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dimanche 10 juillet 2016

Littlemill 24 ans The Whiskyman, 1988/2012, 54.2%

Aujourd'hui, un de mes classiques dans le whisky, LE Littlemill qui m'a fait définitivement tomber amoureux de cette distillerie: le 24 ans (1988/2012) de chez The Whiskyman.

Un whiskyfriend me l'avait fait goûter (il y a déjà quelques années) et l'ultra fruité de ce Littlemill m'avait laissé sur le cul. Évidemment, cet embouteillage était déjà sold out à ce moment-là. Et puis, en 2014, un site allemand en a remis en vente. Et je ne me suis pas fait prier...

Littlemill 24 ans The Whiskyman, 1988/2012, 54.2%

The Whiskyman vous connaissez déjà, bien évidemment. Dominiek a malheureusement décidé d'arrêter ses activités liées au whisky; ses embouteillages font donc à présent partie de son héritage maltesque.

Littlemill 24 ans The Whiskyman, 1988/2012, 54.2%
Littlemill 24 ans The Whiskyman "Sympathy for the Whisky", 1988 / 2012, 54.2%, 159 bouteilles
  • Nez: Attention ! Corbeille de fruits (exotiques) frais ! Wooot ! De la banane verte, de la banane mûre, de la mangue juteuse, de l'abricot... Un subtil nuage de poussière de pollen virevolte de ci de là. Après une bonne dizaine de minutes, le côté floral se fait plus présent, glissant de plus en plus du pétale de lys vers la tige de pâquerette.
  • Bouche: Du sirop d'abricot enrobé de miel de fleur d'oranger. Ça donne une bonne image du truc: une bombe fruitée sucrée. Les fruits enflent en bouche, de plus en plus compotés et sucrés. La mandarine et la pêche juteuses en tête.
  • Finale: Longue. De la pelure d'abricot, une pichenette d'épices exotiques. Le sirop perdure un moment, avant de céder progressivement la place aux épices exotiques picotantes.
  • Verdict: Mamamia ! Oufti ! OMG ! Quelle claque. THE fruit bomb. Pas d'herbacé flagrant (mais du floral quand même), mais quelle gourmandise fruitée de bout en bout ! J'adore, c'est juste sublime.
  • 93/100.

Complètement sold out depuis 2014. Son prix d'origine était, je crois, de 125€.

mardi 7 avril 2015

Caol Ila 2000/2015 Malts of Scotland for The Whiskyman, 55.6%

Hé oui, encore un Caol Ila. Cette distillerie n’est pas ma préférée d’Islay pour rien ;-)

Ce Caol Ila a été embouteillé spécialement pour Dominiek Bouckaert, alias The Whyskyman, qui est non seulement un embouteilleur indépendant belge mais aussi le distributeur de Malts of Scotland dans notre pays. Il est donc réservé au marché belge.

Je l’avais rapidement goûté au Whisky Live de Spa en février dernier, mais j’étais un peu passé à côté, perdu dans les nombreuses nouveautés à goûter. Mais comme je suis toujours en quête de Caol Ila sortant des sentiers battus, j’avais envie de revenir dessus. Voilà qui est fait.

Petite anecdote : Le ‘’Famous’’ sur indiqué sur la bouteille n’est pas un élan de mégalomanie de notre Whiskyman national, mais une blagounette de Thomas Ewers (le boss de Malts of Scotland) qui a ajouté ce qualificatif sur l’étiquette lors de l’embouteillage.

Caol Ila 2000/2015 Malts of Scotland for The Whiskyman, 55.6%
Caol Ila 2000 / 2015, Exclusive Bottling for The Famous Whiskyman, Bourbon Hogshead MoS 15008, 55.6%, 198 bouteilles.
  • Nez : D’entrée, on sait qu’on a affaire à un Islay ; aucun doute là-dessus. Des cendres froides, de l’embrun, des coquilles d’huitres pilées. Un brin de vanille et du nectar de mirabelle derrière tout ça. Après aération, les senteurs se fondent plus les unes avec les autres, rendant l’ensemble plus doux et plus rond.
  • Bouche : Très équilibrée, sans aucune agressivité. Des gouttes de citron salé. Toujours beaucoup de cendres froides. Quelques épices poivrées, mais aussi un peu de liqueur vanillée pour adoucir tout ça.
  • Finale : Longue. En déglutissant, la cendre se transforme en truite fumée. L’iode perdure dans la gorge, ainsi que le citron pressé dans les joues.
  • Verdict : Je me croirais dans un petit port de pêche en Bretagne. Un Caol Ila très marin, mais en eau calme. A déguster à son aise, sur la durée, pour lui laisser l’opportunité de livrer toutes ses facettes. Je n’ai pas testé, mais il devrait se marier à merveille avec un poisson fumé ou des crustacés.
  • 88/100.

Encore disponible chez les cavistes belges (et Luxembourgeois) proposant les embouteillages Malts of Scotland (Massen, QV.ID, The Bonding Dram, The Single Malt Whisky Shop, TasTToe....) pour 89€.

mardi 4 novembre 2014

Bowmore 2003/2014 The Whiskyman ‘’Children of the Dramned’’, 47.6%

The Whiskyman a récemment sorti deux nouveaux embouteillages. Un excellent Glen Scotia, dont j’ai parlé il y a peu, et un jeune Bowmore sous-titré ‘’Children of the Dramned’’. Toujours en hommage à Iron Maiden, cette fois-ci envers son Children of the Damned.

A de rares exceptions près, je ne suis pas particulièrement fan de Bowmore. Comme vous le savez, je préfère Caol Ila. Je vais donc essayer de mettre de côté mes goûts (et à priori) personnels et me concentrer sur la qualité intrinsèque de ce Bowmore.

Bowmore 2003/2014 The Whiskyman ‘’Children of the Dramned’’, 47.6%
Bowmore 2003 / 2014 The Whiskyman ‘’Children of the Dramned’’, 47.6%, 183 bouteilles.
  • Nez : Pas de grosse tourbe bourrine, ici c’est fin et subtil. Etonnant pour un Bowmore si jeune. Vanille, fumée sucrée, sirop de fruits blancs, quelques gouttes d’agrumes frais. Après aération, des notes minérales qui me font penser à du calcaire.
  • Bouche : Elle est, comme le nez, douce ; ce qui est somme toute assez logique vu le titrant assez bas. Agrumes acidulés, sel marin, cendres froides. Une sécheresse poudreuse (Du talc ? De la craie ?) apparaît.
  • Finale : Longue. La sécheresse poudreuse reste un moment en bouche. Fumée poivrée. Les agrumes acidulés ne sont pas en reste.
  • Verdict : Hé bien, vachement complexe ce Bowmore ! Fin, pas bourrin. Très bonne surprise, il fait plus vieux que son âge réel. Séduisant, pour moi qui ne suis pas fan de cette distillerie en général. Je vais devoir revoir mon jugement sur les Bowmore indépendants, il me semble.
  • 89/100.

Comme il vient de sortir, il devrait encore être disponible (pour environ 85€) chez tous les revendeurs de The Whiskyman (Massen, TasTToe, La Cave St Jacques, QV.ID, The Single Malt Whisky Shop, Jurgen’s Whiskyhuis, et peut-être encore d’autres).

dimanche 26 octobre 2014

Glen Scotia 1992 / 2014 The Whiskyman, 51.3%

Comme promis hier, je vais me pencher, dans quelques-uns des prochains articles, sur quelques nouveautés goûtées au Whisky Festival Massen. Mais cette fois-ci au calme, loin de l’ambiance mouvementée d’un salon.

Je commence ce soir avec le tout nouveau Glen Scotia embouteillé par The Whiskyman. Un whisky ‘’Hard Rock’’, dont l’étiquette est inspirée du Run to The Hills d’Iron Maiden. Dominiek Bouckaert, qui avait déjà au début des années 2010 sous-titré un bon nombre de ses embouteillages de petites phrases tirées de l’histoire du rock (It’s only single malt (and I like it), Dram together, Sympathy for the whisky, etc) revient vers son attirance pour la musique qui a des couilles. Et c’est tant mieux, car c’est assez ludique et ça engendre des étiquettes très sympa (et c’est plus excitant qu’une allusion à Britney Spears, hein ;-) ).

Glen Scotia 1992 / 2014 The Whiskyman, 51.3%
Glen Scotia 1992 /2014 The Whiskyman ‘’Run to The Stills’’, 51.3%, 162 bouteilles :
  • Nez : D’emblée j’ai su que j’avais affaire à un dram qui sort des sentiers battus, tant le nez est éloigné des standards que j’ai déjà croisés. Il est assez difficile à cerner et à décrire, d’ailleurs. Mais bon, c’est parfois la difficulté d’un blogueur, et il faut faire avec ; alors je me lance. De la minéralité (ardoise, fumée cendrée), des sous-bois (fougère séchée et bruyère), et aussi pas mal de fruits liquoreux (pomme et poire). Une sucrosité de vanille caramélisée. Plein de choses, et ça sent bon sans agresser.
  • Bouche : Pas agressive non plus. Plutôt douce, même. Je soupçonne un refill sherry, même si l’info officielle sur le type de fût n’est pas connue. De la pelure de poire, des épices exotiques, de la vanille et du caramel. Des vagues de liqueur de poire en fin de bouche.
  • Finale : Assez courte. Une explosion d’épices, et une légère amertume et sécheresse abricotées. La fumée cendrée refait surface.
  • Verdict : Mon impression en festival s’est vérifiée en le regoûtant au calme. Un dram atypique, peu conventionnel et peu courant. Ça fait plaisir d’encore croiser un whisky qui étonne, surtout quand en plus il est bon ! Un whisky multi-facettes et ludique (comme son étiquette).
  • 90/100. 89 pour sa qualité globale et sa complexité, le 90ème point pour son profil hors normes et son côté ludique.

Il vient de débarquer chez tous les cavistes spécialisés revendant The Whiskyman (Massen, TasTToe, La Cave St Jacques, QV.ID, The Single Malt Whisky Shop, Jurgen’s Whiskyhuis, et peut-être encore d’autres), pour 109€.

samedi 25 octobre 2014

Compte rendu : Whisky Festival Massen, 24 et 25 octobre 2014

Les deux jours de ‘’grosse’’ dégustation dans la salle annexe chez Massen viennent de se terminer, et pour ne pas perdre les bonnes habitudes je vous propose mon petit compte rendu. La fois précédente j’avais juste profité du moment, sans vraiment prendre de notes ni de photos. Cette fois-ci j’ai quand même essayé de mieux faire pour mes fidèles lecteurs que vous êtes :-)

Point de vue public présent, le vendredi soir était blindé de monde, une fois n’est pas coutume. Bien évidemment beaucoup de ‘’whisky freaks’’ belges, mais aussi des Français venus de loin (de Toulouse et de Rhône-Alpes, par exemple). Résultat d’un bouche à oreille sur des forums francophones. Il faut dire qu’avec les prix pratiqués en France par la Maison du Whisky, le Luxembourg est un véritable paradis pour tout amateur Français de whisky.

Le calme avant la tempête... (oui oui, il y a eu BEAUCOUP plus de monde par après)
Le calme avant la tempête... (oui oui, il y a eu BEAUCOUP plus de monde par après)

Pour la première fois, j’y suis allé les deux jours, n’aillant pas su goûter tout ce que je voulais en une seule soirée. J’ai pu constater que le public est très différent entre le vendredi et le samedi. Le vendredi, ce sont surtout des amateurs avertis (dont beaucoup se connaissent) qui se déplacent et qui restent toute la soirée, et c’est bourré-massacre. Le samedi, c’est tout autre, le public étant plus clairsemé et surtout composé de familles qui sont venues faire leurs courses au supermarché et qui en profitent pour faire un tour, goûter l’une ou l’autre chose (et éventuellement acheter une bouteille), puis s’en aller. Deux jours, deux ambiances.

Les exposants présents étaient à peu près les mêmes que les fois précédentes. Il s’agit, de façon logique, des divers fournisseurs de la Vinothek Massen : The Nectar, Malts of Scotland / The Whiskyman, BenRiach / Tomatin / Balblair, Douglas Laing, Chivas / Aberlour / Glenlivet, Glengoyne / Dun Bheagan / Tamdhu, Diageo, Glenfiddich / Macallan / Balvenie / Highland Park / Laphroaig / Bruichladdich. Voici quelques photos, qui valent toujours mieux que de longs discours.

Les exposantsLes exposantsLes exposants
Les exposantsLes exposants
Les exposantsLes exposantsLes exposants
Les exposantsLes exposants

Les exposants

Comme je sais que vous trépigniez d’impatience de savoir ce que j’y ai goûté et quelles étaient les nouveautés, je ne vais pas vous faire attendre plus longtemps. Et des choses, j’en ai goûtées sur deux jours ! Je vous livre mes notes dans l’ordre dans lequel j’ai goûté les whiskies. Comme d’habitude, ce sont des notes ‘’de festival’’, souvent basées sur quelques petites gorgées, pas dans un environnement propice à la dégustation en profondeur, et bien vite avec des papilles saturées. Des notes à prendre avec des pincettes, donc. Tellement avec des pincettes que je ne donnerai qu’un ressenti général de chaque whisky, sans cote. Les photos des bouteilles se trouvent à la fin de la liste, par jour.

Jour 1 (vendredi) :

Highland Park Dark Origins : On en a pas mal parlé (en bien comme en mal) sur les différents blogs et forums, j’avais envie de me faire ma propre idée. Bon nez bien rond, mais bouche plate et décevante. Empreinte de sherry bien présente. Finish poivré. Buvable mais pas transcendant.

Miltonduff 19 ans The Nectar of the Daily Drams, 51.2% : Nez malté et fruité. Bouche alcooleuse, agressive, déséquilibrée. Ouch !

Clynelish 21y Cadenhead Small Batch, Christmas Bottling for The Nectar, 50.4% (nouveauté) : Profil très fruité. Il mérite une note approfondie, ce qui sera fait sous peu sur le blog. A suivre…

Littlemill 22y Cadenhead Small Batch, 53.7% (nouveauté, et déjà sold out chez Massen) : Fruité, frais, herbacé, vanillé. Très Littlemill, et très bon.

Littlemill 1988 (25 ans) Douglas Laing, 56.2% : En face à face avec le Cadenhead, je l’ai trouvé très chimique, bubblegum made in Taiwan, pas bon du tout. Et hors de prix, aussi (plus de 200€, de mémoire).

Highland Park 1988 (24 ans) Signatory Vintage, 43% : Pas mal, mais loin du HP 25 ans OB (qui reste pour moi une référence indéboulonable). Mais un super rapport qualité / prix, néanmoins (environ 85€).

Glen Scotia 1992 The Whiskyman, 51.3% (nouveauté) : Une bonne surprise du festival, un profil qui sort des sentiers battus. Le nez m’a fait penser à un vieux Highland Park, fumée légère de grenier. Menthe fraîche. Ca ressemble à un refill sherry. Liqueur de poire en fin de bouche. Très chouette en tout cas. Note de dégustation complète très prochainement sur le blog. A suivre…

Balmenach 1988 Signatory Vintage for The Nectar, 55.5% : Fruité, rond, vanillé. Très bon.

Une partie des bouteilles du jour 1Une partie des bouteilles du jour 1
Une partie des bouteilles du jour 1Une partie des bouteilles du jour 1
Une partie des bouteilles du jour 1Une partie des bouteilles du jour 1

Une partie des bouteilles du jour 1

Jour 2 (samedi) :

Mortlach 18 ans officiel (nouveauté) : C’est un mélange de fûts de bourbon, Sherry, Port, et de fûts ‘’rejuvenated’’ (un processus pour donner une seconde vie à des fûts épuisés) bourbon. Nez doux, rond, du bonbon. Mais pas longtemps, les arômes s’envolent et ne laissent la place qu’à l’alcool. Bouche amère. Finale inexistante. Gros ratage.

Teeling 21 ans, 46% : Je l’avais goûté lors de l’édition précédente, mais n’avais pas été séduit du tout. Comme tout le monde me dit que c’est bon, j’ai voulu réessayer. Même constat que la fois dernière : térébenthine, chimique, bonbons industriels. Mais un amateur averti qui l’a goûté avec moi était d’accord avec moi, alors qu’il adore sa bouteille achetée un ou deux ans avant. De grosses différences entre les batches, peut-être ?

Caol Ila 38 ans Malts of Scotland, 47.2% : Pas une nouveauté, cette bouteille est sortie il y a déjà quelques mois. Mais pour moi, ce fut LE dram du jour. Le vieux Caol Ila comme j’aime. Tourbe légère, saveurs de sous-bois et minérales, fin, élégant. Waouw, la claque ! Mais hors de prix, dommage (250€ pour 35cl).

Caperdonich 18 ans Liquid Library, 52.2% (embouteillé en 2012, pas une nouveauté du tout) : Nez sympa, bien fruité, mais par contre la bouche est surette et astringente.

Glenfarclas 1993 The Family Casks, 56.4% : Sherry bomb en plein, à fond sur les fruits rouges et les épices exotiques. Le nez est super bien fait, classique. Par contre je l’ai trouvé trop sec en bouche, trop à mon goût.

Lagavulin Distiller’s Edition 1998/2014, 43% : Nez assez sympa, mais bouche complètement plate et inexistante.

Kilchoman 2009/2014 100% Islay PX Finish for De Tongerse Whiskyvrienden, 55.2% (nouveauté) : Nez sur la coque de noisette grillée, fumée terreuse. Bouche ronde, fumée tourbe sucrée. Bonbon en fin de bouche. Très sympa.

Images of Islay, Port Askaig – Malts of Scotland, 53.2% (nouveauté) : Jeune et fougueux. Bien fait, mais rustique dans sa puissance tourbée. Avec un peu d’eau, il devient plus sage et un style Laphroaig (fumée un peu médicinale) se révèle. Pourtant il s’agirait d’un Caol Ila, en toute logique.

Les bouteilles du jour 2Les bouteilles du jour 2
Les bouteilles du jour 2Les bouteilles du jour 2
Les bouteilles du jour 2Les bouteilles du jour 2
Les bouteilles du jour 2Les bouteilles du jour 2

Les bouteilles du jour 2

Comme d’habitude, j’ai passé deux super moments chez Massen. Bonne ambiance, bons échanges entre passionnés, de bonnes choses à goûter, et des prix imbattables. Un festival incontournable.

Rappel : le festival continue (mais plus petit) jusqu’au 11 novembre, avec une cinquantaine de bouteilles en dégustation dans le rayon whisky du magasin, et bien évidemment toujours la remise de 10% sur les bouteilles.

vendredi 27 décembre 2013

Clynelish 17 ans The Whiskyman "Age Matters", IB, 53.3%

Clynelish 17 ans The Whiskyman "Age Matters", IB, 53.3%

Après avoir parlé du Ledaig de la même gamme ‘’Age Matters’’, je ne pouvais laisser sous silence ce Clynelish (qui est une de mes distilleries préférées, au cas où vous ne vous en seriez pas encore rendu compte) 17 ans (1996/2013) The Whiskyman "Age Matters". Je l’avais goûté en novembre au Spirits in the Sky et il m’avait assez plus ; je me devais de revenir plus longuement dessus.

Nez : Clairement un refill sherry au nez (et à la couleur aussi, d'ailleurs). De la pâte d'amande, le vernis typique de Clynelish, une touche de minéralité. Du sucré / boisé.

Bouche : Un fondant aux fruits avec une pincée de sel, ça coule tout seul. Un peu de piquant au bout de la langue. De la compote de fruits jaunes (pêche, abricot).

Finale : Une pointe d'amertume boisée et de sécheresse. La finale est un peu en retrait par rapport au reste, elle aurait pu être un peu plus longue et moins amère pour être parfaite et en harmonie avec la bouche.

Verdict : Ca se laisse boire comme du petit lait, j'ai l'impression de pouvoir faire un copier / coller, au niveau sensation procurée (et du profil refill sherry commun aux deux), du Glenrothes 1988/2013 Daily Dram.
Très bon, très ludique, très exalté.

88/100. Il perd 1 point par rapport au Glenrothes The Nectar of the Daily Dram à cause de la finale en peu en retrait. Mais néanmoins un excellent dram procurant un très bon moment gustatif.

Environ 85 euros chez QV.ID (et sold out chez Massen). Il n’est pas trop tard pour se faire plaisir pour les fêtes de fin d’année.

N’oubliez pas d’utiliser le QR Code de l’étiquette, il vous mènera à une page web du site The Whiskyman avec la note de dégustation officielle de la bouteille. Allier whisky et geekerie, j’adore !

vendredi 22 novembre 2013

Ledaig 15 ans The Whiskyman "Age Matters", IB, 51.9%

Ledaig 15 ans The Whiskyman "Age Matters", IB, 51.9%

The Whiskyman a présenté sa dernière gamme lors du Spirits in the Sky. Cette gamme, nommée "Age Matters" car elle est plus axée sur l’âge du whisky que sur sa distillerie, est actuellement composée de 5 embouteillages différents : un Ledaig 15 ans, un Ben Nevis 16 ans, un Clynelish 17 ans, un Littlemill 21 ans et un Bruichladdich 22 ans.

Je vais me pencher aujourd’hui sur le Ledaig 15 ans The Whiskyman "Age Matters", 51.9% que j’ai eu l’occasion de goûter récemment et qui est assez particulier.

Ledaig est l’autre nom de la distillerie Tobermory (une seule distillerie produisant des embouteillages soit sous le nom Tobermory, soit sous le nom Ledaig) située sur l’île de Mull. Les embouteillages Ledaig sont en majorité tourbés (mais pas toujours), alors que les Tobermory ne le sont majoritairement pas (mais idem… pas toujours).

Nez : Une fine tourbe fermière, de la paille vanillée, des fruits verts et frais, des fleurs mouillées. Pas mal de choses se passent dans les narines, ce mélange fraicheur / tourbe est très intéressant.

Bouche : On retrouve la tourbe fermière, adoucie par du miel. Ici aussi, cette balance tourbe (assez rude par définition) / douceur est très bien faite et sort des habitudes.

Finale : Acidulée, de la paille mouillée et une légère fumée. La douceur précédente laisse la place à la fougue de la tourbe.

Verdict : Cette balance (à certains moments on croirait aussi un combat pour savoir qui dominera) entre la tourbe, la fraîcheur d’un verger et le doux/sucré est très bien fait, et donne envie d’y revenir afin d’explorer plus loin ce dram. Une fois de plus une réussite de The Whiskyman.

88/100

C’est toujours une joie pour moi de voir des nouveaux embouteillages de The Whiskyman arriver sur le marché, tant j’apprécie en règle générale ses produits. Les goûts de Dominiek Bouckaert correspondent grosso modo aux miens, apparemment.

Ce Ledaig ne déroge pas à la règle (très personnelle de mes goûts), ainsi que le Clynelish (déjà goûté en vitesse, et adopté) dont je parlerai dans quelques semaines quand j’aurai récupéré une bouteille…

Cette gamme ‘’Age Matters’’ est toute nouvelle et débarque actuellement dans toutes les bonnes boutiques proposant les bouteilles The Whiskyman. Environ 70€ pour ce Ledaig, ce qui est un prix tout à fait convenable pour un whisky de cet âge et de cette qualité.

Je terminerai juste ce billet en mentionnant les étiquettes de cette gamme, dans un style 3D très moderne, qui mettent en avant bien évidemment l'âge du whisky. Et le QR Code, très moderne aussi, qui est à essayer (je ne l'ai pas encore fait, vous me direz le résultat...)

lundi 11 novembre 2013

Compte rendu : Spirits in the Sky 2013

Compte rendu : Spirits in the Sky 2013

Ce week-end des 09 et 10 novembre se tenait le festival Spirits in the Sky à Leuven. Ce festival, organisé par The Nectar (distributeur belge de spiritueux et acteur majeur dans le monde du whisky belge), est l’un des principaux (avec Lindores à Ostende et le Whisky Live de Spa) organisés en Belgique sur l’année.

Sur ces deux jours, de nombreux exposants proposaient leurs produits. Bien évidemment du whisky, mais aussi du rhum, du cognac, du gin, etc… Je vais plutôt me concentrer sur le whisky dans ce compte rendu, bien évidemment.

Diverses masterclass étaient aussi organisées chaque jour.

Je m’y suis rendu le dimanche, voici mon ressenti concernant cette après-midi.

Le festival se tenait dans une salle d’un immense complexe sportif comprenant une piscine, nombreuses salles de divers sports, mur d’escalade, brasserie, etc… Ça peut paraître cocasse un tel endroit pour un festival sur les alcools, mais après tout le lever de coude peut parfois s’apparenter à un sport, non ?

Arrivé à l’heure de l’ouverture, pas besoin de faire une longue file ni au vestiaire ni à la caisse (où la charmante hôtesse The Dictador moulée dans une combinaison noire on ne peut plus près du corps accueillait le public ; histoire de le mettre en appétit). Après la caisse, on recevait un verre Glencairn (un vrai !), le catalogue 2013/2014 de The Nectar et 5 jetons "diamond". Ces jetons étaient la monnaie servant à acheter les drams de dégustation ; chaque jeton valant 1€.

Niveau salle, elle était suffisamment grande ! De forme rectangulaire, aérée, pourvue d’un grand bar où les cocktails étaient préparés et servis ; les nombreux stands étaient disposés le long des murs et fenêtres.

Compte rendu : Spirits in the Sky 2013

J’ai à peine eu le temps de faire un tour rapide en reconnaissance des lieux, que je dois me rendre à la Masterclass Cadenhead où j’avais réservé une place. Direction une salle annexe où 25 joyeux amateurs de retrouvent en compagnie de Mark Watt pour une dégustation de ‘’cask samples’’ (des échantillons de fûts en voie de sélection pour un embouteillage). Six échantillons étaient proposés lors de cette masterclass très agréable, intéressante, et menée avec beaucoup d’humour par Mark Watt. Les six échantillons (trois d’entre eux me paraissant très séduisants et les trois autres n’étant pas spécialement à mon goût) étaient :

  1. Benriach 1996. L’alcool pique aux yeux en le reniflant, bouche sur la pomme jaune, finale longue et chaude, assez sèche. Pas trop mon truc globalement (surtout le taux d’alcool apparemment assez élevé).
  2. Clynelish 1994 sherry. Superbe sherry sur le caramel très salé. Assez proche du récent Clynelish Small Batch de chez Cadenhead, en plus salé. Personnellement j’adore ce genre de profil.
  3. Glenlossie 1966. Nez très résineux, bouche assez effacée ; pas extra.
  4. Glenlivet 1988 sherry butt. Nez sur le caramel, pas excessivement sherry, bouche très sucrée, mais finale qui crame la tronche (ouch !). Quasi imbuvable.
  5. Mortlach 1992 sherry. Très très bon nez, sherry très prononcé, taux d’alcool assez élevé (± 57%). J’y ai ajouté un peu d’eau, et là il devient très bien, il s’ouvre sur les fruits caramélisés.
  6. Caol Ila 1984 (un mélange de 2 sherry butts et d’1 bourbon hogshead). Un super nez très typique de la tourbe Caol Ila, de la fumée, de la cendre. Bouche douce sur le miel et la fumée. Très très bon dans son ensemble.
Les 6 drams de dégustation lors de la Masterclass Cadenhead "Cask Samples"

Les 6 drams de dégustation lors de la Masterclass Cadenhead "Cask Samples"

Compte rendu : Spirits in the Sky 2013

Retour dans la salle principale après une heure passée à la masterclass, et je peux constater que beaucoup de monde est arrivé sur ce laps de temps. Les spiritueux attirent décidément les foules.

Il me fallait évidemment cibler les choses que je dégusterais ; goûter à tout étant impossible. J’ai préféré me concentrer sur les nouveautés et sur les choses que j’avais envie de goûter depuis longtemps.

Démarrage par le stand de Dominiek Bouckaert qui présentait la gamme Malts of Scotland et 5 nouveaux embouteillages "Age Matters" The Whiskyman. J’y ai goûté le Clynelish 17 ans sherry (que j’ai trouvé fort à mon goût) et le Littlemill 21 ans 50.2% (pas mauvais du tout, mais un peu instable).

Ensuite direction le stand The Whisky Agency qui présentait quelques embouteillages exclusifs pour le Spirits in the Sky. J’ai testé le nouveau Littlemill 24 ans The Perfect Dram (que j’ai trouvé trop alcooleux) et le Glen Scotia for SITS (un nez extraordinaire plein de choses inhabituelles, mais une bouche beaucoup plus passe partout).

Petit passage express chez Signatory Vintage où j’ai goûté un Longmorn 1992 Cask Strength Collection qui n’avait rien de spécial.

Le Tomatin 35y et le blend Creations de chez CadenheadLe Tomatin 35y et le blend Creations de chez Cadenhead

Le Tomatin 35y et le blend Creations de chez Cadenhead

Long arrêt ensuite au stand Cadenhead où j’ai pu discuter avec Mark Watt qui était revenu pour promouvoir ses nouvelles bouteilles. La nouvelle vague de Small Batch était là, chouette, je voulais en goûter certains ! D’abord le Bruichladdich 20 ans et le MacDuff 24 ans sherry qui me semblent bien bons.

Ensuite le fameux Tomatin 35 ans dont tout le monde parlait sur le festival. Il m’avait été rapporté qu’il faisait penser aux vieux Bowmore des années 60. Ha, peut-être, mais je n’ai pas connu ces vieilles bouteilles ; mon avis sera donc celui d’un noob en whisky : un nez sur les zestes d’orange confite, le bois précieux vernis, la compote de citron. Une bouche douce, fruitée (orange confite) et légèrement boisée. Une finale assez courte sur le sel, le poivre et le bois. Très bon en effet, mais je n’ai pas été envoyé en orbite non plus.

Finalement, une petite claque inattendue : le nouveau blend Creations "Rich fruity sherry" 20 ans qui est un mélange de 4 fûts (Mortlach, Invergordon, Cameronbridge et Bruichladdich). J’ai été clairement impressionné, j’avais des à priori assez négatifs envers les blends et celui-ci les a fait voler en éclats. Une bouteille que je vais devoir me procurer, surtout qu’elle n’est pas chère du tout.

Compte rendu : Spirits in the Sky 2013

Comme je venais de goûter un super blend et qu’on m’avait dit le plus grand bien de Compass Box, j’ai fait un saut par leur stand. Et là aussi j’ai été agréablement surpris (il y a donc de bonnes choses à découvrir dans les blends, bien loin des J&B, William Lawsons et autres Johnnie Walker. Un sujet que je vais devoir approfondir, finalement…) :

Le Compass Box Great King Sherry est un excellent daily dram, très lisse et agréable en bouche ; une très bonne introduction à petit prix pour toute personne voulait s’initier au whisky.

J’ai aussi goûté le Compass Box Peat Monster 10th Anniversary, un blend de 6 whiskies différents dont les principaux sont Caol Ila et Clynelish. Très très bon, la patte Caol Ila est clairement présente avec une couche vernissée à la Clynelish tout aussi perceptible. Bien complexe, mais un peu chéro quand même (pour un blend) je trouve.

Arrêt ensuite au stand Bowmore / Yamazaki. Cela faisait longtemps que je voulais goûter le Yamazaki 18 ans, c’est chose faite ! Un nez très complexe, le sherry n’est pas envahissant. Bouche très propre sur elle, nette, clean, douce et poivrée. C’est très bon, mais trop ‘’propre sur lui’’ aussi je trouve.

J’en ai aussi profité pour rapidement goûter le Bowmore Laimrig, un 15 ans sherry en édition limitée plébiscitée par une large majorité d’amateurs éclairés. Hé bien cette majorité a raison, c’est vachement bon ; je vais pouvoir ouvrir ma bouteille !

Une vue d'ensemble d'une partie de la salle, en début de festival

Une vue d'ensemble d'une partie de la salle, en début de festival

Et avec tout ça, à force de discuter longuement avec des amateurs et professionnels passionnés, bam ! Le salon va fermer, il est déjà tard, et je n’ai fait que les 2/3 de ce que je voulais faire. Argh !

Une dernière conversation avec Etienne Bouillon de chez The Belgian Owl (son new make avec ses alambics Caperdonich est très bon, très parfumé et très fruité ; c’est très prometteur), une personne très ouverte, passionnée, généreuse et joviale ; et nous voilà dehors. L’heure c’est l’heure (et les organisateurs avaient clairement besoin de se reposer, ils avaient l’air crevés par un tel marathon) !

C'est très difficile évidemment de coter de façon précise tous les whiskies goûtés. Un festival est une très bonne opportunité pour goûter plein de choses et se faire une grossière opinion "j’aime ou j’aime pas" en vue d’achats postérieurs, mais pas un endroit propice pour décortiquer de façon chirurgicale un dram.

Mon ressenti global est clairement positif : j’ai passé une super après-midi remplie de bien bons moments à longuement discuter avec des passionnés et à goûter de très bonnes choses. L’an prochain je devrai juste prévoir de venir les deux jours afin de pouvoir visiter tous les stands à mon aise. Vivement le SITS 2014 !

lundi 28 octobre 2013

Compte rendu : Whisky Festival chez Massen

Vendredi 25/10 et samedi 26/10 se tenaient les deux ‘’grosses’’ dégustations chez Massen, avec plus de 200 whiskies proposés gratuitement à la dégustation. Je m’y suis rendu le vendredi, voici mon reportage…

La dégustation se tenait dans la salle de banquet située au-dessus du magasin. A l’entrée on recevait un verre de dégustation (type "perfect dram") gravé au logo Massen ; et des bouteilles d’eau en quantité astronomique étaient à disposition.

Les différents stands étaient disposés le long des murs de droite et de gauche. Au fond étaient présentés les embouteillages spéciaux sélectionnés par Massen.

Compte rendu : Whisky Festival chez Massen

Il y avait bien entendu des stands présentant les dernières nouveautés et/ou les entrées de gamme des embouteilleurs officiels (Balvenie, Glenfiddich, Glenlivet, Aberlour, Amrut, Benromach, Bruichladdich, Highland Park, Nikka, etc…) afin de satisfaire le plus large public possible. J’ai néanmoins remarqué quelques absents de marque, comme le Yamazaki 18 ans que j’aurais bien voulu goûter, par exemple.

Diageo avait un gros stand présentant tous ses entrées de gamme (Talisker, Clynelish, Caol Ila, Cragganmore, Oban, Lagavulin, etc…), mais aussi la gamme Manager's Choice. J’ai été assez étonné de m’entendre dire que le Talisker 25 ans (nouveau batch) et 30 ans n’étaient pas en dégustation, alors que les bouteilles étaient présentées. Petite déception de ce côté-là. Heureusement, les Manager's Choice pouvaient être goûtés, eux.

Compte rendu : Whisky Festival chez Massen

Deux stands ont particulièrement attiré les foules :

  • Celui tenu par Dominiek Bouckaert (Monsieur The Whiskyman, avec qui j’ai eu l’occasion de discuter quelques minutes ; un gars très très sympa et disponible) qui présentait les dernières nouveautés Malts of Scotland et deux embouteillages récents The Whiskyman. J’y ai goûté le nouveau Glen Keith 1993/2013 Malts of Scotland (un fût sélectionné par Frank de chez Massen ; pas mal du tout) et le nouveau Images of Islay (un Bowmore sherry) Malts of Scotland 1995/2013 (un sherry fumé évolutif, bien foutu).
  • Celui de The Nectar qui proposait les dernières nouveautés The Nectar of the Daily Drams et quelques embouteillages Signatory Vintage for The Nectar ; ainsi que quelques Glendronach, Kavalan, Nikka, Bruichladdich, etc. Une équipe de plusieurs personnes (dont Mario, le patron) était présente pour satisfaire les clients assoiffés. Au niveau Daily Dram, festival de bouteilles intéressantes : Teaninich 40 ans, Tormore 28 ans, Glenrothes 25 ans (bien bon, note de dégustation complète bientôt sur ce blog ;-) ), Auchroisk 22 ans, Inchgower 37 ans, Glen Keith 20 ans, Dailuaine 29 ans, etc…
Le stand Malts of Scotland / The Whiskyman

Le stand Malts of Scotland / The Whiskyman

Le stand The Nectar

Le stand The Nectar

La table du fond présentait les embouteillages pour Massen (qui étaient en dégustation au stand The Nectar), que ce soit les nouveautés pour ce festival-ci ou les anciens embouteillages des festivals passés : Un Laphroaig 17 ans Signatory Vintage (le fût vide se trouvait à côté de la table), un Glenburgie 18 ans Signatory Vintage (pas mauvais du tout), un Glendronach 1996 Pedro Ximenez (que j’ai trouvé personnellement un peu décevant), un Glendronach 2002 Virgin Oak (note déjà présentée sur ce blog), un Arran Bourbon Cask, et deux Bruichladdich Murray MacDavid. Massen est vachement productif en sélection de (bons) fûts !

Les embouteillages pour Massen

Les embouteillages pour Massen

Dans l’ensemble, un très bon événement : une super ambiance, des gens souriant et disponibles, des amateurs qui se retrouvent ensemble et discutent. Moi en tout cas, j’ai passé une très bonne soirée et j’y retournerai au prochain festival qui se tiendra dans environ 6 mois (fin mars – début avril).

A noter, pour ceux qui seraient intéressés, que le festival des prix (-10% sur tous les single malts) chez Massen continue jusqu’au 12/11/2013 ; et qu’il est possible de goûter certaines choses (en moins grand nombre) en magasin jusqu’à cette date. Profitez-en !

mardi 16 juillet 2013

Caol Ila 1990/2013 The Whiskyman, 52.1%

Caol Ila 1990/2013 The Whiskyman, 52.1%

Pour continuer avec The Whiskyman, voici une seconde note de dégustation d'une de ses bouteilles. Il s'agit du Caol Ila 1990 / 2013 The Whiskyman For Vinothek Massen & De Tongerse Whisky Vrienden, 22 ans, 52.1%, Refill bourbon hogshead n°12505, 114 bouteilles.

Pour la petite histoire, The Whiskyman a produit cet embouteillage pour la boutique Massen (voir le billet qui lui est consacré) et le club de whisky de Tongres, de Tongerse Whisky Vrienden. Sur les 114 bouteilles produites, environ les 2/3 ont été au club de Tongres et le reste chez Massen.

Cette bouteille est arrivée sur le marché courant mars 2013, pour le festival du whisky chez Massen. J'avais eu la chance de le goûter avant son arrivée en magasin, et j'ai pu directement en réserver une bouteille. Grand bien m'en a pris: toutes les bouteilles du stock de Massen ont été vendues en deux jours !

De base je ne suis pas un fan des whiskies de l'île d'Islay, mais celui-ci est vraiment extra. Voici mon avis:

Nez: De la tourbe, mais pas la médicinale typique de la plupart des Islays que je ne supporte pas. Ici elle est douce, fine, subtile, invitant au voyage. Derrière je peux humer de la mousse d'arbre humide. Viennent de la fumée, un peu de cire de sapin. Très spécial, mais enivrant.

Bouche: Là aussi, la présence de la tourbe s'affirme d’emblée sans agresser. Du sel, un peu de pétrole. C'est doux et cohérent, TRÈS subtil. L'alcool chatouille le bout de la langue mais est très bien intégré.

Finale: De la fumée envahit la bouche et vient lécher le palais. Un enchevêtrement de champignons, de racines et de végétaux des sous bois remontent de la gorge vers la bouche; comme pour venir dire "Hey ! On a oublié de te raconter une partie de notre histoire, alors nous revoilà !". Sublime.

Verdict: Moi qui n'arrivais pas à trouver un Islay qui me plaisait, j'ai déniché LA perle rare. Aucun des inconvénients de la tourbe de pharmacie, une complexité exponentielle, un ravissement et un univers différent à chaque gorgée.

91/100.

Sold out, donc, depuis des lustres chez Massen; mais encore disponible pour une centaine d'euros (cette bouteille les vaut !) sur le site de Whisky Gorillaz (je présume que cette boutique online a réussi à choper quelques bouteilles au club de Tongres).

lundi 15 juillet 2013

Focus sur l’embouteilleur The Whiskyman

Focus sur l’embouteilleur The Whiskyman

The Whiskyman est non seulement un embouteilleur belge indépendant depuis 2011, mais est surtout un pseudonyme derrière lequel se cache une personne bien précise : Dominiek Bouckaert.

Amateur de single malt et collectionneur de Clynelish depuis de nombreuses années, Dominiek Bouckaert a été membre fondateur du club de whisky Fulldram et est membre du Lindores Whisky Society.

Considéré comme un expert, il a sélectionné des fûts pour plusieurs embouteilleurs, comme par exemple les fûts d'embouteillages Duncan Taylor for Men O’Quaich ; et a écrit plusieurs articles pour le magazine néerlandais Whisky Passion.

Parallèlement à sa carrière professionnelle dans l’informatique au VDAB (le FOREM flamand), en 2011 il reprend de Luc Timmermans la distribution belge des embouteillages Thosop et Malts of Scotland. La même année sort le premier embouteillage portant le label The Whiskyman (et pas n’importe quoi : un Port Ellen de 27 ans d’âge !).

En 2012 vient s’ajouter la distribution des embouteillages The Whisky Mercenary et Chester Whisky & Liqueur pour la Belgique.

Depuis 2011, non seulement The Whiskyman produit des embouteillages distribués dans les boutiques desservies par son réseau ; mais aussi des embouteillages exclusifs pour des boutiques précises (Massen, QV.ID, The Bonding Dram, Pin’Art) ou des clubs de whisky (Lindores, Fulldram, Tongerse Whiskyvrienden).

Malheureusement, la distribution de The Whiskyman ne se fait qu’en Flandre et (un peu) au Luxembourg; et reste inexistante en Wallonie. Il vous faudra donc vous déplacer pour pouvoir profiter de ces embouteillages de qualité !

Dominiek, si vous lisez ce billet, par pitié distribuez vos produits en Wallonie ! Merci ! :-)

vendredi 12 juillet 2013

Glen Grant 1992/2013 The Whiskyman for Massen, 48.4%

Glen Grant 1992/2013 The Whiskyman for Massen, 48.4%

Suite à mon précédent billet, vous projetez sûrement de faire une expédition chez Massen. Autant savoir ce que vaut son dernier embouteillage exclusif en date, alors.

Il s'agit du Glen Grant 1992/2013 (21 ans) The Whiskyman for Vinothek Massen, 48.4%, 118 bouteilles.

Nez: De la pomme verte, des agrumes, du raisin blanc. Du foin fraichement coupé et un peu de résine. Du blé vert après aération. Un nez d'une grande fraicheur et très agréable.

Bouche: Une douceur de fruits verts et jaunes fraichement coupés. C'est doux, sucré et sirupeux.

Finale: De longueur moyenne. Une pointe d'amertume et d'acidité. Toujours beaucoup de fruits. Une chaleur entoure la langue.

Verdict: Un profil très frais et très fruité; très printanier. Ce n'est pas d'une grande complexité, mais ce Glen Grant est très agréable et se laisse facilement boire.

87/100.

Disponible actuellement uniquement (à ma connaissance) chez Massen aux alentours de 80€. Un très bon rapport qualité/prix pour ce whisky de 21 ans d'âge.

mercredi 19 juin 2013

Embouteillage officiel VS embouteillage indépendant. Kézako ?

Embouteillage officiel VS embouteillage indépendant. Kézako ?

La notion d’embouteillage officiel est facile à appréhender. Il s’agit des bouteilles directement produites par la distillerie.

Les embouteillages officiels sont la carte de visite de la spécificité et de la ligne directrice en terme de goût de la distillerie. Chaque distillerie produit et vend ses bouteilles de single malt avec l’optique de proposer son propre goût qui la caractérise, à quelques exceptions près (comme Bruichladdich ou BenRiach, par exemple) qui proposent toute une palette de goûts différents dans ses embouteillages officiels.

Chaque distillerie ne produira et ne vendra comme embouteillage officiel que son propre whisky distillé dans sa propre distillerie, aucun autre.

Un embouteillage indépendant, quant à lui, n’est pas vendu par la distillerie mais par un embouteilleur indépendant. Cet embouteilleur indépendant achète des fûts de whisky à la distillerie, est généralement libre de modifier ce whisky (en le laissant maturer aussi longtemps qu’il le souhaite, en le transvasant dans un autre fût afin de lui donner un goût supplémentaire, etc) avant de l’embouteiller et de le vendre lui-même.

Généralement les distilleries vendent aux embouteilleurs indépendants les fûts dont le whisky ne correspond pas aux critères de goût typique de la distillerie (ces fûts n’étant donc pas susceptibles d’être vendus en embouteillage officiel).

Cela permet aux amateurs de single malt de trouver des bouteilles atypiques, qui sortent des sentiers battus de la distillerie en question; et les embouteilleurs indépendants ne proposent pas des bouteilles d’une distillerie unique mais de plusieurs différentes.

Les embouteillages indépendants sont toujours en tirage limité (de quelques dizaines à quelques centaines d'exemplaires), et donc par extension plus difficile à trouver que la plupart des embouteillages officiels qui, eux, sont renouvelés régulièrement par la distillerie.

Les embouteilleurs indépendants de single malt ne sont pas concentrés en Ecosse (comme le sont les distilleries); il en existe dans beaucoup de pays (principalement européens comme l’Allemagne, l’Italie, la France, les Pays-Bas, Royaume Unis, et… la Belgique).

Et justement, la Belgique n’est pas en reste en ce qui concerne les embouteilleurs indépendants, il en existe un bon nombre qui propose de très bon produits !

Voici la liste (par ordre alphabétique) de ces embouteilleurs indépendants belges :

Asta Morris

Daily Dram

The Whisky Mercenary

The Whiskyman

Thosop

C’est malgré tout encore une bonne histoire belge qui s’offre à nous concernant ces embouteilleurs belges : ils sont tous situés en Flandre, aucun en Wallonie (quand je vous disais que la Wallonie c’est "Waterloo morne plaine" en ce qui concerne le whisky…) ! Et pire, ils sont même très peu distribués dans les boutiques wallonnes; il faut se déplacer en Flandre ou au Luxembourg pour trouver facilement leurs bouteilles.

Certaines boutiques proposent aussi parfois leur propre embouteillage indépendant, avec ou sans partenariat avec un embouteilleur. Il faut rester vigilant et à l’affut pour dénicher une bonne bouteille !

Dans le jargon du whisky, on nomme "OB" (pour "official bottling") les embouteillages officiels et "IB" (pour "independant bottling") les embouteillages indépendants.

Embouteillage officiel VS embouteillage indépendant. Kézako ?