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mardi 2 août 2016

Littlemill 22 ans Cadenhead's Small Batch, 1992/2014, 53.7%

Littlemill 22 ans Cadenhead's Small Batch, 1992/2014, 53.7%

Littlemill + Cadenhead, ça ne peut que bien se passer, pas vrai ? Bah clairement, sur papier, ce serait difficile de faire mieux, puisque Littlemill est ma distillerie préférée, et que la qualité des embouteillages Cadenhead n'est plus à prouver...

Cet embouteillage n'est pas récent, il date déjà de 2014. A cette époque Littlemill était déjà très recherché par les amateurs (et ça ne s'est pas calmé depuis), tant et si bien que les stocks belges (la gamme Small Batch étant la gamme "internationale" de Cadenhead, disponible dans de nombreux pays via des distributeurs locaux) étaient déjà réservés par les clients avant même d'arriver sur les étagères. En 2014 déjà il fallait être prompt sur la balle (et c'est encore pire aujourd'hui).

Il est temps, après deux ans, d'enfin se pencher sur ce Littlemill...

Littlemill 22 ans Cadenhead's Small Batch, 1992/2014, 53.7%
Littlemill 22 ans Cadenhead's Small Batch, 1992 / 2014, Bourbon Hogsheads, 53.7%, 558 bouteilles
  • Nez: De l'herbe fraîche, du citron, des petites fleurs. En laissant reposer le dram, l'herbacé se calme (mais reste présent) pour laisser la place au reste: de la brioche, de la fougère, de la pomme jaune, de la banane verte. Le fruit et le pollen deviennent de plus en plus présents au fur et à mesure de l'aération.
  • Bouche: Texture douce, onctueuse, et gourmande dès la première gorgée. Du miel d'oranger, de la menthe poivrée, du sirop d'abricot, et de la compote de citron. Un mélange acidulé / végétal / fruité qui fonctionne très bien.
  • Finale: Le végétal s'impose d'un coup, mariage de tige de fleur et d'herbe coupée. Le citron (confit) est encore présent.
  • Verdict: Un Littlemill très typique du début des années '90. Et très bien fait, équilibré, gourmand, frais, et séduisant. Bon ben miam miam, quoi.
  • 90/100.

Sold out avant même d'arriver dans les boutiques belges, à l'époque. En 2014 la folie Littlemill battait déjà son plein. Son prix public originel avoisinait les 140€ (ce que j'avais trouvé assez cher à l'époque).

dimanche 28 février 2016

Tullibardine 22 ans Cadenhead's Small Batch, 1993/2015, 47.3%

Après un jeune Tullibardine de chez Cooper's Choice, je me penche aujourd'hui sur un autre, plus vieux, en fût de bourbon cette fois-ci. Et un Cadenhead, histoire de (peut-être) rattraper le coup par rapport à l'Irish dernier.

Bon, Tullibardine, c'est pas particulièrement sexy ni vendeur comme nom. Mais comme déjà dit par ailleurs, il faut se tourner vers les distilleries peu connues si on veut pouvoir encore trouver des bouteilles de whisky à prix raisonnable. Et parfois, même, on en trouve de bonnes. Sera-ce le cas avec celui-ci ? C'est bien possible, à en croire un autre blogueur, qui l'a très bien coté. Mais je préfère quand même suivre ma propre opinion, bien entendu. Voici donc un second avis, afin que vous puissiez faire le ménage vous-même dans ce que les blogueurs ont à offrir.

Tullibardine 22 ans Cadenhead's Small Batch, 1993/2015, 47.3%
Tullibardine 22 ans Cadenhead's Small Batch, 1993 / 2015, 47.3%, 528 bouteilles
  • Nez: De la pomme verte et jaune, et du citron très acidulé. De la pêche juteuse se cache derrière, apportant un sucré bienvenu à ce nez jusque là trop acide à mon goût.
  • Bouche: Fruitée et onctueuse. Du sirop de citron, de la compote de pomme jaune. De la poire blanche bien mûre, et du jus de raisin blanc.
  • Finale: Longue. De petits pétillements viennent, et s'en vont rapidement. Un acidulé fruité reste en bouche et s'installe à demeure. Une très légère amertume fruitée apparaît en toute fin de bouche.
  • Verdict: En aveugle, j'aurais juré être face à un Speysider, très classique, en fût de bourbon. Tullibardine est pourtant une distillerie des Highlands (dans les terres, entre Édimbourg et le Speyside; et non loin de celui-ci donc je me pardonne moi-même). Bien fait, agréable du début à la fin; un bon whisky classique, en fût de bourbon. Et très facilement buvable.
  • 87/100.

Disponible (à vérifier et confirmer) auprès des ambassades Cadenhead en Belgique et au Luxembourg, pour une grosse centaine d'euros. Merci à TasTToe pour le sample.

mardi 22 décembre 2015

Clynelish 1989/2012 Romantic Rhine Collection, 52.9%

Ho, encore un Clynelish ! J'en parle beaucoup ces derniers temps.

Ho, un embouteillage limité qui ne date pas de 2015 ? Et qui est encore disponible ?? Ça cache quelque chose, ça....

Ça ne cache en fait rien, ça prouve surtout qu'il est encore possible de trouver, en cherchant bien, de (bonnes) bouteilles inconnues des hordes d'amateurs / collectionneurs / chasseurs de tous poils.

Déjà, parlons de l'embouteilleur, du nom de Feinkost Reifferscheid (à vos souhaits ^^). Cet embouteilleur est en fait une boutique (dont le patron s'appelle Lutz Reifferscheid) de la périphérie de Bonn en Allemagne, spécialisée depuis très longtemps en vin et spiritueux.

Au cours des 10 dernières années, Feinkost Reifferscheid a embouteillé une grosse cinquantaine de whiskies différents, sous deux gammes distinctes: la Romantic Rhine Collection et la Endangered Drams.

Bon, évidemment, pas facile de mettre la main sur ces embouteillages quand on habite en Belgique, puisque seulement disponibles à la boutique de Bonn, qui n'est pas la porte à côté.

Clynelish 1989/2012 Romantic Rhine Collection, 52.9%

Mais ça faisait des lustres que je lorgnais sur ce Clynelish-ci en particulier: un bel âge, une finition en petit fût de Sherry, un prix très attractif, et une bonne cote moyenne sur Whiskybase. Et encore disponible à Bonn, malgré le très faible tirage de ce Clynelish: seulement 70 bouteilles !

En avril dernier, j'avais, en plus, pu le goûter au WhiskyFair de Limburg, où Feinkost Reifferscheid avait un stand (quel embouteilleur allemand n'en n'a pas à Limburg, ceci dit ?). Et je l'avais directement apprécié, ce Clynelish ! Mais malheureusement, il n'y en avait plus à la vente sur le stand (GRRRRRRR !!! Frustration ultime).

Et puis récemment j'ai été faire mon petit tour habituel à Cologne, et j'ai décidé de pousser jusque Bonn. Et ho joie, il y en avait encore quelques bouteilles en rayon ! Hop, une dans ma po-poche !

Parlons donc de ce Clynelish qui me paraît assez énigmatique. Seulement 70 bouteilles donc. Un fond de fût transvasé dans un Sherry Octave ? Possible. Un fût partagé ? Possible aussi, et dans ce cas le reste du fût devrait bien se trouver quelque part (sauf si pas encore embouteillé). Et en regardant l'étiquette de plus près, que vois-je ? "Embouteillé par Duncan Taylor". Ha ! Voilà donc une piste intéressante ! Feinkost Reifferscheid a acheté cet embouteillage à Duncan Taylor.

Direction Whiskybase... où je n'ai pas trouvé grand chose. Il y a bien un Clynelish Duncan Taylor de juin 1989, mais avec une référence de fût de bourbon et embouteillé en 2013 pour le Japon. Et aucune trace du fût n°903666 (qui est peut-être la référence du petit fût de Sherry de format Octave). Le mystère reste entier.

Clynelish 1989/2012 Romantic Rhine Collection, 52.9%
Clynelish 07.06.1989 / 26.03.2012 Romantic Rhine Collection, Oak Hogshead / Sherry Octave Cask n°903666, 52.9%, 70 bouteilles
  • Nez: Très sur la cire de bougie; c'est ce qui frappe d'abord par son ampleur. Et tant mieux, car le "waxy" est un marqueur que j'apprécie beaucoup chez Clynelish. Derrière cette cire se cache un beau fruité composé de pomme verte, de raisin blanc et de quelques gouttes de citron jaune. Une très légère fumée de fleur séchée apparaît après aération.
  • Bouche: Le fruité prend le dessus. De la pomme acidulée, et du citron. Du sirop de raisin, presque épais et onctueux. La cire est ici plus discrète, même si encore perceptible en toile de fond.
  • Finale: Une explosion poivrée se produit à la déglutition. La cire revient en force à l'avant plan. De la fumée fruitée apparaît en rétro-olfaction.
  • Verdict: Rhaaa, j'adore cet ultra waxy ! Miam miam ! Et sinon, l'apport du finish Sherry me semble minimaliste, je ne l'aurais même pas détecté à l'aveugle. Mais je présume qu'il a du apporter quelque chose, pour que l'ensemble soit si bon !
  • 91/100.

Disponible pour 98€ en Allemagne, à Bonn, à la boutique Feinkost Reifferscheid.

samedi 12 septembre 2015

Bowmore 22 ans Cadenhead's Authentic Collection, 1992/01.2015, 50.8%

Ha, Bowmore... Pas ma distillerie d'Islay préférée (vous savez qu'à cette place, Caol Ila a ma préférence), mais je tombe parfois sur des embouteillages intéressants, voire très bons.

Cet embouteillage-ci est (une fois de plus ^^) de Cadenhead, mais de sa gamme Authentic Collection uniquement disponible dans les boutiques Cadenhead. Ne cherchez pas en Belgique, la plus proche se trouve à Cologne. Hauts les cœurs, ce n'est pas si loin: seulement à une grosse heure de Liège ;-).

Bowmore 22 ans Cadenhead's Authentic Collection, 1992/01.2015, 50.8%
Bowmore 22 ans Cadenhead's Authentic Collection, 1992 / 01.2015, Bourbon Hogshead, 50.8%, 204 bouteilles
  • Nez: De la fine fumée citronnée, des notes fraîches camphrées. Le côté citronné s'estompe avec le temps, laissant place à de la vanille se mariant à la fumée herbeuse. Un nez frais et assez printanier.
  • Bouche: Les saveurs sont d'abord timides, comme un diesel auquel il faut laisser le temps de démarrer. Ensuite la fumée vanillée déboule d'un coup dans la face, accompagnée de pomme au citron.
  • Finale: La fumée vanillée caractérise cette finale, longue mais très monolithique. Une légère poussière de bois se montre par moments.
  • Verdict: J'apprécie assez les whiskies tourbés, mais où la tourbe n'arrache pas le slip (avec tout ce qui se trouve dedans). C'est le cas ici, elle est assez fine et légère. Pourtant, je trouve que ce Bowmore manque de complexité pour me séduire complètement.
  • 87/100.

Disponible dans les boutiques Cadenhead pour 125€.

mardi 28 juillet 2015

Bruichladdich 22 ans Cadenhead’s Authentic Collection, 1992/2015, 53.3%

Refermons la (houleuse) parenthèse consacrée au whisky japonais, et revenons vers des horizons qui me tiennent plus à cœur : le whisky écossais… embouteillé par Cadenhead ! ;-)

Après les gammes internationales (Small Batch et Single Cask) de juin, voici que Cadenhead vient d’embouteiller sa fournée de juillet, réservée exclusivement à ses propres boutiques cette fois. Le rythme d’embouteillage est soutenu chez Cadenhead, faut savoir suivre (ouille le portefeuille ^^)…

En règle générale je ne suis pas spécialement attiré par Bruichladdich, dont les profils proposés peuvent être très différents et de qualité assez aléatoire. Je ne trouve pas que Bruichladdich propose des marqueurs clairs qui définissent un profil type de cette distillerie ; et dès lors j’ai du mal à l’appréhender.

Toutefois, parfois j’ai l’occasion de goûter un ‘’Bruich’’ qui me plaît d’emblée ; alors autant en parler. Celui-ci en fait partie.

Bruichladdich 22 ans Cadenhead’s Authentic Collection, 1992/2015, 53.3%
Bruichladdich 22 ans Cadenhead’s Authentic Collection, 1992 / 07.2015, Bourbon Hogshead, 53.3%, 222 bouteilles
  • Nez : Tout de suite, le nez se veut puissant et riche. Très fruité (abricot frais, raisin sec, mangue), une fine fumée poussiéreuse se fait aussi percevoir. Des volutes de châtaigne grillée. Après aération, une goutte de jus de mandarine et une pointe mentholée fraîche apparaissent. Pfuiii quel nez ! Ça commence fort !
  • Bouche : La bouche, elle aussi, annonce la couleur dès le début. La texture est riche et onctueuse, grasse et huileuse. Du bois sec (qui s’estompe au fil des gorgées), suivi de près par une corbeille de fruits (abricot sec, figue, raisin, datte) qui monte en puissance. Des épices douces et du miel caramélisé. Un profil assez atypique et très intéressant.
  • Finale : La fraîcheur mentholée remonte dans les narines. Les épices douces deviennent plus poivrées et piquantes dans les joues. La fumée sèche refait surface sur la toute fin.
  • Verdict : Clairement un premier remplissage de fût de bourbon ; certains aspects pourraient même parfois faire penser à un fût de Sherry. Mais ouch ! Ça c’est un ‘’Bruich’’ qui décape. Ultra présent, riche, puissant. L’alcool est bien équilibré, aucune agression. Miam miam quoi. Bon, un Bruichladdich comme ça, je ne vais probablement pas le laisser passer sans m’en procurer une bouteille…
  • 90/100.

La gamme Authentic Collection n’étant pas disponible en Belgique, la boutique la plus proche où vous pouvez vous la procurer est celle de Cologne. Ce Bruichladdich (qui est actuellement déjà sold out à la boutique londonienne) y sera disponible à partir de mi-août pour 125€.

vendredi 26 juin 2015

Caol Ila 22 ans McCrae’s, 1991/2014, 53.9%

L’embouteilleur indépendant John McCrae & Co est un vrai mystère à mes yeux : c’est un embouteilleur indépendant écossais situé à Glasgow, qui n’a embouteillé jusqu’à présent que 2 whiskies (un Littlemill et ce Caol Ila), mais ces deux embouteillages ont été faits exclusivement pour la Belgique ! A se demander comment il peut être rentable (si il l’est ^^), et pourquoi n’embouteiller que pour notre pays. Enfin… pour la Flandre en fait, puisque à ma connaissance aucune bouteille n’a été vendue dans une boutique wallonne.

Qui se cache derrière McCrae, et qui est le belge qui fait embouteiller ces fûts exclusivement pour la Belgique ? Aucune idée (et je serais intéressé de le savoir, petit curieux que je suis).

Si je n’ai pas réussi à mettre la main sur un sample du Littlemill, j’ai néanmoins pu goûter ce Caol Ila. Et comme c’est ma distillerie d’Islay préférée, je ne me fais pas prier…

Caol Ila 22 ans McCrae’s, 1991/2014, 53.9%
Caol Ila 22 ans McCrae’s, 03.1991 / 02.2014, Refill Hogshead, 53.9%, 279 bouteilles
  • Nez : La tourbe est très marine, sur le poisson fumé et la coquille de fruit de mer fraîchement péché. Une légère vanille et un peu d’acidité citrique se mélangent.
  • Bouche : Des épices explosent en bouche. Du citron salé, et surtout une acidité très présente.
  • Finale : La fumée enfle et s’impose quand on déglutit, pour directement remonter dans le nez. Sensation de montagne russe, sur le coup.
  • Verdict : La tourbe se décline surtout sur la fumée marine. Son mariage avec le fruit acidulé fonctionne bien, mais par moments manque de subtilité. La finale envoie particulièrement du sensationnel.
  • 87/100.

Disponible chez Anverness (à Anvers) pour 115€. Peut-être aussi dans d’autres boutiques en Flandre, mais je n’ai pas d’info à ce sujet.

jeudi 30 avril 2015

Longmorn 22 ans The Whisky Cask, 1992/2015, PX Sherry, 53.4%

Jusqu’à présent j’ai rarement croisé un whisky maturé dans un fût de Pedro Ximénez qui me plaise. La majorité du temps je trouve ça trop sucré, trop suave, trop sirupeux, et écœurant. Et ça manque dans mon bar (alors que j’ai déjà assez de whiskies maturés en fût d’Oloroso, par exemple). Alors quand j’ai l’occasion d’en goûter un, je ne me gêne pas.

Du Longmorn en fût de sherry, j’en ai déjà parlé lors du face à face des embouteillages The Ultimate. Et comme la qualité était quand même assez haute, la comparaison risque d’être rude. Mais les The Ultimate étaient apparemment en Oloroso, alors que celui-ci est en PX. Hé oui, ça peut changer beaucoup de choses, finalement.

(photo The Whisky Cask)
(photo The Whisky Cask)
Longmorn 22 ans The Whisky Cask, 1992 / 2015, Pedro Ximénez Sherry Butt, 53.4%
  • Nez : Hmm, ça sent bon ça ! Beaucoup de choses bien attirantes : du moka (beaucoup), du caramel, des épices de Noël, des raisins secs, de l’orangette, un peu de prune noire, de la sauce soja, et une douceur sucrée de massepain aussi. Une vraie friandise gourmande au nez.
  • Bouche : Un caramel mou / Chokotoff salé, poivré, et épicé ; et qui fond en bouche ! C’est directement cette impression là que j’ai eue, et ça surprend assez. A la seconde gorgée, d’autres choses se révèlent : du toffee, de la noix de cajou, de la myrtille très mûre.
  • Finale : Courte. Toutes ces saveurs gourmandes s’éteignent assez vite, pour ne laisser qu’une fine couche de cassonade boisée et poivrée. C’est alors qu’on a envie d’y revenir et d’entamer la gorgée suivante.
  • Verdict : Waouw. Je dois bien dire que ce PX-ci me plaît beaucoup ! Pas trop sucré, ni trop sirupeux, ni trop boisé, ni soufré (mais un tout petit peu écœurant quand même en fin de dram). C’est assez différent des whiskies en sherry que j’ai l’habitude de croiser, dans le bon sens du terme. Miam miam.
  • 90/100.

Disponible chez Dram 242 pour 117€.

vendredi 13 mars 2015

Dossier ‘’irlandais’’, volet 4 : quatre The Nectar of the Daily Drams (12 ans, 14 ans, 22 ans, et 23 ans ‘’Peated’’)

On ne présente plus l’embouteilleur indépendant belge The Nectar (qui est aussi distributeur de nombreux spiritueux, whiskies officiels et indépendants y compris, dans notre pays) et sa gamme The Nectar of the Daily Drams qui existe depuis le milieu des années 2000 et propose de nombreux embouteillages chaque année.

The Nectar a sorti pas moins de 7 embouteillages de whiskey irlandais depuis septembre 2014 ! Et tous se sont très bien vendus (malgré certains prix très élevés)… Le whiskey irlandais a le vent en poupe.

Concernant ces embouteillages indépendants de whiskey irlandais, on ne sait pas beaucoup de choses quant à leur origine. La distillerie n’est jamais mentionnée, par exemple. Certaines rumeurs colportent le fait que The Nectar ait acheté ces fûts à Teeling (l’embouteilleur indépendant dont j’ai parlé dans l’article précédent), mais aucune info officielle n’a filtré à ce sujet. On sait juste que c’est irlandais, et de bonne qualité d’après les rumeurs.

De bonne qualité ? Ha oui ? Hé bien je veux me faire ma propre idée moi-même, tiens ! Reportage d’investigation ! Le Blog ne recule devant aucun sacrifice (bon, c’est pas comme si c’était insupportable, non plus, comme activité ;-) ) ! Alors suivez le guide…

Je vous les propose par ordre croissant d’âge, pas par ordre chronologique de sortie sur le marché.

Dossier ‘’irlandais’’, volet 4 : quatre The Nectar of the Daily Drams (12 ans, 14 ans, 22 ans, et 23 ans ‘’Peated’’)
Ireland 12 ans The Nectar of the Daily Drams, 2002 / 2015, 55.7%

Embouteillage le plus récent de cet article, il a été présenté la première fois lors du dernier Whisky Live de Spa. Son prix était d’environ 60€ et je pense qu’il doit encore être trouvable chez certains cavistes spécialisés en whisky.

  • Nez : Typique d’un Irlandais (d’après ce que j’ai pu goûter jusqu’ici) : un côté frais et herbacé, accompagné d’une corbeille de fruits frais. Raisin blanc, pamplemousse, abricot, ananas, banane mûre. L’alcool pique un peu aux narines.
  • Bouche : Des fruits, des fruits, et des fruits. Compotés, en sirop, frais, et juteux. Pas de floral ni d’herbacé ici, que du fruit sous toutes ses facettes.
  • Finale : Moyenne. Les fruits restent un moment en bouche, puis meurent. Petit kick alcooleux à la déglutition.
  • Verdict : Très unidirectionnel sur les fruits, mais il procure néanmoins un plaisir brut non négligeable. L’alcool est un peu trop perceptible à mon goût (tout arrive ^^), une goutte d’eau l’adoucit mais fait alors ressortir une certaine amertume poivrée en bouche.
  • 87/100.
Dossier ‘’irlandais’’, volet 4 : quatre The Nectar of the Daily Drams (12 ans, 14 ans, 22 ans, et 23 ans ‘’Peated’’)
Ireland 14 ans The Nectar of the Daily Drams, 2000 / 2014, 53.5%

Cet embouteillage est sorti pour le Spirits in the Sky 2014, à un prix très attractif (une soixantaine d’euros). Tellement attractif que c’est à présent sold out, à ma connaissance.

  • Nez : Hyper fruité, frais, herbacé, et floral. De la pomme verte et jaune bien mûre, de la vanille. Un bouquet de petites fleurs jaunes. J’ai l’impression d’être dans une clairière après la pluie.
  • Bouche : Du sirop de poire sucré. Mais vraiment, j’ai l’impression d’avoir du sirop en bouche ! Outre la poire, plein de fruits blancs juteux (pèche blanche, nectarine bien mûre) et un peu de massepain. Pas complexe, mais doux et très agréable en bouche. L’alcool est parfaitement intégré.
  • Finale : Moyenne. Pelure et zestes de fruits. Légère amertume. Petits picotements boisés.
  • Verdict : Très équilibré, une corbeille de fruits blancs mûrs. C’est très agréable à boire, frais, facile d’accès. Le nez et la bouche me plaisent particulièrement ; la finale un peu moins.
  • 89/100.
Dossier ‘’irlandais’’, volet 4 : quatre The Nectar of the Daily Drams (12 ans, 14 ans, 22 ans, et 23 ans ‘’Peated’’)
Ireland 22 ans The Nectar of the Daily Drams, 1991 / 2014, 46.6%

Celui-ci est sorti vers septembre 2014, de mémoire. Originellement vendu un peu plus de 100€, il est à présent sold out à ma connaissance.

  • Nez : Très fin et délicat dès le début. Des petites fleurs des champs, du malt sucré, de la pomme jaune, quelques gouttes de pamplemousse, et de la poussière de vanille. Après aération, de la sève de tige de fleur enfle. Et ensuite les fruits farineux reprennent possession des lieux.
  • Bouche : Les fruits vanillés envahissent la bouche. De la poire, du pamplemousse, du sirop de citron, et de la pomme verte. Alcool bien équilibré ; presque discret.
  • Finale : Quelques éclats épicés. De la sève de fleur, et un peu de pelure de pomme.
  • Verdict : Un whiskey doux, fin, très équilibré, changeant, évolutif, frais, et très facile d’accès. Je pourrais siroter mon dram pendant longtemps.
  • 90/100.
Dossier ‘’irlandais’’, volet 4 : quatre The Nectar of the Daily Drams (12 ans, 14 ans, 22 ans, et 23 ans ‘’Peated’’)
Ireland 23 ans The Nectar of the Daily Drams, 1991 / 2014, ‘’Peated’’, 47.4%

Il était une des stars du dernier Spirits in the Sky, tous ceux qui l’ont goûté sur place l’ont trouvé délicieux. Clairement estampillé ‘’tourbé’’, les théories sur ses origines allaient bon train. Un Cooley ? Probablement. Sauf qu’une rumeur circule sur le fait que Bushmills aurait, à une certaine époque, fait quelques expériences de whiskey tourbé. Et cette période pourrait correspondre à celle de distillation de ce whiskey-ci. Le mystère reste entier. Vu son succès fulgurant, il a rapidement été sold out.

  • Nez : Effectivement, il est tourbé. Mais c’est très loin d’être la grosse tourbe rentre dedans qui tache. Ici elle est fine, ciselée, citronnée, légère et assez discrète ; tout en ayant quand même une présence certaine. Elle se marie avec des fruits, abricot et ananas principalement.
  • Bouche : Elle est charnue, moelleuse. De la compote de fruits s’impose d’entrée. Je trouve pourtant ici la tourbe presque inexistante. Des petits picotements épicés sur la langue.
  • Finale : Longue. Une sécheresse fruitée s’installe à son aise. Une légère fumée sèche et salée passe fugacement.
  • Verdict : Y a pas photo, c’est bon et fin ; très bien fait. La tourbe est discrète et délicate. Il me manque quand même quelques sensations pour que ce whiskey soit ‘’waouw’’.
  • 89/100.

Ce volet clôture le dossier consacré aux whiskeys irlandais, en espérant vous avoir donné envie de vous y essayer. Ou de persévérer dans sa découverte.

Ce qui m’a surtout frappé dans ces whiskeys dégustés, c’est leur incroyable fraîcheur et ce fruité qui m’ont souvent fait penser à du Littlemill. Oui, beaucoup de whiskeys irlandais ont un profil commun avec ma distillerie préférée, je trouve ! Une piste que je vais continuer d’explorer, car il y a clairement des pépites à découvrir.

Et surtout, ne faites pas l’impasse sur un bon dram d’Irish Whiskey le 17 mars !!!

Bonne Saint Patrick à tous et toutes ! Sláinte chugat !

Bonne Saint Patrick à tous et toutes ! Sláinte chugat !

Je tiens aussi ici à remercier tous ceux qui ont bien voulu me fournir des samples. Sans eux ce dossier n’aurait pas pu se faire. Par ordre alphabétique : Fred, Jurgen’s Whiskyhuis, Toby Vins, ToOf, et We Are Whisky. Merci beaucoup à vous !

dimanche 4 janvier 2015

Glen Keith 22 ans Maltbarn, 1992/2014, 49.4%

(photo Maltbarn)
(photo Maltbarn)

Oui, encore un Glen Keith ! Cette distillerie étant une de mes préférées du Speyside, je ne me gêne pas quand j’ai j’ai l’occasion d’en goûter ! Et c’est vrai que je suis rarement déçu par les embouteillages indépendants de Glen Keith.

Celui-ci est très récent, sorti juste avant Noël 2014, et proposé par l’embouteilleur indépendant allemand Maltbarn. Il a déjà reçu quelques bonnes cotes ailleurs sur internet, me plaira-t-il autant que les Glen Keith précédents ?

(photo Whiskybase)
(photo Whiskybase)
Glen Keith 22 ans Maltbarn, 1992 / 2014, Bourbon Cask, 49.4%, 179 bouteilles
  • Nez : Il me rappelle beaucoup d’autres Glen Keith déjà goûtés. De la pomme verte, du citron, de la poire ; très fruité. Avec l’aération, une fraîcheur printanière apparaît.
  • Bouche : Grosse amertume de pelure de pomme et de zestes d’agrumes. Moi qui y suis sensible, je suis servi ! Heureusement, elle se calme dès la seconde gorgée ; la bouche s’étant habituée. Se révèlent alors les fruits, poire et citron en tête. Parfois une vague de sirop vanillé pointe le bout du nez.
  • Finale : Assez courte. Quelques épices poivrées, et l’amertume fruitée toujours présente (bien qu’enrobée de sirop).
  • Verdict : Ce Glen Keith n’est pas mon préféré parmi ceux qui sont déjà passés par mes papilles, l’amertume étant trop présente en bouche à mon goût. Il est néanmoins bien fruité, racé et présent. De bonne qualité globale (surtout le nez).
  • 86/100.

Disponible en Belgique pour ±120€ chez Dram 242.

mercredi 31 décembre 2014

Highland Park 22 ans Cadenhead’s Sherry Cask, 59.6%

Non mais franchement, vous pensiez vraiment que j’allais clôturer l’année du blog sans vous parler d’un dernier embouteillage Cadenhead ? Haha. Non, évidemment.

Et pour quand même un peu changer, aujourd’hui ce ne sera pas un embouteillage de la gamme Small Batch ou Single Cask. Cet Highland Park a été embouteillé le 04 décembre et est disponible depuis le 18 exclusivement dans les boutiques Cadenhead. Pas disponible en Belgique, donc ; le plus proche où vous pourriez le trouver étant la boutique de Cologne. Avec sa maturation en fût de sherry, serait-il l’embouteillage de Noël par excellence ? Voici mon verdict…

Highland Park 22 ans Cadenhead’s Sherry Cask, 59.6%
Highland Park 22 ans Cadenhead’s Sherry Cask, 1992 / 12.2014, 59.6%, 234 bouteilles
  • Nez : De la fumée sèche et confite occupe la place principale au début. Des fruits jaunes (abricot en tête) compotés. Des notes d’amandes caramélisées. Des épices de Noël au sucre candy ; et après aération une très légère brise côtière.
  • Bouche : D’abord douce et sucrée, les saveurs montent en puissance, portées par l’alcool qui est bien intégré. Des picotements poivrés, de la fumée minérale, de l’ardoise sèche. Mais aussi des fruits jaunes caramélisés et de l’abricot sec. Une bouche bien complexe.
  • Finale : Moyenne. Des volutes de fumée minérale remontent dans les narines. Une pincée de sel, et de la pelure d’abricot.
  • Verdict : Le sherry sublime ici les marqueurs d’Highland Park, et ne les occulte pas du tout. Un whisky parfait en période de Noël. Et pas une trace de soufre, en plus. Un HP de grande classe.
  • 91/100.

Rendez-vous en 2015… avec de l’ultra lourd pour démarrer l’année sur les chapeaux de roues ! Bon réveillon à vous, profitez bien de vos bonnes bouteilles !

lundi 24 février 2014

Glendronach 22 ans Silver Seal 1990/2013, 52.1% (IB)

Glendronach 22 ans Silver Seal 1990/2013, 52.1% (IB)

ENCORE du Glendronach ??? Heu… oui… désolé… cette distillerie fait partie de mes préférées, alors quand j’ai l’occasion d’en goûter je ne me fais pas prier ;-)

MAIS cette fois-ci c’est un embouteillage indépendant, ce qui est rare ; plus aucun fût n’étant vendu aux embouteilleurs indépendants depuis que Billy Walker a racheté la distillerie en 2008.

L’embouteilleur Silver Seal est un embouteilleur italien actif depuis 1979 (presque la préhistoire du single malt, quoi…) qui a sorti bon nombre de bouteilles mythiques il y a déjà une paire de décennies. Et ce Glendronach 22 ans Silver Seal 1990/2013, 52.1%, 628 bouteilles ; en fait-il partie ?

  • Nez : Du massepain caramélisé, des fruits secs (raisin en tête), du kirsch, de la cannelle, du clou de girofle, du tabac blond, du bois vernis. C’est très complexe, ça sent super bon, et c’est assez éloigné (point de vue profil) de beaucoup de Glendronach officiels en fût de sherry.
  • Bouche : Attaque douce et suave sur les fruits rouges confits et secs. L’alcool est perceptible, bien que parfaitement intégré. La bouche, bien qu’agréable, est beaucoup moins complexe que le nez et est plus dans les standards des profils sherry.
  • Finale : Une légère sécheresse boisée se colle au palais. Des picotements épicés chatouillent les joues. Finale moyenne en longueur.
  • Verdict : Dans l’ensemble ce Glendronach est bon et agréable, mais moins ‘’waouw’’, je trouve, que certains Glendronach officiels. Ce qui me chiffonne surtout, c’est que Silver Seal soit cher ; beaucoup plus que ses concurrents embouteilleurs indépendants à produit de qualité égale. Je pense que Silver Seal se positionne encore point de vue prix par rapport à sa gloire passée, pourtant en déclin depuis quelques années.

87/100 (ce qui n’est pas un mauvais score en soi).

Disponible chez Whiskyhuis pour 215€. Gloups, oui vous avez bien lu ! Je vous avais prévenu que Silver Seal était cher… A tout prendre je préfère personnellement mettre 15€ de plus et acheter deux bouteilles du Glendronach 1993 Abbey Whisky.

jeudi 6 février 2014

Glen Garioch 22 ans Kintra, 51.2% (IB)

Glen Garioch 22 ans Kintra, 51.2% (IB)

Retour aux activités normales du blog, en recommençant par une note de dégustation faite tranquillement à la maison, au calme...

Cette fois-ci, je vous propose une bouteille d'une distillerie peu connue: Glen Garioch. cette distillerie est située dans les Highlands et appartient au groupe Morrison Bowmore Distillers (qui lui même appartient à Suntory).

Kintra est un embouteilleur indépendant néerlandais assez actif, il sort régulièrement des embouteillages d'assez bonne facture à prix très honnêtes.

Ce Glen Garioch 22 ans (1990/2013), refill sherry hogshead, 51.2%, 302 bouteilles a été embouteillé fin 2013 et est arrivé courant janvier en Belgique.

  • Nez: D'abord sage et effacé, il se développe rapidement en puissance sur du pain bien cuit, de la bruyère, de l'herbe sèche et une très légère fumée. Derrière tout cela se cache de la crème brûlée et du pain d'épices. Un nez à aller chercher car il ne se laisse pas facilement apprivoiser.
  • Bouche: Elle est d'abord difficilement analysable tant elle est ronde et fondue. Elle non plus ne se laisse pas faire dans un premier temps ! Beaucoup d'épices poivrées qui d'abord explosent avant de rapidement se calmer. Des fruits verts très cuits et des notes acides d'agrumes. Quelques relents de coques vont et viennent de temps en temps, ainsi que du thé noir sucré.
  • Finale: Assez courte. Une légère sécheresse boisée qui disparaît rapidement pour laisser place à des épices douces exotiques qui collent à la langue.
  • Verdict: Un nez vraiment extra qu'on a envie de humer pendant des heures, mais la bouche et la finale sont moins extravagantes. Un malt néanmoins bien complexe, pas écrasé par le sherry, et qui sort de l'ordinaire. Il manque cependant un petit "quelque chose" (quelques frissons ?) pour le faire atteindre le 90.

89/100.

Une très bonne surprise de cette distillerie que je connaissais très mal (et ce n'est pas en ayant goûté celui-ci que je connais mieux, d'ailleurs ;-) ), il m'a clairement séduit.

Disponible chez Whiskyhuis pour environ 80€, un bon rapport qualité / prix.

mardi 16 juillet 2013

Caol Ila 1990/2013 The Whiskyman, 52.1%

Caol Ila 1990/2013 The Whiskyman, 52.1%

Pour continuer avec The Whiskyman, voici une seconde note de dégustation d'une de ses bouteilles. Il s'agit du Caol Ila 1990 / 2013 The Whiskyman For Vinothek Massen & De Tongerse Whisky Vrienden, 22 ans, 52.1%, Refill bourbon hogshead n°12505, 114 bouteilles.

Pour la petite histoire, The Whiskyman a produit cet embouteillage pour la boutique Massen (voir le billet qui lui est consacré) et le club de whisky de Tongres, de Tongerse Whisky Vrienden. Sur les 114 bouteilles produites, environ les 2/3 ont été au club de Tongres et le reste chez Massen.

Cette bouteille est arrivée sur le marché courant mars 2013, pour le festival du whisky chez Massen. J'avais eu la chance de le goûter avant son arrivée en magasin, et j'ai pu directement en réserver une bouteille. Grand bien m'en a pris: toutes les bouteilles du stock de Massen ont été vendues en deux jours !

De base je ne suis pas un fan des whiskies de l'île d'Islay, mais celui-ci est vraiment extra. Voici mon avis:

Nez: De la tourbe, mais pas la médicinale typique de la plupart des Islays que je ne supporte pas. Ici elle est douce, fine, subtile, invitant au voyage. Derrière je peux humer de la mousse d'arbre humide. Viennent de la fumée, un peu de cire de sapin. Très spécial, mais enivrant.

Bouche: Là aussi, la présence de la tourbe s'affirme d’emblée sans agresser. Du sel, un peu de pétrole. C'est doux et cohérent, TRÈS subtil. L'alcool chatouille le bout de la langue mais est très bien intégré.

Finale: De la fumée envahit la bouche et vient lécher le palais. Un enchevêtrement de champignons, de racines et de végétaux des sous bois remontent de la gorge vers la bouche; comme pour venir dire "Hey ! On a oublié de te raconter une partie de notre histoire, alors nous revoilà !". Sublime.

Verdict: Moi qui n'arrivais pas à trouver un Islay qui me plaisait, j'ai déniché LA perle rare. Aucun des inconvénients de la tourbe de pharmacie, une complexité exponentielle, un ravissement et un univers différent à chaque gorgée.

91/100.

Sold out, donc, depuis des lustres chez Massen; mais encore disponible pour une centaine d'euros (cette bouteille les vaut !) sur le site de Whisky Gorillaz (je présume que cette boutique online a réussi à choper quelques bouteilles au club de Tongres).