Affichage des articles dont le libellé est 1993. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 1993. Afficher tous les articles

dimanche 18 décembre 2016

Ardbeg 23 ans Cadenhead's Authentic Collection, 1993/2016, 47.7%

Vous le savez, je ne porte pas Ardbeg dans mon cœur. Non seulement le profil généralement ultra tourbé ne me correspond pas, mais aussi la politique de prix pratiquée sur les embouteillages d'Ardbeg, qu'ils soient officiels ou indépendants, me fait sortir de mes gongs.

D'ailleurs, seulement quatre notes de dégustation d'Ardbeg ont précédé celle-ci sur le Blog. Et c'est en grande partie à cause des prix affolants pratiqués. Ardbeg souffre, je trouve, d'un rapport qualité / prix exécrable.

 

Il est néanmoins normal que je goûte parfois de ce whisky et que j'en donne mon avis. Il faut bien proposer de tout sur un Blog, pas vrai ? Déjà que j'essaie d'éviter de vous parler de pas mal de daubes... ;-)

 

Celui-ci est issu de la vague d'embouteillage de Noël de l'embouteilleur indépendant Cadenhead, vague réservée exclusivement aux boutiques de l'embouteilleur. Ces embouteillages sont arrivés fin novembre en boutique, sous l'étiquette Authentic Collection.

Ardbeg 23 ans Cadenhead's Authentic Collection, 1993 / 11.2016, Bourbon Hogshead, 47.7%, 210 bouteilles

  • Nez: Une grosse bouffée médicinale / camphrée envahit les narines. Viennent ensuite de la mirabelle et du raisin blanc vanillé. La tourbe médicinale s'adoucit sur la durée, révélant de la fumée végétale. Avec le temps, toutes les senteurs s'assagissent pour former un ensemble fumé, tourbé, fruité et vanillé; fort fin et avenant.
  • Bouche: De la pomme amère, de la fumée de tourbe grasse, de la vanille. Un siroté ambiant et onctueux qui enrobe le fil conducteur tourbé.
  • Finale: Courte. Un kick acidulé citronné explose dans la gorge. Du fruit blanc vanillé reste un moment, tandis qu'un nuage de fumée sèche s'envole. Je m'attendais à plus de longueur, cette finale est en fait assez courte.
  • Verdict: Même si Ardbeg est loin d'être une distillerie que j'affectionne (allez-y, lancez-moi les tomates ^^), j'apprécie beaucoup le nez de celui-ci, changeant et évolutif. La bouche et la finale me séduisent moins, car très "simple" dans le style et (en ce qui concerne la finale) étonnamment très courte.
  • 86/100.

Il a été disponible en précommande à la boutique Cadenhead de Cologne en novembre, pour 300 euros (hein oui que ça pique, un prix pareil pour un 23 ans d'âge ?). Mais je ne pense pas qu'il en reste en stock, tout ayant été vendu avant même que la boutique ne soit livrée. Hé oui, même à ce prix là, ça part comme des petits pains.

dimanche 28 février 2016

Tullibardine 22 ans Cadenhead's Small Batch, 1993/2015, 47.3%

Après un jeune Tullibardine de chez Cooper's Choice, je me penche aujourd'hui sur un autre, plus vieux, en fût de bourbon cette fois-ci. Et un Cadenhead, histoire de (peut-être) rattraper le coup par rapport à l'Irish dernier.

Bon, Tullibardine, c'est pas particulièrement sexy ni vendeur comme nom. Mais comme déjà dit par ailleurs, il faut se tourner vers les distilleries peu connues si on veut pouvoir encore trouver des bouteilles de whisky à prix raisonnable. Et parfois, même, on en trouve de bonnes. Sera-ce le cas avec celui-ci ? C'est bien possible, à en croire un autre blogueur, qui l'a très bien coté. Mais je préfère quand même suivre ma propre opinion, bien entendu. Voici donc un second avis, afin que vous puissiez faire le ménage vous-même dans ce que les blogueurs ont à offrir.

Tullibardine 22 ans Cadenhead's Small Batch, 1993/2015, 47.3%
Tullibardine 22 ans Cadenhead's Small Batch, 1993 / 2015, 47.3%, 528 bouteilles
  • Nez: De la pomme verte et jaune, et du citron très acidulé. De la pêche juteuse se cache derrière, apportant un sucré bienvenu à ce nez jusque là trop acide à mon goût.
  • Bouche: Fruitée et onctueuse. Du sirop de citron, de la compote de pomme jaune. De la poire blanche bien mûre, et du jus de raisin blanc.
  • Finale: Longue. De petits pétillements viennent, et s'en vont rapidement. Un acidulé fruité reste en bouche et s'installe à demeure. Une très légère amertume fruitée apparaît en toute fin de bouche.
  • Verdict: En aveugle, j'aurais juré être face à un Speysider, très classique, en fût de bourbon. Tullibardine est pourtant une distillerie des Highlands (dans les terres, entre Édimbourg et le Speyside; et non loin de celui-ci donc je me pardonne moi-même). Bien fait, agréable du début à la fin; un bon whisky classique, en fût de bourbon. Et très facilement buvable.
  • 87/100.

Disponible (à vérifier et confirmer) auprès des ambassades Cadenhead en Belgique et au Luxembourg, pour une grosse centaine d'euros. Merci à TasTToe pour le sample.

dimanche 2 mars 2014

Debriefing de dégustation Coopers Choice (Littlemill, Glen Keith, Bunnahabhain et Laggan Mill)

Debriefing de dégustation Coopers Choice (Littlemill, Glen Keith, Bunnahabhain et Laggan Mill)

Il y a peu je relayais l’info du fait que l’embouteilleur Coopers Choice était à présent distribué en Belgique. Voulant me faire une idée par moi-même de la qualité globale de cet embouteilleur, je me suis rendu au Chemin des Vignes. Ludo a eu la gentillesse de me faire goûter 4 petits drams Coopers Choice.

Je dois bien avouer que j’avais un a priori assez négatif en raison de la réduction de la plupart des bouteilles Coopers Choice. Je préfère généralement les bruts de fûts.

Les notes qui suivent sont assez courtes et succinctes. En effet, la dégustation a été assez rapide dans une boutique, presque dans les mêmes circonstances qu’en festival, et non pas tranquillement à l’aise chez moi.

Debriefing de dégustation Coopers Choice (Littlemill, Glen Keith, Bunnahabhain et Laggan Mill)

Littlemill 1985 / 2013 Coopers Choice, 28 ans, 46%, 375 bouteilles : Ha, Littlemill… Je ne pouvais pas passer à côté, c’est une de mes distilleries préférées. Et je dois commencer à stocker étant donné qu’elle est fermée, que d’ici quelques temps il n’y en aura plus et que les prix commencent à flamber.

  • Nez : De la poire salée, de l'abricot et de la mandarine. Du pamplemousse rose fraichement coupé par après.
  • Bouche : Du pamplemousse rose, de l'orange juteuse, une explosion d'épices douces. Surprenant de fraîcheur. Le seul reproche que je puisse faire est la réduction un peu perceptible (mais très peu, donc pardonnable).
  • Finale : Un peu d’acidité agrumique dans la gorge, de la mandarine dans les joues.
  • Verdict : Réduit peut-être, mais un profil très axé sur les agrumes frais qui sort des sentiers battus des Littlemill sortis ces derniers temps. Très printanier. Une très bonne surprise. Et un 28 ans aussi bon pour moins de 105€, j’en ai tout de suite pris une bouteille…

90/100.

Debriefing de dégustation Coopers Choice (Littlemill, Glen Keith, Bunnahabhain et Laggan Mill)

Glen Keith 1993 / 2012 Coopers Choice, 19 ans, 46%, 336 bouteilles : Ayant récemment découvert Glen Keith ; et ceux que j’ai goûtés m’ayant tous plu, je me suis penché sur celui-ci.

  • Nez : Très vanillé, fruits jaunes très cuits.
  • Bouche : Douce sur les fruits vanillés.
  • Finale : En lente descente sur les fruits et le poivre blanc.
  • Verdict : Assez bon mais profil très passe partout, sans complexité.

84/100.

Debriefing de dégustation Coopers Choice (Littlemill, Glen Keith, Bunnahabhain et Laggan Mill)

Bunnahabhain 1991 / 2014 Coopers Choice, sherry wood, 46% : En règle générale j’aime beaucoup les ‘’Bunna’’ en fût de sherry, alors j’ai plongé sur celui-ci.

  • Nez : Du tabac, du bois, des fruits secs. Pas mal de choses se bousculent.
  • Bouche : La réduction à 46% est trop perceptible à mon goût. Sinon c’est doux et agréable, profil sherry standard.
  • Finale : De la muscade, du gingembre, du bois sec, du poivre. Bonne finale bien complexe.
  • Verdict : Ce malt-ci souffre un peu trop de la réduction en bouche, je trouve.

86/100.

Debriefing de dégustation Coopers Choice (Littlemill, Glen Keith, Bunnahabhain et Laggan Mill)

Laggan Mill ‘’NAS’’ Coopers Choice, embouteillé en 2014, 51%, 270 bouteilles : Laggan Mill, c’est quoi cette bestiole ? Hé bien c’est un Lagavulin. Oui oui. C’est juste que la distillerie Lagavulin refuse que le nom de sa distillerie ou l’âge du distillat apparaisse sur les bouteilles des indépendants. Il paraitrait néanmoins que ce Lagavulin-ci soit âgé de 8 ans, distillé début 2006. Et cette bouteille est proposée en brut de fût, qui plus est. Moi qui ne suis pas client du tout du Lagavulin 16 ans, je me suis laissé tenter par Ludo qui me l’a fortement conseillé.

  • Nez : Un savant mélange de tourbe fermière (paille, foin) sherrysée aux fruits secs.
  • Bouche : Un bonbon de fruits rouges confits, ça colle aux dents. Ensuite un peu de tourbe essaie de percer.
  • Finale : La tourbe fermière et salée (et un peu marine aussi) revient en avant plan, avec une bonne dose de poivre.
  • Verdict : Très rond, assez complexe, cette tourbe sucrée fonctionne très bien. Je lui donnerais plus que ses 8 ans. Et pour un Laga de cette qualité à moins de 60€, hop j’ai tout de suite pris une quille.

91/100.

Pour conclure, je dirais que je vais suivre Coopers Choice de près : de la bonne qualité (sur ce que j’ai goûté en tout cas) à un prix très intéressant.

jeudi 16 janvier 2014

Glendronach 1993 (20 ans) pour Abbey Whisky, 59.1% (OB)

Glendronach 1993 (20 ans) pour Abbey Whisky, 59.1% (OB)

Glendronach sort une quantité inimaginable de bouteilles différentes chaque mois, outre les bouteilles classique de sa gamme. Principalement des single casks en maturation de sherry Oloroso ou Pedro Ximenez (c’est la spécificité de cette distillerie, après tout, et ce qui plaît au public). Glendronach embouteille aussi régulièrement des fûts pour des boutiques diverses un peu partout dans le monde. Cette multitude de propositions rend difficile le fait de mettre le doigt sur LE fût qui sort du lot. Et pourtant, j’ai eu le nez fin et je vous en fait profiter…

Abbey Whisky est une boutique au Royaume Unis qui vend aussi par correspondance. Ouf, sinon je n’aurais jamais pu me procurer leur Glendronach 15.01.1993/11.2013 (20 ans) Oloroso Sherry Butt N° 33, 592 bouteilles, 59.1%.

Nez : Un nez ultra sherry très puissant et très prenant. Une explosion d’épices, de la prune noire, du thé sec, de la cerise cuite, de la noisette grillée, une pointe de vieux cuir, et de la cassonade fondue. Par la suite des notes de moka et de chocolat se développent.

Bouche : Difficilement descriptible, mais quasi orgasmique ! L’alcool est parfaitement intégré et n’agresse jamais malgré ses presque 60%. C’est juste parfait. Du pain d’épices tiède, des fèves de cacao grillées, des fruits rouges et noirs très cuits, du thé noir.

Finale : Longue et chaude. Un soupçon boisé vient légèrement assécher le fond de la gorge, mais rien d’envahissant. Les épices imprègnent les joues, puis se propagent au palais.

Verdict : Une bombe de gourmandise ! Je suis généralement rebuté par la présence trop marquée du bois dans les single casks en Oloroso de Glendronach, mais ici il est parfaitement dosé (discret, même). Et avec un petit morceau de chocolat noir en accompagnement, ça devient divin…

93/100 sans aucune hésitation.

Un excellent rapport qualité prix comparé aux single casks 1993 sortis ces derniers temps (je pense principalement aux 18 ans pour La Maison du Whisky et au Batch 8, par exemple, plus chers), ce Glendronach 1993 est disponible uniquement chez Abbey Whisky pour environ 115€ port compris jusque la Belgique. Profitez s’en, ça part comme des petits pains ; et éventuellement organisez un achat groupé entre amis pour diminuer les frais de port.

Sans aucun doute ma découverte de ce début d’année 2014.

mardi 3 décembre 2013

Ledaig 16 ans Cadenhead’s Authentic Collection 1993/2009, IB, 55.7%

Ledaig 16 ans Cadenhead’s Authentic Collection 1993/2009, IB, 55.7%

Comme ces sales microbes ne me laissent pas tranquille, je continue de fouiller dans mes archives de notes… Et ce soir, je continue sur ma lancée Cadenhead’s (vous n’aviez pas encore remarqué que j’aime bien cet embouteilleur ?) tout en proposant un autre Ledaig, très différent du ‘’Age Matters’’ de The Whiskyman d’il y a quelques jours.

Mais ce Ledaig 16 ans Cadenhead's Authentic Collection 1993/2009, 55.7%, 272 bouteilles est très différent du ‘’Age Matters’’ : il n’est pas tourbé du tout, alors que généralement Ledaig l’est ! C’est donc un Ledaig atypique qui m’a étonné quand j’ai ouvert la bouteille. Pas toujours évident de goûter avant d’acheter…

Nez: Comme expliqué dans l’introduction ci-dessus, je m'attendais à un nez (et un whisky) tourbé, il n'en est rien. Le nez est très frais, sur les fruits jaunes, les agrumes et la paille.

Bouche: Une attaque très agrumique, acidulée. Les agrumes dominent clairement, suivis de poivre blanc et de pêche blanche.

Finale: Moyenne. La paille fait son retour dans la gorge, soutenue par des relents citronnés.

Verdict: Un profil très frais et très fruité; très loin du tourbé que l'on pourrait attendre d'un Ledaig. Néanmoins très bon et bien fait.

87/100.

Très différent du ‘’Age Matters’’, donc… Et comme ce Ledaig Cadenhead’s a été embouteillé en 2009, n’espérez même pas pouvoir encore en trouver… Je le présentais surtout afin de prouver que le nom d’une distillerie ne veut pas dire ‘’charrette’’ concernant un profil ou un goût typique, et qu’on ne peut prédire de rien avant d’avoir goûté.

mardi 26 novembre 2013

Glen Keith 1993/2013 Malts of Scotland, IB, 54.2%

Glen Keith 1993/2013 Malts of Scotland, IB, 54.2%

"And now, for something completely different..." Un whisky très difficile, je trouve, à décortiquer. J'ai même l'impression peut-être de passer à côté, tellement il m'est différent de ce que je connais d'habitude...

Présenté au Whisky Festival chez Massen il y a quelques semaines, ce Glen Keith 1993/2013 Malts of Scotland, 54.2%, 212 bouteilles, a été sélectionné par Frank Leyens (de chez Massen) et Dominiek Bouckaert (Mr The Whiskyman, encore lui !). A l'origine l'embouteillage était destiné à être une exclusivité "for Vinothek Massen", mais une erreur à l'impression de l'étiquette a fait que cette référence soit oubliée. Résultat: une étiquette "normale" Malts of Scotland.

Ce Glen Keith a été plébiscité sur place par beaucoup d'amateurs éclairés; certains vieux de la vieille allant même jusqu'à le comparer à certains Clynelish 1982 devenus légendaires (et introuvables). Pour ma part je ne me risquerai pas à faire cette comparaison, n'ayant que très peu d'expérience avec ces fameux Clynelish. Mais voici néanmoins mon humble avis...

Nez: Très particulier et assez loin, d'un premier abord, de ce que je connaissais précédemment. J'ai au début difficile de mettre des noms sur les senteurs, tellement elles sont mélangées et fondues. Ma première impression est un refill sherry, alors qu'il n'en est rien (c'est du fût de bourbon). Par après, les senteurs se détachent les unes des autres, les rendant plus distinctes. Du miel, un léger boisé, un mélange de fruits jaunes compotés. C'est très gourmand et très puissant. Les agrumes vanillés s'imposent progressivement après une longue aération.

Bouche: Elle est plus abordable que le nez dans une optique analytique; j'arrive plus facilement à mettre des noms sur les saveurs. De la confiture de rhubarbe, du gingembre, une légère amertume boisée. Un peu d'abricot et de pomme verte, quelques gouttes de jus de pamplemousse. Le tout s'accorde très bien, les saveurs se marient à merveille.

Finale: Moyenne. Le bois fait son retour avec une légère amertume. Une douceur mielleuse et vanillée se développe, ainsi qu'une légère acidité agrumique.

Verdict: Enfin un Malts of Scotland qui me séduise vraiment; je trouvais toujours "quelque chose qui clochait" dans leurs embouteillages. Ici le tout est vachement bon, bien fondu; l'alcool est parfaitement équilibré; c'est doux, gourmand, puissant, complexe. Un sacrément bon whisky difficile à décortiquer mais très accessible pour le boire juste pour le plaisir.

90/100

En raison de la sélection de ce fût, il est bien évidemment disponible chez Massen (pour environ 85€). Mais comme l'étiquette n'indique pas l'exclusivité Massen, il est peut-être disponible aussi dans les autres boutiques vendant la gamme Malts of Scotland (mais je ne peux pas l'affirmer de façon certaine).