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mardi 18 avril 2017

Highland Park 20 ans Cadenhead's Single Cask, 1996/2016, 50.6%

Chez Cadenhead, sous sa gamme Single Cask, je demande du Highland Park ! Hé bien voilà donc le dernier en date, sorti (et directement sold out, avant même son arrivée en boutique) fin 2016.
Un 20 ans d'âge, en single cask (c'est le principe de la gamme... Single Cask, merci de suivre !), et en brut de fût.
Sur papier, ça devrait le faire, non ?

Et bien voyons ça de près...


Highland Park 20 ans Cadenhead's Single Cask, 1996 / 2016, Bourbon Hogshead, 50.6%, 258 bouteilles

https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgCaXQjwYjMxp2r9yzaEwzcchQKFVk567e7xb5KdDgRXhRp0GMxogZX3-FvvjIcUcvTgfJpUiXktxSJxFDUgV_Aui4nRlqcgQfYeOsMsWsPpG9llBW0qDL4jY5wyKQ2i27yCgxUOeqPZYft/s1600/HP20SingleCask506.jpg

  • Nez: Des vagues d'embruns marins (il y en a d'autres ?), de la fumée maritime, et ,derrière ces senteurs salées et côtières, des traits de citron et de miel. Par moments, un nuage poussiéreux passe, puis s'en va, avant de revenir... Après aération, la fumée maritime se transforme en fumée végétale et sèche.
  • Bouche: C'est le fruité qui montre d'abord le bout de son nez. Du sirop de citron, de la pomme, du raisin. Des épices, salées et poivrées, se font leur place. Vient ensuite une fine fumée végétale, ténue.
  • Finale: Les épices pétillantes se font ici maîtresses et dominent la finale. La fumée, toujours présente sans jamais être envahissante, est ici sèche. Le fruité, quant à lui, disparaît vite. Une vaguelette mentholée en toute fin de parcours.
  • Verdict: Un HP sympa, qui tient les promesses tenues par l'étiquette: pour un 20 ans d'âge, il tient la route et contient ce qu'on peut attendre d'un HP de cet âge. Pour ma part, je trouve néanmoins qu'il aurait mérité un peu plus de subtilité et de complexité. Mais je ne boude pas mon plaisir pour autant.
  • 88/100.








Sold out partout à ma connaissance, il a été disponible en très faibles quantités auprès des ambassades Cadenhead en Belgique. Son prix originel avoisinait les 130 euros.


Merci à la boutique Cadenhead de Cologne pour le sample.

dimanche 16 avril 2017

Highland Park 1995/2017 The Cooper’s Choice, 21 ans, 49.5%

Après vous avoir parlé de deux Springbank l'un après l'autre, voici venu le temps (non pas des rires et des champs, mais) de vous proposer deux Highland Park, ici aussi l'un après l'autre.

Si c'est Talisker qui m'a fait succomber au côté obscur du single malt, c'est bien Highland Park qui m'a enfoncé définitivement la tête dedans quand j'ai posé mes narines et mes lèvres sur le HP25 officiel.

Depuis, mes rapports avec HP ont été houleux: en officiel, je n'ai plus jamais rien trouvé ayant un bon rapport qualité / prix, et je suis vachement vénère face à l'invasion de NAS officiels et autres quilles de collection sensées représenter des anciens dieux nordiques.
Du coup, je laisse les HP officiels sur le bord de la route, pour me tourner vers les indépendants. Et même chez les indépendants, il n'est pas rare que je croise de l'HP qui ne me plaise pas du tout. J'ai l'impression que la qualité peut parfois être assez aléatoire chez cette distillerie.

Cet HP-ci est donc proposé par The Cooper's Choice (Again. Je fais du ping pong entre The Cooper's Choice et Cadenhead, ces temps-ci. D'ailleurs le prochain HP dont je parlerai sera un Cadenhead. Again itou.), est âgé de 21 ans, est proposé en brut de fût, et a été fini en fût de Sherry.


Highland Park 07.1995 / 2017 The Cooper’s Choice, 21 ans, Sherry Cask Finish n° 9481, 49.5%, 335 bouteilles

    https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEh5jciVFhTF2ONVf6tjI0IjCieeeQp7zEKLYkmBDXMx0MldQIHN8K1RLvT-Syom7WdlwFo0Yi92eWzZoYg7PLKwenRARkHkYyJ32MVxTdUQmg949hRUITAQrFykozE_6e-nROSpEDM7QN0C/s1600/HighlandPark1995CC.jpg
  • Nez : De l’abricot sec, du raisin blanc confit. Une légère fumée sucrée, du tabac doux et des épices exotiques. Un nez présent et ample.
  • Bouche : Douce et sucrée, puis rapidement épicée. De l’abricot sec poivré, du sirop de mirabelle, et de la poussière de bois.
  • Finale : Moyenne. L’abricot continue son bonhomme de chemin ; il se fait sirop et coule dans la gorge. De la fumée boisée et épicée l’accompagne.
  • Verdict : Un HP bien charpenté, goûtu, et fort présent. Le finish Sherry apporte cet abricot sucré présent de bout en bout, mais n’écrase pas la fumée typique de la distillerie. Un whisky sympa, gourmand sur papier mais pas si facile d’accès que ça en pratique ; et qui peut s’avérer écœurant en fin de dram.
  • 87/100.







Disponible pour ±150 euros (pour un 21 ans... Hé oui, HP en indépendant prend le même ascenseur que Springbank, pffff) au Chemin des Vignes (Bruxelles), et peut-être sur commande chez We Are Whisky (Jauche), W Comme Whisky (La Louvière) et Watch Smell Taste & Having Fun (Liège).

lundi 7 novembre 2016

Compte rendu : Whisky Dinner Signatory Vintage, chez Massen le 04/11/2016

A intervalle régulier (qui était précédemment de 6 mois, mais qui semble à présent être passé à un rythme annuel), le supermarché Massen organise un whisky dinner pendant son whisky festival.

Après The Dalmore avec Richard Paterson début 2015 et Cadenhead avec Mark Watt fin 2015, ce vendredi c'était au tour de l'embouteilleur indépendant Signatory Vintage avec Andrew Symington, son patron.

 

Andrew Symington / Signatory Vintage / Edradour:

Andrew Symington a fondé Signatory Vintage, l'embouteilleur indépendant bien connu, en 1988. Mais son rêve a toujours été d'avoir un jour sa propre distillerie. Tant et si bien qu'en 2002 il récupère Edradour (la plus petite distillerie officielle d’Écosse) des mains de Pernod-Ricard.

Afin de rester la plus petite distillerie d’Écosse, Andrew Symington n'a pas décidé d'agrandir Edradour, mais... de construire une seconde distillerie, Edradour N°2, juste de l'autre côté de la route. Cet Edradour N°2 sera productive à partir d'août 2017 et devrait faire bondir la production à 400.000 litres d'alcool par an.

Actuellement les stocks sont de 14.000 fûts pour Signatory Vintage et 5000 fûts pour Edradour, disséminés entre deux entrepôts. Un "humide" en terre battue, où le résultat est une baisse sensible du taux d'alcool dans les fûts au cours du temps; et un "sec", plus moderne, bétonné, où le résultat est une baisse du volume général du liquide dans les fûts mais où le taux d'alcool reste assez haut.

En 2018 Signatory Vintage fêtera ses 30 ans d'existence; des embouteillages anniversaires sont d’ores et déjà prévus, principalement des embouteillages de whiskies distillés en... 1988.

Le repas et les whiskies:

Outre la présentation d'Andrew Symington, l'assemblée (événement sold-out, avec une grosse soixantaine de personnes à vue de nez), c'est évidemment les whiskies et l'appariement avec les plats qui étaient importants. Et une fois de plus, ce furent de beaux whiskies et de bons plats.

 

PS: comme d'habitude, les notes ci-dessous sur les whiskies ont été rédigées sur le moment, dans l'environnement "whisky dinner", et sont donc moins précises et détaillées que celles rédigées en mes murs.

Compte rendu : Whisky Dinner Signatory Vintage, chez Massen le 04/11/2016Compte rendu : Whisky Dinner Signatory Vintage, chez Massen le 04/11/2016

1. Clynelish 1998 / 2016 Signatory Vintage pour Vinothek Massen, 18 ans, 54.8%

et ses amuse-bouche.

Pas grand chose à ajouter à ma note détaillée publiée récemment. Ce "petit" Clynelish, au rapport qualité/prix quasi imbattable par les temps qui courrent, a eu son petit succès (parmi les gens autour de moi à table, en tout cas).

Compte rendu : Whisky Dinner Signatory Vintage, chez Massen le 04/11/2016Compte rendu : Whisky Dinner Signatory Vintage, chez Massen le 04/11/2016

2. Imperial 18.09.1995 / 31.08.2016 Signatory Vintage Cask Strength Collection, 20 ans, Hogsheads 50268+50269, 50.8%, 521 bouteilles

et sa salade d'hiver.

  • Nez sur la pomme et le raisin; fruité et typique. Zeste de citron.
  • Bouche suave, du sirop, du raisin blanc. Du citronné acidulé aussi.
  • Finale courte. Pelure de pomme. Acidulée.
  • Verdict: Un Speysider très classique, fruité. Bon, mais sans surprise. Je trouve le nez plus chouette que la bouche.
  • 85/100.
Compte rendu : Whisky Dinner Signatory Vintage, chez Massen le 04/11/2016Compte rendu : Whisky Dinner Signatory Vintage, chez Massen le 04/11/2016

3. Mosstowie 30.11.1979 / 19.01.2016 Signatory Vintage Cask Strength Collection, 36 ans, Bourbon Barrel 25758, 46.8%, 178 bouteilles

et sa soupe Wonton.

  • Nez cireux, pâteux, quasi collant; lourd et puissant. De la pomme vanillée.
  • Bouche douce, cireuse. Du sirop de pomme, du raisin confit. Pincée de sel.
  • Finale moyenne. La cire plaquante reste en bouche. Le sel grossit.
  • Verdict: "A piece of whisky history", comme l'a commenté Andrew Symington. Et quel morceau ! Superbe présence, un côté industriel et rustique que j'aime beaucoup. Pas un whisky facile d'accès, par contre.
  • 90/100.
Compte rendu : Whisky Dinner Signatory Vintage, chez Massen le 04/11/2016Compte rendu : Whisky Dinner Signatory Vintage, chez Massen le 04/11/2016

4. Highland Park 24.08.2000 / 19.01.2016 Signatory Vintage Cask Strength Collection, Bourbon Barrel 800268, 56.1%, 194 bouteilles

et son médaillon de veau.

  • Nez d'abord assez posé, (trop) sage (ou alors c'est à cause de l'environnement particulier ?). J'ai du mal à définir les senteurs. De l'iode, et des fruits blancs. Le nez s'ouvre avec le temps.
  • Bouche iodée, fumée marine, raisin confit. Alcool fort présent. Explosion épicée.
  • Finale épicée et fumée, pelure de pomme.
  • Verdict: Assez déséquilibré sur l'alcool et les épices.
  • 84/100.
Compte rendu : Whisky Dinner Signatory Vintage, chez Massen le 04/11/2016Compte rendu : Whisky Dinner Signatory Vintage, chez Massen le 04/11/2016

5. Caperdonich 13.06.1995 / 06.09.2016 Signatory Vintage pour 10 years The Nectar, 21 ans, Refill Sherry Hogshead 95051, 55.2%, 194 bouteilles

et sa trilogie de vanille "Bourbon".

  • Nez en plein dans le gros Sherry bien gras. Fruits secs, tabac, mélasse. Alcool picotant, à laisser respirer.
  • Bouche douce et sucrée, liquoreuse, avenante. Un bonbon. Chaleur épicée, raisin sec, caramel, tabac. Le whisky a tendance à s'adoucir en bouche sur le temps, à devenir même très sage.
  • Finale courte et légère. Sécheresse boisée, tabac et caramel.
  • Verdict: Alcool très bien intégré, voire même un peu trop sage pour 55%. Un bon whisky Sherry classique, gourmand, équilibré. Bien fait.
  • 88/100.

6. Edradour 02.09.1998 / 15.09.2016 pour 10 years The Nectar, 18 ans, Oloroso Sherry cask finish N°2024 (part), 56.7%, 333 bouteilles

et son café.

  • Nez mélassé, gourmand, sucré. Abricot et raisin secs. Marmelade d'oranges foncées.
  • Bouche sèche et boisée, du pur Oloroso. Des fruits noirs. Puissante.
  • Finale sur les épices de Noël, tabac, thé noir. Sécheresse maîtrisée.
  • Verdict: Un très beau "Dark Sherry" imparable et maîtrisé. Le meilleur Edradour que j'aie pu goûter ? Bien puissant, mais aussi bien gourmand.
  • 89/100.

Une fois de plus, ce fut une très bonne organisation, globalement une bonne soirée.

 

A souligner, l'énorme sympathie et disponibilité d'Andrew Symington, qui est régulièrement passé entre les tables pour discuter avec les convives; un homme simple et authentique (même si il est le patron d'un des embouteilleurs les plus importants du marché et d'une distillerie, il manie encore lui-même le clark tous les jours, vêtu d'une salopette de travail, et n'hésite pas à mettre les mains dans le cambouis jusqu'à pas d'heure), très loin de l'image "exclusive et bling-bling" véhiculée par le whisky (et ses divers distributeurs).

lundi 20 juin 2016

Highland Park 1997/2015 The First Editions, 18 ans, 56.7%

Je pense l'avoir déjà mentionné, Highland Park est une distillerie que j'affectionne mais avec laquelle j'ai du mal à trouver des embouteillages qui m'enthousiasment outre mesure. Le 25 ans officiel m'avait foutu une claque lors de mes débuts dans le whisky; le 25 ans en fût de Sherry de chez Cadenhead m'avait envoyé au 7ème ciel; j'ai encore croisé l'un ou l'autre HP très très bon (toujours en embouteillages indépendants, ceci dit), mais en règle générale je reste un peu sur ma faim.

Néanmoins, j'aime goûter les HP que je croise, "au cas où" je tomberais sur la pépite qui correspond à mes goûts (je sais, je suis très difficile... ce n'est pas à mon âge que ça va changer...).

Highland Park 1997/2015 The First Editions, 18 ans, 56.7%

Celui-ci, embouteillé fin 2015 par Hunter Laing sous sa gamme The First Editions, est arrivé récemment en Belgique.

Highland Park 1997/2015 The First Editions, 18 ans, 56.7%
Highland Park 1997 / 2015 The First Editions, 18 ans, Refill Hogshead HL12099, 56.7%, 231 bouteilles
  • Nez : Pas mal vanillé et malté au premier abord. Du fruité (pomme et poire) directement derrière. Une très légère fumée citronnée se cache derrière. Une touche de fraîcheur végétale apparaît après un moment.
  • Bouche : Du miel, du muesli vanillé à la pomme. L’alcool est fort présent au début, puis se calme. Des poignées d’épices piquantes, et de la fumée pétillante sur la langue.
  • Finale : Des épices sèchent explosent dans la gorge. La fumée, mentholée cette fois, remonte dans les narines. Du sirop de citron se mêle aux épices.
  • Verdict : Un bon whisky dans son ensemble ; peut-être un peu trop alcooleux par moments. La fumée changeante qui jalonne ce dram lui procure un joli fil conducteur.
  • 86/100.

Disponible au Chemin des Vignes (Bruxelles) pour environ 180€. Oui je sais, les prix des Highland Park deviennent aussi délirants que ceux des Laphroaig, Ardbeg et consorts :-/

vendredi 11 mars 2016

Highland Park 25 ans Cadenhead's Small Batch, 1990/2015, 50.6%

Dans ma précédente note de dégustation d'un Highland Park, j'avais mentionné le fait que je les préfère en fût de Sherry. Et voici que je vais vous parler d'un Highland Park issu d'un mélange de deux fûts de bourbon. Aucune consistance dans ses propos, ce Bishlouk, pfffff.


Highland Park 25 ans Cadenhead's Small Batch, 1990/2015, 50.6%

D'un autre côté, un Highland Park de 25 ans d'âge, de chez Cadenhead, dans la gamme Small Batch, ça m'a tout de suite fait penser au précédent, sorti en 2013 mais en fût de Sherry (et qui a eu un succès fulgurant, propulsant la gamme Small Batch au firmament des gammes à surveiller de très près). Et si ce nouvel HP de 25 ans, même si pas en fût de Sherry, se rapprochait ne fut-ce qu'un peu, qualitativement, de ce précédent légendaire (qui, soit dit en passant, a été un des meilleurs whiskies que j'ai jamais bu de ma vie) ? Aurais-je pu le laisser passer sans même le goûter ? Mais évidemment que non !



Highland Park 25 ans Cadenhead's Small Batch, 1990 / 2015, 2 Bourbon Hogsheads, 50.6%, 426 bouteilles

    Highland Park 25 ans Cadenhead's Small Batch, 1990/2015, 50.6%
  • Nez: De façon surprenante, le nez est d'abord très axé sur le citron jaune acidulé, fraîchement coupé. Derrière ce citronné se bousculent du miel d'arbre fruitier, des fruits exotiques liquoreux, et des nuages de pollen. L'ensemble est fondu, créant un mariage cohérent. Après aération, des senteurs de fleurs d'abricotier se développent, ainsi que des soupçons d'aneth.
  • Bouche: Douce et fine, sans aucune agressivité malgré les 50%. De la compote de fruits mixés (pomme jaune, citron, abricot, entre autres). Le miel de fleur est toujours omniprésent, et des épices exotiques en poudre sont jetées par poignées à certains moments.
  • Finale: Longue. Une fumée épicée surgit de nulle part, flanquée d'une légère amertume fruitée. La fumée, bientôt accompagnée d'un nuage de poussière de bois sec, reste un bon moment en bouche. Des épices piquantes font des passages fréquents sur la langue.
  • Verdict: Très très loin de mes attirances habituelles pour les HP en profil Sherry. Mais il est très fin, raconte une histoire complexe mais tellement limpide et évidente à la fois. Un whisky délicieux, à déguster lentement, et pas spécialement facile d'accès. Il faut lui laisser un temps certain pour s'ouvrir et se révéler pleinement.
  • 90/100.
Quant à sa disponibilité, là c'est une autre histoire... Embouteillé en décembre dernier, il est passé assez inaperçu et est resté longtemps disponible auprès de la plupart des ambassades Cadenhead du royaume ; et facilement trouvable en ligne. Il en restait même plusieurs bouteilles chez TasTToe (que je remercie pour le sample) fin février. Et puis début mars, paf il s'est pris un beau 91 sur un blog whisky bien connu, et il a été sold out partout dans l'heure. Comme d'habitude, quoi... Bref, il y a peu de chance que vous puissiez encore le trouver via les filières "normales" (surtout à son prix originel de 150€), mais il devrait rapidement apparaître sur les sites d'enchères.

mardi 2 février 2016

Highland Park 14 ans Douglas of Drumlanrig, 1998/2013, 50%

Ma relation avec Highland Park est assez ambiguë. J'ai découvert cette distillerie, à mes débuts dans le whisky, par la grande porte en m'offrant une bouteille du 25 ans officiel (mais c'était à la belle époque, quand il était alors à la moitié de son prix actuel). Et j'avais pris une bonne claque, car ce 25 ans était succulent.
Ce n'est qu'après cela que j'ai eu l'occasion de goûter les autres embouteillages officiels, moins âgés, comme le 12 ans, 15 ans, 18 ans, et 21 ans. Et là, mon avis perso a été beaucoup plus mitigé... voire carrément négatif.
Depuis, ma quête de bouteilles d'Highland Park à mon goût est un périple assez chaotique et accidenté: beaucoup de "HP" (le diminutif d'Highland Park) que je goûte ne me plaisent pas spécialement, et souvent je ne retrouve pas les marqueurs de fumée subtile et savoureuse que j'apprécie chez cette distillerie.
Et surtout, je me suis rendu compte que je préfère, de loin, les HP maturés en fût de Sherry par rapport à ceux en fût de bourbon ou en mélange des deux types (comme c'est souvent le cas pour les embouteillages officiels).
Highland Park reste néanmoins une distillerie que j'affectionne (sûrement en rapport à mes débuts, expliqués ci-dessus), et ce cache-cache permanent entre elle et moi pour découvrir une pépite est devenu une sorte de jeu à mes yeux.
Pour résumer, mon rapport avec HP est de l'amour/haine: soit je n'aime pas du tout, soit j'adore. Il est très rare de me retrouver au milieu.


Highland Park 14 ans Douglas of Drumlanrig, 1998/2013, 50%

Et pour aborder cet embouteillage-ci en particulier, il est en fût de Sherry (haaa, intéressant ça !), et tout comme le Caol Ila 29 ans dont j'ai parlé en juillet dernier il s'agit d'un ré-embouteillage en quantité très limitée (seulement 36 bouteilles) de Hunter Laing, lors de la scission de Douglas Laing en 2013, sous la gamme Douglas of Drumlanrig pour la boutique Le Chemin des Vignes de Bruxelles.



Highland Park 14 ans Douglas of Drumlanrig, 06.1998 / 03.2013, Sherry Butt LD9629, 50%, 36 bouteilles

    Highland Park 14 ans Douglas of Drumlanrig, 1998/2013, 50%
  • Nez: Du caramel de cassonade, du raisin noir sec, du cassis, du tabac boisé. L'apport du Sherry est immédiatement présent et irréfutable. Mais derrière cette gourmandise de Noël se profile la fine et subtile fumée, reconnaissable, que j'affectionne chez Highland Park. Ce mélange Sherry/fumée me rappelle bien évidemment le HP25 officiel, sauf qu'ici le nez est moins subtil et moins "noble"; plus rustique avec des gros sabots.
  • Bouche: Du raisin noir, de l'abricot sec très cuit, du caramel, de l'amande grillée. Des épices piquantes enflent au fur et à mesure que le whisky reste en bouche. Des copeaux de coque de noisette par moments, ainsi qu'un léger cendré en toile de fond.
  • Finale: Longue. La rétro-olfaction de fumée caramélisée qui remonte dans les narines est immédiate. Des épices de Noël, et du boisé vineux. Du bois sec poivré perdure au bout de la langue.
  • Verdict: Pile poil le profil que j'aime chez HP: de la gourmandise, une fumée omniprésente, et de la subtilité. OK, il n'y a pas que chez HP que j'aime ce genre de profil, c'est vrai, mais ici c'est quand même bien miam miam :-).
  • 89/100. Il lui manque juste un "petit quelque chose" (un petit frisson dans le dos ?) pour atteindre le 90 selon mes critères personnels.
Encore disponible pour une centaine d'euros au Chemin des Vignes, à Bruxelles (Stockel).

mardi 1 septembre 2015

Highland Park 1995/2015 Gordon & MacPhail pour The Whisky Mercenary, 50%

The Whisky Mercenary, qui est comme vous le savez un embouteilleur indépendant belge, propose régulièrement des embouteillages intéressants. Comme il privilégie la qualité à la quantité (et c'est tant mieux !), seulement quelques-uns sortent sur l'année.

Si en règle générale The Whisky Mercenary achète ses fûts et les fait embouteiller avec ses étiquettes à lui, parfois il achète aussi des fûts à d'autres embouteilleurs qui obligent à embouteiller sous leur marque. Gordon & MacPhail en est un bon exemple, et c'est ici le cas comme ce le fut aussi pour un Tormore en 2013.

Gordon & MacPhail, donc, a embouteillé cet Highland Park de 20 ans d'âge exclusivement pour The Whisky Mercenary. Comme le Tormore en 2013, il titre à 50% (il ne m'étonnerait donc pas qu'ils aient été tous les deux réduits). Bon, assez jacassé, passons à la dégustation...

Highland Park 1995/2015 Gordon & MacPhail pour The Whisky Mercenary, 50%
Highland Park 13.07.1995 / 20.07.2015 (20 ans) Gordon & MacPhail exclusively bottled for The Whisky Mercenary, Refill American Hogshead n°1485, 50%, 325 bouteilles
  • Nez: D'abord très citronné, suivent ensuite une légère fumée sucrée, de la vanille et du miel. Une corbeille de fruits (citron, ananas, banane) envahit alors les narines.
  • Bouche: Une amertume de pelure de pomme en entrée de bouche. Puis de la vanille et une fine fumée épicée. Quelques fruits blancs et citriques essaient de se faire une place, mais la fumée reste en avant plan.
  • Finale: Longue. La fumée grandit, tandis que les fruits s'éteignent. Quelques épices douces viennent saupoudrer la fumée.
  • Verdict: Même si je continue de préférer les Highland Park en fût de Sherry, celui-ci (qui est donc en fût de bourbon) est bien fait, équilibré, et cohérent. Une bonne sélection du Mercenaire du Whisky.
  • 87/100.

Disponible pour ±140 euros en Wallonie depuis quelques jours chez Toby Vins (et il devrait bientôt arriver chez We Are Whisky). En Flandre, il est disponible aux adresses habituelles (TasTToe, Whiskyhuis, QV.ID).

mercredi 31 décembre 2014

Highland Park 22 ans Cadenhead’s Sherry Cask, 59.6%

Non mais franchement, vous pensiez vraiment que j’allais clôturer l’année du blog sans vous parler d’un dernier embouteillage Cadenhead ? Haha. Non, évidemment.

Et pour quand même un peu changer, aujourd’hui ce ne sera pas un embouteillage de la gamme Small Batch ou Single Cask. Cet Highland Park a été embouteillé le 04 décembre et est disponible depuis le 18 exclusivement dans les boutiques Cadenhead. Pas disponible en Belgique, donc ; le plus proche où vous pourriez le trouver étant la boutique de Cologne. Avec sa maturation en fût de sherry, serait-il l’embouteillage de Noël par excellence ? Voici mon verdict…

Highland Park 22 ans Cadenhead’s Sherry Cask, 59.6%
Highland Park 22 ans Cadenhead’s Sherry Cask, 1992 / 12.2014, 59.6%, 234 bouteilles
  • Nez : De la fumée sèche et confite occupe la place principale au début. Des fruits jaunes (abricot en tête) compotés. Des notes d’amandes caramélisées. Des épices de Noël au sucre candy ; et après aération une très légère brise côtière.
  • Bouche : D’abord douce et sucrée, les saveurs montent en puissance, portées par l’alcool qui est bien intégré. Des picotements poivrés, de la fumée minérale, de l’ardoise sèche. Mais aussi des fruits jaunes caramélisés et de l’abricot sec. Une bouche bien complexe.
  • Finale : Moyenne. Des volutes de fumée minérale remontent dans les narines. Une pincée de sel, et de la pelure d’abricot.
  • Verdict : Le sherry sublime ici les marqueurs d’Highland Park, et ne les occulte pas du tout. Un whisky parfait en période de Noël. Et pas une trace de soufre, en plus. Un HP de grande classe.
  • 91/100.

Rendez-vous en 2015… avec de l’ultra lourd pour démarrer l’année sur les chapeaux de roues ! Bon réveillon à vous, profitez bien de vos bonnes bouteilles !

lundi 18 novembre 2013

Highland Park 12 ans, OB, 40%

Highland Park 12 ans, OB, 40%

Un autre whisky d’entrée de gamme qui a un beau succès auprès des amateurs de single malt est le Highland Park 12 ans d’âge, titrant à 40%. Il est largement distribué, et donc trouvable un peu partout ; que ce soit chez un caviste, une grande surface, ou une boutique online.

Nez : Une légère tourbe vineuse, à mi-chemin entre l'iodé et le fermier (ce dernier prenant le pas sur l'iodé par la suite). Une petite douceur sur la mandarine confite (Refill sherry ? Finish exotique de fût de vin ?). Des relents de céleri et de persil passent fugacement (Du persil ? Pas fréquent, ça…).

Bouche : Entrée assez discrète, un peu aqueuse. C'est mou du genou, ça manque de puissance. Un peu de poivre dans les joues, un truc herbeux (du céleri, de nouveau ?) remonte dans le nez. De la paille mouillée (et légèrement moisie) par après.

Finale : Quasi inexistante, les goûts s'enfuient à toute jambe. Un milipoil de poivre blanc persiste (mais pas longtemps).

76/100.

Verdict : Je ne suis personnellement pas bon client pour ce HP12, que je trouve trop faible du haut de ses 40% ; et surtout pas spécialement attirant comparé à certains autres Highland Park qui sont vraiment fins et excellents. Mais évidemment ces derniers ne jouent pas du tout dans la même catégorie niveau prix, non plus.

Néanmoins, ce n’est une fois de plus que mon avis personnel. Je connais assez bien d’amateurs qui, eux, apprécient beaucoup ce HP12. Essayez de le goûter (c’est quand même un classique dans les entrées de gamme, après tout) si vous en avez l’occasion et de vous faire votre propre opinion.

Disponible un peu partout (webshops, cavistes, grandes surfaces) entre 25 et 35€.

vendredi 9 août 2013

Compte rendu : dégustation Cadenhead chez TasTToe à Kampenhout

Compte rendu : dégustation Cadenhead chez TasTToe à Kampenhout

Ce 09/08/2013 se tenait une dégustation des derniers embouteillages en date de Cadenhead chez TasTToe (un focus sur cette boutique suivra) à Kampenhout. Oui en Flandre de nouveau, that’s the place to be en Belgique pour dénicher les bons plans.

Le line up était très alléchant sur papier. Pas moins de huit bouteilles étaient proposées en dégustation. Chaque dram dégusté était payant, mais devenait gratuit si on achetait une bouteille. En plus de cela il y avait une remise de 10% sur le prix des bouteilles de la sélection achetées.

  • Highland Park 25 ans 55,7% - Dram à 4,50€ - Bouteille à 146,29€ hors remise.
  • Caperdonich 35 ans 50,2% - Dram à 9,50€ - Bouteille à 314,49€ hors remise.
  • Banff 36 ans 49,8% - Dram à 10€ - Bouteille à 334,39€ hors remise.
  • Creations Blend 20 ans 46% - Dram à 2,20€ - Bouteille à 71,19€ hors remise.
  • Bowmore 14 ans 46% - Dram à 2€ - Bouteille à 65,05€ hors remise.
  • Clynelish 17 ans 57,3% - Dram à 2,50€ - Bouteille à 79,05€ hors remise.
  • Cragganmore 24 ans 57,5% - Dram à 3,50€ - Bouteille à 111,19€ hors remise.
  • Dailuaine 16 ans 46% - Dram à 2€ - Bouteille à 58,95€ hors remise.

J’ai d’entrée fait l’impasse sur le Banff et le Caperdonich, les bouteilles étant hors de portée de mon portefeuille. Et comme je ne voulais pas être frustré, j’ai décidé de ne pas les goûter (les personnes qui étaient présentes et qui l’ont fait on dit qu’ils étaient très bons. Ce que je ne trouve pas étonnant, vu le prix !).

Comme je conduisais, je devais aussi faire un choix pour ne pas repartir trop éméché. Surtout que les doses servies étaient généreuses.

J’avais réservé avant ma venue une bouteille de Highland Park 25 ans. Sur internet il fait un petit buzz et tous les amateurs avertis en veulent. Sa description faisait vachement envie, alors j’ai voulu assurer le coup (j’ai bien fait, voir en fin de billet).

Bref, j’ai jeté mon dévolu sur le Cragganmore, le Clynelish et le Highland Park pour les dégustations. Je ne suis pas fan de Bowmore, j’ai un autre Dailuaine dans le colimateur, et je ne suis pas attiré par les blends : exit ces trois-là.

Compte rendu : dégustation Cadenhead chez TasTToe à Kampenhout

Sur les conseils d’Angelo, le responsable de la boutique, j’ai commencé par le Cragganmore.

Cragganmore 24 ans 1989/2013 Cadenhead, Small Batch, 57.5%.

Nez : Assez alcooleux, assez boisé. Sec. Des fruits cuits. Rien d’exceptionnel.

Bouche : Alcool très présent et fort. Le goût sec du bois domine, avec quelques fruits à l’arrière. Pas complexe, très monolithique.

Finale : L’alcool endort la bouche et l’assèche. Ouch, c’est hard !

Verdict : Je m’attendais à plus de douceur et plus de complexité. J’ai eu du mal à terminer le dram, tellement l’assèchement de la bouche est fort. Très décevant, pas un truc pour moi.

Avec de l’eau (j’ai testé, comme il ne passait pas bien) : Nez un peu plus doux, bouche un peu plus fruitée, mais la finale assèche encore plus vite la bouche.

78/100.

Après m’être abondamment rincé la bouche, j’ai enchaîné sur le Clynelish.

Clynelish 17 ans 1995/2013 Cadenhead, Small Batch, ex-Sherry Butt, 57.3%, 588 bouteilles.

Nez : Waw ! Massepain, vanille, très sucré et pâtissier. Des amandes grillées, du miel.

Bouche : Des frissons, ho oui ! Une vague de mélange de sucre caramélisé salé, un bonbon au poivre par la suite. Mais est-ce vraiment un Clynelish ? Le profil ne ressemble pas à un Clynelish standard en tout cas.

Finale : Du sel saupoudre les lèvres, une vague boisée envahit la gorge. Le tout enrobé de miel.

Verdict : Une très belle complexité, tout en rondeur malgré les vagues salées et poivrées. Un Clynelish très différent de ceux que j’ai déjà bus, mais excellent !

Avec de l’eau (il n’en avait pas besoin, mais j’ai essayé quand même) : Pas de changement au niveau du nez, par contre la bouche devient astringente et sûre, beurk ! Ce Clynelish craint l’eau, pire qu’un Mogwaï ! A éviter.

90/100 (sans eau).

Encore un gros coup d’eau de rinçage, et en route pour celui que j’attendais le plus : le Highland Park ! J’appréhendais quand même ce moment, souvent on est déçu quand on espère trop de quelque chose…

Highland Park 25 ans 1988/2013 Cadenhead, Small Batch, ex-Sherry Butts, 55.7%, 1086 bouteilles.

Nez : Un énorme sherry, mais avec de la cendre froide en plus. Enormément de fruits rouges (cerises) cuits et confits. D’autres choses arrivent très vite : une légère odeur de pieds féminins dans des sandales d’été en cuir (hé oui, c’est ce que ça m’a rappelé. Mais c’est érotique après tout, donc agréable !), un peu de foin, du bois pétrifié depuis des milliers d’années, et des fruits rouges à profusion. Après une quinzaine de minutes une stabilité tranquille sur les fruits rouges s’installe.

Bouche : D’abord c’est calme pensant quelques secondes, puis ça monte en puissance. Une symphonie ! L’attaque de l’Etoile Noire ! Ça part dans tous les sens. Des fruits rouges, du bois, une légere (et lointaine) brise marine, de la noisette.

Finale : Interminable (une heure après la fin du dram j’avais encore des relents qui revenaient faire des coucous dans ma bouche). Un coup de moulin à poivre sur la langue, de l’écorce de bois sec, le palais qui colle.

Verdict : Une claque ! Complexe, gourmand, délicieux. J’aurais voulu que le temps s’arrête. Que c’est bon !

Avec de l’eau : De l’eau ? Pour quoi faire ? Ce single malt n’a pas besoin d’eau, il est parfait comme il est. Je n’ai même pas essayé.

94/100.

Bref, je suis reparti de là avec une bouteille de Highland Park (heureusement que je l’avais réservée, il n’y en avait aucune à la vente lors de la dégustation ; toutes les 24 avaient été réservées !) et de Clynelish. Deux très bonnes bouteilles à un prix raisonnable (surtout avec la remise de 10%).

Une bien belle dégustation proposée par TasTToe, je guetterai les prochaines avec intérêt.

Compte rendu : dégustation Cadenhead chez TasTToe à Kampenhout

lundi 8 juillet 2013

Focus sur la distillerie Highland Park

Focus sur la distillerie Highland Park

Highland Park est fondée en 1798 à Kirkwall dans les îles Orcades (Orkney), qui fut d’abord territoire viking puis norvégien.

Au départ elle produit du whisky clandestin à cause des taxes imposées par la Couronne d’Angleterre sur la plupart des spiritueux. La légende raconte même que les prévôts et fonctionnaires locaux fermaient les yeux (et touchaient leurs pots de vin whisky au passage) sur cette distillation clandestine, du fait de l’isolement de l’île (la plus au Nord de la Grande Bretagne) ; les autorités royales avaient donc du mal à faire appliquer leurs lois et leurs taxes.

Highland Park est d’ailleurs la distillerie la plus au Nord de toute la Grand Bretagne (si pas du monde).

La distillerie est construite et rendue légale en 1825 sur le site qu’elle occupe encore actuellement.

Elle est rachetée en 1890 par James Grant (qui était à l’époque propriétaire de Glenlivet), et en 1937 elle devient propriété du groupe Highlands Distillers, qui lui-même est absorbé par Edrington Group en 1999.

Le nom Highland Park ne fait pas référence à la région des Highlands mais à l’emplacement de la distillerie qui se trouve plus en hauteur que ses environs.

L’eau utilisée pour la distillation est très minéralisée et tourbée. De la bruyère séchée est ajoutée à la tourbe lors du séchage du malt.

La production annuelle est d’environ 2.000.000 de litres.

Les embouteillages officiels sont nombreux, qu’ils soient avec âge spécifié (12 ans, 15 ans, 18 ans, 21 ans, 25 ans, 30 ans, 40 ans, et même un embouteillage de luxe de 50 ans d’âge (qui coûte la coquette somme de 10.000 € !) !) ou "nas" (Svein, Thor, Loki, Harald, etc…). Les derniers embouteillages "nas" font d’ailleurs référence aux noms des légendes vikings.

Les embouteillages indépendants ne sont pas légion, par contre.

Localisation de la distillerie Highland Park (à Kirkwall)

Localisation de la distillerie Highland Park (à Kirkwall)

samedi 6 juillet 2013

Highland Park 25 ans, OB, 48.1%

Highland Park 25 ans, OB, 48.1%

Pour cette nouvelle note de dégustation, montons clairement dans le haut de gamme avec un single malt d'âge tirant vers le vénérable: du 25 ans ! Et pas n'importe lequel, le Highland Park. Le focus sur cette distillerie vous sera proposé dans la foulée.

Haaaa, ce "HP25", comme on le surnomme; c'est tout un poème. De la dentelle. Du plaisir à l'état pur.

Nez: Une douceur sucrée incroyable. Des cerises cuites, du chocolat au kirsch, des fruits rouges à profusion, un peu de bois sec, une légère pellicule de tourbe iodée. Très fin, très subtil. Après aération, des embruns printaniers émergent.

Bouche: Dans la continuité directe du nez. Beaucoup de douceur, beaucoup de fruits rouges et confits. Du bois sec, une pincée de poivre blanc.

Finale: Un peu de fumée poivrée caresse le palais. Un coulis de fruits rouges s'écoule lentement dans la gorge. Léger assèchement de la langue. On voudrait que ça ne s'arrête pas.

Verdict: Un dram qui se déguste avec délectation du début à la fin. C'est bon, c'est doux, complexe, très subtil et très fin. Un délice.

92/100.

Oui, en effet, un délice. Mais malheureusement pas à portée de toutes les bourses; et beaucoup trop cher pour un whisky de cet âge (on peut trouver des IB de cet âge d'autres distilleries aux alentours de 100€). Et c'est à cause de ce prix élevé que je le note moins bien que le Talisker 18 ans, par exemple. Le rapport qualité/prix fait partie du plaisir perçu, après tout...

Environ 160€ chez Drankgigant (site de vente online hollandais), le prix le moins élevé que j'ai pu constater.