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samedi 24 décembre 2016

Mortlach 27 ans Cadenhead's Sherry Cask, 1988/2016, 52.6%

Certaines saisons, au même titre que certains moments de la journée, se marient mieux avec certains types de whiskies qu'avec d'autres.

En hiver, quand il fait froid, la majorité des amalteurs a tendance à privilégier les whiskies tourbés ou maturés en fûts de Sherry Oloroso ou PX de premier remplissage (les "Dark Sherry" bien foncés, bien imprégnés). Je ne déroge pas à cette règle majoritaire, j'ai moi aussi tendance à me verser un whisky plus rustique et/ou gourmand en période hivernale.

Même si cette année l'hiver n'est pas (encore) glacial, nous sommes en période de Noël, que diable !

 

Du Mortlach en fût de Sherry, ça pourrait parfaitement faire l'affaire; surtout si il comporte un côté "crassouillet" comme parfois Mortlach peut avoir. Et justement, c'est ce qui m'attire chez Mortlach. Si c'est pour avoir un Xième Speysider en fût de Sherry au profil ultra classique, je ne vois pas la valeur ajoutée d'aller creuser chez Mortlach.

 

Mais ce mariage Mortlach / fût de Sherry / Cadenhead me fait aussi un peu peur. En effet, il y a deux ans, je m'étais offert un Mortlach 25 ans de chez Cadenhead, aussi en fût de Sherry. Et je l'avais trouvé immonde, un des pires whiskies que j'avais jamais goûté (non, je n'en ai pas parlé sur le Blog à l'époque) ! Celui-ci serait-il un sister cask, ou complètement différent ? Let's taste...

Mortlach 27 ans Cadenhead's Sherry Cask, 1988 / 11.2016, 52.6%, 498 bouteilles

  • Nez: D'abord un nez whisky Sherry typique: du bois poli, de la noix, du chocolat noir, des fruits noirs confits, un trait d'orange. Gourmand. Une austérité de bois noble traité s'installe petit à petit.
  • Bouche: Attaque alcooleuse un peu agressive au premier contact, il faudra attendre la seconde gorgée pour s'habituer. Un mélange fondu de fruits noirs et rouges, secs et confits; de caramel presque brûlé, de zeste d'orange, et de bois vernis. Le sucré augmente au fil du dram.
  • Finale: Courte. Le bois assèche la bouche; il est accompagné de paraffine huileuse. Du caramel vanillé et fort sucré surgit dans la gorge.
  • Verdict: Pas de marqueurs "crasseux" dans ce Mortlach-ci, juste un peu de vernis, de huileux, et d'austérité (ce qui n'est déjà pas si mal). Un profil Sherry assez classique, même si l'évolutivité en cours de dram est à souligner. Un whisky agréable et bien fait (surtout à partir de la seconde gorgée), plutôt sur le boisé / sucré que sur les épices de Noël.
  • 88/100.

Disponible pour 165€ à la boutique Cadenhead de Cologne.

 

J'en profite pour vous souhaiter un bon réveillon, et je vous donne rendez-vous demain sur le Blog pour le dram de Noël !! :-)

dimanche 10 juillet 2016

Littlemill 24 ans The Whiskyman, 1988/2012, 54.2%

Aujourd'hui, un de mes classiques dans le whisky, LE Littlemill qui m'a fait définitivement tomber amoureux de cette distillerie: le 24 ans (1988/2012) de chez The Whiskyman.

Un whiskyfriend me l'avait fait goûter (il y a déjà quelques années) et l'ultra fruité de ce Littlemill m'avait laissé sur le cul. Évidemment, cet embouteillage était déjà sold out à ce moment-là. Et puis, en 2014, un site allemand en a remis en vente. Et je ne me suis pas fait prier...

Littlemill 24 ans The Whiskyman, 1988/2012, 54.2%

The Whiskyman vous connaissez déjà, bien évidemment. Dominiek a malheureusement décidé d'arrêter ses activités liées au whisky; ses embouteillages font donc à présent partie de son héritage maltesque.

Littlemill 24 ans The Whiskyman, 1988/2012, 54.2%
Littlemill 24 ans The Whiskyman "Sympathy for the Whisky", 1988 / 2012, 54.2%, 159 bouteilles
  • Nez: Attention ! Corbeille de fruits (exotiques) frais ! Wooot ! De la banane verte, de la banane mûre, de la mangue juteuse, de l'abricot... Un subtil nuage de poussière de pollen virevolte de ci de là. Après une bonne dizaine de minutes, le côté floral se fait plus présent, glissant de plus en plus du pétale de lys vers la tige de pâquerette.
  • Bouche: Du sirop d'abricot enrobé de miel de fleur d'oranger. Ça donne une bonne image du truc: une bombe fruitée sucrée. Les fruits enflent en bouche, de plus en plus compotés et sucrés. La mandarine et la pêche juteuses en tête.
  • Finale: Longue. De la pelure d'abricot, une pichenette d'épices exotiques. Le sirop perdure un moment, avant de céder progressivement la place aux épices exotiques picotantes.
  • Verdict: Mamamia ! Oufti ! OMG ! Quelle claque. THE fruit bomb. Pas d'herbacé flagrant (mais du floral quand même), mais quelle gourmandise fruitée de bout en bout ! J'adore, c'est juste sublime.
  • 93/100.

Complètement sold out depuis 2014. Son prix d'origine était, je crois, de 125€.

lundi 5 janvier 2015

Deux Glenrothes : 24 ans The Warehouse Collection et 26 ans Anam na h-Alba

Comme j’ai eu l’occasion de pouvoir goûter à mon aise deux nouveaux Glenrothes, autant en parler en même temps. Pas spécialement un face à face, ceci dit ; juste un article commun.

D’un côté, un Glenrothes 24 ans The Warehouse Collection de l’embouteilleur allemand Whisky Warehouse 8 qui propose plusieurs nouveautés par an sans pour autant être très prolifique. Ce Glenrothes a été embouteillé début novembre et vient d’arriver en Belgique. Bien qu’il ne titre ‘’que’’ à 46%, rien ne dit qu’il soit réduit. Aucune info dans un sens comme dans l’autre sur l’étiquette. Par contre, il est tiré à très peu d’exemplaires : seulement 72 bouteilles produites d’un petit fût de format ‘’Octave’’. Le Glenrothes précédent du même embouteilleur m’avait bien plu, si vous vous souvenez.

De l’autre côté, un Glenrothes 26 ans de l’embouteilleur (lui aussi allemand) beaucoup plus prolifique Anam na h-Alba, qui produit de plus en plus régulièrement plusieurs embouteillages d’un coup. Titrant à 53.4%, on peut supposer que celui-ci soit en brut de fût. Mais sa production est elle aussi très limitée : seulement 92 bouteilles.

(photo Whisky Warehouse 8)
(photo Whisky Warehouse 8)
Glenrothes 24 ans Whisky Warehouse 8, 05.06.1990 / 11.11.2014, Ex Bourbon Octave W8B01-1, 46%, 72 bouteilles
  • Nez : Bien présent, ce nez comprend pas mal de choses : vanille, miel, raisin blanc, pomme verte, sirop de citron. Derrière tout ça, des volutes de gingembre grillé qui tranchent avec le melting pot fruité.
  • Bouche : Si ce whisky est réduit, cela ne se goûte pas. La bouche est dominée par les fruits jaunes vanillés. Sorti de là, il n’y a pas grand-chose. Très monolithique, mais agréable et facilement buvable.
  • Finale : Très courte. Les fruits meurent rapidement, ne laissant qu’une faible sécheresse boisée qui perdure un peu plus longtemps.
  • Verdict : Un Speysider typique en fût de bourbon sur les fruits, facile d’accès mais standard. Je trouve qu’il fait plus jeune que son âge.
  • 83/100.
(photo Anam na h-Alba)
(photo Anam na h-Alba)
Glenrothes 26 ans Anam na h-Alba, 1988 / 2014, Bourbon Cask, 53.4%, 92 bouteilles
  • Nez : A fond sur la vanille citronnée. Quelques fleurs blanches d’arbre au printemps. De la poire compotée apparaît un peu après.
  • Bouche : Très ronde et facile. De la confiture d’agrumes acidulée. De la poussière de fruits secs remonte dans le nez. Le tout enrobé de miel vanillé.
  • Finale : Des épices amères se mélangent à l’acidité agrumique. Ça pique un peu à la gorge.
  • Verdict : Ici aussi, un Speysider assez typique. Néanmoins bien fait et agréable, facile.
  • 85/100.

Ces deux bouteilles sont disponibles depuis peu chez Dram 242, pour 107€ pour le 24 ans Whisky Warehouse 8 et 95€ pour le 26 ans Anam na h-Alba. Oui je sais, il est bizarre que le plus vieux et le brut de fût soit moins cher que le plus jeune (peut-être) réduit ; mais telle est la réalité des choses.

mardi 23 décembre 2014

Quadriptyque Littlemill, volet 2 : 1988/2014 (26 ans) Liquid Treasures, 52.7%

Voici le second volet du quadriptyque consacré à Littlemill, qui sera d’ailleurs le seul volet à propos d’un embouteillage encore disponible dans le commerce. Et en plus, j’en ai déjà rapidement parlé dans mon compte rendu du tasting The Whisky Mercenary / Liquid Treasures.

Mais ce Littlemill 26 ans de Liquid Treasures méritait que j’y revienne au calme, hors lineup et hors dégustation avec papilles déjà bien chargées. Dont acte.

Quadriptyque Littlemill, volet 2 : 1988/2014 (26 ans) Liquid Treasures, 52.7%
Littlemill 26 ans Liquid Treasures, 1988/2014, 5 Years eSpirits Whisky (2009-2014) Anniversary Bottling, 52.7%, 147 bouteilles.

Autre différence entre la dégustation du samedi 13/12 et celle-ci, ce dram-ci ne ‘’souffre’’ pas de l’ouverture de la bouteille et a eu le temps de s’aérer. Cela va-t-il changer la donne ?

  • Nez : Effectivement, le nez est plus ouvert que lors de la dégustation précédente. Du malt vanillé, de la fraîcheur herbacée, de la mirabelle, de la nectarine, et de l’abricot. Une légère sécheresse de paille.
  • Bouche : En entrée de bouche, une acidité agrumique s’installe ; suivie de pelure de pomme. Du thé vert salé. Une touche d’abricot vanillé.
  • Finale : Assez courte. La fraîcheur du thé vert remonte dans le nez. Une sécheresse boisée se colle au palais. Les fruits meurent rapidement, par contre.
  • Verdict : Le goûter quelques temps après l’ouverture de la bouteille lui est bénéfique, il se montre moins fermé et moins austère ; plus accessible. Il révèle tout de suite sa palette de saveurs. Un Littlemill reconnaissable, typique, et très bon ; mais qui cette fois-ci n’atteint pas les 90 selon mes critères personnels.
  • 89/100.

Disponible en Belgique pour ±170€ dans toutes les boutiques (QV.ID, TasTToe, Whiskyhuis, Single Malt Whisky Shop) revendant du The Whisky Mercenary, puisque celui-ci distribue Liquid Treasures en Belgique. En effet, à 170€, ça prouve que les prix des Littlemill ont pris l’ascenseur vers le haut et indique la tendance pour 2015 :-/ …

J’en profite par la même occasion pour vous souhaiter un excellent Noël, rempli de drams qui vous procureront des frissons de contentement ; et je vous fixe rendez-vous dans quelques jours pour le 3ème volet du dossier Littlemill.

dimanche 15 juin 2014

Littlemill 1988 Archives, 51.9%



Littlemill 1988 Archives, 51.9%

Voici donc le dernier volet de la trilogie consacrée à l’embouteilleur Archives. Comme toute trilogie qui se respecte, il serait de bon ton que sa conclusion soit spectaculaire. Alors, autant terminer sur un Littlemill de 1988, âgé de 25 ans !
Haaa, Littlemill. Mon péché mignon. Cette distillerie, disparue aujourd’hui et à jamais, fait partie de mes favorites. J’ai donc tendance à être assez critique envers ses embouteillages. Que vaut celui-ci ?



Littlemill 11.1988 / 02.2014 Archives, 25 ans, Bourbon Hogshead n°12, 51.9%, 134 bouteilles :

    Littlemill 1988 Archives, 51.9%
  • Nez : Un Littlemill assez reconnaissable au nez qui est frais et fruité sur les fleurs de verger et les agrumes doux (pamplemousse rose) fraîchement coupés. Une pointe de résine, d’herbe et de rhubarbe.
  • Bouche : D’entrée je trouve qu’elle manque un peu de punch. Au-delà de ça, du gingembre, des zestes amers d’agrumes, et du poivre. Un peu de poire, aussi. Après aération, des relents herbeux apparaissent.
  • Finale : Du poivre et du gingembre dans la gorge, le zeste d’agrume reste longtemps en bouche. L’alcool se développe plus à ce niveau-ci.
  • Verdict : Un Littlemill typique, frais, agréable, bien fait, mais qui n’est pas extraordinaire non plus. Je trouve le nez particulièrement avenant. Attention, un dram de ce Littlemill demande du temps pour pleinement se dévoiler.
  • 86/100.








Disponible actuellement exclusivement chez Whiskybase (possibilité de commander via leur webshop) pour 135€.

vendredi 1 novembre 2013

Glenrothes 25 ans The Nectar of the Daily Drams, IB, 50.6%

Glenrothes 25 ans The Nectar of the Daily Drams, IB, 50.6%

Ce Glenrothes 25 ans The Nectar of the Daily Drams, 1988/2013, Refill Sherry, 50.6% est une nouveauté de chez The Nectar, ça vient de sortir il y a à peine quelques jours. J'ai eu l'occasion de le goûter lors du whisky festival chez Massen, et ma foi... je ne me suis pas fait prier pour acheter une bouteille; car décidément un seul dram de ce truc ce n'est pas assez !

Nez: Hou que c'est attirant ce machin ! C'est juste un truc énorme sur le miel, les amandes, la crème brûlée, du caramel, quelques zestes d'orange confite.

Bouche: Ici aussi, c'est une explosion bonbonesque. De la pâtisserie, des fruits confits, de la compote de fruits jaunes. Une toute petite pointe de pamplemousse vient contraster avec cette devanture de chez le pâtissier du coin.

Finale: Toujours de la douceur sucrée, et quelques épices corsées et poivrées. Et en plus ça reste longtemps en bouche; mais on a envie d'écourter pour boire la gorgée suivante.

Verdict: Ça doit être un whisky créé par John waters ! Tout en excès, vulgaire, c'est quasi honteux d'aimer, tout est overtrop ! Comme une prostituée trop maquillée, trop parfumée, et trop courte vêtue. Mais ça attire l’œil. Idem pour ce whisky, c'est excessif mais ça fonctionne. Aucune complexité, aucune subtilité, ça envoie juste du plaisir à l'état pur à apprécier sur le moment. Ça se laisse boire comme pour rien, sans s'en rendre compte la bouteille descend à vitesse grand V. Hips !

89/100 (pour le plaisir brut procuré)

Environ 115€ chez Massen, et ça va arriver ces jours-ci dans toutes les bonnes boutiques revendant les produits The Nectar. Miam, je retourne m’en servir un dram, là-dessus !