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lundi 7 décembre 2015

Clynelish 1995/2015 Malts of Scotland, Sherry Hogshead, 52.9%

Parfois, je sors des sentiers battus et je parle d'un OVNI déjà sold out, ou d'un vieil embouteillage, ou encore d'une bouteille non disponible sur le marché belge. C'est le cas aujourd'hui, avec ce Clynelish embouteillé par Malts of Scotland et qui était uniquement disponible en Allemagne à l'entrepôt de l'embouteilleur.

C'est d'ailleurs bien ce que cette gamme veut dire: The warehouse dram, le dram de l'entrepôt. Et ce Clynelish est déjà le 12ème whisky de cette gamme.

Clynelish 1995/2015 Malts of Scotland, Sherry Hogshead, 52.9%

Pour parler plus spécifiquement de ce Clynelish en fût de Sherry, si vous vous souvenez j'avais déjà parlé de celui embouteillé pour la boutique Der Feinschmecker et que j'avais trouvé particulièrement bon.

Alors quand j'ai eu vent de celui-ci, je me suis dit qu'il serait peut-être dans la même veine. Certains de mes whiskyfriends se sont même demandés si cet embouteillage-ci ne serait pas un reliquat du fût de l'embouteillage Der Feinschmecker (même si les références du fût sont différentes sur les deux bouteilles, ça ne signifie en fait rien du tout, puisqu'un fût peut très bien être renuméroté). Il est vrai que l'air de famille est flagrant : même année de distillation, maturation en fût de Sherry, taux d'alcool très proche, quantités embouteillées très faibles (60 litres pour le Der Feinschmecker contre 77 litres pour ce The warehouse dram-ci). Mais la couleur de celui-ci est quand même un peu plus foncée que celle du précédent (même si ce n'est pas super flagrant, et avec un an de plus en fût, peut-être est-ce normal?).

Y tremper les lèvres sera bien évidemment la seule façon d'en avoir le cœur net.

Autre particularité de ce Clynelish : il est proposé en bouteille de format 50cl (contre le 70cl standard dans nos contrées). Et là, j'approuve ! Non seulement ça me paraît une quantité plus adaptée que 70cl, mais en plus ça fait moins mal au portefeuille ! Les autres embouteilleurs devraient parfois suivre cet exemple...

Clynelish 1995/2015 Malts of Scotland, Sherry Hogshead, 52.9%
Clynelish 1995 / 2015 Malts of Scotland, The warehouse dram No. 12, Sherry Hogshead MoS 15071, 52.9%, 154 bouteilles
  • Nez: Une blague à tabac, c'est ce qui me vient en tête au premier nez. Viennent ensuite une kyrielle de senteurs: de la cassonade, du caramel grillé, de la prune noire, du cassis, du pain d'épices. Et une très légère fumée boisée.
  • Bouche: La cassonade s'approprie la bouche. Des fruits rouges et noirs, du tabac, une pléthore d'épices douces et exotiques, et même de la coque de noisette l'accompagnent. Globalement très douce et sucrée, une vraie gourmandise de Noël.
  • Finale: Assez courte. Une explosion d'épices de Noël. La coque de noisette poussiéreuse, et une pointe de chocolat noir sur la fin. Et toujours du tabac, sec cette fois, présent du début à la fin.
  • Verdict: Un whisky très marqué par le Sherry; mais ça, sa couleur le laisser déjà présager. Et justement, ce Sherry couvre les marqueurs typiques de Clynelish. C'est un superbe whisky "Sherry", mais impossible de subodorer que ce soit un Clynelish. Alors autant juste profiter de ce superbe whisky parfaitement équilibré, et se faire plaisir sans se prendre la tête.
  • 89/100.

Ma cote est donc juste un point en dessous de celui pour Der Feinschmecker. La niveau qualitatif est quasi aussi bon, mais le Sherry est plus présent ici et couvre clairement le profil Clynelish, ce qui n'était pas le cas pour le Der Feinschmecker. A mon avis ce n'est pas le même fût pour ces deux embouteillages, ou alors le Sherry a beaucoup influencé le whisky pendant l'année de plus en fût.

Sorti il y a environ trois mois, il était vendu exclusivement en Allemagne, à l'entrepôt Malts of Scotland de Paderborn. Aucune idée si il en reste encore à ce jour, mais son prix là-bas était de 77€ (pour une bouteille de 50cl, pour rappel). Un prix plus qu'honnête par les temps qui courent.

dimanche 31 mai 2015

BenRiach 1991/2014 Malts of Scotland pour QV.ID, 50.8%

QV.ID, la boutique située à Huldenberg, existe déjà depuis plusieurs décennies, mais Koen, le patron actuel, a repris la boutique il y a un peu plus de 5 ans. Pour fêter cet anniversaire, fin 2014 il a sélectionné un fût chez Malts of Scotland et a fait embouteiller ce BenRiach.

J’avais rédigé fin 2013 un focus sur la boutique QV.ID. Depuis lors, comme le prix du whisky n’a cessé d’augmenter, QV.ID s’est recentré sur la bière (plusieurs centaines différentes) et le gin (qui occupe à présent, avec le rhum, une bonne partie de son rayon spiritueux). Au niveau whisky, son rayon a rétréci comme une peau de chagrin pour ne plus contenir que les gammes Malts of Scotland, The Whiskyman et The Whisky Mercenary. Tout le reste de son stock a été enlevé du rayon et sera, au fur et à mesure, écoulé via le webshop de la boutique ; webshop inauguré fin 2014.

Mais revenons sur ce BenRiach qui nous occupe aujourd’hui…

BenRiach 1991/2014 Malts of Scotland pour QV.ID, 50.8%
BenRiach 09.1991 / 09.2014 Malts of Scotland, exclusive bottling for the 5th anniversary of QV.ID, Bourbon Barrel MoS 14031, 50.8%, 177 bouteilles
  • Nez : Fort malté d’entrée ; ce malt vanillé domine. Après aération, des notes fruitées (pêche et poire) se révèlent, ainsi qu’une légère fumée iodée.
  • Bouche : Un mélange malté / vanillé / sucré de prime abord. Puis du miel boisé et une corbeille de fruits gorgés de soleil. Une bouche bien présente.
  • Finale : Du gingembre poivré, d’autres notes d’épices douces, et une légère sécheresse boisée.
  • Verdict : Bien fait, équilibré, changeant tout en restant cohérent ; il n’arrive néanmoins pas à me transporter complètement car ne correspond pas spécialement à mes goûts personnels. Mais si vous êtes friand de ce genre de profil, foncez ;-).
  • 86/100.

Même si embouteillé en 2014, il est encore disponible chez QV.ID (ça, vous vous en doutiez, non ? ;-) ) pour 115 euros.

lundi 13 avril 2015

Compte rendu : Whisky Festival chez Massen (avril 2015)

Compte rendu : Whisky Festival chez Massen (avril 2015)

Tous les 6 mois, le Shopping Centre Massen organise son festival du vin et du whisky. Deux semaines où de nombreuses bouteilles sont en dégustation et où les prix sont en promotion.

Côté whisky, il y a aussi deux jours où les distributeurs / importateurs / producteurs viennent présenter eux-mêmes leurs produits dans la grande salle de banquet du magasin. Et comme tous les six mois, un certain nombre de nouveautés sont présentées, pour un total de plus de 200 whiskies différents à goûter !

Point de vue exposants, les mêmes que d’habitude étaient présents : The Nectar (avec le plus gros stand et le plus de nouveautés), Diageo, Filliers (Glenfarclas et Goldlys), Premium Spirits (BenRiach, Balblair, Benromach), Remy Cointreau (Highland Park, The Balvenie), The Whiskyman (Malts of Scotland), etc… Absence remarquée, cependant : je n’ai pas vu de stand Cinoco / Douglas Laing.

De mon côté, je dois avouer que vendredi dernier, quand j’y ai été, je n’étais pas en grande forme : un gros rhume, une grosse fatigue, et une certaine lassitude générale m’accablaient. Il n’est pas toujours évident d’être au top de sa forme, et vendredi était clairement un jour sans pour moi. Mon ressenti sur les whiskies que j’ai goûtés peut donc s’en voir altéré, veuillez m’en excuser.

Bon, passons aux choses sérieuses : ce que j’ai goûté !

Chez The Nectar, pas mal de nouveautés, surtout chez l’embouteilleur Signatory Vintage. Il faut dire que The Nectar avait récemment effectué une visite chez cet embouteilleur pour sélectionner quelques fûts.

  • Glen Keith 1995 Unchillfiltered, 46% : De la poire vanillée, j’ai trouvé le nez et la bouche assez alcooleux.
  • Clynelish 1997 Unchillfiltered, 46% : Nez fruité, vanillé, très légèrement cireux. Très légère fumée après aération. Bouche sage sur la vanille, la pomme et la poire. Kick poivré en finale. Bon rapport qualité/prix.
  • Glen Elgin 1990 (24 ans) Cask Strength Collection, 48.3% : Nez pâtissier et liquoreux. Bouche sucrée, liquoreuse et vanillée ; sur les fruits exotiques. Pas mal du tout.
  • Ledaig 2004 Unchillfiltered, 46% : Un Ledaig en premier remplissage de fût de sherry. Fumée sèche très présente, tout comme le couche sherry. Un tourbé / sherry bien fait, mais pas trop mon truc personnellement.
Les nouveautés Signatory Vintage pour The NectarLes nouveautés Signatory Vintage pour The Nectar
Les nouveautés Signatory Vintage pour The NectarLes nouveautés Signatory Vintage pour The Nectar

Les nouveautés Signatory Vintage pour The Nectar

Outre ces nouveautés Signatory Vintage, The Nectar en proposait aussi quelques autres :

  • Glenglassaugh 1978 (36 ans), 47.6% : Un embouteillage officiel en single cask fût de sherry, sélectionné par The Nectar. Une petite pépite, très fin, très subtil, délicieux. Mais dans la tendance du marché en ce qui concerne les vieux malts : hors de prix (un peu moins de 400 euros) :-(
  • Ireland 12 ans The Nectar of the Daily Drams, 52.9% : The Nectar continue sur sa lancée et nous propose de nouveaux whiskeys irlandais. Nez sur la liqueur au kirsch, sucré, très bonbon. Très équilibré, mais pas assez floral à mon goût.
  • Ireland 14 ans The Nectar of the Daily Drams, 51.5% : Frais, floral, et fruité au nez. En bouche, une bombe fruitée et bonbonneuse. Miam miam.

A noter aussi la présence, sur le stand The Nectar, de Lucie (la Sales Manager de la distillerie Arran), qui présentait les derniers embouteillages officiels comme le 18 ans par exemple, dont j’ai récemment parlé.

Le Glenglassaugh 1978 et les deux IrlandaisLe Glenglassaugh 1978 et les deux IrlandaisLe Glenglassaugh 1978 et les deux Irlandais

Le Glenglassaugh 1978 et les deux Irlandais

Compte rendu : Whisky Festival chez Massen (avril 2015)

Sur un autre stand, j’ai pu remarquer que Massen proposait un nouvel embouteilleur dans sa gamme : Wilson & Morgan. Enfin cet embouteilleur indépendant n’est pas nouveau (puisqu’il existe depuis presque 100 ans), mais il est nouveau dans le catalogue Massen. Cinq embouteillages étaient proposés, j’en ai goûté deux :

  • Glen Keith 1997 Wilson & Morgan, 46% : Nez chimique et piquant, sur la pelure de pomme. Bouche dans la même lignée. Passable, sans plus.
  • Sherry Cask Malt Island, 43% : Un whisky sans âge et dont la distillerie n’est pas mentionnée, en fût de sherry. Très jeune et hyper soufré. Pas ma came du tout.
Compte rendu : Whisky Festival chez Massen (avril 2015)

Sur le stand Premium Spirits, une nouveauté notable :

  • BenRiach 1995 (19 ans) single cask, 54.7% : Un BenRiach en fût de Madeire, sélectionné par Premium Spirits. Vineux, assez proche d’un virgin oak, et avec des couches sucrées aussi. Pas mal du tout.
Compte rendu : Whisky Festival chez Massen (avril 2015)

Enfin, pour clôturer, rapide passage chez The Whiskyman / Malts of Scotland. Sans The Whiskyman, qui était occupé au festival de Leiden en Hollande. C’est donc Dimitri, de chez Angel’s Share Dégustation, qui gérait le stand. Quelques nouveautés Malts of Scotland, mais rien qui m’attirait particulièrement, à part un Glengoyne que j’ai goûté :

  • Glengoyne 2000/2015 Malts of Scotland, Sherry Butt, 52.9% : A fond sur le grain de café grillé. Bouche un peu alcooleuse, mais l’ensemble est cohérent et agréable.

Globalement, je suis quand même resté sur ma faim concernant les nouveautés goûtées. De bonnes choses, mais rien de réellement transcendant dans des prix abordables. Il faut à présent casser sa tirelire pour pouvoir s’offrir des whiskies vraiment exceptionnels, j’ai l’impression. Les prix continuent, grosso modo, de prendre l’ascenseur vers le haut. Un exemple parmi des dizaines d’autres : le Glendronach 21 ans. Facilement trouvable pour 65 euros il y a un an, le dernier batch de janvier 2015 (non seulement en date, mais tout court : Glendronach n’a plus assez de fûts de 21 ans pour pouvoir le continuer) flirte à présent allègrement avec les 100 euros. OK, il faut prendre en compte le haut taux actuel de la Livre Sterling dans le calcul des prix, mais ce taux de conversion est loin d’être la seule raison. Je me surprends même à envisager d’arrêter ce hobby / passion, c’est tout dire. Ça doit être l’explication de ma ‘’certaine lassitude’’ indiquée en début d’article. Faudrait que je me reprenne, là, je suis dans une mauvaise passe…

mardi 7 avril 2015

Caol Ila 2000/2015 Malts of Scotland for The Whiskyman, 55.6%

Hé oui, encore un Caol Ila. Cette distillerie n’est pas ma préférée d’Islay pour rien ;-)

Ce Caol Ila a été embouteillé spécialement pour Dominiek Bouckaert, alias The Whyskyman, qui est non seulement un embouteilleur indépendant belge mais aussi le distributeur de Malts of Scotland dans notre pays. Il est donc réservé au marché belge.

Je l’avais rapidement goûté au Whisky Live de Spa en février dernier, mais j’étais un peu passé à côté, perdu dans les nombreuses nouveautés à goûter. Mais comme je suis toujours en quête de Caol Ila sortant des sentiers battus, j’avais envie de revenir dessus. Voilà qui est fait.

Petite anecdote : Le ‘’Famous’’ sur indiqué sur la bouteille n’est pas un élan de mégalomanie de notre Whiskyman national, mais une blagounette de Thomas Ewers (le boss de Malts of Scotland) qui a ajouté ce qualificatif sur l’étiquette lors de l’embouteillage.

Caol Ila 2000/2015 Malts of Scotland for The Whiskyman, 55.6%
Caol Ila 2000 / 2015, Exclusive Bottling for The Famous Whiskyman, Bourbon Hogshead MoS 15008, 55.6%, 198 bouteilles.
  • Nez : D’entrée, on sait qu’on a affaire à un Islay ; aucun doute là-dessus. Des cendres froides, de l’embrun, des coquilles d’huitres pilées. Un brin de vanille et du nectar de mirabelle derrière tout ça. Après aération, les senteurs se fondent plus les unes avec les autres, rendant l’ensemble plus doux et plus rond.
  • Bouche : Très équilibrée, sans aucune agressivité. Des gouttes de citron salé. Toujours beaucoup de cendres froides. Quelques épices poivrées, mais aussi un peu de liqueur vanillée pour adoucir tout ça.
  • Finale : Longue. En déglutissant, la cendre se transforme en truite fumée. L’iode perdure dans la gorge, ainsi que le citron pressé dans les joues.
  • Verdict : Je me croirais dans un petit port de pêche en Bretagne. Un Caol Ila très marin, mais en eau calme. A déguster à son aise, sur la durée, pour lui laisser l’opportunité de livrer toutes ses facettes. Je n’ai pas testé, mais il devrait se marier à merveille avec un poisson fumé ou des crustacés.
  • 88/100.

Encore disponible chez les cavistes belges (et Luxembourgeois) proposant les embouteillages Malts of Scotland (Massen, QV.ID, The Bonding Dram, The Single Malt Whisky Shop, TasTToe....) pour 89€.

dimanche 15 mars 2015

Littlemill 1990/2015 Malts of Scotland pour Dram Brothers et De Tongerse Whiskyvrienden, 55.1%

Le whisky club De Tongerse Whiskyvrienden (un club de… Tongres, comme son nom l’indique) a déjà sélectionné par le passé quelques whiskies, spécialement embouteillés pour lui. Enfin pas QUE pour lui quand même, parce que faire embouteiller 200 quilles ou plus ça coûte un rein et il faut pouvoir les écouler ensuite. C’est pourquoi les clubs, en règle générale, soit n’achète qu’une partie de fût, soit s’associent avec un autre club ou une boutique pour faire embouteiller un fût. De Tongerse Whiskyvrienden, donc, avait déjà sélectionné en 2013 un Caol Ila (embouteillé en collaboration avec le Shopping Centre Massen) et fin 2014 un Kilchoman (en collaboration avec un whiskyclub luxembourgeois).

En ce février 2015 (c’est donc tout récent), ce n’est pas un embouteillage que le club a sélectionné, mais deux ! Carrément ! Cette fois-ci en collaboration avec les Dram Brothers, deux frères luxembourgeois gérant un whisky club et une boutique en ligne. Le premier embouteillage est ce Littlemill dont je parle aujourd’hui. Vous savez que Littlemill est ma distillerie préférée, alors quand j’ai l’occasion d’en parler, je ne me gêne pas. Le second est un Highland Park 1994, lui aussi embouteillé par Malts of Scotland. Mais place au Littlemill !

(photo Dram Brothers)
(photo Dram Brothers)
Littlemill 1990 / 2015 Malts of Scotland for Dram Brothers and De Tongerse Whiskyvrienden, Bourbon Barrel MoS 15006, 55.1%, 158 bouteilles
  • Nez : Ultra herbacé, d’une extrême fraîcheur. Plein d’herbe coupée avec de la rosée du matin dessus. Derrière cette herbe, une corbeille de fruits frais (banane, ananas, pèche, abricot, pamplemousse). Miameuh ! Après aération, l’herbacé se calme partiellement et laisse les fruits s’exprimer pleinement. De la tige de pâquerette se révèle.
  • Bouche : L’herbacé dominant du nez cède la place aux fruits en pagaille (toujours une pleine corbeille d’ananas, abricots, agrumes fraîchement coupés en quartiers juteux). Des épices poivrées apparaissent.
  • Finale : Longue. Légère sécheresse de pelure d’abricot. Une pointe mentholée au fond de la bouche. De l’abricot sec s’installe tranquillement, et de la vanille salée picote au palais. Une chaleur irradie en bouche pendant de longues minutes.
  • Verdict : Waouw ! Ça c’est du Littlemill qui dépote ! Très complexe et évolutif. Les marqueurs Littlemill sont très présents. L’alcool est parfaitement intégré. Une gourmandise fraîche et fruitée, j’en redemande !
  • 92/100.

Inutile de le chercher, il a été sold out en quelques heures seulement. Littlemill devient de plus en plus à la mode…

mercredi 11 février 2015

Les 2 embouteillages exclusifs du Whisky Live 2015 : Arran 15 ans à 55% (OB) et Old Pulteney 2006/2015 Malts of Scotland à 55.9%

Les ayant goûtés lors du salon, j’ai trouvé les deux embouteillages exclusifs pour le Whisky Live particulièrement intéressants cette année. Beaucoup plus que ceux de l’an passé, pour être honnête. Ils méritaient bien de s’y attarder au calme, loin de l’effervescence du festival, et surtout avec des papilles en bon état.

Le premier embouteillage est un Arran de 15 ans d’âge, distillé en 1999 et embouteillé en septembre 2014. La majorité des embouteillages Arran officiels sont en refill Sherry, mais celui-ci est en fût de bourbon ; ce qui est assez rare et permet peut-être de mieux déceler les marqueurs typiques de la distillerie.

Le second embouteillage est un jeune Old Pulteney proposé par l’embouteilleur indépendant allemand Malts of Scotland. Depuis plusieurs années le Whisky Live propose un de ses embouteillages, d’ailleurs : l’an passé un jeune Bunnahabhain, l’an d’avant un Clynelish 1997. Le Old Pulteney de cette année a été distillé en 2006 et embouteillé début 2015. Il est issu d’un refill Sherry Manzanilla (info non indiquée sur l’étiquette, mais que l’on m’a communiquée au stand Malts of Scotland lors du salon), ce qui devrait lui apporter de la douceur.

Les 2 embouteillages exclusifs du Whisky Live 2015 : Arran 15 ans à 55% (OB) et Old Pulteney 2006/2015 Malts of Scotland à 55.9%

Arran 15 ans For Whisky Live Belgium 12ème, 19.07.1999 / 08.09.2014, Bourbon Barrel 1999/019, 55.0%, 165 bouteilles (OB)

  • Nez : D’entrée il me rappelle l’Arran 14 ans (ancien label), mais en beaucoup plus ‘’volumineux’’ et puissant. De la poire cireuse, des notes agrumiques, un brin de vanille, quelques pistils de fleurs matinales, et de nombreuses volutes marines. Un style côtier que j’aime bien.
  • Bouche : La texture est onctueuse, sur la gomme de fruits fondante. Des vagues salées vont et viennent. Les fruits blancs cireux et épicés dominent. De la liqueur de ces fruits blancs fait son apparition par moments.
  • Finale : Un mélange de fruits jaunes salés et poivrés envahit la bouche. Quelques épices exotiques saupoudrées sur des zestes d’agrumes. Des arômes d’alcool blanc fruité remontent dans le nez.
  • Verdict : Riche, puissant, présent, cet Arran est très reconnaissable de par son profil fruité / côtier. Pourtant, certains de ses aspects pourraient aussi rappeler Clynelish. C’est en tout cas un très bon whisky, une sélection de choix.
  • 88/100.
Les 2 embouteillages exclusifs du Whisky Live 2015 : Arran 15 ans à 55% (OB) et Old Pulteney 2006/2015 Malts of Scotland à 55.9%

Old Pulteney 2006 / 2015 Malts of Scotland For Whisky Live Belgium 12ème, Refill Sherry Hogshead Cask MoS 15001, 55.9%, 286 bouteilles

  • Nez : Un nez jeune, malté, sur la céréale sucrée. Du miel, de la vanille, de la frangipane moelleuse. Une très légère brise marine derrière cette pâtisserie. Quelques picotements au nez, dus à l’alcool, après aération.
  • Bouche : L’alcool est particulièrement bien équilibré et n’agresse pas. Le profil est ici aussi très pâtissier, sur la frangipane salée (le côté marin typique d’Old Pulteney se révèle pleinement). Du malt vanillé, de l’amande sucrée, des pincées de sel. Et quelques abricots secs, aussi.
  • Finale : Longue. Le malt sucré fond d’abord lentement en bouche, puis le sel revient en renfort, accompagné de vanille.
  • Verdict : Le côté pâtissier peut s’avérer écœurant à la longue. Un (petit) dram se suffit à lui-même, je trouve. Sorti de là, cet Old Pulteney s’avère très bon, équilibré, gourmand ; et son jeune âge ne le dessert pas.
  • 86/100 (aurait été 87 s’il avait été moins écœurant).

Ces deux embouteillages étaient vendus respectivement 69 et 59 euros lors du Whisky Live Belgium 2015 qui s’est déroulé ce week-end. Je ne pense pas que tout ait été vendu lors de l’événement, il est donc fort probable de pouvoir encore se les procurer en contactant les organisateurs du salon via leur adresse email.

mardi 10 février 2015

Compte rendu : Whisky Live Belgium 2015, à Spa (dimanche 08/02/2015)

Le plus grand événement whisky annuel en Wallonie (en Belgique ?) vient de refermer ses portes. Le Blog Wallon sur le Single Malt devait bien évidemment y être, et informer ses lecteurs (c’est vous) de ce qu’il a pu y voir et y goûter.

L’an passé, j’y avais été le vendredi, mais cette année-ci il m’était impossible d’y aller ce jour-là. Je n’ai pas encore, malheureusement, le don d’ubiquité ; j’assistais au show de Richard Paterson comme vous le savez déjà.

Il est reconnu que le samedi est devenu, depuis quelques années, surpeuplé. C’est le jour où le plus de visiteurs venant de plus loin (Flandre, Pays-Bas, Allemagne) font le déplacement. Même les organisateurs conseillent aux visiteurs de la région spadoise / liégeoise de plutôt venir le vendredi ou le dimanche, d’ailleurs. Le samedi, à partir du milieu de l’après-midi, il devient presque impossible de se déplacer entre les stands, et encore moins possible de les approcher. Autant même oublier de vouloir discuter avec quiconque, tellement les exposants sont débordés.

Mon choix s’est donc logiquement porté sur le dimanche (le dernier jour du salon), réputé pour être moins bondé.

A l'ouverture du salon, le calme règne encore...
A l'ouverture du salon, le calme règne encore...

Arrivé à l’heure d’ouverture, petit tour rapide afin de voir les changements flagrants par rapport à l’an passé. Le Whisky Live est une grosse machine bien rodée qui fonctionne. Peu de changements à priori, donc. Voici néanmoins mes observations :

  • Le service d’ordre amical (beaucoup plus qu’il y a deux ans, une amélioration notable et bienvenue). Le check-up des sacs à l’entrée et à la sortie se fait dans la bonne humeur.
  • En gros, les mêmes stands périphériques au whisky que l’an passé ; juste quelques changements d’emplacement dans les salles : le graveur sur verre, le bar à cocktails, les cigares, les macarons, les chocolats, la grillade de Saint Jacques, etc…
  • Tous les acteurs du whisky sur le marché belge étaient présents. Les plus gros stands étaient ceux de The Nectar, Premium Spirits et Cinoco. J’ai été étonné, par contre, par le côté très chiche de la gamme proposée par Diageo : un petit stand, avec seulement quelques bouteilles d’entrée de gamme. J’ai vraiment cru que Diageo se sentait obligé de faire acte de présence mais n’en n’avait rien à taper.
  • L’équipe organisatrice bien fournie en effectifs, présente, souriante, serviable et disponible.
  • Les toilettes nettoyées plus régulièrement que l’an passé (à mes yeux c’est appréciable).
  • Des fontaines à eau remplacent les palettes de bouteilles plastique. C'est une bonne chose pour l'environnement, notre planète Terre remercie le Whisky Live :-)
  • Un gros point noir néanmoins cette année, qui ne s’était pas produit les deux années précédentes : à partir du début de l’après-midi, une odeur persistante et particulièrement désagréable de cuisine / friture / graillon s’est installée dans toute la grande salle. Cette odeur, non seulement écœurante sur la durée, a non seulement imprégné tous les vêtements (j’avais l’impression d’être une friterie ambulante), mais surtout faussé le nez pour les dégustations. Et je n’ai pas été le seul à m’en plaindre : toutes les personnes avec qui j’ai parlé l’ont mentionné, et on m’a rapporté que cette odeur avait déjà incommodé le public la veille. Un point indiscutablement à revoir par les organisateurs pour l’an prochain, car cela a réellement (en ce qui me concerne en tout cas ; et je suis certain de ne pas avoir été le seul) faussé la bonne expérience de la journée.
  • Autre déception (mais absolument pas grave en ce qui me concerne, celle-là ; puisque personnellement je ne vais pas au Whisky Live pour les vieux brols qu’on pourrait y trouver), le stand des oldies. Cette année il n’était pas tenu par Whiskycorner (une boutique de Houthalen en Flandre), mais par Luc Timmermans (une figure connue dans le monde belge du whisky). Et là aussi, c’était franchement chiche : seulement une petite vingtaine de bouteilles ouvertes. Ca faisait très cheap. Petit bémol néanmoins, il semblerait que le vendredi il y en avait beaucoup plus, mais que beaucoup avaient été vidées avant le dimanche. Quand bien même, entre les ±200 bouteilles de l’an passé, et la cinquantaine de cette année il y a une grande marge, je trouve.
Vers 16h00, il y a du monde mais il est quand même possible de facilement se déplacer dans la salle.
Vers 16h00, il y a du monde mais il est quand même possible de facilement se déplacer dans la salle.

Après mon tour d’horizon rapide, je me suis attelé à passer plus consciencieusement parmi les stands, en chasse des nouveautés. Oui, mon but clairement affiché cette année était de repérer ces nouveautés pour les relayer à mes lecteurs (quelle abnégation ! Et comme vous avez de la chance ! ;-) ).

Compte rendu : Whisky Live Belgium 2015, à Spa (dimanche 08/02/2015)
  • Premier arrêt, chez Arran. Pas de nouveauté dans la gamme classique depuis le Spirits in the Sky, mais par contre un des deux embouteillages exclusifs pour le Whisky Live 2015. Un Arran en fût de bourbon (et single cask et brut de fût par-dessus le marché), c’est assez rare que pour être souligné. Goûté sur place, et particulièrement apprécié. Je vous en parlerai en détails dans le prochain article sur le blog.
  • Au stand Springbank, le nouveau batch (le 10ème, déjà) de 12 ans Cask Strength venait de débarquer en Belgique. Un classique et une valeur sûre. Autre nouveauté, le Springbank 17 ans en Sherry Wood, titrant à 52.3%. J’ai rapidement goûté ce dernier, qui m’a semblé sympa. Je n’ai pas goûté le 12 ans CS, par contre. Mais je vous présenterai très prochainement ces deux nouveautés dans un gros dossier consacré à Springbank.
Le Springbank 12 CS batch 10 et le Springbank 17 ans Sherry WoodLe Springbank 12 CS batch 10 et le Springbank 17 ans Sherry Wood

Le Springbank 12 CS batch 10 et le Springbank 17 ans Sherry Wood

  • Très long arrêt chez Michter’s. Depuis que j’ai découvert le bourbon et le rye de chez Smooth Ambler, ma curiosité pour le whiskey américain s’est vue aiguisée. Comme la gamme Michter’s vient d’être très récemment distribuée en Belgique, il me semblait intéressant de me pencher sur cette nouvelle marque. Et le moins que je puisse dire, c’est que j’ai été gâté ! Matthew, le Brand Ambassador de la distillerie, m’a fait goûter toute la gamme ! Le Bourbon sans âge, en batch d’assemblage de 24 fûts. Le Rye, lui aussi sans âge. Ces deux produits sont les entrées de gamme et le fer de lance de la marque, je vous les présenterai eux aussi en détail sous peu. Ensuite, le Bourbon en Toasted Barrel Finish ; une édition limitée qui est seulement disponible aux Etats Unis à l’heure actuelle mais qui devrait l’être en Europe à partir de l’an prochain. Le Sour Mash, un produit qui n’est ni un bourbon ni un rye, mais un whiskey hybride où l’on garde une partie de la fermentation passée pour lancer la suivante. Assez spécial, sur la colle et le solvant, pas trop mon truc sur le coup. Ensuite je suis passé sur les produits avec âge annoncé : le Bourbon 10 ans et le Rye 10 ans, tous deux très bons ; et surtout le Bourbon 20 ans qui a été, pour moi, le meilleur produit goûté sur le salon. Mais à ±400 Euros la bouteille, on tombe dans un whiskey très haut de gamme, hors de portée de mon budget personnel. La gamme Michter’s a été personnellement la belle découverte du salon. A essayer si vous en avez l’occasion.
La gamme Michter's, globalement de très bonne qualitéLa gamme Michter's, globalement de très bonne qualitéLa gamme Michter's, globalement de très bonne qualité
La gamme Michter's, globalement de très bonne qualitéLa gamme Michter's, globalement de très bonne qualitéLa gamme Michter's, globalement de très bonne qualité

La gamme Michter's, globalement de très bonne qualité

  • Je suis ensuite allé dans l’autre salle (la ‘’petite’’), pour voir les nouveautés Malts of Scotland. Bien évidemment le second embouteillage exclusif pour le Whisky Live 2015, un jeune Old Pulteney (que je vous présenterai en détails dans le prochain article, en même temps que l’Arran) ; mais aussi un Caol Ila 2000/2015, embouteillé spécialement pour The Whiskyman, pas mal fait du tout ; très fort sur le poisson fumé et les crustacés.
Les nouveautés Malts of ScotlandLes nouveautés Malts of Scotland

Les nouveautés Malts of Scotland

  • Retour dans la grande salle, au stand de l’embouteilleur indépendant Douglas Laing où j’ai goûté trois nouveautés : un Littlemill âgé de 26 ans et un Mortlach âgé de 22 ans en fût de sherry ; tous deux issus de la gamme premium Xtra Old Particular. J’ai personnellement préféré le Mortlach, mais les prix de cette (haute) gamme sont très élevés. Sur le même stand, j’ai aussi goûté une autre nouveauté qui vient de sortir : le Rock Oyster, un blended malt composé de whiskies des îles d’Islay, Arran, Jura et Orkney. Je l’ai trouvé très (trop à mon goût) jeune.
Du nouveau chez Douglas LaingDu nouveau chez Douglas LaingDu nouveau chez Douglas Laing

Du nouveau chez Douglas Laing

Compte rendu : Whisky Live Belgium 2015, à Spa (dimanche 08/02/2015)
  • Passage éclair chez Kilchoman. Pas de nouveautés, mais j’y ai goûté l’Original Cask Strength qui titre à 59.2%, sorti il y a quelques mois. Dans la lignée des autres produits Kilchoman : bien fait, bien équilibré, belle tourbe délicate.
  • En fin de parcours, les deux seules nouveautés The Nectar of the Daily Drams (il faut dire que les grosses nouveautés avaient été présentées au Spirits in the Sky) : de nouveau deux irlandais, c’est à la mode chez The Nectar ces derniers temps. Un 12 ans (que je n’ai pas goûté sur place, mais que je présenterai dans un gros dossier consacré aux whiskeys irlandais vers la fin du mois) et un 23 ans. Et je pense être complètement passé à côté de ce dernier (il faut dire que mes papilles étaient alors bien grillées), car je l’ai trouvé alcooleux et très épicé alors que les personnes avaient qui j’étais l’ont trouvé très bon. Il faudrait que je revienne dessus dans de meilleures conditions, si j’en ai l’occasion.
Les deux nouveaux Irlandais de chez The Nectar (avec des étiquettes de plus en plus minimalistes)Les deux nouveaux Irlandais de chez The Nectar (avec des étiquettes de plus en plus minimalistes)

Les deux nouveaux Irlandais de chez The Nectar (avec des étiquettes de plus en plus minimalistes)

Compte rendu : Whisky Live Belgium 2015, à Spa (dimanche 08/02/2015)
  • Après tout ça, l’après-midi était déjà bien avancée. J’ai voulu entamer la visite des stands de chez Premium Spirits qui occupaient, comme d’habitude, toute l’estrade du fond de la grande salle ; mais elle était alors bondée. Impossible de me frayer un chemin jusqu’à BenRiach, où il y avait pourtant un single cask 1995 en fût de Madeira embouteillé pour Premium Spirits. J’ai juste pu rapidement goûter le Writer’s Tears, un blend irlandais que j’ai trouvé frais, floral et sympa.
  • Idem chez The Belgian Owl, le régional de l’étape : stand pris d’assaut, j’ai dû renoncer.

La journée touchant à sa fin, il était temps de plier bagages. Au revoir le Whisky Live 2015, une édition d’un bon tonneau (de whisky, of course !), et rendez-vous en 2016 !

Ne ratez pas, dans les prochains articles du blog, les notes de dégustation complètes (au calme, hors festival) des principales nouveautés du Whisky Live 2015 !

dimanche 2 novembre 2014

Quadriptyque Clynelish, BONUS : Trois derniers Clynelish (deux récents et un vieux brol)

Ha ! Vous pensiez vraiment en avoir fini avec Clynelish ? Que nenni ! Quand y en a plus, y en a encore ! Un bonus s’impose !

Trois autres (et derniers, promis) Clynelish, et de nouveau d’embouteilleurs indépendants. Je boycotte Diageo, vous vous souvenez ? Donc pas d’officiels, na !

C’est partiiiiii !

Quadriptyque Clynelish, BONUS : Trois derniers Clynelish (deux récents et un vieux brol)
Clynelish 17 ans The Whisky Cask, 1997 / 2014, fût de bourbon, 52.5%.

The Whisky Cask est un embouteilleur (qui est aussi une boutique bien achalandée) indépendant allemand, non distribué actuellement en Belgique (mais cela va peut-être être le cas sous peu, de source bien informée). La boutique envoie vers la Belgique, il vous est donc loisible d’acheter cette bouteille à distance si cela vous tente, car elle est encore disponible.

  • Nez : De la compote de pomme et de poire, c’est très suave au nez. Un peu de fumée cireuse est perceptible. Un nez gourmand.
  • Bouche : De l’amertume abricotée, qui se calme au fil des gorgées pour laisser place à de la compote de mangue mélangée à des agrumes. C’est sucré, et très fruité. Mais derrière cette douceur se cache aussi des vagues de sel grandissantes quand on laisse le liquide quelques instants en bouche.
  • Finale : Assez courte. Le sel se mélange à du sirop de fruits, et tous deux se collent au palais. Légère amertume boisée et fumée iodée en rétro-olfaction.
  • Verdict : Dommage pour cette amertume en bouche, sinon ce serait une vraie friandise sucrée-salée. C’est quand même pas mauvais du tout dans son ensemble.
  • 86/100 (tirant sur le 87, sans complètement l’atteindre).
Quadriptyque Clynelish, BONUS : Trois derniers Clynelish (deux récents et un vieux brol)
Clynelish 18 ans The Single Malts of Scotland, 31.10.1995 / 25.03.2014, fût de bourbon 10193, 57.5%, 265 bouteilles.

Un autre Clynelish sorti aussi il y a quelques mois sur le marché, par l’embouteilleur indépendant Speciality Drinks. Mais lui aussi sold out rapidement suite à une bonne note sur Whiskyfun. La chasse aux bouteilles devient souvent un jeu de roulette.

  • Nez : Ultra waxy ! De la bonne grosse cire de bougie, accompagnée de pomme verte et de jus d’agrumes.
  • Bouche : Alcool bien intégré. Sécheresse boisée, zestes d’agrumes. La cire est toujours bien présente, et cette fois-ci flanquée de vernis. Des vagues salines vont et viennent.
  • Finale : Moyenne. Les agrumes disparaissent lentement, et le sel perdure un moment.
  • Verdict : Très bon aussi, celui-ci. Dommage que j’aie loupé le coche et que je ne me suis pas procuré de bouteille à sa sortie. Ce côté particulièrement cireux me plaît beaucoup.
  • 89/100.
Quadriptyque Clynelish, BONUS : Trois derniers Clynelish (deux récents et un vieux brol)
Clynelish 15.12.1982 / 10.2011 (28 ans) Malts of Scotland, fût 11015, 53.7%, 275 bouteilles.

Histoire de terminer (si si, ce coup-ci c’est bon… pour le moment ;-) ) ce gros dossier Clynelish, un vieux brol distillé en 1982 et sorti sur le marché fin 2011. Introuvable aujourd’hui, évidemment. Je vous le propose non seulement pour le fun, mais aussi pour voir si des vieux Clynelish (c’est-à-dire ceux âgés de plus de 25 ans) valent plus le coup que des plus jeunes. Les vieux Clynelish ne sont pas souvent mis en vente, et quand c’est le cas ils sont particulièrement chers. Autant ne pas se planter dans ce cas-là.

  • Nez : Un nez hyper fruité et exotique. J’ai l’impression de humer une corbeille de fruits des îles frais. Du vernis et de la cire d’abeille. Le vernis se développe au fur et à mesure du dram.
  • Bouche : Un flot continu de sirop et de compote de fruits exotiques. Une vraie gourmandise crémeuse.
  • Finale : Des pointes salées viennent se mélanger au sirop de fruits, toujours bien présent.
  • Verdict : Assez différent des (plus jeunes) Clynelish précédemment présentés. Pas de fumée ici, tout sur les fruits juteux, en sirop et compotés. Un bonbon.
  • 90/100.

Bon, ce coup-ci, c’est vraiment fini pour le moment avec Clynelish. Promis. Juré. Craché. PTU ! Dans le prochain article, on passe sur de l’Islay tourbé.

J’espère que ce (gros) dossier vous a plu :-)

mardi 28 octobre 2014

Quadriptyque Clynelish, volet 1 : 1995/2014 (19 ans) Malts of Scotland, 52.8%

Les embouteillages indépendants de Clynelish pleuvent chaque mois. Tant et si bien qu’il m’est difficile de faire un choix ciblé sur LA bouteille correspondant à mes goûts. Bien que cette distillerie me plaise beaucoup, j’hésite souvent à m’acheter telle ou telle bouteille. Et souvent, à cause de cette hésitation, je loupe le coche. Il faudrait pouvoir tout goûter avant d’acheter, ce qui est loin d’être toujours possible.

Je vais essayer (mais cela m’étonnerait fort que j’arrive ne fut-ce qu’à sa cheville) d’imiter Serge Valentin (Mr Whiskyfun, qui est certainement le plus grand spécialiste en Clynelish au monde) en vous proposant un quadriptyque de quatre (bah oui, c’est pas un quadriptyque pour rien, n’est-ce pas ?) Clynelish récents. Et puis ça devrait intéresser un pote qui aime Clynelish encore plus que moi, vu qu’il en fait la collection (ou alors il ne sera pas du tout d’accord avec mes propos et me reniera sur-le-champ, oups ^^).

Je commence aujourd’hui avec un Clynelish qui n’est pas disponible en Belgique, mais bien en Allemagne. Et si vous êtes intéressé, il faudra vous dépêcher : il n’a été tiré qu’à seulement 80 bouteilles ! Il s’agit d’un embouteillage spécial de Malts of Scotland pour la boutique Der Feinschmecker :

Quadriptyque Clynelish, volet 1 : 1995/2014 (19 ans) Malts of Scotland, 52.8%

Clynelish 19 ans Malts of Scotland pour Der Feinschmecker, 03.1995 / 18.09.2014, Sherry Hogshead FS 006, 52.8%, 80 bouteilles.

  • Nez : La couleur de ce whisky annonçait déjà… la couleur (bon OK, elle était facile) : l’empreinte du sherry est bien marquée. Pain d’épices, caramel, cassonade, noisette, moka, cassis. Mais aussi un peu de paraffine (le fameux ‘’waxy’’ parfois présent chez Clynelish). Une mini brise iodée quand on hume longuement le dram ; mais il faut aller la chercher, celle-là. Après aération, une fraîcheur piquante végétale.
  • Bouche : Les épices exotiques d’abord, suivies par un mélange sucré-salé. Le sucré est évidemment dû à la maturation en fût de sherry : cassonade, compote de fruits noirs, chocolat au lait. Le salé trahit probablement le style côtier de Clynelish. Par contre je ne détecte plus de notes cireuses ici.
  • Finale : Longue. Un kick alcooleux se révèle quand on déglutit. La fumée iodée ici se montre plus présente. Une petite amertume boisée pointe le bout du nez. Le sel perdure longtemps sur la langue.
  • Verdict : Déjà, je suis assez fan des whiskies maturés en fûts de sherry. Mais quand j’en croise un qui ne camoufle pas le profil de la distillerie (ce qui est souvent le cas), qui est bon et en plus complexe ; là j’ai (presque) une érection.
  • 90/100.

Disponible actuellement (et peut-être plus pour très longtemps, dépêchez-vous !) via le site web de Der Feinschmecker (Google est votre ami :-) ) pour 89€. Aucune idée si cette boutique envoie vers la Belgique, par contre.

samedi 25 octobre 2014

Compte rendu : Whisky Festival Massen, 24 et 25 octobre 2014

Les deux jours de ‘’grosse’’ dégustation dans la salle annexe chez Massen viennent de se terminer, et pour ne pas perdre les bonnes habitudes je vous propose mon petit compte rendu. La fois précédente j’avais juste profité du moment, sans vraiment prendre de notes ni de photos. Cette fois-ci j’ai quand même essayé de mieux faire pour mes fidèles lecteurs que vous êtes :-)

Point de vue public présent, le vendredi soir était blindé de monde, une fois n’est pas coutume. Bien évidemment beaucoup de ‘’whisky freaks’’ belges, mais aussi des Français venus de loin (de Toulouse et de Rhône-Alpes, par exemple). Résultat d’un bouche à oreille sur des forums francophones. Il faut dire qu’avec les prix pratiqués en France par la Maison du Whisky, le Luxembourg est un véritable paradis pour tout amateur Français de whisky.

Le calme avant la tempête... (oui oui, il y a eu BEAUCOUP plus de monde par après)
Le calme avant la tempête... (oui oui, il y a eu BEAUCOUP plus de monde par après)

Pour la première fois, j’y suis allé les deux jours, n’aillant pas su goûter tout ce que je voulais en une seule soirée. J’ai pu constater que le public est très différent entre le vendredi et le samedi. Le vendredi, ce sont surtout des amateurs avertis (dont beaucoup se connaissent) qui se déplacent et qui restent toute la soirée, et c’est bourré-massacre. Le samedi, c’est tout autre, le public étant plus clairsemé et surtout composé de familles qui sont venues faire leurs courses au supermarché et qui en profitent pour faire un tour, goûter l’une ou l’autre chose (et éventuellement acheter une bouteille), puis s’en aller. Deux jours, deux ambiances.

Les exposants présents étaient à peu près les mêmes que les fois précédentes. Il s’agit, de façon logique, des divers fournisseurs de la Vinothek Massen : The Nectar, Malts of Scotland / The Whiskyman, BenRiach / Tomatin / Balblair, Douglas Laing, Chivas / Aberlour / Glenlivet, Glengoyne / Dun Bheagan / Tamdhu, Diageo, Glenfiddich / Macallan / Balvenie / Highland Park / Laphroaig / Bruichladdich. Voici quelques photos, qui valent toujours mieux que de longs discours.

Les exposantsLes exposantsLes exposants
Les exposantsLes exposants
Les exposantsLes exposantsLes exposants
Les exposantsLes exposants

Les exposants

Comme je sais que vous trépigniez d’impatience de savoir ce que j’y ai goûté et quelles étaient les nouveautés, je ne vais pas vous faire attendre plus longtemps. Et des choses, j’en ai goûtées sur deux jours ! Je vous livre mes notes dans l’ordre dans lequel j’ai goûté les whiskies. Comme d’habitude, ce sont des notes ‘’de festival’’, souvent basées sur quelques petites gorgées, pas dans un environnement propice à la dégustation en profondeur, et bien vite avec des papilles saturées. Des notes à prendre avec des pincettes, donc. Tellement avec des pincettes que je ne donnerai qu’un ressenti général de chaque whisky, sans cote. Les photos des bouteilles se trouvent à la fin de la liste, par jour.

Jour 1 (vendredi) :

Highland Park Dark Origins : On en a pas mal parlé (en bien comme en mal) sur les différents blogs et forums, j’avais envie de me faire ma propre idée. Bon nez bien rond, mais bouche plate et décevante. Empreinte de sherry bien présente. Finish poivré. Buvable mais pas transcendant.

Miltonduff 19 ans The Nectar of the Daily Drams, 51.2% : Nez malté et fruité. Bouche alcooleuse, agressive, déséquilibrée. Ouch !

Clynelish 21y Cadenhead Small Batch, Christmas Bottling for The Nectar, 50.4% (nouveauté) : Profil très fruité. Il mérite une note approfondie, ce qui sera fait sous peu sur le blog. A suivre…

Littlemill 22y Cadenhead Small Batch, 53.7% (nouveauté, et déjà sold out chez Massen) : Fruité, frais, herbacé, vanillé. Très Littlemill, et très bon.

Littlemill 1988 (25 ans) Douglas Laing, 56.2% : En face à face avec le Cadenhead, je l’ai trouvé très chimique, bubblegum made in Taiwan, pas bon du tout. Et hors de prix, aussi (plus de 200€, de mémoire).

Highland Park 1988 (24 ans) Signatory Vintage, 43% : Pas mal, mais loin du HP 25 ans OB (qui reste pour moi une référence indéboulonable). Mais un super rapport qualité / prix, néanmoins (environ 85€).

Glen Scotia 1992 The Whiskyman, 51.3% (nouveauté) : Une bonne surprise du festival, un profil qui sort des sentiers battus. Le nez m’a fait penser à un vieux Highland Park, fumée légère de grenier. Menthe fraîche. Ca ressemble à un refill sherry. Liqueur de poire en fin de bouche. Très chouette en tout cas. Note de dégustation complète très prochainement sur le blog. A suivre…

Balmenach 1988 Signatory Vintage for The Nectar, 55.5% : Fruité, rond, vanillé. Très bon.

Une partie des bouteilles du jour 1Une partie des bouteilles du jour 1
Une partie des bouteilles du jour 1Une partie des bouteilles du jour 1
Une partie des bouteilles du jour 1Une partie des bouteilles du jour 1

Une partie des bouteilles du jour 1

Jour 2 (samedi) :

Mortlach 18 ans officiel (nouveauté) : C’est un mélange de fûts de bourbon, Sherry, Port, et de fûts ‘’rejuvenated’’ (un processus pour donner une seconde vie à des fûts épuisés) bourbon. Nez doux, rond, du bonbon. Mais pas longtemps, les arômes s’envolent et ne laissent la place qu’à l’alcool. Bouche amère. Finale inexistante. Gros ratage.

Teeling 21 ans, 46% : Je l’avais goûté lors de l’édition précédente, mais n’avais pas été séduit du tout. Comme tout le monde me dit que c’est bon, j’ai voulu réessayer. Même constat que la fois dernière : térébenthine, chimique, bonbons industriels. Mais un amateur averti qui l’a goûté avec moi était d’accord avec moi, alors qu’il adore sa bouteille achetée un ou deux ans avant. De grosses différences entre les batches, peut-être ?

Caol Ila 38 ans Malts of Scotland, 47.2% : Pas une nouveauté, cette bouteille est sortie il y a déjà quelques mois. Mais pour moi, ce fut LE dram du jour. Le vieux Caol Ila comme j’aime. Tourbe légère, saveurs de sous-bois et minérales, fin, élégant. Waouw, la claque ! Mais hors de prix, dommage (250€ pour 35cl).

Caperdonich 18 ans Liquid Library, 52.2% (embouteillé en 2012, pas une nouveauté du tout) : Nez sympa, bien fruité, mais par contre la bouche est surette et astringente.

Glenfarclas 1993 The Family Casks, 56.4% : Sherry bomb en plein, à fond sur les fruits rouges et les épices exotiques. Le nez est super bien fait, classique. Par contre je l’ai trouvé trop sec en bouche, trop à mon goût.

Lagavulin Distiller’s Edition 1998/2014, 43% : Nez assez sympa, mais bouche complètement plate et inexistante.

Kilchoman 2009/2014 100% Islay PX Finish for De Tongerse Whiskyvrienden, 55.2% (nouveauté) : Nez sur la coque de noisette grillée, fumée terreuse. Bouche ronde, fumée tourbe sucrée. Bonbon en fin de bouche. Très sympa.

Images of Islay, Port Askaig – Malts of Scotland, 53.2% (nouveauté) : Jeune et fougueux. Bien fait, mais rustique dans sa puissance tourbée. Avec un peu d’eau, il devient plus sage et un style Laphroaig (fumée un peu médicinale) se révèle. Pourtant il s’agirait d’un Caol Ila, en toute logique.

Les bouteilles du jour 2Les bouteilles du jour 2
Les bouteilles du jour 2Les bouteilles du jour 2
Les bouteilles du jour 2Les bouteilles du jour 2
Les bouteilles du jour 2Les bouteilles du jour 2

Les bouteilles du jour 2

Comme d’habitude, j’ai passé deux super moments chez Massen. Bonne ambiance, bons échanges entre passionnés, de bonnes choses à goûter, et des prix imbattables. Un festival incontournable.

Rappel : le festival continue (mais plus petit) jusqu’au 11 novembre, avec une cinquantaine de bouteilles en dégustation dans le rayon whisky du magasin, et bien évidemment toujours la remise de 10% sur les bouteilles.