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jeudi 27 avril 2017

Lads of Lobland – Chapters 5 & 6: Speyside Region 18 ans, 1998/20116, 53.4% et Ledaig 9 ans, 2007/2017, 52.3%

J'avais succinctement parlé des Lads of Lobland dans une note sur le Springbank 1996 The casQueteers. Ce whisky club de Turnhout essaie de façon régulière de faire embouteiller des whiskies qui en valent la peine, souvent en split cask avec un autre embouteilleur afin de limiter les frais et le nombre de bouteilles à l'effigie de leur club. Dans leur embouteillages précédents, on peut citer (entre autres) bien évidemment le Springbank, mais aussi un Clynelish en collaboration avec Archives, ou un Tormore lui aussi en collaboration avec The casQueteers.


https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgw07T5dXfO-YqvSdcXhhtXHRdiZoKrO7BJh5PBe7c4ZSFhBbNgASzW_dRYt8Ts2AgvpfZ8I5RPC8aEDrDeTyMooeRgvvppN_taUp7L8cNYr4BAGRKlcMu9zLqSCfWotKdDwi5_xEq47RZT/s1600/Lobland01.jpg



Voici que ce club de Turnhout nous propose en ce début 2017 les derniers chapitres (en date, pas définitifs) parmi leur embouteillages Monarchy of The Lads, les chapitres 5 et 6. D'un côté un Speyside Region (à la distillerie non mentionnée) âgé de 18 ans, et de l'autre un Ledaig âgé de 9 ans.

Comme pour les embouteillages précédents des Lads ob Lobland, et comme pour la plupart de The Whisky Mercenary aussi, c'est Stieven (un artiste de Turnhout) qui s'est occupé de l'illustration très BD des deux étiquettes (et personnellement j'aime beaucoup son style graphique; sûrement un reliquat de mon ex-passion pour la BD).















Speyside Region 18 ans Lads of Lobland, 1998 / 2016, 53.4%, 100 bouteilles


Parfois, on goûte un whisky sans vraiment savoir d'où il vient exactement. Ça peut arriver lors d'une dégustation à l'aveugle (un exercice ô combien délicat, périlleux, et difficile), ou tout simplement parce que la distillerie où il a été distillé n'est pas connue.
C'est le cas de ce whisky-ci, qui est originaire du Speyside, sans savoir de quelle distillerie (le club Lads of Lobland, qui l'a fait embouteiller, ne le sait pas non plus). Et ce ne serait donc pas un Glenfarclas non mentionné ;-)

Ce Speyside inconnu a été sélectionné par The Whisky Mercenary, lui aussi habitant Turnhout. Et ce n'est pas la première fois qu'il sélectionne un whisky d'origine inconnue, ça a déjà été le cas dans le passé pour son Nameless One.

  • Nez: Le fruit est immédiatement présent. Pomme sèche, jus de citron, raisin blanc. Du malt vanillé est aussi fort présent. Un nez fruité, mais sec aussi.
  • Bouche: Elle délivre ce que le nez annonçait: de la pomme verte acidulée, pas mal de citron vanillé. Des épices piquantes salées s'installent.
  • Finale: Courte. Le fruit disparaît assez vite, pour ne laisser que du malt sec résiduel. Une pincée de sel fait de la résistance.
  • Verdict: Un profil de Speysider fort classique, mais aussi fort buvable sans se poser de questions existentielles. Agréable dans son ensemble.
  • 85/100.









Encore disponible pour 100€ auprès du club Lads of Lobland, par email via Dominic Verstappen.



Ledaig 9 ans Lads of Lobland, 2007 / 2017, 52.3%, 100 bouteilles


Aussi sélectionné par Jürgen "The Whisky Mercenary" Vromans, je m'attends beaucoup plus à me retrouver en terre connue en goûtant ce Ledaig. Ce n'est pas la première fois que je le clame haut et fort: je trouve que tous les jeunes Ledaig (en fût de Bourbon, ce qui semble être le cas ici) se ressemblent.

  • Nez: Forte tourbe fermière, caractéristique de Ledaig. Derrière cette tourbe d'étable, du malt et de la vanille jouent des coudes.
  • Bouche: La grosse tourbe grasse occupe la place. Elle est flanquée de citron acidulé, de poivre amer, et de pop-corn salé mais aussi vanillé.
  • Finale: La pomme astringente se révèle, la fumée de cours de ferme perdure, et des épices piquantes résiduelles.
  • Verdict: Très standard dans le profil jeune Ledaig. Fort jeune, fort malté, fort tourbé. Il ressemble en effet fort à d'autres jeunes Ledaig. Pour les fans de grosse tourbe (et de Ledaig).
  • 84/100.










Encore disponible pour 77€ auprès du club Lads of Lobland, par email via Dominic Verstappen.


Merci à Dominic pour les deux samples.

mercredi 12 avril 2017

Springbank 1998/2016 The Cooper's Choice, 18 ans, 46%

Tant qu'à parler de Springbank, autant aussi parfois parler d'embouteillages indépendants, beaucoup plus rares que les officiels en ce qui concerne cette distillerie.

Après le 11 ans Local Barley (officiel) qui m'a laissé sur ma faim, voici un embouteillage proposé par The Cooper's Choice (de plus en plus incontournable vu son bon rapport qualité / prix comparé au marché global du whisky).
Ce Springbank-ci a maturé 18 ans dans un fût de Sherry de second (voire plus, mais ce n'est pas spécifié) remplissage, et est réduit à 46%. Se positionnerait-il en concurrent du 18 ans officiel, lui aussi affichant 46% au compteur ?



Springbank 05.1998 / 2016 The Cooper's Choice, 18 ans, Refilled Sherry Cask 116, 46%, 300 bouteilles


    https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjUZXRtdhGiwLPb6f-LNomGlmnVX6nfRwC4lu_-09I_lgqASAUoWaFsljfJUn2lrOtLvaLovIflNeQ0mhojKfWTgTGdYY_vHguGeKXFK2yHM-UHMZxIvpnI7xCzvzLYgFUtX7UXkMOn_-y1/s1600/Springbank1998CC.jpg
  • Nez : Très typique de la distillerie, avec de la fumée calcaire et du minéral très présent. Mais aussi de fugaces herbes aromatiques séchées, et toute la panoplie qu’apporte un fût de Sherry : du tabac, du raisin sec, de la noix, de l’orangette, des épices douces.
  • Bouche : Douce, fruitée, et sucrée. Presque trop facile, trop accessible pour du Springbank. Peut-être à cause de la réduction ? Du tabac doux, du fruit jaune confit, du caramel, du sirop de raisin noir. Les épices douces sont toujours là, elles aussi ; tout comme la fumée minérale (mais qui est, ici, plus discrète).
  • Finale : Moyenne. Les épices pétillent au palais. Le tabac se fait résiduel, tandis que la fumée et le fruit sucré disparaissent.
  • Verdict : Un super nez, fort typique (je kiffe !). La réduction se sent un peu trop en bouche, je trouve, pour ce genre de whisky qui, selon moi, est plus charmeur avec quelques chevaux de plus sous le capot. Ceci dit, c’est un bon Springbank (surtout le nez), accessible aux néophytes de cette distillerie. Dommage pour le prix, très élevé, qui l’handicape fortement face au 18 ans officiel, lui aussi à 46%.
  • 88/100.




Parlons de ce prix, justement, car c'est là que le bas blesse. Springbank devient de plus en plus cher, aussi bien en officiel mais surtout chez les indépendants où les prix explosent les plafonds. Celui-ci se négocie 275€ en Belgique (au Chemin des Vignes à Bruxelles, notamment), ce qui est bien au dessus du 18 ans officiel (qui se négocie aux environs des 120€). Ça fait quand même cher pour un whisky de 18 ans d'âge, réduit qui plus est. Mais c'est malheureusement devenu le prix du marché pour du Springbank chez les embouteilleurs indépendants, le résultat du fait que Springbank soit une des distilleries les plus "hype" du moment.

jeudi 20 octobre 2016

Clynelish 1998/2016 Signatory Vintage pour Vinothek Massen, 18 ans, 54.8%

Comme expliqué dans les articles précédents, le supermarché Massen organise fin octobre son 10ème whisky festival. Pour l'occasion, il a sélectionné quelques fûts qu'il a fait embouteiller.

Après un Arran, deux Glendronach; et avant un Longmorn; voici donc un Clynelish (hoooo) 1998, embouteillé par Signatory Vintage pour Massen.

Après la flopée de Clynelish 1997, voici apparemment que c'est au tour des 1998 d'arriver par vagues sur le marché.

Clynelish a toujours bonne presse à mes yeux, mais voyons ce que celui-ci propose...

Clynelish 27.05.1998 / 01.09.2016 Signatory Vintage, Specially selected by Vinothek Massen, 18 ans, Hogshead n°7782, 54.8%, 249 bouteilles

  • Nez: Typique de Clynelish: sur le fruité ( pomme en avant plan, mais aussi de la prune jaune et de la mirabelle à l'arrière) et le cireux (non envahissant). De légères notes anisées apparaissent après aération.
  • Bouche: Du sirop de fruits blancs et jaunes coule en bouche. C'est épais, quasi de la compote. C'est riche et gourmand. Ici la cire se fait plus discrète pour laisser la part belle au fruit, accompagné néanmoins de vagues salines.
  • Finale: La cire refait surface d'un coup. Le fuit s'enfuit assez rapidement, tandis que le sel perdure.
  • Verdict: Le fait que j'apprécie Clynelish n'est plus un secret. Et ici ça rentre tip top dans les marqueurs fruit/cire/sel de cette distillerie. L'alcool n'agresse pas, c'est équilibré, et bien gourmand. Le fruit est plus présent que la cire, contrairement à certains autres Clynelish déjà croisés par le passé.
  • 89/100.

Disponible chez Massen pour 65€. Un excellent rapport qualité / âge / prix.

samedi 28 mai 2016

Clynelish 1998/2016 Signatory Vintage pour plusieurs boutiques du Belux, 17 ans, 46%

A intervalle régulier (au moins une fois par an), The nectar emmène une partie de ses clients cavistes chez Signatory Vintage, à Pitlochry en Ecosse, afin que ces cavistes puissent sélectionner quelques fûts qui seront exclusivement embouteillés pour eux. Ces cavistes se partagent alors plusieurs fûts, ce qui leur permet d'avoir des embouteillages spéciaux à proposer à leur clientèle, sans devoir obligatoirement se fendre d'un fût entier. Quand on voit le cours actuel du fût, les petits cavistes doivent trouver l'initiative de partage de fût la bienvenue.

Certains fûts se voient donc divisés en deux, trois, voire en quatre ou même en cinq; chaque caviste participant se voyant octroyé un nombre de bouteilles selon ses besoins et ses envies.

Nous, amateurs de whisky, "splittons" des bouteilles; les cavistes, eux, "splittent" des fûts ;-)

Clynelish 1998/2016 Signatory Vintage pour plusieurs boutiques du Belux, 17 ans, 46%

La délégation Belgo-Luxembourgeoise est donc récemment revenue d’Écosse avec pas mal d’embouteillages différents sous ses bras. Je vais vous en présenter certains au cours des prochains jours, en commençant par ce Clynelish distillé en 1998 et embouteillé pour 5 cavistes différents. Le fût ayant produit 343 bouteilles, la répartition ne doit pas avoir spécialement arraché le slip des cavistes impliqués; surtout que le prix de vente final de ce Clynelish est tout à fait correct (une soixante d'euros).

Clynelish 1998/2016 Signatory Vintage pour plusieurs boutiques du Belux, 17 ans, 46%
Clynelish 27.05.1998 / 20.04.2016 Signatory Vintage The Un-Chillfiltered Collection, sélectionné par Tasttoe, Maison Demiautte, Maxi Vins N°1, Maison Baelen & Hesby-Drink, 17 ans, Hogshead 7780, 46%, 343 bouteilles
  • Nez: Un mélange de cire d'abeille et de pomme jaune prend le gros de la place. Quelques gouttes de citron l'accompagnent. Après aération, la cire se fait plus dominante et tire sur la bougie poussiéreuse.
  • Bouche: Facile d'accès, pas agressive. De la pomme, de l'abricot, et du sirop de citron. Quelques épices et un peu de coquille d’œuf.
  • Finale: Moyenne. Les épices se calment, tandis que la cire refait surface. Le fruité se fait un brin amer en mourant.
  • Verdict: Un Clynelish très reconnaissable, sur le fuité cireux; bien fait, facilement buvable. Une très bonne introduction à cette distillerie.
  • 88/100.

Disponible exclusivement chez TasTToe (Kampenhout), Maison Demiautte (près de Charleroi), Maxi Vins (près de Luxembourg ville), Maison Baelen (près de Liège), et Hesby-Drink (Hannut et Loncin), pour une soixantaine d'euros.

Merci à TasTToe pour le sample.

mardi 2 février 2016

Highland Park 14 ans Douglas of Drumlanrig, 1998/2013, 50%

Ma relation avec Highland Park est assez ambiguë. J'ai découvert cette distillerie, à mes débuts dans le whisky, par la grande porte en m'offrant une bouteille du 25 ans officiel (mais c'était à la belle époque, quand il était alors à la moitié de son prix actuel). Et j'avais pris une bonne claque, car ce 25 ans était succulent.
Ce n'est qu'après cela que j'ai eu l'occasion de goûter les autres embouteillages officiels, moins âgés, comme le 12 ans, 15 ans, 18 ans, et 21 ans. Et là, mon avis perso a été beaucoup plus mitigé... voire carrément négatif.
Depuis, ma quête de bouteilles d'Highland Park à mon goût est un périple assez chaotique et accidenté: beaucoup de "HP" (le diminutif d'Highland Park) que je goûte ne me plaisent pas spécialement, et souvent je ne retrouve pas les marqueurs de fumée subtile et savoureuse que j'apprécie chez cette distillerie.
Et surtout, je me suis rendu compte que je préfère, de loin, les HP maturés en fût de Sherry par rapport à ceux en fût de bourbon ou en mélange des deux types (comme c'est souvent le cas pour les embouteillages officiels).
Highland Park reste néanmoins une distillerie que j'affectionne (sûrement en rapport à mes débuts, expliqués ci-dessus), et ce cache-cache permanent entre elle et moi pour découvrir une pépite est devenu une sorte de jeu à mes yeux.
Pour résumer, mon rapport avec HP est de l'amour/haine: soit je n'aime pas du tout, soit j'adore. Il est très rare de me retrouver au milieu.


Highland Park 14 ans Douglas of Drumlanrig, 1998/2013, 50%

Et pour aborder cet embouteillage-ci en particulier, il est en fût de Sherry (haaa, intéressant ça !), et tout comme le Caol Ila 29 ans dont j'ai parlé en juillet dernier il s'agit d'un ré-embouteillage en quantité très limitée (seulement 36 bouteilles) de Hunter Laing, lors de la scission de Douglas Laing en 2013, sous la gamme Douglas of Drumlanrig pour la boutique Le Chemin des Vignes de Bruxelles.



Highland Park 14 ans Douglas of Drumlanrig, 06.1998 / 03.2013, Sherry Butt LD9629, 50%, 36 bouteilles

    Highland Park 14 ans Douglas of Drumlanrig, 1998/2013, 50%
  • Nez: Du caramel de cassonade, du raisin noir sec, du cassis, du tabac boisé. L'apport du Sherry est immédiatement présent et irréfutable. Mais derrière cette gourmandise de Noël se profile la fine et subtile fumée, reconnaissable, que j'affectionne chez Highland Park. Ce mélange Sherry/fumée me rappelle bien évidemment le HP25 officiel, sauf qu'ici le nez est moins subtil et moins "noble"; plus rustique avec des gros sabots.
  • Bouche: Du raisin noir, de l'abricot sec très cuit, du caramel, de l'amande grillée. Des épices piquantes enflent au fur et à mesure que le whisky reste en bouche. Des copeaux de coque de noisette par moments, ainsi qu'un léger cendré en toile de fond.
  • Finale: Longue. La rétro-olfaction de fumée caramélisée qui remonte dans les narines est immédiate. Des épices de Noël, et du boisé vineux. Du bois sec poivré perdure au bout de la langue.
  • Verdict: Pile poil le profil que j'aime chez HP: de la gourmandise, une fumée omniprésente, et de la subtilité. OK, il n'y a pas que chez HP que j'aime ce genre de profil, c'est vrai, mais ici c'est quand même bien miam miam :-).
  • 89/100. Il lui manque juste un "petit quelque chose" (un petit frisson dans le dos ?) pour atteindre le 90 selon mes critères personnels.
Encore disponible pour une centaine d'euros au Chemin des Vignes, à Bruxelles (Stockel).

lundi 4 janvier 2016

Ledaig 1998/2015 Cooper's Choice, 17 ans, 56.5%

J'ai récemment parlé de deux Ledaig de chez Signatory Vintage en fût de Sherry. Des plus jeunes, certes, mais ils m'avaient fortement plu. Et de manière générale, je préfère les Ledaig en fût de Sherry qu'en fût de Bourbon; c'est juste une préférence personnelle. Je trouve que l'apport du Sherry adoucit et sublime la tourbe fermière de Ledaig.


Ce Ledaig-ci, embouteillé par The Cooper's Choice (encore lui ! Ces temps-ci je trouve qu'il sort de très bonne choses, comme si sa qualité globale s'était subitement améliorée) vient de débarquer en Belgique, il est tout nouveau. Et comme c'est la première fois que je croise un Ledaig plus vieux que 10 ans (celui-ci en a 17) complètement maturé en fût de Sherry, je ne me suis pas fait prier pour le goûter. Et je me suis pris une bonne claque.



Ledaig 04.1998 / 2015 Cooper’s Choice, 17 ans, Sherry Butt n°0035, 56.5%, 540 bouteilles

    Ledaig 1998/2015 Cooper's Choice, 17 ans, 56.5%
  • Nez: Équilibré et charmeur. La tourbe fumée et fermière est enrobée de gourmandise caramélisée. Du chocolat blanc et de la noisette, mais aussi une fraîcheur agrumique sur l’orange pressée deux minutes plus tôt.
  • Bouche: Un savant mélange de caramel, de tabac, de fumée herbeuse et de paille. Beaucoup de fruits secs (raisin noir en tête), et une légère acidité de pomme verte et d’agrume frais. Des épices douces en pagaille.
  • Finale: Très longue. La fumée chaude et cendrée gonfle en bouche. Des épices exotiques pétillent sur la langue.
  • Verdict: Une claque ! Ce Ledaig est gourmand, rond, équilibré, fin et complexe, tout en étant aussi fougueux, tempétueux, et en ayant une bonne paire dans le slip. Le mariage tourbe/Sherry fonctionne parfaitement.
  • 91/100.


Disponible pour ±135 euros (les prix ne sont pas à la baisse, n'est-ce pas ?) au Chemin des Vignes à Bruxelles.

samedi 3 janvier 2015

Laphroaig 16 ans Anam na h-Alba, 1998/2014, 51.6%

(photo Anam na h-Alba)
(photo Anam na h-Alba)

Retour vers des activités normales sur le blog, après les fêtes particulièrement chargées. Aujourd’hui, une des dernières nouveautés de l’embouteilleur indépendant allemand (au nom toujours aussi imprononçable) Anam na h-Alba. Cet embouteillage de Laphroaig a été distillé en 1998 et est sorti sur le marché juste avant les fêtes. Il est l’un des cinq nouveautés de l’embouteilleur.

En janvier 2014 je vous avais déjà présenté un Laphroaig 1998 (mais d’un autre embouteilleur), que j’avais particulièrement apprécié. Mais celui-là avait été maturé en fût de bourbon, alors que celui d’aujourd’hui est issu d’un Refill Sherry. Je m’attends donc à des différences de taille. Et je tiens aussi à rappeler que Laphroaig n’est pas spécialement la distillerie ayant mes préférences au niveau gustatif.

Bon, on y va ?

(photo Whiskybase)
(photo Whiskybase)
Laphroaig 16 ans Anam na h-Alba, 1998 / 2014, Refill Sherry, 51.2%, 186 bouteilles
  • Nez : Les marqueurs Laphroaig me sautent directement aux narines : fumée de paille sèche, camphre léger. Au nez, le sherry est discret. Il apporte une certaine rondeur, mais les fruits me rappellent plutôt un fût de bourbon. Après aération, une fraîcheur de foin se révèle, avant de s’évanouir un peu plus tard.
  • Bouche : Le sherry est ici plus présent qu’au nez, il apporte de la rondeur de fruits jaunes. La tourbe est néanmoins elle aussi bien présente : cendres froides et fumée poivrée. Du sirop d’abricot en toile de fond. Un peu d’herbe aromatique camphrée par ci par là.
  • Finale : Une petite explosion d’épices poivrées lors de la déglutition. La fumée sèche reste longtemps en bouche. Une légère amertume d’abricot sec à partir de la seconde gorgée.
  • Verdict : Un Laph reconnaissable et équilibré. L’alcool est bien intégré et n’agresse jamais. De bonne qualité, il manque seulement, à mon goût, de complexité et de subtilité.
  • 87/100.

Ce Laphroaig est disponible chez Dram 242 pour 68€, ce qui est un prix intéressant pour un Laphroaig de cet âge.

dimanche 19 octobre 2014

Deux BenRiach 1998/2014 (1 finish PX et 1 finish Tawny Port) OB for Anam na h-Alba

Continuons et terminons (pour le moment) notre exploration des ‘’finishes’’. Bien sûr, il est probable que je reparle de finish dans l’avenir, mais à l’heure actuelle il me semble une bonne idée de clôturer mon petit tour d’horizon des finishes par deux BenRiach. Oui, deux whiskies dans le même article, car issus de la même distillerie et distillés la même année. Le finish devrait donc faire la différence entre eux deux. Pas réellement un face à face, mais presque.

Ces deux BenRiach sont des embouteillages officiels, mais embouteillés spécialement et exclusivement pour l’embouteilleur allemand Anam na h-Alba (comme l’Edradour de l’article précédent).

Les deux finishes proposés aujourd’hui sont différents, l’un étant de sherry Pedro Ximenez (PX), l’autre de porto (Tawny Port). Tous deux distillés en 1998, ces whiskies ont été embouteillés en 2014, en brut de fût. Le temps de maturation en finish n’est pas spécifié, et est peut-être très différent d’un embouteillage à l’autre.

(photo Anam na h-Alba / Facebook)
(photo Anam na h-Alba / Facebook)
BenRiach 1998/07.2014 (16 ans) Pedro Ximenez Sherry Finish, Selected and Bottled for Anam na h-Alba, 53.4%, 589 bottles.
  • Nez : Poudre de cacao, caramel, épices douces, pêche caramélisée, abricot sec, traces d’amande. Pas mal de choses se télescopent pour former un tout cohérent.
  • Bouche : L’entrée en bouche est douce et agréable, malgré les 53.4%. L’alcool est bien intégré et n’agresse pas. Beaucoup de fruits blancs et jaunes caramélisés et confiturés. Du sirop de cassis poivré. Très bon en bouche.
  • Finale : Assez courte. Une petite amertume d’abricot sec, de la confiture de prune jaune. Sécheresse de pelure de fruits. Quelques épices douces.
  • Verdict : Je ne suis généralement pas friand des fûts en PX, préférant de loin l’Oloroso. Pourtant, ici, le finish apporte réellement quelque chose de positif qui me plaît. Le finish en PX serait-il plus à mon goût que la maturation complète en fût de ce sherry ? A réessayer, en tout cas.
  • 88/100.
(photo Anam na h-Alba / Facebook)
(photo Anam na h-Alba / Facebook)
BenRiach 1998/08.2014 (16 ans) Tawny Port Finish, Selected and Bottled for Anam na h-Alba, 55.8%, 781 bottles.
  • Nez : L’alcool pique au nez, occultant les odeurs. Il faut laisser le dram s’aérer un peu. Ensuite des épices douces et des effluves vineuses prennent tout le nez.
  • Bouche : D’abord la bouche est sage et effacée, puis l’alcool monte en puissance, accompagné de melon au vin, de pastèque et de poire en sirop.
  • Finale : Très courte. Une légère amertume abricotée, quelques épices douces, et pas grand-chose de plus.
  • Verdict : Peu complexe, ce whisky souffre aussi de l’alcool trop marqué. Ce finish ne me séduit pas plus que ça, même si en boire un dram peut s’avérer intéressant.
  • 83/100.

Ces deux BenRiach sont disponibles chez Dram242 pour un peu plus de 100 euros. Un prix un poil élevé, je trouve, pour des 16 ans d’âge (mais cette considération concernant le prix n’engage que moi, bien sûr).

Ma conclusion concernant les finishes :

Finalement, il y a des choses intéressantes à découvrir dans les finishes. Mais cela reste, je trouve, très aléatoire. Sur les quatre goûtés et présentés, deux m’ont agréablement surpris (j’aurais même considéré un achat, si il avait été plus en phase avec mes critères personnels prix/âge/qualité), tandis que les deux autres m’ont paru très dispensables. Bref, je ne vais plus avoir d’a priori négatif envers les finishes, mais les goûter avant de juger. Un peu comme avec tous les whiskies, en somme…

mercredi 13 août 2014

Ben Nevis 1998 (15 ans) The First Editions, 57.6% (IB)

Ben Nevis 1998 (15 ans) The First Editions, 57.6% (IB)

Ben Nevis, la distillerie des Highlands, n’a que peu d’embouteillages officiels. Par contre il existe beaucoup d’embouteillages indépendants, de qualité très variable. Autant le dire d’emblée : celui-ci est le meilleur (jusqu’à présent) qu’il m’ait été donné de goûter.

Ben Nevis 1998 (15 ans) The First Editions, Sherry Butt, 57.6%, 256 bouteilles :
  • Nez : Waouw ! Un nez comme je les aime. Hyper gourmand et pâtissier. Du caramel, de la frangipane, des fèves de café, des épices douces, des fruits noirs (raison, prune), des fruits confits en pagaille. Plein de bonnes choses se mélangent et se télescopent. Je pourrais humer ce genre d’odeurs pendant des heures.
  • Bouche : Elle est dans la continuité gourmande du nez. Du caramel, de la cassonade liquide, des épices exotiques, du moka, du chocolat au lait, et une myriade de fruits secs (raisin en tête).
  • Finale : Moyenne. Du bois vernis apparaît. Les fruits secs meurent lentement. Une sécheresse poussiéreuse s’installe petit à petit en bouche.
  • Verdict : Pile poil le genre de profil que j’affectionne particulièrement. C’est tout simplement hyper bon, un dessert à lui seul. Le nez est particulièrement captivant.
  • 90/100.

Disponible au Chemin des Vignes à Bruxelles, pour environ 95€. Pas donné pour un 15 ans, mais ce whisky est un vrai plaisir à siroter. Si vous aimez les whisky maturés en fût de sherry, celui-ci devrait vous combler.

dimanche 19 janvier 2014

Laphroaig 1998 (15ans) The First Editions, 59.1% (IB)

Laphroaig 1998 (15ans) The First Editions, 59.1% (IB)

Je n’aime pas Laphroaig. Voilà, c’est dit. Je n’en ai pas goûtés des milliers, j’avoue, mais tous ceux qui sont passés par mes narines et/ou mes lèvres m’ont laissé un très mauvais souvenir.

Je ne dis pas que Laphroaig est mauvais (puisque cette distillerie a de nombreux fans inconditionnels), mais la grosse tourbe médicinale qui écrase tout sur son passage (ce qui est la patte typique de Laphroaig) n’est pas du tout à mon goût personnel.

Et puis récemment une bonne âme m’a fait goûter ce Laphroaig 1998/2013 (15 ans) The First Editions, 59.1%, 292 bouteilles ; et j’ai bien dû revoir mon jugement…

Nez : La fumée et la cendre typiques de Laphroaig, mais elles sont douces et subtiles, n’arrachent pas les narines contrairement à beaucoup de Laphroaig. Du foin sec, de la poussière de bois. Derrière tout ça une douceur sucrée et vanillée de fruits jaunes essaie de se frayer un chemin. Le nez évolue régulièrement avec le temps ; de la paille mouillée fait un bref passage, ainsi qu’un peu d’herbe fraîche.

Bouche : C’est doux pour du presque 60% ! Suave, même. Bien évidemment, la tourbe est bien présente ; principalement sur les minéraux (cendre, pierre lisse). Et puis du sucre liquide vient se mélanger à ces minéraux, et ça fait juste ‘’Waouw Boom’’ en bouche. C’est grand.

Finale : Interminable sur la tourbe minérale sucrée. Que dire de plus à part ‘’ça le fait’’ ?

Verdict : Un Laphroaig à des années lumières des médicinaux et bourrins que j’avais goûtés auparavant. Très doux et consensuel, l’alcool est parfaitement maîtrisé. Les odeurs et saveurs se suivent, s’entremêlent et parfois s’entrechoquent ; mais toujours dans une parfaite harmonie.

91/100.

Je dois donc arrêter de dire que je n’aime pas Laphroaig, mais plutôt dire à partir de dorénavant que je n’aime pas la grande majorité des Laphroaigs

Seul hic (et de taille), son prix. Les tarifs de tous les Laphroaigs, qu’ils soient officiels ou d’embouteilleurs indépendants, ont explosé ces derniers mois ; dans la même lignée qu’Ardbeg (vous ai-je déjà dit que je n’aime pas Ardbeg ? ;-) ). Et un bon 120 euros pour un 15 ans d’âge, ça devient quand même franchement nawak :-(.