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mardi 18 avril 2017

Highland Park 20 ans Cadenhead's Single Cask, 1996/2016, 50.6%

Chez Cadenhead, sous sa gamme Single Cask, je demande du Highland Park ! Hé bien voilà donc le dernier en date, sorti (et directement sold out, avant même son arrivée en boutique) fin 2016.
Un 20 ans d'âge, en single cask (c'est le principe de la gamme... Single Cask, merci de suivre !), et en brut de fût.
Sur papier, ça devrait le faire, non ?

Et bien voyons ça de près...


Highland Park 20 ans Cadenhead's Single Cask, 1996 / 2016, Bourbon Hogshead, 50.6%, 258 bouteilles

https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgCaXQjwYjMxp2r9yzaEwzcchQKFVk567e7xb5KdDgRXhRp0GMxogZX3-FvvjIcUcvTgfJpUiXktxSJxFDUgV_Aui4nRlqcgQfYeOsMsWsPpG9llBW0qDL4jY5wyKQ2i27yCgxUOeqPZYft/s1600/HP20SingleCask506.jpg

  • Nez: Des vagues d'embruns marins (il y en a d'autres ?), de la fumée maritime, et ,derrière ces senteurs salées et côtières, des traits de citron et de miel. Par moments, un nuage poussiéreux passe, puis s'en va, avant de revenir... Après aération, la fumée maritime se transforme en fumée végétale et sèche.
  • Bouche: C'est le fruité qui montre d'abord le bout de son nez. Du sirop de citron, de la pomme, du raisin. Des épices, salées et poivrées, se font leur place. Vient ensuite une fine fumée végétale, ténue.
  • Finale: Les épices pétillantes se font ici maîtresses et dominent la finale. La fumée, toujours présente sans jamais être envahissante, est ici sèche. Le fruité, quant à lui, disparaît vite. Une vaguelette mentholée en toute fin de parcours.
  • Verdict: Un HP sympa, qui tient les promesses tenues par l'étiquette: pour un 20 ans d'âge, il tient la route et contient ce qu'on peut attendre d'un HP de cet âge. Pour ma part, je trouve néanmoins qu'il aurait mérité un peu plus de subtilité et de complexité. Mais je ne boude pas mon plaisir pour autant.
  • 88/100.








Sold out partout à ma connaissance, il a été disponible en très faibles quantités auprès des ambassades Cadenhead en Belgique. Son prix originel avoisinait les 130 euros.


Merci à la boutique Cadenhead de Cologne pour le sample.

vendredi 31 mars 2017

Littlemill 1992/2012 Berry Bros. & Rudd, 20 ans, 54.6%

Avec cette satanée Tournée Minérale et le déménagement du Blog, voilà que presque deux mois se sont écoulés sans que je ne vous parle de Littlemill !! Ben crotte alors !

Toutes mes confuses, j'admets, ça a été un peu le boxon entre moi et le Blog ces derniers temps...
Bon allez, je vous parle d'un Littlemill, alors... Et de justesse comme Littlemill du mois de mars, de surcroît 😄

Ce mois-ci, donc, le Littlemill est un qui a été embouteillé en 2012 (inutile d'essayer de le trouver, vous avez 5 ans de retard 😁 ) par l'embouteilleur Berry Bros. & Rudd, qui n'est autre que le plus ancien négociant en vin et spiritueux des Royaumes Unis. Il n'est en effet pas basé en Écosse, mais à Londres.

https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEi6_9Zrg9oHmAnCiQUHOXCA2zrOKzdUKkHZzNytiRLtdvi4eboVsSlUyVWmNf2J_SlZHJeC8ZOgMX7Ke6NYvIJGffIa5dUe_B6J5Uav-1r-WeoEGulbirLZnFuYfb3vuefrwiL2tRtJ4q5r/s1600/LittlemillBBR01.jpg

Et malgré cet historique long et glorieux, il n'est pas si facile de trouver du "BBR" (abréviation de Berry Bros. & Rudd) dans notre petit royaume. Je pense que The Nectar et Whisky Import Belux en importent un peu, mais sont loin de pousser cette gamme sur le devant de la scène.


Littlemill 1992 / 2012 Berry Bros. & Rudd, 20 ans, Cask No.9, 54.6%

 

   

  • Nez: Frais, floral, printanier. Des fleurs des champs, de la pèche blanche, du pamplemousse jaune (mais ni amer ni acide). Des morceaux d'abricot vanillé, et une pointe maltée. Un chouette nez !
  • Bouche: Du sirop citrique, de l'acidulé au bout de la langue. Du pamplemousse jaune, quelques fruits jaunes et blancs. Un peu de sève de tige de fleur.
  • Finale: Moyenne. Légère amertume de pelure d'agrume. Quelques épices d'abord douces, puis qui se font plus poivrées et végétales.
  • Verdict: Un Littlemill de bonne facture, où je retrouve les marqueurs habituels (fruité, floral, végétal) mais aussi des épices assez prononcées par moments.
  • 88/100.








    Complètement introuvable de nos jours (sauf au second marché ou aux enchères), il coûtait à l'époque (à sa sortie en 2012) moins de 100€.

    lundi 28 novembre 2016

    Ben Nevis 20 ans Maltbarn pour The Malt Clan, 1996/2016, 53.3%

    Vous connaissez peut-être le Maltclan Whiskyclub, un club de Halle (en région flamande) déjà bien établi et qui organise son whisky festival chaque année depuis un petit temps déjà.

    Hé bien ce n'est pas du tout pour ce Maltclan-là que ce Ben Nevis a été embouteillé. Voilà. Ne pas confondre, donc.

    Le Malt Clan pour lequel ce Ben Nevis a été embouteillé est aussi un club, mais basé à Paris et composé de quelques "whiskyfriends" qui se réunissent régulièrement pour partager leur passion. Et pour aller plus loin dans cette passion, ils ont décidé de sauter sur l'occasion quand ils ont eu l'opportunité de faire embouteiller ce Ben Nevis par Maltbarn, l'embouteilleur allemand dont j'ai déjà parlé plusieurs fois par le passé.

    Résultat: un Ben Nevis embouteillé à 78 exemplaires, ce qui représente un petit tirage (une partie ou un fond de fût ?), et qui a été écoulé via des forums et groupes Facebook francophones.

    Ben Nevis 20 ans Maltbarn pour The Malt Clan (from Paris), 1996 / 2016, Bourbon Cask, 53.3%, 78 bouteilles

    • Nez: Un beau nez, bien ciselé et fruité. De la pomme et du raisin blanc en tête. En arrière plan, du zeste de citron confit. Une légère fumée fruitée. Ce nez reste bien présent sur le temps.
    • Bouche: Comme au nez, l'ensemble se veut bien présent et puissant sur les saveurs; sur du fruit blanc et jaune. De la pomme, du raisin, et un léger citronné.
    • Finale: Une légère sécheresse fruitée s'installe en bouche, tandis que le zeste de citron titille le palais.
    • Verdict: En règle générale je ne suis pas spécialement client de Ben Nevis, que je trouve très inégal. Mais celui-ci est bien fait, cohérent, et savoureux. Un bon whisky du début à la fin.
    • 88/100.

    Sold out à présent, il a été disponible il y a une paire de mois pour 110€ via certains forums et quelques groupes Facebook consacrés au whisky.

    mercredi 8 juin 2016

    Imperial 1995/2016 Signatory Vintage pour Maxi Vins, 20 ans, 50%

    Après un interlude Gordon & MacPhail, revenons aux nouveautés Signatory Vintage pour diverses boutiques belges et luxembourgeoises.

    Imperial 1995/2016 Signatory Vintage pour Maxi Vins, 20 ans, 50%

    Aujourd'hui, je me penche sur un... Imperial. Hé oui. Tout arrive (là je taquine un collègue blogueur, fan et collectionneur d'Imperial. De son côté il ne se gêne pas pour me taquiner sur Littlemill, il faut dire ;-) ). Alors pour faire plaisir à cet "Imperial freak", je vous parle aujourd'hui de celui qui a été sélectionné par la boutique Maxi Vins (située à Strassen, entre Luxembourg ville et Arlon) lors de la visite de plusieurs cavistes chez Signatory Vintage plus tôt cette année. Vous savez de quoi je parle si vous suivez le Blog ces derniers jours (et si vous ne savez pas, il n'est pas trop tard pour vous rattraper :-p ).

    Bon, de base je ne suis pas spécialement fan d'Imperial, mais il m'est arrivé d'en croiser de très bons. Celui-ci va-t-il me séduire ?

    Imperial 1995/2016 Signatory Vintage pour Maxi Vins, 20 ans, 50%
    Imperial 21.08.1995 / 19.04.2016 Signatory Vintage The Un-Chillfiltered Collection - Cask Strength, 20 ans, Specially selected by Maxi Vins N°1, Hogshead n°50192, 50%, 284 bouteilles
    • Nez: Fruité, frais, et acidulé. De la pomme verte, du raisin blanc, de la poire, de l'abricot, du citron, et de la groseille verte.
    • Bouche: Dans la continuité du nez, sans déviation: du fruit vert et acidulé; pomme, raisin, et agrume principalement.
    • Finale: L'acidulé se transforme en épices douces, sans toutefois arracher les papilles. Ces épices sont accompagnées par de la pelure de pomme verte. Une légère chaleur envahit la gorge.
    • Verdict: Ce n'est absolument pas mauvais. Cet Imperial est même bien fait, équilibré, et cohérent. Mais.. (hé oui, il y a un mais...) le fruit vert et acide n'est pas ma came, et surtout ce Speysider en fût de bourbon est téléphoné du début à la fin. Aucune surprise, et même un certain ennui qui s'installe en cours de dram.
    • 85/100.

    Disponible exclusivement chez Maxi Vins (près de Luxembourg ville) pour ±90 euros.

    Merci à Jérôme pour le sample et les photos de la bouteille.

    samedi 4 juin 2016

    Benrinnes 1995/2016 Signatory Vintage pour trois boutiques du Belux, 20 ans, 51.8%

    Benrinnes 1995/2016 Signatory Vintage pour trois boutiques du Belux, 20 ans, 51.8%

    On continue notre exploration d'une partie des nouveautés Signatory Vintage embouteillées spécialement pour des boutiques du Belux.

    Aujourd'hui, un Benrinnes. Ha. Une distillerie pas spécialement connue, ni réputée, ni recherchée. D'ailleurs c'est le premier Benrinnes dont je parle sur le Blog, et je n'en ai goûté qu'une poignée jusqu'ici (dont aucun qui m'ait ébloui, d'ailleurs). Et celui-ci ? Hé bien... bonne surprise !

    Benrinnes 1995/2016 Signatory Vintage pour trois boutiques du Belux, 20 ans, 51.8%
    Benrinnes 06.06.1995 / 19.04.2016 Signatory Vintage The Un-Chillfiltered Collection, sélectionné par Vinothek Massen, Tasttoe & Crombé 3.0, 20 ans, Hogshead 5902, 51.8%, 295 bouteilles
    • Nez: Une corbeille de fruits fraîchement coupés. De l'orange à jus, de la banane verte, de la prune jaune. Un genre de poussière fraîche (sensation assez peu courante). Après aération, l'agrume sucré s'impose de plus en plus.
    • Bouche: La corbeille de fruits juteux continue. Poire, abricot, fruits tropicaux gorgés de soleil. Du sirop bien sucré qui coule en bouche. Une belle gourmandise, avec un alcool qui accompagne harmonieusement le fruit, sans agresser.
    • Finale: Moyenne. De la poussière fruitée refait surface. La bouche s'assèche légèrement, tandis que quelques épices douces évincent les fruits qui s'éteignent doucement.
    • Verdict: Un joli fruité comme je les aime: pas d'acidité ni d'amertume. Tout dans le fruit juteux, sucré, et gourmand. Une belle sélection.
    • 89/100.

    Disponible exclusivement chez Massen (Nord du Luxembourg), TasTToe (Kampenhout), et Crombé (Courtrai) pour ±75€. Un très très bon rapport qualité/âge/prix.

    Merci à TasTToe pour le sample.

    mercredi 11 mai 2016

    Tobermory 20 ans Claxton's, 1995/2015, 48%

    Les premiers embouteillages du jeune indépendant Claxton's sont enfin arrivés en Belgique. Si vous vous souvenez, j'avais parlé du Glentauchers il y a quelques semaines.

    Je me penche aujourd'hui sur le Tobermory (avant de vous parler, sous peu, du Tomatin), de 20 ans d'âge, maturé en fût de Bourbon, et réduit à 48%.

    Trêve de blahblah, et entrons dans le vif du sujet.

    Tobermory 20 ans Claxton's, 1995/2015, 48%
    Tobermory 20 ans Claxton’s – The Single Cask, 26.04.1995 / 2015, Refill Hogshead 1501-652, 48%, 279 bouteilles
    • Nez : Agrumique et très acidulé. Le citron jaune très frais domine, flanqué de pomme verte pas encore mûre et de raisin blanc (lui aussi pas encore mûr). Pas mal de vanille aussi. Un nez très « vert », et par extension quand même assez frais.
    • Bouche : Moins acide que le nez, elle est néanmoins elle aussi axée sur les fruits pas encore mûrs. De la pomme jaune, du raisin blanc. Le citron n’est pas en reste. Et une amertume derrière ces jeunes fruits, mélangée à de la vanille maltée qui apporte une touche de douceur sucrée.
    • Finale : Courte. De la pelure de banane verte vient assécher la langue. Toujours ces fruits verts bien présents.
    • Verdict : Personnellement, ce n’est pas trop mon truc. Trop « vert » sur les fruits pas mûrs. Ce whisky est néanmoins cohérent du début à la fin, et équilibré sur l’alcool (qui n’agresse jamais). Techniquement bien fait, il plaira aux amateurs de fruits verts vanillés, sans aucun doute.
    • 83/100.

    La gamme Claxton's vient d'arriver au Chemin des Vignes à Bruxelles, et devrait aussi être disponible (au moins sur commande) chez We Are Whisky et W Comme Whisky. Ce Tobermory devrait tourner aux alentours des 130€, boîte de présentation comprise (ce qui, apparemment, serait une exclusivité pour la Belgique).

    samedi 26 mars 2016

    Tobermory 20 ans The Maltman, 1995/2015, 49.2%

    Tobermory est, en théorie, un whisky non tourbé. La distillerie produit aussi le Ledaig qui, lui, l'est fortement. Et pourtant, les deux Tobermory dont j'ai déjà parlé sur le Blog étaient tous les deux tourbés. Comme quoi...

    Il me fallait donc, quand même, vous parler d'un Tobermory non tourbé, non ? Histoire de ne pas toujours être dans les exceptions ;-)

    Celui-ci est issu de la gamme The Maltman de l'embouteilleur indépendant Meadowside Blending, basé à Glasgow en Ecosse. Cet embouteilleur indépendant est distribué en Belgique par Whisky Import Belux, dont j'ai parlé dans ma note d'un Ben Nevis First Cask.

    Tobermory 20 ans The Maltman, 1995/2015, 49.2%
    Tobermory 20 ans The Maltman, 03.1995 / 10.2015, Refill Sherry Butt n°11, 49.2%, 462 bouteilles
    • Nez: Du raisin noir, des épices exotiques, et de la noisette. Une couche vineuse importante se faufile, ainsi qu'une poussière boisée en arrière-plan.
    • Bouche: Douce et facile d'accès. Du caramel et de la céréale sucrée. Du raisin sec et du bonbon. Du raisin acidulé par moments.
    • Finale: Du brou de noix revient en bouche, et le vineux boisé refait surface, accompagné d'une légère astringence de raisin vinifié.
    • Verdict: Assez agréable dans l'ensemble, il révèle néanmoins certains déséquilibres en bouche. L'apport du Sherry est particulièrement vineux.
    • 84/100.

    Disponible (sur commande) en Wallonie auprès de Rhum-Whisky by Angels'Share dégustation, au prix d'environ 130€.

    mercredi 9 mars 2016

    Deanston 20 ans, Oloroso Sherry Casks, 55.3%, 8400 bouteilles (OB)

    Je mets (Très. Trop ?) souvent en avant les embouteilleurs indépendants, j'en suis bien conscient. Mais voilà, les embouteillages officiels me déçoivent (Très. Trop ?) souvent aussi.

    Mais quand un embouteillage officiel d'un bel âge, non filtré à froid (youpie !), non coloré (hourra !), en brut de fût (alléluia !), et à un prix honnête (oufti !) se présente, là je me dis que ça devient très très (et pas trop, ce coup-ci) intéressant ! Et c'est le cas en ce qui concerne ce Deanston officiel.

    Et même si Deanston n'est pas LA distillerie après laquelle tout le monde court (nous sommes loin de la renommée d'un Ardbeg, Highland Park, ou Springbank), cet embouteillage, en édition limitée à 8400 bouteilles et mélange de fûts de Sherry Oloroso (qui est un des péchés mignons), a sur papier tout pour séduire. Mais le goûter sonnera bien évidemment l'heure de vérité. Ding, allons-y !

    Deanston 20 ans, Oloroso Sherry Casks, 55.3%, 8400 bouteilles (OB)
    Deanston 20 ans, Oloroso Sherry Casks, 55.3%, 8400 bouteilles (OB)
    • Nez: Puissant et gourmand en même temps. Le Sherry est fort présent, et bien boisé. Du bois laqué, du raisin noir sec, de la prune noire, de la poussière de noisette, du caramel brûlé, du tabac doux, du thé noir, et du chocolat épicé. Entre autres. Car c'est franchement complexe et ça sent hyper bon.
    • Bouche: Liquoreuse, presque crémeuse. Les fruits secs (raisin, abricot) se mélangent à des couches successives boisées et vineuses. Les épices exotiques dansent dans tous les sens. Du caramel enrobe les fruits secs, tandis que du chocolat noir amer se faufile par moments.
    • Finale: Moyenne. Le chocolat noir s'évanouit vite, laissant derrière lui sa légère amertume. L'acidité vineuse, saupoudrée d'épices poivrées, se fait plus présent.
    • Verdict: Je trouve le nez vraiment formidable, je m'y perdrais des heures. Par contre je trouve la bouche un tantinet trop vineuse à mon goût, et la finale un poil trop courte (et se terminant trop abruptement, pas assez en "pente douce"). Ce Deanston est néanmoins un très bon whisky, bien fait, très agréable, gourmand, et équilibré. Un embouteillage officiel loin d'être décevant (ce qui devient trop rare et mérite d'être mis en avant).
    • 88/100.

    Disponible pour une grosse centaine d'euros chez les cavistes revendant les produits de chez Cinoco, le distributeur de Deanston (entre autres) en Belgique. Bref, si intéressé, contactez votre caviste pour savoir si il en a en stock.

    jeudi 3 décembre 2015

    Bowmore 1995/2015 The Cooper's Choice, 20 ans, 46%

    Vous l'aurez deviné depuis longtemps, Bowmore n'est pas spécialement ma distillerie d'Islay favorite. Je préfère (de loin) Caol Ila. Juste une question de goût personnel évidemment, puisque Bowmore a la cote (plus que Caol Ila, d'ailleurs) auprès du public; et que le prix des bouteilles de Bowmore est celui qui augmente le plus fort et le plus vite ces derniers temps. Surtout chez les embouteilleurs indépendants, d'ailleurs. Ça en devient même affolant, bientôt seules les bourses bien remplies pourront s'offrir un peu de tourbe de l'île d'Islay.

    Mais je digresse. Comme souvent, oui je sais. Mais je fais ce que je veux, ch'suis chez moi ici, non mais ! :-p

    Bon, bref, ce Bowmore-ci, néanmoins, m'a tapé dans l’œil de par son profil qui colle assez à mes goûts. Peut-être est-il, en ce sens, moins typique des Bowmore habituels ? Vous jugerez vous-mêmes, si vous avez l'occasion d'y goûter.

    Quant à The Cooper's Choice, je vous en ai déjà parlé sur le Blog; c'est un embouteilleur indépendant basé à Glasgow en Écosse.

    Bowmore 1995/2015 The Cooper's Choice, 20 ans, 46%
    Bowmore 05.1995 / 2015 The Cooper’s Choice, 20 ans, Bourbon Cask n°0079, 46%, 275 bouteilles
    • Nez: La fumée est tout de suite présente, en avant de la scène, mais pas envahissante. Elle est même assez douce, vanillée, limité sucrée. Derrière cette fumée se dégage de la pomme jaune et un zeste de citron. De la poire juteuse se montre aussi par moments, après aération.
    • Bouche: La poire vanillée s’impose d’abord. Puis la fumée sucrée et légèrement cendrée lui emboîte le pas.
    • Finale: Longue. Les fruits vanillés s’éteignent assez rapidement, mais les cendres tièdes restent longtemps en bouche.
    • Verdict: Moi qui ne suis pas fan de Bowmore en général, je trouve celui pas mal. La tourbe est agréable, pas bourrine du tout. L’ensemble manque un brin de complexité pour me séduire complètement.
    • 87/100.

    Disponible pour ±150 euros (ouch, je vous l'avais dit que le prix de Bowmore s’envole !) au Chemin des Vignes à Bruxelles.

    samedi 10 octobre 2015

    Tobermory 20 ans Cadenhead's Sherry Cask, 1994/2015, 57.8%

    Tobermory est la distillerie de l’île de Mull qui produit le... Tobermory (sans blague ?), mais aussi le Ledaig (ça, c'est pour ceux qui ne le savaient pas ;-) ). Le Tobermory est sensé être peu ou pas tourbé, en opposition avec le Ledaig qui, lui, est sensé l'être fortement.

    Ce Tobermory-ci, embouteillé par (quelle surprise !!) Cadenhead, est en fût de Sherry et est disponible depuis le mois d'août à la boutique Cadenhead de Cologne.

    Tobermory 20 ans Cadenhead's Sherry Cask, 1994/2015, 57.8%
    Tobermory 20 ans Cadenhead's Sherry Cask, 1994 / 07.2015, 57.8%, 570 bouteilles
    • Nez: Très marqué par le Sherry. Du raisin sec, du caramel. De gros nuages de fumée cendrée aussi. De l'abricot sec, et une pointe de soufre. Des épices douces et de la sauce soja. Une salinité affirmée après aération. Un nez intéressant, mais très rustique et peu accessible.
    • Bouche: La cendre de barbecue frappe d'abord, accompagnée de notes vineuses. Du raisin sec apporte de la douceur sucrée. Une couche caramélisée par dessus, puis une salinité grandissante. Le côté rond et sucré supplante au fur et à mesure le côté tourbé / cendré.
    • Finale: De la cendre boisée (du charbon de bois consumé ?) assèche la bouche. Du brou de noix légèrement amer. Des épices douces en fin de bouche. Une finale très asséchante.
    • Verdict: Tobermory, pas tourbé ? Hé bé, faut le dire vite, hein ! Blague à part, celui-ci l'est (une exception qui confirme la règle ?). Il me fait même penser aux deux Ledaig en fût de Sherry dont j'ai récemment parlé sur le Blog, mais en moins abouti et en moins accessible.
    • 86/100.

    Si je le trouve moins abouti que les deux Ledaig de chez Signatory, son prix est par contre assez attractif vu son âge: juste un peu plus de 90 euros. A Cologne, donc.

    mardi 1 septembre 2015

    Highland Park 1995/2015 Gordon & MacPhail pour The Whisky Mercenary, 50%

    The Whisky Mercenary, qui est comme vous le savez un embouteilleur indépendant belge, propose régulièrement des embouteillages intéressants. Comme il privilégie la qualité à la quantité (et c'est tant mieux !), seulement quelques-uns sortent sur l'année.

    Si en règle générale The Whisky Mercenary achète ses fûts et les fait embouteiller avec ses étiquettes à lui, parfois il achète aussi des fûts à d'autres embouteilleurs qui obligent à embouteiller sous leur marque. Gordon & MacPhail en est un bon exemple, et c'est ici le cas comme ce le fut aussi pour un Tormore en 2013.

    Gordon & MacPhail, donc, a embouteillé cet Highland Park de 20 ans d'âge exclusivement pour The Whisky Mercenary. Comme le Tormore en 2013, il titre à 50% (il ne m'étonnerait donc pas qu'ils aient été tous les deux réduits). Bon, assez jacassé, passons à la dégustation...

    Highland Park 1995/2015 Gordon & MacPhail pour The Whisky Mercenary, 50%
    Highland Park 13.07.1995 / 20.07.2015 (20 ans) Gordon & MacPhail exclusively bottled for The Whisky Mercenary, Refill American Hogshead n°1485, 50%, 325 bouteilles
    • Nez: D'abord très citronné, suivent ensuite une légère fumée sucrée, de la vanille et du miel. Une corbeille de fruits (citron, ananas, banane) envahit alors les narines.
    • Bouche: Une amertume de pelure de pomme en entrée de bouche. Puis de la vanille et une fine fumée épicée. Quelques fruits blancs et citriques essaient de se faire une place, mais la fumée reste en avant plan.
    • Finale: Longue. La fumée grandit, tandis que les fruits s'éteignent. Quelques épices douces viennent saupoudrer la fumée.
    • Verdict: Même si je continue de préférer les Highland Park en fût de Sherry, celui-ci (qui est donc en fût de bourbon) est bien fait, équilibré, et cohérent. Une bonne sélection du Mercenaire du Whisky.
    • 87/100.

    Disponible pour ±140 euros en Wallonie depuis quelques jours chez Toby Vins (et il devrait bientôt arriver chez We Are Whisky). En Flandre, il est disponible aux adresses habituelles (TasTToe, Whiskyhuis, QV.ID).

    mercredi 5 août 2015

    Clynelish 20 ans Cadenhead's Sherry Cask, 1994/2015, 55.4%

    Alléluia ! Il est enfin embouteillé ! Il débarque finalement en boutique ! Depuis un an et demi que je l'attends, ce Clynelish... !

    "Il a encore pété un câble, le Bishlouk ??". Bon, une explication s'impose, je me doute bien que vous vous demandez de quoi je parle. Et non, je ne suis pas (encore) complètement cinglé... Quoique... ?

    Retour en arrière: en novembre 2013, j'avais pu goûter un "cask sample" (un échantillon de fût) d'un Clynelish de chez Cadenhead lors d'une masterclass au festival Spirits in the Sky. Et ce Clynelish, dans le lineup proposé, m'avait particulièrement plu.

    Depuis, j'ai régulièrement demandé à Mark Watt, le patron de Cadenhead, quand serait embouteillé ce Clynelish. Sa réponse est longtemps restée, invariablement, "Not yet". Gniiii, frustrant !

    J'y ai été au forcing, lui faisant même les yeux doux pour qu'il soit embouteillé pour mon anniversaire (qui tombe en mai)... Fin janvier 2015, la décision est tombée: il serait embouteillé en juillet sous la gamme Authentic Collection / Sherry Cask; gamme uniquement disponible dans les boutiques Cadenhead (la plus proche de notre Wallonie étant celle de Cologne, comme vous le savez déjà). Pas à temps pour mon anniversaire, pour lequel je comptais organiser un tasting spécial; mais Mark, dans son immense gentillesse, a accepté de me céder une bouteille en "cask sample" pour l'inclure dans mon tasting. Un vrai gentleman, je ne le remercierai jamais assez.

    Clynelish 20 ans Cadenhead's Sherry Cask, 1994/2015, 55.4%

    Une étiquette ''maison'' plus tard (un peu roulée sous les aisselles quand même l'étiquette, le graphisme étant loin d'être ma spécialité ;-) )), et le double anniversaire Bishlouk / Le Blog Wallon sur le Single Malt a pu présenter fin mai et en exclusivité mondiale ce Clynelish 20 ans en fût de sherry. J'étais aux anges (et pas peu fier, aussi), comme vous pouvez facilement l'imaginer... Surtout qu'il a globalement bien plu à l'assemblée présente, dont une partie s'est mise sur les rangs pour en pré-commander une bouteille.

    Bref, je considère un peu ce Clynelish-ci comme étant mon "bébé", ma sélection perso depuis plus d'un an et demi; même si au final l'embouteillage s'avère être un standard dans la sélection Cadenhead, sans aucune mention de moi ou du Blog. Tout ça c'est dans ma tête, concrètement ;-)

    La note de dégustation de "mon Précieux" ci-dessous a été faite à partir de ce "cask sample", embouteillé fin avril 2015 ; soit un peu moins de 3 mois avant l'embouteillage officiel de tout le fût. En avril il titrait à 55.6%, alors qu'il titrait à 55.4% en juillet lors de l'embouteillage (les anges se sont goinfré de 0.2% en moins de trois mois, les saligauds !). Une petite différence pourrait apparaître entre le "cask sample" et l’embouteillage final, mais serait alors en principe minime.

    Clynelish 20 ans Cadenhead's Sherry Cask, 1994/2015, 55.4%
    Clynelish 20 ans Cadenhead's Sherry Cask, 1994 / 07.2015, 55.4%, 486 bouteilles
    • Nez : Une salinité prononcée au premier nez, qui s'estompe par la suite. Des raisins secs, du miel, une très légère fumée herbeuse caramélisée. Plein de fruits secs et confits, et des épices exotiques. Après une longue aération, de l'épine de sapin fait son apparition. Pas mal de choses dans ce nez bien gourmand et bien loin des nez secs et boisés de certains whiskies en fûts de Sherry (d'Oloroso par exemple).
    • Bouche : Du raisin blanc et de l’abricot secs à l'alcool, et de l'orange confite. Mais aussi un côté "dirty" sur la pierre à fusil et l'huile de noisette. La caramel mou poivré et salé s'impose ensuite.
    • Finale : Longue. Les épices se font de plus en plus présentes, pour finalement picoter la langue et les joues. Une amertume abricotée s'installe, accompagnée d'une très légère fumée salée. Le caramel mou fond lentement en bouche.
    • Verdict : Pas spécialement facile d'accès à la première gorgée, il faut laisser le temps au dram pour s'ouvrir et se révéler. Le côté gourmand vient avec le temps, et grandit graduellement en cours de dram. Moins sur le caramel salé que dans mes souvenirs (même si ces deux marqueurs sont encore bien perceptibles à des degrés divers), et pas aussi confiserie immédiate que certains autres whiskies en fût de sherry; ce Clynelish n'en reste pas moins un très bon whisky à déguster en prenant bien son temps. Et en plus ma femme a dit, en y trempant le nez, « Il est moins pire que les autres (NDLR : whiskies que j'ai déjà sentis) » ; ce qui est bon signe ;-)
    • 89/100.

    Disponible dès à présent pour 95€ dans les boutiques Cadenhead anglo-saxonnes (Londres, Edimbourg et Campeltown; si vous êtes en vacances dans ces coins-là ;-) ). Il arrivera dans les boutiques Cadenhead continentales (Cologne, Berlin, Autriche, etc) vers la mi-août. Perso, mes bouteilles sont déjà réservées :-D

    vendredi 5 juin 2015

    Miltonduff 20 ans Cadenhead’s Small Batch, 1994/2015, 51.5%

    Je n’ai pas goûté beaucoup de Miltonduff depuis que je me suis mis au whisky. Mais ces derniers temps pas mal d’embouteillages indépendants de cette distillerie sont arrivés sur le marché. Il faut dire qu’elle n’est pas particulièrement courue ni prestigieuse, ce qui permet de proposer des bouteilles à un prix abordable.

    Celui-ci fait partie de la dernière vague (et en attendant celle de juin qui devrait très bientôt débarquer) de la gamme Small Batch de l’incontournable Cadenhead. Il est à priori composé d’un mélange de deux hogsheads originellement de bourbon.

    Trêve de blabla, voici ce que j’en pense.

    Miltonduff 20 ans Cadenhead’s Small Batch, 1994/2015, 51.5%
    Miltonduff 20 ans Cadenhead’s Small Batch, 1994 / 2015, Bourbon Hogsheads, 51.5%, 366 bouteilles
    • Nez : Frais et fruité. Des petites fleurs blanches de pommiers, du melon jaune, de la poire, de la pêche et de l’abricot juteux. Une pointe mentholée en arrière-plan. Un nez généreux.
    • Bouche : Des fruits jaunes et blancs compotés. De la pelure de fruit légèrement astringente. De la pomme acidulée. Des picotements dus à l’alcool quand on laisse une gorgée en bouche un certain temps.
    • Finale : Moyenne. La pelure de fruit astringente domine. Un léger piquant persiste sur le bout de la langue.
    • Verdict : Un Speysider classique, équilibré, et agréable. Il se développe bien avec l’aération. Pas spécialement autre chose à ajouter, en fait.
    • 86/100.

    Comme il n’a pas eu particulièrement de succès (Miltonduff étant peu prisé, comme dit en début d’article), il est encore largement disponible (pour environ 95€) chez toutes les boutiques revendant du Cadenhead : Toby Vins, TasTToe, The Single malt Whisky Shop, Massen, etc…

    lundi 23 février 2015

    Mortlach 20 ans Signatory Vintage, 1991/2012, 56.4%

    Un autre Mortlach, mais celui-ci est encore disponible en boutique malgré le fait qu’il ait été embouteillé en 2012. Un whisky n’est pas l’autre, et le succès (commercial) ne l’un par rapport à un autre ne tient souvent qu’à un fil.

    Mortlach 20 ans Signatory Vintage, 1991/2012, 56.4%
    Mortlach 20 ans Signatory Vintage Cask Strength Collection, 01.10.1991 / 11.01.2012, Sherry Butt N°7706, 56.4%, 577 bouteilles
    • Nez : Un mélange de vernis (très présent), de raisins secs, de zestes d’orange et d’épices exotiques. Du thé vert, très ténu, en arrière-plan. Après aération, le vernis se fait plus sage et les fruits secs prennent le pas.
    • Bouche : De la prune, des fruits secs, un peu de cannelle. L’alcool est ici un peu trop présent. Des côtés liquoreux et sucrés, et de la praline par moments.
    • Finale : Le vernis fait son retour, accompagné d’une légère fumée boisée et de zestes fruités. Ne pas avaler trop vite, sinon l’alcool brûle un chouïa.
    • Verdict : Dans l’ensemble il se défend bien, ce Mortlach. Il a un côté dirty, contrebalancé par la douceur apportée par le sherry. Sans conteste plus accessible que le Mortlach de samedi, mais moins surprenant aussi.
    • 86/100.

    Et celui-ci, au moins, est encore disponible chez TasTToe pour 115€.

    samedi 21 février 2015

    Mortlach 20 ans Cadenhead’s Small Batch, 1994/2015, 53.4%

    Alerte whisky buzz ! Alerte whisky buzz ! Alerte whisky buzz !

    Un exemple (de plus) de whisky épuisé avant même d’arriver en boutique… Et si j’en parle, je l’avoue, c’est non seulement parce que c’est un embouteillage Cadenhead, mais aussi (et surtout ?) pour surfer sur la vague du buzz autour de ce Mortlach. Ca attirera quelques lecteurs de plus ;-)

    Mais où qu’il est le buzz autour de ce whisky ? Bah… comme d’hab’, hein : une super bonne note sur un blog ultra connu (mais nooooon pas celui-ci, je ne suis qu’un petit poisson insignifiant dans le monde du whisky, moi) avant même la sortie du whisky ; les amateurs réservent toutes les bouteilles auprès des boutiques ; le whisky n’atteint même pas les étagères des dites boutiques. Game over si vous n’étiez pas au taquet.

    Ce Mortlach est donc sold out partout. Et pas seulement en Belgique, je pense. Partout.

    Et jusqu’à présent, seule la super bonne note du blog ultra connu est représentative de ce Mortlach. Quelques cotes sont apparues sur Whiskybase, mais aucune autre description. A croire que presque personne ne l’a goûté, en fait.

    C’est là que Le Blog Wallon sur le Single Malt entre en scène pour vous présenter, sous vos yeux ébahis, une seconde note de blogueur sur ce Mortlach ! Tadaaaaaaa ! :-D

    Mortlach 20 ans Cadenhead’s Small Batch, 1994/2015, 53.4%
    Mortlach 20 ans Cadenhead’s Small Batch, 1994 / 2015, 53.4%, 768 bouteilles
    • Nez : Le côté ‘’dirty’’ de certains Mortlach saute directement au nez. Beaucoup de vernis / cire, en quantités industrielles. Des champignons noirs. De l’écorce de bouleau trempée. Du feuillage en légère décomposition. De la poudre de gingembre.
    • Bouche : Un trait de citron, et de la résine d’arbre à profusion. Le gingembre se fait discret. La bouche est moins ‘’rustique’’ que le nez, équilibrée et assez fine et subtile en fin de compte. C’est presque tourbé, par certains côtés. Pas un whisky à boire en début de lineup, en tout cas !
    • Finale : Assez courte. Du citron juteux, et une légère fumée de feuillage mouillé. Les champignons font leur retour, accompagnés de quelques cendres fugaces.
    • Verdict : Un whisky très loin des Speysiders typiques. Particulièrement difficile d’accès, et pas easy drinkable du tout. Il faut aller le chercher et se battre avec pour le dompter. Un dram se sirote longtemps, pour lui laisser assez de latitude pour se développer et livrer tous ses secrets. Et c’est justement ça qui fait son charme : son profil, peu commun et changeant, qui étonne.
    • 90/100.

    Son prix de vente public suggéré était de ±85€. Vous pourrez sûrement le trouver très bientôt sur le marché parallèle, pour beaucoup plus cher. Consolez-vous, ‘’une de perdue, dix de retrouvées’’, comme on dit.

    Merci à TasTToe pour le sample.

    dimanche 28 décembre 2014

    Quadriptyque Littlemill, volet 4 : 1992/2012 (20 ans) Maltbarn, 52.4%

    J’avais expliqué, dans le focus sur Littlemill, que le succès de cette distillerie est récent. Si récent que certains embouteillages sont restés disponibles assez longtemps. Celui-ci, par exemple, a été boudé à sa sortie. Il est resté disponible très longtemps, jusque début 2014 même. Ce qui a été tout le contraire de l’autre Littlemill de Maltbarn, sorti en septembre de cette année et directement sold out. Il suffit parfois (souvent ?) qu’un whisky reste sous silence pour que personne n’en veuille, et qu’un autre soit porté aux nues par Pierre, Paul ou Jacques pour que tout le monde se l’arrache.

    (photo Maltbarn)
    (photo Maltbarn)
    Littlemill 20 ans Maltbarn, 1992/2012, Bourbon Barrel, 52.4%, 131 bouteilles.
    • Nez : Un fruité intense, sur la poire, la pèche, la nectarine, et quelques gouttes de pamplemousse. Des céréales maltées grandissent par la suite. Après aération, du citron séché et du sirop vanillé se succèdent. Une fraîcheur florale se ressent tout du long en trame de fond. Un nez évolutif et changeant, avec des côtés séduisants et d’autres moins (comme le malté, qui n’est pas ma tasse de thé).
    • Bouche : Entrée en bouche agrumique et acidulée. Citron, pamplemousse blanc. Quelques épices piquantes qui occultent un peu le reste. Consistance onctueuse.
    • Finale : Courte. L’acidité s’estompe rapidement, laissant la place à une sécheresse de zeste d’agrume. Du poivre blanc sur le fond de la langue.
    • Verdict : Un nez très complexe et changeant, comme je les aime. Par contre la bouche est plus monolithique, et la finale franchement en retrait. Ce Littlemill est néanmoins globalement très agréable à boire.
    • 87/100.

    lundi 28 juillet 2014

    Glen Keith 20 ans The Nectar of the Daily Drams, 54.2% (IB)

    Glen Keith 20 ans The Nectar of the Daily Drams, 54.2% (IB)

    Je commence à apprécier de plus en plus les embouteillages indépendants de la distillerie Glen Keith. Il faut dire qu’il n’existe pratiquement aucun embouteillage officiel, d’ailleurs. En règle générale (en tout cas ceux que j’ai eu l’occasion de goûter) ces embouteillages sont de bonne qualité, bien goûteux, amples et particulièrement fruités. J’ai déjà publié des notes de quatre Glen Keith par le passé (le champ de recherche du blog vous aidera à trouver ces articles ;-) ), en voici un cinquième.

    Cette fois-ci il s’agit du Glen Keith 20 ans embouteillé par l’embouteilleur belge The Nectar, sous sa gamme The Nectar of the Daily Drams, distillé en 1991 et embouteillé en 2012, en brut de fût titrant à 54.2%.

    • Nez : Un nez très fruité, comme je m’y attendais. De la compote de poire, un soupçon de pomme verte, de la vanille sucrée, une pointe de pamplemousse. Doux, sucré, suave.
    • Bouche : L’alcool n’agresse pas et est bien intégré, portant les saveurs fruitées et sucrées. Toujours la poire juteuse et bien mûre, et du pamplemousse à profusion. Quelques fruits exotiques gorgés de soleil. Une bouche capiteuse et couvrante.
    • Finale : Une pincée de poivre et des échardes de bois sec. Des zestes d’agrumes légèrement amers. L’alcool réchauffe les joues. Une finale assez longue sur cette chaleur.
    • Verdict : Un whisky très agréable, facilement buvable, très fruité sans être monolithique. Un autre Glen Keith à considérer.
    • 88/100.

    Ce Glen Keith était en promo spéciale (les soldes, peut-être ?) en juillet chez Massen au prix de 65€, ce qui est franchement une bonne affaire ! Je ne sais pas si la promo va continuer jusqu’à épuisement des stocks ou s’arrêter début août, mais si vous avez l’occasion de faire un saut au Luxembourg, n’hésitez pas !

    lundi 9 juin 2014

    Glen Keith 1992 The Ultimate, fût 120563, 46%

    Glen Keith 1992 The Ultimate, fût 120563, 46%

    Ce n’est pas le premier Glen Keith que je vous présente, car je commence de plus en plus à apprécier cette distillerie. Il est vrai que je suis assez difficile avec les Speyside, que je trouve en majorité manquant d’originalité, de punch, ou de surprise. Je recherche en Speyside des goûts puissants, bien fruités (ou alors je m’oriente vers des fûts de sherry). Jusqu’à maintenant, peu de Glen Keith m’ont vraiment déçu.

    Celui-ci est issu de la gamme The Ultimate de l’embouteilleur Van Wees (qui est Hollandais, comme son nom peut le laisser subodorer). Ce Glen Keith a été distillé en 1992 et embouteillé en août 2013, il est âgé de 20 ans. J’indique sciemment le numéro de fût (de bourbon n° 120563) car un autre Glen Keith de la même gamme a aussi été distillé et embouteillé aux mêmes dates, mais est issu d’un ‘’sister cask’’ (un fût sœur), le 120564. Réduit à 46%, celui qui nous occupe dans cette note a été produit à 171 bouteilles.

    La grande force de Van Wees est de proposer des whiskies ayant un rapport qualité/prix extrêmement intéressant. En sachant que ce Glen Keith est trouvable à un peu moins de 55€ (pour un 20 ans d’âge, je le rappelle), ce qui est un très bon prix ; que vaut-il dans le verre ?

    Glen Keith 01.10.1992/15.08.2013 The Ultimate, fût n° 120563, 46%, 171 bouteilles :
    • Nez : Bien présent sur la poire et la pomme jaune. Légère sécheresse de coque d’amande. Un peu de vanille et de muscade. Un nez bien équilibré et qui reste constant à l’aération. Une odeur de frangipane apparaît même par la suite.
    • Bouche : La réduction ne se fait pas sentir (ce qui est un très bon point, en ce qui me concerne). La poire domine, aidée par de la pomme et de l’abricot sec. Des épices douces, du caramel et un soupçon de vanille arrivent en renfort.
    • Finale : L’amertume de l’abricot sec se révèle, et une mini détonation d’épices retentit en bouche. Les fruits sont aussi toujours présents.
    • Verdict : Un profil très fruité, un fût ayant une bonne influence, un whisky agréable dans son ensemble. Non seulement il peut parfaitement endosser le rôle de starter dans une dégustation de plusieurs whiskies, mais aussi s’avérer être une très bon daily dram à lui tout seul.
    • 88/100 (dont 1 point pour le prix).

    Disponible pour un peu moins de 55€ chez Whisky-on-line (un webshop belge), ce qui est effectivement une très bonne affaire pour un whisky de ce rapport âge/qualité/prix.

    jeudi 16 janvier 2014

    Glendronach 1993 (20 ans) pour Abbey Whisky, 59.1% (OB)

    Glendronach 1993 (20 ans) pour Abbey Whisky, 59.1% (OB)

    Glendronach sort une quantité inimaginable de bouteilles différentes chaque mois, outre les bouteilles classique de sa gamme. Principalement des single casks en maturation de sherry Oloroso ou Pedro Ximenez (c’est la spécificité de cette distillerie, après tout, et ce qui plaît au public). Glendronach embouteille aussi régulièrement des fûts pour des boutiques diverses un peu partout dans le monde. Cette multitude de propositions rend difficile le fait de mettre le doigt sur LE fût qui sort du lot. Et pourtant, j’ai eu le nez fin et je vous en fait profiter…

    Abbey Whisky est une boutique au Royaume Unis qui vend aussi par correspondance. Ouf, sinon je n’aurais jamais pu me procurer leur Glendronach 15.01.1993/11.2013 (20 ans) Oloroso Sherry Butt N° 33, 592 bouteilles, 59.1%.

    Nez : Un nez ultra sherry très puissant et très prenant. Une explosion d’épices, de la prune noire, du thé sec, de la cerise cuite, de la noisette grillée, une pointe de vieux cuir, et de la cassonade fondue. Par la suite des notes de moka et de chocolat se développent.

    Bouche : Difficilement descriptible, mais quasi orgasmique ! L’alcool est parfaitement intégré et n’agresse jamais malgré ses presque 60%. C’est juste parfait. Du pain d’épices tiède, des fèves de cacao grillées, des fruits rouges et noirs très cuits, du thé noir.

    Finale : Longue et chaude. Un soupçon boisé vient légèrement assécher le fond de la gorge, mais rien d’envahissant. Les épices imprègnent les joues, puis se propagent au palais.

    Verdict : Une bombe de gourmandise ! Je suis généralement rebuté par la présence trop marquée du bois dans les single casks en Oloroso de Glendronach, mais ici il est parfaitement dosé (discret, même). Et avec un petit morceau de chocolat noir en accompagnement, ça devient divin…

    93/100 sans aucune hésitation.

    Un excellent rapport qualité prix comparé aux single casks 1993 sortis ces derniers temps (je pense principalement aux 18 ans pour La Maison du Whisky et au Batch 8, par exemple, plus chers), ce Glendronach 1993 est disponible uniquement chez Abbey Whisky pour environ 115€ port compris jusque la Belgique. Profitez s’en, ça part comme des petits pains ; et éventuellement organisez un achat groupé entre amis pour diminuer les frais de port.

    Sans aucun doute ma découverte de ce début d’année 2014.

    lundi 2 décembre 2013

    Bruichladdich 20 ans Cadenhead's Small Batch, IB, 51.6%

    Bruichladdich 20 ans Cadenhead's Small Batch, IB, 51.6%

    Comme j’ai une bonne crève (m’empêchant de faire une quelconque note de dégustation) depuis plusieurs jours, et faisant suite au focus sur la boutique Cadenhead de Cologne d’hier, ce soir j’ai fouillé dans mes archives de notes pour vous présenter un embouteillage Cadenhead’s, le Bruichladdich 20 ans Cadenhead’s Small Batch à 51.6%. Pas si vieille que ça, l’archive : cette bouteille vient d’arriver sur le marché il y a à peine deux semaines…

    Nez: Très fruité sur la pomme verte et la poire juteuse. Après aération, on peut détecter une très légère tourbe, mais elle est assez inhabituelle car elle est fruitée et légèrement fermière (paille sèche). Le nez continue d'évoluer vers une sécheresse de poussière terreuse, tout en restant néanmoins fruité à l'avant plan. Ensuite, encore une évolution; vers de la compote d'abricots sucrée cette fois. Un nez extraordinaire par son évolution par paliers !
    Bouche: Huileuse. Fruitée et florale; mandarine, poire, un peu d'ananas en fond, des tiges de pâquerette, un peu de foin sec.
    Finale: D'abord une pincée de poudre de cacao au lait sur la langue ! Très surprenant, surtout que le profil de ce Bruichladdich n'est pas du tout de type "sherry". Ensuite des épices, une légère amertume. Des pointes acides se font sentir de temps en temps.
    Verdict: Très légèrement tourbé au nez (mais il faut vraiment creuser pour détecter cette tourbe, très discrète), ce Bruichladdich est avant tout dominé par les fruits tout droit sortis d'une salade (de fruits, of course !).
    Nez très complexe, bouche plus standard. Un très bon dram dans son ensemble, qui surprend régulièrement.
    89/100.

    Environ 75€ à la boutique Cadenhead’s de Cologne. Mais comme la gamme Small Batch n’est pas exclusive aux boutiques Cadenhead’s, il est aussi encore possible de la trouver (ou de la commander) dans certaines boutiques comme TasTToe ou Massen.