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mercredi 6 septembre 2017

Glenburgie 21 ans Signatory Vintage pour trois cavistes, 1995/2017, 55.5%

Comme vous le savez (si vous suivez le Blog depuis au moins 1 an ;-) ), le distributeur belge The Nectar emmène chaque année une poignée de caviste chez Signatory Vintage en Écosse afin qu'ils puissent sélectionner quelques fûts pour les faire embouteiller à leur nom.
2017 ne déroge pas à la règle, et quelques embouteillages spécifiques à l'un ou l'autre (ou plusieurs, car souvent les fûts sont divisés en plusieurs cavistes) sont arrivés dans nos contrées.

J'ai eu l'occasion de me procurer quelques échantillons (merci au gentil donateur, qui se reconnaîtra ;-) ), je vais donc en passer en revue au cours des prochaines notes sur le Blog.

Je commence aujourd'hui par Un Glenburgie, embouteillé pour la Vinothek Massen, Maxi Vins (tous deux des cavistes luxembourgeois) et Tasttoe (la boutique de Kampenhout qui vient de déménager dans son tout nouveau bâtiment flambant neuf). Glenburgie n'étant pas fort représenté dans les notes de dégustation du Blog, je me suis dit qu'il serait intéressant de s'y arrêter.


Glenburgie 21 ans Signatory Vintage pour Vinothek Massen, Tasttoe, et Maxi Vins, 13.06.1995 / 24.04.2017, Hogshead n°6502, 55.5%, 258 bouteilles


  • Nez: L'alcool est d'abord assez présent, mais se calme rapidement. Il laisse alors la place à une brouette de vanille boisée, de raisin sec alcoolisé, et d'abricot confit. Les senteurs sont très fortes, présentes, prenantes. Le boisé liquoreux se positionne en avant plan.
  • Bouche: Pas spécialement agressive, mais à fort caractère. Beaucoup de vanille, du bois sec qui prend de la place, des poignées d'épices en tout genre, et des fruits jaunes secs en pagaille.
  • Finale: Chaude, épicée, et boisée. L'alcool réchauffe la gorge, tandis que les épices picotent partout en bouche. Le bois vanillé continue son hégémonie.
  • Verdict: Pour sûr, ce fût de Bourbon a été fort actif ! Tellement actif que le distillat écossais s'en voit fort influencé, les notes bourbonneuses de vanille, de bois et d'épices pourraient presque faire prêter à confusion. Je me retrouve à mi chemin entre un Bourbon et un Scotch écossais. Expérience intéressante, surtout que ce Glenburgie se montre très goûteux et fort en caractère.
  • 87/100.






En principe encore disponible auprès des trois cavistes précités, pour environ 95€.

dimanche 16 avril 2017

Highland Park 1995/2017 The Cooper’s Choice, 21 ans, 49.5%

Après vous avoir parlé de deux Springbank l'un après l'autre, voici venu le temps (non pas des rires et des champs, mais) de vous proposer deux Highland Park, ici aussi l'un après l'autre.

Si c'est Talisker qui m'a fait succomber au côté obscur du single malt, c'est bien Highland Park qui m'a enfoncé définitivement la tête dedans quand j'ai posé mes narines et mes lèvres sur le HP25 officiel.

Depuis, mes rapports avec HP ont été houleux: en officiel, je n'ai plus jamais rien trouvé ayant un bon rapport qualité / prix, et je suis vachement vénère face à l'invasion de NAS officiels et autres quilles de collection sensées représenter des anciens dieux nordiques.
Du coup, je laisse les HP officiels sur le bord de la route, pour me tourner vers les indépendants. Et même chez les indépendants, il n'est pas rare que je croise de l'HP qui ne me plaise pas du tout. J'ai l'impression que la qualité peut parfois être assez aléatoire chez cette distillerie.

Cet HP-ci est donc proposé par The Cooper's Choice (Again. Je fais du ping pong entre The Cooper's Choice et Cadenhead, ces temps-ci. D'ailleurs le prochain HP dont je parlerai sera un Cadenhead. Again itou.), est âgé de 21 ans, est proposé en brut de fût, et a été fini en fût de Sherry.


Highland Park 07.1995 / 2017 The Cooper’s Choice, 21 ans, Sherry Cask Finish n° 9481, 49.5%, 335 bouteilles

    https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEh5jciVFhTF2ONVf6tjI0IjCieeeQp7zEKLYkmBDXMx0MldQIHN8K1RLvT-Syom7WdlwFo0Yi92eWzZoYg7PLKwenRARkHkYyJ32MVxTdUQmg949hRUITAQrFykozE_6e-nROSpEDM7QN0C/s1600/HighlandPark1995CC.jpg
  • Nez : De l’abricot sec, du raisin blanc confit. Une légère fumée sucrée, du tabac doux et des épices exotiques. Un nez présent et ample.
  • Bouche : Douce et sucrée, puis rapidement épicée. De l’abricot sec poivré, du sirop de mirabelle, et de la poussière de bois.
  • Finale : Moyenne. L’abricot continue son bonhomme de chemin ; il se fait sirop et coule dans la gorge. De la fumée boisée et épicée l’accompagne.
  • Verdict : Un HP bien charpenté, goûtu, et fort présent. Le finish Sherry apporte cet abricot sucré présent de bout en bout, mais n’écrase pas la fumée typique de la distillerie. Un whisky sympa, gourmand sur papier mais pas si facile d’accès que ça en pratique ; et qui peut s’avérer écœurant en fin de dram.
  • 87/100.







Disponible pour ±150 euros (pour un 21 ans... Hé oui, HP en indépendant prend le même ascenseur que Springbank, pffff) au Chemin des Vignes (Bruxelles), et peut-être sur commande chez We Are Whisky (Jauche), W Comme Whisky (La Louvière) et Watch Smell Taste & Having Fun (Liège).

dimanche 2 octobre 2016

Tobermory 21 ans Cadenhead's Authentic Collection, 1995/2016, 53.8%

Depuis une bonne paire d'années, de nombreux embouteillages (majoritairement indépendants) de Ledaig sont arrivés sur le marché. La réputation de ces embouteillages n'a cessé de croître; globalement la qualité de Ledaig a été saluée un peu partout. Quasi tous les embouteilleurs indépendants en ont proposé, et bien peu ont déçu.

Tant et si bien que Ledaig, qui n'est pas une distillerie à part entière mais un nom / une marque, a presque réussi à éclipser le nom de la distillerie elle-même, Tobermory.

Le fait est que le whisky tourbé a le vent en poupe auprès du public. C'est la grande mode du moment, le whisky tourbé. Tout le monde en veut. Et comme la demande ne fait que croître, presque toutes les distilleries en produisent (même certaines qui n'étaient pas spécialisées du tout dans la tourbe ont fini par en faire). Cette mode ayant provoqué une hausse affolante des whiskies de l'île d'Islay (LE fief de la tourbe), les embouteilleurs indépendants se sont tournés vers d'autres whiskies tourbés, d'autres régions et moins chers, à proposer aux amateurs que nous sommes. Et Ledaig est devenu un nom incontournable en la matière, tant et si bien que certains spécialistes le considèrent déjà comme un nouvel Ardbeg (mais en beaucoup moins cher).

Tobermory fait donc figure de petit frère boutonneux et à lunettes qui n'intéresse personne. "C'est pas tourbé, Tobermory ? Ha ben non merci alors". Et pourtant, Tobermory ne mérite pas d'être laissé pour compte. Si le whisky Tobermory et le whisky Ledaig sortent de la même distillerie, il est logique de penser que la qualité soit équivalente (même si les profils sont différents); et c'est bien ça le principal, non ? Que la qualité du produit soit bonne.

Tobermory 21 ans Cadenhead's Authentic Collection, 1995/2016, 53.8%

Je me penche donc aujourd'hui sur un Tobermory (et non pas un Ledaig :-p ), proposé par Cadenhead. Cadenhead again. Comme je suis prévisible, pffff :-/. Affichant 21 ans d'âge, il a maturé tout ce temps dans un fût de Bourbon.

Tobermory 21 ans Cadenhead's Authentic Collection, 1995/2016, 53.8%
Tobermory 21 ans Cadenhead's Authentic Collection, 1995 / 07.2016, Bourbon Hogshead, 53.8%, 246 bouteilles
  • Nez: Du citron salé, du raisin blanc, une pointe de muscade, et une fraîcheur de pomme coupée. Après un moment, de la poussière de kiwi sec.
  • Bouche: Puissante et charpentée. Une franche attaque de cendre salée, enrobée de sirop de citron acidulé. De la pomme poivrée se mêle à l'ensemble.
  • Finale: Longue. La cendre salée reste en place, et une fraîcheur persillée apparaît.
  • Verdict: Hé bien, déroutant ce Tobermory ! Pas "vraiment" tourbé, mais cette cendre salée me rappelle certains (vieux) Caol Ila quand même. De plus, il contient des marqueurs peu communs (comme le kiwi ou le persil) qui le rendent atypique, et donc intéressant à décortiquer. Un chouette whisky, ludique et amusant, mais néanmoins pas super facile d'accès.
  • 88/100.

Disponible pour 89€ à la boutique Cadenhead de Cologne.

mercredi 8 juin 2016

Imperial 1995/2016 Signatory Vintage pour Maxi Vins, 20 ans, 50%

Après un interlude Gordon & MacPhail, revenons aux nouveautés Signatory Vintage pour diverses boutiques belges et luxembourgeoises.

Imperial 1995/2016 Signatory Vintage pour Maxi Vins, 20 ans, 50%

Aujourd'hui, je me penche sur un... Imperial. Hé oui. Tout arrive (là je taquine un collègue blogueur, fan et collectionneur d'Imperial. De son côté il ne se gêne pas pour me taquiner sur Littlemill, il faut dire ;-) ). Alors pour faire plaisir à cet "Imperial freak", je vous parle aujourd'hui de celui qui a été sélectionné par la boutique Maxi Vins (située à Strassen, entre Luxembourg ville et Arlon) lors de la visite de plusieurs cavistes chez Signatory Vintage plus tôt cette année. Vous savez de quoi je parle si vous suivez le Blog ces derniers jours (et si vous ne savez pas, il n'est pas trop tard pour vous rattraper :-p ).

Bon, de base je ne suis pas spécialement fan d'Imperial, mais il m'est arrivé d'en croiser de très bons. Celui-ci va-t-il me séduire ?

Imperial 1995/2016 Signatory Vintage pour Maxi Vins, 20 ans, 50%
Imperial 21.08.1995 / 19.04.2016 Signatory Vintage The Un-Chillfiltered Collection - Cask Strength, 20 ans, Specially selected by Maxi Vins N°1, Hogshead n°50192, 50%, 284 bouteilles
  • Nez: Fruité, frais, et acidulé. De la pomme verte, du raisin blanc, de la poire, de l'abricot, du citron, et de la groseille verte.
  • Bouche: Dans la continuité du nez, sans déviation: du fruit vert et acidulé; pomme, raisin, et agrume principalement.
  • Finale: L'acidulé se transforme en épices douces, sans toutefois arracher les papilles. Ces épices sont accompagnées par de la pelure de pomme verte. Une légère chaleur envahit la gorge.
  • Verdict: Ce n'est absolument pas mauvais. Cet Imperial est même bien fait, équilibré, et cohérent. Mais.. (hé oui, il y a un mais...) le fruit vert et acide n'est pas ma came, et surtout ce Speysider en fût de bourbon est téléphoné du début à la fin. Aucune surprise, et même un certain ennui qui s'installe en cours de dram.
  • 85/100.

Disponible exclusivement chez Maxi Vins (près de Luxembourg ville) pour ±90 euros.

Merci à Jérôme pour le sample et les photos de la bouteille.

samedi 4 juin 2016

Benrinnes 1995/2016 Signatory Vintage pour trois boutiques du Belux, 20 ans, 51.8%

Benrinnes 1995/2016 Signatory Vintage pour trois boutiques du Belux, 20 ans, 51.8%

On continue notre exploration d'une partie des nouveautés Signatory Vintage embouteillées spécialement pour des boutiques du Belux.

Aujourd'hui, un Benrinnes. Ha. Une distillerie pas spécialement connue, ni réputée, ni recherchée. D'ailleurs c'est le premier Benrinnes dont je parle sur le Blog, et je n'en ai goûté qu'une poignée jusqu'ici (dont aucun qui m'ait ébloui, d'ailleurs). Et celui-ci ? Hé bien... bonne surprise !

Benrinnes 1995/2016 Signatory Vintage pour trois boutiques du Belux, 20 ans, 51.8%
Benrinnes 06.06.1995 / 19.04.2016 Signatory Vintage The Un-Chillfiltered Collection, sélectionné par Vinothek Massen, Tasttoe & Crombé 3.0, 20 ans, Hogshead 5902, 51.8%, 295 bouteilles
  • Nez: Une corbeille de fruits fraîchement coupés. De l'orange à jus, de la banane verte, de la prune jaune. Un genre de poussière fraîche (sensation assez peu courante). Après aération, l'agrume sucré s'impose de plus en plus.
  • Bouche: La corbeille de fruits juteux continue. Poire, abricot, fruits tropicaux gorgés de soleil. Du sirop bien sucré qui coule en bouche. Une belle gourmandise, avec un alcool qui accompagne harmonieusement le fruit, sans agresser.
  • Finale: Moyenne. De la poussière fruitée refait surface. La bouche s'assèche légèrement, tandis que quelques épices douces évincent les fruits qui s'éteignent doucement.
  • Verdict: Un joli fruité comme je les aime: pas d'acidité ni d'amertume. Tout dans le fruit juteux, sucré, et gourmand. Une belle sélection.
  • 89/100.

Disponible exclusivement chez Massen (Nord du Luxembourg), TasTToe (Kampenhout), et Crombé (Courtrai) pour ±75€. Un très très bon rapport qualité/âge/prix.

Merci à TasTToe pour le sample.

mercredi 11 mai 2016

Tobermory 20 ans Claxton's, 1995/2015, 48%

Les premiers embouteillages du jeune indépendant Claxton's sont enfin arrivés en Belgique. Si vous vous souvenez, j'avais parlé du Glentauchers il y a quelques semaines.

Je me penche aujourd'hui sur le Tobermory (avant de vous parler, sous peu, du Tomatin), de 20 ans d'âge, maturé en fût de Bourbon, et réduit à 48%.

Trêve de blahblah, et entrons dans le vif du sujet.

Tobermory 20 ans Claxton's, 1995/2015, 48%
Tobermory 20 ans Claxton’s – The Single Cask, 26.04.1995 / 2015, Refill Hogshead 1501-652, 48%, 279 bouteilles
  • Nez : Agrumique et très acidulé. Le citron jaune très frais domine, flanqué de pomme verte pas encore mûre et de raisin blanc (lui aussi pas encore mûr). Pas mal de vanille aussi. Un nez très « vert », et par extension quand même assez frais.
  • Bouche : Moins acide que le nez, elle est néanmoins elle aussi axée sur les fruits pas encore mûrs. De la pomme jaune, du raisin blanc. Le citron n’est pas en reste. Et une amertume derrière ces jeunes fruits, mélangée à de la vanille maltée qui apporte une touche de douceur sucrée.
  • Finale : Courte. De la pelure de banane verte vient assécher la langue. Toujours ces fruits verts bien présents.
  • Verdict : Personnellement, ce n’est pas trop mon truc. Trop « vert » sur les fruits pas mûrs. Ce whisky est néanmoins cohérent du début à la fin, et équilibré sur l’alcool (qui n’agresse jamais). Techniquement bien fait, il plaira aux amateurs de fruits verts vanillés, sans aucun doute.
  • 83/100.

La gamme Claxton's vient d'arriver au Chemin des Vignes à Bruxelles, et devrait aussi être disponible (au moins sur commande) chez We Are Whisky et W Comme Whisky. Ce Tobermory devrait tourner aux alentours des 130€, boîte de présentation comprise (ce qui, apparemment, serait une exclusivité pour la Belgique).

mercredi 13 avril 2016

Imperial 1995/2013 Gordon & MacPhail for Belgium, 59.4%

Ho, je vous parle aujourd'hui d'un Imperial !! Ça va faire plaisir à un collectionneur que je connais, ça ;-)

Si vous jetez un œil à la page listant les notes de dégustation du Blog, vous remarquerez que je n'ai parlé que d'un seul et unique Imperial jusque maintenant. C'est peu. On est bien loin de la brouette de Littlemill... C'est que, entre Imperial et moi, ce n'est pas le grand amour, en général. J'ai beaucoup de mal à en trouver un qui me plaise, du fait du profil plutôt axé sur l'agrume acidulé que j'y croise souvent. Bah, on ne peut pas être amoureux de toutes les distilleries, non plus; sinon notre portefeuille aurait fait faillite depuis longtemps (ha, on me chuchote dans l'oreillette que le mien est moribond depuis pas mal de temps déjà...).

Bref, je ne cours pas spécialement après les Imperial, mais quand j'ai l'occasion d'en goûter un, je ne crache pas dans la soupe pour autant. Et parfois, un miracle arrive, un Imperial me tape dans l’œil (mais aieheu !!).

Cet Imperial-ci, embouteillé par Gordon & MacPhail (qui est un des plus importants embouteilleurs indépendants, en terme de stock de fûts; et propriétaire de la distillerie Benromach), a été sélectionné spécialement pour la Belgique et son distributeur dans notre royaume, Whisky Warehouse. Embouteillé il y a déjà trois ans (hé oui, il était passé entre les mailles de mes filets), je viens seulement de le goûter. Hé bien...

Imperial 1995/2013 Gordon & MacPhail for Belgium, 59.4%
Imperial 14.06.1995 / 04.2013 Gordon & MacPhail for Belgium, First Fill Sherry Butt n°4892, 59.4%, 617 bouteilles
  • Nez: De pleines poignées de compote de fruits jetée au nez, c'est impressionnant ! Du raisin noir, de la pomme rouge, de l'abricot, de la pêche... Un peu de poussière de bois, et même une légère fraîcheur végétale et quelques pistils de fleur.
  • Bouche: Et ça continue... Du sirop de compote (ça existe, ça ?) de fruits jaunes et blancs, vanillés et fort sucrés. Une légère acidité de pomme verte et de citron jaune. Du miel légèrement boisé. Le tout est savoureux, gourmand, et quasi fondant en bouche.
  • Finale: Là, les épices exotiques se révèlent en feu d'artifice. Pif paf pouf ! Mais ça se calme rapidement, pour s'assagir sur du zeste d'orange et du bois noble.
  • Verdict: Cet Imperial est un whisky en premier remplissage de fût de Sherry, mais cette empreinte Sherry n'est pas spécialement évidente, sauf peut-être au nez, et encore (et quel nez, d'ailleurs !). Un Sherry Fino ou Manzanilla, peut-être ? Quant à l'alcool, quel équilibre ! Les (presque) 60% ne se ressentent pas, et ça passe tout seul. Pas besoin d'eau du tout. Un grand Imperial (Alléluia !), un grand Speysider. Hop, bouteille commandée !
  • 90/100.

Pratiquement sold out partout (pas étonnant pour un whisky embouteillé il y a 3 ans), il est néanmoins encore possible de le trouver, pour une petite centaine d'euros, normalement au Wijnhandel Sint Antonius à Kortemark (entre Roulers et la côte belge) ou online sur Bestwhisky.be.

samedi 26 mars 2016

Tobermory 20 ans The Maltman, 1995/2015, 49.2%

Tobermory est, en théorie, un whisky non tourbé. La distillerie produit aussi le Ledaig qui, lui, l'est fortement. Et pourtant, les deux Tobermory dont j'ai déjà parlé sur le Blog étaient tous les deux tourbés. Comme quoi...

Il me fallait donc, quand même, vous parler d'un Tobermory non tourbé, non ? Histoire de ne pas toujours être dans les exceptions ;-)

Celui-ci est issu de la gamme The Maltman de l'embouteilleur indépendant Meadowside Blending, basé à Glasgow en Ecosse. Cet embouteilleur indépendant est distribué en Belgique par Whisky Import Belux, dont j'ai parlé dans ma note d'un Ben Nevis First Cask.

Tobermory 20 ans The Maltman, 1995/2015, 49.2%
Tobermory 20 ans The Maltman, 03.1995 / 10.2015, Refill Sherry Butt n°11, 49.2%, 462 bouteilles
  • Nez: Du raisin noir, des épices exotiques, et de la noisette. Une couche vineuse importante se faufile, ainsi qu'une poussière boisée en arrière-plan.
  • Bouche: Douce et facile d'accès. Du caramel et de la céréale sucrée. Du raisin sec et du bonbon. Du raisin acidulé par moments.
  • Finale: Du brou de noix revient en bouche, et le vineux boisé refait surface, accompagné d'une légère astringence de raisin vinifié.
  • Verdict: Assez agréable dans l'ensemble, il révèle néanmoins certains déséquilibres en bouche. L'apport du Sherry est particulièrement vineux.
  • 84/100.

Disponible (sur commande) en Wallonie auprès de Rhum-Whisky by Angels'Share dégustation, au prix d'environ 130€.

jeudi 18 février 2016

Braeval 1995/2013 Gordon & MacPhail, 46%

Voici le premier Braeval dont je parle sur le Blog. Et pour cause: il n'existe aucun embouteillage officiel de cette distillerie, et très peu en indépendants.

Braeval a été fondée en 1973, d'abord sous le nom Braes of Glenlivet, avant d'être rebaptisée Braeval en 1994 pour éviter toute confusion avec The Glenlivet.

Tout le whisky distillé chez Braeval est destiné aux blends de chez Chivas; c'est pourquoi il n'existe aucun embouteillage propre à la distillerie.

Quant à Gordon & MacPhail, j'en ai bien évidemment déjà parlé sur le Blog. C'est un des embouteilleurs indépendants les plus importants et les plus anciens (plus de 110 ans d'existence) d'Ecosse. ; et est aussi propriétaire de la distillerie Benromach.

Braeval 1995/2013 Gordon & MacPhail, 46%
Braeval 1995 / 2013 Gordon & MacPhail, Connoisseurs Choice, 46%
  • Nez: On pourrait d'abord le croire trop sage ou passé, mais après quelques secondes on s’aperçoit qu'il est plutôt fin et "posé". Très axé sur la pomme jaune, mais j'y détecte aussi du raison blanc et, après aération, de la poire sèche. Une très légère poussière fruitée virevolte en arrière plan.
  • Bouche: Les fruits blancs sucrés et vanillés s'imposent d'entrée. Une bouche monolithique, peu changeante, mais très agréable. De la poire juteuse, de la pêche, un peu de citron jaune acidulé. Quelques épices piquantes se développent en cours de dram.
  • Finale: Courte. Au fur et à mesure qu'on avance dans le dram, une amertume fruitée apparaît et se développe. De la pelure de pomme assèche le palais, une fois le fruit éteint.
  • Verdict: Un "daily dram" ou un "starter" agréablement fruité et équilibré. Un Speysider classique qui ne révolutionne pas le genre mais qui est clairement à goûter si l'occasion se présente.
  • 85/100.

Même si cet embouteillage date déjà de 2013 (comme le temps file !!), il est néanmoins encore disponible chez certains cavistes revendant du Gordon & MacPhail. A vérifier sur place chez Arthur (à Marche-en-Famenne), We Are Whisky (à Jauche), The Single Malt Whisky Shop (à Zammel), etc... Je pense que le prix devrait se situer aux environs des 75€ (sans en être sûr, là aussi à vérifier).

samedi 19 décembre 2015

Mortlach 1996/2015 Cooper's Choice, 19 ans, 53.5%

Goûter un Mortlach, c'est un peu comme ouvrir un Kinder Surprise: on ne sait jamais ce qu'on va y trouver; parfois on a une belle surprise, et parfois une toute pourrie. C'est comme ça que j'aborde Mortlach, en tout cas.
J'en ai déjà croisé des terribles (dans le bon sens du terme), et des horribles (dans son sens premier ;-) ).
Personnellement, ce qui m'attire chez Mortlach c'est son côté "dirty" (un peu sale et crasseux), qui peut se décliner sur des notes industrielles, et/ou minérales, et/ou végétales (voire même un peu tout ça à la fois). Et pour un whisky du Speyside, ce côté "dirty", changeant et très variable est justement atypique. Mais il existe aussi des Mortlach très Speyside classiques, sans côté "dirty" du tout, mais qui pour moi n'ont justement pas spécialement d'intérêt.
Et celui-ci, alors ? Hé bien plongeons-y un peu pour voir !



Mortlach 07.1996 / 2015 Cooper's Choice, 19ans, fût de Bourbon n°0279, 53.5%, 330 bouteilles

    Mortlach 1995/2015 Cooper's Choice, 19 ans, 53.5%
  • Nez : Des fruits jaunes confits sont assez dominants, mais au fur et à mesure des senteurs minérales de pierre font leur apparition, flanquées de senteurs végétales fugaces de fougère et d’épine de sapin. Un nez qui demande du temps pour se révéler, mais en étant patient on découvre ces marqueurs rustiques propres à la distillerie.
  • Bouche : Onctueuse et huileuse, et même gourmande et fruitée sur un mélange de pêche et d’abricot juteux. Derrière cette gourmandise se cache toujours cette minéralité de sous-bois, mélange de mousse accrochée à de la pierre, de fougères et d’essence de conifère.
  • Finale : Courte. L’épine de sapin ressurgit d’un coup, accompagnée d’épices exotiques et d’une légère acidité fruitée.
  • Verdict: Le nez est extra, changeant et évolutif. La bouche est elle aussi peu conventionnelle, avec ce mélange de gourmandise fruitée et de sous-bois un peu "crasseux". Personnellement j’aime beaucoup ce genre de profil chez Mortlach. Surtout quand, en plus, l’alcool est bien intégré. C’est néanmoins un whisky qui n’est pas facile d’accès et qui demande du temps.
  • 89/100 (très proche de 90).

Disponible au Chemin des Vignes (Bruxelles) pour ±135 euros.

lundi 14 décembre 2015

Clynelish 19 ans Cadenhead's Sherry Cask, 1995/2015, 54.6%

Encore un autre Clynelish (oui je sais, j'aime beaucoup cette distillerie. Pas autant que Littlemill, mais beaucoup quand même). Et encore en fût de Sherry.

Mais celui-ci a été embouteillé tout récemment par... Cadenhead. Bah oui, ça faisait longtemps que j'en n'avais pas parlé, tiens... Et logiquement il me fait penser à * roulements de tambours * mon précieux bien évidemment ! Même embouteilleur, même gamme, même étiquette, tous les deux en fût de Sherry, 1 an de différence. Sur papier, il est fort probable qu'ils soient très proches.

Mais il pourrait aussi être très proche du Clynelish noté dans l'article précédent du Blog, puisque tous deux distillés et embouteillés les mêmes années.

Ou alors ils seront tous les trois complètement différents, qui sait ?? Mais quelle prise de tête, le whisky, quand même...

Bon allez, trève de coupage de cheveu en quatre, penchons-nous sur ce nouveau Clynelish.

Clynelish 19 ans Cadenhead's Sherry Cask, 1995/2015, 54.6%
Clynelish 19 ans Cadenhead's Sherry Cask, 1995 / 11.2015, 54.6%, 492 bouteilles
  • Nez: Très axé sur les fruits secs, raisin noir et abricot surtout. Alcool assez présent, laisser reposer le dram lui fait du bien. Légère fumée sèche de bois, et pas mal d'épices de Noël. Après une courte aération, de la pelure sèche de citron apparaît, apportant une note acidulée.
  • Bouche: Entrée en bouche sucrée, caramélisée. Le raisin sec est toujours bien présent. Une très légère fumée cireuse, et beaucoup d'épices piquantes. Alcool un peu trop présent.
  • Finale: Longue. Le raisin blanc sec caramélisé perdure de longues minutes en bouche. De la pomme acidulée et épicée montre le bout de son nez derrière tout ça.
  • Verdict: Un whisky en fût de Sherry plutôt gourmand, et très épicé par moments. Parfait en période de Noël. L'alcool n'est néanmoins pas assez équilibré à mon goût, une goutte d'eau lui fait globalement le plus grand bien et l'adoucit aussi bien au niveau du nez qu'en bouche.
  • 85/100.

Non disponible en Belgique, mais disponible auprès des boutiques Cadenhead; la plus proche de chez nous étant à Cologne, où ce Clynelish y est vendu au prix de 85€ (ce qui est un prix attractif par rapport à son âge et en fût de Sherry). Mais non ce n'est pas si loin (et en plus le marché de Noël y bat actuellement son plein, une raison de plus d'y aller faire un tour ;-) ) !!

lundi 7 décembre 2015

Clynelish 1995/2015 Malts of Scotland, Sherry Hogshead, 52.9%

Parfois, je sors des sentiers battus et je parle d'un OVNI déjà sold out, ou d'un vieil embouteillage, ou encore d'une bouteille non disponible sur le marché belge. C'est le cas aujourd'hui, avec ce Clynelish embouteillé par Malts of Scotland et qui était uniquement disponible en Allemagne à l'entrepôt de l'embouteilleur.

C'est d'ailleurs bien ce que cette gamme veut dire: The warehouse dram, le dram de l'entrepôt. Et ce Clynelish est déjà le 12ème whisky de cette gamme.

Clynelish 1995/2015 Malts of Scotland, Sherry Hogshead, 52.9%

Pour parler plus spécifiquement de ce Clynelish en fût de Sherry, si vous vous souvenez j'avais déjà parlé de celui embouteillé pour la boutique Der Feinschmecker et que j'avais trouvé particulièrement bon.

Alors quand j'ai eu vent de celui-ci, je me suis dit qu'il serait peut-être dans la même veine. Certains de mes whiskyfriends se sont même demandés si cet embouteillage-ci ne serait pas un reliquat du fût de l'embouteillage Der Feinschmecker (même si les références du fût sont différentes sur les deux bouteilles, ça ne signifie en fait rien du tout, puisqu'un fût peut très bien être renuméroté). Il est vrai que l'air de famille est flagrant : même année de distillation, maturation en fût de Sherry, taux d'alcool très proche, quantités embouteillées très faibles (60 litres pour le Der Feinschmecker contre 77 litres pour ce The warehouse dram-ci). Mais la couleur de celui-ci est quand même un peu plus foncée que celle du précédent (même si ce n'est pas super flagrant, et avec un an de plus en fût, peut-être est-ce normal?).

Y tremper les lèvres sera bien évidemment la seule façon d'en avoir le cœur net.

Autre particularité de ce Clynelish : il est proposé en bouteille de format 50cl (contre le 70cl standard dans nos contrées). Et là, j'approuve ! Non seulement ça me paraît une quantité plus adaptée que 70cl, mais en plus ça fait moins mal au portefeuille ! Les autres embouteilleurs devraient parfois suivre cet exemple...

Clynelish 1995/2015 Malts of Scotland, Sherry Hogshead, 52.9%
Clynelish 1995 / 2015 Malts of Scotland, The warehouse dram No. 12, Sherry Hogshead MoS 15071, 52.9%, 154 bouteilles
  • Nez: Une blague à tabac, c'est ce qui me vient en tête au premier nez. Viennent ensuite une kyrielle de senteurs: de la cassonade, du caramel grillé, de la prune noire, du cassis, du pain d'épices. Et une très légère fumée boisée.
  • Bouche: La cassonade s'approprie la bouche. Des fruits rouges et noirs, du tabac, une pléthore d'épices douces et exotiques, et même de la coque de noisette l'accompagnent. Globalement très douce et sucrée, une vraie gourmandise de Noël.
  • Finale: Assez courte. Une explosion d'épices de Noël. La coque de noisette poussiéreuse, et une pointe de chocolat noir sur la fin. Et toujours du tabac, sec cette fois, présent du début à la fin.
  • Verdict: Un whisky très marqué par le Sherry; mais ça, sa couleur le laisser déjà présager. Et justement, ce Sherry couvre les marqueurs typiques de Clynelish. C'est un superbe whisky "Sherry", mais impossible de subodorer que ce soit un Clynelish. Alors autant juste profiter de ce superbe whisky parfaitement équilibré, et se faire plaisir sans se prendre la tête.
  • 89/100.

Ma cote est donc juste un point en dessous de celui pour Der Feinschmecker. La niveau qualitatif est quasi aussi bon, mais le Sherry est plus présent ici et couvre clairement le profil Clynelish, ce qui n'était pas le cas pour le Der Feinschmecker. A mon avis ce n'est pas le même fût pour ces deux embouteillages, ou alors le Sherry a beaucoup influencé le whisky pendant l'année de plus en fût.

Sorti il y a environ trois mois, il était vendu exclusivement en Allemagne, à l'entrepôt Malts of Scotland de Paderborn. Aucune idée si il en reste encore à ce jour, mais son prix là-bas était de 77€ (pour une bouteille de 50cl, pour rappel). Un prix plus qu'honnête par les temps qui courent.

jeudi 3 décembre 2015

Bowmore 1995/2015 The Cooper's Choice, 20 ans, 46%

Vous l'aurez deviné depuis longtemps, Bowmore n'est pas spécialement ma distillerie d'Islay favorite. Je préfère (de loin) Caol Ila. Juste une question de goût personnel évidemment, puisque Bowmore a la cote (plus que Caol Ila, d'ailleurs) auprès du public; et que le prix des bouteilles de Bowmore est celui qui augmente le plus fort et le plus vite ces derniers temps. Surtout chez les embouteilleurs indépendants, d'ailleurs. Ça en devient même affolant, bientôt seules les bourses bien remplies pourront s'offrir un peu de tourbe de l'île d'Islay.

Mais je digresse. Comme souvent, oui je sais. Mais je fais ce que je veux, ch'suis chez moi ici, non mais ! :-p

Bon, bref, ce Bowmore-ci, néanmoins, m'a tapé dans l’œil de par son profil qui colle assez à mes goûts. Peut-être est-il, en ce sens, moins typique des Bowmore habituels ? Vous jugerez vous-mêmes, si vous avez l'occasion d'y goûter.

Quant à The Cooper's Choice, je vous en ai déjà parlé sur le Blog; c'est un embouteilleur indépendant basé à Glasgow en Écosse.

Bowmore 1995/2015 The Cooper's Choice, 20 ans, 46%
Bowmore 05.1995 / 2015 The Cooper’s Choice, 20 ans, Bourbon Cask n°0079, 46%, 275 bouteilles
  • Nez: La fumée est tout de suite présente, en avant de la scène, mais pas envahissante. Elle est même assez douce, vanillée, limité sucrée. Derrière cette fumée se dégage de la pomme jaune et un zeste de citron. De la poire juteuse se montre aussi par moments, après aération.
  • Bouche: La poire vanillée s’impose d’abord. Puis la fumée sucrée et légèrement cendrée lui emboîte le pas.
  • Finale: Longue. Les fruits vanillés s’éteignent assez rapidement, mais les cendres tièdes restent longtemps en bouche.
  • Verdict: Moi qui ne suis pas fan de Bowmore en général, je trouve celui pas mal. La tourbe est agréable, pas bourrine du tout. L’ensemble manque un brin de complexité pour me séduire complètement.
  • 87/100.

Disponible pour ±150 euros (ouch, je vous l'avais dit que le prix de Bowmore s’envole !) au Chemin des Vignes à Bruxelles.

vendredi 11 septembre 2015

Imperial 1995/2015 Signatory Vintage pour deux clubs luxembourgeois, 49%

Si vous regardez la liste des notes de dégustations publiées sur le Blog, vous pourrez constater qu'il n'y a à ce jour encore aucun Imperial. Pourtant c'est une distillerie fermée, ce qui augmente en soi la valeur nominale de ses bouteilles. Mais j'avoue, je n'en suis pas fan. Jusqu'ici il a été très rare qu'un Imperial me procure des frissons, même si il est vrai que je n'en n'ai pas goûté des masses non plus.

Mais si je vous parle de celui-ci aujourd'hui, c'est que... tout arrive ;-)

Cet Imperial-ci, arrivé chez Massen en même temps que les deux Glen Keith dont j'ai précédemment parlé (et embouteillé le même jour qu'eux, aussi par Signatory Vintage), a été sélectionné par deux clubs luxembourgeois: un club de whisky, et un club de passionnés de voitures Morgan.

Imperial 1995/2015 Signatory Vintage pour deux clubs luxembourgeois, 49%
Imperial 19 ans Signatory Vintage The Un-Chillfiltered Collection, 21.08.1995 / 21.07.2015, Sélectionné par Whisky Club Luxembourg et Morgan Club Luxembourg, Hogshead n°50196, 49%, 292 bouteilles
  • Nez: Une empreinte citronnée en avant, avec des fruits blancs (pêche, nectarine) et de la pomme jaune derrière. Après une courte aération, des traces de blé sec. Viennent ensuite des vagues de miel vanillé et sucré. Après une (très) longue aération, se développent des senteurs végétales de fleur de menthe.
  • Bouche: La texture est onctueuse, presque sirupeuse. Surtout sur le sirop de citron, d'ailleurs; flanqué de pincées de gingembre. Du miel coulant déferle ensuite dans la bouche.
  • Finale: Moyenne. De l'écorce de bois se révèle et assèche légèrement la bouche, avant de disparaître par la suite. De la poudre de pelure de citron dans la gorge. Des feuilles de menthe s'incrustent enfin au niveau du palais.
  • Verdict: Cet Imperial-ci me fait réviser ma copie sur cette distillerie: il y a des bons Imperial ! Il est facile, agréable, se laisse boire de bon cœur, est équilibré. Un profil bien fruité, mais aussi bien riche et complexe. Une bonne surprise.
  • 89/100 (le dernier point surtout pour cette sympathique complexité évolutive en cours de dram).

Actuellement disponible chez Massen pour 75€.

mardi 1 septembre 2015

Highland Park 1995/2015 Gordon & MacPhail pour The Whisky Mercenary, 50%

The Whisky Mercenary, qui est comme vous le savez un embouteilleur indépendant belge, propose régulièrement des embouteillages intéressants. Comme il privilégie la qualité à la quantité (et c'est tant mieux !), seulement quelques-uns sortent sur l'année.

Si en règle générale The Whisky Mercenary achète ses fûts et les fait embouteiller avec ses étiquettes à lui, parfois il achète aussi des fûts à d'autres embouteilleurs qui obligent à embouteiller sous leur marque. Gordon & MacPhail en est un bon exemple, et c'est ici le cas comme ce le fut aussi pour un Tormore en 2013.

Gordon & MacPhail, donc, a embouteillé cet Highland Park de 20 ans d'âge exclusivement pour The Whisky Mercenary. Comme le Tormore en 2013, il titre à 50% (il ne m'étonnerait donc pas qu'ils aient été tous les deux réduits). Bon, assez jacassé, passons à la dégustation...

Highland Park 1995/2015 Gordon & MacPhail pour The Whisky Mercenary, 50%
Highland Park 13.07.1995 / 20.07.2015 (20 ans) Gordon & MacPhail exclusively bottled for The Whisky Mercenary, Refill American Hogshead n°1485, 50%, 325 bouteilles
  • Nez: D'abord très citronné, suivent ensuite une légère fumée sucrée, de la vanille et du miel. Une corbeille de fruits (citron, ananas, banane) envahit alors les narines.
  • Bouche: Une amertume de pelure de pomme en entrée de bouche. Puis de la vanille et une fine fumée épicée. Quelques fruits blancs et citriques essaient de se faire une place, mais la fumée reste en avant plan.
  • Finale: Longue. La fumée grandit, tandis que les fruits s'éteignent. Quelques épices douces viennent saupoudrer la fumée.
  • Verdict: Même si je continue de préférer les Highland Park en fût de Sherry, celui-ci (qui est donc en fût de bourbon) est bien fait, équilibré, et cohérent. Une bonne sélection du Mercenaire du Whisky.
  • 87/100.

Disponible pour ±140 euros en Wallonie depuis quelques jours chez Toby Vins (et il devrait bientôt arriver chez We Are Whisky). En Flandre, il est disponible aux adresses habituelles (TasTToe, Whiskyhuis, QV.ID).

jeudi 14 mai 2015

Glen Keith 17 ans The Whisky Cask, 1995/2012, 52.9%

Vous le savez, j’aime assez Glen Keith. Cette distillerie compte parmi mes préférées du Speyside. Et il y a quand même pas mal de bons embouteillages indépendants de cette distillerie.

Celui-ci est proposé par The Whisky Cask, l’embouteilleur allemand dont j’ai aussi déjà parlé. Le fait que ce Glen Keith ait été embouteillé en 2012 pourrait faire craindre le pire, puisqu’il est encore disponible en boutique ! Généralement les machins super bons disparaissent en un éclair, pas vrai ? Hé bien parfois, on arrive encore à trouver des choses sympas qui ont été embouteillées il y a déjà quelques temps. Si si, j’vous jure ! Bon OK, c’est de plus en rare, j’avoue…

(photo Dram 242)
(photo Dram 242)
Glen Keith 17 ans The Whisky Cask, 1995 / 2012, 52.9%
  • Nez : Puissant, fruité, et avenant. De la poire vanillée, une pincée de gingembre, de la rhubarbe, de la nectarine fraîche. Après aération, des volutes de fraîcheur herbacée apparaissent.
  • Bouche : Vanillée et sucrée d’abord, puis une explosion fruitée / épicée en bouche. La corbeille de fruits frais s’abat sur les papilles, accompagnée de notes de gingembre poivrée. Une bouche assez monolithique mais agréable.
  • Finale : Moyenne. De la pomme verte légèrement acidulée pointe le bout de son nez, suivie de quelques gouttes de citron poivré.
  • Verdict : Un profil bien entendu fruité, mais moins onctueux et moins gourmand que d’autres Glen Keith que j’ai déjà goûtés. Néanmoins assez sympa, même si assez standard finalement.
  • 86/100.

Disponible pour 85 euros chez Dram 242.

lundi 4 mai 2015

Mortlach 19 ans The Whisky Warehouse 8, 1995/2014, 46%

Mortlach est sûrement mieux connu que Glendullan, mais est aussi, je trouve, une distillerie très inégale. On ne sait jamais à quoi s’attendre en goûtant un dram de Mortlach, que ce soit en ce qui concerne le profil, comme de la qualité.

The Whisky Warehouse 8 est un embouteilleur indépendant allemand qui aime bien transférer des parties de fûts dans des plus petits (des Quarter Casks ou des Octaves) pour appliquer des finishes plus ou moins exotiques (et plus ou moins réussis aussi, il faut bien l’avouer).

Bon, vous l’aurez compris, si je parle de ce Mortlach-ci, c’est que je l’ai quand même trouvé intéressant et mérite qu’on s’y attarde.

(photo Dram 242)
(photo Dram 242)
Mortlach 19 ans The Warehouse Collection, 17.04.1995 / 25.11.2014, Ex-Bourbon Finish Octave W8/1208, 46%, 72 bouteilles
  • Nez : Un nez riche et intéressant d’entrée. Des fruits blancs et jaunes légèrement sucrés, mais aussi (et surtout) des notes organiques de champignons des sous-bois. Après aération, du bonbon au citron.
  • Bouche : Douce, onctueuse et liquoreuse, et plutôt monolithique sur les fruits blancs à l’huile d’olive.
  • Finale : Longue et vigoureuse, poivrée, et le retour de ce côté ‘’sous-bois’’ humide (qui personnellement me plaît).
  • Verdict : J’aime le côté ‘’dirty’’ de certains Mortlach. Ici il se décline en sous-bois huilé (pas facile de se l’imaginer, hein ;-) ). L’alcool est aussi bien intégré. Un Mortlach bien fait, avec un nez et une finale clairement un cran au-dessus de la bouche.
  • 87/100.

Disponible chez Dram 242 pour 80€.

samedi 25 avril 2015

Linkwood 1995/2014 The First Editions, 56.6%

Il faut se rendre à l’évidence, le prix des (très) bons embouteillages des distilleries connues, reconnues et ayant le plus de succès auprès du public atteint de tels sommets que cela en devient impayable. En disant cela, je pense surtout aux embouteillages (qu’ils soient officiels ou non ; en effet les embouteillages indépendants de ces distilleries ont aussi pris l’ascenseur vers le haut point de vue prix) d’Highland Park, d’Arbeg, de Bowmore, de Glendronach, de Littlemill, de Macallan, de Laphroaig, de Springbank, et j’en passe.

Une solution alternative pour trouver des pépites est de se pencher sur des distilleries aux noms obscurs et assez méconnus. Oui il y a moyen d’y trouver des (très) bonnes choses à prix encore abordable, mais c’est peut-être plus difficile à trouver car ces distilleries sont peu présentes chez les cavistes (car peu connues, et donc peu demandées de la clientèle finale) et leur qualité est peut-être aussi plus aléatoire (quoique de nos jours, même chez les ‘’grosses distilleries’’ ça ne veut plus dire charrette). Il faut certainement chercher plus assidument, essayer de goûter plus et surtout ne pas acheter en aveugle. Il est clairement plus difficile de trouver une tuerie chez Glendullan (‘’Hein ? Chez qui ? Connais pô…’’) que chez Highland Park, j’en conviens…

Mais parfois, au détour d’un dram sur lequel on n’aurait pas misé un kopek, on peut se retrouver surpris, voire scotché (ce qui, après tout, est ce qu’on recherche quand on boit du whisky. Scotché… Whisky… Hahaha. Bon OK, elle est nase ma vanne…).

C’est ce qui m’est arrivé avec ce Linkwood. Distillerie assez peu connue et peu prolifique en embouteillages bling bling. C’est d’ailleurs le premier Linkwood dont je parle sur le blog.

Linkwood 1995/2014 The First Editions, 56.6%
Linkwood 1995 / 2014 The First Editions, 18 ans, 56.6%, 274 bouteilles
  • Nez : Une austérité qui saute au nez. De la poussière minérale, style ardoise. Mais aussi de la pomme jaune pétrifiée et des notes de pamplemousse blanc. Impression de sécheresse désertique. Après aération, de la cire de bougie.
  • Bouche : Douce, liquoreuse, sucrée et onctueuse. Puis la pomme séchée, des gouttes de jus d’agrumes acidulés, et cette austérité sèche et minérale sur la poussière pierreuse, crayeuse.
  • Finale : Courte mais intense. Des poignées de poivre mélangé au citron qui se colle aux parois de la bouche. Du gingembre en poudre, et toujours cette austérité minérale.
  • Verdict : Franchement, une excellente surprise ! Je suis séduit par ce côté austère / minéral qui se marie parfaitement avec le côté citronné. Ça donne un côté ‘’old school’’ bien sympathique.
  • 89/100.

Disponible au Chemin des Vignes à Stockel (Bruxelles) pour une centaine d’euros. Pas super donné quand même, mais c’est toujours meilleur marché que bon nombre d’embouteillages récents de whisky de même âge.

mardi 14 avril 2015

BenRiach 1995/2015 pour Premium Spirits, Madeira Hogshead, 54.7% (OB)

Premium Spirits est le distributeur en Belgique des distilleries BenRiach, Balblair Tomatin et Benromach (entre autres). Il sélectionne régulièrement des fûts destinés exclusivement au marché belge, dont celui qui nous occupe aujourd’hui.

Embouteillé en janvier, ce BenRiach âgé de 19 ans a apparemment vécu toute sa maturation dans un ex-fût de vin de Madeire.

BenRiach 1995/2015 pour Premium Spirits, Madeira Hogshead, 54.7% (OB)
BenRiach 1995 / 01.2015 for Premium Spirits, 19 ans, Madeira Hogshead N°5957, 54.7%, 283 bouteilles (OB)
  • Nez : Au nez, il me fait penser à un Virgin Oak, mais avec une couche vineuse par-dessus. Un peu de raisin sec, beaucoup de bois vert, et une fraîcheur résineuse. Après aération, du miel sucré apparaît.
  • Bouche : Du bois de sapin laqué. Une légère sucrosité de fruits secs. Un peu d’acidité vineuse. Deux ou trois rayons de miel font un passage, par moments. J’ai aussi eu l’impression, en cours de dégustation, d’avoir un caramel mou qui fond en bouche.
  • Finale : Moyenne. L’alcool se révèle plus ici, une chaleur rayonne en bouche. Une sécheresse boisée s’installe. Un peu de poussière de fruits secs. Quelques épices piquantes apparaissent.
  • Verdict : Les saveurs sont assez fondues, peu dissociées. Un whisky plaisir, frais et boisé, qui se laisse volontiers siroter.
  • 87/100.

Disponible actuellement pour environ 125€ chez tous les cavistes revendant les produits distribués par Premium Spirits (Massen, La Maison Demiautte, The Single Malt Whisky Shop, etc).

jeudi 19 février 2015

Speyside 18 ans Cadenhead’s Small Batch, 62.8% (IB)

Je n’avais plus parlé de Cadenhead depuis… oufti ! Le 31 décembre dernier !!! Inadmissible, nondidju !

C’est vrai que je n’ai pas grand-chose de cet embouteilleur à me mettre sous la dent et à vous présenter ces derniers temps… Alors je vais recycler (ou faire le vieux sénile, vous jugerez vous-même) en faisant une troisième passe sur le Speyside 18 ans de la gamme Small Batch. Troisième passe ? Bah oui, j’en avais déjà parlé en août 2014 suite à un Whiskycafé chez TasTToe et en novembre dernier suite à une dégustation Cadenhead au Single Malt Whisky Shop. Mon ressenti sur ce Speyside avait été différent en fonction de l’environnement. Un troisième essai, au calme à la maison cette fois, me permettra de me faire une opinion définitive sur ce whisky. Whisky issu de la distillerie Speyside (elle-même étant située dans la région du Speyside), pour ceux qui ne connaîtraient pas ce nom décliné en distillerie.

Speyside 18 ans Cadenhead’s Small Batch, 62.8% (IB)
Speyside 18 ans Cadenhead’s Small Batch, 1995 / 2014, 62.8%, 738 bouteilles
  • Nez : Des cerises cuites et des fraises séchées. Beaucoup de bois vernis, des épices de Noël. Un nez ‘’classy’’, pourtant porté par un alcool bien présent. De la cire de bougie apparaît après un temps.
  • Bouche : L’alcool est bien présent (on dépasse allègrement les 60%, quand même !), mais néanmoins pas arrache-gueule. Des épices douces, des fruits rouges compotés, des zestes d’orange. Du bois poussiéreux, et de la liqueur de prune jaune.
  • Finale : Moyenne. De la pelure de prune et d’abricot, des picotements épicés sur la langue. Du bois sec en arrière-plan.
  • Verdict : Le sherry est présent mais pas écrasant. Il faut quand même y aller mollo, ça peut vite taper aux tempes à un taux d’alcool pareil. Mais sinon, c’est juste très bon ; bien changeant au fil du dram. A siroter à son aise, sans se presser.
  • Une troisième (et dernière ?) cote, arrêtée sur 87/100.

Cet embouteillage, arrivé sur le marché en août 2014, n’a pas eu un succès fulgurant. Il faut dire que les gens, souvent, ne connaissent que la région du Speyside et pas la distillerie ; et sont donc dérouté par la nomenclature indiquée sur l’étiquette. Et l’Homme, devant l’inconnu, hésite ; c’est bien connu.

Il est donc encore probablement possible de le trouver (pour environ 80€) chez les revendeurs de Cadenhead, que ce soit en Belgique (TasTToe, Single Malt Whisky Shop), au Luxembourg (Massen) ou en Allemagne (à la boutique Cadenhead de Cologne). A vérifier auprès de ces boutiques, bien entendu.