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vendredi 20 mai 2016

Tomatin 21 ans Claxton’s, 1994/2015, 48%

Après le Glentauchers 18 ans et le Tobermory 20 ans, c'est au tour du Tomatin 21 ans de chez Claxton's de passer à la casserole.

Rien à ajouter sur ce qui a déjà été dit sur Claxton's (à part le fait qu'un Auchroisk 25 ans devrait être bientôt disponible), donc zou ! Direct à la note !

Tomatin 21 ans Claxton’s, 1994/2015,  48%
Tomatin 21 ans Claxton’s – The Single Cask, 14.10.1994 / 2015, Refill Hogshead n°1503-11247, 48%, 209 bouteilles
  • Nez : Du malt vanillé, du miel sucré, et quelques fruits en arrière-plan (pomme, raisin, citron jaune). Classique, « simple », mais le genre de nez qui a fait ses preuves.
  • Bouche : Le malt vanillé est ici aussi fort présent. Il apporte une gourmandise sucrée à l’ensemble, contrebalancée par les fruits acidulés (pomme et citron). Une pincée d’épices douces se profile après un moment.
  • Finale : Courte. Une légère amertume fruitée apparaît, tandis que les épices douces s’éteignent lentement.
  • Verdict : Un profil très classique, et qui manque aussi (logiquement) d'exotisme. Bien fait, cohérent, mais qui ne sort pas des sentiers battus.
  • 84/100.

Disponible au Chemin des Vignes à Bruxelles (et en principe sur commande chez We Are Whisky et W Comme Whisky) pour ±140€, boîte de présentation comprise.

samedi 10 octobre 2015

Tobermory 20 ans Cadenhead's Sherry Cask, 1994/2015, 57.8%

Tobermory est la distillerie de l’île de Mull qui produit le... Tobermory (sans blague ?), mais aussi le Ledaig (ça, c'est pour ceux qui ne le savaient pas ;-) ). Le Tobermory est sensé être peu ou pas tourbé, en opposition avec le Ledaig qui, lui, est sensé l'être fortement.

Ce Tobermory-ci, embouteillé par (quelle surprise !!) Cadenhead, est en fût de Sherry et est disponible depuis le mois d'août à la boutique Cadenhead de Cologne.

Tobermory 20 ans Cadenhead's Sherry Cask, 1994/2015, 57.8%
Tobermory 20 ans Cadenhead's Sherry Cask, 1994 / 07.2015, 57.8%, 570 bouteilles
  • Nez: Très marqué par le Sherry. Du raisin sec, du caramel. De gros nuages de fumée cendrée aussi. De l'abricot sec, et une pointe de soufre. Des épices douces et de la sauce soja. Une salinité affirmée après aération. Un nez intéressant, mais très rustique et peu accessible.
  • Bouche: La cendre de barbecue frappe d'abord, accompagnée de notes vineuses. Du raisin sec apporte de la douceur sucrée. Une couche caramélisée par dessus, puis une salinité grandissante. Le côté rond et sucré supplante au fur et à mesure le côté tourbé / cendré.
  • Finale: De la cendre boisée (du charbon de bois consumé ?) assèche la bouche. Du brou de noix légèrement amer. Des épices douces en fin de bouche. Une finale très asséchante.
  • Verdict: Tobermory, pas tourbé ? Hé bé, faut le dire vite, hein ! Blague à part, celui-ci l'est (une exception qui confirme la règle ?). Il me fait même penser aux deux Ledaig en fût de Sherry dont j'ai récemment parlé sur le Blog, mais en moins abouti et en moins accessible.
  • 86/100.

Si je le trouve moins abouti que les deux Ledaig de chez Signatory, son prix est par contre assez attractif vu son âge: juste un peu plus de 90 euros. A Cologne, donc.

mercredi 5 août 2015

Clynelish 20 ans Cadenhead's Sherry Cask, 1994/2015, 55.4%

Alléluia ! Il est enfin embouteillé ! Il débarque finalement en boutique ! Depuis un an et demi que je l'attends, ce Clynelish... !

"Il a encore pété un câble, le Bishlouk ??". Bon, une explication s'impose, je me doute bien que vous vous demandez de quoi je parle. Et non, je ne suis pas (encore) complètement cinglé... Quoique... ?

Retour en arrière: en novembre 2013, j'avais pu goûter un "cask sample" (un échantillon de fût) d'un Clynelish de chez Cadenhead lors d'une masterclass au festival Spirits in the Sky. Et ce Clynelish, dans le lineup proposé, m'avait particulièrement plu.

Depuis, j'ai régulièrement demandé à Mark Watt, le patron de Cadenhead, quand serait embouteillé ce Clynelish. Sa réponse est longtemps restée, invariablement, "Not yet". Gniiii, frustrant !

J'y ai été au forcing, lui faisant même les yeux doux pour qu'il soit embouteillé pour mon anniversaire (qui tombe en mai)... Fin janvier 2015, la décision est tombée: il serait embouteillé en juillet sous la gamme Authentic Collection / Sherry Cask; gamme uniquement disponible dans les boutiques Cadenhead (la plus proche de notre Wallonie étant celle de Cologne, comme vous le savez déjà). Pas à temps pour mon anniversaire, pour lequel je comptais organiser un tasting spécial; mais Mark, dans son immense gentillesse, a accepté de me céder une bouteille en "cask sample" pour l'inclure dans mon tasting. Un vrai gentleman, je ne le remercierai jamais assez.

Clynelish 20 ans Cadenhead's Sherry Cask, 1994/2015, 55.4%

Une étiquette ''maison'' plus tard (un peu roulée sous les aisselles quand même l'étiquette, le graphisme étant loin d'être ma spécialité ;-) )), et le double anniversaire Bishlouk / Le Blog Wallon sur le Single Malt a pu présenter fin mai et en exclusivité mondiale ce Clynelish 20 ans en fût de sherry. J'étais aux anges (et pas peu fier, aussi), comme vous pouvez facilement l'imaginer... Surtout qu'il a globalement bien plu à l'assemblée présente, dont une partie s'est mise sur les rangs pour en pré-commander une bouteille.

Bref, je considère un peu ce Clynelish-ci comme étant mon "bébé", ma sélection perso depuis plus d'un an et demi; même si au final l'embouteillage s'avère être un standard dans la sélection Cadenhead, sans aucune mention de moi ou du Blog. Tout ça c'est dans ma tête, concrètement ;-)

La note de dégustation de "mon Précieux" ci-dessous a été faite à partir de ce "cask sample", embouteillé fin avril 2015 ; soit un peu moins de 3 mois avant l'embouteillage officiel de tout le fût. En avril il titrait à 55.6%, alors qu'il titrait à 55.4% en juillet lors de l'embouteillage (les anges se sont goinfré de 0.2% en moins de trois mois, les saligauds !). Une petite différence pourrait apparaître entre le "cask sample" et l’embouteillage final, mais serait alors en principe minime.

Clynelish 20 ans Cadenhead's Sherry Cask, 1994/2015, 55.4%
Clynelish 20 ans Cadenhead's Sherry Cask, 1994 / 07.2015, 55.4%, 486 bouteilles
  • Nez : Une salinité prononcée au premier nez, qui s'estompe par la suite. Des raisins secs, du miel, une très légère fumée herbeuse caramélisée. Plein de fruits secs et confits, et des épices exotiques. Après une longue aération, de l'épine de sapin fait son apparition. Pas mal de choses dans ce nez bien gourmand et bien loin des nez secs et boisés de certains whiskies en fûts de Sherry (d'Oloroso par exemple).
  • Bouche : Du raisin blanc et de l’abricot secs à l'alcool, et de l'orange confite. Mais aussi un côté "dirty" sur la pierre à fusil et l'huile de noisette. La caramel mou poivré et salé s'impose ensuite.
  • Finale : Longue. Les épices se font de plus en plus présentes, pour finalement picoter la langue et les joues. Une amertume abricotée s'installe, accompagnée d'une très légère fumée salée. Le caramel mou fond lentement en bouche.
  • Verdict : Pas spécialement facile d'accès à la première gorgée, il faut laisser le temps au dram pour s'ouvrir et se révéler. Le côté gourmand vient avec le temps, et grandit graduellement en cours de dram. Moins sur le caramel salé que dans mes souvenirs (même si ces deux marqueurs sont encore bien perceptibles à des degrés divers), et pas aussi confiserie immédiate que certains autres whiskies en fût de sherry; ce Clynelish n'en reste pas moins un très bon whisky à déguster en prenant bien son temps. Et en plus ma femme a dit, en y trempant le nez, « Il est moins pire que les autres (NDLR : whiskies que j'ai déjà sentis) » ; ce qui est bon signe ;-)
  • 89/100.

Disponible dès à présent pour 95€ dans les boutiques Cadenhead anglo-saxonnes (Londres, Edimbourg et Campeltown; si vous êtes en vacances dans ces coins-là ;-) ). Il arrivera dans les boutiques Cadenhead continentales (Cologne, Berlin, Autriche, etc) vers la mi-août. Perso, mes bouteilles sont déjà réservées :-D

vendredi 5 juin 2015

Miltonduff 20 ans Cadenhead’s Small Batch, 1994/2015, 51.5%

Je n’ai pas goûté beaucoup de Miltonduff depuis que je me suis mis au whisky. Mais ces derniers temps pas mal d’embouteillages indépendants de cette distillerie sont arrivés sur le marché. Il faut dire qu’elle n’est pas particulièrement courue ni prestigieuse, ce qui permet de proposer des bouteilles à un prix abordable.

Celui-ci fait partie de la dernière vague (et en attendant celle de juin qui devrait très bientôt débarquer) de la gamme Small Batch de l’incontournable Cadenhead. Il est à priori composé d’un mélange de deux hogsheads originellement de bourbon.

Trêve de blabla, voici ce que j’en pense.

Miltonduff 20 ans Cadenhead’s Small Batch, 1994/2015, 51.5%
Miltonduff 20 ans Cadenhead’s Small Batch, 1994 / 2015, Bourbon Hogsheads, 51.5%, 366 bouteilles
  • Nez : Frais et fruité. Des petites fleurs blanches de pommiers, du melon jaune, de la poire, de la pêche et de l’abricot juteux. Une pointe mentholée en arrière-plan. Un nez généreux.
  • Bouche : Des fruits jaunes et blancs compotés. De la pelure de fruit légèrement astringente. De la pomme acidulée. Des picotements dus à l’alcool quand on laisse une gorgée en bouche un certain temps.
  • Finale : Moyenne. La pelure de fruit astringente domine. Un léger piquant persiste sur le bout de la langue.
  • Verdict : Un Speysider classique, équilibré, et agréable. Il se développe bien avec l’aération. Pas spécialement autre chose à ajouter, en fait.
  • 86/100.

Comme il n’a pas eu particulièrement de succès (Miltonduff étant peu prisé, comme dit en début d’article), il est encore largement disponible (pour environ 95€) chez toutes les boutiques revendant du Cadenhead : Toby Vins, TasTToe, The Single malt Whisky Shop, Massen, etc…

samedi 21 février 2015

Mortlach 20 ans Cadenhead’s Small Batch, 1994/2015, 53.4%

Alerte whisky buzz ! Alerte whisky buzz ! Alerte whisky buzz !

Un exemple (de plus) de whisky épuisé avant même d’arriver en boutique… Et si j’en parle, je l’avoue, c’est non seulement parce que c’est un embouteillage Cadenhead, mais aussi (et surtout ?) pour surfer sur la vague du buzz autour de ce Mortlach. Ca attirera quelques lecteurs de plus ;-)

Mais où qu’il est le buzz autour de ce whisky ? Bah… comme d’hab’, hein : une super bonne note sur un blog ultra connu (mais nooooon pas celui-ci, je ne suis qu’un petit poisson insignifiant dans le monde du whisky, moi) avant même la sortie du whisky ; les amateurs réservent toutes les bouteilles auprès des boutiques ; le whisky n’atteint même pas les étagères des dites boutiques. Game over si vous n’étiez pas au taquet.

Ce Mortlach est donc sold out partout. Et pas seulement en Belgique, je pense. Partout.

Et jusqu’à présent, seule la super bonne note du blog ultra connu est représentative de ce Mortlach. Quelques cotes sont apparues sur Whiskybase, mais aucune autre description. A croire que presque personne ne l’a goûté, en fait.

C’est là que Le Blog Wallon sur le Single Malt entre en scène pour vous présenter, sous vos yeux ébahis, une seconde note de blogueur sur ce Mortlach ! Tadaaaaaaa ! :-D

Mortlach 20 ans Cadenhead’s Small Batch, 1994/2015, 53.4%
Mortlach 20 ans Cadenhead’s Small Batch, 1994 / 2015, 53.4%, 768 bouteilles
  • Nez : Le côté ‘’dirty’’ de certains Mortlach saute directement au nez. Beaucoup de vernis / cire, en quantités industrielles. Des champignons noirs. De l’écorce de bouleau trempée. Du feuillage en légère décomposition. De la poudre de gingembre.
  • Bouche : Un trait de citron, et de la résine d’arbre à profusion. Le gingembre se fait discret. La bouche est moins ‘’rustique’’ que le nez, équilibrée et assez fine et subtile en fin de compte. C’est presque tourbé, par certains côtés. Pas un whisky à boire en début de lineup, en tout cas !
  • Finale : Assez courte. Du citron juteux, et une légère fumée de feuillage mouillé. Les champignons font leur retour, accompagnés de quelques cendres fugaces.
  • Verdict : Un whisky très loin des Speysiders typiques. Particulièrement difficile d’accès, et pas easy drinkable du tout. Il faut aller le chercher et se battre avec pour le dompter. Un dram se sirote longtemps, pour lui laisser assez de latitude pour se développer et livrer tous ses secrets. Et c’est justement ça qui fait son charme : son profil, peu commun et changeant, qui étonne.
  • 90/100.

Son prix de vente public suggéré était de ±85€. Vous pourrez sûrement le trouver très bientôt sur le marché parallèle, pour beaucoup plus cher. Consolez-vous, ‘’une de perdue, dix de retrouvées’’, comme on dit.

Merci à TasTToe pour le sample.

lundi 26 mai 2014

Speyside 17 ans The First Editions, 61.2%

Speyside 17 ans The First Editions, 61.2%

Je l’ai déjà expliqué plusieurs fois, une dégustation n’est pas l’autre et peut varier du tout au tout d’un moment à un autre en fonction des circonstances. Le ressenti d’un même whisky peut donc aussi varier.

Comme je le disais dans mon explication sur ma façon de noter un whisky, je me cite moi-même (oui, j’suis mégalo ;-p ) : [Une note de dégustation cotée est avant tout une photo d’un dram prise à un moment précis. L’humeur, l’environnement, l’envie, l’état des papilles ou de santé, le laps de temps entre l’ouverture de la bouteille et la dégustation, etc. vont influencer de façon logique la note et la cote…].

Aujourd’hui, je vous propose un exemple très concret avec ce Speyside 17 ans The First Editions 1994/2012, 61.2%.

Speyside est bien évidemment une région d’Ecosse fameuse pour le nombre de distilleries qui s’y trouvent, mais aussi une distillerie dont la construction commença en 1962 mais dont la production de whisky ne débuta qu’en 1990.

Concernant cette bouteille en particulier, de la gamme The First Editions de l’embouteilleur indépendant Edition Spirits, je l’ai goûtée une première fois il y a quelques semaines dès l’ouverture de la bouteille, et le moins que l’on puisse dire est que je l’ai trouvé imbuvable. Ma note avait été la suivante :

  • Nez : Assez sherry, et... plein de soufre ! Je ne suis pourtant pas d`habitude spécialement gêné par les whiskies soufrés, mais là c`est vraiment très fort.
  • Bouche : A nouveau super soufrée... trop.
  • Finale : Assez longue et sucrée, puis le soufre brûle tout sur son passage.
  • Verdict : Cette sensation hyper soufrée est peut-être due au fait que la bouteille venait d`être ouverte, et que ce côté soufré s`estompe par la suite. Mais en l`état, cela m`a paru très mauvais. Et la personne qui m`accompagnait lors de cette ouverture de bouteille a aussi été dérangée par ce côté soufré.
  • 69/100.

Une note très sévère, presque la plus mauvaise que j’aie jamais donnée à un whisky. Cela ne m’encourageait évidemment pas à récidiver sur cette bouteille. Et pourtant, par un heureux hasard, je l’ai regoûté alors que la bouteille était ouverte depuis plusieurs semaines. Et ça a été le jour et la nuit :

  • Nez : Le soufre est toujours présent, mais moins qu’auparavant et il s’efface avec le temps. Je peux sentir d’autres choses aussi : de la résine, de la frangipane, du biscuit au beurre, des épices exotiques, du massepain et du raisin noir. Un très bon nez, bien complexe.
  • Bouche : De la cassonade très brune domine d’entrée, c’est très sucré. L’alcool n’agresse pas et est bien intégré. Chaleur d’épices, raisin très noir et cassis.
  • Finale : Moyenne. Légère sécheresse de coque d’amande, clou de girofle. Une chaleur sucrée dans la gorge.
  • Verdict : Un dram bien complexe, bien meilleur quand la bouteille a respiré qu’à son ouverture ; très agréable et gourmand après l’avoir laissé s’aérer. L’ouverture de la bouteille ne lui rend pas du tout justice.
  • 88/100.

Oui, vous avez bien lu : un écart de 19 points entre l’ouverture de la bouteille (dégueulasse) et la bouteille aérée (délicieuse) !

Cela prouve par A + B le fait que l’ouverture d’une bouteille peut s’avérer traître pour un whisky. Parfois à l’ouverture le whisky est à son paroxysme, et parfois au plus mauvais moment de son évolution.

Une preuve de plus qu’il est de bon ton de donner une seconde chance à un whisky qui ne vous a pas plu au premier dram. CQFD ;-)

dimanche 16 février 2014

Mortlach 1994 Malts of Scotland, 55.2% (IB)

Mortlach 1994 Malts of Scotland, 55.2% (IB)

Encore un profil sherry… pfffff je dois vous décevoir, vous amateurs de grosse tourbe bien grasse… Mais n’ayez crainte, ma passe ‘’sherry’’ finira bien par s’estomper et je vous proposerai aussi bientôt de la tourbe, des embruns, des fruits (et des scoubidous aussi, qui sait ? ;-) ).

Malts of Scotland est un embouteilleur indépendant allemand très actif. Plusieurs bouteilles sortent chaque mois, et cet embouteilleur est encensé par les amateurs avertis. Il a d’ailleurs été sacré vainqueur deux ans de suite (en 2012 et 2013) à l’Independent Bottlers’ Challenge organisé par Whisky Magazine.

Mais en ce qui me concerne, j’ai souvent du mal à apprécier les embouteillages Malts of Scotland à leur juste valeur. Une incompatibilité de goûts, peut-être ? Pourtant je persiste à essayer, comme l’a prouvé le Glen Keith 1993 que j’avais trouvé excellent.

Et qu’en est-il de ce Mortlach 1994/2012 Malts of Scotland, Sherry Hogshead, 55.2%, 235 bouteilles ?

  • Nez : Un mélange de plein de trucs saute au nez de façon assez abrupte. L’alcool tout d’abord, qui domine clairement. Mais il s’assagit bien vite pour laisser place à une corbeille de fruits exotiques arrosée de kirsch. C’est assez déconcertant pour un profil sensé être sherry. Un peu de caramel et de café se détachent ensuite, une pointe de moka. Après aération, du bois très sec et poussiéreux. Un nez complexe où pas mal de choses qui se succèdent.
  • Bouche : L’alcool n’agresse pas, ouf ! De la cassonade liquide, une explosion d’épices douces caramélisées, un peu de tabac. Une bouche assez basique emprunte de la patte ‘’sherry’’ sans pour autant être un ‘’sherry monster’’.
  • Finale : Ultra courte. La bouche s’assèche d’un coup et toutes les saveurs disparaissent. Hé ho, ça laisse sur sa faim, ça !
  • Verdict : Le nez est vraiment bien, complexe et prometteur. Le reste par contre est très standard et la finale est même assez décevante. Un Mortlach pas mauvais dans son ensemble mais dispensable à mon sens. Le sherry n’est pas écrasant.

85/100.

Ne prenez quand même pas cette note de dégustation comme argent comptant, je pense avoir un souci de goût personnel avec les embouteillages Malts of Scotland. Il est très probable qu’il plaise plus à la grande majorité des amateurs de single malt qu’à moi.

Disponible pour environ 90€ chez QV.ID.

Et merci à GlenPiWi pour le sample :-)

jeudi 5 décembre 2013

Craigellachie 18 ans Cadenhead's Small Batch, IB, 54.4%

Craigellachie 18 ans Cadenhead's Small Batch, IB, 54.4%

Mes sales méchants microbes ne se décidant pas à ma laisser tranquille, j'en suis toujours réduit à fouiller mes archives. Et comme je suis dans une période Cadenhead's sur mon blog, autant continuer sur cette lancée...

Je commence aussi à me rendre compte que je n'ai jamais été aussi prolifique en articles que depuis que j'ai la crève; c'est clairement un signe que le single malt me manque, haha ;-)

Donc, aujourd'hui, le Craigellachie 18 ans Cadenhead's Small Batch 1994/2013, 54.4%, sorti en août dernier.

Nez: J'ai l'impression d'entrer dans un vieux grenier fermé depuis des années. Poussière, vieux cuir, vieux bois sec; mais aussi compote de fruits jaunes (abricots), relents de noisettes.
Bouche: La couverture en cuir d'un vieux livre. Puis un doux mélange de fruits sucrés. Du miel, de la cire, du bois de vieux meuble vernis.
Finale: Moyenne sur la douceur qui s'éteint lentement, de la pâte de fruits aux noix.
Verdict: Ce whisky raconte une histoire, une légende ancestrale. Il n'a que 18 ans, vraiment ? Il enfonce pourtant bien des 25 ans par son profil de "grand ancien".
91/100.

Un autre très bon malt de la gamme Small Batch. Décidément, cette gamme est à surveiller de près.

Hors stock dans toutes les boutiques vendant sur internet, mais encore disponible à la boutique Cadenhead's de Cologne pour 75€. Une affaire pour cette qualité. Et oui, il faudra bouger votre popotin si vous voulez vous la procurer. Mais faites attention aux microbes de Cologne, ils sont tenaces ;-).