans) pour les 60 ans de La Maison du Whisky. Comme The Nectar et LMDW s'entendent bien, quelques bouteilles sont arrivées en Belgique. Bon, ce blend est évidemment anecdotique, un pied de nez (de plus) de John Glaser au monde du whisky qui se veut bien trop sérieux et trop procédurier. C'est très jeune, très vanillé, très malté. Mais aussi pas (trop) cher (±40€), c'est aussi une raison de l'existence de ce whisky de table: faire un pied de nez aux prix de malades actuellement d'application.

Quant aux autres nouveautés Compass Box, j'aurai l'occasion de revenir dessus en détails plus tard (impossible de tout goûter sur place).

Visite au stand Signatory Vintage où c'est nul autre qu'Andrew Symington lui-même qui verse les drams. La veille j'avais déjà goûté quelques nouveautés, mon choix se cale donc sur un Glenburgie 1995 (pour les 10 ans de The Nectar). Fruité, du sirop, un bonbon. Pas mal du tout.

Longue étape au stand Cinoco, où il y a pas mal de nouveautés Douglas Laing (dans les gammes Old Particular et Xtra Old Particular). Comme j'aime beaucoup Caol Ila (si si, je vous jure !! ;-) ), mon choix se porte sur un 19 ans Old Particular. Superbement équilibré, belle tourbe subtile, waou ! Ma plus belle découverte de la journée (non je ne déconne pas). Jusqu'à ce qu'on me dise son prix: 160€. Ha. Pour un 19 ans réduit (oui, la gamme Old Particular est réduite, même si ce sont des taux d'alcool non fixés à 46%). Bon ben... non merci hein.

Toujours chez Cinoco, je suis attiré par les whiskeys (avec "e" car américains) Westland qui avaient apparemment fait sensation au Whisky Live Paris. Trois versions, en single malt (ce qui est assez atypique pour un whiskey américain) sont proposées: l'American Oak, le Sherry Wood, et le Peated. Allez, soyons fous, je teste le Peated ! Malté, jeune, tourbe légère. Pas spécialement séduit. Sur le coup je me demande si je ne serais pas passé à côté, puisque les échos de Paris étaient si positifs. Il faudra que je revienne dessus pour me faire un second avis, je pense.

En discutant avec des membres du Whisky Friends Club de Denée, je me retrouve avec un Balvenie 15 ans Single Barrel Sherry Cask en main. Bon ben je goûte hein. Un Sherry monster typique, pas mal fait. Mais là aussi, le prix me fait tiquer: environ 105€ pour un 15 ans très classique, heu quoi...

Ha, me revoilà chez Cadenhead ! A nous deux, Mark Watt !

On commence par un Glentauchers 25 ans (je pensais que c'était une nouveauté, mais en fait non: il a été embouteillé en 2015): doux, sur les fruits en sirop, classique mais bien fait.

Je passe ensuite au Glen Grant 23 ans pour The Nectar, sorti un peu plus tôt dans l'année mais que je n'avais pas encore eu l'occasion de goûter. Du citronné acidulé, fruité. Classique, mais trop acidulé à mon goût.

Je décide de refaire une repasse sur le Caol Ila 34 ans pour The Nectar, que j'avais goûté au whisky festival chez Massen mais qui m'avait laissé dubitatif. Idem cette fois-ci, un superbe nez mais l'arrière bouche trop acidulée à mon goût.

Mark me fait goûter ensuite un Cameronbridge 27 ans (lui aussi embouteillé pour The Nectar), alors qu'il me sait pas spécialement fan des whiskies de grain (hormis certains très vieux). Vanille, citron, sucré... du grain quoi...

Compte rendu: Spirits in the Sky 2016Compte rendu: Spirits in the Sky 2016
Compte rendu: Spirits in the Sky 2016Compte rendu: Spirits in the Sky 2016

Juste à côté du stand Cadenhead se trouve le stand Glendronach. Même si je connais bien toute la gamme de base, j'avais envie de goûter le single cask 1993 fût n°447 embouteillé pour The Nectar et La Maison du Whisky. Probablement un des derniers millésimes 1993 que nous aurons l'occasion de voir. Moins puissant que d'autres 1993 que j'ai goûtés par le passé. Rond, très Sherry. Bien fait, un pur Glendro.

La masterclass Springbank vs Cadenhead:

La fin de l'après-midi approchant, il était temps de me rendre à la masterclass Springbank vs Cadenhead (qui avait été sold out en moins de 24h). Le principe de cette masterclass était un duel entre Fraser Milloy de chez Springbank et Mark Watt (encore lui !) de chez Cadenhead. Chacun proposant 3 drams, en face à face 1 contre 1.

Dans un show quasi burlesque (dans le sens strict du terme: aucun d'eux ne s'est effeuillé ni n'a soulevé son kilt), ils se sont affrontés à coup de piques amicales et de blagues potaches; on ressentait leur camaraderie et leur complicité.

 

 

1. Le Springbank 1 face au Cadenhead 1:

Hazelburn 9 ans Straight from the Cask ±56%, Barolo finish. Un échantillon d'Hazelburn ayant maturé 6 ans en fût de Bourbon, puis 3 ans en fût de vin Barolo. Un "sneak preview" d'un embouteillage (qui sortira à priori réduit à 46%). Nez vineux, huileux, industriel. Bouche vineuse, fruitée, légèrement fumée. Pas ma came (mais je ne suis en général pas client des maturations et finishes en fûts de vin).

Face à

Glen Mhor 1982 Cadenhead (cask sample). Fin, léger, subtil. Un bon vieux malt (mais je m'attendais quand même à mieux).

Combat plus qu'inégal, le Glen Mhor vainqueur par KO. 0-1.

Fraser bombe le torse pour impressionner Mark

Fraser bombe le torse pour impressionner Mark

2. Le Springbank 2 face au Cadenhead 2:

Springbank 11 ans Local Barley, Cask Strength. Un échantillon de la prochaine version du Local Barley, qui sortira (réduit à 46%, et non plus en brut de fût) en 2017. Ce sera donc un Local Barley plus jeune que celui sorti en 2016. Un superbe nez, j'ai adoré ! Un peu fort en bouche, malté, légère astringence en fin de bouche.

Face à

Springbank 1997 (19 ans), Re-charred Refill Sherry Butt. Un échantillon d'un fût appartenant à Cadenhead (facture à l'appui !!) et utilisé lors des "warehouse tastings" à Campbeltown. A priori ne sera pas embouteillé. Rholala, quelle bombe ! Parfaitement équilibré aussi bien au nez qu'en bouche, le Sherry se marie sublimement avec la fumée de Springbank. Encore !!

Même si le Local Barley 11 ans s'en tire honorablement, la quasi perfection du Springbank 1997 octroie la victoire logique à Cadenhead. 0-2.

Mark lance un sortilège à Fraser

Mark lance un sortilège à Fraser

3. Le Springbank 3 face au Cadenhead 3:

Longrow 11 ans Heavily Peated, Malbec Finish. Un autre finish (de 8 mois) en fût de vin (cette fois-ci du Malbec Sud-Africain). Cet embouteillage sera disponible sur le marché à partir d'avril 2017. Bon... moi les fûts de vin, ça fait deux, hein...

Face à

Blended Islay Malt 1991. Un blend d'Ardbeg, Bowmore et Caol Ila tous trois distillés en 1991, assemblé en 2001, puis reversé dans un Sherry Hogshead en 2013. Une création improbable, un OVNI. Le mélange des tourbes des trois whiskies d'Islay forme un ensemble très spécial, qui a divisé l'assemblée sur le moment. Moi personnellement je l'ai préféré au Longrow, mais une bonne partie des gens présents pensait le contraire.

Néanmoins, comme c'est mon avis qui prime sur ce Blog (moi, totalitaire ? Si peu... :-p ), je donne encore un point à Cadenhead. 0-3.

 

Victoire écrasante de Cadenhead, mais mention spéciale quand même à Fraser, qui avait choisi la Marche Imperiale (le thème de Dark Vador dans Star Wars, pour les incultes qui ne connaîtraient pas !!) pour son entrée sur le ring, tandis que Mark avait choisi le thème de Rocky (qui me parle beaucoup moins).

Pour finir...

Impossible de goûter en une journée tout ce que j'aurais voulu. D'ailleurs je me refuse toujours de trop boire en festival, je ne veux aucunement ressentir le moindre effet de l'alcool. D'où, finalement, le peu de whiskies testés (et toujours en quantité infime, d'ailleurs). Enfin, peu... au final j'en ai quand même goûtés 18....

 

Bref... et donc quelle conclusion tire-je de cette édition 2016 ? Hé bien j'ai passé une bonne journée, ce qui m'a le plus plu a été de revoir / discuter avec de nombreux "whiskyfriends", j'ai goûté de bons whiskies dans l'ensemble (mais seulement deux méritaient une cote de 90+ selon moi; dont un – le Springbank 1997 de la masterclass – qui ne sera jamais officiellement embouteillé; et l'autre qui était trop cher pour son âge); mais surtout ce qui m'a frappé c'est, de nouveau, la folie inflationniste des prix. J'ai l'impression que globalement tous les prix ont de nouveau fait un gros bond vers le haut. Et je ne suis pas le seul à le penser, j'ai discuté avec plusieurs professionnels qui étaient du même avis que moi ! Le Brexit et la chute de la Livre Sterling ne semblent donc absolument pas influencer le prix du whisky. Ce qui ne me semble pas logique.

Mais comme je n'ai pas d'explication avérée, et comme on me tire la gueule quand je pose des hypothèses qui gênent, je me garderai (pour le moment) de donner mon avis.

mardi 26 avril 2016

Compte rendu: Whiskyfair Limburg (Allemagne) 2016

Je sais, je n'ai aucune parole, je ne suis pas digne de confiance, je change d'avis comme de chemise, je raconte n'importe quoi... J'avais pourtant dit que je n'irais normalement pas à Limburg cette année, et bardaf ! J'y suis quand même allé ce dimanche 24 avril. Non mais franchement, c'est complètement nawak avec Bishlouk !

Sauf que... j'avais écrit "normalement", ce qui me laisse quand même une petite échappatoire dans laquelle je m'engouffre allègrement: "normalement", les gars ! Hé oui, ça voulait quand même dire qu'il existait une mini possibilité que j'y aille... Parlons bon Français, bordel ! ;-D

Et puis d'abord c'est pas de ma faute (ça y est, voilà t'y pas qu'il essaie en plus de se disculper, le Bishlouk) ! C'est tous ces amateurs passionnés qui, sur les réseaux sociaux et autres divers forums, n'arrêtent pas de parler de Limburg depuis deux mois ! "Bientôt Limburg !". "Qui va à Limburg ?". "On se retrouve à Limburg". "Les nouveautés pour Limburg commencent à être annoncées". "Vivement Limburg !". "Limburg, J -4 !!!". "Tous à Limburg !!". "Machinchose sera à Limburg ! Trop de la balle !!". Pfff, avec tout ça, comment voulez-vous que je n'aie pas envie moi aussi d'y aller, à Limburg, franchement ? Surtout qu'à Limburg, en plus, on peut trouver / goûter des choses non disponibles en Belgique...

Compte rendu: Whiskyfair Limburg (Allemagne) 2016

Bref, je suis de nouveau allé au Whiskyfair de Limburg cette année. En bravant les intempéries hivernales de cette fin avril (pluie battante, grêle, températures glaciales, et même neige; rien ne m'aura été épargné sur la route), alors que je venais de refaire placer mes pneus été sur ma voiture. Quelle aventure !

Mais quelles étaient mes espérances en y allant, alors que j'avais été déçu les deux dernières années ? Hé bien aucune, justement ! Je n'ai fait aucun plan sur la comète cette fois-ci, n'avais aucune exigence particulière, et je ne voulais même pas obligatoirement revenir avec du matos pour le Blog. J'y ai été en complet dilettante (mais quand même avec mon tout nouveau t-shirt aux couleurs du Blog sur le dos, histoire de faire un peu de pub. Ma mégalomanie n'a aucune limite :-) ). Et surtout, mon but n'était pas de m'axer sur les vieilleries et autres multitudes d'oldies présentes (par centaines) à Limburg. Je cherche les nouveautés accessibles et pas les whiskies rares à 50€ le dram (mon portefeuille ne m'autorise pas à fréquenter ce monde). L'un dans l'autre, cette absence d'attente et d’espérance particulières ont probablement fait que que, pour une fois, je ne suis pas revenu frustré mais même plutôt satisfait de ma journée.

Cette fois-ci, j'avais fait une liste au préalable des nouveautés que j'aurais bien voulu goûter. Histoire de ne pas débarquer sans rien savoir, rien connaître, et passer à côté de plein de trucs. Et même si au départ, je ne comptais même pas publier de compte rendu sur ma journée, au final il me semble que la journée ait été assez positive que pour vous en proposer un.

Allons-y, let's go, c'est parti les amis ('tention hein, je frappe le premier qui me traite de Dora l'Exploratrice :-p )...

Premièrement, de façon globale, aucun changement par rapport à l'an passé: à peu près les mêmes exposants aux mêmes emplacements (le monde du whisky a peu évolué en un an). Mais aussi les petits défauts dénoncés les années précédentes qui sont toujours d'actualité: aucune fontaine à eau (des bouteilles sont disponibles aux stands des exposants, mais pas facilement accessibles), heureusement que j'avais pris mes propres bouteilles avec moi. Et (pire ?), toujours aucun crachoir, nulle part. Pas d'autre choix que de jeter son verre par terre si on ne veut pas le finir. Point de vue foule, idem que l'an passé aussi : beaucoup de monde. Mais le dimanche il y a moyen d'accéder aux stands, sans foire d'empoigne. Il m'a été dit que c'était la folie le samedi, par contre.

Compte rendu: Whiskyfair Limburg (Allemagne) 2016

Concernant mon parcours perso, une fois entré côté tente, je fais un rapide tour de celle-ci. Je regarde 2 ou 3 stands, mais rien qui attire mon attention plus que ça. Je m'enfuis presque du stand The Whisky Agency en voyant les prix affichés.

J'arrive alors au Foyer, là où se trouve l'escalier vers l'étage du dessus et du dessous. Premier arrêt, au stand The WhiskyCask, où j'avais repéré un nouveau Glen Keith. Et comme je cherche toujours des Glen Keith très fruités...

Glen Keith 24 ans The WhiskyCask, 1991 / 2016, Bourbon Hogshead, 48.2%
  • Nez: Frais, végétal, pomme jaune, raisin blanc.
  • Bouche: Amertume appuyée, rhubarbe. Fruits vanillés.
  • Finale: Épicée. Fruits vanillés.
  • Verdict: Pas l'over fruité que je cherche chez Glen Keith, mais pas mal fait.
Compte rendu: Whiskyfair Limburg (Allemagne) 2016

Juste à côté, le stand Villa Konthor. Là aussi, j'avais repéré un blended malt en Fino Sherry. L'étiquette étant peu parlante (un "très vieux whisky des Highlands"), j'essaie d'en savoir plus. Mon interlocuteur m'explique que personne ne sait quelles distilleries composent ce blend, mais qu'il sait que le plus vieux whisky le composant est âgé de 35 ans. Du 35 ans et le prix final est de 89€ ? Ça semble trop beau pour être vrai, cette histoire. Mais si j'ai été attiré par ce blended malt, c'est surtout pour la mention Fino Sherry apparaissant sur l'étiquette. Depuis que j'ai croisé un Lochside en Fino Sherry que j'ai trouvé stellaire, une de mes quêtes est d'en trouver un autre (moins cher) qui me plaise. Et il faut bien avouer que les mentions Fino Sherry ne courent pas les rues.

Very Old Malt Whisky, Villa Konthor, Fino Sherry Cask, 44.4%
  • Nez: Raisin sec, rancio, cire collante.
  • Bouche: Équilibrée. Légère note de silex / pierre à briquet.
  • Finale: Pincée de sel au milieu du raisin caramélisé.
  • Verdict: Très sympa, léger, agréable, très bien fait.
Compte rendu: Whiskyfair Limburg (Allemagne) 2016

Je continue mon chemin, direction la grande salle principale. Passage rapide au stand The Whiskyfair pour jeter un œil à leurs embouteillages. Seuls deux Arran, tous deux en fût de Sherry, attirent mon attention, mais les prix de ces deux bouteilles ne me persuadent pas de les goûter. Comme il n'y a pas grand monde devant le stand Malts of Scotland, j'en profite pour tailler une bavette avec Billy, qui remplace Dominiek Bouckaert (qui apparemment arrêterait toutes ses activités whisky, même The Whiskyman) à la distribution de cet embouteilleur en Belgique; et avec Dirk, qui donne un coup de main sur le stand. Billy me fait goûter une nouveauté:

Tamnavulin 1993 / 2016 Malts of Scotland, Bourbon Hogshead MoS 16013, 55.2%, 162 bouteilles
  • Nez très fruité, exotique, banane mûre.
  • Aucune amertume en bouche, miam miam les fruits.
  • Verdict: Une très bonne surprise, très fruité, rond et gourmand, comme j'aime. Dommage que le prix soit assez élevé pour un whisky de cet âge et d'une distillerie si peu connue (150€ sur le salon).
Compte rendu: Whiskyfair Limburg (Allemagne) 2016

Après le Tamnavulin, j'ai l'occasion de goûter un Littlemill (tadaaaa ! :-D ), embouteillé pour Quax Hangar (une activité de l'aéroport de Paderborn, fief de Malts of Scotland). Je ne me fais évidemment pas prier :-)

Littlemill 1990 / 2015 Malts of Scotland, Quax Whisky Edition 2015, Bourbon Barrel MoS 15077, 50.2%, 189 bouteilles
  • Manque de fraîcheur au nez.
  • Légère amertume en fin de bouche.
  • Finale piquante.
  • Bonne facture dans son ensemble quand même, sans me transporter pour autant.
Compte rendu: Whiskyfair Limburg (Allemagne) 2016

Je quitte ensuite Billy et Dirk, leur promettant de revenir plus tard. Prochaine étape: le stand Cadenhead !! Vendredi dernier, j'avais promis à Mark Watt de passer le voir à Limburg, je ne pouvais pas manquer à ma parole quand même 0;-). Étaient aussi présents sur le stand, Markus et Gregor, les gérants de la boutique Cadenhead de Cologne. Mark m'a aussi présenté Ronan, qui travaille avec lui à Campeltown, et dont la responsabilité est de se concentrer sur les boutiques Cadenhead. Comme je venais de goûter un Tamnavulin chez malts of Scotland, et que je ne connaissais pas bien cette distillerie, j'en profite pour en goûter un second:

Tamnavulin 23 ans Cadenhead's Authentic Collection, 1992 / 10.2015, Bourbon Hogshead, 55%, 258 bouteilles
  • Très bon nez fruité / vanillé.
  • En bouche, un fruité / vanillé, et légère amertume.
  • Très bien fait, mais classique. Mais je préférais le Malts of Scotland.
Compte rendu: Whiskyfair Limburg (Allemagne) 2016

Retour vers le Foyer, où je discute avec Timon sur le stand Nectar. Je savais que le nouvel Irish 26 ans serait dispo à Limburg, mais les 12 bouteilles prévues pour le salon ont été vendues le samedi matin en à peine 5 minutes. Je me rabats sur le XO que je n'avais pas pu goûter lors du festival chez Massen.

Irish Whiskey XO The Nectar of the Daily Drams, Anniversary Edition – Volume 1, embouteillé en 2016, 51.7%
  • Un fût de rhum (confirmé par Timon), et ça se sent très fort au nez.
  • Bouche sèche et végétale.
  • Pas mal dans l'ensemble, mais pas assez corbeille de fruits à mon goût pour un Irish.
Compte rendu: Whiskyfair Limburg (Allemagne) 2016

Je descends alors au -1, histoire de voir ce qui s'y passe. Passage au stand Anam na h-Alba et Whisky Warehouse 8 où rien ne m'attire plus que ça. Arrêt au stand Scotland-and-Malts, où j'avais loupé un Littlemill l'an passé. Mais qu'y vois-je ? Un nouveau Littlemill ? Embouteillé en 2016 ?? Un 24 ans à prix abordable (129€ pour une bouteille de 50cl) ?? Et il en reste encore une bouteille ??? Je le goûte en vitesse, et le trouve à mon goût (sans être le meilleur Littlemill que j'aie pu goûter, toutefois). Hop, j'achète de suite la dernière bouteille \o/. Le responsable du stand m'explique que les embouteillages Scotland-and-Malts sont tirés à 100 exemplaires chaque (et sont souvent issus de split cask), et que le finish de ce Littlemill a duré 6 mois.

Littlemill 24 ans Scotland-and-Malts Cask Collection, 1992 / 2016, Sherry Cask Finish n°181014, 51.3%
  • Nez frais et végétal. Très bonne ouverture sur la durée.
  • Bouche fruitée et fraîche, typique de Littlemill.
  • Épices piquantes en finale. Aucune amertume.
  • Un Littlemill assez typique, pas over fruité mais de très bonne facture.
Compte rendu: Whiskyfair Limburg (Allemagne) 2016

Après ce Littlemill, mon choix s'arrête sur un Glen Keith (j'en cherche toujours des hyper fruités, ma quête continue) 23 ans du même embouteilleur, lui aussi à un prix attractif (79€ la bouteille de 50cl).

Glen Keith 23 ans Scotland-and-Malts Cask Collection, 1992 / 2015, Bourbon Cask n°229749, 51.7%
  • Végétal, et fruits acidulés. Encore raté en ce qui concerne l'hyper fruité. Mais pas mal fait du tout dans son ensemble, juste pas le profil que je cherche.
Compte rendu: Whiskyfair Limburg (Allemagne) 2016

Je monte ensuite au +1 pour faire un tour, mais rien ne me branche dans cette petite pièce (à part un hot dog à grosse saucisse allemande, faut bien approvisionner ma grosse carcasse en calories). Je redescends alors dans la salle principale, que je n'avais pas terminée. Il est temps de visiter l'estrade qui se trouve au fond de la salle. On venait de me parler d'un vatted malt (composé de malts de 1960 à 2001) Sansibar, je passe y jeter un œil, et le goûte.

Speyside very old vatted whisky, Sansibar, 45.6%, 485 bouteilles
  • Nez très fin et très savoureux, sur le vieux Sherry / raisin sec.
  • Bouche plus classique, sur le profil Sherry et bois noble.
  • Finale poivrée et boisée.
  • Très très chouette dans l'ensemble, et à un prix doux (99€).
Compte rendu: Whiskyfair Limburg (Allemagne) 2016

Petit coup d’œil chez Alambic Classique où se trouve un Littlemill 1988 en fût de Sherry. Mais vachement sombre quand même, ce qui ne me donne même pas envie (à tort ?) de goûter tellement je suis sûr que le Sherry doit trop recouvrir le profil Littlemill. Rapide passage chez Whisky Doris, Black Adder, Rolf Kaspar (où plusieurs nouveautés irlandaises étaient proposées, mais dans des fûts trop exotiques pour m'attirer... en plus des prix trop élevés), Jack Wieber, Glen Fahrn et quelques autres, sans que rien n'attise ma curiosité.

Retour alors chez Malts of Scotland, où je projetais de goûter un Highland Park 1998 Warehouse Dram. Mais sold out depuis mon passage de plus tôt, alors je me rabats sur un Glengoyne en fût de Sherry.

Glengoyne 1999 / 2015 Malts of Scotland, Sherry Hogshead Mos 15075, 54%, 246 bouteilles
  • Nez très Sherry, fruits rouges, cerise confite.
  • Très bonne bouche, dans la lignée du nez: caramel, fruits rouges sucrés, confiture de cerises.
Compte rendu: Whiskyfair Limburg (Allemagne) 2016

Dernière étape, finalement, chez Maltbarn. Une des stars du festival apparemment était un Caol Ila 31 ans, mais je ne l'ai pas goûté (le prix de la bouteille, à 300€, m'a refroidi). Je me tourne alors vers un Miltonduff de 25 ans d'âge. Je fais un peu une fixette sur les 25 ans, ces derniers temps (je commence à penser à un tasting spécial pour mes 50 ans, mais on a encore le temps quand même d'ici là).

Miltonduff 25 ans Maltbarn, 1989 / 2015, Bourbon Cask, 51.2%, 156 bouteilles
  • Nez sur la pomme jaune, fraîcheur fruitée.
  • Bouche: épices douces, pomme, agrumes. Classique et bien fait.
  • Finale: les épices douces restent un moment.
  • Verdict: Un Speyside sympa, frais, agréable, et classique.

Note / rappel / attention / warning / achtung / debout là-dedans : Comme d'hab en festival, les notes ci-dessus ont été rapidement griffonnées à la va-vite. Une première (et bien souvent dernière) impression sur tel ou tel whisky. Mais comme j'ai ramené des samples, je reviendrai sur certains d'entre eux (et d'autres!) de façon plus détaillée dans un proche avenir. Restez branchés !

Après environ 5 heures de festival, il me semblait avoir fait le tour et avoir vu et goûté ce que je voulais. Et puis je commençais à avoir mal au crâne (mais non pas à cause de l'alcool ! :-p ) à cause du bruit et de la chaleur ambiants. J'ai donc levé le camp vers 15h00 (après avoir acheté la bouteille de blended malt Fino Sherry chez Villa Konthor), alors que le festival durait jusque 18. Inutile de errer sans but, pas vrai ?

Bon, bref, après deux éditions frustrantes, celle-ci m'a réconcilié avec Limburg. Il était temps, ceci dit. A voir donc l'an prochain si je décide d'y retourner ou pas. Mais je ne doute pas que les "Bientôt Limburg !". "Qui va à Limburg ?". "On se retrouve à Limburg". "Les nouveautés pour Limburg commencent à être annoncées". "Vivement Limburg !". "Limburg, J -4 !!!". "Tous à Limburg !!". "Machinchose sera à Limburg ! Trop de la balle !!" des divers amateurs en 2017 me pousseront à retomber dans le piège. Grrrrrr !!

lundi 4 avril 2016

Compte rendu: whisky festival chez Massen (avril 2016)

Je parle assez de Massen sur le Blog pour que vous sachiez que ce supermarché situé au Nord du Luxembourg organise tous les 6 mois un festival du whisky. Je l'annonce chaque fois, et je vous en propose un compte rendu à chaque fois aussi.

Ce vendredi 1er avril et samedi 02 avril se déroulaient donc la soirée et la journée "étendues" ou les distributeurs et producteurs venaient présenter leurs produits. J'y étais, aussi comme d'habitude, le vendredi soir.

Compte rendu: whisky festival chez Massen (avril 2016)

L'édition d'avril 2016 :

Comme la dernière fois (fin 2015), le festival se déroulait dans le rayon spiritueux du supermarché, et non plus dans la salle de banquet à l'étage. Les tables étaient disséminées à cinq endroits différents dans les rayons. En entrant dans le supermarché, directement à droite une table avec Bruichladdich et Highland Park officiels. Un peu plus loin, une table haute avec une quinzaine de bouteilles de chez Cinoco (Glen Garioch, Deanston, deux Ledaig de chez Douglas Laing, Bowmore...). Encore un peu plus loin, sur la gauche, la table Glenlivet / Glenrothes. A gauche en entrant, une longue table où trônaient les whiskies de chez Diageo. Et enfin, une longue tablée, devant plusieurs rayonnages, où se trouvaient les whiskies de chez Premium Spirits (Benromach, BenRiach, Old Pulteney) et The Nectar (Teeling, Glendronach, MackMyra, The Nectar of the Daily Drams, et Signatory Vintage).

Si les 4 premières tables étaient faciles d'accès, ça a été beaucoup moins le cas pour la longue tablée Premium Spirits / The Nectar devant les rayons, étant donné que c'était là qu'il y avait le plus de nouveautés (qui attirent, logiquement, le plus de monde), mais aussi le moins de place devant la table (un espace d'environ 1m50 entre la table et la tête des rayonnages). Et en plus les animateurs de cette tablée se trouvaient devant la table au lieu de derrière, ce qui accentuait la cohue devant. Heureusement, quelque part, qu'il y avait moins de monde ce vendredi-ci que lors des autres éditions (probablement en raison de la date, juste au milieu des vacances de Pâques), sinon le stand incriminé n'aurait juste pas été accessible du tout.

L'un dans l'autre, je préfère quand le festival se tient dans la salle de banquet à l'étage, mais c'est juste mon opinion personnelle.

Du côté des absents, j'en ai remarqués deux de taille: l'Arran 18 ans officiel, récemment arrivé sur le marché, qui n'avait pas été livré à temps pour le festival; et Malts of Scotland dont aucune bouteille n'était en dégustation. Certaines rumeurs courraient depuis plusieurs semaines, mais elles se sont vérifiées: Dominiek Bouckaert (Mr The Whiskyman) a arrêté la distribution de Malts of Scotland en Belgique, reprise par Christophe Van Gijsel (Mr Billy's Whisky Barrel, un ami de Dominiek, et aussi membre du Lindores Whisky Society). Ajoutez à cela des quantités anecdotiques de bouteilles allouées pour la Belgique, ce qui fait que MoS devient difficile à trouver et à goûter dans nos contrées. "On ne peut pas être et avoir été", comme disait l'autre...

Ce que j'ai goûté :

Mine de rien et à part cela, pas mal de nouveautés à goûter quand même. Et comme d'habitude, j'ai essayé de passer en revue un peu de tout parmi ce qui me paraissait, à première vue, intéressant. Voici donc la liste (dans l'ordre de dégustation) des 12 whiskies que j'ai goûtés; et comme d'habitude en festival, ce ne sont que des impressions succinctes d'un premier contact. Certains whiskies mériteraient une repasse pour avoir un avis un peu plus affiné dessus (pas sûr que j'en aie l'occasion un jour, ceci dit).

Compte rendu: whisky festival chez Massen (avril 2016)

Deanston 18 ans, 46.3%: J'avais récemment parlé du 20 ans en Oloroso, qui m'avait bien plu, et j'avais envie de goûter ce 18 ans qui, m'avait-on dit, était assez différent. Et comme il ne titre pas haut, autant commencer la soirée par lui. Et directement, je tombe sur un truc alien, sorti de la 4ème dimension. Ce Deanston est issu d'Hogsheads, avec finition en Bourbon de premier remplissage. Mais à la couleur, au nez, et en bouche, ça ressemble à s'y méprendre à du refill en Pedro Ximenez !! Beaucoup de fruits secs, et très (mais très très) vineux. Je ne mets pas la parole de l'animateur de chez Cinoco (qui a eu l'info directement à la distillerie Deanston, lors d'un séjour là-bas) en doute, mais je suis quand même très dubitatif sur le fait que ce soit une maturation exclusivement en fûts de bourbon. Il y a une couille dans le potage quelque part, là ; et je serais curieux de connaître le fin mot de l'histoire.

Compte rendu: whisky festival chez Massen (avril 2016)

Glenlossie 24 ans The Nectar of the Daily Drams, 50.7%: The Nectar fête ses 10 ans, et pour l'occasion sort plusieurs embouteillages (6 au total je crois, de mémoire; et avec finalement de jolies étiquettes). Trois étaient proposés à la dégustation. Ce Glenlossie est un Speyside classique, bien fait, mais sans surprise.

Compte rendu: whisky festival chez Massen (avril 2016)

Old Pulteney 1997/2015 Single Cask pour Premium Spirits, 54.2%: Un single cask exclusivement embouteillé pour le distributeur belge, en brut de fût. Malté et légèrement iodé. Pas mauvais, équilibré et cohérent, mais pas le profil que je recherche chez Old Pulteney. Bonne finale.

Compte rendu: whisky festival chez Massen (avril 2016)

Irish Single Malt Whiskey 14 ans The Whisky Agency "The Unknown", 52.4%: Comme la plupart des Irlandais qui sortent chez les embouteilleurs indépendants, la distillerie originelle n'est pas indiquée. D'où le "The Unknown" inscrit sur l'étiquette (qui est hideusement moche, soit dit en passant). Un Irlandais frais, floral, et assez sec en fin de bouche. Finale mentholée. Pas le style que je préfère chez les Irlandais.

Compte rendu: whisky festival chez Massen (avril 2016)

Glen Keith 22 ans Signatory Vintage, 50.6%: Comme je recherche toujours des Glen Keith très fruités / bonbon, j'essaie d'en goûter dès que je peux. Sec en bouche, le fruit vient par après. Légère amertume. Finale sèche et florale. Pas vraiment l'ultra fruité que j'affectionne chez Glen Keith.

Compte rendu: whisky festival chez Massen (avril 2016)

Mackmyra Blomstertid, 46.1%: Un whisky maturé en mélange de chêne américain, Sherry PX, et avec une finition en fûts de vin de cerise. Ça promet de l'exotisme. C'est doux, sucré, et très facile d'accès. Finale vineuse où l'on goûte la cerise (ça rappelle des finitions en fûts de Porto). Sympa, et devrait plaire aux femmes. Et à un prix honnête (50€).

Compte rendu: whisky festival chez Massen (avril 2016)

Teeling 15 ans The Revival, 46%: Un batch de 10.000 bouteilles, mélange de whisky irlandais maturé en fûts de rhum. Ce n'est évidemment pas du whisky distillé chez Teeling, puisque cette distillerie est toute jeune. Nez sympa, floral. Finale sèche et épicée. Un beau produit, bien fait. Et la bouteille est superbe, elle en jette un max.

Compte rendu: whisky festival chez Massen (avril 2016)

Ben Nevis 20 ans The Nectar of the Daily Drams, 47.6%: Seconde bouteille proposée pour les 10 ans de The Nectar. Un nez Sherry assez classique. Fruits secs, tabacs, épices douces. Bouche douce, fruits secs, épices exotiques. Finale épicée et boisée. Bien fait, fin, pas agressif. Un beau Ben Nevis.

Compte rendu: whisky festival chez Massen (avril 2016)

Invergordon 43 ans The Nectar of the Daily Drams, 49.4%: Troisième bouteille proposée pour les 10 ans de The Nectar. Très fin, doux, bourbonneux, légèrement épicé. Bonne longueur en bouche. Très bon. Mais un grain qui frise les 200€ (au Luxembourg), malgré son âge, ça picote au portefeuille.

Compte rendu: whisky festival chez Massen (avril 2016)

Teeling 2002/2016 Single Cask, 51%: Ha, et dire que j'ai failli passer à côté ! Merci Denis de m'en avoir parlé, ça m'a permis de me pencher dessus et de le goûter. Et pour moi ça a été le meilleur rapport qualité / prix de la soirée. Nez frais et floral, fruité, top. Bouche onctueuse, végétale et fruitée. Finale sèche et épicée. Très bien dans son ensemble, équilibré. A 59€ (-10% lors du festival), c'est un très bon rapport qualité / âge / prix; j'en ai pris une bouteille.

Compte rendu: whisky festival chez Massen (avril 2016)

Glen Garioch 1999/2013 batch 30, 56.3%: Un Glen Garioch officiel maturé en fûts de Sherry, et en brut de fût. Figue et raisin très secs, Sherry assez classique (mais très sec quand même). Nez très agréable, bouche plus passe partout.

Compte rendu: whisky festival chez Massen (avril 2016)

Ledaig 10 ans Signatory Vintage, 54.6%: Signatory continue de proposer des Ledaig en fût de Sherry et brut de fût. Tous les précédents ayant été bien accueillis, pas de raison que celui-ci soit mauvais. Très typique des Ledaig en Sherry, d'ailleurs: très cendré, charbon, caramélisé. Finale interminable. Très bon, comme les autres. Mais 95€ pour un 10 ans d'âge, ça me bloque.

Même si j'ai goûté de bonnes choses, je reste quand même sur ma faim. La qualité globale des nouveautés n'est pas mauvaise, mais je n'ai rien goûté d'extraordinairement bon non plus.

Et surtout, le rapport qualité / âge / prix devient de plus en plus catastrophique. Ce que je craignais dans mon bilan 2015 continue de se produire. Maintenant, et même au Luxembourg où les taxes et accises sont moindre qu'en Belgique, n'importe quel whisky de 20 ans d'âge d'une distillerie peu courue dépasse allègrement les 100 euros. Beaucoup de 10 ans d'âge commencent même à s'approcher de cette barrière, ô combien psychologique pour beaucoup de monde, fatidique. Nous allons devoir revoir nos barrières, et prendre des décisions. Continuer de suivre cette tendance, ou tout lâcher et passer à autre chose ? Décision difficile, mais qu'il va bien falloir prendre à un moment ou à un autre. Je pense de plus en plus que 2016 va être une année charnière pour moi concernant mon hobby qu'est le whisky. Je sais, je me répète, je radote, je suis chiant, j'emmerde mon monde à ressasser tout le temps la même rengaine ; mais là, la flambée des prix elle commence à me gonfler sévère :-(

mardi 22 mars 2016

22/03 – 11/04/2016 : Whisky Festival chez Massen (Luxembourg)

22/03 – 11/04/2016 : Whisky Festival chez Massen (Luxembourg)

Comme tous les 6 mois, Massen organise son festival whisky. Celui du printemps 2016 commence... aujourd'hui !

Tous les jours jusqu'au 11 avril, une cinquantaine de whiskies ouverts à la dégustation, au rayon spiritueux.

Les deux "gros" jours seront le vendredi 1er avril de 17 à 21h00 et le samedi 02 avril de 15 à 19h00 (aussi au rayon spiritueux), où les distributeurs et embouteilleurs viendront présenter plus de 250 produits différents. Vous connaissez déjà la musique.

Comme d'habitude, les exposants présenteront les dernières nouveautés. L'Arran 18 ans, par exemple. Mais aussi les dernières nouveautés The Nectar of the Daily Drams (quelques embouteillages pour les 10 ans de The Nectar), quelques Signatory Vintage, etc. Seront présents The Benriach, Glendronach, Tomatin, Diageo, etc...

Pour rappel, les dégustations lors de ce festival sont gratuites, et une remise de 10% est appliquée sur le prix de toutes les bouteilles de single malt vendues chez Massen.

Le flyer du festival whisky du printemps 2016, chez Massen