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jeudi 27 avril 2017

Lads of Lobland – Chapters 5 & 6: Speyside Region 18 ans, 1998/20116, 53.4% et Ledaig 9 ans, 2007/2017, 52.3%

J'avais succinctement parlé des Lads of Lobland dans une note sur le Springbank 1996 The casQueteers. Ce whisky club de Turnhout essaie de façon régulière de faire embouteiller des whiskies qui en valent la peine, souvent en split cask avec un autre embouteilleur afin de limiter les frais et le nombre de bouteilles à l'effigie de leur club. Dans leur embouteillages précédents, on peut citer (entre autres) bien évidemment le Springbank, mais aussi un Clynelish en collaboration avec Archives, ou un Tormore lui aussi en collaboration avec The casQueteers.


https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgw07T5dXfO-YqvSdcXhhtXHRdiZoKrO7BJh5PBe7c4ZSFhBbNgASzW_dRYt8Ts2AgvpfZ8I5RPC8aEDrDeTyMooeRgvvppN_taUp7L8cNYr4BAGRKlcMu9zLqSCfWotKdDwi5_xEq47RZT/s1600/Lobland01.jpg



Voici que ce club de Turnhout nous propose en ce début 2017 les derniers chapitres (en date, pas définitifs) parmi leur embouteillages Monarchy of The Lads, les chapitres 5 et 6. D'un côté un Speyside Region (à la distillerie non mentionnée) âgé de 18 ans, et de l'autre un Ledaig âgé de 9 ans.

Comme pour les embouteillages précédents des Lads ob Lobland, et comme pour la plupart de The Whisky Mercenary aussi, c'est Stieven (un artiste de Turnhout) qui s'est occupé de l'illustration très BD des deux étiquettes (et personnellement j'aime beaucoup son style graphique; sûrement un reliquat de mon ex-passion pour la BD).















Speyside Region 18 ans Lads of Lobland, 1998 / 2016, 53.4%, 100 bouteilles


Parfois, on goûte un whisky sans vraiment savoir d'où il vient exactement. Ça peut arriver lors d'une dégustation à l'aveugle (un exercice ô combien délicat, périlleux, et difficile), ou tout simplement parce que la distillerie où il a été distillé n'est pas connue.
C'est le cas de ce whisky-ci, qui est originaire du Speyside, sans savoir de quelle distillerie (le club Lads of Lobland, qui l'a fait embouteiller, ne le sait pas non plus). Et ce ne serait donc pas un Glenfarclas non mentionné ;-)

Ce Speyside inconnu a été sélectionné par The Whisky Mercenary, lui aussi habitant Turnhout. Et ce n'est pas la première fois qu'il sélectionne un whisky d'origine inconnue, ça a déjà été le cas dans le passé pour son Nameless One.

  • Nez: Le fruit est immédiatement présent. Pomme sèche, jus de citron, raisin blanc. Du malt vanillé est aussi fort présent. Un nez fruité, mais sec aussi.
  • Bouche: Elle délivre ce que le nez annonçait: de la pomme verte acidulée, pas mal de citron vanillé. Des épices piquantes salées s'installent.
  • Finale: Courte. Le fruit disparaît assez vite, pour ne laisser que du malt sec résiduel. Une pincée de sel fait de la résistance.
  • Verdict: Un profil de Speysider fort classique, mais aussi fort buvable sans se poser de questions existentielles. Agréable dans son ensemble.
  • 85/100.









Encore disponible pour 100€ auprès du club Lads of Lobland, par email via Dominic Verstappen.



Ledaig 9 ans Lads of Lobland, 2007 / 2017, 52.3%, 100 bouteilles


Aussi sélectionné par Jürgen "The Whisky Mercenary" Vromans, je m'attends beaucoup plus à me retrouver en terre connue en goûtant ce Ledaig. Ce n'est pas la première fois que je le clame haut et fort: je trouve que tous les jeunes Ledaig (en fût de Bourbon, ce qui semble être le cas ici) se ressemblent.

  • Nez: Forte tourbe fermière, caractéristique de Ledaig. Derrière cette tourbe d'étable, du malt et de la vanille jouent des coudes.
  • Bouche: La grosse tourbe grasse occupe la place. Elle est flanquée de citron acidulé, de poivre amer, et de pop-corn salé mais aussi vanillé.
  • Finale: La pomme astringente se révèle, la fumée de cours de ferme perdure, et des épices piquantes résiduelles.
  • Verdict: Très standard dans le profil jeune Ledaig. Fort jeune, fort malté, fort tourbé. Il ressemble en effet fort à d'autres jeunes Ledaig. Pour les fans de grosse tourbe (et de Ledaig).
  • 84/100.










Encore disponible pour 77€ auprès du club Lads of Lobland, par email via Dominic Verstappen.


Merci à Dominic pour les deux samples.

mercredi 28 décembre 2016

Springbank 14 ans 47.7% et Hazelburn 8 ans 54% Cadenhead's AuthenticCollection

Pour clôturer les notes de dégustations pour l'année 2016 sur le Blog, je voulais mettre à l'honneur la distillerie Springbank et l'embouteilleur indépendant Cadenhead.
Springbank n'est pas ma distillerie préférée (je doute que quiconque puisse un jour détrôner Littlemill dans mon cœur), mais pas loin quand même. Son profil très typique et peu accessible non seulement me plaît beaucoup, mais le côté familial du groupe J&A Mitchell (qui détient Springbank, Glengyle, et Cadenhead) tranche avec les gros bras du whisky (LVMH, Diageo, Pernod Ricard, etc). Les méthodes de production continuent d'être assez traditionnelles et pratiquement "doubitchou". C'est aussi probablement le pourquoi le profil du whisky produit par Springbank et Glengyle est aussi rustique et terroir. Ça compte aussi, évidemment, à mes yeux dans mes penchants pour tel ou tel producteur.
Cadenhead, ce n'est un secret pour personne, est mon embouteilleur indépendant préféré depuis pas mal de temps, même si il a été, je l'avoue, mis à mal en 2016 dans mes préférences personnelles. Il reste une valeur sûre en terme de qualité et, souvent, en terme de qualité / âge / prix (même si sur le plan prix les chiffres ont pris l'ascenseur vers le haut, comme chez tous les producteurs).

Quoi de mieux, pour cette mise à l'honneur, que de vous parler de deux embouteillages différents, tous deux distillés chez Springbank (Hazelburn étant la gamme non tourbée et à triple distillation de la distillerie) et embouteillés par Cadenhead (issus de la vague d'embouteillages pour Noël 2016) ? Bah, ça me semble pas mal, non ?

Springbank 14 ans Cadenhead's Authentic Collection, 2002 / 11.2016, Bourbon Barrel, 47.7%, 168 bouteilles


  • Nez: Des embruns marins, des crustacés en cageot sur un ponton de port de pêche. Une bonne volute d'herbe sèche fumée. Du sirop de citron comme base de fond.
  • Bouche: Douce et accessible, d'abord fruitée et vanillée. Bien vite le côté marin, mélangé à de la fumée calcaire, fait son apparition pour former un mariage cohérent avec le fruit.
  • Finale: Une pincée d'épices poivrées, un peu de sel, et de l'acidulé citronné.
  • Verdict: Un beau Springbank, typique mais aussi facile d'accès. Plus facile que beaucoup d'autres expressions de chez Springbank, je trouve. Quasi "docile". Il est probablement une bonne option pour ceux qui veulent découvrir en douceur cette distillerie au profil somme toute assez particulier.
  • 89/100 (j'ai hésité avec 88, car je trouve le 16 ans Local Barley officiel un cran au dessus quand même).



 Était disponible à la boutique Cadenhead de Cologne pour 99€, mais je pense bien qu'il est à présent sold out.






Hazelburn 8 ans Cadenhead's Authentic Collection, 2007 / 11.2016, Bourbon Hogshead, 54%, 162 bouteilles


  • Nez: Bien puissant et charpenté. Du bois noble, du raisin sec, du malt vanillé. Plein d'épices exotiques qui titillent les narines. De la poussière boisée se développe en cours de dram.
  • Bouche: Étonnamment douce et sucrée, facile, malgré les 54% affichés. Du malt vanillé, grillé, torréfié. Du raisin sec. Du sirop d'abricot liquoreux. Quelques notes épicées de ci de là.
  • Finale: Le bois refait surface, poli cette fois (même si il ne m'a pas proféré d'insultes auparavant, ceci dit ;-) ). De la pelure de pomme jaune s'incruste sur la langue.
  • Verdict: Un whisky bien efficace pour un si jeune âge. Il fait d'ailleurs plus vieux, je trouve. Le fût a été fort actif. Si le nez est assez abrupt et alcooleux au premier contact, en bouche cet Hazelburn est fort agréable et plaisant.
  • 87/100.


En principe encore disponible à la boutique Cadenhead de Cologne, pour 69€.
Sachez encore que Springbank devrait dévoiler un changement de ligne conductrice en janvier 2017. Actuellement elle entretient le buzz et le suspens sur les réseaux sociaux avec son slogan "#Change Jan2017", qui tient en haleine les fans de la distillerie. Les paris vont bon train, mais personne ne sait à quoi s'en tenir, en fait. Nous retenons notre souffle, wait and see en janvier.

Et en parlant de 2017 et de Springbank, attendez-vous à avoir l'an prochain du gros gros (trèèèès gros) contenu sur le Blog à propos de cette distillerie et de Cadenhead. #Scotland2017 :-D

mercredi 6 avril 2016

Laggan Mill 2007/2016 The Cooper's Choice, 8 ans, 54.5%

Laggan Mill 2007/2016 The Cooper's Choice, 8 ans, 54.5%

Alors que Lagavulin vient de sortir son embouteillage officiel (célébrant les 200 ans de la distillerie), qui n'est autre qu'un jeune whisky de 8 ans d'âge et qui, apparemment, serait de bonne qualité (pour ceux qui aiment Laga, bien sûr ;-) ), voilà que The Cooper's Choice vient lui aussi de sortir un jeune Laggan Mill lui aussi âgé de 8 ans. Hé oui, vous le savez, Laggan Mill c'est du Lagavulin. Mais siiiii enfin ! Je vous l'ai déjà dit, suivez un peu, quoi, pfff ;-p

Bref, ce Laggan-ci pourrait peut-être être une alternative à envisager au Laga officiel célébrant les 200 ans de Lagavulin. Même si celui-ci est (étonnamment) un poil plus cher (mais en single cask et en brut de fût, quand même).

Laggan Mill 2007/2016 The Cooper's Choice, 8 ans, 54.5%
Laggan Mill 2007 / 2016 The Cooper’s Choice, 8 ans, Refill Cask n°7582, 54.5%, 335 bouteilles
  • Nez : Une tourbe médicinale / végétale (du camphre et des aiguilles de pin) prononcée, mais pas envahissante. Elle reste subtile et « bien propre sur elle ». Une fois les narines habituées, du malt mielleux montre le bout de son nez.
  • Bouche : La tourbe tourne ici sur le minéral cendré, mais elle est accompagnée de sirop de pomme, de rayons de miel, et de quelques épices douces.
  • Finale : Moyenne. La cendre froide s’éteint doucement, tandis que la vanille reprend vigueur. Une sécheresse de bois calciné s’accroche au palais.
  • Verdict : Je m’attendais à un truc pas du tout à mon goût (je ne suis pas fan du tout de Lagavulin), et je suis positivement surpris : la tourbe ne joue pas au rouleau compresseur, ce whisky fait plus vieux que son âge réel, et il est assez subtil. Une bonne surprise, même si ce n’est pas le profil tourbé que je préfère. Et l’alcool est particulièrement bien intégré.
  • 86/100.

Disponible pour environ 85€ (ce qui n'est pas donné pour un si jeune whisky, j'en conviens) au Chemin des Vignes à Bruxelles, ou sur commande (à vérifier) chez We Are Whisky (Jauche) et W Comme Whisky (La Louvière).

samedi 20 février 2016

Tullibardine 2007/2015 Cooper's Choice, 8 ans, Port Cask Finish, 46%

Tullibardine, distillerie des Highlands, n'est pas spécialement la distillerie sexy par excellence. Assez peu connue, peu courue; il faut bien avouer que peu d'embouteillages attirent les foules. Surtout les embouteillages officiels qui n'ont pas une très haute réputation parmi les amateurs éclairés, d'ailleurs.

Tullibardine 2007/2015 Cooper's Choice, 8 ans, Port Cask Finish, 46%

Comme souvent, il faut se tourner vers les embouteilleurs indépendants pour trouver des profils qui sortent des sentiers battus et qui méritent qu'on s'y attarde. Cet embouteillage-ci, de Cooper's Choice, a été fort apprécié lors du dernier Whisky Live, principalement par des débutants et/ou la gente féminine. Son côté bonbon gourmand / vineux / facile d'accès en a séduit plus d'un(e).

Ce qui frappe au premier abord, quand on se sert un dram de ce Tullibardine, c'est sa couleur: un rose foncé très inhabituel pour un whisky. La patte du fût de Porto a déjà laissé sa trace à ce niveau là.

Parlons justement de ce fût de Porto. Chez Cooper's Choice, cette finition en fût de Porto ne dure jamais plus longtemps que 6 mois. Passé cette période, le Porto prendrait trop le pas sur le whisky. L'information précise sur la durée de la finition n'apparaît pas sur l'étiquette, mais en voyant la couleur et en le goûtant (voir ci-dessous), on peut se douter que cette période a été proche de ces 6 mois fatidiques.

Tullibardine 2007/2015 Cooper's Choice, 8 ans, Port Cask Finish, 46%
Tullibardine 07.2007 / 2015 Cooper’s Choice, 8ans, Port Cask Finish n°9180, 46%, 420 bouteilles
  • Nez: Jeune, malté et fruité ; fruits rouges en tête. Du bonbon à la fraise et de la pastèque sèche. La céréale maltée, décelable au début, disparaît ensuite, supplanté par le fruité. Le Porto se fait aussi sentir via des notes vineuses et boisées.
  • Bouche: Facile d’accès. De la fraise sucrée, du raisin blanc, de l’orange confite. Le côté vineux augmente avec le temps.
  • Finale: Moyenne. Des épices douces réchauffent les joues. Le bois vineux est toujours présent, en toile de fond. Le fruité doux et sucré continue sur sa lancée.
  • Verdict: Jeune peut-être, mais globalement agréable. L’apport du fût de Porto est très influent, sans être envaahissant. Le mariage du vin et du fruité engendre une douceur gourmande facile d'accès.
  • 84/100.

Disponible au Chemin des Vignes à Stockel (Bruxelles) ou en ligne pour ±65 euros. Il est aussi possible de le trouver (peut-être par commande spéciale) chez We Are Whisky (Jauche) et W Comme Whisky (La Louvière).

vendredi 8 mai 2015

Aultmore 2007/2015 Archives, 67.4%

Pour conclure sur Whiskybase, il était de bonne guerre de vous parler du tout dernier embouteillage en date d’Archives, qui est le nom sous lequel Whiskybase fait office d’embouteilleur indépendant. Cet Aultmore est encore tout chaud sorti du four, il vient juste d’être mis en vente il y a à peine quelques jours.

Archives mise cette fois-ci sur un jeune whisky, puisqu’il n’est âgé que de 8 ans tout pile. Distillé un 12 mars, mis en bouteille un 12 mars aussi. Mais 8 ans plus tard.

Son titrant en alcool peut faire peur de prime abord, puisqu’il titre à 67.4% ! Ça doit déboucher la tuyauterie, ce machin ! Mais comme c’est un whisky maturé en fût de sherry, peut-être que cette couche sherry va adoucir ce haut taux d’alcool. Moi qui n’ajoute presque jamais d’eau à mon whisky, cette fois-ci je vais peut-être y être contraint, aussi…

Assez extrapolé, il est temps d’y goûter…

(photo Whiskybase)
(photo Whiskybase)
Aultmore 12.03.2007 / 12.03.2015 (8 ans) Archives, Sherry Butt N°900016, 67.4%, 172 bouteilles
  • Nez : De la noisette, de la fraise confite et du caramel liquide tiennent le haut du pavé. L’alcool est bien perceptible, mais je m’attendais à pire. De la cassonade, du pain d’épice, et de la praline au chocolat blanc se développent sur le temps. Un nez très sucré, sirupeux, mélassé, et… limité écœurant. Avec de l’eau : Le nez est plus doux et plus séduisant. Les fruits rouges et secs se font plus présents.
  • Bouche : L’alcool est là, oui, mais n’arrache pas la gueule. Il est très très bien intégré pour un tel taux. De la fraise tagada, de la cassonade liquide, des épices douces, de la pastèque, du chocolat au lait. Une bouche très gourmande. Avec de l’eau : Le côté sucré / mélasse / presque rhumesque est toujours dominant, mais moins écœurant. Un léger boisé de fruits à coque apparaît.
  • Finale : Longue. La chaleur de l’alcool se fait plus présente. Ca picote un peu quand même ! Et cette chaleur reste longtemps avant de décroître et de laisser la place à de la coquille de noix à la muscade. Avec de l’eau : L’alcool est moins présent (logique ^^), et une légère sécheresse boisée apparaît.
  • Verdict : Que ce serait un fût de PX que ça ne m’étonnerait pas. Le résultat est sur du sherry gras, sucré, capiteux et qui colle aux dents. Un whisky pour les gourmands qui aiment les bonbons très sucrés… ou qui aiment les rhums de mélasse. Il est clairement plus à mon goût avec quelques gouttes d’eau.
  • 84/100 sans eau, 86/100 avec de l’eau.

Disponible pour 65 euros au Whiskybase Shop.

samedi 1 février 2014

Compte rendu : Whisky Live Spa 2014

Compte rendu : Whisky Live Spa 2014

Ce vendredi je me suis rendu au Whisky Live de Spa, édition 2014. Ce salon se déroule encore aujourd’hui et demain ; voici mon compte rendu afin que vous puissiez vous faire une idée de l’intérêt que vous pourriez y trouver et vous décider à y aller (il n’est pas trop tard !)… car oui, je l’ai personnellement trouvé globalement intéressant.

L’an passé j’y avais été en total néophyte. Je débarquais dans le monde du whisky, je ne connaissais rien ni personne, j’avais tout à découvrir. Evidemment, cette année mon approche était assez différente car je connais déjà beaucoup de profils, de distilleries, d’embouteilleurs, et assez bien de professionnels du whisky. J’y allais donc plutôt pour découvrir les nouveautés, discuter avec les professionnels et continuer de faire connaître mon blog.

Attention, ce compte rendu concerne mon expérience d’hier (vendredi) ; certaines choses pourront être différentes ce samedi et ce dimanche.

Première constatation par rapport à l’an passé : le service de sécurité est beaucoup moins invasif. L’an passé j’avais constaté plusieurs excès de zèle de la part de certains ‘’cerbères à têtes d’enterrement’’ ; rien de cela cette année, les préposés à l’entrée sont souriants et polis, et je n’ai pas vu de rondes incessantes dans la grande salle. Il faut dire aussi que le vendredi n’attire pas la toute grande foule et que beaucoup de professionnels cavistes sont présents pour rencontrer les producteurs et distributeurs. C’est donc moins grand public que le samedi et le dimanche, les débordements sont donc moins à craindre.

Le ticket d’entrée donne droit à un verre à dégustation de type Copita, un jeton d’une valeur de 5€ pour se payer un ou plusieurs dram(s), un bloc note, un crayon et un stop-goutte aux couleurs du Whisky Live.

Nouveauté juste après l’entrée : une nouvelle salle qui accueille le stand Malts of Scotland et un immense stand d’oldies tenu par Whiskycorner (une boutique limbourgeoise particulièrement bien achalandée). Ce stand de vieilleries rares est une vraie mine d’or pour les amateurs de longue date, et les prix me semblent convenables au vu des bouteilles proposées.

Le stand "oldies" de Whiskycorner et celui de Malts of ScotlandLe stand "oldies" de Whiskycorner et celui de Malts of ScotlandLe stand "oldies" de Whiskycorner et celui de Malts of Scotland

Le stand "oldies" de Whiskycorner et celui de Malts of Scotland

Compte rendu : Whisky Live Spa 2014

Entre l’entrée et la salle principale se trouvent deux stands de trucs à grignoter (chocolat et macarons) et un stand de cigares, mais je ne m’y suis pas attardé.

Vient ensuite la grande salle principale où sont présents la majorité des stands. Les principales distilleries sont représentées par un stand distinct (Ardbeg, Glenmorrangie, Glenfarclas, Glengoyne, Lambertus, The Belgian Owl, Jura), d’autres stands rassemblent plusieurs distilleries (Highland Park, Bruichladdich, Laphroaig, Macallan,…). La grande estrade au fond de la salle accueille toutes les marques distribuées par Premium Spirits (Benriach, Benromach, Amrut, Tullibardine, Balblair, Old Pulteney, Tomatin, etc.), tandis que les marques distribuées par The Nectar (Arran, Glendronach, Springbank, Kilchoman, etc.) sont disposées au centre de la salle. Au centre de la salle se trouvent aussi d’autres marques diverses (Bowmore, Auchentoshan, les marques asiatiques, …).

Un grand absent néanmoins: le groupe Diageo. Pas de Talisker, Clynelish, Caol Ila, Lagavulin etc (officiels, du moins). C'est assez étonnant, je trouve.

Dans la grande alcôve à droite de la grande salle se trouvent un graveur sur verre et un traiteur qui propose des noix de St Jacques grillées à l’Ardbeg. Ça sentait super bon des mètres à la ronde (et le stand avait un succès certain) !

Les noix de St Jacques à l'Ardbeg, particulièrement appétissantes

Les noix de St Jacques à l'Ardbeg, particulièrement appétissantes

Les embouteilleurs indépendants sont assez peu représentés. Whiskyhuis représente les embouteilleurs Kintra, AD Rattray, Silver Seal et Samaroli. Sont aussi présents Malts of Scotland, Compass Box, Douglas Laing, BlackAdder, Berry Bros, et Wemyss Malts. Et c’est (malheureusement) tout. Le Whisky Live est clairement axé sur les distilleries officielles (ça fait déjà beaucoup, de toute façon) et leurs entrées de gamme principalement.

En effet, toutes les entrées de gamme sont présentées en dégustation gratuite (à de rares exceptions près), et il ne faut débourser des jetons que si l’on veut goûter des drams de plus haut vol (cela peut atteindre 10€ pour des whiskies officiels – hors oldies – de standing).

Plusieurs bourbons et rhums sont aussi proposés, mais je ne m’y suis pas intéressé.

Et les master classes dans tout ça ? Hé bien… aucune idée précise. Sur le site du salon deux master classes étaient présentées, puis remplacées par deux autres une fois complètes, etc… Je n’ai donc pas pu voir de liste globale et précise des master classes et ne peux donc pas juger précisément de leur intérêt. Je sais juste qu’il y en avait plusieurs par jour. Ce point serait peut-être (de mon point de vue personnel) à revoir pour l’an prochain : indiquer clairement sur le site web toutes les master classes d’un coup avec programmes et horaires complets.

Un beau succès de foule (une idée vers 20h30)

Un beau succès de foule (une idée vers 20h30)

Dans l’ensemble, j’ai passé une soirée agréable où j’ai pu rencontrer et discuter avec des gens passionnés et goûter diverses choses plus ou moins intéressantes. Pas énormément de nouveautés, cependant ; la Belgique n’étant apparemment pas un marché assez porteur pour que les distilleries y proposent leurs dernières bouteilles (c’est un peu le même état de fait au salon de l’auto, après tout) et beaucoup de nouveautés étant sorties un peu avant les fêtes de fin d’année, aussi.

Mon seul regret est de ne pas avoir pu visiter tous les stands que j’aurais voulu, soit car trop de monde quand j’ai voulu y accéder (ce fut le cas pour celui de The Belgian Owl, littéralement pris d’assaut tout le temps) ou par manque de temps (ce fut le cas pour celui de Compass Box par exemple), quatre heures filant décidément très (trop) vite quand on passe du bon temps.

Cadeau bonus de ce compte rendu : mes notes de dégustation de ce que j’ai pu goûter sur place. Je vais d’abord commencer par les deux embouteillages spéciaux du Whisky Live 2014, et dans les prochains jours je publierai successivement le reste. Attention toutefois, ces notes sont bien évidemment moins précises en festival et les sensations peuvent être sensiblement influencées par ce qui a été goûté avant. Ne pas les prendre pour argent comptant, donc.

Compte rendu : Whisky Live Spa 2014

Glenfarclas 2002 Vintage for Whisky Live Belgium 11ème, 43%, 198 bouteilles.

  • Nez : Sa jeunesse se sent (très ‘’new spirit’’), extrêmement vanillé avec du massepain par la suite.
  • Bouche : Beaucoup de vanille, assez astringente et amertume boisée aussi.
  • Finale : Courte sur le toffee / caramel et kirsch.

85/100.

Compte rendu : Whisky Live Spa 2014

Bunnahabhain 11.2007 / 01.2014 (6 ans) Malts of Scotland for Whisky Live Belgium 11ème, Bourbon Barrel, 55.7%, 214 bouteilles.

  • Nez : Très jeune sur le profil vanille / new make.
  • Bouche : Ici aussi, le profil ‘’new make’’ est très marqué. Fruité et sec, avec du kirsch.
  • Finale : Moyenne sur les fruits jeunes au kirsch.

84/100.

L’an passé le Whisky Live avait proposé un Clynelish 17 ans et un Benriach 16 ans. Cette année deux très jeunes whiskies sont proposés, tous deux ayant des profils assez similaires sur le new make très vanillé. Ce n’est pas spécialement et personnellement ma tasse de thé, mais entre les deux mon choix irait plutôt vers le Glenfarclas qui me semble mieux équilibré et un peu plus complexe que le Bunnahabhain. Et en plus ce Glenfarclas est moins cher.