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jeudi 21 septembre 2017

Ledaig 2000/2017 The Cooper’s Choice, 16 ans, 55.5%

Début 2016 j'avais publié une note de dégustation dithyrambique à propos du Ledaig1998 en fût de Sherry proposé par l'embouteilleur indépendant TheCooper's Choice. Il m'avait vraiment scotché (logique pour du... Scotch, non ? OK, je sors...), celui-là.

Un an et demi plus tard, le même embouteilleur nous propose son petit frère. Distillé en 2000 (et non plus en 1998), aussi en brut de fût, et aussi en fût de Sherry.

The Cooper's Choice a-t-il remis le couvert en nous proposant un Ledaig aussi séduisant que le précédant ?


Ledaig 10.2000 / 2017 The Cooper’s Choice, 16 ans, Sherry Cask n° 800116, 55.5%, 360 bouteilles


 

  • Nez : Directement, la tourbe fermière fumée se mélange aux senteurs apportées par le fût de Sherry: fumée, raisin sec, paille, orangette, fruits rouges confits, bois noble, caramel et épices exotiques. Un beau mariage, et un équilibre fort charmeur.
  • Bouche : Cet équilibre se poursuit, malgré les 55% qui n’agressent pas. Du caramel liquide, des épices de Noël, de la noix, de la fumée de paille à la cassonade, des zestes de citron confit. On garde la gorgée et on la fait tourner pour faire durer le plaisir.
  • Finale : Longue. Les épices picotent la langue, tandis que du jus d’orange sanguine amère s’incruste dans les papilles. Du bois sec apparaît en toute fin.
  • Verdict : Dans la comparaison avec le 1998/2016 du même embouteilleur, celui-ci est moins marqué par le Sherry, moins « Sherry bomb » du coup. Même si il est fort bon et particulièrement bien équilibré, il lui manque ce petit quelque chose d’étonnant et de superlatif pour le faire atteindre la barre fatidique du 90.
  • 89/100 (très proche de 90 quand même).




Disponible pour 125 euros à la Boutique du Chemin et (peut-être sur commande ?) chez We Are Whisky et Watch, Smell, Taste & Having Fun.

samedi 16 septembre 2017

Family Silver 1972/2017 The Cooper's Choice, 44 ans, 41%

2017 est l'année des anniversaires. Les 10 ans de The Nectar, qui a sorti pas mal d'embouteillages pour fêter l'événement; les 175 ans de Cadenhead, qui nous envoie des vagues de bouteilles chaque mois de cette année (une véritable orgie !); mais aussi les 25 ans de The Cooper's Choice, fêtés de façon beaucoup plus confidentielle.

En effet, pas de brouettes d'embouteillages spéciaux pour l'occasion, mais un blend de haut vol concocté spécialement pour cet anniversaire: le Family Silver.

Sur papier, ça peut paraître un peu cheap, un blend comme embouteillage anniversaire. Mais quand on y regarde de plus près, il est quand même composé de 40% de malt Lochside 1972, 30% de grain Garnheath 1972, et 30% de grain Invergordon 1972. Excusez du peu !

Mais le verdict ne se résume jamais à une étiquette (n'en déplaise aux départements marketing :-p ), mais se fait suivant les sensations gustatives. Alors allons-y...


Family Silver 1972 / 2017 The Cooper's Choice 25th Anniversary Celebration, 44 ans, fût n° VM1972BSW, 41%, 480 bouteilles


  • Nez: Doux, fin, liquoreux, et gourmand. Des épices exotiques, de la banane flambée, du raisin blanc sec, du tabac doux, une bonne dose de bois, de l'amande huileuse, et de la vanille. Entre autres.
  • Bouche: Elle s'annonce d'abord sage, voire timide. Mais après quelques secondes les saveurs déboulent. Et à ce moment-là, c'est d'une finesse et d'une gourmandise extrêmes. La banane ultra mûre domine, fondante. De la liqueur de vanille boisée. Du biscuit au chocolat au lait, et de l'orangette au chocolat noir. Des épices douces de ci de là. Waw, que c'est bon !
  • Finale: Assez courte, comparée à la bouche qui était tellement savoureuse. Du boisé, de la peau de banane noire, des traces de chocolat à l'orange.
  • Verdict: Ha ben oui, y a pas à dire, les vieux whiskies comme ça, ça a une autre dimension que les jeunes NAS, hein ! Si la finale est un poil trop courte à mon goût, le reste est juste top. Un superbe blend. Et cette bouche, mes aïeux ! Trop trop succulente, une des meilleures qu'il m'ait été donné de goûter. Si cet embouteillage n'est que le Silver, j'attends le Gold avec impatience (et si The Cooper's Choice veut faire un Platinum, qu'il n'hésite pas non plus ;-) ).
  • 91/100 (la finale fait un poil baisser la cote globale, sinon ça aurait été plus haut).





Disponible pour 180 euros au Chemin des Vignes à Bruxelles.

mardi 25 juillet 2017

Cambus 1991/2017 The Cooper's Choice, 25 ans, 58.5%

Vous le savez si vous suivez régulièrement le Blog, mon avis est fort mitigé concernant les whiskies de grain. J'aime certains TRÈS vieux grains (pour moi, les TRÈS vieux grain se situent au dessus de 35 ans d'âge), et je n'ai jamais trouvé de "jeunes" (en dessous de 25 ans d'âge) qui trouvent grâce à mes yeux.

Et puis badaboum, je tombe sur un grain qui remet toutes mes certitudes en question. Alors autant vous en parler, non ?


Cambus 08.1991 / 2017 The Cooper’s Choice, 25 ans, Sherry Cask n° 61983, 58.5%, 360 bouteilles


 
  • Nez : De la colle, du vernis, des épices boisées, pas mal de vanille, de l’abricot sec, et du chocolat noir au caramel. Un beau nez, qui me fait penser à des Bourbons hauts de gamme ou à des vieux grains vénérables.
  • Bouche : De la cassonade coulante, du caramel liquide, du sirop de raisin blanc sec. Du cassis vanillé fait son chemin, ainsi que de la noisette au poivre blanc. Un zeste d’orange confite, enrobé de chocolat noir. C’est très doux et agréable en bouche, et l’alcool est parfaitement intégré ; aucune agression de ce côté-là.
  • Finale : Moyenne. Le bois, la colle, et les épices piquantes occupent ici la place, reléguant le reste à l’arrière-plan.
  • Verdict : Je suis bluffé. J’ai toujours clamé haut et fort que seuls les (très) vieux grains trouvaient grâce à mes yeux, et voici que ce Cambus d’âge moyen (oui, je considère que 25 ans est un âge moyen pour un whisky de grain) m’en met plein les papilles. Ou alors serait-ce le fût de Sherry qui le sublimerait ? Équilibré et goûtu, gourmand et séduisant de bout en bout. Je dois revoir mes convictions sur les whiskies de grain, du coup.
  • 90/100. J’ai hésité avec 89, mais finalement il m’a tellement étonné par rapport à son âge que je trouve qu’il le mérite, son 90.




Disponible pour 125€ au Chemin des Vignes, et (peut-être sur commande ?) chez We Are Whisky, W Comme Whisky, et Watch Smell Taste & Having Fun.

vendredi 28 avril 2017

Bunnahabhain 2001/2016 The Cooper’s Choice, 15 ans, 46%


The Cooper's Choice a remis ça fin 2016, avec un second Bunna 2001, lui aussi en fût de Sherry. Si les fûts ne semblent pas être des sister casks (leurs numéros respectifs étant fort éloignés), pouvons-nous néanmoins espérer détecter un lien de parenté flagrant ?
Verdict maintenant.


Bunnahabhain 10.2001 / 2016 The Cooper’s Choice, 15 ans, Sherry Cask n°9533, 46%, 330 bouteilles 


  • Nez : Grosse bouffée de fumée de tabac sucré. Du caramel, de la noix fraîche. Une bonne dose de cassonade brune. Et plein de fruits noirs (mûre, myrtille, prune). Belle puissance au niveau de ce nez, qui ne s’évente pas facilement et est même limite envoûtant.
  • Bouche : Gourmandise fumée pour la résumer. Du sirop de fruits noirs, de la cassonade, du tabac, du fruit à coque, et toujours cette fumée comme fil conducteur.
  • Finale : La fumée boisée reste longtemps en bouche. Les fruits noirs restent à ses côtés un bon moment.
  • Verdict : Un TRÈS beau Bunna tourbé (fumé serait un terme plus adéquat), équilibré et cohérent de bout en bout. Il lui manque juste un brin de finesse et de peps pour être extra.
  • 88/100.


Et donc, fort différent (en relisant ma note de l'époque, puisque je n'ai pas fait de face à face) du Bunna précédent qui lui n'était pas tourbé / fumé. Comme quoi deux whiskies distillés le même mois dans la même distillerie peuvent être très différents; et dans ce cas-ci on ne peut pas incriminer l'empreinte des fûts puisque le tourbé vient du procédé de distillation (lors du séchage du malt) et non pas de maturation. Sauf si ce Bunna a été maturé dans un fût ayant d'abord contenu du Sherry, puis du whisky très tourbé; mais c'est hautement improbable.



Disponible au Chemin des Vignes (Bruxelles) pour un peu moins de 100 euros, et peut-être (sur commande ?) chez W Comme Whisky (La Louvière), We Are Whisky (Jauche), et Watch Smell Taste & Having Fun (Liège).

dimanche 16 avril 2017

Highland Park 1995/2017 The Cooper’s Choice, 21 ans, 49.5%

Après vous avoir parlé de deux Springbank l'un après l'autre, voici venu le temps (non pas des rires et des champs, mais) de vous proposer deux Highland Park, ici aussi l'un après l'autre.

Si c'est Talisker qui m'a fait succomber au côté obscur du single malt, c'est bien Highland Park qui m'a enfoncé définitivement la tête dedans quand j'ai posé mes narines et mes lèvres sur le HP25 officiel.

Depuis, mes rapports avec HP ont été houleux: en officiel, je n'ai plus jamais rien trouvé ayant un bon rapport qualité / prix, et je suis vachement vénère face à l'invasion de NAS officiels et autres quilles de collection sensées représenter des anciens dieux nordiques.
Du coup, je laisse les HP officiels sur le bord de la route, pour me tourner vers les indépendants. Et même chez les indépendants, il n'est pas rare que je croise de l'HP qui ne me plaise pas du tout. J'ai l'impression que la qualité peut parfois être assez aléatoire chez cette distillerie.

Cet HP-ci est donc proposé par The Cooper's Choice (Again. Je fais du ping pong entre The Cooper's Choice et Cadenhead, ces temps-ci. D'ailleurs le prochain HP dont je parlerai sera un Cadenhead. Again itou.), est âgé de 21 ans, est proposé en brut de fût, et a été fini en fût de Sherry.


Highland Park 07.1995 / 2017 The Cooper’s Choice, 21 ans, Sherry Cask Finish n° 9481, 49.5%, 335 bouteilles

    https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEh5jciVFhTF2ONVf6tjI0IjCieeeQp7zEKLYkmBDXMx0MldQIHN8K1RLvT-Syom7WdlwFo0Yi92eWzZoYg7PLKwenRARkHkYyJ32MVxTdUQmg949hRUITAQrFykozE_6e-nROSpEDM7QN0C/s1600/HighlandPark1995CC.jpg
  • Nez : De l’abricot sec, du raisin blanc confit. Une légère fumée sucrée, du tabac doux et des épices exotiques. Un nez présent et ample.
  • Bouche : Douce et sucrée, puis rapidement épicée. De l’abricot sec poivré, du sirop de mirabelle, et de la poussière de bois.
  • Finale : Moyenne. L’abricot continue son bonhomme de chemin ; il se fait sirop et coule dans la gorge. De la fumée boisée et épicée l’accompagne.
  • Verdict : Un HP bien charpenté, goûtu, et fort présent. Le finish Sherry apporte cet abricot sucré présent de bout en bout, mais n’écrase pas la fumée typique de la distillerie. Un whisky sympa, gourmand sur papier mais pas si facile d’accès que ça en pratique ; et qui peut s’avérer écœurant en fin de dram.
  • 87/100.







Disponible pour ±150 euros (pour un 21 ans... Hé oui, HP en indépendant prend le même ascenseur que Springbank, pffff) au Chemin des Vignes (Bruxelles), et peut-être sur commande chez We Are Whisky (Jauche), W Comme Whisky (La Louvière) et Watch Smell Taste & Having Fun (Liège).

mercredi 12 avril 2017

Springbank 1998/2016 The Cooper's Choice, 18 ans, 46%

Tant qu'à parler de Springbank, autant aussi parfois parler d'embouteillages indépendants, beaucoup plus rares que les officiels en ce qui concerne cette distillerie.

Après le 11 ans Local Barley (officiel) qui m'a laissé sur ma faim, voici un embouteillage proposé par The Cooper's Choice (de plus en plus incontournable vu son bon rapport qualité / prix comparé au marché global du whisky).
Ce Springbank-ci a maturé 18 ans dans un fût de Sherry de second (voire plus, mais ce n'est pas spécifié) remplissage, et est réduit à 46%. Se positionnerait-il en concurrent du 18 ans officiel, lui aussi affichant 46% au compteur ?



Springbank 05.1998 / 2016 The Cooper's Choice, 18 ans, Refilled Sherry Cask 116, 46%, 300 bouteilles


    https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjUZXRtdhGiwLPb6f-LNomGlmnVX6nfRwC4lu_-09I_lgqASAUoWaFsljfJUn2lrOtLvaLovIflNeQ0mhojKfWTgTGdYY_vHguGeKXFK2yHM-UHMZxIvpnI7xCzvzLYgFUtX7UXkMOn_-y1/s1600/Springbank1998CC.jpg
  • Nez : Très typique de la distillerie, avec de la fumée calcaire et du minéral très présent. Mais aussi de fugaces herbes aromatiques séchées, et toute la panoplie qu’apporte un fût de Sherry : du tabac, du raisin sec, de la noix, de l’orangette, des épices douces.
  • Bouche : Douce, fruitée, et sucrée. Presque trop facile, trop accessible pour du Springbank. Peut-être à cause de la réduction ? Du tabac doux, du fruit jaune confit, du caramel, du sirop de raisin noir. Les épices douces sont toujours là, elles aussi ; tout comme la fumée minérale (mais qui est, ici, plus discrète).
  • Finale : Moyenne. Les épices pétillent au palais. Le tabac se fait résiduel, tandis que la fumée et le fruit sucré disparaissent.
  • Verdict : Un super nez, fort typique (je kiffe !). La réduction se sent un peu trop en bouche, je trouve, pour ce genre de whisky qui, selon moi, est plus charmeur avec quelques chevaux de plus sous le capot. Ceci dit, c’est un bon Springbank (surtout le nez), accessible aux néophytes de cette distillerie. Dommage pour le prix, très élevé, qui l’handicape fortement face au 18 ans officiel, lui aussi à 46%.
  • 88/100.




Parlons de ce prix, justement, car c'est là que le bas blesse. Springbank devient de plus en plus cher, aussi bien en officiel mais surtout chez les indépendants où les prix explosent les plafonds. Celui-ci se négocie 275€ en Belgique (au Chemin des Vignes à Bruxelles, notamment), ce qui est bien au dessus du 18 ans officiel (qui se négocie aux environs des 120€). Ça fait quand même cher pour un whisky de 18 ans d'âge, réduit qui plus est. Mais c'est malheureusement devenu le prix du marché pour du Springbank chez les embouteilleurs indépendants, le résultat du fait que Springbank soit une des distilleries les plus "hype" du moment.

dimanche 2 avril 2017

Glenturret 1986/2017 The Cooper's Choice, 30 ans, 48.5%

Glenturret n'est pas spécialement une distillerie qui fait se déplacer les foules. Et pourtant, il y a moyen d'en trouver de bons embouteillages. Bon OK, là j'enfonce une porte ouverte: il y a moyen de trouver de bons embouteillages de toutes les distilleries. Il faut juste plus chercher pour certaines que pour d'autres ;-)

Concernant Glenturret, c'est surtout dans les vieux whiskies que je pourrais trouver mon bonheur. Un 30 ans d'âge, embouteillé (en brut de fût) par The Cooper's Choice; sur papier c'est attirant. Voyons voir ce qu'il a dans le ventre...


 

 

https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjLiNsHQ9Sq-CH_N5i-fWbc8x7WARcFf3SPTWfEKiYsnGuONEQnNNjob52qTMx1w6RG1jAS0YRM56LWS8I3PbFIQP4BCMzBSBC5RC_R7q34DmjfeGphGlj6oTE7yYreUDRn83UqeIScPXDW/s1600/Glenturret1986CC.jpg 

Glenturret 12.1986 / 2017 The Cooper's Choice, 30 ans, Bourbon Cask 338, 48.5%, 300 bouteilles

  • Nez : Du fruit blanc confit, du vernis omniprésent (qui s’estompe rapidement avec l’aération), de la poussière de bois. Un nez aérien, léger, et fin.
  • Bouche : La finesse est de mise ici aussi, dès l’entrée de bouche. Pas d’agressivité, mais un joli fruité sur le sirop d’abricot boisé. Une pichenette d’épices douces. Le sucré roule sur la langue.
  • Finale : Le bois noble est toujours présent, sans être oppressant. Une légère sécheresse s’installe. Les épices restent présentes, accompagnées d’une amertume appuyée.
  • Verdict : Les 30 ans passés dans le fût se ressentent, ce sont le sirop de fruit et le bois qui marquent leur empreinte. Un beau dram qui demande du temps pour se faire déguster, à ne pas bâcler.
  • 88/100.








Disponible au Chemin des Vignes (Bruxelles) pour 190 euros.

lundi 20 mars 2017

Glenrothes "The Sherry Bomb" The Cooper’s Choice, 57% (NAS)

Il est assez rare que je parle de whiskies NAS (No Age Statement, c'est-à-dire sans âge indiqué) que le Blog. Et encore moins de NAS proposés par des embouteilleurs indépendants; la mouvance des NAS étant jusqu'à présent surtout l'apanage des embouteillages officiels.
Mais, comme je l'avais souligné dans mon bilan de 2016, les NAS commencent aussi (et de plus en plus) à apparaître chez les indépendants, qui ont de plus en plus difficile à trouver des fûts de whisky âgé à prix intéressant. Ils sont pris à la gorge, et sont obligés de proposer des whiskies de plus en plus jeunes pour ne pas disparaître.

Ceci dit, The Cooper's Choice fait quand même partie des embouteilleurs qui sont le moins en danger. Il a déjà un bel historique derrière lui et sort un bon nombre de bouteilles par an, dont de (très) vieux whiskies.

Ce Glenrothes-ci est donc un NAS (comme vous l'aviez deviné ;-) ), dont l'étiquette affiche clairement le style: c'est un "Sherry Bomb" issu d'un premier remplissage d'Oloroso; et en brut de fût.

Glenrothes "The Sherry Bomb" The Cooper’s Choice, Bottled 2017, First Fill Oloroso Sherry Butt n° 6109, 57%, 420 bouteilles (NAS)


  • Nez : Du tabac, de l’orange au chocolat noir, de la cassonade caramélisée, du fruit noir sec et confit. Quelques épices douces par moments. La gourmandise caramélisée augmente au cours du temps.
  • Bouche : Les 57% se font sentir au début, il faut un moment pour s’y habituer. Une fois fait, la cassonade, le fruit noir, les épices douces s’installent.
  • Finale : La chaleur de l’alcool irradie. Du bois, des épices piquantes, et une sécheresse qui apparaît. Légère amertume boisée.
  • Verdict : Un bon gros Sherry, bien bourrin. Pas fort subtil, mais efficace dans son genre. A mettre dans la même catégorie que l’Aberlour A’bunadh, à qui il ressemble fort.
  • 86/100.
Disponible pour une soixantaine d'euros au Chemin des Vignes à Bruxelles. Dans la même gamme de prix que l'A’bunadh aussi.

samedi 31 décembre 2016

Le whisky en 2016: mon bilan de l'année écoulée

Halala... J'avais tellement de choses à dire l'an passé, dans mon bilan 2015...

Quand je regarde dans le rétroviseur braqué sur 2016, je me rends compte que je pourrais presque faire un copier/coller de mon bilan de l'an dernier. La seule différence étant que (presque) tout s'est accentué.

L'invasion du NAS:

On peut copier/coller. Sauf que cette année la NASIsation a commencé à toucher de façon notable les embouteilleurs indépendants qui proposent non seulement des whiskies de plus en plus jeunes, mais aussi des sans âges indiqués.

Le rajeunissement global et les distilleries moins renommées chez les indépendants:

On peut copier/coller. Des whiskies de plus en plus jeunes en IB (oserais-je nommer les jeunes Caol Ila de 2007 / 2008, par palettes entières ?). Et les mêmes distilleries dont les embouteillages hasardeux non envahissent. Ben Nevis, Speyside Distillery, Bunnahabhain. En cette fin d'année 2016, ce sont des brouettes de Ballechin qui se déversent sur nous; non seulement des officiels / Signatory, mais aussi chez d'autres embouteilleurs (comme Van Wees par exemple).

Le retour du blend:

On peut copier/coller. De plus en plus de blends apparaissent chez les embouteilleurs indépendants. Pour le moment la plupart affiche encore un âge vénérable, mais la tendance genre XO (Xtra Old... mouais, ça ne me parle pas, quoi) ou sans âge commence à grandir.

Les prix qui flambent:

La question qui continue de fâcher les amateurs. Non seulement on peut copier/coller, mais c'est bien pire que l'an dernier. Malgré un événement marquant qui s'est passé en 2016 et qui aurait dû, en théorie, si pas inverser la tendance au moins la stabiliser: le Brexit.
En effet, le Brexit a engendré une grosse gamelle de la Livre Sterling par rapport à l'Euro. "La bonne affaire, le whisky va coûter moins cher !".
C'est vrai si on achète son whisky directement à des webshops basés aux Royaumes Unis et affichant des prix en Livre Sterling. Une bouteille à £100 nous coûtait 140 euros il y a un an. Une bouteille à £100 nous coûte aujourd'hui 115 euros. Le calcul est vite fait.

Étant donné que le prix du whisky écossais se négocie en Livre Sterling, on aurait pu croire que les distributeurs qui achètent les bouteilles là-bas pour les revendre ici et les embouteilleurs qui achètent leurs fûts à embouteiller s'y retrouveraient et pourraient eux aussi répercuter cette différence de prix due à la conversion £ --> € sur le prix final en boutique. Et c'est là qu'on constate que non seulement ce n'est pas le cas, mais qu'en plus les prix ont de nouveau fait un gros bond vers le haut, parfois de plus de 30% !! Là, je ne comprends plus rien, surtout qu'on ne peut même pas blâmer les accises et les taxes puisqu'il n'y en a pas eues de nouvelles depuis le Brexit ! Il serait bienvenu que certains professionnels du secteur s'expliquent sur cette question, car ça me paraît bien flou et ça suscite même pas mal de suspicions en ce qui me concerne.

Bref, le whisky est encore (beaucoup) plus cher fin 2016 que fin 2015 ! :-(

Les tendances pour l'avenir:

On peut copier/coller. Aucun gros crash imminent encore, c'est toujours l'El Dorado pour le whisky. Nous ne sommes pas encore en 2020, ceci dit.
Sauf que... de plus en plus de vrais amateurs en ont marre de grogner sur les prix délirants et plaquent le whisky pour se tourner vers d'autres passions, qu'elles soient spiritueuses ou non. Et je me comprends dedans, ma passion pour le single malt s'effrite de plus en plus.
Sauf que... de plus en plus d'embouteilleurs indépendants proposent d'autres spiritueux dans leur portfolio, que ce soit du rhum, du Cognac, ou du gin, ou autre. Ils se rendent compte que la situation ne pourra pas durer indéfiniment et amorcent déjà pleinement le virage de la reconversion.

Et moi alors, dans tout ça ?

Le goût amer que j'avais en bouche l'an passé s'est peu à peu transformé en fatalisme. Oui je continue de beugler sur les prix pratiqués (et ça ne risque pas de changer), mais sur le plan personnel je me penche de moins en moins sur plein de bouteilles. "Quel âge ? 20 ans ? Quel prix ? 200 boules !! Mouhahaha..." Et je la repose, même pas envie de goûter, encore moins envie d'en parler sur le Blog. Aucune envie de parler ou de défendre un produit (au sens général du terme) auquel je ne crois pas... auquel je ne crois plus. Je deviens fataliste, débrouillez-vous avec vos bouteilles pour gogos fortunés; je m'en lave les mains. En 2017, je ne m'intéresserai (avec objectif d'achat éventuel) qu'aux bouteilles qui ont un rapport qualité / âge / prix acceptable. Et donc forcément, j'achèterai beaucoup moins. De moins en moins... Pour finir par ne plus rien acheter du tout d'ici deux ans je pense. Voilà, l'échéance je la pose là hein... Deux ans. Ça me laisse quand même un peu de temps pour vous parler de choses et d 'autres. Mais les publications sur le Blog risquent de s'espacer de plus en plus, du coup.

En 2017, je vais probablement, outre freiner mes achats (encore plus qu'en 2016), freiner mes déplacements divers "longue distance" en festivals et autres tastings et me recentrer sur moi-même. J'ai néanmoins un gros projet whisky pour 2017, une quête initiatique, un pèlerinage: 10 jours à Campbeltown ! Et bien évidemment, je relaterai (à posteriori) mon périple sur le Blog. Histoire de boucler la boucle.

Et mes coups de coeur de 2016, alors ?

J'ai quand même goûté (et acheté) de très bonnes choses en 2016. Je n'ai pas goûté au cours de cette année que des choses embouteillées en 2016, mais il me semble logique de ne sélectionner dans mon top 5 que des whiskies embouteillés dans l'année écoulée.
Le whisky en 2016: mon bilan de l'année écoulée
Cette année-ci, c'est un Littlemill qui se hisse en haut du podium. Sûrement la dernière année où c'était possible, d'ailleurs, les prix étant devenus tellement délirants.
Ce Littlemill-ci a évidemment une place à part dans mon coeur, puisque j'ai sélectionné le fût. Mon numéro 1 est donc complètement subjectif, na ! Mais je l'ai quand même coté 92 (et je pense avoir été honnête dans ma cotation, sans le surcoter), place méritée sur ce podium.
Hé oui, "seulement" un 92 en première place. Aucun 93/100 dans ce que j'ai goûté cette année. Suis-je devenu trop difficile, ou la qualité globale a-t-elle encore baissé ? C'est la question qu'on peut se poser chaque année, et qui n'aura probablement pas encore de réponse en cette fin 2016.

2. Kilkerran 12 ans, 46% (OB) – (89/100).
Un Kilkerran était premier l'an passé, un Kilkerran est second cette année-ci. Sans conteste possible le meilleur rapport qualité / prix de l'année, un whisky fort bien abouti vendu pour moins de 50€ à sa sortie. Un profil rustique comme je les aime. Bref, une réussite, bravo Glengyle.
Si cette année il n'est pas numéro 1, malgré la même cote que le WIP7 en fût Bourbon, c'est que je trouvais quand même le WIP7 plus savoureux; ce 12 ans-ci souffrant peut-être (très peu) de la réduction à 46%.

L'OVNI de l'année, la surprise totale, le whisky improbable. On serait passé 30 fois à côté sans même s'en apercevoir, le nom Inchmurrin ne faisant rêver personne. Et pourtant, en le goûtant, on ne peut qu'être conquis. Tous ceux à qui je l'ai fais goûter ont été séduit (et un nombre non négligeable en a même acheté une bouteille), d'ailleurs.
Je vais surveiller de près les vieux Inchmurrin qui sortiront dans l'avenir.

LE whisky qui a fait le buzz en début d'année. Unanimement plébiscité et bien accueilli, on se l'est arraché. C'est la première fois que j'ai eu autant de mal pour me procurer une bouteille.
Non seulement je l'ai apprécié à l'ouverture de la bouteille, mais il a merveilleusement évolué. Si sur le plan personnel je lui avais attribué un 89/100 (voir ma publication de l'époque), je revois largement ma copie en cette fin d'année tellement il me plaît de plus en plus: je lui attribuerais un bon 91/100 sur la bouteille ouverte depuis un bout de temps et "aérée".

Une année sans Cadenhead dans mon classement aurait été bien morne, pas vrai ? Et pourtant, les deux seules bouteilles parmi celles que j'ai pu goûter chez Cadenhead et qui m'ont vraiment marqué en 2016 sont ce Dalmore-ci et le Caol Ila 36 ans Authentic Collection (mais qui était hors budget pour moi).
Si j'ai choisi ce Dalmore dans ce top 5, c'est qu'il est rare de trouver un Dalmore aussi bon (désolé de le dire, mais les Dalmore officiels sont quand même pas terrible du tout, hein. Et non, je ne parle pas de la série Constellation qui est hors catégorie), en brut de fût, et à un prix aussi attractif à sa sortie. J'ai vraiment été étonné et séduit, ce qui lui vaut sa place dans ce top 5.


Mon choix de ces 5 bouteilles s'est plus ou moins facilement imposé de lui même à moi; sans même trop me creuser la tête. J'ai pourtant croisé d'autres whiskies qui m'ont laissé bonne impression, il y a pas mal de bouteilles qui se retrouvent au pied du podium mais qui méritent une mention; comme par exemple (sans ordre particulier)
  • le Caol Ila 36 ans Cadenhead's Authentic Collection
  • le Lochside 1967 The Cooper's Choice
  • les Golden Grain de chez The Cooper's Choice
  • le premier Littlemill 1984 The Cooper's Choice sélectionné en début d'année par (entre autres) votre serviteur
  • les Caol Ila 1984 Cadenhead
  • le Ballechin 12 ans Signatory Vintage pour la Belgique (un autre OVNI inattendu)
  • le Glenrothes 19 ans en fût de Sherry de chez Claxton's (dont je n'ai pas encore parlé sur le Blog, ce sera le cas début 2017).
En voyant ces mentions, le nom The Cooper's Choice saute aux yeux. En effet, je trouve que cet embouteilleur a sorti une belle pelletée de belles bouteilles, très qualitatives, et l'un dans l'autre à un prix honnête par rapport à la qualité et à l'âge affiché. Oui, le Lochside 1967 reste une bouteille onéreuse, mais chez n'importe quel autre embouteilleur elle aurait été beaucoup plus chère.
Il est aussi vrai, et je l'admets sans ombrage et en pleine transparence: j'ai des facilités pour goûter les nouveaux embouteillages The Cooper's Choice, ce qui me permet de tout passer en revue et de ne rater aucune bonne bouteille. Ce n'est évidemment pas le cas chez les autres embouteilleurs et distributeurs d'embouteillages officiels, je passe donc à côté de beaucoup de choses chez ceux-ci. Mais c'est le jeu ma bonne Lucette: si je ne peux pas goûter, je ne peux pas en parler; et je ne peux parler que de ce que j'ai goûté. CQFD.

En conclusion...

Mine de rien, on arrive encore plus ou moins à trouver des bouteilles à son goût pour un budget qui nous est acceptable (chacun ayant le sien, bien évidemment). Mais on doit, de plus en plus, faire l'impasse sur de plus en plus de bouteilles qui sont hors budget. Cette année 2016 était moins bonne en terme de qualité / âge / prix que ne l'était 2015, mais sera fort probablement meilleure que ne sera 2017 sur ce même point. D'où l'échéance de deux ans que je me suis posée, car je suis de plus en plus persuadé que je ne pourrai pas suivre le mouvement et que ma frustration ne fera que grandir.

Je vous souhaite à tous et toutes (même aux rageux qui ne me portent pas dans leur cœur, désolé les gars mais si vous ne savez pas supporter les personnes qui disent ce qu'elles pensent et des vérités qui font mal, commencez donc par vous remettre en question :-) ) une excellente année 2017, remplie de bons whiskies qui correspondront à vos critères personnels.
Le whisky en 2016: mon bilan de l'année écoulée

dimanche 25 décembre 2016

Littlemill 1984/2016 The Cooper's Choice pour La Boutique du Chemin, 32ans, 46.9%

Début 2016, j'avais eu le privilège de participer à la sélection d'un fût de Littlemill 1984 The Cooper's Choice pour La Boutique du Chemin. Fort du succès que ce Littlemill (rapidement sold out), Ludo (le gérant du Chemin des Vignes de Stockel et du web shop La Boutique du Chemin) a eu envie de remettre le couvert.

Après de âpres négociations, The Cooper's Choice a accepté de céder un second fût de Littlemill 1984 à La Boutique du Chemin. Cette fois, le choix pouvait se faire entre 2 fûts différents: le rescapé des 3 fûts du début d'année (un ayant été sélectionné à ce moment-là, un autre ayant été cédé à Whiskymax en Allemagne), et un qui était en principe destiné aux États Unis (mais le distributeur américains n'a jamais donné suite à la proposition de The Coopers' Choice... Y sont cons les Ricains parfois, quand même !!!).
Littlemill 1984/2016 The Cooper's Choice pour La Boutique du Chemin, 32 ans, 46.9%
Si en début d'année le choix s'était fait suite à une concertation entre 5 intervenants (dont moi), cette fois-ci Ludo m'a entièrement fait confiance pour la sélection entre les deux possibilités de fût. Je ne me suis pas fait prier, et je lui en suis très reconnaissant de cette marque de confiance.

Afin de ne pas être influencé par le numéro de fût, j'ai goûté les deux échantillons en aveugle. Même si les deux étaient très bons et dignes d'être embouteillés, un m'a plus séduit que l'autre; et il s'est avéré que c'était le fût n° 3898, qui était destiné au marché américain. Tant mieux que le distributeur n'ait pas sauté sur l'occasion (mais quel bièsse !!), et tant mieux pour nous !!

Ludo a donc réservé le fût 3898, mais a rapidement décidé de post-poser de quelques semaines son embouteillage afin de pouvoir proposer un Littlemill de 32 ans d'âge.
Les précommandes ont ensuite été ouvertes... et ont été plus que rapides: tout le fût a été vendu en moins de 7 heures !! Je n'en reviens toujours pas de la rapidité à laquelle plus de 200 bouteilles peuvent trouver acquéreur... Et même plus, puisque des limitations sur le nombre de bouteilles allouées ont du être appliquées car beaucoup plus de réservations ont été faites que de bouteilles disponibles.

Le fût a finalement été embouteillé début décembre et livré en Belgique le 06 décembre. Tout un symbole: Merci Saint Nicolaaaaas ! :-D
Voici donc ma note de dégustation de ce Littlemill après sa mise en bouteille (et donc pas celle du cask sample de septembre dernier).

Littlemill 11.1984 / 2016 The Cooper's Choice, The 2nd Release – Specially Selected for La Boutique du Chemin, 32 ans, Bourbon Cask 3898, 46.9%, 235 bouteilles


  • Nez: La corbeille de fruits blancs et jaunes bien mûrs et super juteux. Miaaaam ! Abricot, pêche, babane, mangue, poire. Du sirop de pamplemousse; et aussi une fine poussière végétale, comme du pollen sec, qui virevolte.
  • Bouche: Du sirop de banane verte, de la gelée de pêche. Du fruité sucré et onctueux. Du pamplemousse blanc, très légèrement acidulé, s'installe. Et derrière celui-ci se faufile de la tige de fleur.
  • Finale: Moyenne. Une vague de jus de mandarine afflue, accompagnée par le végétal floral. Une mini pincée d'épices douces atterrit sur la langue.
  • Verdict: Un fruité d'une divine délicatesse, sans aucune agressivité (même pas de très loin, d'ailleurs, tellement c'est fin). Un plaisir de bout en bout et de chaque instant. Encore !!!
  • 92/100.

Sold out en précommande (au prix de 275€) il y a déjà plusieurs mois d'ici.

mercredi 14 décembre 2016

Caol Ila 1991/2016 The Cooper’s Choice, 25 ans, 46%

Ha, du Caol Ila. Again. Y avait longtemps...

Cher lecteur (Oui, toi, là. Oui oui, celui qui est en train de lire cet article): si tu n'aimes pas Caol Ila ni, en général, le whisky tourbé; tu peux fermer la fenêtre de ton navigateur et vaquer à tes occupations.
Si par contre tu es, comme moi, très amateur de Caol Ila, cette note devrait t'intéresser :-).
Caol Ila 1991/2016 The Cooper’s Choice, 25 ans, 46%
En plus d'être "juste" un Caol Ila (ce qui est suffisant pour attirer mon attention), celui-ci affiche un beau 25 ans d'âge. Un bel âge, déjà bien avancé diront certains, pile poil dans la tranche d'âge que j'apprécie dans le whisky.
Issu d'un fût de second (ou plus ?) remplissage de Sherry (un Butt étant quasi toujours un fût de Sherry), il a été embouteillé il y a peu par The Cooper's Choice, qui décidément propose de plus en plus souvent des choses intéressantes je trouve.

Allez, la note !!...

Caol Ila 07.1991 / 2016 The Cooper’s Choice, 25 ans, Refill Butt 8193, 46%, 525 bouteilles


  • Nez : Rond et appétissant. De la tourbe cendrée enrobée de sirop de prune jaune. Très légère fraîcheur résineuse. De la poussière minérale apparaît ensuite.
  • Bouche : Facile, ronde, sucrée, gourmande. Du sirop d’orange légèrement acidulée, de la banane verte, du raisin blanc. Un beau gros rayon de miel. Et recouvrant cette rondeur ambiante, la tourbe minérale toujours bien présente mais qui n’arrache pas la bouche. Des épices exotiques se montrent aussi.
  • Finale : Le fruit devient abricoté et un peu amer. Du bois fumé picote au palais, tandis que la résine (mentholée) du nez refait surface.
  • Verdict : Même si il manque un peu de puissance en bouche, ce Caol Ila est fort agréable, suffisamment complexe, facile d’accès (pour un Caol Ila) et fort fréquentable.
  • 88/100.
Disponible pour ±160€ au Chemin des Vignes à Bruxelles (ou sur commande chez We Are Whisky et W Comme Whisky). Un prix dans le marché (mais pas spécialement bon marché) pour un whisky de cet âge.

jeudi 24 novembre 2016

Balmenach 2003/2016 The Cooper’s Choice, 12 ans, 46%

Je ne parle pas souvent de Balmenach (c'est peu de le dire... ce sera seulement la deuxième fois sur ce Blog). Et pour cause... en embouteillages officiels, il n'y a tout simplement rien. Pas un seul depuis une petite quinzaine d'années.

C'est du côté des embouteillages indépendants qu'il faut fouiller pour trouver des Balmenach intéressants. Et comme souvent, il vaut mieux goûter avant d'acheter, car on trouve de tout et du n'importe quoi.
Balmenach 2003/2016 The Cooper’s Choice, 12 ans, 46%
Personnellement, j'ai trouvé celui-ci très sympa. Et je n'ai pas été le seul dans le cas, il a eu son petit succès lors d'un tasting The Cooper's Choice que j'ai récemment animé pour un whisky club de la région liégeoise.

Balmenach 08.2003 / 2016 The Cooper’s Choice, 12 ans, Bourbon Cask 0438, 46%, 255 bouteilles


  • Nez : Beaucoup de pomme jaune, un peu de zeste de citron, du raisin blanc, et une fine poussière de pelure de banane verte. Une pincée de gingembre flotte au-dessus du fruit.
  • Bouche : On continue sur cette voie. Du sirop de pomme jaune, un gros trait de citron, et une pincée de gingembre.
  • Finale : Moyenne. La fine fumée fruitée du nez devient ici plus présente, tandis que la pomme persiste.
  • Verdict : Un profil classique, mais très facile d’accès et bien fait. Un bon petit whisky.
  • 86/100.
Disponible pour ±85€ au Chemin des Vignes à Bruxelles (et sur commande chez We Are Whisky à Jauche et W Comme Whisky à La Louvière). Pas donné pour un 12 ans d'âge réduit, mais ce n'est que le reflet de la mouvance générale du marché du whisky :-/.

mardi 25 octobre 2016

Golden Grain 1964/2016 The Cooper's Choice pour la Boutique du Chemin, 51 ans, 49.5%

Ce n'est pas un secret, j'entretiens de bons rapport avec le gestionnaire du Chemin des Vignes / La Boutique du Chemin, située à Bruxelles. Ces bons rapports m'ont permis d'avoir l'immense privilège de pouvoir aider à la sélection d'un fût de Littlemill début 2016.

 

J'ai aussi parfois l'occasion de goûter des cask samples en "preview", avant que l'embouteillage ne soit effectué. C'est le cas pour ce Golden Grain, qui est aussi un embouteillage exclusif pour La Boutique du Chemin (mais pour lequel je n'ai pas effectué de sélection, il n'y avait qu'un fût disponible).

Pas de photo de bouteille pour illustrer cette note, puisque qu'elle n'est pas encore arrivée. Par contre je vous dévoile son étiquette. Et comme cette note concerne un "cask sample" (un échantillon tiré du fût), de légères différences pourraient se ressentir dans l'embouteillage final (qui, souvent, est même meilleur que l'échantillon goûté).

Ce Golden Grain-ci, tout comme le précédent noté sur le Blog, est un blend de whiskies de grain, l'assemblage ayant été créé en 1964 (à cette époque-là la traçabilité n'était pas ce qu'elle est aujourd'hui), impossible de savoir à présent ce qui compose ce blend.

Et, info juste en passant, ce 51 ans est un des whiskies les plus vieux que j'ai jamais eu l'occasion de goûter.

Golden Grain 1964 / 2016 The Cooper’s Choice, Specially Selected and Bottled for La Boutique du Chemin Brussels, 51 ans, Bourbon Cask 1303, 49.5%, 250 bouteilles

  • Nez : De la colle et du dissolvant est ce qui frappe d’entrée (et ce n’est pas péjoratif). Un bol de fruits secs se révèle bien vite, en écartant le dissolvant après un moment. Le sirop, miel, et caramel (très bourbonneux tout ça) arrivent alors. Après une aération de quelques minutes, du bois vert vient rafraîchir un chouia tout ça.
  • Bouche : Du bois caramélisé, de la vanille grillée. De l’abricot sec, du raisin noir, et pas mal d’épices exotiques légèrement piquantes. Dès la seconde gorgée, c’est le sirop de raisin sec sucré qui occupe l’avant-scène.
  • Finale : Longue. Le bois sec est présent, se mélangeant au raisin et à l’abricot secs. Une feuille de menthe virevolte au milieu. Les épices picotent légèrement la langue.
  • Verdict : Fin, doux, évolutif (surtout au nez), boisé mais pas trop, ce Golden Grain est très proche du précédent (le 50 ans) que j’ai goûté. Très proche point de vue profil, saveurs, sensations, et (logiquement) qualité globale. Il mérite donc la même cote.
  • 91/100.

Actuellement disponible en précommande (pour 212€) auprès de la Boutique du Chemin, que vous pouvez contacter à cette fin via son site web. Ce Golden Grain devrait arriver physiquement en Belgique début novembre, son prix normal sera alors de ±225€.

jeudi 11 août 2016

Bunnahabhain 2001/2016 The Cooper’s Choice, 14 ans, 46%

J'ai souvent l'impression que Bunnahabhain est le vilain petit canard de l'île d'Islay. Cette distillerie, même si elle a ses fans et qu'il en existe de très bons embouteillages, ne dispose pas de la même aura ni de la même notoriété que les autres distilleries de l'île. Il est vrai que le profil de Bunna peut s'avérer très varié, proposant aussi bien du tourbé que du non tourbé, du fût de Bourbon que du fût de Sherry; et ce chez de nombreux embouteilleurs indépendants.

Je ne vais bien évidemment pas de nouveau vous présenter The Cooper's Choice, j'en parle assez souvent (cet embouteilleur commence même à taquiner Cadenhead dans mon cœur, qui commence à balancer).

Bunnahabhain 2001/2016 The Cooper’s Choice, 14 ans, 46%

Il s'agit ici d'un Bunna assez jeune (14 ans), en fût de Sherry, et réduit (aie !) à 46%. Voyons ce que ça donne...

Bunnahabhain 2001/2016 The Cooper’s Choice, 14 ans, 46%
Bunnahabhain 10.2001 / 2016 The Cooper’s Choice, 14 ans, Sherry Cask n°1428, 46%, 420 bouteilles
  • Nez : Une pointe de soufre en premier nez, mais qui se calme après une courte aération. Du raisin sec, de l’abricot sec, du tabac, du 4 épices. Sont aussi présents le caramel, le bois de noix, et l’orangette. Un nez très typique et reconnaissable des whiskies en fût de Sherry.
  • Bouche : Du raisin confit, du sirop d’abricot, de la compote d’orange au chocolat noir. De la cassonade fondue et du tabac noir. Quelques épices douces.
  • Finale : Du bois épicé montre le bout de son nez, ainsi qu’une légère fraîcheur de thé vert. La compote de fruit confit au chocolat perdure un moment, puis c’est la chaleur épicée qui prend le relais.
  • Verdict : Le whisky de Noël par excellence : pas agressif, gourmand, capiteux. Parfait pour accompagner la bûche. La réduction est maîtrisée, et même presque bienvenue car elle apporte un équilibre et une facilité d’accès que le brut de fût n’apporterait pas obligatoirement. Par contre, c’est un gros Sherry, le profil de la distillerie est complètement occulté.
  • 87/100.

Disponible pour ±105€ au Chemin des Vignes à Bruxelles (Stockel) et (peut-être sur commande) chez We Are Whisky (Jauche) et W Comme Whisky (La Louvière). Pas spécialement bon marché pour un 14 ans réduit, je trouve...

samedi 30 juillet 2016

Croftengea 2006/2016 The Cooper’s Choice, 10 ans, 46%

Croftengea ? Voilà autre chose, tiens.... C'est quoi ça, Croftengea ? Le nom d'un nouveau blend ? Un whisky "teaspooné" ? Un whisky dont la distillerie n'est pas connue, alors on lui colle un nom aléatoire sur l'étiquette ?

Hé bien non, détrompez-vous, rien de tout ça. Croftengea est le nom du whisky tourbé produit par la distillerie Loch Lomond. Comme l'est Ledaig pour la distillerie Tobermory, en somme. Sauf que Ledaig est vachement plus célèbre que Croftengea, dont seulement 22 embouteillages différents sont recensés sur la base de données participative Whiskybase.

Croftengea 2006/2016 The Cooper’s Choice, 10 ans, 46%

Bref, je n'avais jamais entendu le nom Croftengea avant qu'on ne m'en mette une bouteille sous le nez. Et c'est bien pour ça que je vous en parle aujourd'hui; afin que vous aussi vous puissiez avoir un sujet de conversation intéressant lors de la prochaine réception de l'ambassadeur de Syldavie à laquelle vous serez invité.

Croftengea 2006/2016 The Cooper’s Choice, 10 ans, 46%
Croftengea 03.2006 / 2016 The Cooper’s Choice, 10 ans, Bourbon Cask n°498, 46%, 370 bouteilles
  • Nez : De la paille fraîche, du citron, de la fumée d’étable (oui, ça sent un peu la bouse de vache par moments). De la céréale vanillée. Ça sent le jeune et ça sent la ferme. Après aération, la tourbe fermière se met en veille pour laisser la part belle au malt vanillé.
  • Bouche : Beaucoup de malt vanillé. Légère acidité citrique. Du sirop de poire. Une fine couche de cendres froides et un nuage de fumée fermière.
  • Finale : Moyenne. Une fraîcheur mentholée, médicinale, envahit la bouche. Le citron vanillé reste un moment.
  • Verdict : En aveugle, ça ressemble très fort à du Ledaig, mais en moins monolithique je trouve. Les fans de ce genre de whisky s’y retrouveront. Pas mal fait, mais pas une découverte extraordinaire (en ce qui me concerne en tout cas) non plus.
  • 85/100.

Disponible pour 65€ au Chemin des Vignes à Bruxelles, et peut-être (renseignez-vous !) sur commande chez We Are Whisky (Jauche) et W Comme Whisky (La Louvière).

vendredi 22 juillet 2016

Garnheath 1967/2016 The Cooper's Choice, 48 ans, 41.5%



Garnheath 1967/2016 The Cooper's Choice, 48 ans, 41.5%

Garnheath, c'est la distillerie des Lowlands dont personne n'a entendu parler; pas même moi jusqu'octobre 2015 (j'en avais parlé, si si).
Après un 1978 et un 1986, voici que The Cooper's Choice nous propose un... 1967, soit un whisky (de grain) âgé de 48 ans. Ha. Rien que ça...
Celui-ci est affiché en brut de fût, mais ne tire qu'à 41.5%. Les anges se sont bien bourré la gueule au passage :-)
Bon, c'est pas tout ça, mais penchons-nous sur ce vieux whisky de grain, puisqu'il n'y a pas grand chose à dire de plus sur la distillerie elle-même qu'il n'avait été dit en octobre dernier.


Garnheath 1967/2016 The Cooper's Choice, 48 ans, 41.5%

Garnheath 06.1967 / 2016 The Cooper’s Choice, 48 ans, Bourbon Cask n°9157, 41.5%, 170 bouteilles
  • Nez : Une vague de miel sucré. De la vanille, et du bois vert. Côté fruit, c’est plutôt la datte sèche et collante qui domine. Après aération, une coulée de colle liquide.
  • Bouche : Sage pendant quelques secondes, ensuite des épices douces et exotiques. Le miel est toujours fort présent et domine l’ensemble. Un peu d’abricot, et un plein bol de dattes sèches. Pas mal de vanille en toile de fond. Très facile d’accès.
  • Finale : Courte. Une traînée d’épices exotiques s’étire sur la langue, accompagnée de poussière de bois.
  • Verdict : Le nez est fin et délicat, mais pas très complexe. La bouche est très facile, mais aurait pu être plus subtile. Ce grain est néanmoins très bon et très agréable. C’est surtout le nez qui me séduit.
  • 88/100.
Disponible au Chemin des Vignes (Bruxelles / Stockel) pour 340€. Ha quand même, les prix des vieux grains eux aussi prennent l'ascenseur :-/ Peut-on espérer une stabilisation des prix suite au Brexit et à la gamelle de la Livre Sterling ? Wait & See...

vendredi 8 juillet 2016

Lochside 1967/2016 The Cooper's Choice, 49 ans, 40.5%

Des embouteillages récents de Lochside, ça ne court plus vraiment les rues. Et pour cause, la distillerie est fermée depuis les années '90. Alors du Lochside, quand il y en a, ça coûte un bras. Un peu comme Littlemill en fait, mais encore en pire car il y en a eu beaucoup moins de fûts disponibles aux embouteilleurs indépendants.

Lochside 1967/2016 The Cooper's Choice, 49 ans, 40.5%

Il faut aussi faire la distinction entre des Lochside en single malt, et des Lochside en single grain. La distillerie a produit les deux types de whisky, alors ça peut prêter à confusion.

Si 1981 est considérée comme une des meilleures années pour du Lochside en single malt, il existe aussi de très bon Lochside des années '60 en single grain.

Hé puis tout à coup, v'là-t'y pas que The Cooper's Choice nous fourgue un Lochside en single malt distillé en... 1967 ! Oufti ! Un ovni, un truc complètement improbable mais qui, sur papier, pourrait être une tuerie intersidérale.

Bon, j'arrête de vous faire saliver, on passe à la note...

Lochside 1967/2016 The Cooper's Choice, 49 ans, 40.5%
Lochside 02.1967 / 2016 The Cooper’s Choice, 49 ans, Bourbon Cask n°806, 40.5%, 425 bouteilles
  • Nez : Une grande finesse, une douceur directe, et des saveurs fondues qui se marient dans une harmonie certaine. Du miel d’arbre fruitier, de l’abricot, du sirop de mandarine. De la fougère humide qui passe par moments. Le nez continue d’évoluer dans le temps, sur la corbeille de fruits et la fleur d’abricotier.
  • Bouche : Le miel de fleur et le jus de mandarine sucré dominent. De la pâte de fruit à l’abricot. Un mariage harmonieux. Cette bouche est évidemment très facile d’accès et pas du tout alcooleuse, ceci dû au faible taux d’alcool.
  • Finale : Courte. La mandarine continue d’affluer par vagues. De la peau de raisin-framboise, et une mini-pincée d’épices douces.
  • Verdict : Quelle finesse ! Quelle douceur ! Impossible de ne pas aimer ce whisky (ou alors il faut être encore plus difficile que moi). Une friandise du début à la fin, et dangereusement buvable. Chaque gorgée appelle la suivante. Il lui manque juste quelques % d’alcool pour être parfait.
  • 91/100 (très proche de 92).

Il vient d'arriver en Belgique, et est disponible au Chemin des Vignes pour 450€. Oui, c'est beaucoup d'argent pour une bouteille d'alcool. Mais si on remet ce prix en perspective avec d'autres embouteillages (tels que du Dalmore 25 ans officiel, les Special Releases de chez Diageo, le Mortlach 25 ans officiel, ou encore le Benromach 1979 officiel qui vient de sortir), le prix de ce Lochside est très très honnête. Et d'un autre côté, quasi 50 ans, c'est aussi un morceau d'histoire.

jeudi 26 mai 2016

Invergordon 12.1972/2016 The Cooper's Choice, 43 ans, 46%

Étant donné que je l'ai mentionné dans le précédent article sur l'Invergordon 1972 Whiskybase, et comme il est encore disponible en Belgique; autant vous parler aussi de l'Invergordon 1972 de chez The Cooper's Choice.

Oui, encore The Cooper's Choice, qui a clairement relevé son niveau qualitatif global ces derniers mois, tout en gardant des prix relativement honnêtes par les temps qui courent.

Allez hop, à la note !

Invergordon 12.1972/2016 The Cooper's Choice, 43 ans, 46%
Invergordon 12.1972 / 2016 The Cooper's Choice, 43 ans, Bourbon Cask n°0042, 46%, 270 bouteilles
  • Nez : Très vanillé d’entrée, le whisky de grain est très reconnaissable. Du raisin caramélisé et du miel cuit. Après aération, de la pomme rouge pétrifiée fait surface.
  • Bouche : Douce et sucrée. De la vanille caramélisée. Beaucoup de raisin sec. Des agrumes confits, de l’abricot sec, et de l’orange caramélisée.
  • Finale : Moyenne. L’alcool se fait ici plus présent, réchauffant la bouche. Du vieux bois noble, et du raisin compoté.
  • Verdict : Très « grainy ». Alcool bien intégré. Doux et agréable dans l’ensemble, mais il lui manque un brin de subtilité.
  • 86/100.

Disponible pour ±160€ au Chemin des Vignes à Bruxelles, ou (peut-être sur commande) chez We Are Whisky à Jauche et W Comme Whisky à La Louvière.

mercredi 6 avril 2016

Laggan Mill 2007/2016 The Cooper's Choice, 8 ans, 54.5%

Laggan Mill 2007/2016 The Cooper's Choice, 8 ans, 54.5%

Alors que Lagavulin vient de sortir son embouteillage officiel (célébrant les 200 ans de la distillerie), qui n'est autre qu'un jeune whisky de 8 ans d'âge et qui, apparemment, serait de bonne qualité (pour ceux qui aiment Laga, bien sûr ;-) ), voilà que The Cooper's Choice vient lui aussi de sortir un jeune Laggan Mill lui aussi âgé de 8 ans. Hé oui, vous le savez, Laggan Mill c'est du Lagavulin. Mais siiiii enfin ! Je vous l'ai déjà dit, suivez un peu, quoi, pfff ;-p

Bref, ce Laggan-ci pourrait peut-être être une alternative à envisager au Laga officiel célébrant les 200 ans de Lagavulin. Même si celui-ci est (étonnamment) un poil plus cher (mais en single cask et en brut de fût, quand même).

Laggan Mill 2007/2016 The Cooper's Choice, 8 ans, 54.5%
Laggan Mill 2007 / 2016 The Cooper’s Choice, 8 ans, Refill Cask n°7582, 54.5%, 335 bouteilles
  • Nez : Une tourbe médicinale / végétale (du camphre et des aiguilles de pin) prononcée, mais pas envahissante. Elle reste subtile et « bien propre sur elle ». Une fois les narines habituées, du malt mielleux montre le bout de son nez.
  • Bouche : La tourbe tourne ici sur le minéral cendré, mais elle est accompagnée de sirop de pomme, de rayons de miel, et de quelques épices douces.
  • Finale : Moyenne. La cendre froide s’éteint doucement, tandis que la vanille reprend vigueur. Une sécheresse de bois calciné s’accroche au palais.
  • Verdict : Je m’attendais à un truc pas du tout à mon goût (je ne suis pas fan du tout de Lagavulin), et je suis positivement surpris : la tourbe ne joue pas au rouleau compresseur, ce whisky fait plus vieux que son âge réel, et il est assez subtil. Une bonne surprise, même si ce n’est pas le profil tourbé que je préfère. Et l’alcool est particulièrement bien intégré.
  • 86/100.

Disponible pour environ 85€ (ce qui n'est pas donné pour un si jeune whisky, j'en conviens) au Chemin des Vignes à Bruxelles, ou sur commande (à vérifier) chez We Are Whisky (Jauche) et W Comme Whisky (La Louvière).

mardi 29 mars 2016

Golden Grain 50 ans The Cooper's Choice, 50%

Ce n'est pas tous les jours qu'on a l'occasion de goûter un whisky vieux de 50 ans. Et ce sera de plus en plus rare dans l'avenir, en voyant l'explosion des prix et l'invasion des NAS.

Golden Grain 50 ans The Cooper's Choice, 50%

Mais c'est quoi, ce "Golden Grain" ? Ce nom n'est évidemment pas celui d'une distillerie, mais le nom donné par l'embouteilleur The Cooper's Choice à un blended grain. Ce fût est en fait composé de plusieurs whiskies de grain vieux de 50 ans. Aucune idée des noms des distilleries impliquées (ni des quantités respectives pour chaque distillerie composant ce blend), The Cooper's Choice ayant mis la main sur le fût "en l'état". Ça arrive parfois de tomber sur des énigmes datant d'une époque où la traçabilité n'était pas une priorité.

On sait juste que les whiskies composant ce blend ont été distillés il y a 50 ans (en 1965, à priori) et que ce blend a entièrement maturé tout ce temps dans un fût de bourbon.

D'un autre côté, ça a aussi un avantage indéniable d'être un blend, du grain, et sans nom de distillerie: ça fait drastiquement baisser le prix final !

Golden Grain 50 ans The Cooper's Choice, 50%
Golden Grain 50 ans The Cooper's Choice, embouteillé en 2016, Bourbon Cask n°0042, 50%, 250 bouteilles
  • Nez: De la colle et du vernis s'imposent en avant plan, très vite rejoints par les marqueurs grain / bourbonneux habituels: beaucoup de vanille caramélisée, du raison noir sec, du muesli sucré. Du sirop d'abricot sec et du miel d'arbre. Après aération, la colle disparaît et le vernis devient de la fleur d'arbre laquée. De la poussière de café grillé se développe alors.
  • Bouche: D'une grande finesse et subtil en bouche, dès le début. Du raisin sec boisé, des épices douces, du sirop de cassonade. Des torrents de miel caramélisé. Une sensation douce et veloutée.
  • Finale: Longue. Les épices douces glissent vers le poivré, tandis que la compote de raisin sec perdure. Du bois vanillé reste en bouche après que tout le reste se soit éteint.
  • Verdict: Très "grain" et bourbonneux, il est tout à fait dans mes goûts: fin, subtil, doux, gourmand, enjôleur, tout en étant aussi complexe et ludique. Du velours du nez à la finale, sans jamais agresser.
  • 91/100.

Disponible au Chemin des Vignes (et peut-être sur commande chez We Are Whisky et W Comme Whisky, à vérifier) pour environ 215 euros. Ça reste évidemment une somme, mais pour un whisky de cet âge et de cette qualité, ce serait dommage de s'en priver.