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lundi 6 mars 2017

Arran 19 ans Cadenhead's Small Batch, 1997/2016, 52.4%

Après un mois d'abstinence, il est grand temps de me remettre en selle. Il m'a fallu quelques jours pour remettre mes papilles au diapason du whisky. Je ne pensais pas que ce serait aussi flagrant, mais après un mois, elles avaient oublié ce qu'est l'alcool fort; même un petit whisky à 43% arrachait sa race !

Mais tout cela n'est plus qu'un mauvais souvenir maintenant, tout est rentré dans l'ordre. Et pour redémarrer sur le Blog, rien de tel qu'un whisky proposé par Cadenhead.
Arran 19 ans Cadenhead's Small Batch, 1997/2016, 52.4%
Cet Arran a été embouteillé fin 2016 et fait partie de la première vague internationale (composée des embouteillages Small Batch et Single Cask, disponibles via les distributeurs nationaux et pas seulement aux boutiques exclusives Cadenhead) de 2017.
Chose particulière, il est un assemblage de deux fûts (jusque là rien d'extraordinaire, car c'est souvent le cas pour les Small Batch), mais de types différents: 1 de Bourbon, et 1 de Sherry; ce qui devrait apporter un oeil neuf sur Arran qui propose souvent des embouteillages soit de Bourbon, soit de Sherry.

Allez go...

Arran 19 ans Cadenhead's Small Batch, 1997 / 2016, 1 Bourbon Hogshead + 1 Sherry Hogshead, 52.4%, 486 bouteilles


  • Nez: Frais, fruité, boisé, et sec en même temps. Beaucoup de bois vert, résineux. Du raisin blanc confit. Une légère fumée boisée. La sécheresse végétale grandit avec le temps.
  • Bouche: Du raisin acidulé, un soupçon de vanille, une poignée d'épices piquantes. De la pomme apparaît, accompagnée de bois sec amer. Des notes sucrées grandissent sur le temps.
  • Finale: L'alcool se fait plus présent. Le bois assèche la bouche, laissant de la poussière derrière lui. Les épices perdurent.
  • Verdict: Dans cet Arran-ci, c'est le bois qui domine du début à la fin. D'abord vert et frais, il se fait de plus en plus sec et poussiéreux. Le fruité typique d'Arran se voit donc relégué (un peu trop) à l'arrière plan.
  • 84/100.
Arrivé en janvier en Belgique, il devrait encore être disponible (pour une centaine d'euros) auprès des ambassades Cadenhead du royaume.

mardi 3 janvier 2017

Glenrothes 19 ans Claxton's, 1997/2016, Sherry Butt, 53.7%

Comme je l'écrivais récemment, en hiver on aime généralement se réchauffer au coin du feu en sirotant un bon whisky soit tourbé, soit en fût de Sherry.

Continuons donc sur des whiskies d'hiver, voulez-vous (surtout que le froid et la neige ont enfin débarqué dans nos contrées) ?

 

Je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises du jeune l'embouteilleur Claxton's; je ne vais donc pas revenir dessus.

 

Et à propos de Glenrothes, parfois ça déchire en fût de Sherry. Je me souviens particulièrement d'un 24 ans de chez Cadenhead qui était tout bonnement superbe. Celui-ci pourrait-il l'égaler ?

Glenrothes 19 ans Claxton’s, 28.04.1997 / 2016, Sherry Butt 1610-7154, 53.7%, 669 bouteilles

  • Nez : Du gros « Sherry Monster ». Du caramel brûlé, du moka, de la prune noire, des épices de Noël. Puissant, gourmand, enivrant. Typique, mais d’entrée ça envoie du bon.
  • Bouche : Douce et accessible. Du bois caramélisé, des épices de Noël, du tabac, des fruits noirs, de l’orangette. Les épices picotent la langue. Une belle gourmandise boisée et sucrée.
  • Finale : Moyenne. Du bois sec, un trait de balsamique, du chocolat noir. Une fraîcheur de bois vert au fond de la bouche, et de la pelure de raison noir autour de la langue.
  • Verdict : Un trèèès bon Sherry Monster, pas trop sec, bien gourmand, équilibré. Il me rappelle les bons Glendronach en Oloroso. Les amoureux du genre adoreront. Le nez est tout bonnement extraordinaire.
  • 91/100.

Disponible en théorie chez Anverness (pour un prix qui m'est inconnu) ou sur internet pour un prix variant de 110 à 130€. Il sera peut-être disponible au Chemin des Vignes dans un futur plus ou moins proche (mais aucune idée ni d'une éventuelle échéance, ni du tarif).

lundi 20 juin 2016

Highland Park 1997/2015 The First Editions, 18 ans, 56.7%

Je pense l'avoir déjà mentionné, Highland Park est une distillerie que j'affectionne mais avec laquelle j'ai du mal à trouver des embouteillages qui m'enthousiasment outre mesure. Le 25 ans officiel m'avait foutu une claque lors de mes débuts dans le whisky; le 25 ans en fût de Sherry de chez Cadenhead m'avait envoyé au 7ème ciel; j'ai encore croisé l'un ou l'autre HP très très bon (toujours en embouteillages indépendants, ceci dit), mais en règle générale je reste un peu sur ma faim.

Néanmoins, j'aime goûter les HP que je croise, "au cas où" je tomberais sur la pépite qui correspond à mes goûts (je sais, je suis très difficile... ce n'est pas à mon âge que ça va changer...).

Highland Park 1997/2015 The First Editions, 18 ans, 56.7%

Celui-ci, embouteillé fin 2015 par Hunter Laing sous sa gamme The First Editions, est arrivé récemment en Belgique.

Highland Park 1997/2015 The First Editions, 18 ans, 56.7%
Highland Park 1997 / 2015 The First Editions, 18 ans, Refill Hogshead HL12099, 56.7%, 231 bouteilles
  • Nez : Pas mal vanillé et malté au premier abord. Du fruité (pomme et poire) directement derrière. Une très légère fumée citronnée se cache derrière. Une touche de fraîcheur végétale apparaît après un moment.
  • Bouche : Du miel, du muesli vanillé à la pomme. L’alcool est fort présent au début, puis se calme. Des poignées d’épices piquantes, et de la fumée pétillante sur la langue.
  • Finale : Des épices sèchent explosent dans la gorge. La fumée, mentholée cette fois, remonte dans les narines. Du sirop de citron se mêle aux épices.
  • Verdict : Un bon whisky dans son ensemble ; peut-être un peu trop alcooleux par moments. La fumée changeante qui jalonne ce dram lui procure un joli fil conducteur.
  • 86/100.

Disponible au Chemin des Vignes (Bruxelles) pour environ 180€. Oui je sais, les prix des Highland Park deviennent aussi délirants que ceux des Laphroaig, Ardbeg et consorts :-/

mercredi 13 janvier 2016

Clynelish 16 ans Hart Brothers, 1997/2014, 54.7%

Fin 2015 j'ai parlé de plusieurs Clynelish. Hé bien en voici encore un en ce début 2016 ! Il faut dire que les Clynelish en embouteillages indépendants, ce n'est pas ce qui manque... Mais après celui-ci ça devrait être plus calme en Clynelish sur le Blog, je n'en n'ai plus sous le coude à vous présenter. Bah, je trouverai bien autre chose hein !

Clynelish 16 ans Hart Brothers, 1997/2014, 54.7%

J'avais eu un premier contact avec ce Clynelish lors du Maltclan Festival organisé à Halle début 2015 (l'édition 2016 se déroulera ce dimanche 17/01, si jamais cela vous attire), où l'importateur belge de l'embouteilleur Hart Brothers présentait la gamme fraîchement débarquée en... Flandre (car encore aucun revendeur Hart Brothers en Wallonie à date d'aujourd'hui). Et je l'avais fort apprécié sur le coup, ce Clynelish, malgré qu'il soit passé en fin de festival, sur des papilles lourdement chargées.

Je m'en suis donc procuré une bouteille peu après, que je n'ai ouverte que tout récemment (non, je n'ouvre pas frénétiquement toutes mes bouteilles après achat, je suis parfois raisonnable !). Mais comme ce Clynelish est encore disponible à la vente, il n'est pas trop tard pour en parler.

Clynelish 16 ans Hart Brothers, 1997/2014, 54.7%
Clynelish 16 ans Hart Brothers, 05.1997 / 02.2014, 54.7%
  • Nez: Difficile de ne pas reconnaître Clynelish dès qu'on trempe ses narines dans ce whisky, tant le marqueur cireux saute au nez. De la cire (de toute évidence ^^) d'abeille, et beaucoup de fruits frais d'automne (pomme, poire, et zestes de mandarine). Une poussière de pollen sec se développe, tandis que la cire se fait plus discrète sur la durée.
  • Bouche: Le fruité prend ici le dessus. De la pomme jaune, du raisin blanc, et un quartier de citron. Une salinité s'installe quand on laisse du whisky tourner un moment en bouche.
  • Finale: Moyenne. Une pointe de sel à la déglutition, alors que le fruité perdure en s'éteignant lentement. Une brise boisée et fruitée virevolte alors.
  • Verdict: Il me semble difficile de trouver un mauvais Clynelish distillé en 1997. C'est quand même un bon millésime pour cette distillerie. Et ce whisky-ci n'y pas exception: il est bon, typiquement Clynelish, équilibré, savoureux et charpenté.
  • 88/100.

Encore disponible sur internet, et peut-être aussi chez Anverness (se renseigner, toutefois), pour ±95 euros.

samedi 17 octobre 2015

Arran 18 ans Limited Edition "The Ambassador's Dram", 1997/2015, 51.3% (OB)

Il y a deux ans, Jan Vissers, l’ambassadeur belge de la distillerie Arran, avait proposé un Arran en fût de Sherry pour son anniversaire. Et ma foi, il m'avait fort plu.

Cette année, Jan remet ça avec un nouvel embouteillage, aussi en fût de Sherry (mais moins foncé que son embouteillage précédent… un refill cette fois-ci ?), après avoir effectué sa sélection parmi plusieurs samples qui lui avaient été envoyés. Âgé de 18 ans, cet Arran a été embouteillé en août et vient tout juste d'être mis en vente au Single malt Whisky Shop, qui est la boutique de Jan.

(photo Single Malt Whisky Shop)
(photo Single Malt Whisky Shop)
Arran 18 ans Limited Edition "The Ambassador's Dram", 21.07.1997 / 07.08.2015, Sherry Hogshead n°1084, 51.3%, 254 bouteilles (OB)
  • Nez: Du fruit rouge confit, du raisin sec, des épices douces. Mais aussi une très légère fumée chocolatée et de la pomme jaune. Le Sherry n'est en rien écrasant.
  • Bouche: Douce et gourmande dès le départ. De la pomme, du raisin sec. Quelques fruits rouges confits, et du caramel vanillé. Une bouche assez conventionnelle, mais très agréable.
  • Finale: Moyenne. L'alcool se fait un peu plus présent, avec un petit kick dans la gorge. Les épices se font plus insistantes aussi et picotent la langue. De la pelure de pomme, mais absolument pas amère, vient ensuite se prélasser sur la langue.
  • Verdict: Pas spécialement complexe, cet Arran est avant tout un très agréable whisky à siroter pour le plaisir, entre amis ou devant un bon film par exemple, sans se prendre la tête.
  • 89/100.

Disponible depuis hier au Single Malt Whisky Shop de Zammel, entre Liège et Anvers, pour 107€.

mercredi 16 septembre 2015

Clynelish 1997/2015 Signatory Vintage pour Toby Vins, 46%

Hé bé, décidément c'est une période Signatory Vintage en ce mois de septembre !!! Après les 4 nouveautés pour le Luxembourg, en voilà une exclusivement embouteillée pour la boutique Toby Vins située en région liégeoise (mais qui a aussi une succursale à côté de Namur).

Moi qui trouvais que Signatory ne sortait pas grand chose d'intéressant depuis pas mal de temps, je suis bien obligé de devoir revoir mon jugement. Car en effet, je trouve ces dernières nouveautés qualitativement bien supérieures à ce que Signatory a pu proposer sur les derniers mois (voire même un ou deux ans) écoulés. Évidemment, je suis loin d'avoir goûté tout ce que Signatory a sorti ces 24 derniers mois; son volume d'embouteillage étant particulièrement élevé. Il est donc fort probable que des bouteilles très intéressantes me soient passées sous le nez.

Pour la petite histoire de ce Clynelish... François, le patron de la boutique Toby Vins, a été (accompagné par Léon, son bras droit "whisky" à la boutique) il y a quelques mois à Pitlochry (là où se trouvent la distillerie Edradour et l'embouteilleur Signatory Vintage), afin de sélectionner un fût. Leur choix s'est arrêté sur un Clynelish 1997. Ayant fait goûter des échantillons de ce fût à quelques amateurs avertis autour d'eux, ils sont arrivés à la conclusion qu'il valait mieux le faire embouteiller réduit à 46%. En effet, apparemment en brut de fût ce Clynelish s'avérait difficile d'accès et aurait pu rebuter une grande partie des clients potentiellement intéressés. De plus, il est en général plus facile de vendre un whisky réduit qu'un en brut de fût; la clientèle whisky préférant majoritairement des whiskies moins arrache-gueule. Le but de faire embouteiller un whisky étant finalement de se faire connaître et de vendre le stock pour ne pas y laisser son slip, autant ne pas se louper et mettre toutes les chances de son côté.

Ce Clynelish a donc été inauguré samedi passé lors du premier festival des spiritueux de la boutique. Pour tout vous avouer, je l'ai trouvé sympa (surtout au nez) et jouissant d'un excellent rapport qualité / âge / prix (55€ pour un Clynelish de 18 ans d'âge, et qui plus est de 1997 qui est reconnu comme étant une bonne année pour cette distillerie; moi je dis que j'en veux bien tous les jours ;-) ).

Retour, au calme cette fois, sur ce Clynelish:

Clynelish 1997/2015 Signatory Vintage pour Toby Vins, 46%
Clynelish 18.04.1997 / 14.07.2015 Signatory Vintage The Un-Chillfiltered Collection for Toby Vins Alcools, 18 ans, Hogshead n°4623, 46%, 325 bouteilles
  • Nez: Il est très présent, sur la poire particulièrement cireuse, la pomme jaune, et pas mal de gingembre. La cire grandit et devient de plus en plus dominante avec le temps. Des notes citronnées apparaissent aussi après un moment.
  • Bouche: Douce, harmonieuse et équilibrée. De la pelure de poire et de pomme, légèrement amère. De la confiture de pomme enrobée de miel. Dangereusement buvable !
  • Finale: Assez courte. L'amertume fruitée se répand en bouche. Une sécheresse boisée s'installe. Quelques pincées d'épices poivrées et salées sur la fin.
  • Verdict: Le nez, sur le fruit et la cire, est ce qui me plaît le plus dans ce whisky. Le reste est aussi agréable, rendant l'ensemble facilement buvable. Un daily dram de choix; la bouteille descend rapidement !
  • 87/100 + 1 point pour le rapport qualité / âge / prix = 88/100.

Disponible chez Toby Vins à Vivegnis (Liège) et Bouge (Namur) pour 55 euros.

mardi 23 juin 2015

Dailuaine 17 ans Signatory Vintage, 1997/2015 pour 4 boutiques belges, 52.1%

Il y a quelques semaines, The Nectar, qui distribue Signatory Vintage en Belgique, a organisé un voyage à la distillerie Edradour pour quelques boutiques belges qui voulaient sélectionner quelques fûts à embouteiller. Edradour appartenant au même propriétaire que Signatory Vintage, l’embouteilleur indépendant y stocke ses fûts.

Ce Dailuaine a été un des fûts sélectionnés. Deux boutiques liégeoises ont participé à cette sélection, je vais donc principalement axer mon explication sur ces deux boutiques. Si la Maison Baelen a déjà participé à des sélections de fûts par le passé (comme un Arran en 2013, par exemple), c’est par contre la première fois que Toby Vins le fait. Un autre, toujours de chez Signatory Vintage, mais un Clynelish exclusif pour Toby Vins, devrait aussi être proposé en septembre. C’est chouette tout ça, les boutiques wallonnes proposent de plus en plus des embouteillages à eux :-).

Ce Dailuaine, provenant de la distillerie du Speyside, a été distillé en 1997 et est issu d’un fût de bourbon. Les 215 bouteilles ont été divisées entre les 4 boutiques ayant sélectionné le fût.

Dailuaine 17 ans Signatory Vintage, 1997/2015 pour 4 boutiques belges, 52.1%
Dailuaine 17 ans Signatory Vintage, 21.05.1997 / 10.04.2015 pour Maison Baelen, De Cluysenaer, The Bonding Dram, & Toby Vins, Hogshead n° 7188, 52.1%, 215 bouteilles
  • Nez : De la pomme verte fraîche d’abord, suivie de près par de la poire et de la peau de banane encore vertes, pas mûres. Un peu de malt sucré après aération.
  • Bouche : Fruitée et sucrée. De la poire vanillée, du sucre blanc liquide, et du raisin blanc bien mûr. De la pomme verte légèrement acidulée apparaît par moments.
  • Finale : Moyenne. De la pelure de pomme épicée et boisée qui assèche un peu la bouche.
  • Verdict : un Speysider frais et fruité, un dram adéquat par temps ensoleillé (bon OK, pour le moment l’été se fait attendre ^^). Classique, sans réel défaut, équilibré, agréable.
  • 87/100.

Disponible pour 85 euros en Wallonie chez Toby Vins et Maison Baelen, en région liégeoise. Et chez The Bonding Dram et De Cluysenaer en Flandre.

dimanche 2 novembre 2014

Quadriptyque Clynelish, BONUS : Trois derniers Clynelish (deux récents et un vieux brol)

Ha ! Vous pensiez vraiment en avoir fini avec Clynelish ? Que nenni ! Quand y en a plus, y en a encore ! Un bonus s’impose !

Trois autres (et derniers, promis) Clynelish, et de nouveau d’embouteilleurs indépendants. Je boycotte Diageo, vous vous souvenez ? Donc pas d’officiels, na !

C’est partiiiiii !

Quadriptyque Clynelish, BONUS : Trois derniers Clynelish (deux récents et un vieux brol)
Clynelish 17 ans The Whisky Cask, 1997 / 2014, fût de bourbon, 52.5%.

The Whisky Cask est un embouteilleur (qui est aussi une boutique bien achalandée) indépendant allemand, non distribué actuellement en Belgique (mais cela va peut-être être le cas sous peu, de source bien informée). La boutique envoie vers la Belgique, il vous est donc loisible d’acheter cette bouteille à distance si cela vous tente, car elle est encore disponible.

  • Nez : De la compote de pomme et de poire, c’est très suave au nez. Un peu de fumée cireuse est perceptible. Un nez gourmand.
  • Bouche : De l’amertume abricotée, qui se calme au fil des gorgées pour laisser place à de la compote de mangue mélangée à des agrumes. C’est sucré, et très fruité. Mais derrière cette douceur se cache aussi des vagues de sel grandissantes quand on laisse le liquide quelques instants en bouche.
  • Finale : Assez courte. Le sel se mélange à du sirop de fruits, et tous deux se collent au palais. Légère amertume boisée et fumée iodée en rétro-olfaction.
  • Verdict : Dommage pour cette amertume en bouche, sinon ce serait une vraie friandise sucrée-salée. C’est quand même pas mauvais du tout dans son ensemble.
  • 86/100 (tirant sur le 87, sans complètement l’atteindre).
Quadriptyque Clynelish, BONUS : Trois derniers Clynelish (deux récents et un vieux brol)
Clynelish 18 ans The Single Malts of Scotland, 31.10.1995 / 25.03.2014, fût de bourbon 10193, 57.5%, 265 bouteilles.

Un autre Clynelish sorti aussi il y a quelques mois sur le marché, par l’embouteilleur indépendant Speciality Drinks. Mais lui aussi sold out rapidement suite à une bonne note sur Whiskyfun. La chasse aux bouteilles devient souvent un jeu de roulette.

  • Nez : Ultra waxy ! De la bonne grosse cire de bougie, accompagnée de pomme verte et de jus d’agrumes.
  • Bouche : Alcool bien intégré. Sécheresse boisée, zestes d’agrumes. La cire est toujours bien présente, et cette fois-ci flanquée de vernis. Des vagues salines vont et viennent.
  • Finale : Moyenne. Les agrumes disparaissent lentement, et le sel perdure un moment.
  • Verdict : Très bon aussi, celui-ci. Dommage que j’aie loupé le coche et que je ne me suis pas procuré de bouteille à sa sortie. Ce côté particulièrement cireux me plaît beaucoup.
  • 89/100.
Quadriptyque Clynelish, BONUS : Trois derniers Clynelish (deux récents et un vieux brol)
Clynelish 15.12.1982 / 10.2011 (28 ans) Malts of Scotland, fût 11015, 53.7%, 275 bouteilles.

Histoire de terminer (si si, ce coup-ci c’est bon… pour le moment ;-) ) ce gros dossier Clynelish, un vieux brol distillé en 1982 et sorti sur le marché fin 2011. Introuvable aujourd’hui, évidemment. Je vous le propose non seulement pour le fun, mais aussi pour voir si des vieux Clynelish (c’est-à-dire ceux âgés de plus de 25 ans) valent plus le coup que des plus jeunes. Les vieux Clynelish ne sont pas souvent mis en vente, et quand c’est le cas ils sont particulièrement chers. Autant ne pas se planter dans ce cas-là.

  • Nez : Un nez hyper fruité et exotique. J’ai l’impression de humer une corbeille de fruits des îles frais. Du vernis et de la cire d’abeille. Le vernis se développe au fur et à mesure du dram.
  • Bouche : Un flot continu de sirop et de compote de fruits exotiques. Une vraie gourmandise crémeuse.
  • Finale : Des pointes salées viennent se mélanger au sirop de fruits, toujours bien présent.
  • Verdict : Assez différent des (plus jeunes) Clynelish précédemment présentés. Pas de fumée ici, tout sur les fruits juteux, en sirop et compotés. Un bonbon.
  • 90/100.

Bon, ce coup-ci, c’est vraiment fini pour le moment avec Clynelish. Promis. Juré. Craché. PTU ! Dans le prochain article, on passe sur de l’Islay tourbé.

J’espère que ce (gros) dossier vous a plu :-)

samedi 1 novembre 2014

Quadriptyque Clynelish, volet 4 (et conclusion) : 1997 / 2014 Wemyss ‘’Cayenne Cocoa Bean’’, 46%

Dernier chapitre (et fin… ou pas ? ;-) ) du dossier Clynelish. Pour clôturer, une autre nouveauté qui vient de débarquer sur les étagères des cavistes se fournissant chez The Nectar (celui-ci distribuant l’embouteilleur écossais Wemyss en Belgique). Ce Clynelish-ci n’est pas un brut de fût, et pourra peut-être faire l’objet d’un starter de choix dans une dégustation plus étendue, ou tout simplement servir de ‘’daily dram’’.

Quadriptyque Clynelish, volet 4 (et conclusion) : 1997 / 2014 Wemyss ‘’Cayenne Cocoa Bean’’, 46%
Clynelish 1997 / 2014 Wemyss ‘’Cayenne Cocoa Bean’’, 46%, 373 bouteilles.
  • Nez : De la poire, de la pomme, une légère fumée. Un peu de vernis vanillé, et une brise iodée et acidulée après un temps d’aération.
  • Bouche : La réduction n’est pas perceptible, l’alcool est parfaitement intégré. Du sirop d’agrumes légèrement acidulé, du sel de mer, du caramel vanillé.
  • Finale : Un kick de bonbon sûr, qui s’éteint rapidement ; et une ténue sécheresse boisée qui s’installe au fil des gorgées.
  • Verdict : Un Clynelish reconnaissable, agréable, bien que peu complexe. Un parfait daily dram.
  • 86/100.

Ce Clynelish devrait arriver chez les cavistes spécialisés en whisky (et même chez ceux qui le sont moins, comme Toby Vins à Herstal et Hesby Drinks à Hannut par exemple) ces jours-ci. Environ 85€, ce qui n’est pas donné-donné pour un whisky réduit de cet âge-là.

Pour conclure (ou pas ?) ce quadriptyque :

Quatre Clynelish récents, de quatre embouteilleurs différents. Tous ont des points communs, mais chacun aussi sa propre personnalité. Impossible bien évidemment de se faire sa propre opinion rien qu’en regardant l’étiquette. Néanmoins, il est rare d’être déçu par du Clynelish ; vous ne prenez pas un risque extrême en vous offrant une bouteille.

jeudi 30 octobre 2014

Quadriptyque Clynelish, volet 3 : 17 ans Maltbarn, 52.4%

Avant dernier article de mon dossier concernant des Clynelish récemment sortis sur le marché. J’ai parlé il y a peu de plusieurs embouteillages Maltbarn qui étaient de bonne facture. Ce Clynelish-ci est un des trois derniers whiskies sortis mi-octobre par cet embouteilleur, mais il a immédiatement été sold out partout dès que Whiskyfun l’a coté 90/100.

Mon avis vaut ce qu’il vaut, et est certainement moins pertinent que celui de Serge Valentin, mais je me permets néanmoins d’humblement vous le proposer :

(photo Dram 242)
(photo Dram 242)
Clynelish 17 ans Maltbarn, 1997 / 2014, 52.4%, 166 bouteilles :
  • Nez : La fumée, la vanille et le miel dominent d’entrée. Cette fumée se fait plus discrète après quelques instants, laissant la place au sirop de poire. Quelques relents de solvant passent, avant de disparaître définitivement et être remplacés par des notes de cire industrielle.
  • Bouche : De la cire de bougie se fait sentir en entrée de bouche, mais est vite balayée par une grosse amertume de pelure d’agrumes qui occupe (trop) la place. Des agrumes acides sont aussi perceptibles.
  • Finale : Des vagues de gros sel brûlent la gorge, et l’amertume de la bouche perdure en mourant lentement.
  • Verdict : Désolé de le dire, mais mes goûts divergent de ceux de Serge Valentin (sur ce whisky-ci, en tout cas). La signature fumée / cire / iode de Clynelish est bien présente, mais dispersée. L’amertume est trop importante à mon goût. Le sel de la finale trop massif. Les fruits trop timides. Je continue avec les points négatifs (à mes yeux), ou je continue ;-) ? Ce Clynelish est buvable, bien sûr, mais ne correspond pas à mes goûts personnels et doit peut-être être bu dans des circonstances particulières pour être apprécié dans une juste mesure.
  • 81/100.

Sold out ultra rapidement, comme expliqué plus haut, donc. Mais peut-être reste-t-il quelques samples chez Dram 242, si jamais vous voulez le goûter et vous faire votre propre opinion (puisque celle des blogueurs est très divergente sur le sujet).

dimanche 6 octobre 2013

Clynelish 1997/2013 Wemyss Malts ‘’Spiced Chocolate Cup’’, 46%, IB

Clynelish 1997/2013 Wemyss Malts ‘’Spiced Chocolate Cup’’, 46%, IB

Ce n’est plus un secret, Clynelish est dans le top 5 de mes distilleries préférées. Alors quand j’ai l’occasion d’en goûter de nouvelles bouteilles, je ne me fais jamais prier.

Aujourd’hui je vous propose un Clynelish de l’embouteilleur indépendant écossais Wemyss Malts, basé à Edimbourg. Wemyss Malts est une des quatre sociétés de la famille Wemyss ; les trois autres proposant du vin, du blend, et du gin.

Clynelish 1997/2013 Wemyss Malts ‘’Spiced Chocolate Cup’’, 46%, 302 bouteilles.

  • Nez : Cireux et fruité assez typique de beaucoup de Clynelish indépendants. Un tout petit peu d’iode se fait sentir au fond. Les agrumes se font plus puissants après aération.
  • Bouche : Une entrée en matière très fruitée, principalement sur les agrumes. De la cire d’abeille, de la vanille légèrement sucrée.
  • Finale : De courte à moyenne. Une note poivrée, la cire qui s’estompe lentement ; et encore les agrumes (mais adoucis).
  • Verdict : Un Clynelish très décent, assez proche d’autres Clynelish de 1997 d’autres embouteilleurs. Très frais dans son ensemble, se laisse facilement boire.

87/100.

Disponible à la Maison Baelen à Juprelle (Liège). Par contre je ne connais pas le prix de vente…

A noter que la Maison Baelen commence à bien développer son rayon whisky. Un festival des embouteilleurs indépendants y sera organisé en novembre ; les détails seront publiés ici quand je les aurai reçus.