Affichage des articles dont le libellé est 8 ans. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 8 ans. Afficher tous les articles

mercredi 28 décembre 2016

Springbank 14 ans 47.7% et Hazelburn 8 ans 54% Cadenhead's AuthenticCollection

Pour clôturer les notes de dégustations pour l'année 2016 sur le Blog, je voulais mettre à l'honneur la distillerie Springbank et l'embouteilleur indépendant Cadenhead.
Springbank n'est pas ma distillerie préférée (je doute que quiconque puisse un jour détrôner Littlemill dans mon cœur), mais pas loin quand même. Son profil très typique et peu accessible non seulement me plaît beaucoup, mais le côté familial du groupe J&A Mitchell (qui détient Springbank, Glengyle, et Cadenhead) tranche avec les gros bras du whisky (LVMH, Diageo, Pernod Ricard, etc). Les méthodes de production continuent d'être assez traditionnelles et pratiquement "doubitchou". C'est aussi probablement le pourquoi le profil du whisky produit par Springbank et Glengyle est aussi rustique et terroir. Ça compte aussi, évidemment, à mes yeux dans mes penchants pour tel ou tel producteur.
Cadenhead, ce n'est un secret pour personne, est mon embouteilleur indépendant préféré depuis pas mal de temps, même si il a été, je l'avoue, mis à mal en 2016 dans mes préférences personnelles. Il reste une valeur sûre en terme de qualité et, souvent, en terme de qualité / âge / prix (même si sur le plan prix les chiffres ont pris l'ascenseur vers le haut, comme chez tous les producteurs).

Quoi de mieux, pour cette mise à l'honneur, que de vous parler de deux embouteillages différents, tous deux distillés chez Springbank (Hazelburn étant la gamme non tourbée et à triple distillation de la distillerie) et embouteillés par Cadenhead (issus de la vague d'embouteillages pour Noël 2016) ? Bah, ça me semble pas mal, non ?

Springbank 14 ans Cadenhead's Authentic Collection, 2002 / 11.2016, Bourbon Barrel, 47.7%, 168 bouteilles


  • Nez: Des embruns marins, des crustacés en cageot sur un ponton de port de pêche. Une bonne volute d'herbe sèche fumée. Du sirop de citron comme base de fond.
  • Bouche: Douce et accessible, d'abord fruitée et vanillée. Bien vite le côté marin, mélangé à de la fumée calcaire, fait son apparition pour former un mariage cohérent avec le fruit.
  • Finale: Une pincée d'épices poivrées, un peu de sel, et de l'acidulé citronné.
  • Verdict: Un beau Springbank, typique mais aussi facile d'accès. Plus facile que beaucoup d'autres expressions de chez Springbank, je trouve. Quasi "docile". Il est probablement une bonne option pour ceux qui veulent découvrir en douceur cette distillerie au profil somme toute assez particulier.
  • 89/100 (j'ai hésité avec 88, car je trouve le 16 ans Local Barley officiel un cran au dessus quand même).



 Était disponible à la boutique Cadenhead de Cologne pour 99€, mais je pense bien qu'il est à présent sold out.






Hazelburn 8 ans Cadenhead's Authentic Collection, 2007 / 11.2016, Bourbon Hogshead, 54%, 162 bouteilles


  • Nez: Bien puissant et charpenté. Du bois noble, du raisin sec, du malt vanillé. Plein d'épices exotiques qui titillent les narines. De la poussière boisée se développe en cours de dram.
  • Bouche: Étonnamment douce et sucrée, facile, malgré les 54% affichés. Du malt vanillé, grillé, torréfié. Du raisin sec. Du sirop d'abricot liquoreux. Quelques notes épicées de ci de là.
  • Finale: Le bois refait surface, poli cette fois (même si il ne m'a pas proféré d'insultes auparavant, ceci dit ;-) ). De la pelure de pomme jaune s'incruste sur la langue.
  • Verdict: Un whisky bien efficace pour un si jeune âge. Il fait d'ailleurs plus vieux, je trouve. Le fût a été fort actif. Si le nez est assez abrupt et alcooleux au premier contact, en bouche cet Hazelburn est fort agréable et plaisant.
  • 87/100.


En principe encore disponible à la boutique Cadenhead de Cologne, pour 69€.
Sachez encore que Springbank devrait dévoiler un changement de ligne conductrice en janvier 2017. Actuellement elle entretient le buzz et le suspens sur les réseaux sociaux avec son slogan "#Change Jan2017", qui tient en haleine les fans de la distillerie. Les paris vont bon train, mais personne ne sait à quoi s'en tenir, en fait. Nous retenons notre souffle, wait and see en janvier.

Et en parlant de 2017 et de Springbank, attendez-vous à avoir l'an prochain du gros gros (trèèèès gros) contenu sur le Blog à propos de cette distillerie et de Cadenhead. #Scotland2017 :-D

jeudi 17 novembre 2016

Ledaig 8 ans Claxton’s, 2008/2016, 52.8%

Il y a une poignée de mois, Claxton's a sorti un Auchroisk (dont je parlerai prochainement), un Bruichladdich, et ce Ledaig-ci (et sortira prochainement un SU-PER-BE Glenrothes… à suivre).
Si je ne parle qu'aujourd'hui de ce Ledaig, c'est qu'il vient tout juste d'arriver sur le marché belge (la route est longue pour les bouteilles et leurs petites pa-pattes, d’Écosse jusqu'ici ;-) ).

Je ne présente plus Ledaig; il y a plein d'embouteillages indépendants de ce Tobermory tourbé qui sortent ces temps-ci. Celui-ci a la particularité d'être issu d'un fût de Sherry de second (ou troisième, ce n'est pas spécifié) remplissage. Ça nous change des fûts de Bourbon ou des gros Sherry de premier remplissage.
Ledaig 8 ans Claxton’s, 2008/2016, 52.8%
Sans plus tarder, voici mon avis:

Ledaig 8 ans Claxton’s, 13.05.2008 / 2016, Refill Sherry Butt 1606-700713 , 52.8%, 615 bouteilles

  • Nez : De la fumée de paille, de la cendre chaude, de la pomme vanillée, et du malt sucré. Un nez bien posé sur des bases solides et imparables.
  • Bouche : Très gourmande d’entrée. D’abord du sirop de miel, du caramel liquide, de la pêche juteuse, et de la vanille maltée. Puis une vague cendrée et épicée, puissante, vient frapper vigoureusement d’un coup.
  • Finale : Longue. La cendre épicée irradie. Du sirop vanillé essaie de survivre, mais ne peut rien faire face à la cendre qui domine.
  • Verdict : Le Sherry n’est aucunement occultant ni écrasant, mais il apporte une rondeur et une douceur indéniable et séduisante à ce Ledaig qui, du coup, se différencie de tous ceux purement en fût de bourbon (qui décidément se ressemblent tous fortement, je trouve). Son défaut est, à mes yeux néanmoins, sa jeunesse qui se trahit via les nombreuses notes maltées. Quelques années supplémentaires en fût lui auraient probablement été bénéfiques.
  • 87/100.
Disponible pour 60€ au Chemin des Vignes à Bruxelles.

mercredi 6 avril 2016

Laggan Mill 2007/2016 The Cooper's Choice, 8 ans, 54.5%

Laggan Mill 2007/2016 The Cooper's Choice, 8 ans, 54.5%

Alors que Lagavulin vient de sortir son embouteillage officiel (célébrant les 200 ans de la distillerie), qui n'est autre qu'un jeune whisky de 8 ans d'âge et qui, apparemment, serait de bonne qualité (pour ceux qui aiment Laga, bien sûr ;-) ), voilà que The Cooper's Choice vient lui aussi de sortir un jeune Laggan Mill lui aussi âgé de 8 ans. Hé oui, vous le savez, Laggan Mill c'est du Lagavulin. Mais siiiii enfin ! Je vous l'ai déjà dit, suivez un peu, quoi, pfff ;-p

Bref, ce Laggan-ci pourrait peut-être être une alternative à envisager au Laga officiel célébrant les 200 ans de Lagavulin. Même si celui-ci est (étonnamment) un poil plus cher (mais en single cask et en brut de fût, quand même).

Laggan Mill 2007/2016 The Cooper's Choice, 8 ans, 54.5%
Laggan Mill 2007 / 2016 The Cooper’s Choice, 8 ans, Refill Cask n°7582, 54.5%, 335 bouteilles
  • Nez : Une tourbe médicinale / végétale (du camphre et des aiguilles de pin) prononcée, mais pas envahissante. Elle reste subtile et « bien propre sur elle ». Une fois les narines habituées, du malt mielleux montre le bout de son nez.
  • Bouche : La tourbe tourne ici sur le minéral cendré, mais elle est accompagnée de sirop de pomme, de rayons de miel, et de quelques épices douces.
  • Finale : Moyenne. La cendre froide s’éteint doucement, tandis que la vanille reprend vigueur. Une sécheresse de bois calciné s’accroche au palais.
  • Verdict : Je m’attendais à un truc pas du tout à mon goût (je ne suis pas fan du tout de Lagavulin), et je suis positivement surpris : la tourbe ne joue pas au rouleau compresseur, ce whisky fait plus vieux que son âge réel, et il est assez subtil. Une bonne surprise, même si ce n’est pas le profil tourbé que je préfère. Et l’alcool est particulièrement bien intégré.
  • 86/100.

Disponible pour environ 85€ (ce qui n'est pas donné pour un si jeune whisky, j'en conviens) au Chemin des Vignes à Bruxelles, ou sur commande (à vérifier) chez We Are Whisky (Jauche) et W Comme Whisky (La Louvière).

samedi 20 février 2016

Tullibardine 2007/2015 Cooper's Choice, 8 ans, Port Cask Finish, 46%

Tullibardine, distillerie des Highlands, n'est pas spécialement la distillerie sexy par excellence. Assez peu connue, peu courue; il faut bien avouer que peu d'embouteillages attirent les foules. Surtout les embouteillages officiels qui n'ont pas une très haute réputation parmi les amateurs éclairés, d'ailleurs.

Tullibardine 2007/2015 Cooper's Choice, 8 ans, Port Cask Finish, 46%

Comme souvent, il faut se tourner vers les embouteilleurs indépendants pour trouver des profils qui sortent des sentiers battus et qui méritent qu'on s'y attarde. Cet embouteillage-ci, de Cooper's Choice, a été fort apprécié lors du dernier Whisky Live, principalement par des débutants et/ou la gente féminine. Son côté bonbon gourmand / vineux / facile d'accès en a séduit plus d'un(e).

Ce qui frappe au premier abord, quand on se sert un dram de ce Tullibardine, c'est sa couleur: un rose foncé très inhabituel pour un whisky. La patte du fût de Porto a déjà laissé sa trace à ce niveau là.

Parlons justement de ce fût de Porto. Chez Cooper's Choice, cette finition en fût de Porto ne dure jamais plus longtemps que 6 mois. Passé cette période, le Porto prendrait trop le pas sur le whisky. L'information précise sur la durée de la finition n'apparaît pas sur l'étiquette, mais en voyant la couleur et en le goûtant (voir ci-dessous), on peut se douter que cette période a été proche de ces 6 mois fatidiques.

Tullibardine 2007/2015 Cooper's Choice, 8 ans, Port Cask Finish, 46%
Tullibardine 07.2007 / 2015 Cooper’s Choice, 8ans, Port Cask Finish n°9180, 46%, 420 bouteilles
  • Nez: Jeune, malté et fruité ; fruits rouges en tête. Du bonbon à la fraise et de la pastèque sèche. La céréale maltée, décelable au début, disparaît ensuite, supplanté par le fruité. Le Porto se fait aussi sentir via des notes vineuses et boisées.
  • Bouche: Facile d’accès. De la fraise sucrée, du raisin blanc, de l’orange confite. Le côté vineux augmente avec le temps.
  • Finale: Moyenne. Des épices douces réchauffent les joues. Le bois vineux est toujours présent, en toile de fond. Le fruité doux et sucré continue sur sa lancée.
  • Verdict: Jeune peut-être, mais globalement agréable. L’apport du fût de Porto est très influent, sans être envaahissant. Le mariage du vin et du fruité engendre une douceur gourmande facile d'accès.
  • 84/100.

Disponible au Chemin des Vignes à Stockel (Bruxelles) ou en ligne pour ±65 euros. Il est aussi possible de le trouver (peut-être par commande spéciale) chez We Are Whisky (Jauche) et W Comme Whisky (La Louvière).

mercredi 8 juillet 2015

Glendronach 8 ans "The Hielan", 46% (OB)

Depuis plusieurs mois, le monde du whisky est en effervescence sur la question du "avec ou sans âge". Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le NAS est en train de l'emporter haut la main: il a déjà été annoncé et officialisé que l'âge des whiskies japonais allait disparaître. Idem pour le Talisker 10 ans, le Glenlivet 12 ans, le Laphroaig 18 ans et d'autres whiskies classiques. Certaines rumeurs commencent même à enfler autour d'une éventuelle disparition du Lagavulin 16 ans. Oui, le whisky de demain ne ressemblera en rien au whisky d'hier ou d'aujourd'hui; préparez-vous à cet état de fait inévitable.

Cette tendance n'épargne pas Glendronach non plus: les stocks de fûts de 21 ans s'épuisent, et il devrait disparaître sous peu (il m'a été indiqué de source bien informée que la dernière livraison de début 2015 était probablement la dernière) Rectification suite à des infos reçues de source sûre: le Glendronach 21 ans passe en allocation, avec stocks très limités par an et par pays. Idem pour le 15 ans, qui est en fait du whisky plus âgé que 15 ans étant donné que la distillerie a fermé ses portes de 1996 à 2002: le whisky que Glendronach mets dans ses bouteilles de 15 ans devient trop vieux et le manque à gagner trop important. Il disparaît donc (faites des stocks, si c'est votre whisky fétiche !) et devrait en principe réapparaître en 2018 (2002 + 15 +1 (pour l'année révolue)… élémentaire mon cher Watson!).

Pour faire face à cette demande croissante et à la raréfaction des fûts âgés, Glendronach a décidé d'introduire un nouveau whisky dans sa gamme de base: The Hielan, un (jeune) whisky de 8 ans d'âge, assemblage de fûts de bourbon et de sherry. Va falloir faire avec, j'en ai bien peur...

Je vais donc essayer de juger ce nouveau Glendronach, en essayant de rester impartial par rapport à son jeune âge et par rapport à mes à-priori sur les jeunes whiskies en général. Essayer, j'ai dit ! Et comme disait Yoda dans sa grande sagesse: "Fais-le ou ne le fais pas ! Il n'y a pas d'essai.". Quel enquiquineur, ce Yoda...

Glendronach 8 ans "The Hielan", 46% (OB)
Glendronach 8 ans "The Hielan", 46% (OB)
  • Nez: Sec et malté au premier contact. De la jeune poire, un peu de raisin sec. Du caramel et des notes acidulées citriques. Le côté poiré donne un profil assez "new make".
  • Bouche: Douce, sur la caramel liquide, assez sucrée. Raisins secs, poire à la liqueur (là, sa jeunesse se révèle clairement), et des notes céréalières.
  • Finale: Courte. Un petit sursaut nerveux sur l'alcool et les épices poivrées. Une légère sécheresse boisée qui s'éteint vite.
  • Verdict: L'alcool en bouche est bien équilibré et présent, la réduction ne se ressent pas. L’empreinte du sherry est discrète, on est très loin des gros Oloroso qui tâchent et qui ont fait la réputation de Glendronach. Il fait très jeune, un whisky en culottes courtes : pour avoir goûté pas mal de Glendronach par le passé, je trouve qu'il ne tient pas la comparaison avec le 15 ans (et ne parlons même pas du 21 ans…). Je le trouve quand même meilleur que le 12 ans (ce qui n'est pas difficile, ceci dit), c'est déjà ça.
  • 81/100.

Comme d'habitude, ceci n'est que mon avis personnel, et je me doute bien qu'il va (encore) faire débat (j'assume, j'assume ;-) ). A titre de comparaison, je vous invite aussi à lire le ressenti d'Alex sur le site français Whisky And Co, qui a été moins sévère que le mien. Ca vous donnera un second avis, qui somme toute ne vous aidera en rien : goûtez-le, et faites-vous vous même votre propre opinion ! ;-)

Disponible chez tous les cavistes vendant du Glendronach (un peu partout, quoi ^^), pour une quarantaine d'euros.

vendredi 8 mai 2015

Aultmore 2007/2015 Archives, 67.4%

Pour conclure sur Whiskybase, il était de bonne guerre de vous parler du tout dernier embouteillage en date d’Archives, qui est le nom sous lequel Whiskybase fait office d’embouteilleur indépendant. Cet Aultmore est encore tout chaud sorti du four, il vient juste d’être mis en vente il y a à peine quelques jours.

Archives mise cette fois-ci sur un jeune whisky, puisqu’il n’est âgé que de 8 ans tout pile. Distillé un 12 mars, mis en bouteille un 12 mars aussi. Mais 8 ans plus tard.

Son titrant en alcool peut faire peur de prime abord, puisqu’il titre à 67.4% ! Ça doit déboucher la tuyauterie, ce machin ! Mais comme c’est un whisky maturé en fût de sherry, peut-être que cette couche sherry va adoucir ce haut taux d’alcool. Moi qui n’ajoute presque jamais d’eau à mon whisky, cette fois-ci je vais peut-être y être contraint, aussi…

Assez extrapolé, il est temps d’y goûter…

(photo Whiskybase)
(photo Whiskybase)
Aultmore 12.03.2007 / 12.03.2015 (8 ans) Archives, Sherry Butt N°900016, 67.4%, 172 bouteilles
  • Nez : De la noisette, de la fraise confite et du caramel liquide tiennent le haut du pavé. L’alcool est bien perceptible, mais je m’attendais à pire. De la cassonade, du pain d’épice, et de la praline au chocolat blanc se développent sur le temps. Un nez très sucré, sirupeux, mélassé, et… limité écœurant. Avec de l’eau : Le nez est plus doux et plus séduisant. Les fruits rouges et secs se font plus présents.
  • Bouche : L’alcool est là, oui, mais n’arrache pas la gueule. Il est très très bien intégré pour un tel taux. De la fraise tagada, de la cassonade liquide, des épices douces, de la pastèque, du chocolat au lait. Une bouche très gourmande. Avec de l’eau : Le côté sucré / mélasse / presque rhumesque est toujours dominant, mais moins écœurant. Un léger boisé de fruits à coque apparaît.
  • Finale : Longue. La chaleur de l’alcool se fait plus présente. Ca picote un peu quand même ! Et cette chaleur reste longtemps avant de décroître et de laisser la place à de la coquille de noix à la muscade. Avec de l’eau : L’alcool est moins présent (logique ^^), et une légère sécheresse boisée apparaît.
  • Verdict : Que ce serait un fût de PX que ça ne m’étonnerait pas. Le résultat est sur du sherry gras, sucré, capiteux et qui colle aux dents. Un whisky pour les gourmands qui aiment les bonbons très sucrés… ou qui aiment les rhums de mélasse. Il est clairement plus à mon goût avec quelques gouttes d’eau.
  • 84/100 sans eau, 86/100 avec de l’eau.

Disponible pour 65 euros au Whiskybase Shop.

mercredi 28 janvier 2015

Verticale d’entrées de gamme Glendronach : 8 ans Octarine, 12 ans Original, et 18 ans Allardice (OB)

Verticale d’entrées de gamme Glendronach : 8 ans Octarine, 12 ans Original, et 18 ans Allardice (OB)

Après avoir parlé, il y a déjà quelques temps, du Glendronach 15 ans ‘’Revival’’ et 21 ans ‘’Parliament’’, voici le reste de la gamme officielle et récurrente de cette distillerie (dont le focus est aussi disponible sur le blog, d’ailleurs).

Ces embouteillages étant récurrents, ils se déclinent en batches. Quelques petites différences entre les batches peuvent être perceptibles si un face à face est effectué ; sinon il devient bien ardu de fouiller dans ses souvenirs pour détecter des divergences entre eux. Je n’entrerai donc pas ici dans des considérations de batches, qui ne devraient pas entrer en ligne de compte la plupart du temps.

(photo whisky.dk)
(photo whisky.dk)
Glendronach 8 ans ‘’Octarine’’, Bourbon & Sherry Casks, 46% (OB)

Cet embouteillage a été disponible depuis 2010. Au départ exclusivement embouteillé pour les supermarchés Carrefour en France, il s’est ensuite retrouvé de façon beaucoup plus large un peu partout (y compris en Belgique). Disparu à présent de la gamme, il reste encore assez facilement trouvable.

  • Nez : Des fruits secs, des notes citronnées acidulées, du caramel, et du miel. Des volutes maltées apparaissent par la suite, s’installent, et restent.
  • Bouche : Douce, avec une amertume appuyée de pelure d’agrumes. Du miel caramélisé, et quelques épices douces.
  • Finale : Moyenne. L’amertume de l’agrume perdure. Une légère chaleur se dégage.
  • Verdict : Un bon petit whisky, classique. Sa jeunesse se sent surtout au nez. La couche de sherry est bien évidemment perceptible, mais pas envahissante.
  • 83/100.
(photo whisky.dk)
(photo whisky.dk)
Glendronach 12 ans ‘’Original’’, Pedro Ximenez & Oloroso Sherry Casks, 43% (OB)
  • Nez : Du caramel chimique, du malt humide, et une acidité piquante.
  • Bouche : Impression aqueuse, la bouche est molle. Une amertume de pelure de pomme, et des agrumes acidulés. Du miel industriel.
  • Finale : Un petit kick épicé, accompagné d’amertume, puis plus rien… Arf ^^
  • Verdict : Le sherry n’est pas très présent, je trouve. Sorti de là, ce whisky n’est franchement pas génial, et ne ressemble à rien d’ ‘’authentique’’. Très décevant, et dispensable.
  • 76/100.
(photo whiskyplus.ca)
(photo whiskyplus.ca)
Glendronach 18 ans ‘’Allardice’’, Oloroso Sherry Casks, 46% (OB)
  • Nez : Le sherry est assez marqué. Des fruits secs, du tabac, du bois, de la cassonade, des épices, de la prune noire, de la coque de noisette. Un nez sherry classique, agréable, bien fait.
  • Bouche : Ronde et chaude. Amertume de bois sec. De la cassonade liquide, des fruits secs, des épices exotiques, de la noisette. L’alcool est bien équilibré, la réduction n’est pas perceptible.
  • Finale : Longue. Du bois fumé remonte dans le nez. Une chaleur épicée reste en bouche.
  • Verdict : Pas mal fait du tout, j’aime bien ! Pas aussi fin et subtil que le 21 ans, mais une très bonne alternative à un prix très abordable.
  • 87/100.

Le 12 ans et le 18 ans sont trouvables chez tous les cavistes, spécialisés ou non, pour environ respectivement 30 et 65 euros. Le 8 ans sera peut-être un peu plus difficile à trouver, pour environ une quarantaine d’euros.

samedi 24 janvier 2015

Smooth Ambler 7 ans Straight Rye, 49.5% et Smooth Ambler 8 ans Straight Bourbon Single Barrel, 60.8%

Pour suivre le focus sur Smooth Ambler proposé hier, voici donc en détail le Straight Rye 7 ans et le Bourbon 8 ans Single Barrel vendus en Belgique. Pas grand-chose à ajouter par rapport au focus d’hier, alors go go go !

Smooth Ambler 7 ans Straight Rye, 49.5% et Smooth Ambler 8 ans Straight Bourbon Single Barrel, 60.8%
Smooth Ambler Old Scout Straight Rye Whiskey, 7 ans, Batch 44, embouteillé le 04.09.2014, 49.5%
  • Nez : Très axé sur le bois vert vanillé. Limite une fraîcheur mentholée. De la muscade et de la cannelle se cachent derrière le bois. Une pointe de réglisse, même, et du tabac caramélisé. L’alcool est d’abord un peu trop présent, mais se calme vite à l’aération. A propos des fruits, j’ai du mal à mettre des noms dessus. C’est ténu. Y en a-t-il, d’ailleurs ? Je détecte une très faible nectarine vanillée et du sirop de pelure de banane. Ça m’y fait penser, en tout cas.
  • Bouche : Très vanillée, très caramélisée. Du thé vert de Chine. Fraîcheur de sève de sapin. Quelques pincées de gingembre. L‘alcool est bien équilibré en bouche, pas trop puissant ni trop mou du genou.
  • Finale : Moyenne. Le bois vert assèche la bouche. De la poussière de poivre. La fraîcheur mentholée envahit ensuite la bouche. Un p’tit Stimorol ?
  • Verdict : Ce rye (ou le rye en général ?) est un tout autre monde que celui du single malt. Par certains aspects il me fait penser à du whisky de grain. C’est une découverte d’un autre type de whisky, pour moi. Je trouve cela intéressant, et ce rye-ci me semble une bonne entrée en matière pour un débutant tel que moi.
  • 86/100.
Smooth Ambler 7 ans Straight Rye, 49.5% et Smooth Ambler 8 ans Straight Bourbon Single Barrel, 60.8%
Smooth Ambler Old Scout Cask Strength Straight Bourbon Whiskey, 8 ans, Single Barrel 528, embouteillé le 24.07.2014, 60.8%
  • Nez : Un nez puissant, il faut laisser respirer un peu le dram pour que l’alcool se calme. Du thé noir, de la cassonade caramélisée, des épices poussiéreuses (cannelle et muscade). Plein de raisins secs, et du bois laqué. Et derrière tout ça un melting pot de vanille, de caramel, de cuir, et de noisette.
  • Bouche : Elle est ronde, onctueuse, riche, et puissante. Ce bourbon tapisse la bouche dans ses grandes largeurs. De la cassonade aux amandes caramélisées, des épices piquantes. Un peu de bois mentholé, aussi. Des fruits secs en pagaille (raisins, dattes, figues).
  • Finale : Moyenne. Le bois laqué fait son retour. Légère fraîcheur mentholée. Les épices picotent à la langue, et une vague de sauce soja déferle en fin de bouche.
  • Verdict : C’est bien bon, ce truc ! Je n’ai pas d’expérience probante en bourbon, j’esquisse mes premiers pas dans ce milieu. Je suis étonné par la douceur et la richesse de ce whiskey, malgré son jeune âge. Ses 60% sont perceptibles, mais pas assommants. Une goutte d’eau (oui, j’ai essayé) fait ressortir l’amande vanillée.
  • 90/100.

Ces deux whiskeys américains sont disponibles au Chemin des Vignes. Une cinquantaine d’euros pour le rye, et un peu plus de soixante pour le bourbon en Single Barrel. A noter que ce dernier est en bouteille de 75cl (format américain).

jeudi 6 novembre 2014

Deux Ledaig 2005/2014 : Maltbarn (48.1%) et Anam na h-Alba (52.8%)

Il n’y a pas que Clynelish qui voit une foultitude d’embouteillages indépendants arriver chaque mois sur le marché ; Ledaig n’est pas en reste. Surtout des Ledaig distillés en 2005, d’ailleurs. Il semblerait que la distillerie Tobermory ait vendu un bon paquet de fûts de cette année-là pour avoir du cash.

Tobermory ? Qu’est-ce que Tobermory vient faire dans l’équation ? Tout simplement parce que Ledaig n’est pas une distillerie à part entière, mais une marque de la distillerie Tobermory. Les embouteillages Tobermory se veulent (en grande majorité) non tourbés, tandis que les Ledaig sont (en théorie) tourbés. Ceci expliquant cela.

Pour revenir à nos moutons, beaucoup d’embouteilleurs indépendants proposent du Ledaig distillé en 2005. En règle générale ces embouteillages sont bien accueillis par les amateurs, du fait de leur bonne qualité globale, de leur prix abordable (il faut dire que ce sont des whiskies encore jeunes), et qu’ils soient (très) tourbés (beaucoup d’amateurs aiment la grosse tourbe qui tâche).

Les deux Ledaig 2005/2014 proposés aujourd’hui sont récemment arrivés sur le marché, et sont encore disponibles à la vente. Ils ont été mis en bouteille par deux embouteilleurs indépendants allemands différents, Maltbarn et Anam na h-Alba. Le premier est en fût de bourbon, le second en deuxième (ou troisième ?) remplissage de fût de sherry.

(photo Maltbarn)
(photo Maltbarn)
Ledaig 2005 / 2014 (9 ans) Maltbarn, Bourbon Cask, 48.1%, 141 bouteilles.
  • Nez : La tourbe, bien en avant, est fraîche, sèche et citronnée. De la paille mouillée, du foin fraîchement coupé. Après aération, le nez se stabilise sur des odeurs de paille fraîche et poussiéreuse.
  • Bouche : L’entrée de bouche est d’abord légère, puis la tourbe fermière mélangée à des zestes amers d’agrumes arrive en trombe. De la pomme verte coupée en quartiers en toile de fond.
  • Finale : Je la trouve courte. Le côté étable reste un peu en bouche, tandis que le côté fruité disparaît très vite.
  • Verdict : Assez monolithique. De la tourbe et quelques fruits communs. Point. Les amoureux de tourbe y trouveront leur compte, à n’en pas douter. Moi, perso, j’attends quand même un peu plus d’un whisky. Celui-ci ne souffre néanmoins d’aucun défaut majeur, l’alcool est bien intégré.
  • 86/100. Cote que j’ai essayé d’appliquer de façon impartiale par rapport à la qualité intrinsèque, pas en rapport avec mes goûts personnels.
(photo Anam na h-Alba / Facebook)
(photo Anam na h-Alba / Facebook)
Ledaig 09.2005 / 03.2014 (8 ans) Anam na h-Alba, Refill Sherry Hogshead, 52.8%, 168 bouteilles.
  • Nez : De la fumée sèche, de la paille, de la poussière, du bois sec. Par après, une grosse couche de vernis apparaît, accompagnée d’un peu de miel. Encore après, des fruits jaunes pétrifiés. Un nez évolutif et changeant.
  • Bouche : Les goûts sont fondus et mélangés, difficilement dissociables et identifiables. L’alcool n’agresse pas du tout. De la pierre pilée, de l’ardoise, de la fumée sèche. Un peu de pomme caramélisée.
  • Finale : Des cendres pierreuses froides, et des volutes de fumée. Les (faibles) notes de fruit ont disparu.
  • Verdict : La patte du sherry est discrète, le côté tourbé minéral n’étant pas occulté. Agréable à boire sans se poser de question existentielle. Mention spéciale pour le nez, particulièrement sympa.
  • 86/100.

Ces deux Ledaig sont tous deux disponibles entre 65€ et 70€ chez Dram 242, l’importateur belge de ces deux embouteilleurs.