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vendredi 24 novembre 2017

Loch Lomond 1984/2017 The First Editions, Specially Selected for Belgium, 33 ans, 47.9%

Fin 2016 et début 2017, Hunter Laing a sorti coup sur coup deux Inchmurrin 1984 sous sa gamme First Editions. Si vous vous souvenez, ils m'avaient fort séduit et m'avaient rappelé le du Littlemill. Difficile de ne pas me plaire dans ces conditions, n'est-ce pas ?

La Boutique du Chemin a pu se procurer une partie d'un troisième fût, et l'a fait embouteiller pour la Belgique en cette fin 2017. Une partie ? Oui. 120 bouteilles d'un Hogshead, car il faut pouvoir être certain d'écouler les bouteilles produites sans en garder sur les bras; et le reste est resté en possession d'Hunter Laing et sera embouteillé ultérieurement. Aussi pour la Belgique, qui sait ? Espérons-le en tout cas !

Si vous avez été attentifs, vous aurez remarqué que je vous parle d'Inchmurrin depuis le début de cet article, alors que sur l'étiquette de la bouteille dont je vous parle aujourd'hui trône un grand Loch Lomond. Aucune trace du nom Inchmurrin. Mais quid ? Que passa ?
La raison est fort simple: La distillerie Loch Lomond a récemment développé ses gammes officielles et a sorti plusieurs embouteillages d'Inchmurrin qui ont été fort bien accueillis par le public et les critiques en tous genres. Dans la foulée, Loch Lomond a interdit aux embouteilleurs indépendants de continuer d'utiliser le nom Inchmurrin; seul le nom de la distillerie, Loch Lomond, est encore autorisé. Hunter Laing ne pouvait donc plus embouteiller ce 1984-ci sous le nom Inchmurrin, et a été contraint de le faire sous le nom Loch Lomond. Mais le jus à l'intérieur reste un sister cask des deux Inchmurrin précédents.

Et dans le verre, ça se rapproche des deux précédents, ou pas ?


Loch Lomond 1984 / 2017 The First Editions, Specially Selected for Belgium, 33 ans, Refill Hogshead HL13287, 47.9%, 120 bouteilles




  • Nez: Une corbeille de fruits jaunes et blancs juteux, fraîchement coupés. Des petites fleurs d'arbre fruitier, et un herbacé ténu. Une fraîcheur printanière tout du long.
  • Bouche: Et ça continue sur sa lancée ! Du sirop de fruit blanc, des pétillements de vanille au miel, et une fine pincée d'épices picotantes. De la tige de fleur omniprésente.
  • Finale: Moyenne. La fraîcheur végétale rebondit. Un soupçon de menthe poivrée en toute fin, accompagnée d'un léger boisé.
  • Verdict: Mais rhooo quoi ! Ces vieux Loch Lomond / Inchmurrin sont juste divins, frais, gourmands, équilibrés, et fins. Un profil à la Littlemill, je ne cesse de faire ce rapprochement. Celui-ci ne déroge pas à la règle et est un frère (quasi) jumeau des deux précédents. Miam, encore !
  • 91/100.





Disponible au Chemin des Vignes (Stockel) pour environ 200 euros.

vendredi 9 juin 2017

Tormore 1992/2017 The First Editions, 25ans, 55.9%

Maintenant que mon voyage à Campbeltown est terminé, et en attendant d'avoir trié toutes les photos / écrit l'un ou l'autre compte rendu (j'espère que vous êtes patients, car ce ne sera pas pour tout de suite, j'ai d'abord des affaires privées à gérer), laissez-moi sortir quelques notes de dégustation de mes tiroirs.

On commence par un Tormore de chez Hunter Laing, sous sa gamme The First Editions. Il affiche un âge charnière à mes yeux: 25 ans. Généralement le whisky ne se comporte pas trop mal à cet âge là, je trouve.


Tormore 1992 / 2017 The First Editions, 25 ans, Refill Butt HL13311, 55.9%, 434 bouteilles





  • Nez : Puissant, sur la pomme sèche et la poussière fruitée. Une certaine fraîcheur se révèle petit à petit. Un nez assez particulier, austère. Après un temps d’aération, du vernis devient perceptible.
  • Bouche : Ici aussi, l’austérité est de mise. Du fruit blanc pétrifié, des épices piquantes sèches, et beaucoup de minéralité (craie, chaux).
  • Finale : Une vague amère passé, écrasant une légère acidité qui voulait naître. Vient ensuite une sécheresse poussiéreuse.
  • Verdict : Un profil fort particulier, très austère. Mais qui ne manque pas d’atouts pour les amateurs qui cherchent des whiskies qui sortent des sentiers battus. Cette austérité a aussi comme conséquence le fait que ce Tormore n’est pas facile d’accès du tout, et demande du temps à s’y consacrer. Un whisky à ne pas bâcler. Mais une fois dedans, très agréable.
  • 87/100.







Disponible au Chemin des Vignes pour 150€, et peut-être (sur commande ?) chez We Are Whisky, W Comme Whisky, et Watch Smell Taste & Having Fun.

jeudi 20 avril 2017

Inchmurrin 1984/2017 The First Editions, 32 ans, 46.5%

Hunter Laing, via sa gamme The First Editions, remet le couvert en nous proposant un second Inchmurrin 1984, après nous avoir proposé l'excellent et complètement improbable l'an passé. Tellement étonnant qu'il a occupé une place de choix dans mon top 5 de l'année 2016.
C'est dire comme j'attendais de pied ferme celui-ci, histoire de me conforter dans l'idée que les vieux Inchmurrin, c'est trèèèès bon.

Sur papier, peu de changement: Un Hogshead à la place d'un Barrel (mais tous deux d'ex Bourbon), et 101 bouteilles au lieu de 87. Seulement 14 de plus, ça c'est de nouveau de la petite série… (mais attention, ces deux embouteillages sont en fait des "split casks", l'autre moitié ayant été embouteillée sous la gamme Old Malt Cask, même si un des numéros de fût différents apparaissent sur les étiquettes).




Inchmurrin 1984 / 2017 The First Editions, 32 ans, Refill Hogshead HL13363, 46.5%, 101 bouteilles

    https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgW6-4_97Zjd7BI1JBenqvCdDJW74vEOVcrOji7tzaZdki8KNCgcaL4vD1NQHvbDT3xnnwz3Jgym5ujcjzcvKpM7KW2lxZx-aEDOjCMkC2VgLrjEugBu5ZlHZcBDFXaREvtHFHX9S7sA1Sg/s1600/Inchmurrin1984FirstEd32y%252801%2529.jpg
  • Nez: Booooom ! L'hyper fruité, le floral, la tige de fleur, tout y est. Fort gourmand sur la corbeille de fruits blancs et jaunes juteux, et des rayons de miel. Cette gourmandise est soutenue par la fraîcheur de petites fleurs d'été et de tige de pâquerette. Vite, la suite (même si je prends un malin plaisir à faire durer les senteurs dans mes narines) !
  • Bouche: Le ramage vaut largement le plumage, la bouche est en droite continuité du nez: des fruits juteux gorgés de soleil, du sirop de fruit, du fructose, du miel, et au loin du végétal vert et poivré qui se fraie un chemin vers l'avant plan.
  • Finale: Moyenne. Dès la déglutition, c'est le végétal frais et légèrement mentholé qui prend la main. Cette fraîcheur assèche légèrement la bouche. Une pointe poivrée vient titiller les joues.
  • Verdict: Put..[censuré] que c'est bon du viel Inchmurrin, quand même ! Après avoir goûté du 1974 de chez Cadenhead et le précédent 1984 de First Editions, je guette les sorties de vieux Inchmurrin afin de me conforter dans le fait non seulement que c'est fort bon, mais aussi que ça se rapproche fort des marqueurs de Littlemill (ce qui est encore le cas ici). Cette expression-ci est parfaitement équilibrée, jamais agressive; l'hyper fruité propose une succulente gourmandise, et le floral / végétal apporte une pointe de fraîcheur. Tout ce que j'aime.
  • 91/100.





Disponible au Chemin des Vignes pour ±220 euros, et peut-être (sur commande ?) chez W Comme Whisky (La Louvière), We Are Whisky (Jauche), et Watch Smell Taste & Having Fun (Liège).


Face à Face: Inchmurrin 1984 (31 ans) VS Inchmurrin 1984 (32 ans).

 

https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjYacrVSelxfALSWFKibVqboIfKKvwhY49syf03J3cavOsZj60UXi-Fx8B-Sqvz08ENk0w8wLKM5FLxa8HbTNoQY-azgEoAaHURV6VTlHl5Z-PKlsJR9q065Yqmo7okC25JGND8OQ6ujya9/s1600/Inchmurrin1984FirstEd32y%252802%2529.jpg

 

Je sais, c'est très bateau comme approche, c'est tellement évident de comparer les deux versions. Tellement évident, mais aussi tellement intéressant (enfin, je trouve). Et donc je ne me prive pas, surtout que j'aime beaucoup ce genre d'exercice. Et puis c'est mon Blog, je fais ce que je veux ici, na ! :-p
Donc en face à face, l'Inchmurrin 1984 / 31 ans de l'an passé (qui s'est retrouvé dans mon top 5 de 2016) avec le nouveau passé au grill aujourd'hui (le 1984 / 32 ans, si vous avez bien suivi).

  • Nez: Celui du 32 ans est plus présent et plus fruité, tandis que celui du 31 ans est plus végétal et floral, et même un brin poussiéreux.
  • Bouche: Fruits et végétal pour le 31 ans, avec une pointe poivrée assez présente. La bouche du 32 ans est plus fondue, savant mélange de fruits et de tige de fleur poivrée.
  • Finale: Végétal dominant pour le 32 ans; mélange fruité / végétal pour le 31 ans.
  • Verdict: Ces deux Inchmurrin sont clairement de la même famille, on dirait presque des frères jumeaux. J'ai néanmoins une petite préférence pour le 32 ans qui est plus fruité dans l'ensemble, et un poil plus constant. Le 90/100 du 31 ans et le 91/100 du 32 ans me paraissent donc cohérents.



Tiens, une autre pensée me traverse l'esprit...
Quand je constate les similitudes au niveau des saveurs entre ces vieux Inchmurrin et des Littlemill eux aussi d'âge vénérable (mais même pas obligatoirement aussi vieux), je ne peux me poser que la question de savoir si une succession au trône n'est pas en train de s'opérer à mes yeux.
Quand je constate qu'un Littlemill 1990 (26 ans), en indépendant et en brut de fût, est sorti il y a deux jours pour 285€ et a été sold out en moins d'une heure (±265 bouteilles, hop) sans que personne n'ait eu l'ombre d'une seconde pour le goûter; alors que cet Inchmurrin-ci, qui jouit d'un bel âge de 32 ans, à un prix moindre, et est encore disponible à la dégustation pour qui voudra bien se déplacer jusque Bruxelles; je ne peux que me dire "Littlemill est mort, vive Inchmurrin !".
Bon, bref, je vais guetter les prochaines sorties de vieux Inchmurrin et arrêter de me prendre le chou sur les rares Littlemill qui sortiront encore, à des prix de pétés-mabouls.



Et si vous avez manqué l'Inchmurrin précédent, et si vous manquez celui-ci, rassurez-vous, car comme comme disait si bien Yoda...
Il y en a un autre...
Il y en a un autre...

samedi 3 décembre 2016

Face à face: deux Laphroaig 2001/2016 The First Editions, en refillSherry

Quand deux whiskies d'une même distillerie, très proches en âge, date de distillation et/ou d'embouteillage me tombent sous la main, ils entrent pile poil dans les critères pour faire un face à face entre eux.

C'est le cas pour ces deux Laphroaig-ci, tous deux distillés en 2001 et embouteillés (par Hunter Laing sous sa gamme The First Editions) en 2016, tous deux maturés en refill Sherry et proposés en brut de fût, et tous deux ayant été disponibles en même temps sur le marché belge.
Face à face: deux Laphroaig 2001/2016 The First Editions, en refill Sherry
Au premier coup d’œil, c'est au niveau couleur qu'une différence se marque: l'un est beaucoup plus sombre (preuve d'un fût plus actif, ou d'une différence de type de Sherry) que l'autre.
Point de vue titrant en alcool, la différence n'est pas énorme, à peine un peu plus de 1% d'alcool les sépare.
C'est évidemment au niveau senteurs et saveurs que la différence va vraiment se faire.
Je les ai bien sûr goûtés en même temps, en vrai face à face (ça me semble évident, mais il vaut quand même mieux le préciser).
Allez, 3... 2.... 1... GO !

Laphroaig 2001 / 2016 The First Editions, 15 ans, Refill Butt HL12382, 58.4%, 306 bouteilles


  • Couleur : Auburn.
  • Nez : De la cendre froide à foison. Un soupçon de caramel, de la noix, du chocolat noir de noir. La cendre se calme après un moment, pour laisser une fraîcheur de plante médicinale venir lui tenir compagnie.
  • Bouche : Une grosse vague de bois sec et de cendre froide, mélangée à des poignées d’épices piquantes, à du zeste d’agrume, à du moka, et à du fruit noir. Belle puissance globale. Le caramel sucré arrondit la bouche en cours de dram.
  • Finale : Longue. De la noix, de la prune noire, des restes de cendres chaudes, et du caramel épicé.










Laphroaig 2001 / 2016 The First Editions, 15 ans, Refill Butt HL12787, 59.8%, 244 bouteilles


  • Couleur : Vieil or.
  • Nez : De la fumée sèche, du raisin sec, du bois poussiéreux. Après aération, de l’herbe sèche se développe.
  • Bouche : Une amertume fruitée, de pelure d’abricot sec, appuyée. La tourbe est un mélange de profil fermier et de profil minéral, enveloppé de fumée. Après un moment en bouche, le minéral devient plus dominant et un vanillé apparaît.
  • Finale : Moyenne. De la poussière boisée sèche s’abat sur toute la bouche. Un restant de vanille et de fumée tourbée. De la pelure amère de pomme.










Verdict en face à face:

  • Le nez du 58.4% est beaucoup plus engageant et charmeur, mélangeant la minéralité cendrée à l’apport gourmand du Sherry.
  • Le nez du 59.8% est plus sec, plus carré, mais manque aussi de présence.
  • La bouche du 58.4% est puissante, cendrée, explosive ; tout en étant aussi ronde et gourmande. Superbe.
  • La bouche du 59.8% est très sèche au départ, et trop amère à mon goût sur la durée.
  • La finale du 58.4% termine de belle façon ce beau moment whisky, dans la continuité du nez et de la bouche.
  • La finale du 59.8% est ici aussi très sèche et assez amère.

  • Verdict du face à face : Bon ben… il n’y a pas photo, hein ! Le 58.4% est clairement deux (voire même trois) crans au-dessus du 59.8%. Victoire par KO au premier round.
  • Ma cote du 58.4% : 91/100.
  • Ma cote du 59.8% : 83/100.
Tous deux disponibles au Chemin des Vignes à Bruxelles, le prix de la version 58.4% est à 165€ et la version 59.8% à 190€. Intrinsèquement tous les deux sont chers pour des whiskies de 15 ans d'âge (même si en fût de Sherry, ce qui en théorie gonfle un peu le prix); Laphroaig devient de plus en plus intouchable en terme de prix me semble-t-il. Néanmoins, je suis étonné de voir non seulement une différence de prix, puisque tous deux du même âge, embouteillés en même temps, et issus du même type de fût; mais surtout très étonné de voir que le meilleur des deux est aussi le moins cher. Moi pas tout comprendre là...

dimanche 13 novembre 2016

Inchmurrin 1984/2016 The First Editions, 31 ans, 47.4%

Si le nom Loch Lomond ne soulève pas les foules, il faut quand même avouer que cette distillerie propose quelques whiskies différents. Enfin… les embouteilleurs indépendants proposent divers whiskies provenant de la distillerie Loch Lomond. Nuance.
Le whisky Loch Lomond d'abord (bon OK, il est dispensable, je suis d'accord), mais aussi le tourbé Croftengea; et Inchmurrin, celui qui nous occupe aujourd'hui.
Ha oui, chose importante aussi à mes yeux: saviez-vous que c'est Loch Lomond qui est propriétaire du nom Littlemill et de ses derniers stocks officiels ? Oui, le Littlemill 25 ans officiel est issu du groupe Loch Lomond.
Inchmurrin 1984/2016 The First Editions, 31 ans, 47.4%
Cet Inchrmurrin-ci, embouteillé par Hunter Laing sous sa gamme The First Editions, est âgé de 31 ans. Seulement 87 bouteilles ont été sauvées du fût. Les anges se sont goinfrés sur ce coup-là !

Inchmurrin 1984 / 2016 The First Editions, 31 ans, Refill Barrel HL12431, 47.4%, 87 bouteilles


  • Nez : Très fruité et très frais, léger et gourmand. Compote de pomme, sirop de poire, abricot et banane. Un trait de pamplemousse rose. Du miel d’oranger. Après aération, des senteurs de bouquet de petites fleurs des champs se révèlent de plus en plus.
  • Bouche : Tout aussi fruitée que le nez. Du pamplemousse sucré, de la banane bien mûre, de l’abricot, et de la poire juteuse. Tout en sirop et en compote ; une bouche sucrée, fruitée, et gourmande. De la tige de fleur épicée derrière cette gourmandise.
  • Finale : Courte. Le végétal / floral épicé se place en avant, puis une légère amertume sèche et mentholée s’installe.
  • Verdict : Moi qui suis fan de Littlemill, en aveugle j’aurais misé sur un de la première moitié des années '80. Même finesse, même fruité, même fraîcheur florale, même gourmandise. Même miam, quoi ! Et pile poil dans le profil que j’affectionne.
  • 90/100.
Disponible pour "juste" un peu moins de 200 euros au Chemin des Vignes à Bruxelles. Un whisky de 31 ans, qui ressemble à du Littlemill, et limité à 87 bouteilles; pour moins de 200 euros ??? Ça existe encore ça ?? Dépêchez-vous si vous voulez vous en procurer une bouteille, le stock en Belgique (non, les 87 bouteilles n'ont pas été exclusivement pour chez nous) ne devrait pas durer longtemps.

lundi 20 juin 2016

Highland Park 1997/2015 The First Editions, 18 ans, 56.7%

Je pense l'avoir déjà mentionné, Highland Park est une distillerie que j'affectionne mais avec laquelle j'ai du mal à trouver des embouteillages qui m'enthousiasment outre mesure. Le 25 ans officiel m'avait foutu une claque lors de mes débuts dans le whisky; le 25 ans en fût de Sherry de chez Cadenhead m'avait envoyé au 7ème ciel; j'ai encore croisé l'un ou l'autre HP très très bon (toujours en embouteillages indépendants, ceci dit), mais en règle générale je reste un peu sur ma faim.

Néanmoins, j'aime goûter les HP que je croise, "au cas où" je tomberais sur la pépite qui correspond à mes goûts (je sais, je suis très difficile... ce n'est pas à mon âge que ça va changer...).

Highland Park 1997/2015 The First Editions, 18 ans, 56.7%

Celui-ci, embouteillé fin 2015 par Hunter Laing sous sa gamme The First Editions, est arrivé récemment en Belgique.

Highland Park 1997/2015 The First Editions, 18 ans, 56.7%
Highland Park 1997 / 2015 The First Editions, 18 ans, Refill Hogshead HL12099, 56.7%, 231 bouteilles
  • Nez : Pas mal vanillé et malté au premier abord. Du fruité (pomme et poire) directement derrière. Une très légère fumée citronnée se cache derrière. Une touche de fraîcheur végétale apparaît après un moment.
  • Bouche : Du miel, du muesli vanillé à la pomme. L’alcool est fort présent au début, puis se calme. Des poignées d’épices piquantes, et de la fumée pétillante sur la langue.
  • Finale : Des épices sèchent explosent dans la gorge. La fumée, mentholée cette fois, remonte dans les narines. Du sirop de citron se mêle aux épices.
  • Verdict : Un bon whisky dans son ensemble ; peut-être un peu trop alcooleux par moments. La fumée changeante qui jalonne ce dram lui procure un joli fil conducteur.
  • 86/100.

Disponible au Chemin des Vignes (Bruxelles) pour environ 180€. Oui je sais, les prix des Highland Park deviennent aussi délirants que ceux des Laphroaig, Ardbeg et consorts :-/

samedi 5 mars 2016

BenRiach 1989/2015 The First Editions, 26 ans, 56.1%

BenRiach 1989/2015 The First Editions, 26 ans, 56.1%

Ce Benriach, sorti juste pour le Whisky-Live Belgium où il avait été bien accueilli par les personnes l'ayant goûté, a été embouteillé par Hunter Laing dans sa gamme The First Editions.

Hé bien... que dire à part cela, en fait ? Il est âgé de 26 ans, ce qui commence à marquer au compteur... et à picoter niveau prix aussi, bien entendu.

On passe à la dégustation ? Allez suivez-moi...

(oui je sais... désolé... parfois je manque d'inspiration pour le texte d'emballage de mes notes de dégustation...)

BenRiach 1989/2015 The First Editions, 26 ans, 56.1%
BenRiach 1989 / 2015 The First Editions, 26 ans, Refill Puncheon n°HL12002, 56.1%, 268 bouteilles
  • Nez: Très fruité sur la pomme jaune, le raisin blanc juteux, la compote de citron, et même quelques gouttes de fruits exotiques. Outre ce fruité intense, une fraîcheur végétale de rhubarbe s'invite dans la danse.
  • Bouche: La bouche n'est pas en reste par rapport au nez: très fruitée. Pomme juteuse, raisin blanc, sirop de citron. On sent la présence de ces fruits qui se veulent acidulés, mais cette acidité est bridée par des vagues de vanille au miel liquide. Des pincées d'épices poivrées viennent virevolter par moments.
  • Finale: Une importante amertume fruitée vient s'abattre d'un coup dans la bouche. Bim ! Cette amertume balaie le fruit sucré pour ne laisser qu'une sécheresse aride sur la langue. Le contraste est frappant entre cette finale et tout ce qui a précédé.
  • Verdict: Le fruité du nez et de la bouche est très engageant et savoureux. La finale, très différente, me plaît personnellement moins, par contre. Ce BenRiach est quand même globalement très agréable, bien fait, riche, et puissant.
  • 87/100.

Disponible pour ±180 euros au Chemin des Vignes (Bruxelles), et peut-être sur commande chez We Are Whisky (Jauche) et W Comme Whisky (La Louvière). Alors oui, 180€ ça peut paraître cher, mais histoire de relativiser il suffit de se dire que le BenRiach 25 ans officiel coûte le même prix. Hé oui.

mardi 19 mai 2015

Glen Keith 1996/2014 The First Editions, 18 ans, 52.5%

Après le Glen Keith de chez The Whisky Cask, en voici un autre; de la gamme The First Editions cette fois-ci. Généralement je trouve la qualité des Glen Keith assez bonne globalement ; celui-ci ne devrait normalement pas y déroger…

Glen Keith 1996/2014 The First Editions, 18 ans, 52.5%
Glen Keith 1996 / 2014 The First Editions, 18 ans, 52.5%, 267 bouteilles
  • Nez : Une corbeille de fruits secs et liquoreux. Abricot, poire, et mirabelle. Derrière ces fruits se révèle de la poussière sèche.
  • Bouche : Des fruits liquoreux et du vieux bois précieux résument cette bouche avenante. De l’abricot sec, de la pèche, de la nectarine. Quelques épices piquantes les accompagnent.
  • Finale : Moyenne. Des épices douces tapissent le palais. La poussière boisée assèche un brin la bouche, et une amertume fruitée meurt lentement.
  • Verdict : Très présent et très goûteux, à fond sur les fruits. Mais aussi assez monolithique et peu complexe. Un whisky agréable à boire dans son ensemble.
  • 86/100.

Bref, de qualité assez équivalente au précédent. Disponible au Chemin des Vignes pour ±130 euros. Au niveau prix par contre, la différence est assez importante par rapport au même précédent :-s .

samedi 25 avril 2015

Linkwood 1995/2014 The First Editions, 56.6%

Il faut se rendre à l’évidence, le prix des (très) bons embouteillages des distilleries connues, reconnues et ayant le plus de succès auprès du public atteint de tels sommets que cela en devient impayable. En disant cela, je pense surtout aux embouteillages (qu’ils soient officiels ou non ; en effet les embouteillages indépendants de ces distilleries ont aussi pris l’ascenseur vers le haut point de vue prix) d’Highland Park, d’Arbeg, de Bowmore, de Glendronach, de Littlemill, de Macallan, de Laphroaig, de Springbank, et j’en passe.

Une solution alternative pour trouver des pépites est de se pencher sur des distilleries aux noms obscurs et assez méconnus. Oui il y a moyen d’y trouver des (très) bonnes choses à prix encore abordable, mais c’est peut-être plus difficile à trouver car ces distilleries sont peu présentes chez les cavistes (car peu connues, et donc peu demandées de la clientèle finale) et leur qualité est peut-être aussi plus aléatoire (quoique de nos jours, même chez les ‘’grosses distilleries’’ ça ne veut plus dire charrette). Il faut certainement chercher plus assidument, essayer de goûter plus et surtout ne pas acheter en aveugle. Il est clairement plus difficile de trouver une tuerie chez Glendullan (‘’Hein ? Chez qui ? Connais pô…’’) que chez Highland Park, j’en conviens…

Mais parfois, au détour d’un dram sur lequel on n’aurait pas misé un kopek, on peut se retrouver surpris, voire scotché (ce qui, après tout, est ce qu’on recherche quand on boit du whisky. Scotché… Whisky… Hahaha. Bon OK, elle est nase ma vanne…).

C’est ce qui m’est arrivé avec ce Linkwood. Distillerie assez peu connue et peu prolifique en embouteillages bling bling. C’est d’ailleurs le premier Linkwood dont je parle sur le blog.

Linkwood 1995/2014 The First Editions, 56.6%
Linkwood 1995 / 2014 The First Editions, 18 ans, 56.6%, 274 bouteilles
  • Nez : Une austérité qui saute au nez. De la poussière minérale, style ardoise. Mais aussi de la pomme jaune pétrifiée et des notes de pamplemousse blanc. Impression de sécheresse désertique. Après aération, de la cire de bougie.
  • Bouche : Douce, liquoreuse, sucrée et onctueuse. Puis la pomme séchée, des gouttes de jus d’agrumes acidulés, et cette austérité sèche et minérale sur la poussière pierreuse, crayeuse.
  • Finale : Courte mais intense. Des poignées de poivre mélangé au citron qui se colle aux parois de la bouche. Du gingembre en poudre, et toujours cette austérité minérale.
  • Verdict : Franchement, une excellente surprise ! Je suis séduit par ce côté austère / minéral qui se marie parfaitement avec le côté citronné. Ça donne un côté ‘’old school’’ bien sympathique.
  • 89/100.

Disponible au Chemin des Vignes à Stockel (Bruxelles) pour une centaine d’euros. Pas super donné quand même, mais c’est toujours meilleur marché que bon nombre d’embouteillages récents de whisky de même âge.

mercredi 13 août 2014

Ben Nevis 1998 (15 ans) The First Editions, 57.6% (IB)

Ben Nevis 1998 (15 ans) The First Editions, 57.6% (IB)

Ben Nevis, la distillerie des Highlands, n’a que peu d’embouteillages officiels. Par contre il existe beaucoup d’embouteillages indépendants, de qualité très variable. Autant le dire d’emblée : celui-ci est le meilleur (jusqu’à présent) qu’il m’ait été donné de goûter.

Ben Nevis 1998 (15 ans) The First Editions, Sherry Butt, 57.6%, 256 bouteilles :
  • Nez : Waouw ! Un nez comme je les aime. Hyper gourmand et pâtissier. Du caramel, de la frangipane, des fèves de café, des épices douces, des fruits noirs (raison, prune), des fruits confits en pagaille. Plein de bonnes choses se mélangent et se télescopent. Je pourrais humer ce genre d’odeurs pendant des heures.
  • Bouche : Elle est dans la continuité gourmande du nez. Du caramel, de la cassonade liquide, des épices exotiques, du moka, du chocolat au lait, et une myriade de fruits secs (raisin en tête).
  • Finale : Moyenne. Du bois vernis apparaît. Les fruits secs meurent lentement. Une sécheresse poussiéreuse s’installe petit à petit en bouche.
  • Verdict : Pile poil le genre de profil que j’affectionne particulièrement. C’est tout simplement hyper bon, un dessert à lui seul. Le nez est particulièrement captivant.
  • 90/100.

Disponible au Chemin des Vignes à Bruxelles, pour environ 95€. Pas donné pour un 15 ans, mais ce whisky est un vrai plaisir à siroter. Si vous aimez les whisky maturés en fût de sherry, celui-ci devrait vous combler.

lundi 26 mai 2014

Speyside 17 ans The First Editions, 61.2%

Speyside 17 ans The First Editions, 61.2%

Je l’ai déjà expliqué plusieurs fois, une dégustation n’est pas l’autre et peut varier du tout au tout d’un moment à un autre en fonction des circonstances. Le ressenti d’un même whisky peut donc aussi varier.

Comme je le disais dans mon explication sur ma façon de noter un whisky, je me cite moi-même (oui, j’suis mégalo ;-p ) : [Une note de dégustation cotée est avant tout une photo d’un dram prise à un moment précis. L’humeur, l’environnement, l’envie, l’état des papilles ou de santé, le laps de temps entre l’ouverture de la bouteille et la dégustation, etc. vont influencer de façon logique la note et la cote…].

Aujourd’hui, je vous propose un exemple très concret avec ce Speyside 17 ans The First Editions 1994/2012, 61.2%.

Speyside est bien évidemment une région d’Ecosse fameuse pour le nombre de distilleries qui s’y trouvent, mais aussi une distillerie dont la construction commença en 1962 mais dont la production de whisky ne débuta qu’en 1990.

Concernant cette bouteille en particulier, de la gamme The First Editions de l’embouteilleur indépendant Edition Spirits, je l’ai goûtée une première fois il y a quelques semaines dès l’ouverture de la bouteille, et le moins que l’on puisse dire est que je l’ai trouvé imbuvable. Ma note avait été la suivante :

  • Nez : Assez sherry, et... plein de soufre ! Je ne suis pourtant pas d`habitude spécialement gêné par les whiskies soufrés, mais là c`est vraiment très fort.
  • Bouche : A nouveau super soufrée... trop.
  • Finale : Assez longue et sucrée, puis le soufre brûle tout sur son passage.
  • Verdict : Cette sensation hyper soufrée est peut-être due au fait que la bouteille venait d`être ouverte, et que ce côté soufré s`estompe par la suite. Mais en l`état, cela m`a paru très mauvais. Et la personne qui m`accompagnait lors de cette ouverture de bouteille a aussi été dérangée par ce côté soufré.
  • 69/100.

Une note très sévère, presque la plus mauvaise que j’aie jamais donnée à un whisky. Cela ne m’encourageait évidemment pas à récidiver sur cette bouteille. Et pourtant, par un heureux hasard, je l’ai regoûté alors que la bouteille était ouverte depuis plusieurs semaines. Et ça a été le jour et la nuit :

  • Nez : Le soufre est toujours présent, mais moins qu’auparavant et il s’efface avec le temps. Je peux sentir d’autres choses aussi : de la résine, de la frangipane, du biscuit au beurre, des épices exotiques, du massepain et du raisin noir. Un très bon nez, bien complexe.
  • Bouche : De la cassonade très brune domine d’entrée, c’est très sucré. L’alcool n’agresse pas et est bien intégré. Chaleur d’épices, raisin très noir et cassis.
  • Finale : Moyenne. Légère sécheresse de coque d’amande, clou de girofle. Une chaleur sucrée dans la gorge.
  • Verdict : Un dram bien complexe, bien meilleur quand la bouteille a respiré qu’à son ouverture ; très agréable et gourmand après l’avoir laissé s’aérer. L’ouverture de la bouteille ne lui rend pas du tout justice.
  • 88/100.

Oui, vous avez bien lu : un écart de 19 points entre l’ouverture de la bouteille (dégueulasse) et la bouteille aérée (délicieuse) !

Cela prouve par A + B le fait que l’ouverture d’une bouteille peut s’avérer traître pour un whisky. Parfois à l’ouverture le whisky est à son paroxysme, et parfois au plus mauvais moment de son évolution.

Une preuve de plus qu’il est de bon ton de donner une seconde chance à un whisky qui ne vous a pas plu au premier dram. CQFD ;-)

dimanche 19 janvier 2014

Laphroaig 1998 (15ans) The First Editions, 59.1% (IB)

Laphroaig 1998 (15ans) The First Editions, 59.1% (IB)

Je n’aime pas Laphroaig. Voilà, c’est dit. Je n’en ai pas goûtés des milliers, j’avoue, mais tous ceux qui sont passés par mes narines et/ou mes lèvres m’ont laissé un très mauvais souvenir.

Je ne dis pas que Laphroaig est mauvais (puisque cette distillerie a de nombreux fans inconditionnels), mais la grosse tourbe médicinale qui écrase tout sur son passage (ce qui est la patte typique de Laphroaig) n’est pas du tout à mon goût personnel.

Et puis récemment une bonne âme m’a fait goûter ce Laphroaig 1998/2013 (15 ans) The First Editions, 59.1%, 292 bouteilles ; et j’ai bien dû revoir mon jugement…

Nez : La fumée et la cendre typiques de Laphroaig, mais elles sont douces et subtiles, n’arrachent pas les narines contrairement à beaucoup de Laphroaig. Du foin sec, de la poussière de bois. Derrière tout ça une douceur sucrée et vanillée de fruits jaunes essaie de se frayer un chemin. Le nez évolue régulièrement avec le temps ; de la paille mouillée fait un bref passage, ainsi qu’un peu d’herbe fraîche.

Bouche : C’est doux pour du presque 60% ! Suave, même. Bien évidemment, la tourbe est bien présente ; principalement sur les minéraux (cendre, pierre lisse). Et puis du sucre liquide vient se mélanger à ces minéraux, et ça fait juste ‘’Waouw Boom’’ en bouche. C’est grand.

Finale : Interminable sur la tourbe minérale sucrée. Que dire de plus à part ‘’ça le fait’’ ?

Verdict : Un Laphroaig à des années lumières des médicinaux et bourrins que j’avais goûtés auparavant. Très doux et consensuel, l’alcool est parfaitement maîtrisé. Les odeurs et saveurs se suivent, s’entremêlent et parfois s’entrechoquent ; mais toujours dans une parfaite harmonie.

91/100.

Je dois donc arrêter de dire que je n’aime pas Laphroaig, mais plutôt dire à partir de dorénavant que je n’aime pas la grande majorité des Laphroaigs

Seul hic (et de taille), son prix. Les tarifs de tous les Laphroaigs, qu’ils soient officiels ou d’embouteilleurs indépendants, ont explosé ces derniers mois ; dans la même lignée qu’Ardbeg (vous ai-je déjà dit que je n’aime pas Ardbeg ? ;-) ). Et un bon 120 euros pour un 15 ans d’âge, ça devient quand même franchement nawak :-(.

lundi 9 décembre 2013

13, 14 et 15/12/2013 : Dégustations The First Editions / Sovereign et Douglas of Drumlanrig au Chemin des Vignes (région bruxelloise)

13, 14 et 15/12/2013 : Dégustations The First Editions / Sovereign et Douglas of Drumlanrig au Chemin des Vignes (région bruxelloise)

Le Chemin des Vignes organise des nouvelles sessions de dégustation le week-end prochain, du vendredi 13 au dimanche 15/12 ; histoire de présenter ses gammes The First Editions, Sovereign et Douglas of Drumlanrig avant les fêtes de Noël.

Comme trois gammes seront présentées, les dégustations seront organisées en alternance ; l’une présentant les gammes The First Editions et Sovereign, l’autre la gamme Douglas of Drumlanrig.

  • The First Editions est une gamme d’Edition Spirits Ltd proposant des bouteilles en brut de fût.
  • Sovereign est une nouvelle gamme d’Hunter Laing & Company Ltd (ex Douglas Laing). Cette gamme est composée de whiskies ‘’single grain’’, dont certains très âgés, en single cask et brut de fût.
  • Douglas of Drumlanrig est une gamme assez récente (datant de 2011) d’Hunter Laing & Company Ltd (ex Douglas Laing). Ces embouteillages sont réduits à 46% ou 50%.

Les dates et heures des sessions :

  • 13/12 à 20h00 : The First Editions & Sovereign
  • 14/12 à 14h00 : Douglas of Drumlanrig
  • 14/12 à 16h30 : The First Editions & Sovereign
  • 14/12 à 20h00 : Douglas of Drumlanrig
  • 15/12 à 14h00 : Douglas of Drumlanrig
  • 15/12 à 20h00 : The First Editions & Sovereign

Le prix pour participer à une session s’élève à 30€ (un système de ‘’points’’ est d’application en plus des 30€, mais je n’ai pas très bien compris comment fonctionne ce système… il vaut mieux téléphoner à Ludo, le gérant de la boutique, afin d’avoir des éclaircissements). Une ristourne sera octroyée sur les achats de bouteille faits sur place.

Pour s’inscrire, il suffit d’utiliser un formulaire Google ou téléphoner directement au Chemin des Vignes au 02/ 763 07 02.

Les sessions de dégustation se dérouleront à la boutique Le Chemin des Vignes, 219 Avenue Orban à 1150 Woluwé-Saint-Pierre.

Et le lineup dans tout ça ?? Il est long comme le bras… Alors au lieu de faire un copier/coller ici, je vous joints les fichiers PDF officiels en fin d’article.

Si vous êtes en panne d’inspiration pour vos cadeaux de Noël, peut-être que vous trouverez votre bonheur là-bas ;-)

Lineup des dégustations The First Editions / Sovereign

Lineup des dégustations Douglas of Drumlanrig

mercredi 27 novembre 2013

Jura 1995 / 2013 The First Edition, IB, 52.8%

Jura 1995 / 2013 The First Edition, IB, 52.8%

Continuons dans les bonnes bouteilles encore disponibles en boutique. Après tout, Noël approche et il faut commencer à penser à ce qui va se retrouver sous le sapin...

Ce soir, un Jura; issu de la seule distillerie de l'île Jura. Les embouteillages officiels ont tendance à être tourbés, mais d'une tourbe assez typique et particulière de cette île. Qu'en est-il de ce Jura 1995 / 2013 The First Edition, 52.8% ?

Nez: D'abord une explosion de fruits caramélisés, très vite suivie par des notes céréalières de croûte de pain frais. Viennent ensuite une brise iodée, du biscuit au beurre et de la mie de pain. Il y a de tout la dedans ! L'aération n'estompe pas les senteurs qui restent puissantes jusqu'à la fin du dram.

Bouche: Un genre de muesli légèrement salé. De la céréale, de l'iode, des fruits acidulés, une touche de beurre vanillé.

Finale: Moyenne. Les fruits (agrumes doux en tête) reviennent en force, secondés par une légère amertume boisée qui assèche un peu le palais.

Verdict: Un nez extraordinaire et très complexe, une bouche très agréable, et une finale un peu en retrait. L'un dans l'autre un très bon whisky multicouches qui offre une palette de saveurs très large. Mais un profil plus proche d'un Highlander que d'un Jura typique.

88/100 (mais proche du 89, j'ai assez hésité).

Disponible au Chemin des Vignes pour un peu moins de 100€. Un peu cher pour un pour un 18 ans d'âge je trouve, mais il vaut clairement le détour.

mardi 17 septembre 2013

Focus sur la boutique Le Chemin des Vignes (Woluwe-Saint-Pierre / Stockel)

Focus sur la boutique Le Chemin des Vignes (Woluwe-Saint-Pierre / Stockel)

Attention, BONNE découverte !

De passage dans le coin, je me suis arrêté à la boutique Le Chemin des Vignes à Woluwe-Saint-Pierre (près de Stockel). J’avais déjà vu sur internet que cette boutique, plutôt axée vin, avait aussi un rayon whisky assez bien achalandé en embouteillages indépendants pas spécialement répandus.

Entré dans la boutique, un Monsieur vient rapidement vers moi afin de m’aider. On discute un peu, je lui explique que je suis amateur de single malt et que je suis rédacteur d’un blog à destination des francophones de Belgique. Ludo (c’est son prénom) ne s’est pas fait prier pour m’expliquer tout ce qu’il y a à savoir sur son rayon whisky.

En fait la boutique appartient à la maison de négoce Godaert et Van Beneden, qui est aussi importateur exclusif pour la Belgique des embouteillages officiels de la distillerie Bladnoch et des embouteilleurs indépendants MacKillop’s Choice, Douglas of Drumlanrig, James MacArthur (Old Masters), John McDougall (The Golden Cask), et Hunter Laing (The First Editions). Ha oui, pas mal ! Surtout que ces embouteilleurs ne sont pas facilement trouvables en commande sur internet.

Il existe deux boutiques Le Chemin des Vignes ; une à Uccle (plutôt spécialisée en vin, le rayon whisky étant réduit) et celle de Stockel (où là, le gérant Ludo développe clairement le rayon whisky). Celle de Stockel est donc celle à retenir, trois grandes étagères étant remplies de bouteilles de single malt sélectionnées selon un critère commun : le brut de fût. Ludo m’a expliqué que la boutique met en avant le brut de fût et, si possible, le single cask. C’est vrai que je n’ai pas vu de MacKillop’s Choice réduit à 46 ou 43 ou 40%.

Le seul hic que j’ai pu remarquer, par contre, ce sont les prix qui me semblent assez élevés. Il y a moyen de trouver ces embouteillages indépendants à moindre prix sur internet (même si ce n'est pas évident), mais bien évidemment les frais de port réduisent grandement la différence de prix.

Ludo m’a ensuite montré le nouveau site web de la boutique, http://laboutiqueduchemin.be/ , qui devient le webshop axé sur les whiskies, spiriteux et alcools fins (laissant le vin au site web du Chemin des Vignes). Le nouveau site est aussi la source principale pour s’informer des différentes dégustations organisées par Ludo, et elles sont nombreuses (que ce soit en rhum, grappa, Cognac ou, évidemment, whisky) et multiples. Rien moins que sept dégustations différentes de whisky sont déjà prévues d’ici fin décembre. Il est possible de s’inscrire à la newsletter en envoyant un email à stockel@lechemindesvignes.be .

Après avoir discuté près d’une demi-heure (oui, Ludo est un passionné), une dégustation m’a été proposée. Ne me faisant pas prier, j’ai accepté de bon cœur. Ludo m’ayant demandé quelles sont mes distilleries préférées, il a sorti quelques bouteilles rescapées des dégustations passées, non seulement correspondant à mes goûts mais aussi d’autres choses à me faire découvrir. Et la moindre des choses que je puisse dire, c’est qu’il ne s’est pas fichu de moi ; jugez plutôt :

  • Arran 15 ans Douglas Drumlanrig 1997/2012, 50%, 36 bouteilles (embouteillé spécialement pour la boutique). Très sec, très boisé, je n’ai pas détecté la patte iodée du 14 ans officiel que j’affectionne. 83/100.
  • Littlemill 1990/2012 The Golden Cask, 52.8% (fond de bouteille, trop peu pour donner un avis définitif). Très sucré, très doux. ± 86/100.
  • Clynelish 13 ans Old Masters 1997/2010, 52.1%. Très bon nez, je reconnais bien la patte Clynelish cireuse et fruitée en bouche. 86/100.
  • Clynelish 23 ans The First Editions 1988/2012, 50%. Nez fruité et cireux, il faut le laisser aérer pour se développer. Bouche assez douce et discrète. Finale un peu trop alcooleuse à mon goût. 85/100.
  • Bunnahabhain 21 ans The Golden Cask 1990/2012 sherry cask, 54.5%. Nez mi-sherry mi-fruité, pain d’épice grillé. Bouche boisée et prune noire. Finale assez sèche sur le bois. Un profil sherry très atypique, j’adore ! Très bon, mais aussi un peu trop cher pour mon budget pour un 21 ans. 89/100.
  • Bunnahabhain 40 ans The Golden Cask 1972/2012, 44.6%. Un peu d'ammoniaque au nez, bouche aqueuse, finale discrète. Décevant pour un 40 ans (mais peut-être que passer derrière le sherry ne l’a pas aidé). 83/100.

Comme vous pouvez le constater, Ludo m’a gâté ; et clairement Le Chemin des Vignes est très intéressant de par son accueil, les activités organisées, et le choix en embouteillages indépendants. Ce serait une adresse incontournable si les prix étaient revus au niveau du marché général du single malt.

En tout cas, un énorme merci à Ludo pour son accueil ; rien que pour le rencontrer et taper la discute avec lui vaut le détour !

Les armoires remplies de bouteilles d'embouteilleurs indépendants.Les armoires remplies de bouteilles d'embouteilleurs indépendants.Les armoires remplies de bouteilles d'embouteilleurs indépendants.

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