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lundi 5 septembre 2016

Glentauchers 26 ans Cadenhead's Authentic Collection, 1989/07.2016, 48.2%

Je vous le dis souvent, avec le grand nawak point de vue prix proposé par les grands noms (aussi bien distilleries qu'embouteilleurs) du whisky, il faut de plus en plus se tourner vers des distilleries moins connues pour essayer de trouver des trésors enfouis, et à prix encore abordable.

Avec ce Glentauchers-ci, embouteillé par l'inévitable Cadenhead, je ne vous promets pas monts et merveilles, mais une alternative aux whiskies surcotés (et il y en a des masses); ce qui n'est déjà pas si mal.

Glentauchers 26 ans Cadenhead's Authentic Collection, 1989/07.2016, 48.2%
Glentauchers 26 ans Cadenhead's Authentic Collection, 1989 / 07.2016, Bourbon Barrel, 48.2%, 108 bouteilles
  • Nez: De la pomme verte, et du citron frais. Une fraîcheur de plante aromatique (mélange d'aneth et d'anis) se révèle très vite et prend de plus en plus d'ampleur. Un nez frais et picotant.
  • Bouche: Texture onctueuse, presque "chewy" (comment traduit-on ça en Français ? Mais non pas "Chewbacca" !!), quasi une texture confiture / fromage blanc. Enfin vous voyez, quoi ! De la prune jaune, de la pomme rouge, de la confiture de citron, de la mirabelle. Quelques épices douces picotent par moments.
  • Finale: Moyenne. La confiture de citron perdure, une sécheresse végétale se colle au palais, tandis que des épices douces dansent sur la langue.
  • Verdict: Le nez sort franchement des sentiers battus, avec son côté aromatique particulier. Et qui dit particulier, dit intéressant, bien entendu. La suite est plus classique, mais bien faite. J'ai passé un agréable moment à déguster ce whisky.
  • 86/100.

Disponible pour 159€ uniquement aux boutiques Cadenhead, la plus proche de nous étant à Cologne.

jeudi 4 août 2016

Linkwood 26 ans Cadenhead's Single Cask, 1989/2015, 50.2%

Linkwood 26 ans Cadenhead's Single Cask, 1989/2015, 50.2%

Cela faisait longtemps que je voulais goûter ce Linkwood. A sa sortie, courant 2015, je n'avais pas eu l'occasion de le faire mais plusieurs personnes m'avaient dit l'avoir trouvé très bon. Étant donné le nombre très limité de bouteilles ayant été disponibles en Belgique, je n'avais réussi à m'en procurer une (il faut dire qu'à l'époque je n'avais pas spécialement cherché non plus).

Les différents retours que j'ai pu en lire sur internet ont tous été très positifs, tant et si bien que mon envie de le goûter ne m'avait jamais quitté.

Ce n'est que récemment que j'ai eu enfin l'occasion de me pencher dessus, au calme dans mon environnement de dégustation. Et effectivement, la réputation de ce Linkwood embouteillé par Cadenhead n'est pas galvaudée.

Linkwood 26 ans Cadenhead's Single Cask, 1989/2015, 50.2%
Linkwood 26 ans Cadenhead's Single Cask, 1989 / 2015, Sherry Butt, 50.2%, 324 bouteilles
  • Nez: Du raisin sec, du caramel, de l'abricot. Très vite une fraîcheur d'abord mentholée, puis florale, montre le bout de son nez. Viennent alors de la prune jaune, de la compote de pêche, et un gros rayon de miel d'oranger. Un nez fort complexe et évolutif, gambadant rapidement d'une senteur à l'autre.
  • Bouche: De la compote de fruits jaunes mélangée à du miel liquide. De l'abricot, du raisin de Corinthe, de la prune jaune. Du caramel vanillé comme fil conducteur. Une bouche moins complexe que le nez, et surtout moins changeante (plus classique, quoi), mais qui ne manque néanmoins pas d'attrait.
  • Finale: Longue. La fraîcheur végétale refait surface, se mariant maintenant à du bois vert et sec. La sève boisée reste un moment collée à la langue. Du thé vert parfumé après quelques gorgées.
  • Verdict: Le Sherry, bien sûr décelable, n'est en rien écrasant. Ce whisky a un caractère bien à lui, fruité et végétal, sucré et gourmand, équilibré et séduisant. Le seul (petit) défaut que je lui trouve est cette fraîcheur végétale trop présente par moments; ce qui l'empêche d'atteindre le 90 selon mes critères personnels.
  • 89/100.

Sold out à ma connaissance en Belgique, il en reste actuellement une paire de bouteilles à la boutique Cadenhead de Cologne, au prix de 189€.

mardi 28 juin 2016

Littlemill 1989/2011 Romantic Rhine Collection, 55.1%

Ce n'est pas la première fois que je parle de la gamme Romantic Rhine de l'embouteilleur allemand Feinkost Reifferscheid (à vos souhaits ^^), j'en avais déjà parlé fin 2015 à propos d'un (très bon) Clynelish.

Le Littlemill dont je vous parle aujourd'hui (je sais, ce n'est pas la première fois non plus que je vous parle de cette distillerie :-p ), j'en ai eu une bouteille en main quand je suis passé jeter un œil à la boutique, près de Bonn en Allemagne. Mais je n'avais pas 150€ à dépenser dans un Littlemill que je n'avais pas goûté et qui traînait sur des étagères depuis 2011 (généralement c'est assez mauvais signe), alors je l'ai laissé là.

Ce n'est que fin avril 2016 que j'ai eu l'occasion de me rincer les papilles avec, mais trop tard évidemment: il était sold out. On ne gagne pas à tous les coups.

Littlemill 1989/2011 Romantic Rhine Collection, 55.1%
Littlemill 22.10.1989 / 08.2011 Romantic Rhine Collection, Bourbon Hogshead n°6, 55.1%, 153 bouteilles
  • Nez: Frais et fruité. De l'abricot, de la poire juteuse, quelques gouttes de pamplemousse rose. Du miel de petites fleurs d'arbre fruitier. Un nez typique, même si le floral est discret et l'herbacé quasi inexistant (sauf après une très longue aération, où un léger herbacé apparaît).
  • Bouche: Fruité, et... épicé. De la compote d'abricot, du sirop de poire. Un peu d'agrume acidulé et sucré. De bonnes grosses poignées d'épices se mélangent aux fruits et pétaradent régulièrement.
  • Finale: De la tige de fleur remonte dans le nez, tandis que de l'amertume fruitée picote discrètement la langue. Les épices sont toujours présentes, mais plus sages.
  • Verdict: Un bon Littlemill bien fruité. Le nez est (quelle surprise !) waouw; la bouche étant un peu moins sexy à cause des épices qui explosent dans tous les sens. La finale, elle, rattrape le coup.
  • 88/100.

Sold out. Son prix était, quand je suis passé à la boutique fin 2015, d'environ 150€.

samedi 5 mars 2016

BenRiach 1989/2015 The First Editions, 26 ans, 56.1%

BenRiach 1989/2015 The First Editions, 26 ans, 56.1%

Ce Benriach, sorti juste pour le Whisky-Live Belgium où il avait été bien accueilli par les personnes l'ayant goûté, a été embouteillé par Hunter Laing dans sa gamme The First Editions.

Hé bien... que dire à part cela, en fait ? Il est âgé de 26 ans, ce qui commence à marquer au compteur... et à picoter niveau prix aussi, bien entendu.

On passe à la dégustation ? Allez suivez-moi...

(oui je sais... désolé... parfois je manque d'inspiration pour le texte d'emballage de mes notes de dégustation...)

BenRiach 1989/2015 The First Editions, 26 ans, 56.1%
BenRiach 1989 / 2015 The First Editions, 26 ans, Refill Puncheon n°HL12002, 56.1%, 268 bouteilles
  • Nez: Très fruité sur la pomme jaune, le raisin blanc juteux, la compote de citron, et même quelques gouttes de fruits exotiques. Outre ce fruité intense, une fraîcheur végétale de rhubarbe s'invite dans la danse.
  • Bouche: La bouche n'est pas en reste par rapport au nez: très fruitée. Pomme juteuse, raisin blanc, sirop de citron. On sent la présence de ces fruits qui se veulent acidulés, mais cette acidité est bridée par des vagues de vanille au miel liquide. Des pincées d'épices poivrées viennent virevolter par moments.
  • Finale: Une importante amertume fruitée vient s'abattre d'un coup dans la bouche. Bim ! Cette amertume balaie le fruit sucré pour ne laisser qu'une sécheresse aride sur la langue. Le contraste est frappant entre cette finale et tout ce qui a précédé.
  • Verdict: Le fruité du nez et de la bouche est très engageant et savoureux. La finale, très différente, me plaît personnellement moins, par contre. Ce BenRiach est quand même globalement très agréable, bien fait, riche, et puissant.
  • 87/100.

Disponible pour ±180 euros au Chemin des Vignes (Bruxelles), et peut-être sur commande chez We Are Whisky (Jauche) et W Comme Whisky (La Louvière). Alors oui, 180€ ça peut paraître cher, mais histoire de relativiser il suffit de se dire que le BenRiach 25 ans officiel coûte le même prix. Hé oui.

mardi 22 décembre 2015

Clynelish 1989/2012 Romantic Rhine Collection, 52.9%

Ho, encore un Clynelish ! J'en parle beaucoup ces derniers temps.

Ho, un embouteillage limité qui ne date pas de 2015 ? Et qui est encore disponible ?? Ça cache quelque chose, ça....

Ça ne cache en fait rien, ça prouve surtout qu'il est encore possible de trouver, en cherchant bien, de (bonnes) bouteilles inconnues des hordes d'amateurs / collectionneurs / chasseurs de tous poils.

Déjà, parlons de l'embouteilleur, du nom de Feinkost Reifferscheid (à vos souhaits ^^). Cet embouteilleur est en fait une boutique (dont le patron s'appelle Lutz Reifferscheid) de la périphérie de Bonn en Allemagne, spécialisée depuis très longtemps en vin et spiritueux.

Au cours des 10 dernières années, Feinkost Reifferscheid a embouteillé une grosse cinquantaine de whiskies différents, sous deux gammes distinctes: la Romantic Rhine Collection et la Endangered Drams.

Bon, évidemment, pas facile de mettre la main sur ces embouteillages quand on habite en Belgique, puisque seulement disponibles à la boutique de Bonn, qui n'est pas la porte à côté.

Clynelish 1989/2012 Romantic Rhine Collection, 52.9%

Mais ça faisait des lustres que je lorgnais sur ce Clynelish-ci en particulier: un bel âge, une finition en petit fût de Sherry, un prix très attractif, et une bonne cote moyenne sur Whiskybase. Et encore disponible à Bonn, malgré le très faible tirage de ce Clynelish: seulement 70 bouteilles !

En avril dernier, j'avais, en plus, pu le goûter au WhiskyFair de Limburg, où Feinkost Reifferscheid avait un stand (quel embouteilleur allemand n'en n'a pas à Limburg, ceci dit ?). Et je l'avais directement apprécié, ce Clynelish ! Mais malheureusement, il n'y en avait plus à la vente sur le stand (GRRRRRRR !!! Frustration ultime).

Et puis récemment j'ai été faire mon petit tour habituel à Cologne, et j'ai décidé de pousser jusque Bonn. Et ho joie, il y en avait encore quelques bouteilles en rayon ! Hop, une dans ma po-poche !

Parlons donc de ce Clynelish qui me paraît assez énigmatique. Seulement 70 bouteilles donc. Un fond de fût transvasé dans un Sherry Octave ? Possible. Un fût partagé ? Possible aussi, et dans ce cas le reste du fût devrait bien se trouver quelque part (sauf si pas encore embouteillé). Et en regardant l'étiquette de plus près, que vois-je ? "Embouteillé par Duncan Taylor". Ha ! Voilà donc une piste intéressante ! Feinkost Reifferscheid a acheté cet embouteillage à Duncan Taylor.

Direction Whiskybase... où je n'ai pas trouvé grand chose. Il y a bien un Clynelish Duncan Taylor de juin 1989, mais avec une référence de fût de bourbon et embouteillé en 2013 pour le Japon. Et aucune trace du fût n°903666 (qui est peut-être la référence du petit fût de Sherry de format Octave). Le mystère reste entier.

Clynelish 1989/2012 Romantic Rhine Collection, 52.9%
Clynelish 07.06.1989 / 26.03.2012 Romantic Rhine Collection, Oak Hogshead / Sherry Octave Cask n°903666, 52.9%, 70 bouteilles
  • Nez: Très sur la cire de bougie; c'est ce qui frappe d'abord par son ampleur. Et tant mieux, car le "waxy" est un marqueur que j'apprécie beaucoup chez Clynelish. Derrière cette cire se cache un beau fruité composé de pomme verte, de raisin blanc et de quelques gouttes de citron jaune. Une très légère fumée de fleur séchée apparaît après aération.
  • Bouche: Le fruité prend le dessus. De la pomme acidulée, et du citron. Du sirop de raisin, presque épais et onctueux. La cire est ici plus discrète, même si encore perceptible en toile de fond.
  • Finale: Une explosion poivrée se produit à la déglutition. La cire revient en force à l'avant plan. De la fumée fruitée apparaît en rétro-olfaction.
  • Verdict: Rhaaa, j'adore cet ultra waxy ! Miam miam ! Et sinon, l'apport du finish Sherry me semble minimaliste, je ne l'aurais même pas détecté à l'aveugle. Mais je présume qu'il a du apporter quelque chose, pour que l'ensemble soit si bon !
  • 91/100.

Disponible pour 98€ en Allemagne, à Bonn, à la boutique Feinkost Reifferscheid.

samedi 20 juin 2015

Strathisla 25 ans Highland Laird, 1989/2014, 52.2%

Après avoir découvert l’excellent Strathisla 1970 de Gordon & MacPhail goûté pour les 2 ans du Blog, je me sentais l’envie de creuser un peu le sujet sur cette distillerie. Et justement, j’avais un autre sample, d’un autre Strathisla, dans mes brols. Mais bon, passer derrière un whisky coté 92/100, la comparaison risque d’être rude…

Highland Laird est une gamme de l’embouteille Bartell Rawlings (qui m’était jusque-là inconnu, j’avoue), exclusivement distribuée en Belgique par la boutique Anverness dont j’ai récemment parlé. Je n’ai jamais rien goûté de cette gamme, ce sera une découverte pour moi.

Strathisla 25 ans Highland Laird, 1989/2014, 52.2%
Strathisla 25 ans Highland Laird, 1989 / 2014, 52.2%
  • Nez : De la céréale maltée, beaucoup de caramel et de miel, un peu de vanille, et derrière ça des notes fruitées de pomme et de poire. Quelques notes poussiéreuses. Un nez assez standard, mais toutefois sympathique.
  • Bouche : Une chaleur s’installe, entourant un mélange de poussière fruitée, de léger iode, et de pomme jaune. Le malt vanillé s’impose petit à petit, accompagné d’épices piquantes salvatrices.
  • Finale : Un boisé asséchant grandit, tandis que le malté et le fruité s’éteignent.
  • Verdict : Un profil assez classique. Aucun frisson, ni surprise ici. Un whisky bien fait, sympa à boire, mais aussi somme toute assez monotone sur la longueur.
  • 84/100.

Disponible chez Anverness pour 156€.

mardi 5 mai 2015

Littlemill 25 ans Hart Brothers for Belgium, 1989/2015, 52.1%

Littlemill 25 ans Hart Brothers for Belgium, 1989/2015, 52.1%

De source bien informée, il semblerait que les sources de fûts de Littlemill soient très proches d’être taries à jamais. Les ‘’petits’’ embouteilleurs ne seraient déjà plus capables d’en obtenir, et seuls les fûts des stocks actuels des ‘’gros’’ embouteilleurs verront encore le jour en bouteilles.

Du côté des embouteillages officiels, un 25 ans (réduit à 43%) arrivera sur le marché au mois d’août, au prix… hmmm… très étudié (ou pas ^^) de… 2800 euros. Oui vous avez bien lu. A se rouler par terre de rire. Enfin plutôt à pleurer, je trouve…

Du côté des derniers embouteillages de Littlemill à sortir chez les indépendants, celui qui nous occupe aujourd’hui est supposé être le dernier de chez Hart Brothers. Après il n’y en aura plus, d’après les rumeurs.

Ce dernier fût de Littlemill de chez Hart Brothers a été proposé aux North Sea Bottlers, que sont les deux boutiques Anverness (d’Anvers) et Douchy (d’Ostende). Ils avaient déjà sélectionné un premier fût de Littlemill de 24 ans (sold out à présent) en février de cette année.

Ce second fût des North Sea Bottlers est lui aussi en premier remplissage de fût de Sherry, et limité à 606 bouteilles. Mais ce qui est particulier concernant sa ‘’sélection’’ et son arrivée sur le marché, c’est que Hart Brothers l’a proposé et embouteillé pour la Belgique sans que personne (parmi les sélectionneurs) n’ait eu l’occasion de le goûter avant. Acheter un fût et le faire embouteiller sans même l’avoir goûté, je trouve cela assez particulier et pourrait même s’avérer risqué. Mais avec l’engouement autour de Littlemill, y avait-il réellement un risque ? Risque apparemment très limité, puisqu’il serait déjà presque sold out (chez le distributeur belge, tout du moins).

(photo Toonsers)
(photo Toonsers)
Littlemill 25 ans Hart Brothers for Belgium, Selected by North Sea Bottlers, Release n°2, 10.1989 / 04.2015, First Fill Sherry Butt N°1253, 52.1%, 606 bouteilles
  • Nez: Du raisin sec, une légère fumée boisée, du chocolat au lait, du thé noir. Après avoir laissé respirer le dram, une fraîcheur herbacée apparaît timidement d’abord, puis progressivement se fraye un chemin jusqu’en avant plan. Ce nez devient vraiment séduisant au fur et à mesure d’aération.
  • Bouche: De la liqueur de raisin blanc, de l’abricot sec, de la cassonade candy, du pain d’épices. Des figues et des dattes confites par moments. Quelques fruits noirs, et une pointe de tabac.
  • Finale: Moyenne. Une explosion d’épices douces, et une légère sécheresse boisée d’abord. Une chaleur épicée s’installe en bouche, pour y rester. Une très fine amertume boisée en toute fin de bouche.
  • Verdict: C’est clairement un très bon whisky. Equilibré, fin, subtil, et assez complexe. Le sherry est présent et évidemment perceptible, mais on est loin d’un gros ‘’dark sherry’’ qui colle aux dents. Le ‘’hic’’, selon mes critères personnels, c’est que je ne retrouve pas assez (sauf au nez, qui est vraiment top) les caractéristiques typiques de Littlemill. Le sherry a pris un peu trop le pas sur la fraîcheur florale et herbacée qui m’est requise quand je déguste un Littlemill.
  • 90/100 (pour la qualité pure du whisky, mais j’ai hésité avec 89/100 pour le manque de marqueurs Littlemill présents à mon goût).

Disponible pour ±180 euros chez Douchy, Anverness, Whiskyhuis, whisky-on-line, The Bonding Dram et aussi via le site toonsers.be. Il y a peut-être encore d’autres points de vente de la gamme Hart Brothers en Flandre, mais (malheureusement) aucun en Wallonie à ma connaissance.

vendredi 26 décembre 2014

Quadriptyque Littlemill, volet 3 : 1989/2014 (24 ans) Archives, 53%

Au mois de juin je vous avais déjà parlé d’un Littlemill de l’embouteilleur indépendant néerlandais Archives. Il avait sorti en même temps trois Littlemill différents : un 1988 (celui dont j’avais parlé), un 1990 embouteillé conjointement avec la boutique en ligne française Pure Spirit, et un 1989 (celui qui va nous occuper aujourd’hui) embouteillé conjointement avec le whisky club néerlandais The Casqueteers. Le seul encore disponible en vente est celui embouteillé conjointement avec Pure Spirit, les deux autres étant sold out depuis longtemps. Depuis juin, en fait. Menno, le boss d’Archives (et du site et de la boutique Whiskybase), étant un collectionneur de Littlemill, on peut considérer que ses embouteillages de cette distillerie sont en général de bonne qualité (même si ça ne veut pas dire ‘’charrette’’, bien évidemment); et ils sont ultra rapidement sold out.

Voici donc le second Littlemill de cette trilogie Archives datant de mi-2014. Peut-être qu’un jour je vous parlerai du troisième, si jamais j’arrive à mettre la main sur un sample.

Quadriptyque Littlemill, volet 3 : 1989/2014 (24 ans) Archives, 53%
Littlemill 24 ans Archives, 10.1989/02.2014, Joint bottling with The Casqueteers, Bourbon Hogshead n°42, 53%, 178 bouteilles.
  • Nez : Nez typiquement Littlemill: frais, herbacé, fruité. Des agrumes doux, de la poire sèche, de l'herbe fraîche, et même un peu de mousse d'arbre en forêt, en automne.
  • Bouche : Le fruité (poire, agrumes) est très présent, mais une amertume un peu trop marquée de pelure de pomme aussi. Cette amertume devient plus discrète dès la seconde gorgée, heureusement. Le côté huileux et moelleux apparaît alors.
  • Finale : Un kick alcooleux en fin de bouche, l'amertume s'évanouit. Une légère sécheresse boisée s'installe tranquillement.
  • Verdict : Un très bon Littlemill dans son ensemble, dès la seconde gorgée. Un peu difficile d'accès (par rapport à d'autres Littlemill) de prime abord, néanmoins.
  • 88/100.

dimanche 21 décembre 2014

Quadriptyque Littlemill, volet 1 : 1989/2014 (24 ans) Anam na h-Alba, 48.5%

Premier volet de plusieurs notes de dégustation consacrées à ma distillerie préférée, Littlemill. Ne vous attendez pas à ce que je vous propose à chaque volet un Littlemill encore disponible, les embouteillages étant (comme expliqué dans le focus) majoritairement très rapidement sold out.

C’est d’ailleurs le cas pour ce Littlemill-ci, proposé par l’embouteilleur indépendant (au nom toujours imprononçable) Anam na h-Alba. Il faut dire que produit à seulement 37 bouteilles, il ne fallait pas s’attendre à ce qu’il reste disponible longtemps. Le numéro de fût n’est pas indiqué sur la bouteille, mais il est fort à parier que ce fût a été divisé entre plusieurs embouteilleurs (ou que c’était un fond).

(photo Anam na h-Alba / Facebook)
(photo Anam na h-Alba / Facebook)
Littlemill 24 ans Anam na h-Alba, 1989/2014, Bourbon Hogshead, 48.5%, 37 bouteilles.
  • Nez : Du fruité-sucré saute directement aux narines. De la compote et du sirop de fruits blancs et jaunes. De très légères notes herbacées en arrière-plan, discrètes (elles se développent avec l’aération). Un peu de vanille poivrée. Un nez sympa et agréable, reconnaissable de la distillerie.
  • Bouche : Même si ce Littlemill ne semble pas réduit, son ‘’faible’’ (tout étant relatif, bien sûr) titrant en alcool le rend faiblard en entrée de bouche, presque aqueux. Du sirop de pèche, de la compote de poire. Un peu de vanille. Une bouche assez monolithique, mais néanmoins agréable et facile d’accès.
  • Finale : Moyenne. Des gouttes de pamplemousse, de la pelure de pomme. Très légère astringence (non dérangeante) boisée.
  • Verdict : Un Littlemill parfait en apéro. Léger, peu puissant, rond, frais, facilement buvable. Ne pas en attendre des merveilles, mais bien fait.
  • 87/100.

Sold out, mais il est peut-être encore possible de se procurer un sample chez Dram 242.

dimanche 16 novembre 2014

Auchroisk 24 ans Cadenhead’s Small Batch, 57.5%

Honte à moi, ça fait une semaine que je n’ai plus parlé de Cadenhead ! Rhalala, je suis impardonnable sur ce coup-là ! Je mérite au moins 10 coups de fouet… Voire plus…

Pour me faire pardonner, et en attendant mes comptes rendus de deux dégustations Cadenhead de grande envergure qui se dérouleront bientôt en Belgique, je vous propose aujourd’hui mon avis sur un embouteillage de la gamme Small Batch qui est sorti sur le marché il y a déjà environ 6 mois. Mais comme il s’agit d’une distillerie peu connue et peu recherchée, cet embouteillage se trouve encore assez facilement. Et pourtant, cet Auchroisk mérite qu’on s’y attarde. D’ailleurs, je l’avais rapidement goûté chez Massen en avril et il m’avait tout de suite séduit. Il est grandement temps de se pencher dessus de façon plus poussée.

Auchroisk 24 ans Cadenhead’s Small Batch, 57.5%
Auchroisk 24 ans Cadenhead’s Small Batch, 1989/2014, 57.5%, 1140 bouteilles.
  • Nez : De la prune noire, de la noisette, des volutes de café, du caramel. Il y a clairement une influence de fûts de sherry, c’est indéniable. Quelques traces de tabac et de thé noir se dégagent par après. Ce whisky est aussi, au nez, légèrement soufré, mais juste ce qu’il faut pour que ce soit un avantage (selon mes goûts personnels), sans que ce soit trop (ce qui me rebute, par contre). Les personnes très sensibles au soufre ne devraient pas ici être à la fête.
  • Bouche : Badaboum dès le départ ! Du caramel poivré, plein de fruits (blancs, jaunes, dattes, figues, etc) sucrés et déclinés sous toutes les formes possibles (compotés, en sirop, confits). C’est crémeux en bouche. Petit à petit, la présence de raisins secs se révèle et ceux-ci deviennent de plus en plus en avant plan.
  • Finale : Moyenne. Une chaleur se développe et rayonne en bouche. Un soupçon de bois apparaît. Les épices et les fruits meurent lentement.
  • Verdict : C’est un profil qui ne plaira pas à tout le monde, je pense que cet Auchroisk est à mettre dans la catégorie des ‘’love it or hate it’’. Déjà, le côté soufré perceptible au nez devrait éloigner une certaine tranche d’amateurs. Le sherry est bien évidemment perceptible, mais pas envahissant (on est très loin d’un dark Oloroso, par exemple). Pas spécialement complexe, mais puissant et goûteux. Personnellement j’aime beaucoup ce genre de whisky.
  • 89/100.

Comme expliqué en début d’article, cet Auchroisk est encore facilement trouvable (entre 105 et 120€ en fonction de la boutique). Je l’ai vu chez Massen il y a deux semaines, et je pense qu’il doit encore être disponible chez TasTToe et au Single Malt Whisky Shop de Zammel. Et sinon, il est encore disponible chez The Nectar, le distributeur de Cadenhead en Belgique. Vous pouvez toujours demander à votre caviste d’en commander une bouteille pour vous !

mercredi 12 novembre 2014

Burnside 25 ans Maltbarn, 1989/2014, 50.9%

Ce Burnside est assez récent et est disponible depuis environ mi-octobre. Burnside, c’est quoi ce machin ? Burnside n’est en effet pas le nom d’une distillerie, mais le nom donné au ‘’teaspooning’’ de Balvenie (99%) et de Glenfiddich (1%). Teaspooning, c’est quoi ce truc ? No stress, vous aurez réponse à cette question dans un prochain article théorique, chaque chose en son temps.

(photo Maltbarn)
(photo Maltbarn)
Burnside 25 ans Maltbarn, 1989 / 2014, fût de bourbon, 50.9%, 167 bouteilles.
  • Nez : Un nez hyper fruité et fondu. De la compote de fruits blancs et jaunes. Du gingembre, de la vanille, et une douceur mielleuse. Une très légère fraîcheur florale passe, puis disparaît. Des fruits jaunes secs après aération.
  • Bouche : La douceur mielleuse enrobe la compote de fruits. Légère amertume de pelure de pomme. Quelques pincées de poivre, et le gingembre est toujours présent. C’est bon, mais ni complexe ni exubérant.
  • Finale : Une poussière de raisins secs remonte dans le nez. La douceur mielleuse disparaît ; et le gingembre, les pincées de poivre et la pelure de fruits perdurent.
  • Verdict : Pour être honnête, c’est bon, équilibré, et bien fait. Pas de défaut technique. Mais ça me semble aussi plat est sans véritable âme ; sans complexité et trop linéaire à mon goût.
  • 86/100.

Disponible en Belgique chez Dram 242 (le distributeur belge de Maltbarn) entre 120 et 125€.

mardi 24 septembre 2013

Glenburgie 23 ans Chester Whisky & Liqueur Company 1989/2012, IB, 54.8%, 212 bouteilles

Glenburgie 23 ans Chester Whisky & Liqueur Company 1989/2012, IB, 54.8%, 212 bouteilles

Parlons de tout autre chose et revenons vers une note de dégustation… Cette fois-ci je vous propose une note d’une bouteille d’une distillerie peu connue du Speyside, embouteillée par un embouteilleur indépendant assez récent.

Chester Whisky & Liqueur Company a commencé à commercialiser ses embouteillages en 2012. C’est à la base une boutique spécialisée en alcools fins du Cheshire en Grande Bretagne qui a décidé de se lancer dans l’embouteillage indépendant de single malt. Jusqu’à présent une douzaine de bouteilles différentes ont été mises sur le marché, la qualité globale étant très bonne.

Chester Whisky & Liqueur Company est distribué en Belgique par Dominiek Bouckaert (Mr The Whiskyman).

Si je vous parle de cette bouteille de Glenburgie en particulier, c’est qu’elle m’a tout de suite séduit à la première gorgée. Je n’avais jamais rien bu de cette distillerie, et c’est réellement celle qui sortait du lot pour moi lors de ma dégustation de plusieurs produits Chester (les autres étaient aussi de qualité, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit).

Nez: Des fruits frais, du bois vert, une pointe de noisette. Des notes d'agrumes. Très doux, gourmand. Après aération, des notes céréalières font surface; puis de la cire d'abeille.
Bouche: Une très grande douceur de fruits sucrés. Des petits picotements sur le bout de la langue. L’alcool est très bien intégré.
Finale: De la sécheresse boisée, une légère amertume. Un peu de cire revient par la suite.
Verdict: Un fruité / boisé très intéressant. Les goûts et les odeurs font une rotation, donnant une certaine complexité qui est la bienvenue.

89/100.

Encore disponible (c’est l’avantage avec les distilleries peu connues : les bons produits restent plus longtemps disponibles) pour 89 euros chez QV.ID, ou un peu moins cher chez Massen (s’il en reste, ce qui n’est pas sûr). Un très bon rapport qualité/prix pour un 23 ans de cette qualité.