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dimanche 7 mai 2017

Compte rendu : Masterclass Springbank chez We Are Whisky, le 04/05/2017

Un mois consacré à Campbeltown sur le Blog ne pouvait pas se concevoir sans parler de la distillerie Springbank, bien entendu ! Cette masterclass organisée par We Are Whisky (la boutique d'Orp-Jauche qui n'est plus à présenter) tombait donc à pic, et je ne me suis pas fait prier pour y prendre part.



La bonne organisation des masterclasses chez We Are Whisky n'est plus à prouver, c'est une machine bien huilée qui roule (quasi) toute seule: un représentant de la distillerie pour animer la soirée, une panoplie de whiskies astucieusement sélectionnés pour présenter un panel significatif, et une assemblée attentive. Ce n'est pas la première fois que j'y assiste (vous vous souvenez des masterclasses Benriach et Gordon & MacPhail, n'est-ce pas ?), et à chaque fois l'accueil de Petra, Patrick, et Alain est excellent.



Ronan Currie



C'est Ronan Currie, en visite toute la semaine en Belgique, qui était l'invité pour animer la dégustation. Ronan a d'abord commencé à travailler chez Cadenhead avant de passer il y a quelques mois chez Springbank en tant que Sales and Marketing Executive (Cadenhead et Springbank faisant partie de même groupe, comme vous le savez sans aucun doute 😉 ).
Malheureusement, Ronan était légèrement souffrant; ce qui a impacté son entrain lors de sa présentation. Probablement la faute du temps pourri en Belgique depuis une bonne semaine, une bonne preuve étant une hécatombe parmi l'assemblée: pas moins de 5 clients avaient du déclarer forfait , majoritairement pour cause de maladie.
Résultat: un peu moins de monde (une grosse vingtaine) que d'habitude pour écouter Ronan, et une masterclass de 7 whiskies expédiée en une heure et demie.








Le line-up:


Passons au vif du sujet, les 7 whiskies que nous avons eu le plaisir de déguster. Aucun vieux whisky bien cher cette fois-ci, mais des bouteilles majoritairement d'entrée et de moyenne gamme de la distillerie. Ce qui tombait assez bien pour moi: j'avais de grosses lacunes en la matière concernant les gammes de base officielles de chez Springbank. C'était donc une bonne occasion de rectifier le tir.

Voici mon ressenti pour chaque whisky goûté. Comme lors des autres masterclasses auxquelles je participe, les notes succinctes suivantes ont été prises lors de l'événement, et sont donc moins précises que lors de mes dégustation au calme chez moi.


Hazelburn 10 ans, 46% (Batch 2016) (OB)
L'entrée de la gamme non tourbée de Springbank. Cette gamme a commencé à être produite en 1997, est issue d'une triple distillation et d'une maturation 100% en fûts de Bourbon. Ronan le considère comme un "whisky de petit déjeuner", de par sa légèreté.




  • Nez: Fort malté, miel, vanille, et un soupçon de très fine fumée.
  • Bouche: Amertume fruitée (pelure de pomme), miel, et vanille.
  • Finale: Le bois apparaît, plutôt sec.
  • Verdict: Un bon starter en masterclass, mais dispensable (selon mes critères personnels) dans l'absolu, car fort classique et mainstream.
  • 82/100.










Hazelburn 13 ans Oloroso Cask Matured, 10.2003 / 03.2017, 47.1%, 12000 bouteilles (OB)
Nouvelle référence dans la gamme Hazelburn, il s'agit d'un vatting d'entre 15 et 20 fûts (12000 bouteilles en tout), entièrement maturé en fûts de Sherry Oloroso. Les 47.1% affichés sont le résultat, d'après Ronan, d'un natural cask strength. Ça me semble quand même difficilement croyable que la part des anges ait été si importante en seulement 13 ans, sur autant de fûts en même temps, surtout en connaissant le climat de Campbeltown particulièrement peu propice à l'évaporation.

 


  •  Nez: Raisin sec, tabac. Assez léger. Légère fumée de noisette.
  • Bouche: Des épices boisées gonflent en bouche. Du fruit sec.
  • Finale: Les épices explosent, poivrées. Sécheresse boisée appuyée.
  • Verdict: (Trop) sage tout du long, j'attendais (et aurais préféré) plus de présence. Mais agréable comme daily dram, toutefois.
  • 85/100.










Kilkerran 12 ans, 46% (Batch 1) (OB)
Springbank, c'est aussi la distillerie Glengyle; elles font partie du même groupe (J&A Mitchell & Co), et ce sont les employés de Springbank qui s'occupent de 6 à 8 semaines par an de la production chez Glengyle. Oui, seulement moins de 2 mois de production par an, tout simplement parce qu'il n'y a pas assez de capacité pour stocker plus de production. Et le nom Glengyle ne peut pas être utilisé par la distillerie pour ses embouteillages, car ce nom en tant qu'embouteillage appartient à... Glen Scotia (qui n'est autre que le concurrent direct de Springbank à Campbeltown). Haaa, les joies du commerce, de la concurrence, et des paniers de crabes ;-).
Ce Kilkerran 12 ans est déjà connu sur le Blog, puisque j'en avais parlé en 2016 (il avait même fait partie de mon top 5 de l'année 2016). Rien de bien neuf, je vous renvoie à ma note de dégustation détaillée de l'époque. Et il m'a toujours paru aussi bon dans cet environnement de masterclass.



Springbank 13 ans "Green", 46%, 9000 bouteilles (OB)
Début 2015, je vous avais parlé du "Green" premier du nom, le 12 ans. Fin 2015 sortait le suivant, le 13 ans; toujours produit à partir d'orge bio. Mais ce 13 ans est issu d'une maturation en fûts de Sherry, alors que le 12 ans était issu d'une en fûts de Bourbon.

 



  • Nez: Très sage, voire même effacé. Il faut lui laisser le temps de s'aérer, de se développer. Du raisin sec, de l'abricot, du miel, et pas mal de jus d'orange par moments.
  • Bouche: Une légère tourbe fumée, du raisin sec, du caramel. La réduction est fort perceptible.
  • Finale: Un peu plus de présence, de peps. Une pincée d'épices.
  • Verdict: Trop sage par rapport à ce que j'attends de Springbank. De mémoire je préférais de loin le 12 ans.
  • 83/100.








Springbank 15 ans, 46% (Batch 08.11.2016) (OB)
Ce Springbank, qui fait partie depuis longtemps de la gamme de base de la distillerie, est un vatting 100% de fûts de Sherry.


  • Nez: Ha, enfin du "crasseux" dans cette masterclass, du terroir, du roulé sous les aisselles ! De la fumée végétale, des herbes aromatiques, des épices exotiques, du tabac.
  • Bouche: Le Sherry adoucit l'ensemble à ce niveau-ci, mais le terroir Springbank est toujours présent. De la peau d'orange, des épices poivrées, du caramel, et de la végétation sèche de sous-bois. Un bel équilibre.
  • Finale: Assez courte. C'est ici que la réduction montre ses limites. Du bois épicé, du caramel, et de l'orange.
  • Verdict: Bien équilibré, gourmand tout en révélant le caractère rustique de Springbank qui m'est cher.
  • 87/100.







Longrow, NAS, 46% (Batch 14.11.2016) (OB)
Longrow est la gamme (lancée en 1973) "hautement tourbée" de Springbank. Le malt est séché à la tourbe pendant maximum 48h. La tourbe utilisée est un mélange de tourbe sèche et de tourbe humide, toutes deux originaires de la région d'Inverness. Le Longrow est issu d'une double distillation, et moins de 100 fûts sont produits chaque année. Ce Longrow-ci, sans âge indiqué, est un mélange de whiskies ayant entre 7 et 9 ans. Le résultat est un whisky se situant entre 40 et 45 PPM.

 

  • Nez: Jeunesse ultra présente, fort malté, quasi new make. "Heavily Peated", vraiment ? La fumée est plutôt fine et aérienne, on est loin de la grosse tourbe qui claque. Et plein de vanille, jeunesse oblige.
  • Bouche: La tourbe est ici un peu plus présente, mais contrebalancée par la réduction. De la vanille, du malt, de la fumée, et quelques épices par après.
  • Finale: Toujours le jeune malt très présent, les épices, et une légère sécheresse fruitée.
  • Verdict: Il manque le rustique que la tourbe apporte dans beaucoup de whiskies tourbés, c'est "gentil" en plus d'être fort jeune. Pas convaincu par cette expression-ci.
  • 81/100.








Longrow 18 ans, 46% (Batch 25.04.2016) (OB)
Cette expression-ci, la plus vieille de la soirée, est un mélange de 60% de fûts de rhum et 40% de fûts de Sherry. Toujours issu d'une double distillation, et au taux de PPM se situant entre 40 et 45.

  


  • Nez: La tourbe est plutôt fine, plutôt fumée, pas écrasante. De la vanille, du fruit blanc confit.
  • Bouche: Amertume fruitée; pomme, poire, raisin. Texture onctueuse en bouche.
  • Finale: Des épices douces, de la fine tourbe fumée, et le fruité encore présent.
  • Verdict: Bien équilibré, le fût de rhum apporte un beau fruité. Un beau produit dans l'ensemble.
  • 86/100.












En espérant que ce compte rendu vous apporte quelques lumières sur les gammes officielles de chez Springbank; moi en tout cas j'y vois plus clair depuis cette masterclass.

vendredi 28 avril 2017

Bunnahabhain 2001/2016 The Cooper’s Choice, 15 ans, 46%


The Cooper's Choice a remis ça fin 2016, avec un second Bunna 2001, lui aussi en fût de Sherry. Si les fûts ne semblent pas être des sister casks (leurs numéros respectifs étant fort éloignés), pouvons-nous néanmoins espérer détecter un lien de parenté flagrant ?
Verdict maintenant.


Bunnahabhain 10.2001 / 2016 The Cooper’s Choice, 15 ans, Sherry Cask n°9533, 46%, 330 bouteilles 


  • Nez : Grosse bouffée de fumée de tabac sucré. Du caramel, de la noix fraîche. Une bonne dose de cassonade brune. Et plein de fruits noirs (mûre, myrtille, prune). Belle puissance au niveau de ce nez, qui ne s’évente pas facilement et est même limite envoûtant.
  • Bouche : Gourmandise fumée pour la résumer. Du sirop de fruits noirs, de la cassonade, du tabac, du fruit à coque, et toujours cette fumée comme fil conducteur.
  • Finale : La fumée boisée reste longtemps en bouche. Les fruits noirs restent à ses côtés un bon moment.
  • Verdict : Un TRÈS beau Bunna tourbé (fumé serait un terme plus adéquat), équilibré et cohérent de bout en bout. Il lui manque juste un brin de finesse et de peps pour être extra.
  • 88/100.


Et donc, fort différent (en relisant ma note de l'époque, puisque je n'ai pas fait de face à face) du Bunna précédent qui lui n'était pas tourbé / fumé. Comme quoi deux whiskies distillés le même mois dans la même distillerie peuvent être très différents; et dans ce cas-ci on ne peut pas incriminer l'empreinte des fûts puisque le tourbé vient du procédé de distillation (lors du séchage du malt) et non pas de maturation. Sauf si ce Bunna a été maturé dans un fût ayant d'abord contenu du Sherry, puis du whisky très tourbé; mais c'est hautement improbable.



Disponible au Chemin des Vignes (Bruxelles) pour un peu moins de 100 euros, et peut-être (sur commande ?) chez W Comme Whisky (La Louvière), We Are Whisky (Jauche), et Watch Smell Taste & Having Fun (Liège).

mercredi 7 décembre 2016

Caol Ila 15 ans Cadenhead's Authentic Collection, 2000/2016, 53%

Caol Ila (d'un âge moyen). Cadenhead. Brut de fût. 65€. Le risque est minime, non ? Et toute résistance est futile en ce qui me concerne, avec des critères pareils...
Bref, j'ai craqué et j'ai "splitté" (partagé) cette bouteille sur un forum francophone. J'ai arrêté d'acheter plein de bouteilles dans tous les sens pour moi tout seul, les prix étant devenus bien trop délirants; et je me suis aussi rendu compte que vider des bouteilles de 70cl ça prend quand même beaucoup de temps... temps pendant lequel on n'en n'ouvre pas d'autres.
Caol Ila 15 ans Cadenhead's Authentic Collection, 2000/2016, 53%
Ce Caol Ila-ci est issu de la gamme Authentic Collection, uniquement disponible dans les boutiques Cadenhead (celle de Cologne étant la plus proche de notre Wallonie, comme vous le savez déjà).

Caol Ila 15 ans Cadenhead's Authentic Collection, 2000 / 10.2016, Bourbon Barrel, 53%, 204 bouteilles


  • Nez: La tourbe minérale se place en avant dès la début. De la fumée cendrée, qui s'assagit avec le temps. De la banane verte vanillée, et de l'antiseptique de bandage en respirant fort (l'alcool ne grille pas le nez lors de cet effort nasal).
  • Bouche: Du sirop de citron qui tapisse la bouche, du miel vanillé, de la gelée onctueuse de raisin blanc. Cette gourmandise fruitée se marie à la cendre froide.
  • Finale: Moyenne. La cendre tiède s'incruste dans la gorge. Une volute végétale remonte dans le nez. La gelée de raisin reste un moment en bouche.
  • Verdict: Si le nez est assez classique des Caol Ila indépendants d'âge moyen, la bouche est franchement waouw, très équilibrée, présente et gourmande. La tourbe n'est jamais envahissante et l'onctuosité fruitée domine à chaque instant. Un très bon moment Caol Ilien.
  • 89/100.
Disponible pour 65€ à la boutique Cadenhead de Cologne.

samedi 3 décembre 2016

Face à face: deux Laphroaig 2001/2016 The First Editions, en refillSherry

Quand deux whiskies d'une même distillerie, très proches en âge, date de distillation et/ou d'embouteillage me tombent sous la main, ils entrent pile poil dans les critères pour faire un face à face entre eux.

C'est le cas pour ces deux Laphroaig-ci, tous deux distillés en 2001 et embouteillés (par Hunter Laing sous sa gamme The First Editions) en 2016, tous deux maturés en refill Sherry et proposés en brut de fût, et tous deux ayant été disponibles en même temps sur le marché belge.
Face à face: deux Laphroaig 2001/2016 The First Editions, en refill Sherry
Au premier coup d’œil, c'est au niveau couleur qu'une différence se marque: l'un est beaucoup plus sombre (preuve d'un fût plus actif, ou d'une différence de type de Sherry) que l'autre.
Point de vue titrant en alcool, la différence n'est pas énorme, à peine un peu plus de 1% d'alcool les sépare.
C'est évidemment au niveau senteurs et saveurs que la différence va vraiment se faire.
Je les ai bien sûr goûtés en même temps, en vrai face à face (ça me semble évident, mais il vaut quand même mieux le préciser).
Allez, 3... 2.... 1... GO !

Laphroaig 2001 / 2016 The First Editions, 15 ans, Refill Butt HL12382, 58.4%, 306 bouteilles


  • Couleur : Auburn.
  • Nez : De la cendre froide à foison. Un soupçon de caramel, de la noix, du chocolat noir de noir. La cendre se calme après un moment, pour laisser une fraîcheur de plante médicinale venir lui tenir compagnie.
  • Bouche : Une grosse vague de bois sec et de cendre froide, mélangée à des poignées d’épices piquantes, à du zeste d’agrume, à du moka, et à du fruit noir. Belle puissance globale. Le caramel sucré arrondit la bouche en cours de dram.
  • Finale : Longue. De la noix, de la prune noire, des restes de cendres chaudes, et du caramel épicé.










Laphroaig 2001 / 2016 The First Editions, 15 ans, Refill Butt HL12787, 59.8%, 244 bouteilles


  • Couleur : Vieil or.
  • Nez : De la fumée sèche, du raisin sec, du bois poussiéreux. Après aération, de l’herbe sèche se développe.
  • Bouche : Une amertume fruitée, de pelure d’abricot sec, appuyée. La tourbe est un mélange de profil fermier et de profil minéral, enveloppé de fumée. Après un moment en bouche, le minéral devient plus dominant et un vanillé apparaît.
  • Finale : Moyenne. De la poussière boisée sèche s’abat sur toute la bouche. Un restant de vanille et de fumée tourbée. De la pelure amère de pomme.










Verdict en face à face:

  • Le nez du 58.4% est beaucoup plus engageant et charmeur, mélangeant la minéralité cendrée à l’apport gourmand du Sherry.
  • Le nez du 59.8% est plus sec, plus carré, mais manque aussi de présence.
  • La bouche du 58.4% est puissante, cendrée, explosive ; tout en étant aussi ronde et gourmande. Superbe.
  • La bouche du 59.8% est très sèche au départ, et trop amère à mon goût sur la durée.
  • La finale du 58.4% termine de belle façon ce beau moment whisky, dans la continuité du nez et de la bouche.
  • La finale du 59.8% est ici aussi très sèche et assez amère.

  • Verdict du face à face : Bon ben… il n’y a pas photo, hein ! Le 58.4% est clairement deux (voire même trois) crans au-dessus du 59.8%. Victoire par KO au premier round.
  • Ma cote du 58.4% : 91/100.
  • Ma cote du 59.8% : 83/100.
Tous deux disponibles au Chemin des Vignes à Bruxelles, le prix de la version 58.4% est à 165€ et la version 59.8% à 190€. Intrinsèquement tous les deux sont chers pour des whiskies de 15 ans d'âge (même si en fût de Sherry, ce qui en théorie gonfle un peu le prix); Laphroaig devient de plus en plus intouchable en terme de prix me semble-t-il. Néanmoins, je suis étonné de voir non seulement une différence de prix, puisque tous deux du même âge, embouteillés en même temps, et issus du même type de fût; mais surtout très étonné de voir que le meilleur des deux est aussi le moins cher. Moi pas tout comprendre là...

jeudi 3 mars 2016

Benromach 15 ans, 43% (OB)

Après le Benromach 10 ans officiel d'entrée de gamme, très agréable au demeurant, passons en revue son grand frère, le 15 ans d'âge. Et pour tout dire, je l'attends quand même un peu au tournant, car comme le 10 ans m'avait plu, j'espère (logiquement ?) encore mieux de ce 15 ans !

Allez zou alors, à la dégustation !

Benromach 15 ans, 43% (OB)
Benromach 15 ans, 43% (OB)
  • Nez: Une grosse vague de fruits secs, confits, et caramélisés. C'est gourmand d'entrée et met en appétit. Un peu de pop-corn grillé derrière les fruits. Une très légère fumée de tabac doux frais, qui accompagne des copeaux de coque de noisette.
  • Bouche: Des fruits secs en pagaille (raisins et dattes en tête), appuyés par un mélange d'épices douces non envahissantes. Une bouche monolithique mais agréable à siroter sans se poser de questions outre mesure.
  • Finale: Courte. Les épices douces restent un moment, tandis que le fruit sec s'en va tout en laissant derrière lui une fine fumée de poussière de bois sec.
  • Verdict: Le côté réduit n'est pas handicapant, car peu perceptible. Le nez est très engageant, la bouche facile d'accès, et la finale un tantinet trop courte. Dans l'ensemble c'est bien bon, c't'affaire !
  • 86/100.

Hé bien hé bien... Benromach est une distillerie à explorer et à suivre plus avant, sans aucun doute, dites donc ! Faudrait que j'arrive à me procurer un sample du 35 ans qui vient de sortir, histoire de me faire aussi une idée sur ce que ce bestiau a dans le ventre, tiens...

Ce 15 ans d'âge est disponible chez tous les cavistes spécialisés en whisky, pour une septantaine d'euros.

mercredi 24 février 2016

Springbank 15 ans, sélectionné par The Nectar, 2000/2015, Fresh RumCask, 46.5% (OB)

Springbank 15 ans, sélectionné par The Nectar, 2000/2015, Fresh Rum Cask, 46.5% (OB)


Springbank 15 ans, sélectionné par The Nectar, 2000/2015, Fresh Rum Cask, 46.5% (OB)

Après avoir parlé du 16 ans "Local Barley" (que tout le monde attend avec impatience et qui devrait débarquer ces jours-ci en Belgique) il y a deux semaines, voici un autre Springbank qui, lui, est sorti en novembre dernier lors du festival Spirits in the Sky.
Ce Springbank-ci a été sélectionné par The Nectar, le distributeur de cette distillerie en Belgique. Et il a de particulier d'être issu d'un fût de rhum. La seule indication sur l'étiquette étant "Fresh Rum", l'origine et le type du rhum restent évidemment très flous. Néanmoins, à la couleur, on peut subodorer que le rhum n'était pas un gros de mélasse bien collant et bien foncé.



Springbank 15 ans, sélectionné par The Nectar, 04.2000 / 09.2015, Fresh Rum Cask, 46.5%, 198 bouteilles (OB)

    Springbank 15 ans, sélectionné par The Nectar, 2000/2015, Fresh Rum Cask, 46.5% (OB)
  • Nez: De la fumée citronnée, de l'herbe arrachée au petit matin de fin d'hiver; et du kiwi très vert, loin d'être mûr. Un nez très frais dans son ensemble, assez fin et pas bourrin du tout.
  • Bouche: D'abord sage, elle se révèle bien vite être une sale gamine prête à faire un mauvais coup. Du citron frais, des épices piquantes, du sirop acidulé, et un genre de très légère fumée de paille sèche. Prête à faire un mauvais coup, mais ce mauvais coup, l'étonnement, n'arrive jamais. Une sale gamine finalement trop sage, peut-être.
  • Finale: Courte et pétillante sur du sirop de citron gazeux. La sale gamine qui finalement se rebelle un tantinet ? Si ce pétillement étonne un instant, très vite il s'éteint pour laisser la place à une sécheresse herbeuse plus classique.
  • Verdict: J'attendais peut-être trop de ce Springbank. Et pourtant il est bon, bien fait, avec les marqueurs Springbank. Mais sage (trop) et pas assez turbulent par rapport à mes espérances.
  • 86/100.

Encore disponible chez TasTToe (que je remercie pour le sample) pour ±125€.

lundi 30 novembre 2015

Ireland 15 ans The Nectar of the Daily Drams, 2000/2015, 55.3%

Enfin je reviens sur cet Irlandais qui avait été présenté, parmi d'autres, au Spirits in the Sky début novembre. Et ce jour-là, il fut mon favori personnel parmi les whiskies que j'avais pu goûter.

Mais comme en festival parfois les papilles peuvent vous jouer des tours, je voulais revenir dessus, au calme chez moi. D'où cet article.

Comme d'habitude dans la gamme The Nectar of the Daily Drams, le type de fût est inconnu (mais ici il n'est pas difficile de deviner que c'est un fût de bourbon), ainsi que le nombre de bouteilles produites. Et comme d'habitude avec les Irlandais chez les embouteilleurs indépendants, la distillerie est inconnue aussi.

Bref, autant se pencher directement sur le whisky, car l'étiquette me laisse sur ma faim.

Ireland 15 ans The Nectar of the Daily Drams, 2000/2015, 55.3%
Ireland 15 ans The Nectar of the Daily Drams, 2000 / 2015, 55.3%
  • Nez: Un Irlandais très reconnaissable, sur l'hyper fruité (abricot, banane, pêche, poire, et quelques gouttes de pamplemousse) juteux et le frais floral. Perso j'adore ce genre de nez, qui ici est bien riche, présent et puissant.
  • Bouche: Dans la lignée du nez. Une corbeille de fruits sucrés et juteux. De la vanille et du miel par dessus ces fruits. Une très légère amertume de fruit en arrière plan. Des épices douces par pincées.
  • Finale: Moyenne. Les fruits juteux s'estompent et laissent la place à de la poussière de pollen et à du boisé délicat. Les épices douces s'endorment lentement.
  • Verdict: Pas grand chose à dire, en fait, par rapport à la pelletée d'Irlandais qui sortent ces derniers mois. Une gourmandise de chaque instant, à savourer à son aise.
  • 89/100.

Il devrait être disponible chez les cavistes se fournissant chez The Nectar pour ± 85 euros (il était en vente à 88 euros au Spirits in the Sky). Renseignez-vous auprès de votre caviste préféré !

mercredi 11 février 2015

Les 2 embouteillages exclusifs du Whisky Live 2015 : Arran 15 ans à 55% (OB) et Old Pulteney 2006/2015 Malts of Scotland à 55.9%

Les ayant goûtés lors du salon, j’ai trouvé les deux embouteillages exclusifs pour le Whisky Live particulièrement intéressants cette année. Beaucoup plus que ceux de l’an passé, pour être honnête. Ils méritaient bien de s’y attarder au calme, loin de l’effervescence du festival, et surtout avec des papilles en bon état.

Le premier embouteillage est un Arran de 15 ans d’âge, distillé en 1999 et embouteillé en septembre 2014. La majorité des embouteillages Arran officiels sont en refill Sherry, mais celui-ci est en fût de bourbon ; ce qui est assez rare et permet peut-être de mieux déceler les marqueurs typiques de la distillerie.

Le second embouteillage est un jeune Old Pulteney proposé par l’embouteilleur indépendant allemand Malts of Scotland. Depuis plusieurs années le Whisky Live propose un de ses embouteillages, d’ailleurs : l’an passé un jeune Bunnahabhain, l’an d’avant un Clynelish 1997. Le Old Pulteney de cette année a été distillé en 2006 et embouteillé début 2015. Il est issu d’un refill Sherry Manzanilla (info non indiquée sur l’étiquette, mais que l’on m’a communiquée au stand Malts of Scotland lors du salon), ce qui devrait lui apporter de la douceur.

Les 2 embouteillages exclusifs du Whisky Live 2015 : Arran 15 ans à 55% (OB) et Old Pulteney 2006/2015 Malts of Scotland à 55.9%

Arran 15 ans For Whisky Live Belgium 12ème, 19.07.1999 / 08.09.2014, Bourbon Barrel 1999/019, 55.0%, 165 bouteilles (OB)

  • Nez : D’entrée il me rappelle l’Arran 14 ans (ancien label), mais en beaucoup plus ‘’volumineux’’ et puissant. De la poire cireuse, des notes agrumiques, un brin de vanille, quelques pistils de fleurs matinales, et de nombreuses volutes marines. Un style côtier que j’aime bien.
  • Bouche : La texture est onctueuse, sur la gomme de fruits fondante. Des vagues salées vont et viennent. Les fruits blancs cireux et épicés dominent. De la liqueur de ces fruits blancs fait son apparition par moments.
  • Finale : Un mélange de fruits jaunes salés et poivrés envahit la bouche. Quelques épices exotiques saupoudrées sur des zestes d’agrumes. Des arômes d’alcool blanc fruité remontent dans le nez.
  • Verdict : Riche, puissant, présent, cet Arran est très reconnaissable de par son profil fruité / côtier. Pourtant, certains de ses aspects pourraient aussi rappeler Clynelish. C’est en tout cas un très bon whisky, une sélection de choix.
  • 88/100.
Les 2 embouteillages exclusifs du Whisky Live 2015 : Arran 15 ans à 55% (OB) et Old Pulteney 2006/2015 Malts of Scotland à 55.9%

Old Pulteney 2006 / 2015 Malts of Scotland For Whisky Live Belgium 12ème, Refill Sherry Hogshead Cask MoS 15001, 55.9%, 286 bouteilles

  • Nez : Un nez jeune, malté, sur la céréale sucrée. Du miel, de la vanille, de la frangipane moelleuse. Une très légère brise marine derrière cette pâtisserie. Quelques picotements au nez, dus à l’alcool, après aération.
  • Bouche : L’alcool est particulièrement bien équilibré et n’agresse pas. Le profil est ici aussi très pâtissier, sur la frangipane salée (le côté marin typique d’Old Pulteney se révèle pleinement). Du malt vanillé, de l’amande sucrée, des pincées de sel. Et quelques abricots secs, aussi.
  • Finale : Longue. Le malt sucré fond d’abord lentement en bouche, puis le sel revient en renfort, accompagné de vanille.
  • Verdict : Le côté pâtissier peut s’avérer écœurant à la longue. Un (petit) dram se suffit à lui-même, je trouve. Sorti de là, cet Old Pulteney s’avère très bon, équilibré, gourmand ; et son jeune âge ne le dessert pas.
  • 86/100 (aurait été 87 s’il avait été moins écœurant).

Ces deux embouteillages étaient vendus respectivement 69 et 59 euros lors du Whisky Live Belgium 2015 qui s’est déroulé ce week-end. Je ne pense pas que tout ait été vendu lors de l’événement, il est donc fort probable de pouvoir encore se les procurer en contactant les organisateurs du salon via leur adresse email.

mercredi 5 novembre 2014

Bowmore 15 ans Laimrig (Batch 4), 54.1% (OB)

En début d’année je vous avais présenté le Bowmore Laimrig, mais il s’agissait du batch 3. Le batch 4, qui est toujours un embouteillage officiel en tirage limité, vient de débarquer sur le marché (avec une petite hausse de prix au passage, d’ailleurs). Y a-t-il une différence de goût et/ou de qualité avec le batch 3 ?

Ce batch 4 titre un peu plus haut que son prédécesseur (54.1% contre 53.7%), est toujours renseigné comme ayant un finish en fûts de sherry, et a perdu son indication de nombre de bouteilles (mais celui-ci devrait toujours avoisiner les 18000, de source bien informée).

Deux approches dans ma présentation de ce Laimrig batch 4: d’abord le goûter et le noter seul, afin de ne pas être influencé ; et ensuite le goûter en face à face avec le batch 3, histoire de les comparer.

Bowmore 15 ans Laimrig (Batch 4), 54.1% (OB)
Bowmore 15 ans Laimrig, batch 4, 54.1%.
  • Nez : La couche de sherry est clairement bien présente. Du pain d’épices, du café, de la noisette, du caramel. Des volutes de fumée sèche, assez discrètes. Du tabac humide. Et plein de fruits rouges secs. Un nez équilibré et complexe. Des relents de malt passent par moments.
  • Bouche : Entrée en matière douce, mais la puissance augmente rapidement. Les fruits rouges sont présents en force, la cerise confite tenant le haut du pavé. Epices exotiques, prune noire, tabac. La tourbe fumée est assez discrète.
  • Finale : Longue, sucrée et sèche. Comme de la cassonade qui se colle au palais, et les joues qui s’assèchent. De la fumée cendrée remonte dans les narines.
  • Verdict : C’est bon, bien fait, charpenté et puissant. Pourtant, je reste un peu sur ma faim sur le moment présent. Serais-je devenu plus exigeant qu’en début d’année ? Ou ce moment-ci serait-il moins propice à la dégustation d’un tel whisky ?
  • 88/100.
Bowmore 15 ans Laimrig (Batch 4), 54.1% (OB)
Bowmore 15 ans Laimrig, batch 4 comparé au batch 3.
  • A l’œil, le batch 4 est légèrement plus clair que le batch 3. Peut-être y a-t-il moins de fûts de sherry dans l’assemblage.
  • Au nez, le batch 3 est plus sec, plus fumé et plus marin ; tandis que le batch 4 est plus rond, plus fruité et plus sucré.
  • En bouche, le batch 3 est plus rustique, acéré, fumé, et sec. Il me donne d’entrée des frissons. Le batch 4 est plus sage, plus rond, plus accessible.
  • La finale du batch 3 est plus sèche et cendrée que celle du batch 4.
  • Ma préférence va clairement au batch 3, plus ardu, moins docile, plus rustique et moins facile. J’aime son côté bad boy des campagnes. Néanmoins, les amateurs de whiskies à déguster tranquillement au coin du feu de cheminée devraient être plus conquis par le batch 4. Ma note de 88 pour le batch 4 contre 90 pour le batch 3 me paraît donc personnellement logique vis-à-vis de mes goûts et de mes attentes.

Le batch 4 est disponible à partir de ±80€ (mais les prix peuvent sensiblement varier, vers le haut) en principe chez tous les cavistes proposant du Bowmore officiel. Le batch 3 n’est plus, à ma connaissance, disponible que sur le marché parallèle.

mercredi 13 août 2014

Ben Nevis 1998 (15 ans) The First Editions, 57.6% (IB)

Ben Nevis 1998 (15 ans) The First Editions, 57.6% (IB)

Ben Nevis, la distillerie des Highlands, n’a que peu d’embouteillages officiels. Par contre il existe beaucoup d’embouteillages indépendants, de qualité très variable. Autant le dire d’emblée : celui-ci est le meilleur (jusqu’à présent) qu’il m’ait été donné de goûter.

Ben Nevis 1998 (15 ans) The First Editions, Sherry Butt, 57.6%, 256 bouteilles :
  • Nez : Waouw ! Un nez comme je les aime. Hyper gourmand et pâtissier. Du caramel, de la frangipane, des fèves de café, des épices douces, des fruits noirs (raison, prune), des fruits confits en pagaille. Plein de bonnes choses se mélangent et se télescopent. Je pourrais humer ce genre d’odeurs pendant des heures.
  • Bouche : Elle est dans la continuité gourmande du nez. Du caramel, de la cassonade liquide, des épices exotiques, du moka, du chocolat au lait, et une myriade de fruits secs (raisin en tête).
  • Finale : Moyenne. Du bois vernis apparaît. Les fruits secs meurent lentement. Une sécheresse poussiéreuse s’installe petit à petit en bouche.
  • Verdict : Pile poil le genre de profil que j’affectionne particulièrement. C’est tout simplement hyper bon, un dessert à lui seul. Le nez est particulièrement captivant.
  • 90/100.

Disponible au Chemin des Vignes à Bruxelles, pour environ 95€. Pas donné pour un 15 ans, mais ce whisky est un vrai plaisir à siroter. Si vous aimez les whisky maturés en fût de sherry, celui-ci devrait vous combler.

samedi 25 janvier 2014

Bowmore 15 ans Laimrig, 53.7% (OB)




Hein oui que ça faisait longtemps que je n’avais plus parlé d’un embouteillage officiel ? Il faut dire qu’une fois qu’on a mis le doigt dans les embouteillages indépendants, on se retrouve vite avec tout le bras coincé dedans…
Ce Bowmore-ci mérite pourtant d’être mis sous les feux des projecteurs. Il s’agit du Bowmore 15 ans Laimrig, édition limitée à 18000 bouteilles (batch 3), 53.7%. Pas du réduit donc, mais apparemment du brut de fût.
Et comme je suis dans une période sherry et tourbe (ça colle bien au corps, parfait pour tenir chaud en hiver ;-) ) ; tout ce qui compose ce Bowmore, il tombe bien ce Laimrig !
    Bowmore 15 ans Laimrig, 53.7% (OB)
  • Nez : De la fumée sherrysée, hmmm ça sent bon ça ! Je sens bien le côté Bowmore fumée/marine ; et la couche sherry vient parfaitement se marier avec. Du cuir, des embruns, de la noisette, du tabac… Très fort et très complexe.
  • Bouche : Badaboum, explosion d’épices exotiques ! Du cuir caramélisé, des cendres confites. La tourbe fumée arrive en douceur pour devenir de plus en plus présente et se mélanger aux fruits à coque et noirs très cuits.
  • Finale : Bien longue qui tapisse bien la bouche. Pas mal de sel et de poivre dans la gorge et sur le bout de la langue. Du thé noir se révèle, de la cendre froide. Et toujours cette puissance en bouche.
  • Verdict : Mais qu’il est bon ce Bowmore ! Le mariage tourbe / sherry est parfaitement réussi, équilibré, complexe. Le bois n’est jamais ni envahissant ni asséchant.
  • 90/100.
Et en plus ce whisky bénéficie d’un rapport qualité / prix incroyable, et il est encore disponible malgré le fait qu’il soit limité : environ 60€ au The Single Malt Whisky Shop (si il en reste encore) et chez Massen (il en restait encore en milieu de semaine passée), ou alors plus cher ailleurs (sur internet par exemple). A stocker pour les années futures.

dimanche 19 janvier 2014

Laphroaig 1998 (15ans) The First Editions, 59.1% (IB)

Laphroaig 1998 (15ans) The First Editions, 59.1% (IB)

Je n’aime pas Laphroaig. Voilà, c’est dit. Je n’en ai pas goûtés des milliers, j’avoue, mais tous ceux qui sont passés par mes narines et/ou mes lèvres m’ont laissé un très mauvais souvenir.

Je ne dis pas que Laphroaig est mauvais (puisque cette distillerie a de nombreux fans inconditionnels), mais la grosse tourbe médicinale qui écrase tout sur son passage (ce qui est la patte typique de Laphroaig) n’est pas du tout à mon goût personnel.

Et puis récemment une bonne âme m’a fait goûter ce Laphroaig 1998/2013 (15 ans) The First Editions, 59.1%, 292 bouteilles ; et j’ai bien dû revoir mon jugement…

Nez : La fumée et la cendre typiques de Laphroaig, mais elles sont douces et subtiles, n’arrachent pas les narines contrairement à beaucoup de Laphroaig. Du foin sec, de la poussière de bois. Derrière tout ça une douceur sucrée et vanillée de fruits jaunes essaie de se frayer un chemin. Le nez évolue régulièrement avec le temps ; de la paille mouillée fait un bref passage, ainsi qu’un peu d’herbe fraîche.

Bouche : C’est doux pour du presque 60% ! Suave, même. Bien évidemment, la tourbe est bien présente ; principalement sur les minéraux (cendre, pierre lisse). Et puis du sucre liquide vient se mélanger à ces minéraux, et ça fait juste ‘’Waouw Boom’’ en bouche. C’est grand.

Finale : Interminable sur la tourbe minérale sucrée. Que dire de plus à part ‘’ça le fait’’ ?

Verdict : Un Laphroaig à des années lumières des médicinaux et bourrins que j’avais goûtés auparavant. Très doux et consensuel, l’alcool est parfaitement maîtrisé. Les odeurs et saveurs se suivent, s’entremêlent et parfois s’entrechoquent ; mais toujours dans une parfaite harmonie.

91/100.

Je dois donc arrêter de dire que je n’aime pas Laphroaig, mais plutôt dire à partir de dorénavant que je n’aime pas la grande majorité des Laphroaigs…

Seul hic (et de taille), son prix. Les tarifs de tous les Laphroaigs, qu’ils soient officiels ou d’embouteilleurs indépendants, ont explosé ces derniers mois ; dans la même lignée qu’Ardbeg (vous ai-je déjà dit que je n’aime pas Ardbeg ? ;-) ). Et un bon 120 euros pour un 15 ans d’âge, ça devient quand même franchement nawak :-(.

vendredi 22 novembre 2013

Ledaig 15 ans The Whiskyman "Age Matters", IB, 51.9%

Ledaig 15 ans The Whiskyman "Age Matters", IB, 51.9%

The Whiskyman a présenté sa dernière gamme lors du Spirits in the Sky. Cette gamme, nommée "Age Matters" car elle est plus axée sur l’âge du whisky que sur sa distillerie, est actuellement composée de 5 embouteillages différents : un Ledaig 15 ans, un Ben Nevis 16 ans, un Clynelish 17 ans, un Littlemill 21 ans et un Bruichladdich 22 ans.

Je vais me pencher aujourd’hui sur le Ledaig 15 ans The Whiskyman "Age Matters", 51.9% que j’ai eu l’occasion de goûter récemment et qui est assez particulier.

Ledaig est l’autre nom de la distillerie Tobermory (une seule distillerie produisant des embouteillages soit sous le nom Tobermory, soit sous le nom Ledaig) située sur l’île de Mull. Les embouteillages Ledaig sont en majorité tourbés (mais pas toujours), alors que les Tobermory ne le sont majoritairement pas (mais idem… pas toujours).

Nez : Une fine tourbe fermière, de la paille vanillée, des fruits verts et frais, des fleurs mouillées. Pas mal de choses se passent dans les narines, ce mélange fraicheur / tourbe est très intéressant.

Bouche : On retrouve la tourbe fermière, adoucie par du miel. Ici aussi, cette balance tourbe (assez rude par définition) / douceur est très bien faite et sort des habitudes.

Finale : Acidulée, de la paille mouillée et une légère fumée. La douceur précédente laisse la place à la fougue de la tourbe.

Verdict : Cette balance (à certains moments on croirait aussi un combat pour savoir qui dominera) entre la tourbe, la fraîcheur d’un verger et le doux/sucré est très bien fait, et donne envie d’y revenir afin d’explorer plus loin ce dram. Une fois de plus une réussite de The Whiskyman.

88/100

C’est toujours une joie pour moi de voir des nouveaux embouteillages de The Whiskyman arriver sur le marché, tant j’apprécie en règle générale ses produits. Les goûts de Dominiek Bouckaert correspondent grosso modo aux miens, apparemment.

Ce Ledaig ne déroge pas à la règle (très personnelle de mes goûts), ainsi que le Clynelish (déjà goûté en vitesse, et adopté) dont je parlerai dans quelques semaines quand j’aurai récupéré une bouteille…

Cette gamme ‘’Age Matters’’ est toute nouvelle et débarque actuellement dans toutes les bonnes boutiques proposant les bouteilles The Whiskyman. Environ 70€ pour ce Ledaig, ce qui est un prix tout à fait convenable pour un whisky de cet âge et de cette qualité.

Je terminerai juste ce billet en mentionnant les étiquettes de cette gamme, dans un style 3D très moderne, qui mettent en avant bien évidemment l'âge du whisky. Et le QR Code, très moderne aussi, qui est à essayer (je ne l'ai pas encore fait, vous me direz le résultat...)

dimanche 8 septembre 2013

Glendronach 15 ans "Revival", OB, 46%

Glendronach 15 ans "Revival", OB, 46%

Pas réellement un entrée de gamme (il existe aussi un Glendronach 12 ans), ce Glendronach 15 ans "Revival" est pourtant un classique. Beaucoup d'amateurs éclairés l'ont dans leur bar, et y reviennent régulièrement.

Ce whisky est à classer dans les "sherry monsters": il a été maturé dans des fûts de sherry Oloroso espagnol.


Nez: Très sherry, sur les fruits cuits caramélisés (prune, raisin). Une petite pointe poivrée picote le nez ensuite. Une note acide agresse ensuite les narines.

Bouche: Au premier trempage de lèvres, la douceur s'invite mais est très vite remplacée par une montée en puissance de l'alcool. Les fruits cuits ne sont néanmoins pas occultés; ils sont bel et bien présents. Du chocolat noir amère se fait aussi sentir.

Finale: Moyenne. L'alcool égratigne un peu trop la gorge à mon goût. Le bois assèche un peu la langue. La présence bien "sherrysée" des fruits est toujours bien implantée, ça colle presque aux dents.

Verdict: Un ultra classique, largement plébiscité par une grande majorité des amateurs de single malt. Il est certes bien fait, mais cependant il n'arrive pas à me séduire personnellement.

85/100.

Néanmoins je ne peux que vous le conseiller si vous découvrez le single malt (et même si vous êtes dedans depuis un bout de temps): trop d'amateurs le portent aux nues que pour se tromper. A essayer séance tenante donc, au même titre que le Clynelish 14 ans.

Largement disponible un peu partout, le prix le plus bas constaté est entre 35 et 40 euros sur les webshops hollandais.

mercredi 7 août 2013

Glenfarclas 15 ans, OB, 46%

Glenfarclas 15 ans, OB, 46%

Aujourd'hui je vous présente un autre single malt du Speyside (après tout, les "Speysiders" sont les plus faciles à apprécier quand on débute dans le single malt), le Glenfarclas 15 ans d'âge, embouteillage officiel, 46%.

Mais pourquoi vous proposer le 15 ans, et pas le 10 ou le 12 ans (qui sont les entrées de gamme) ? Parce que ce 15 ans titre à 46%, alors que les autres embouteillages standards de cette distillerie titrent à 43%. Ce taux à 46% le rend plus intéressant, plus goûteux et juste meilleur. Ce 46% du 15 ans est, d'ailleurs, la volonté de la famille propriétaire de la distillerie depuis plusieurs générations.

Nez: Beaucoup de céréales fraîches, on se croirait dans un champ d'orge. Un peu de vanille, des notes boisées. Des fruits jaunes cuits en arrière plan.

Bouche: Un Speysider typique: doux, malté, fruité, un peu boisé. Très rond, l'ensemble est agréable sans être complexe.

Finale: Courte. Léger assèchement (le bois) de la bouche, et des fruits secs.

Verdict: A mes yeux le meilleur rapport qualité / prix de la gamme standard de chez Glenfarclas. Ça se boit sans aucune difficulté. Un bon Glenfarclas pour aborder le single malt. A noter que, lors d'une dégustation entre amis, ce Glenfarclas a été plébiscité par la gente féminine présente. Une piste à explorer, donc, si vous sortez vos bouteilles en présence de ces Dames.

86/100.

Les prix les moins élevés que j'ai pu trouver pour ce Glenfarclas 15 ans sont chez Drankdozijn (± 40 euros) et chez Massen (± 43 euros).