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jeudi 18 mai 2017

Glen Scotia 19 ans Kintra, 1992/2011, 51.8%

Parfois, pour coller à un thème sur le Blog, je ressors des vieilles notes de dégustation qui n'ont jamais été publiées ici.
C'est le cas pour ce Glen Scotia, puisque nous sommes toujours dans le thème "Campbeltown".

Ce Glen Scotia a été embouteillé fin 2011 par Kintra, l'embouteilleur néerlandais. Il a passé 19 ans dans un fût de Sherry, et ça se voit à sa couleur.

Par contre seulement 119 bouteilles ont été produites par Kintra, alors que la capacité du fût (un Butt) fait présumer qu'il y avait beaucoup plus que 85 litres litre dedans. Un split cask ? Ou le reste du fût serait-il encore en train de dormir dans le fond d'un entrepôt ? Mystère.


Glen Scotia 19 ans Kintra, 03.1992 / 11.2011, Sherry Butt n°5, 51.8%, 119 bouteilles


 

  • Nez: Quel nez ! Énorme ! Une puissante senteur de sherry monster qui embaume la pièce entière dès ouverture de la bouteille / versement du breuvage dans le verre. Un nez énormément attirant qui met en appétit. Du bois, des fruits secs, du vin cuit, une pointe de chocolat noir.
  • Bouche: D'entrée très marquée sur le sherry, sirupeuse. Un peu de fumée, des fruits secs et cuits. Et beaucoup de vieux bois sec et brûlé. Bouche très capiteuse qui tapisse puissamment la bouche.
  • Finale: Interminable d'abord sur les fruits secs, puis sur le bois sec. Celui-ci s'installe pour ne plus partir, et assèche la bouche (peut-être un peu trop).
  • Verdict: Un profil rugueux, rustique, rude; difficile à aborder. Il faut revenir dessus à plusieurs reprises pour appréhender ce bestiau sauvage; mais ce whisky est un réel plaisir gustatif une fois dompté.
  • 91/100 (94/100 pour le nez qui est carrément énorme; 89/100 pour la bouche et la finale qui sont un poil cheval sauvage).



Sold out depuis longtemps, son prix originel se situait aux environs des 90 euros si ma mémoire ne me fait pas défaut.

vendredi 5 mai 2017

Glen Scotia 24 ans Murray McDavid, 1991/2015, 46%

Glen Scotia est une des trois distilleries de Campbeltown; et la seule n'appartenant pas à J&A Mitchell & Co. Elle appartient par contre au Loch Lomond Group, tout comme ce qui reste de la marque... Littlemill (ouéééé, tout est dans tout 😄 ).

Ce Glen Scotia-ci est proposé par l'embouteilleur Murray McDavid. Vous avez peut-être déjà entendu parler de cet embouteilleur, même si c'est la première fois que j'en parle sur le Blog.
Murray McDavid existe depuis pas mal de temps dans le monde du whisky, et appartenait jusqu'il y a peu à la distillerie Bruichladdich. Quand celle-ci a été revendue au groupe Remy Cointreau (en 2012), ce dernier n'a pas voulu racheter Murray McDavid. C'est alors Aceo Ltd (déjà actif dans le whisky en tant que grossiste en fûts et prestataire de services divers) qui se porte acquéreur de l'embouteilleur, ainsi que de son stock de fûts (qui était, à ce qu'on m'a dit, conséquent).

La distribution de Murray MacDavid est tombée en désuétude en Belgique suite à ces rachats, pour être récemment récupérée par Godaert - Van Beneden.

La politique d'embouteillage chez Murray McDavid va à contre-courant de ses concurrents: pas de vagues d'embouteillages successives et rapprochées, mais l'embouteillage d'une bonne quantité de bouteilles différentes à intervalles très espacés, et avec disponibilité sur le marché bien après que l'embouteillage n'ait eu lieu. C'est ainsi que le dernier embouteillage date de fin 2015 et reste encore celui en cours actuellement.
Le suivant devrait néanmoins avoir lieu prochainement, avec mise à disposition sur le marché dans un futur plus ou moins proche.

Le Glen Scotia qui nous intéresse aujourd'hui a donc été distillé en 1991, embouteillé en octobre 2015 après avoir passé la plus grande partie de sa vie en fût de Bourbon, puis être passé par un fût de Sherry (info glanée sur le site du caviste le revendant, mais non disponible sur la bouteille elle-même), avant finalement de terminer sa maturation dans un fût de vin de Vosne-Romanée (Bourgogne). Ouille, un finish en fût de vin... en règle générale les finishes en fût de vin et moi ça fait deux... Voyons voir dans ce cas-ci.


Glen Scotia 24 ans Murray McDavid, 1991 / 10.2015, Bourbon Barrel avec finish en fût de Vosne-Romanée n°4, 46%






  • Nez : Du raisin vineux, de la cerise au marasquin, des volutes d’éther et de soufre.
  • Bouche : Du raisin acidulé, des notes vineuses marquées. Du caramel, des épices douces, et du bois.
  • Finale : Le bois astringent se place à l’avant plan. Le raisin vineux est toujours présent.
  • Verdict : Le finish de vin apporte une empreinte rustique à ce Glen Scotia, qui devrait trouver son public.
  • 83/100.









Disponible au Chemin des Vignes (Bruxelles) pour ±200 euros. Gloups, ça pique 😖 !

vendredi 6 janvier 2017

Glen Scotia 16ans Cadenhead's Sherry Cask, 2000/2016, 57.8%

Au cours des 3 années du Blog, je n'ai publié qu'une seule note de dégustation de Glen Scotia. J'ai en effet une relation "difficile" avec cette distillerie: je l'ai découverte il y a quelques années via un extraordinaire embouteillage de chez Kintra, en fût de Sherry. Une vraie bombe, celui-là.

Mais depuis, il est rare que j'aie eu l'occasion de goûter du Glen Scotia, et quand je l'ai fait je n'ai jamais été fort séduit (à de très rares exceptions près).

Je n'arrive pas, surtout, à appréhender le "style" Glen Scotia. Y en a-t-il un, d'ailleurs ? Ou justement cette distillerie se distingue-t-elle par son manque de profil typique et reconnaissable, contrairement à beaucoup d'autres distilleries ? Bref, je ne me considère pas comme un spécialiste / amateur de Glen Scotia; je cherche encore mes marques par rapport à elle.

 

Cet embouteillage-ci fait partie de la vague de Noël de chez Cadenhead (et clôture mes différentes notes à son sujet, d'ailleurs. De la vague de Noël hein, pas de Cadenhead dont je compte encore vous parler en 2017 !!).

Glen Scotia 16ans Cadenhead's Sherry Cask, 2000 / 11.2016, 57.8%, 612 bouteilles

  • Nez: Bien couillu, comme j'aime bien chez les Sherry qui collent. De la prune noire, de la cassonade caramélisée, du bois laqué, du fruit rouge et noir en pagaille, une pointe de tabac doux. Des senteurs bien ancrées, ça annonce la couleur pour la suite.
  • Bouche: Une astringence fruitée s'installe, plutôt sur la pomme verte, mais néanmoins fortement épicée et enrobée de caramel. Ca forme un mélange étonnant et déroutant. Du bois sec bien présent en cours de dram.
  • Finale: Du bois sec amer occupe la place. Les épices explosent par salves. L'ensemble se veut fortement boisé sur la durée.
  • Verdict: Le nez est très très chouette (quoique classique pour ce genre de profil). La bouche par contre tranche avec celui-ci, abordant un virage dans une direction différente, moins conventionnelle pour ce genre de profil. L'astringence de la bouche et l'amertume boisée de la finale ne sont pas particulièrement ma tasse de thé.
  • 85/100.

En principe encore disponible pour 72€ à la boutique Cadenhead de Cologne.

 

dimanche 26 octobre 2014

Glen Scotia 1992 / 2014 The Whiskyman, 51.3%

Comme promis hier, je vais me pencher, dans quelques-uns des prochains articles, sur quelques nouveautés goûtées au Whisky Festival Massen. Mais cette fois-ci au calme, loin de l’ambiance mouvementée d’un salon.

Je commence ce soir avec le tout nouveau Glen Scotia embouteillé par The Whiskyman. Un whisky ‘’Hard Rock’’, dont l’étiquette est inspirée du Run to The Hills d’Iron Maiden. Dominiek Bouckaert, qui avait déjà au début des années 2010 sous-titré un bon nombre de ses embouteillages de petites phrases tirées de l’histoire du rock (It’s only single malt (and I like it), Dram together, Sympathy for the whisky, etc) revient vers son attirance pour la musique qui a des couilles. Et c’est tant mieux, car c’est assez ludique et ça engendre des étiquettes très sympa (et c’est plus excitant qu’une allusion à Britney Spears, hein ;-) ).

Glen Scotia 1992 / 2014 The Whiskyman, 51.3%
Glen Scotia 1992 /2014 The Whiskyman ‘’Run to The Stills’’, 51.3%, 162 bouteilles :
  • Nez : D’emblée j’ai su que j’avais affaire à un dram qui sort des sentiers battus, tant le nez est éloigné des standards que j’ai déjà croisés. Il est assez difficile à cerner et à décrire, d’ailleurs. Mais bon, c’est parfois la difficulté d’un blogueur, et il faut faire avec ; alors je me lance. De la minéralité (ardoise, fumée cendrée), des sous-bois (fougère séchée et bruyère), et aussi pas mal de fruits liquoreux (pomme et poire). Une sucrosité de vanille caramélisée. Plein de choses, et ça sent bon sans agresser.
  • Bouche : Pas agressive non plus. Plutôt douce, même. Je soupçonne un refill sherry, même si l’info officielle sur le type de fût n’est pas connue. De la pelure de poire, des épices exotiques, de la vanille et du caramel. Des vagues de liqueur de poire en fin de bouche.
  • Finale : Assez courte. Une explosion d’épices, et une légère amertume et sécheresse abricotées. La fumée cendrée refait surface.
  • Verdict : Mon impression en festival s’est vérifiée en le regoûtant au calme. Un dram atypique, peu conventionnel et peu courant. Ça fait plaisir d’encore croiser un whisky qui étonne, surtout quand en plus il est bon ! Un whisky multi-facettes et ludique (comme son étiquette).
  • 90/100. 89 pour sa qualité globale et sa complexité, le 90ème point pour son profil hors normes et son côté ludique.

Il vient de débarquer chez tous les cavistes spécialisés revendant The Whiskyman (Massen, TasTToe, La Cave St Jacques, QV.ID, The Single Malt Whisky Shop, Jurgen’s Whiskyhuis, et peut-être encore d’autres), pour 109€.