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jeudi 30 juin 2016

Port Ellen 1982/2014 MacKillop's Choice, 56.2%

Le Blog Wallon sur le Single Malt fête aujourd'hui ses 3 ans ! Hé oui, déjà 3 ans... Que le temps file !

On dit toujours qu'il faut 3 ans pour qu'un projet (quel qu'il soit) atteigne sa maturité. La première année on débute et on se cherche, la seconde année on se stabilise et on solidifie ses bases, et la troisième année on confirme sa progression et on atteint sa vitesse de croisière. Hé bien ma foi ça me semble assez juste concernant le Blog, même si je compte essayer de continuer à parfois proposer du nouveau style de contenu.

Trois ans, ça peut paraître long, mais en fait ça passe super vite quand on est dans le feu de l'action !

Je ne vais pas revenir sur la vie du Blog pendant les 3 années écoulées, ni de nouveau vous prendre la tête sur les dérives du monde du whisky, je l'ai assez fait en clôture de 2015. Je vais juste profiter de cet anniversaire et vous proposer une note de dégustation.

Mais pour fêter dignement les 3 ans du Blog, rien de tel que de goûter un whisky de légende. J'ai déjà ratissé large sur Brora, alors cette fois-ci je me penche sur une autre légende, Port Ellen ! Celui-ci n'est pas un embouteillage officiel (dont les prix sont devenus trop délirants, et en plus je n'ai pas eu l'occasion d'en goûter dans de bonnes circonstances), mais produit par l'embouteilleur MacKillop's Choice. Il a été mis en bouteille il y a deux ans déjà, en 2014; mais est encore disponible dans le commerce. Les bouteilles de cette gamme de prix tendent logiquement à partir moins rapidement que celles de moins de 100€.

Allez, je souffle les trois bougies de mon bébé !!

Port Ellen 1982/2014 MacKillop's Choice, 56.2%
Port Ellen 06.1982 / 03.2014 MacKillop's Choice, Cask n°1511, 56.2%, 306 bouteilles
  • Nez: Une fine fumée qui se mélange à un peu de camphre. Une montée en puissance minérale de pierre et de feuillage (bon OK, c'est pas minéral, du feuillage, je sais) humides. Je peux aussi détecter du fruit cette barrière fumée et minérale: de la pomme rouge, du zeste de citron, de la liqueur de raisin.
  • Bouche: Une belle puissance savoureuse d'entrée, qui gonfle encore au fur et à mesure que le distillat reste en bouche. Du sirop de pomme rouge, de la fumée cendrée, et une grosse poignée d'épices. La texture est grasse.
  • Finale: Très longue. Une légère sécheresse boisée, vite occultée par la fumée qui reste omniprésente (et qui remonte dans le nez), et du raisin citronné par gouttelettes.
  • Verdict: Puissant oui, mais d'une belle complexité aussi ! Une superbe finesse au nez, et une puissance arrondie en bouche. Un très beau whisky, même si Port Ellen reste loin d'être ma distillerie préférée.
  • 90/100.

Disponible pour 885€ au Chemin des Vignes à Bruxelles. Bah oui, on parle quand même d'un Port Ellen, fallait pas vous attendre à un "bièsse" whisky à 50 euros pour l'anniversaire du Blog, hein ;-)

dimanche 2 novembre 2014

Quadriptyque Clynelish, BONUS : Trois derniers Clynelish (deux récents et un vieux brol)

Ha ! Vous pensiez vraiment en avoir fini avec Clynelish ? Que nenni ! Quand y en a plus, y en a encore ! Un bonus s’impose !

Trois autres (et derniers, promis) Clynelish, et de nouveau d’embouteilleurs indépendants. Je boycotte Diageo, vous vous souvenez ? Donc pas d’officiels, na !

C’est partiiiiii !

Quadriptyque Clynelish, BONUS : Trois derniers Clynelish (deux récents et un vieux brol)
Clynelish 17 ans The Whisky Cask, 1997 / 2014, fût de bourbon, 52.5%.

The Whisky Cask est un embouteilleur (qui est aussi une boutique bien achalandée) indépendant allemand, non distribué actuellement en Belgique (mais cela va peut-être être le cas sous peu, de source bien informée). La boutique envoie vers la Belgique, il vous est donc loisible d’acheter cette bouteille à distance si cela vous tente, car elle est encore disponible.

  • Nez : De la compote de pomme et de poire, c’est très suave au nez. Un peu de fumée cireuse est perceptible. Un nez gourmand.
  • Bouche : De l’amertume abricotée, qui se calme au fil des gorgées pour laisser place à de la compote de mangue mélangée à des agrumes. C’est sucré, et très fruité. Mais derrière cette douceur se cache aussi des vagues de sel grandissantes quand on laisse le liquide quelques instants en bouche.
  • Finale : Assez courte. Le sel se mélange à du sirop de fruits, et tous deux se collent au palais. Légère amertume boisée et fumée iodée en rétro-olfaction.
  • Verdict : Dommage pour cette amertume en bouche, sinon ce serait une vraie friandise sucrée-salée. C’est quand même pas mauvais du tout dans son ensemble.
  • 86/100 (tirant sur le 87, sans complètement l’atteindre).
Quadriptyque Clynelish, BONUS : Trois derniers Clynelish (deux récents et un vieux brol)
Clynelish 18 ans The Single Malts of Scotland, 31.10.1995 / 25.03.2014, fût de bourbon 10193, 57.5%, 265 bouteilles.

Un autre Clynelish sorti aussi il y a quelques mois sur le marché, par l’embouteilleur indépendant Speciality Drinks. Mais lui aussi sold out rapidement suite à une bonne note sur Whiskyfun. La chasse aux bouteilles devient souvent un jeu de roulette.

  • Nez : Ultra waxy ! De la bonne grosse cire de bougie, accompagnée de pomme verte et de jus d’agrumes.
  • Bouche : Alcool bien intégré. Sécheresse boisée, zestes d’agrumes. La cire est toujours bien présente, et cette fois-ci flanquée de vernis. Des vagues salines vont et viennent.
  • Finale : Moyenne. Les agrumes disparaissent lentement, et le sel perdure un moment.
  • Verdict : Très bon aussi, celui-ci. Dommage que j’aie loupé le coche et que je ne me suis pas procuré de bouteille à sa sortie. Ce côté particulièrement cireux me plaît beaucoup.
  • 89/100.
Quadriptyque Clynelish, BONUS : Trois derniers Clynelish (deux récents et un vieux brol)
Clynelish 15.12.1982 / 10.2011 (28 ans) Malts of Scotland, fût 11015, 53.7%, 275 bouteilles.

Histoire de terminer (si si, ce coup-ci c’est bon… pour le moment ;-) ) ce gros dossier Clynelish, un vieux brol distillé en 1982 et sorti sur le marché fin 2011. Introuvable aujourd’hui, évidemment. Je vous le propose non seulement pour le fun, mais aussi pour voir si des vieux Clynelish (c’est-à-dire ceux âgés de plus de 25 ans) valent plus le coup que des plus jeunes. Les vieux Clynelish ne sont pas souvent mis en vente, et quand c’est le cas ils sont particulièrement chers. Autant ne pas se planter dans ce cas-là.

  • Nez : Un nez hyper fruité et exotique. J’ai l’impression de humer une corbeille de fruits des îles frais. Du vernis et de la cire d’abeille. Le vernis se développe au fur et à mesure du dram.
  • Bouche : Un flot continu de sirop et de compote de fruits exotiques. Une vraie gourmandise crémeuse.
  • Finale : Des pointes salées viennent se mélanger au sirop de fruits, toujours bien présent.
  • Verdict : Assez différent des (plus jeunes) Clynelish précédemment présentés. Pas de fumée ici, tout sur les fruits juteux, en sirop et compotés. Un bonbon.
  • 90/100.

Bon, ce coup-ci, c’est vraiment fini pour le moment avec Clynelish. Promis. Juré. Craché. PTU ! Dans le prochain article, on passe sur de l’Islay tourbé.

J’espère que ce (gros) dossier vous a plu :-)

mardi 22 octobre 2013

Linlithgow 1982/2011 (28 ans) MacKillop's Choice, IB, 57.3%

Linlithgow 1982/2011 (28 ans) MacKillop's Choice, IB, 57.3%

Linlithgow est un nom assez peu connu, et pour cause: très peu d'embouteillages ont été faits sous ce nom; la plupart l'ayant été sous l'autre nom de cette distillerie, Saint Magdalene.

Cette distillerie du Lowlands a fermé ses portes en 1983 et les bâtiments transformés en appartements. Les bouteilles se font donc de plus en plus rares.

Nez: En premier lieu du sirop de citron, des fleurs printanières, des céréales sur pied. C'est très fin et fondu. Après aération, le festival commence ! De la paille sèche passe furtivement, beaucoup de céréales, des fruits jaunes compotés arrivent en trombe; puis les fleurs reviennent, puis le citron (fraîchement pressé cette fois), puis de nouveau les céréales. Ça tourne en rond, un vrai carrousel.

Bouche: Une attaque franche sur les agrumes et une pointe d'acidité. Ensuite de la compote d'abricots mélangée à du muesli. Le citron jaune frais prend ensuite l'ascendant.

Finale: Du poivre blanc titille la langue et les joues. Des cosses de blé sec se collent au palais, et du sirop de citron vient recouvrir tout cela.

Verdict: Un single malt très complexe et très subtil. Il faut longtemps pour pouvoir profiter de ses nombreuses facettes, il est à consommer à son aise, tranquillement, sans se presser. L'alcool est parfaitement maîtrisé, les 57.3% n'agressent jamais. Un grand whisky.

90/100.

Disponible au Chemin des Vignes à Stockel pour ± 150€, ce qui est un prix dans la norme pour un whisky de cet âge, même si ça reste un budget conséquent j'en conviens.

mercredi 17 juillet 2013

Caol Ila 30 ans Archives 1982/2012, 51.2%

Caol Ila 30 ans Archives 1982/2012, 51.2%

Après l'excellent Caol Ila de The Whiskyman présenté hier, passons à un autre Caol Ila d'un autre embouteilleur indépendant. Cette fois c'est un 30 ans (ha oui hein, on commence à taper dans les vieux, là !) de l'embouteilleur Archives (embouteilleur batave affilié à la boutique Whiskybase).

Il s'agit du Caol Ila 30 ans Archives 1982 / 2012, 51.2%, Bourbon Hogshead #758, 207 bouteilles.

Cela vous permettra peut-être de vous faire une idée entre deux embouteillages d'une même distillerie mais d'embouteilleurs différents. Mais bon, je vous le présente aussi parce qu'il tue sa môman, celui-là !

Nez: En entrée la tourbe fumée typique de Caol Ila, mais d'une grande douceur et d'une grande subtilité. Du beurre fondu, des zestes d'orange, du pain grillé, des champignons noirs. Que c'est complexe ! J'adore ce genre de profil.

Bouche: De la douceur suivie de poivre blanc. De la tourbe fumée tapisse les joues. Du tabac humide, un peu de soufre. Ici aussi, une complexité comme je les aime: des choses qui arrivent, repartent, se croisent, reviennent. Un grand moment gustatif.

Finale: Du charbon, de la terre et des cendres envahissent la gorge. Des picotements traversent la langue. Pas mal de saveurs reviennent en bouche.

Verdict: La complexité et le profil de ce Caol Ila me rappellent le 1990 The Whiskyman for Massen, mais avec des couches supplémentaires et encore plus de subtilité. Un TRES grand Caol Ila !

92/100.

Hé oui, encore meilleur que le 1990 de The Whiskyman !

Il est sold out chez Whiskybase, mais encore disponible chez QV.ID (je crois) et chez purespirit.fr (pour la livraison vers la Belgique, contactez "Piazzolla" (le patron de PureSpirit) via le forum http://www.whisky-distilleries.info/Forum/ ) pour 135 euros. Plus cher que le 1990 d'hier, mais aussi plus vieux de 8 ans. Bon rapport qualité/prix, quoi.