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vendredi 19 août 2016

Big Peat (2015), 46%

Ha, le Big Peat ! Qui ne le connaît pas, ne fut-ce de nom ? C'est LE blend tourbé, qui existe depuis pas mal d'années maintenant, à prix sympa. Une référence et un produit de la gamme de base de l'embouteilleur Douglas Laing.

Big Peat (2015), 46%

Le Big Peat, qui se décline en batches successifs (plus de 65 différents déjà sortis à ce jour) qui sortent à intervalle plus ou moins régulier, est un blended malt (aucun whisky de grain dedans, que du whisky de malt !) composé de whiskies de chez Ardbeg, Caol Ila, Bowmore, et... Port Ellen. Oui, vous avez bien lu, du Port Ellen. Holà, calmons-nous, arrêtons de sauter de joie en priant les Dieux du malt, voulez-vous ? Car vous espérez vraiment retrouver dans un blend à 50 euros les sensations procurées par du Port Ellen ? Soyons réalistes deux minutes (ATTENTION: mon analyse ci-après n'est qu'une supposition, basée sur la réalité du marché actuel. Je n'ai pas eu confirmation officielle du producteur): le prix des whiskies d'Islay est devenu très haut (intrinsèquement, et par rapport à celui des autres régions). Nul doute que l'Ardbeg, Caol Ila, et Bowmore composant le Big Peat soient très jeunes. Quant au Port Ellen, devenu aussi rare et aussi cher, impossible que les quantités contenues dans ce blend soient importantes. Il suffit d'en mettre une cuillerée par fût pour avoir le droit de le mentionner sur l'étiquette.

Mon analyse est bien évidemment sur le Big Peat "standard", car il en existe pas mal de versions différentes: le Big Peat de Noël, le Big Peat embouteillé pour telle ou telle boutique, le Big Peat embouteillé pour le Feis Isle 2016, le Big Peat embouteillé pour un pays (une version spéciale pour la Belgique vient d'ailleurs d'arriver récemment chez les cavistes), etc.. Il est possible (et même probable) que la composition et le rendu final varie de version en version.

Big Peat (2015), 46%

La note suivante concerne le Big Peat embouteillé le 30.09.2015 (code bouteille faisant foi), en mignonnette de 50ml.

Big Peat (2015), 46%
Big Peat, embouteillé le 30.09.2015, 46%
  • Nez: Beaucoup de vanille et de "new make" (poire), et très malté. La tourbe se décline en fumée vanillée.
  • Bouche: Légère, presque aqueuse, et ultra facile d'accès. Le "new make" est toujours fort présent, ainsi que la fumée vanillée. C'est très monolithique: Vanille, poire, fumée cendrée. Point.
  • Finale: Courte. La cendre devient légèrement amère, puis tout disparaît de la bouche.
  • Verdict: Au final ce n'est pas très tourbé, en fait. Oui, la fumée est présente, mais j'ai croisé des centaines de whiskies plus tourbés. Comme je m'y attendais, le profil fait très très trèèèèèès jeune. Ce produit, marketé "gros tourbé" (sans l'être) à coup de Port Ellen sur l'étiquette (sans le sentir dans le verre) et très réduit pour le rendre facile en bouche, me semble plutôt destiné à un public non averti qui se satisfera de peu. En bouche en tout cas, ce n'est pas mon truc du tout, personnellement.
  • 79/100 (J'ai eu du mal à définir la cote, hésitant entre 78 et 80. J'ai comparé le ressenti avec d'autres whiskies cotés par le passé afin de me caler finalement sur 79).

Disponible chez tous les cavistes pour une cinquantaine d'euros.

jeudi 3 décembre 2015

Bowmore 1995/2015 The Cooper's Choice, 20 ans, 46%

Vous l'aurez deviné depuis longtemps, Bowmore n'est pas spécialement ma distillerie d'Islay favorite. Je préfère (de loin) Caol Ila. Juste une question de goût personnel évidemment, puisque Bowmore a la cote (plus que Caol Ila, d'ailleurs) auprès du public; et que le prix des bouteilles de Bowmore est celui qui augmente le plus fort et le plus vite ces derniers temps. Surtout chez les embouteilleurs indépendants, d'ailleurs. Ça en devient même affolant, bientôt seules les bourses bien remplies pourront s'offrir un peu de tourbe de l'île d'Islay.

Mais je digresse. Comme souvent, oui je sais. Mais je fais ce que je veux, ch'suis chez moi ici, non mais ! :-p

Bon, bref, ce Bowmore-ci, néanmoins, m'a tapé dans l’œil de par son profil qui colle assez à mes goûts. Peut-être est-il, en ce sens, moins typique des Bowmore habituels ? Vous jugerez vous-mêmes, si vous avez l'occasion d'y goûter.

Quant à The Cooper's Choice, je vous en ai déjà parlé sur le Blog; c'est un embouteilleur indépendant basé à Glasgow en Écosse.

Bowmore 1995/2015 The Cooper's Choice, 20 ans, 46%
Bowmore 05.1995 / 2015 The Cooper’s Choice, 20 ans, Bourbon Cask n°0079, 46%, 275 bouteilles
  • Nez: La fumée est tout de suite présente, en avant de la scène, mais pas envahissante. Elle est même assez douce, vanillée, limité sucrée. Derrière cette fumée se dégage de la pomme jaune et un zeste de citron. De la poire juteuse se montre aussi par moments, après aération.
  • Bouche: La poire vanillée s’impose d’abord. Puis la fumée sucrée et légèrement cendrée lui emboîte le pas.
  • Finale: Longue. Les fruits vanillés s’éteignent assez rapidement, mais les cendres tièdes restent longtemps en bouche.
  • Verdict: Moi qui ne suis pas fan de Bowmore en général, je trouve celui pas mal. La tourbe est agréable, pas bourrine du tout. L’ensemble manque un brin de complexité pour me séduire complètement.
  • 87/100.

Disponible pour ±150 euros (ouch, je vous l'avais dit que le prix de Bowmore s’envole !) au Chemin des Vignes à Bruxelles.

dimanche 13 septembre 2015

Compte rendu: Festival des spiritueux chez Toby Vins le 12/09/2015

Toby Vins, le caviste spécialisé en vin situé en région liégeoise et qui développe ses gammes de spiritueux depuis une bonne paire d'années, a organisé ce samedi son premier festival des spiritueux. Aucun vin mis en avant donc, mais principalement du whisky; ainsi que pas mal de rhums et la gamme de gins Forest Dry Gin.

Je ne vais évidemment m'attarder que sur le whisky, n'étant ni attiré ni spécialiste (bon OK, s'autoproclamer spécialiste est un peu pompeux, sorry ;-) ) en d'autres alcools. Et le whisky était de toute façon l'alcool le plus représenté...

Le prix d'entrée était fixé à 10 euros et donnait droit à 7 jetons de dégustation, chaque jeton pouvant être échangé contre un consommation à goûter. Un prix plus que raisonnable.

A l'intérieur de la boutique, au rez de chaussée des tables et comptoirs avaient été disposés pour former des "stands". Que du whisky (et le stand gin aussi), le rhum étant situé dans la pièce bar à l'étage inférieur.

C'est principalement au niveau des "personnalités" que Toby Vins a frappé fort. Il est rare qu'un caviste organise un festival et qu'il puisse compter sur des noms connus de marques non moins connues: Melanie Stanger (Glengyle / Kilkerran) et Mark Watt (Cadenhead) terminaient par ce festival leur périple d'une semaine en Belgique, Matt Rooney de chez Michter's (spécialement accompagné pour l'occasion par le Brand Ambassador France de la distillerie), Jürgen Vromans (The Whisky Mercenary et Liquid Treasures). Étaient aussi présents des représentants des distributeurs The Nectar et Cinoco.

Table Michter's: La gamme de base était proposée. Plusieurs nouveautés seront présentées en novembre lors du Spirits in the Sky à Bruxelles.

Table Glengyle / Kilkerran: La boutique avait réussi à dégotter quelques bouteilles des Work in Progress I, II et III (qui sont devenus plutôt des objets de collection à présent), et avait ressorti des stocks du Work in Progress VII en fût de bourbon et brut de fût, le dernier en date très recherché et sold out un peu partout. Le Work in Progress VI en fût de bourbon était toujours en promo comme whisky du mois; tandis que plusieurs versions en fût de Sherry étaient aussi disponibles à la dégustation. Il y avait donc moyen de goûter à une large palette de la gamme de la distillerie.

Compte rendu: Festival des spiritueux chez Toby Vins le 12/09/2015

Table The Nectar: The Nectar est un des trois principaux distributeurs belges multi-marques et multi-produits. Dans son portfolio se trouve (entre autres) l'embouteilleur Signatory Vintage, qui a embouteillé un Clynelish 1997 (18 ans) exclusivement pour Toby Vins qui le proposait pour la première fois. Goûté sur place, ce "petit" Clynelish, réduit à 46%, n'est pas mal foutu et jouit d'un excellent rapport qualité/âge/prix: 55€ pour un Clynelish 1997 (qui est un bon millésime pour cette distillerie), c'est un très très bon prix. Je ne me suis d'ailleurs pas fait prier pour en prendre une bouteille, qui sera parfaite en "daily dram".

Compte rendu: Festival des spiritueux chez Toby Vins le 12/09/2015

Table Cadenhead: Dernière étape de la semaine belge de Mark Watt (qui sera de retour en novembre). Quelques bouteilles de la dernière fournée de la gamme Small Batch étaient proposées à la dégustation. J'y ai goûté le BenRiach 19 ans (très bon dans son ensemble, j'en parlerai en détails dans un futur proche) et l'Auchentoshan 23 ans (bien mieux que les embouteillages officiels).

Compte rendu: Festival des spiritueux chez Toby Vins le 12/09/2015

Table The Whisky Mercenary / Liquid Treasures: Jürgen y proposait non seulement son dernier embouteillage Highland Park, mais aussi les 3 dernières nouveautés Liquid Treasures. J'en parlerai sous peu. A noter aussi que Toby Vins a raflé les dernières bouteilles de The Nameless One. Profitez-en si cette bouteille vous fait de l’œil.

Table "tourbée": Une table exclusivement dédiée aux divers whiskies tourbés, histoire de satisfaire les "peat freaks" en herbe. Du Kilchoman, du Jura, de l'Ardbeg, du Wemyss, et le Lost Blend de Compass Box entre autres.

Compte rendu: Festival des spiritueux chez Toby Vins le 12/09/2015

Table Cinoco: Cinoco est, au même titre que The Nectar, un distributeur majeur de whisky en Belgique. Cette société distribue entre autres Bowmore, Douglas Laing, Ledaig, et quelques gammes japonaises. Ici c'était surtout Bowmore qui était mis en avant, avec quelques bouteilles proposées à la dégustation, dont le Laimrig batch 4 et le très récent 10 ans Tempest batch 6.

Point de vue public présent, ça n'a pas été la foire d'empoigne. Très peu de monde quand je suis arrivé (vers 14h30), les gens sont progressivement arrivés en cours d'après-midi. Quand je suis reparti (vers 17h30), les tenanciers des tables avaient assez de dégustateurs potentiels que pour être occupés. Il m'a semblé que le public attiré était principalement local, et surtout composé d'habitués. D'un autre côté, moi je préfère quand ce n'est pas bondé, comme ça j'ai du temps et la possibilité de discuter avec les exposants ;-)

samedi 12 septembre 2015

Bowmore 22 ans Cadenhead's Authentic Collection, 1992/01.2015, 50.8%

Ha, Bowmore... Pas ma distillerie d'Islay préférée (vous savez qu'à cette place, Caol Ila a ma préférence), mais je tombe parfois sur des embouteillages intéressants, voire très bons.

Cet embouteillage-ci est (une fois de plus ^^) de Cadenhead, mais de sa gamme Authentic Collection uniquement disponible dans les boutiques Cadenhead. Ne cherchez pas en Belgique, la plus proche se trouve à Cologne. Hauts les cœurs, ce n'est pas si loin: seulement à une grosse heure de Liège ;-).

Bowmore 22 ans Cadenhead's Authentic Collection, 1992/01.2015, 50.8%
Bowmore 22 ans Cadenhead's Authentic Collection, 1992 / 01.2015, Bourbon Hogshead, 50.8%, 204 bouteilles
  • Nez: De la fine fumée citronnée, des notes fraîches camphrées. Le côté citronné s'estompe avec le temps, laissant place à de la vanille se mariant à la fumée herbeuse. Un nez frais et assez printanier.
  • Bouche: Les saveurs sont d'abord timides, comme un diesel auquel il faut laisser le temps de démarrer. Ensuite la fumée vanillée déboule d'un coup dans la face, accompagnée de pomme au citron.
  • Finale: La fumée vanillée caractérise cette finale, longue mais très monolithique. Une légère poussière de bois se montre par moments.
  • Verdict: J'apprécie assez les whiskies tourbés, mais où la tourbe n'arrache pas le slip (avec tout ce qui se trouve dedans). C'est le cas ici, elle est assez fine et légère. Pourtant, je trouve que ce Bowmore manque de complexité pour me séduire complètement.
  • 87/100.

Disponible dans les boutiques Cadenhead pour 125€.

mercredi 5 novembre 2014

Bowmore 15 ans Laimrig (Batch 4), 54.1% (OB)

En début d’année je vous avais présenté le Bowmore Laimrig, mais il s’agissait du batch 3. Le batch 4, qui est toujours un embouteillage officiel en tirage limité, vient de débarquer sur le marché (avec une petite hausse de prix au passage, d’ailleurs). Y a-t-il une différence de goût et/ou de qualité avec le batch 3 ?

Ce batch 4 titre un peu plus haut que son prédécesseur (54.1% contre 53.7%), est toujours renseigné comme ayant un finish en fûts de sherry, et a perdu son indication de nombre de bouteilles (mais celui-ci devrait toujours avoisiner les 18000, de source bien informée).

Deux approches dans ma présentation de ce Laimrig batch 4: d’abord le goûter et le noter seul, afin de ne pas être influencé ; et ensuite le goûter en face à face avec le batch 3, histoire de les comparer.

Bowmore 15 ans Laimrig (Batch 4), 54.1% (OB)
Bowmore 15 ans Laimrig, batch 4, 54.1%.
  • Nez : La couche de sherry est clairement bien présente. Du pain d’épices, du café, de la noisette, du caramel. Des volutes de fumée sèche, assez discrètes. Du tabac humide. Et plein de fruits rouges secs. Un nez équilibré et complexe. Des relents de malt passent par moments.
  • Bouche : Entrée en matière douce, mais la puissance augmente rapidement. Les fruits rouges sont présents en force, la cerise confite tenant le haut du pavé. Epices exotiques, prune noire, tabac. La tourbe fumée est assez discrète.
  • Finale : Longue, sucrée et sèche. Comme de la cassonade qui se colle au palais, et les joues qui s’assèchent. De la fumée cendrée remonte dans les narines.
  • Verdict : C’est bon, bien fait, charpenté et puissant. Pourtant, je reste un peu sur ma faim sur le moment présent. Serais-je devenu plus exigeant qu’en début d’année ? Ou ce moment-ci serait-il moins propice à la dégustation d’un tel whisky ?
  • 88/100.
Bowmore 15 ans Laimrig (Batch 4), 54.1% (OB)
Bowmore 15 ans Laimrig, batch 4 comparé au batch 3.
  • A l’œil, le batch 4 est légèrement plus clair que le batch 3. Peut-être y a-t-il moins de fûts de sherry dans l’assemblage.
  • Au nez, le batch 3 est plus sec, plus fumé et plus marin ; tandis que le batch 4 est plus rond, plus fruité et plus sucré.
  • En bouche, le batch 3 est plus rustique, acéré, fumé, et sec. Il me donne d’entrée des frissons. Le batch 4 est plus sage, plus rond, plus accessible.
  • La finale du batch 3 est plus sèche et cendrée que celle du batch 4.
  • Ma préférence va clairement au batch 3, plus ardu, moins docile, plus rustique et moins facile. J’aime son côté bad boy des campagnes. Néanmoins, les amateurs de whiskies à déguster tranquillement au coin du feu de cheminée devraient être plus conquis par le batch 4. Ma note de 88 pour le batch 4 contre 90 pour le batch 3 me paraît donc personnellement logique vis-à-vis de mes goûts et de mes attentes.

Le batch 4 est disponible à partir de ±80€ (mais les prix peuvent sensiblement varier, vers le haut) en principe chez tous les cavistes proposant du Bowmore officiel. Le batch 3 n’est plus, à ma connaissance, disponible que sur le marché parallèle.

mardi 4 novembre 2014

Bowmore 2003/2014 The Whiskyman ‘’Children of the Dramned’’, 47.6%

The Whiskyman a récemment sorti deux nouveaux embouteillages. Un excellent Glen Scotia, dont j’ai parlé il y a peu, et un jeune Bowmore sous-titré ‘’Children of the Dramned’’. Toujours en hommage à Iron Maiden, cette fois-ci envers son Children of the Damned.

A de rares exceptions près, je ne suis pas particulièrement fan de Bowmore. Comme vous le savez, je préfère Caol Ila. Je vais donc essayer de mettre de côté mes goûts (et à priori) personnels et me concentrer sur la qualité intrinsèque de ce Bowmore.

Bowmore 2003/2014 The Whiskyman ‘’Children of the Dramned’’, 47.6%
Bowmore 2003 / 2014 The Whiskyman ‘’Children of the Dramned’’, 47.6%, 183 bouteilles.
  • Nez : Pas de grosse tourbe bourrine, ici c’est fin et subtil. Etonnant pour un Bowmore si jeune. Vanille, fumée sucrée, sirop de fruits blancs, quelques gouttes d’agrumes frais. Après aération, des notes minérales qui me font penser à du calcaire.
  • Bouche : Elle est, comme le nez, douce ; ce qui est somme toute assez logique vu le titrant assez bas. Agrumes acidulés, sel marin, cendres froides. Une sécheresse poudreuse (Du talc ? De la craie ?) apparaît.
  • Finale : Longue. La sécheresse poudreuse reste un moment en bouche. Fumée poivrée. Les agrumes acidulés ne sont pas en reste.
  • Verdict : Hé bien, vachement complexe ce Bowmore ! Fin, pas bourrin. Très bonne surprise, il fait plus vieux que son âge réel. Séduisant, pour moi qui ne suis pas fan de cette distillerie en général. Je vais devoir revoir mon jugement sur les Bowmore indépendants, il me semble.
  • 89/100.

Comme il vient de sortir, il devrait encore être disponible (pour environ 85€) chez tous les revendeurs de The Whiskyman (Massen, TasTToe, La Cave St Jacques, QV.ID, The Single Malt Whisky Shop, Jurgen’s Whiskyhuis, et peut-être encore d’autres).

samedi 25 janvier 2014

Bowmore 15 ans Laimrig, 53.7% (OB)




Hein oui que ça faisait longtemps que je n’avais plus parlé d’un embouteillage officiel ? Il faut dire qu’une fois qu’on a mis le doigt dans les embouteillages indépendants, on se retrouve vite avec tout le bras coincé dedans…
Ce Bowmore-ci mérite pourtant d’être mis sous les feux des projecteurs. Il s’agit du Bowmore 15 ans Laimrig, édition limitée à 18000 bouteilles (batch 3), 53.7%. Pas du réduit donc, mais apparemment du brut de fût.
Et comme je suis dans une période sherry et tourbe (ça colle bien au corps, parfait pour tenir chaud en hiver ;-) ) ; tout ce qui compose ce Bowmore, il tombe bien ce Laimrig !
    Bowmore 15 ans Laimrig, 53.7% (OB)
  • Nez : De la fumée sherrysée, hmmm ça sent bon ça ! Je sens bien le côté Bowmore fumée/marine ; et la couche sherry vient parfaitement se marier avec. Du cuir, des embruns, de la noisette, du tabac… Très fort et très complexe.
  • Bouche : Badaboum, explosion d’épices exotiques ! Du cuir caramélisé, des cendres confites. La tourbe fumée arrive en douceur pour devenir de plus en plus présente et se mélanger aux fruits à coque et noirs très cuits.
  • Finale : Bien longue qui tapisse bien la bouche. Pas mal de sel et de poivre dans la gorge et sur le bout de la langue. Du thé noir se révèle, de la cendre froide. Et toujours cette puissance en bouche.
  • Verdict : Mais qu’il est bon ce Bowmore ! Le mariage tourbe / sherry est parfaitement réussi, équilibré, complexe. Le bois n’est jamais ni envahissant ni asséchant.
  • 90/100.
Et en plus ce whisky bénéficie d’un rapport qualité / prix incroyable, et il est encore disponible malgré le fait qu’il soit limité : environ 60€ au The Single Malt Whisky Shop (si il en reste encore) et chez Massen (il en restait encore en milieu de semaine passée), ou alors plus cher ailleurs (sur internet par exemple). A stocker pour les années futures.