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samedi 30 septembre 2017

Littlemill 1991/2016 The Pearls of Scotland, 52.8%

Ouille ouille ouille ! Déjà la fin du mois, et je ne vous ai pas encore parlé d'un Littlemill en septembre !!

Mieux vaut tard que jamais... Même si je ne suis pas (encore) en retard...

Ce Littlemill-ci est tiré d'une de mes bouteilles personnelles, ouverte à la mi-août (mais non pas "miaou", je ne suis pas un chat !) lors du BYOB Littlemill de Rotterdam. Un événement où une très grosse vingtaine d'amoureux de Littlemill se réunissent et où chacun amène une bouteille de Littlemill. Tout le monde goûte tous les Littlemill de tout le monde, une véritable orgie Littlemillesque !

La bouteille que j'avais amenée est donc celle-ci, un Littlemill âge de 25 ans, distillé en 1991 et embouteillé par Gordon & Company en 2016 sous sa gamme The Pearls of Scotland.

Littlemill 01.1991 / 06.2016 The Pearls of Scotland, Cask N°113, 52.8%, 248 bouteilles



  • Nez: Le végétal saute au nez, poivré et sec. De la rhubarbe, de l'herbe séchée. Une corbeille de fruits jaunes se tient derrière, prête à bondir. Mais elle ne le fait jamais, et reste sagement en retrait.
  • Bouche: C'est ici que le fuit finalement fait un pas en avant. Du fruit jaune huileux, fondant, confit, sirupeux. Mais il n'est jamais seul, le végétal lui colle au basques à tous moments. La rhubarbe, de la menthe poivrée, et de la tige de fleur juteuse.
  • Finale: La menthe remonte en flèche dans les narines. Du bois vert atterrit sur la langue, tandis que le végétal reprend le dessus par rapport au fuit.
  • Verdict: Une fois de plus, les marqueurs typiques sont présents. C'est bon, équilibré, quasi frais. Peut être un poil trop végétal par rapport au fruit, mais c'est un avis très personnel au moment précis de la note.
  • 88/100.





Je l'avais trouvée en Allemagne lors de sa sortie, au prix de 210€. Je pense qu'il y a encore moyen de le trouver (toujours en Allemagne) pour environ 250€.

vendredi 8 septembre 2017

Glen Keith 25 ans Signatory Vintage pour le Luxembourg, 1991/2017, 49%

Ha, du Glen Keith ! Cette distillerie étant une de mes préférées en Speyside, je suis toujours prêt à en goûter. En sachant très bien, cependant, que le profil chez Glen Keith peut être très changeant et différent. Je n'accroche pas du tout à l'acide et à l'amer; mais par contre le fruité / floral me séduit bien souvent.

Celui-ci, proposé par Signatory Vintage, a été embouteillé pour des cavistes luxembourgeois. Voyons voir de quel profil il s'agit...



Glen Keith 25 ans Signatory Vintage pour le Luxembourg, 05.06.1991 / 24.04.2017, Bourbon Barrel n°73645, 49%, 173 bouteilles


  • Nez: Léger, fruité, et floral. Tout de suite séduisant (d'après mes goûts personnels). La fraîcheur végétale se développe, accompagnée de fruits blancs blancs mûrs.
  • Bouche: De la finesse de fruits blancs juteux mélangée à des notes florales. Une très légère acidité de pomme. De la rhubarbe verte par moments.
  • Finale: Moyenne. Le végétal se fait ici plus sec et plus présent, tandis que le fruité se fait plus discret. Une petite pincée d'épices douces sur la fin.
  • Verdict: En plein dans le profil que je recherche chez Glen Keith: finesse, fraîcheur, fruité, floral, et sans amertume. Et aussi très facilement buvable, aucune difficulté à aborder ce dram. Pur plaisir.
  • 89/100 (très proche de 90).








Disponible pour ±115€ au Luxembourg (les deux cavistes principaux que je connaisse étant Vinothek Massen et Maxi Vins).

mardi 25 juillet 2017

Cambus 1991/2017 The Cooper's Choice, 25 ans, 58.5%

Vous le savez si vous suivez régulièrement le Blog, mon avis est fort mitigé concernant les whiskies de grain. J'aime certains TRÈS vieux grains (pour moi, les TRÈS vieux grain se situent au dessus de 35 ans d'âge), et je n'ai jamais trouvé de "jeunes" (en dessous de 25 ans d'âge) qui trouvent grâce à mes yeux.

Et puis badaboum, je tombe sur un grain qui remet toutes mes certitudes en question. Alors autant vous en parler, non ?


Cambus 08.1991 / 2017 The Cooper’s Choice, 25 ans, Sherry Cask n° 61983, 58.5%, 360 bouteilles


 
  • Nez : De la colle, du vernis, des épices boisées, pas mal de vanille, de l’abricot sec, et du chocolat noir au caramel. Un beau nez, qui me fait penser à des Bourbons hauts de gamme ou à des vieux grains vénérables.
  • Bouche : De la cassonade coulante, du caramel liquide, du sirop de raisin blanc sec. Du cassis vanillé fait son chemin, ainsi que de la noisette au poivre blanc. Un zeste d’orange confite, enrobé de chocolat noir. C’est très doux et agréable en bouche, et l’alcool est parfaitement intégré ; aucune agression de ce côté-là.
  • Finale : Moyenne. Le bois, la colle, et les épices piquantes occupent ici la place, reléguant le reste à l’arrière-plan.
  • Verdict : Je suis bluffé. J’ai toujours clamé haut et fort que seuls les (très) vieux grains trouvaient grâce à mes yeux, et voici que ce Cambus d’âge moyen (oui, je considère que 25 ans est un âge moyen pour un whisky de grain) m’en met plein les papilles. Ou alors serait-ce le fût de Sherry qui le sublimerait ? Équilibré et goûtu, gourmand et séduisant de bout en bout. Je dois revoir mes convictions sur les whiskies de grain, du coup.
  • 90/100. J’ai hésité avec 89, mais finalement il m’a tellement étonné par rapport à son âge que je trouve qu’il le mérite, son 90.




Disponible pour 125€ au Chemin des Vignes, et (peut-être sur commande ?) chez We Are Whisky, W Comme Whisky, et Watch Smell Taste & Having Fun.

vendredi 30 juin 2017

Littlemill 26 ans Cadenhead's 175th Anniversary, 1991/2017, 52.6%

Nondidju, on est déjà à la fin du mois, et je n'ai pas encore parlé d'un Littlemill en juin !!!

In extremis, me voici me voilou....

Comme souvent, c'est du Cadenhead que je vous refourgue aujourd'hui. Un beau Littlemill affichant 26 ans d'âge. Dans une bouteille dont l'étiquette n'est ni noire (pour les Small Batch) ni dorée (pour les Single Cask), mais verdâtre. Cette étiquette est celle des embouteillages spéciaux qui sont sortis pour célébrer les 175 ans de Cadenhead. Une vague d'embouteillages de derrière les fagots, composée de 6 bouteilles on ne peut plus attrayantes: un Banff 40 ans, un Convalmore 40 ans, un Caperdonich 39 ans, un Rosebank 25 ans (dont je parlerai prochainement), un Heaven Hill 20 ans, et le Litlemill 26 ans qui nous occupe ce jour. Ça fait saliver hein ? Ça fait rêver hein ? Hé bien je les ai tous goûtés à Campbeltown fin mai, voilà, na ! 😜

Maintenant que vous détestez au plus haut point, on peut continuer à parler de ce Littlemill...

Littlemill 26 ans Cadenhead's 175th Anniversary, 1991 / 2017, Bourbon Barrel, 52.6%, 180 bouteilles


  • Nez: De la balle, direct dans les senteurs type que j'affectionne tant dans les Littlemill: de l'über fruité exotique, mirabelle, abricot, pêche, mangue. Viennent ensuite les petites fleurs d'arbre fruitier; les senteurs se marient avantageusement.
  • Bouche: Baaaam dans les dents ! L'hyper fruité exotique continue de tout écraser sur son passage. C'est onctueux, de la pâte de fruit, tout en étant gourmand et frais, juteux. Du bonbon aux fruits rouges très légèrement acidulés.
  • Finale: La finesse et la subtilité se posent ici. Légère et florale. De la liqueur de pistil; et les fruits qui continuent de jouer ensemble, mais plus calmement à ce niveau-ci.
  • Verdict: Mes aïeux ! Quelle sélection, godferdom nondidju ! Superbe de bout en bout, merci Mark Watt d'avoir fait embouteiller ce fût, digne de l'anniversaire de Cadenhead. Miam, encore, d'ailleurs j'y retourne...
  • 92/100.






Sold out déjà en précommande un peu partout, son prix à Campbeltown a été de £165 (±185€) et dans les boutiques Cadenhead allemandes à 260€. Oui, grosse différence de prix entre les Royaumes Unis et les pays près de chez nous.

vendredi 5 mai 2017

Glen Scotia 24 ans Murray McDavid, 1991/2015, 46%

Glen Scotia est une des trois distilleries de Campbeltown; et la seule n'appartenant pas à J&A Mitchell & Co. Elle appartient par contre au Loch Lomond Group, tout comme ce qui reste de la marque... Littlemill (ouéééé, tout est dans tout 😄 ).

Ce Glen Scotia-ci est proposé par l'embouteilleur Murray McDavid. Vous avez peut-être déjà entendu parler de cet embouteilleur, même si c'est la première fois que j'en parle sur le Blog.
Murray McDavid existe depuis pas mal de temps dans le monde du whisky, et appartenait jusqu'il y a peu à la distillerie Bruichladdich. Quand celle-ci a été revendue au groupe Remy Cointreau (en 2012), ce dernier n'a pas voulu racheter Murray McDavid. C'est alors Aceo Ltd (déjà actif dans le whisky en tant que grossiste en fûts et prestataire de services divers) qui se porte acquéreur de l'embouteilleur, ainsi que de son stock de fûts (qui était, à ce qu'on m'a dit, conséquent).

La distribution de Murray MacDavid est tombée en désuétude en Belgique suite à ces rachats, pour être récemment récupérée par Godaert - Van Beneden.

La politique d'embouteillage chez Murray McDavid va à contre-courant de ses concurrents: pas de vagues d'embouteillages successives et rapprochées, mais l'embouteillage d'une bonne quantité de bouteilles différentes à intervalles très espacés, et avec disponibilité sur le marché bien après que l'embouteillage n'ait eu lieu. C'est ainsi que le dernier embouteillage date de fin 2015 et reste encore celui en cours actuellement.
Le suivant devrait néanmoins avoir lieu prochainement, avec mise à disposition sur le marché dans un futur plus ou moins proche.

Le Glen Scotia qui nous intéresse aujourd'hui a donc été distillé en 1991, embouteillé en octobre 2015 après avoir passé la plus grande partie de sa vie en fût de Bourbon, puis être passé par un fût de Sherry (info glanée sur le site du caviste le revendant, mais non disponible sur la bouteille elle-même), avant finalement de terminer sa maturation dans un fût de vin de Vosne-Romanée (Bourgogne). Ouille, un finish en fût de vin... en règle générale les finishes en fût de vin et moi ça fait deux... Voyons voir dans ce cas-ci.


Glen Scotia 24 ans Murray McDavid, 1991 / 10.2015, Bourbon Barrel avec finish en fût de Vosne-Romanée n°4, 46%






  • Nez : Du raisin vineux, de la cerise au marasquin, des volutes d’éther et de soufre.
  • Bouche : Du raisin acidulé, des notes vineuses marquées. Du caramel, des épices douces, et du bois.
  • Finale : Le bois astringent se place à l’avant plan. Le raisin vineux est toujours présent.
  • Verdict : Le finish de vin apporte une empreinte rustique à ce Glen Scotia, qui devrait trouver son public.
  • 83/100.









Disponible au Chemin des Vignes (Bruxelles) pour ±200 euros. Gloups, ça pique 😖 !

mercredi 14 décembre 2016

Caol Ila 1991/2016 The Cooper’s Choice, 25 ans, 46%

Ha, du Caol Ila. Again. Y avait longtemps...

Cher lecteur (Oui, toi, là. Oui oui, celui qui est en train de lire cet article): si tu n'aimes pas Caol Ila ni, en général, le whisky tourbé; tu peux fermer la fenêtre de ton navigateur et vaquer à tes occupations.
Si par contre tu es, comme moi, très amateur de Caol Ila, cette note devrait t'intéresser :-).
Caol Ila 1991/2016 The Cooper’s Choice, 25 ans, 46%
En plus d'être "juste" un Caol Ila (ce qui est suffisant pour attirer mon attention), celui-ci affiche un beau 25 ans d'âge. Un bel âge, déjà bien avancé diront certains, pile poil dans la tranche d'âge que j'apprécie dans le whisky.
Issu d'un fût de second (ou plus ?) remplissage de Sherry (un Butt étant quasi toujours un fût de Sherry), il a été embouteillé il y a peu par The Cooper's Choice, qui décidément propose de plus en plus souvent des choses intéressantes je trouve.

Allez, la note !!...

Caol Ila 07.1991 / 2016 The Cooper’s Choice, 25 ans, Refill Butt 8193, 46%, 525 bouteilles


  • Nez : Rond et appétissant. De la tourbe cendrée enrobée de sirop de prune jaune. Très légère fraîcheur résineuse. De la poussière minérale apparaît ensuite.
  • Bouche : Facile, ronde, sucrée, gourmande. Du sirop d’orange légèrement acidulée, de la banane verte, du raisin blanc. Un beau gros rayon de miel. Et recouvrant cette rondeur ambiante, la tourbe minérale toujours bien présente mais qui n’arrache pas la bouche. Des épices exotiques se montrent aussi.
  • Finale : Le fruit devient abricoté et un peu amer. Du bois fumé picote au palais, tandis que la résine (mentholée) du nez refait surface.
  • Verdict : Même si il manque un peu de puissance en bouche, ce Caol Ila est fort agréable, suffisamment complexe, facile d’accès (pour un Caol Ila) et fort fréquentable.
  • 88/100.
Disponible pour ±160€ au Chemin des Vignes à Bruxelles (ou sur commande chez We Are Whisky et W Comme Whisky). Un prix dans le marché (mais pas spécialement bon marché) pour un whisky de cet âge.

lundi 5 décembre 2016

Auchroisk 25 ans Claxton’s, 1991/2016, 51.2%

L'embouteilleur Claxton's, situé à York aux Royaumes-Unis, continue son petit bonhomme de chemin et propose régulièrement l'un ou l'autre embouteillage. Cet Auchroisk est son 4ème en date (sur 6 au total, avec plusieurs autres annoncés pour dans un avenir proche), sorti en mai dernier.
Auchroisk 25 ans Claxton’s, 1991/2016, 51.2%

Auchroisk 25 ans Claxton’s, 26.04.1991 / 2016, Bourbon Hogshead 1604 - 7479 , 51.2%, 280 bouteilles

  • Nez : Frais, sec, et végétal. De la fougère, de la vanille, de la pomme verte, et quelques gouttes de citron frais. Le côté sec s’évanouit avec l’aération, laissant la fraîcheur végétale et fruitée s’exprimer.
  • Bouche : De la pomme jaune, des rondelles de citron acidulé, du sirop de raisin blanc. Quelques pincées épicées se disputent à l’arrière-plan. De la compote de rhubarbe verte par moments.
  • Finale : Moyenne. Le végétal piquant (de la menthe poivrée, ou des orties ?) s’impose, accompagnée de pelure de pomme sèche.
  • Verdict : Un bon whisky, agréable et frais. Classique, mais efficace.
  • 86/100.
Disponible chez Anverness (pour un prix qui m'est inconnu).

lundi 22 août 2016

Clynelish 1991/2014 The Ultimate, 23 ans, 46%

The Ultimate est le nom de la gamme d'embouteillages de la société Van Wees, qui est aussi caviste en Hollande. Van Wees embouteille du whisky depuis 1994, autant dire qu'il est un acteur de longue date, et même un précurseur en la matière.

Si il y a quelques années le rapport qualité/prix de la gamme The Ultimate n'était plus à prouver (par exemple le whisky qui nous occupe aujourd'hui, ou encore la série des Longmorn 1996 en fûts de Sherry dont le prix avoisinait les 70€ il y a moins de 3 ans), j'ai l'impression que depuis quelques mois The Ultimate ne propose à peu près plus que de (très) jeunes whiskies et à un prix qui n'est plus spécialement hyper compétitif. Les embouteilleurs indépendants ont de plus en plus de mal à trouver des fûts à prix abordable, aucun n'est épargné.

Clynelish 1991/2014 The Ultimate, 23 ans, 46%

Et Clynelish ? Je dois vraiment encore vous parler de Clynelish ? Bah évidemment que non, vous connaissez. Cet embouteillage-ci est sorti fin 2014, réduit à 46%, et est un mariage de deux sister casks. Il affiche un beau 23 ans d'âge, et à sa sortie il affichait aussi un prix plus qu'attirant. Mais je me mets de nouveau à parler du passé, vieux nostalgique que je suis...

Clynelish 1991/2014 The Ultimate, 23 ans, 46%
Clynelish 29.10.1991 / 14.11.2014 The Ultimate, 23 ans, Hogsheads 13213 + 13214, 46%, 507 bouteilles
  • Nez: Il s'impose directement comme étant à mettre dans la catégorie "séduisant". D'abord, il est typique de Clynelish, avec ce côté cireux reconnaissable entre mille. Ensuite, il propose un mélange bien fruité et gourmand. De la banane verte, de la pomme jaune, de la poire juteuse, de la mirabelle coulante. Ça commence bien cette affaire, ça me plaît beaucoup !
  • Bouche: La patte Clynelish continue sur sa lancée. De la pêche salée, un peu d'amertume fruitée, du sirop de nectarine. Une onctuosité de pâte à papier. L'amertume disparaît dès la seconde gorgée, tandis que la salinité assure sa place dominante.
  • Finale: Moyenne. La pâte à papier salée se colle au palais, tandis que la pelure de pomme s'installe dans la gorge.
  • Verdict: La réduction ne se sent pas, les 46% sont bien équilibrés. C'est un Clynelish très typique (les amoureux de cette distillerie seront aux anges, les autres passeront leur chemin), cireux, salin, et bien fruité. A moi, ça me parle, j'aime.
  • 89/100 (très proche de 90).

Complètement sold out depuis très longtemps, il a été disponible (pendant un laps de temps très court) début 2015 pour environ 70€. Oui, argh, seulement 70€. Une super affaire, à l'époque. A présent il faut compter au moins le double sur le marché parallèle.

lundi 13 juin 2016

Littlemill 01.1991/05.2015 The Pearls of Scotland, 53%

Mais.... ça fait un mois que je n'ai pas parlé d'un Littlemill, dites-donc !!! Oufti, je me laisse aller, là... !

Reprenons donc les bonnes habitudes... Autant vous le dire tout de suite: ce Littlemill-ci n'est jamais arrivé sur le marché belge (il a été dispo en Allemagne, mais là aussi a été sold-out rapidement).

Distillé en 1991, il a été embouteillé en 2015 par la société Gordon & Company, un embouteilleur écossais basé à Glasgow, sous sa gamme The Pearls of Scotland. Cet embouteilleur est à présent distribué chez nous via la boutique anversoise Anverness.

Sans plus attendre, mon avis...

Littlemill 01.1991/05.2015 The Pearls of Scotland, 53%
Littlemill 01.1991 / 05.2015 The Pearls of Scotland, Cask n°114, 53%, 222 bouteilles
  • Nez: Une fraîcheur végétale, mélangée à des poignées d'épices douces, saute au nez d'entrée. Un puissant fruité (raisin blanc, pomme jaune, poire pas mûre) trépigne derrière la couche végétale, qui elle, petit à petit en cours d'aération, glisse progressivement de l'herbe fraîche vers la tige de fleur. De la brioche vanillée apparaît après un long moment d'aération.
  • Bouche: De la même famille que le nez, mais dans le sens contraire. D'abord le fruité (banane verte, citron jaune, kumquat acidulé) s'impose, reléguant le végétal en arrière plan. Celui-ci n'est toutefois pas occulté, et reste fort perceptible.
  • Finale: Courte. Le fruité se met en mode compote épicée. Le végétal précédent disparaît vite, laissant la place à une légère sécheresse mentholée.
  • Verdict: Une fois de plus, un bon Littlemill, très typique. Le cache-cache entre le fruité et le végétal est assez ludique. L'alcool est bien intégré, malgré le fait qu'il soit passablement présent.
  • 89/100.

Sold out à ma connaissance, il était possible de le trouver en Allemagne pour environ 150€ à sa sortie.

mardi 3 mai 2016

Glen Keith 24 ans The Whisky Cask, 1991/2016, 48.2%

Lors de ma visite au Whiskyfair de Limburg cette année, j'ai eu la possibilité de goûter plusieurs Glen Keith. Cette distillerie est en effet une de mes préférées en Speyside, mais je suis loin d'apprécier tous ses embouteillages. Je recherche surtout les profils ultra fruités, savoureux, compotés, sucrés. Le bonbon aux fruits qui fond en bouche, en somme. Mais souvent les embouteillages indépendants de cette distillerie se déclinent en profil plus acidulé sur la pomme et l'agrume, voire sec et même végétal. Il est donc impératif, pour moi, de goûter avant d'acheter.

Ce Glen Keith-ci, donc, est tout récent; il est arrivé sur le marché juste à temps pour le Whiskyfair. Je l'avais goûté sur place, mais je vous propose une repasse, au calme dans mes murs.

The Whisky Cask est un petit embouteilleur indépendant allemand (qui est aussi une boutique) assez actif. J'ai déjà parlé de quelques uns de ses embouteillages par le passé.

Glen Keith 24 ans The Whisky Cask, 1991/2016, 48.2%
Glen Keith 24 ans The Whisky Cask, 1991 / 2016, Bourbon Hogshead, 48.2%
  • Nez: Une fraîcheur sèche et végétale, de la tige de fleur. Derrière cette fraîcheur, de la pomme jaune presque mûre s'impose. Après aération, des senteurs de bière ambrée apparaissent, puis disparaissent après un moment, pour enfin refaire place à la pomme.
  • Bouche: Facile et pas agressive. De la pomme jaune, du citron acidulé. Quelques épices picotent les joues. Une légère amertume fruitée en toile de fond, accompagnée de sirop de citron.
  • Finale: Moyenne. Une sécheresse fruitée s'attaque à la langue. Les épices douces continuent d'irradier en bouche, tandis que l'acidité agrumique meurt lentement.
  • Verdict: Pas le profil ultra fruité que j'affectionne chez Glen Keith, mais un profil classique, frais et léger. Bien fait et équilibré dans son ensemble.
  • 85/100.

Disponible en Allemagne chez The Whiskycask pour ±120€ (ce qui est un prix honnête pour un 24 ans d'âge), et devrait être bientôt disponible en Belgique chez Dram 242 qui est revendeur de cet embouteilleur chez nous.

lundi 11 avril 2016

Caol Ila 25 ans Cadenhead's Authentic Collection, 1991/02.2016, 50.2%

Le fait que Caol Ila soit ma distillerie d'Islay préférée n'est plus un secret pour personne. D'ailleurs, en Islay, je ne parle presque que de cette distillerie (je sais, je devrais aussi vous parler d'autres, mais je ne peux parler que de ce que je goûte, n'est-ce pas ?). Et quand j'ai l'occasion de goûter un Caol Ila d'âge vénérable, c'est encore plus ma came; car j'affectionne particulièrement les "vieux" Caol Ila.

Caol Ila 25 ans Cadenhead's Authentic Collection, 1991/02.2016, 50.2%

Quant à Cadenhead... je ne vous ferai pas l'affront de vous présenter de nouveau cet embouteilleur, vous le connaissez déjà si vous êtes fidèle au Blog. Sachez d'ailleurs que Mark Watt, son Directeur, sera en Belgique la semaine prochaine, juste avant d'aller au Whiskyfair de Limburg.

Bon, on passe à ce Caol Ila de 25 ans d'âge, oui ou non ??

Caol Ila 25 ans Cadenhead's Authentic Collection, 1991/02.2016, 50.2%
Caol Ila 25 ans Cadenhead's Authentic Collection, 1991 / 02.2016, Bourbon Hogshead, 50.2%, 210 bouteilles
  • Nez: Ha ! Ha ! Oui ! Au premier coup de narine, je sais déjà qu'il se passe quelque chose, cette alchimie que certains Caol Ila d'âge vénérable peuvent produire chez moi. De la cendre froide, de la brise marine (ce qu'on peut humer dans un port de pêche, le soir), des coquillages; mais aussi des fruits blancs vanillés.
  • Bouche: D'abord vanillée, onctueuse, citronnée, puis... BOUM ! Une explosion de sel et de cendres, saupoudrée d'épices exotiques. Une fois cette tourbe iodée et cendrée appréhendée, de la confiture de poire et de pomme apparaît.
  • Finale: Moyenne. Les épices exotiques se mélangent à la cendre qui virevolte et remonte dans les narines. Un peu de bois vanillé passe fugacement, tandis qu'une chaleur iodée irradie au fond de la gorge.
  • Verdict: Un nez accrocheur, une bouche imparable, que demander de plus à un (bon) Caol Ila ? Juste un peu plus de finesse et de complexité, peut-être.
  • 89/100.

Disponible pour 145€ à la boutique Cadenhead de Cologne (et pas en Belgique, puisque la gamme Authentic Collection est exclusive aux boutiques Cadenhead).

lundi 7 septembre 2015

Deux Glen Keith 1991/2015 Signatory Vintage différents pour le Luxembourg

Le 21 juillet dernier, jour de la fête nationale belge, Signatory Vintage a mis en bouteille 4 whiskies différents pour... le Luxembourg (zut, raté à quelques kilomètres près ;-) ). Bon, c'est pas trop grave, le Luxembourg n'est pas si loin, et on y trouve souvent de bonnes choses à des prix concurrentiels.

Ces 4 nouveaux embouteillages viennent de fraîchement débarquer chez Massen, qui est le seul point de vente, à ma connaissance, à les proposer. Mais en quantités très limitées, puisque ces 4 embouteillages ont été sélectionnés principalement par des whisky clubs; les membres de ces clubs se partageant une grosse partie des bouteilles produites.

Et ces 4 embouteillages, donc ? Hé bien il y a deux Glen Keith, un Imperial, et un Ledaig. Je vais aujourd'hui me pencher sur les deux Glen Keith, en face à face car très similaires sur le papier, outre le titrant puisque l'un d'eux est réduit, tandis que l'autre est en brut de fût.

Les deux Glen Keith, donc, en face à face. Enfin, face à face, c'est peut-être un grand mot. Je les ai d'abord goûtés et notés l'un après l'autre, et suis ensuite revenu sur les deux ensemble face à face. Voici mon impression:

Deux Glen Keith 1991/2015 Signatory Vintage différents pour le Luxembourg
Glen Keith 24 ans Signatory Vintage The Un-Chillfiltered Collection, 05.06.1991 / 21.07.2015, Sélectionné par Vinothek Massen et Dram Brothers, Bourbon Barrel n°73637, 46%, 165 bouteilles
  • Nez: Très fruité et très frais. Du citron vanillé, de la pêche juteuse, de la sève de tige de fleur. Ce nez devient de plus en plus frais et s'améliore au fil du temps.
  • Bouche: Une légère acidité citrique, accompagnée de petits picotements sur la langue. Une corbeille de fruits jaunes fraîchement coupés. La bouche est douce et facile, très abordable.
  • Finale: Une amertume fruitée apparaît, supplantée très vite par une grosse vague mentholée. Prenez un Tic-Tac, Émile ! Par la suite, Un coup de moulin à poivre dans les joues.
  • Verdict: Très facile d'accès, se laisser boire (presque) comme de l'eau. La réduction ne fait pas souffrir ce whisky.
  • 88/100.

Actuellement disponible chez Massen pour 70€.

Deux Glen Keith 1991/2015 Signatory Vintage différents pour le Luxembourg
Glen Keith 24 ans Signatory Vintage The Un-Chillfiltered Collection, 05.06.1991 / 21.07.2015, Sélectionné par Eifelboys, Bourbon Barrel n°73633, 52%, 94 bouteilles
  • Nez: Très frais sur l'herbe coupée et les fleurs de printemps. Des gouttes de pamplemousse blanc et du miel de fleur. De la pomme verte par la suite.
  • Bouche: Une corbeille de fruits sucrés et vanillés. Poire, pêche, nectarine juteuses. Des vagues liquoreuses et mielleuses.
  • Finale: Le côté herbacé refait surface, accompagné d'épices piquantes. Les fruits, eux, sont plutôt occultés par cet herbacé piquant.
  • Verdict: Un nez extra, très printanier. La bouche est aussi très sympa, très fruitée et équilibrée. Une très bonne sélection.
  • 89/100.

Disponible en très petite quantité chez Massen pour 90€.

Deux Glen Keith 1991/2015 Signatory Vintage différents pour le Luxembourg

En face à face, celui titrant à 46% s'avère être beaucoup plus sec que celui titrant à 52%, qui lui est plus doux et mielleux. Cette sécheresse du 46% ne m'avait pourtant pas frappé lors de la dégustation séparée. L'un dans l'autre, ce sont tous les deux des très bons Glen Keith, bien faits, et très agréables à siroter. Un excellent rapport qualité / âge / prix pour tous les deux.

Je vous parlerai de l'Imperial et du Ledaig dans un très proche avenir, stay tuned !

vendredi 17 juillet 2015

Rosebank 1991/2013 Mackillop's Choice, 55.2%

Vous le savez, je suis fan de Littlemill qui est une distillerie des Lowlands fermée en 1994. Mais Littlemill n'est pas la seule distillerie des Lowlands a avoir fermé ses portes dans les années 90. Rosebank a aussi subi le même sort funeste, en 1993.

Si la réputation de Littlemill ne date que d'une grosse paire d'années à peine (jadis, les whiskies de Littlemill étaient considérés, assez à raison il faut bien avouer, comme particulièrement pas terribles), celle de Rosebank par contre est bien ancrée chez les amateurs de whisky depuis pas mal de temps.

Si beaucoup d'embouteillages de Littlemill ont envahi le marché ces dernières années, c'est que de nombreux fûts ont été disponibles pour les embouteilleurs indépendants. Ce ne fut pas du tout le cas de Rosebank, dont les stocks sont la propriété du géant Diageo qui les garde précieusement. Quelques embouteilleurs indépendants ont pu s'approprier quelques fûts au cours du temps, mais en très petite quantité ces dernières années.

Et c'est aussi cette rareté des embouteillages qui entretient le mythe Rosebank, surtout comparé à Littlemill (même si il est à présent établi que la filière des fûts de Littlemill serait à présent quasi tarie). Diageo sort bien un embouteillage de Rosebank dans ses Special Releases annuelles, mais à part ça pas grand-chose à se mettre sous la dent.

Tout ça pour en arriver à la conclusion que les bouteilles de Rosebank, bien plus rares que celles de Littlemill, sont aussi beaucoup plus chères en règle générale.

D'ailleurs, ceci est le premier Rosebank dont je parle sur le Blog. Hé oui. Je n'ai pas eu beaucoup d'occasions d'en goûter, j'avoue.

Alors, la réputation de Rosebank est-elle fondée ? Ce n'est bien évidemment pas sur un seul embouteillage qu'on peut se faire une opinion globale sur une distillerie, mais c'est quand même un début de piste… Bémol supplémentaire : ce Rosebank-ci a été apparemment maturé en fût de sherry, ce qui pourrait aussi camoufler en partie les marqueurs typiques de la distillerie.

Rosebank 1991/2013 Mackillop's Choice, 55.2%
Rosebank 25.01.1991 / 04.2013 Mackillop's Choice, Sherry Wood, 55.2%
  • Nez : Du raisin blanc sec, du thé vert, des fleurs blanches de pommier. De l'abricot, lui aussi sec, apparaît un peu après, ainsi que du miel boisé. Après une aération plus longue, des épices exotiques se développent.
  • Bouche : Rond en bouche, ce whisky révèle d'abord des fruits secs, caramélisés et poussiéreux. Du bois épicé, et des fruits confits. Un bon équilibre global.
  • Finale : Moyenne, et assez complexe. Les épices piquantes tambourinent aux joues, puis se calment pour laisser la place au miel cristallisé et poussiéreux. Quelques raisins secs rescapés refont un passage rapide. En toute fin de bouche, une très légère touche mentholée fait une fugace apparition.
  • Verdict : Le nez révèle clairement un lowlander par ses côtés frais et floraux. En bouche, la couche de sherry se fait plus présente ; le profil lowlander est moins évident. Ce Rosebank est néanmoins un très bon whisky, bien équilibré et agréable à tous les niveaux.
  • 89/100.

Disponible au Chemin des Vignes pour ±260 euros. Cher ? C'est en effet une somme. Mais Littlemill va de toute façon vite arriver à ce genre de niveau tarifaire-là aussi, il ne faut pas se leurrer. Alors oui, ce prix devient (malheureusement) la norme pour un bon whisky d'une distillerie fermée.

vendredi 26 juin 2015

Caol Ila 22 ans McCrae’s, 1991/2014, 53.9%

L’embouteilleur indépendant John McCrae & Co est un vrai mystère à mes yeux : c’est un embouteilleur indépendant écossais situé à Glasgow, qui n’a embouteillé jusqu’à présent que 2 whiskies (un Littlemill et ce Caol Ila), mais ces deux embouteillages ont été faits exclusivement pour la Belgique ! A se demander comment il peut être rentable (si il l’est ^^), et pourquoi n’embouteiller que pour notre pays. Enfin… pour la Flandre en fait, puisque à ma connaissance aucune bouteille n’a été vendue dans une boutique wallonne.

Qui se cache derrière McCrae, et qui est le belge qui fait embouteiller ces fûts exclusivement pour la Belgique ? Aucune idée (et je serais intéressé de le savoir, petit curieux que je suis).

Si je n’ai pas réussi à mettre la main sur un sample du Littlemill, j’ai néanmoins pu goûter ce Caol Ila. Et comme c’est ma distillerie d’Islay préférée, je ne me fais pas prier…

Caol Ila 22 ans McCrae’s, 1991/2014, 53.9%
Caol Ila 22 ans McCrae’s, 03.1991 / 02.2014, Refill Hogshead, 53.9%, 279 bouteilles
  • Nez : La tourbe est très marine, sur le poisson fumé et la coquille de fruit de mer fraîchement péché. Une légère vanille et un peu d’acidité citrique se mélangent.
  • Bouche : Des épices explosent en bouche. Du citron salé, et surtout une acidité très présente.
  • Finale : La fumée enfle et s’impose quand on déglutit, pour directement remonter dans le nez. Sensation de montagne russe, sur le coup.
  • Verdict : La tourbe se décline surtout sur la fumée marine. Son mariage avec le fruit acidulé fonctionne bien, mais par moments manque de subtilité. La finale envoie particulièrement du sensationnel.
  • 87/100.

Disponible chez Anverness (à Anvers) pour 115€. Peut-être aussi dans d’autres boutiques en Flandre, mais je n’ai pas d’info à ce sujet.

dimanche 31 mai 2015

BenRiach 1991/2014 Malts of Scotland pour QV.ID, 50.8%

QV.ID, la boutique située à Huldenberg, existe déjà depuis plusieurs décennies, mais Koen, le patron actuel, a repris la boutique il y a un peu plus de 5 ans. Pour fêter cet anniversaire, fin 2014 il a sélectionné un fût chez Malts of Scotland et a fait embouteiller ce BenRiach.

J’avais rédigé fin 2013 un focus sur la boutique QV.ID. Depuis lors, comme le prix du whisky n’a cessé d’augmenter, QV.ID s’est recentré sur la bière (plusieurs centaines différentes) et le gin (qui occupe à présent, avec le rhum, une bonne partie de son rayon spiritueux). Au niveau whisky, son rayon a rétréci comme une peau de chagrin pour ne plus contenir que les gammes Malts of Scotland, The Whiskyman et The Whisky Mercenary. Tout le reste de son stock a été enlevé du rayon et sera, au fur et à mesure, écoulé via le webshop de la boutique ; webshop inauguré fin 2014.

Mais revenons sur ce BenRiach qui nous occupe aujourd’hui…

BenRiach 1991/2014 Malts of Scotland pour QV.ID, 50.8%
BenRiach 09.1991 / 09.2014 Malts of Scotland, exclusive bottling for the 5th anniversary of QV.ID, Bourbon Barrel MoS 14031, 50.8%, 177 bouteilles
  • Nez : Fort malté d’entrée ; ce malt vanillé domine. Après aération, des notes fruitées (pêche et poire) se révèlent, ainsi qu’une légère fumée iodée.
  • Bouche : Un mélange malté / vanillé / sucré de prime abord. Puis du miel boisé et une corbeille de fruits gorgés de soleil. Une bouche bien présente.
  • Finale : Du gingembre poivré, d’autres notes d’épices douces, et une légère sécheresse boisée.
  • Verdict : Bien fait, équilibré, changeant tout en restant cohérent ; il n’arrive néanmoins pas à me transporter complètement car ne correspond pas spécialement à mes goûts personnels. Mais si vous êtes friand de ce genre de profil, foncez ;-).
  • 86/100.

Même si embouteillé en 2014, il est encore disponible chez QV.ID (ça, vous vous en doutiez, non ? ;-) ) pour 115 euros.

jeudi 28 mai 2015

Irish Single Malt 1991/2015 The Whisky Mercenary, 52.2%

Je l’ai souligné plusieurs fois ces derniers mois, le nombre d’embouteillages de single malt irlandais chez les indépendants explose. Il faut bien avouer que la plupart de ces single casks sont vachement, vachement, vaaaachement bons. Et malheureusement, la rançon de la gloire aidant, ils deviennent aussi sont vachement, vachement, vaaaachement chers…

Cet irlandais-ci (dont la distillerie n’est pas connue, comme beaucoup d’autres Irlandais) est embouteillé par l’indépendant belge The Whisky Mercenary, mais exclusivement pour deux boutiques : le Single Malt Whisky Shop de Zammel, et whiskysite.nl aux Pays-Bas. Et si il est aussi bon que les derniers irlandais embouteillés à gauche et à droite, les bouteilles vont se vendre comme des petits pains. Mais pas de panique, ne commencez pas directement et fébrilement à secouer Google pour vous trouver une bouteille : il ne sera officiellement disponible à la vente à Zammel qu’à partir de ce samedi 30 mai. Vous avez donc quelques jours pour vous retourner.

Bon, c’est pas tout ça, mais il est grand temps de le goûter et de donner mon avis (qui n’engage que moi, as usual) sur cet Irlandais, non ?

Irish Single Malt 1991/2015 The Whisky Mercenary, 52.2%
Irish Single Malt 1991 / 2015 The Whisky Mercenary, for Whiskysite.nl and The Single Malt Whisky Shop, 52.2%, 164 bouteilles
  • Nez : Ultra fruité, typique des Irlandais qui sortent ces derniers temps. Banane, mangue, corbeille complète de fruits exotiques juteux, de la pêche jaune. Une très légère volute de fumée herbacée se révèle par la suite, suivie d’une senteur, elle aussi légère, de petites fleurs de verger. Après une aération plus longue, la fumée tend à disparaître.
  • Bouche : Le festival de fruits juteux continue, en bouche cette fois. Une salade sucrée de carrés de fruits blancs et jaunes fraîchement coupés, onctueux et juteux.
  • Finale : Une légère amertume de pelure de fruit apparaît, ainsi que quelques épices douces. Un peu de bois sec, et la très légère fumée, toujours herbacée, qui refait surface pour remonter dans le nez.
  • Verdict : Je m’y attendais un peu, cet Irlandais-ci est aussi d’une très bonne qualité, dans la lignée des Super Fruités précédents. Fin, subtil, équilibré, pas agressif, et… tout simplement bon. Côté tourbe, elle est très fine et légère, on pourrait aisément passer à côté. Que les embouteilleurs continuent de nous proposer de bons whiskeys comme ça, miam !
  • 90/100.

Disponible pour 199€ au Single Malt Whisky Shop de Zammel à partir du 30 mai 2015 à 13h00 (ça c’est précis, hein ?), avec une réduction de 5% samedi (et seulement ce jour-là) et seulement pour ceux qui feront le déplacement.

vendredi 24 avril 2015

Ireland 23 ans The Nectar of the Daily Drams, 1991/2015, 54.6%

A intervalle régulier j’aime bien parler d’un whisky qui fait le buzz. Celui-ci en fait partie…

Comme je l’expliquais dans le dossier consacré aux whiskeys irlandais, The Nectar a embouteillé pas mal d’Irlandais ces derniers temps. Début avril, trois nouveaux embouteillages (toujours de distilleries officiellement inconnues) ont vu le jour. Un 12 ans, un 14 ans, et ce 23 ans-ci. Le 12 ans et le 14 ans étaient déjà disponibles lors du Whisky Festival chez Massen, mais le 23 ans était déjà sold out en raison du nombre très limité de bouteilles. ‘’Limité’’, c’est en effet tout ce qu’on sait ; mais impossible de savoir exactement le nombre de bouteilles produites au total. Cette info ne figure pas sur la bouteille, et The Nectar reste très discret à ce sujet.

Néanmoins, certains amateurs avertis ont eu l’occasion de le goûter et ont été directement séduits. Il faut dire qu’un Irlandais de 23 ans en fût de sherry, c’est assez rare et très prometteur sur papier. Mais au delà du papier, le ramage vaut-il le plumage ?

Ireland 23 ans The Nectar of the Daily Drams, 1991/2015, 54.6%
Ireland 23 ans The Nectar of the Daily Drams, 1991 / 2015, 54.6%
  • Nez: D’entrée, ça envoie du lourd. Du raisin blanc mûr, une fraîcheur herbacée et florale, des épices de Noël, des raisins et de l’abricot secs, une pointe de tabac, de la frangipane, du chocolat noir à l’orange, quelques noisettes… Tout ça ? Oui, et même plus. Et toutes ces senteurs forment un tout qui tient la route. Ca augure beaucoup de bonnes choses pour la suite…
  • Bouche: … et cette suite ne déçoit pas. Du café moulu, des feuilles d’arbre séchées, du chocolat, de l’orangette, des raisins secs en pagaille, de l’abricot. Quelques vaguelettes herbeuses passent de temps en temps. De la noisette poivrée, et de la groseille confite.
  • Finale: Moyenne. Les épices de Noël refont surface. Légère sécheresse boisée. Une très très légère fumée herbeuse remonte dans les narines (Ho ? Une trace de tourbe ??).
  • Verdict : Le meilleur Irlandais que j’ai pu goûter jusqu’ici, et de loin. Une friandise du début à la fin. C’est fin, doux, fondu, cohérent, frais tout en étant gourmand, facile d’accès et dangereusement buvable. Une réussite totale.
  • 92/100.

Si ma note de dégustation vous a donné envie (le contraire serait quand même étonnant ;-) ), sachez que tout espoir n’est pas perdu pour vous en procurer une bouteille. Si je sais qu’il est sold out chez Massen et sur les webshops qui ont pu en avoir, il est peut-être encore possible de s’en procurer (mais c’est à vérifier) chez TasTToe, The Single Malt Whisky Shop, et chez Crombé. Il devrait aussi être le whisky phare sur le stand de The Nectar ce week-end au WhiskyFair de Limburg (en Allemagne), si vous voulez pousser jusque-là. Et il devrait aussi être disponible, en quantités très limitées, chez Toby Vins à partir du 30 avril. Bref, il reste encore des pistes exploitables pour choper une bouteille… Quant au prix, il est lui aussi assez attractif pour un whisky de cette qualité par les temps qui courent : un gros 130 euros.

lundi 23 février 2015

Mortlach 20 ans Signatory Vintage, 1991/2012, 56.4%

Un autre Mortlach, mais celui-ci est encore disponible en boutique malgré le fait qu’il ait été embouteillé en 2012. Un whisky n’est pas l’autre, et le succès (commercial) ne l’un par rapport à un autre ne tient souvent qu’à un fil.

Mortlach 20 ans Signatory Vintage, 1991/2012, 56.4%
Mortlach 20 ans Signatory Vintage Cask Strength Collection, 01.10.1991 / 11.01.2012, Sherry Butt N°7706, 56.4%, 577 bouteilles
  • Nez : Un mélange de vernis (très présent), de raisins secs, de zestes d’orange et d’épices exotiques. Du thé vert, très ténu, en arrière-plan. Après aération, le vernis se fait plus sage et les fruits secs prennent le pas.
  • Bouche : De la prune, des fruits secs, un peu de cannelle. L’alcool est ici un peu trop présent. Des côtés liquoreux et sucrés, et de la praline par moments.
  • Finale : Le vernis fait son retour, accompagné d’une légère fumée boisée et de zestes fruités. Ne pas avaler trop vite, sinon l’alcool brûle un chouïa.
  • Verdict : Dans l’ensemble il se défend bien, ce Mortlach. Il a un côté dirty, contrebalancé par la douceur apportée par le sherry. Sans conteste plus accessible que le Mortlach de samedi, mais moins surprenant aussi.
  • 86/100.

Et celui-ci, au moins, est encore disponible chez TasTToe pour 115€.

lundi 28 juillet 2014

Glen Keith 20 ans The Nectar of the Daily Drams, 54.2% (IB)

Glen Keith 20 ans The Nectar of the Daily Drams, 54.2% (IB)

Je commence à apprécier de plus en plus les embouteillages indépendants de la distillerie Glen Keith. Il faut dire qu’il n’existe pratiquement aucun embouteillage officiel, d’ailleurs. En règle générale (en tout cas ceux que j’ai eu l’occasion de goûter) ces embouteillages sont de bonne qualité, bien goûteux, amples et particulièrement fruités. J’ai déjà publié des notes de quatre Glen Keith par le passé (le champ de recherche du blog vous aidera à trouver ces articles ;-) ), en voici un cinquième.

Cette fois-ci il s’agit du Glen Keith 20 ans embouteillé par l’embouteilleur belge The Nectar, sous sa gamme The Nectar of the Daily Drams, distillé en 1991 et embouteillé en 2012, en brut de fût titrant à 54.2%.

  • Nez : Un nez très fruité, comme je m’y attendais. De la compote de poire, un soupçon de pomme verte, de la vanille sucrée, une pointe de pamplemousse. Doux, sucré, suave.
  • Bouche : L’alcool n’agresse pas et est bien intégré, portant les saveurs fruitées et sucrées. Toujours la poire juteuse et bien mûre, et du pamplemousse à profusion. Quelques fruits exotiques gorgés de soleil. Une bouche capiteuse et couvrante.
  • Finale : Une pincée de poivre et des échardes de bois sec. Des zestes d’agrumes légèrement amers. L’alcool réchauffe les joues. Une finale assez longue sur cette chaleur.
  • Verdict : Un whisky très agréable, facilement buvable, très fruité sans être monolithique. Un autre Glen Keith à considérer.
  • 88/100.

Ce Glen Keith était en promo spéciale (les soldes, peut-être ?) en juillet chez Massen au prix de 65€, ce qui est franchement une bonne affaire ! Je ne sais pas si la promo va continuer jusqu’à épuisement des stocks ou s’arrêter début août, mais si vous avez l’occasion de faire un saut au Luxembourg, n’hésitez pas !

dimanche 2 mars 2014

Debriefing de dégustation Coopers Choice (Littlemill, Glen Keith, Bunnahabhain et Laggan Mill)

Debriefing de dégustation Coopers Choice (Littlemill, Glen Keith, Bunnahabhain et Laggan Mill)

Il y a peu je relayais l’info du fait que l’embouteilleur Coopers Choice était à présent distribué en Belgique. Voulant me faire une idée par moi-même de la qualité globale de cet embouteilleur, je me suis rendu au Chemin des Vignes. Ludo a eu la gentillesse de me faire goûter 4 petits drams Coopers Choice.

Je dois bien avouer que j’avais un a priori assez négatif en raison de la réduction de la plupart des bouteilles Coopers Choice. Je préfère généralement les bruts de fûts.

Les notes qui suivent sont assez courtes et succinctes. En effet, la dégustation a été assez rapide dans une boutique, presque dans les mêmes circonstances qu’en festival, et non pas tranquillement à l’aise chez moi.

Debriefing de dégustation Coopers Choice (Littlemill, Glen Keith, Bunnahabhain et Laggan Mill)

Littlemill 1985 / 2013 Coopers Choice, 28 ans, 46%, 375 bouteilles : Ha, Littlemill… Je ne pouvais pas passer à côté, c’est une de mes distilleries préférées. Et je dois commencer à stocker étant donné qu’elle est fermée, que d’ici quelques temps il n’y en aura plus et que les prix commencent à flamber.

  • Nez : De la poire salée, de l'abricot et de la mandarine. Du pamplemousse rose fraichement coupé par après.
  • Bouche : Du pamplemousse rose, de l'orange juteuse, une explosion d'épices douces. Surprenant de fraîcheur. Le seul reproche que je puisse faire est la réduction un peu perceptible (mais très peu, donc pardonnable).
  • Finale : Un peu d’acidité agrumique dans la gorge, de la mandarine dans les joues.
  • Verdict : Réduit peut-être, mais un profil très axé sur les agrumes frais qui sort des sentiers battus des Littlemill sortis ces derniers temps. Très printanier. Une très bonne surprise. Et un 28 ans aussi bon pour moins de 105€, j’en ai tout de suite pris une bouteille…

90/100.

Debriefing de dégustation Coopers Choice (Littlemill, Glen Keith, Bunnahabhain et Laggan Mill)

Glen Keith 1993 / 2012 Coopers Choice, 19 ans, 46%, 336 bouteilles : Ayant récemment découvert Glen Keith ; et ceux que j’ai goûtés m’ayant tous plu, je me suis penché sur celui-ci.

  • Nez : Très vanillé, fruits jaunes très cuits.
  • Bouche : Douce sur les fruits vanillés.
  • Finale : En lente descente sur les fruits et le poivre blanc.
  • Verdict : Assez bon mais profil très passe partout, sans complexité.

84/100.

Debriefing de dégustation Coopers Choice (Littlemill, Glen Keith, Bunnahabhain et Laggan Mill)

Bunnahabhain 1991 / 2014 Coopers Choice, sherry wood, 46% : En règle générale j’aime beaucoup les ‘’Bunna’’ en fût de sherry, alors j’ai plongé sur celui-ci.

  • Nez : Du tabac, du bois, des fruits secs. Pas mal de choses se bousculent.
  • Bouche : La réduction à 46% est trop perceptible à mon goût. Sinon c’est doux et agréable, profil sherry standard.
  • Finale : De la muscade, du gingembre, du bois sec, du poivre. Bonne finale bien complexe.
  • Verdict : Ce malt-ci souffre un peu trop de la réduction en bouche, je trouve.

86/100.

Debriefing de dégustation Coopers Choice (Littlemill, Glen Keith, Bunnahabhain et Laggan Mill)

Laggan Mill ‘’NAS’’ Coopers Choice, embouteillé en 2014, 51%, 270 bouteilles : Laggan Mill, c’est quoi cette bestiole ? Hé bien c’est un Lagavulin. Oui oui. C’est juste que la distillerie Lagavulin refuse que le nom de sa distillerie ou l’âge du distillat apparaisse sur les bouteilles des indépendants. Il paraitrait néanmoins que ce Lagavulin-ci soit âgé de 8 ans, distillé début 2006. Et cette bouteille est proposée en brut de fût, qui plus est. Moi qui ne suis pas client du tout du Lagavulin 16 ans, je me suis laissé tenter par Ludo qui me l’a fortement conseillé.

  • Nez : Un savant mélange de tourbe fermière (paille, foin) sherrysée aux fruits secs.
  • Bouche : Un bonbon de fruits rouges confits, ça colle aux dents. Ensuite un peu de tourbe essaie de percer.
  • Finale : La tourbe fermière et salée (et un peu marine aussi) revient en avant plan, avec une bonne dose de poivre.
  • Verdict : Très rond, assez complexe, cette tourbe sucrée fonctionne très bien. Je lui donnerais plus que ses 8 ans. Et pour un Laga de cette qualité à moins de 60€, hop j’ai tout de suite pris une quille.

91/100.

Pour conclure, je dirais que je vais suivre Coopers Choice de près : de la bonne qualité (sur ce que j’ai goûté en tout cas) à un prix très intéressant.