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mercredi 28 décembre 2016

Springbank 14 ans 47.7% et Hazelburn 8 ans 54% Cadenhead's AuthenticCollection

Pour clôturer les notes de dégustations pour l'année 2016 sur le Blog, je voulais mettre à l'honneur la distillerie Springbank et l'embouteilleur indépendant Cadenhead.
Springbank n'est pas ma distillerie préférée (je doute que quiconque puisse un jour détrôner Littlemill dans mon cœur), mais pas loin quand même. Son profil très typique et peu accessible non seulement me plaît beaucoup, mais le côté familial du groupe J&A Mitchell (qui détient Springbank, Glengyle, et Cadenhead) tranche avec les gros bras du whisky (LVMH, Diageo, Pernod Ricard, etc). Les méthodes de production continuent d'être assez traditionnelles et pratiquement "doubitchou". C'est aussi probablement le pourquoi le profil du whisky produit par Springbank et Glengyle est aussi rustique et terroir. Ça compte aussi, évidemment, à mes yeux dans mes penchants pour tel ou tel producteur.
Cadenhead, ce n'est un secret pour personne, est mon embouteilleur indépendant préféré depuis pas mal de temps, même si il a été, je l'avoue, mis à mal en 2016 dans mes préférences personnelles. Il reste une valeur sûre en terme de qualité et, souvent, en terme de qualité / âge / prix (même si sur le plan prix les chiffres ont pris l'ascenseur vers le haut, comme chez tous les producteurs).

Quoi de mieux, pour cette mise à l'honneur, que de vous parler de deux embouteillages différents, tous deux distillés chez Springbank (Hazelburn étant la gamme non tourbée et à triple distillation de la distillerie) et embouteillés par Cadenhead (issus de la vague d'embouteillages pour Noël 2016) ? Bah, ça me semble pas mal, non ?

Springbank 14 ans Cadenhead's Authentic Collection, 2002 / 11.2016, Bourbon Barrel, 47.7%, 168 bouteilles


  • Nez: Des embruns marins, des crustacés en cageot sur un ponton de port de pêche. Une bonne volute d'herbe sèche fumée. Du sirop de citron comme base de fond.
  • Bouche: Douce et accessible, d'abord fruitée et vanillée. Bien vite le côté marin, mélangé à de la fumée calcaire, fait son apparition pour former un mariage cohérent avec le fruit.
  • Finale: Une pincée d'épices poivrées, un peu de sel, et de l'acidulé citronné.
  • Verdict: Un beau Springbank, typique mais aussi facile d'accès. Plus facile que beaucoup d'autres expressions de chez Springbank, je trouve. Quasi "docile". Il est probablement une bonne option pour ceux qui veulent découvrir en douceur cette distillerie au profil somme toute assez particulier.
  • 89/100 (j'ai hésité avec 88, car je trouve le 16 ans Local Barley officiel un cran au dessus quand même).



 Était disponible à la boutique Cadenhead de Cologne pour 99€, mais je pense bien qu'il est à présent sold out.






Hazelburn 8 ans Cadenhead's Authentic Collection, 2007 / 11.2016, Bourbon Hogshead, 54%, 162 bouteilles


  • Nez: Bien puissant et charpenté. Du bois noble, du raisin sec, du malt vanillé. Plein d'épices exotiques qui titillent les narines. De la poussière boisée se développe en cours de dram.
  • Bouche: Étonnamment douce et sucrée, facile, malgré les 54% affichés. Du malt vanillé, grillé, torréfié. Du raisin sec. Du sirop d'abricot liquoreux. Quelques notes épicées de ci de là.
  • Finale: Le bois refait surface, poli cette fois (même si il ne m'a pas proféré d'insultes auparavant, ceci dit ;-) ). De la pelure de pomme jaune s'incruste sur la langue.
  • Verdict: Un whisky bien efficace pour un si jeune âge. Il fait d'ailleurs plus vieux, je trouve. Le fût a été fort actif. Si le nez est assez abrupt et alcooleux au premier contact, en bouche cet Hazelburn est fort agréable et plaisant.
  • 87/100.


En principe encore disponible à la boutique Cadenhead de Cologne, pour 69€.
Sachez encore que Springbank devrait dévoiler un changement de ligne conductrice en janvier 2017. Actuellement elle entretient le buzz et le suspens sur les réseaux sociaux avec son slogan "#Change Jan2017", qui tient en haleine les fans de la distillerie. Les paris vont bon train, mais personne ne sait à quoi s'en tenir, en fait. Nous retenons notre souffle, wait and see en janvier.

Et en parlant de 2017 et de Springbank, attendez-vous à avoir l'an prochain du gros gros (trèèèès gros) contenu sur le Blog à propos de cette distillerie et de Cadenhead. #Scotland2017 :-D

jeudi 11 août 2016

Bunnahabhain 2001/2016 The Cooper’s Choice, 14 ans, 46%

J'ai souvent l'impression que Bunnahabhain est le vilain petit canard de l'île d'Islay. Cette distillerie, même si elle a ses fans et qu'il en existe de très bons embouteillages, ne dispose pas de la même aura ni de la même notoriété que les autres distilleries de l'île. Il est vrai que le profil de Bunna peut s'avérer très varié, proposant aussi bien du tourbé que du non tourbé, du fût de Bourbon que du fût de Sherry; et ce chez de nombreux embouteilleurs indépendants.

Je ne vais bien évidemment pas de nouveau vous présenter The Cooper's Choice, j'en parle assez souvent (cet embouteilleur commence même à taquiner Cadenhead dans mon cœur, qui commence à balancer).

Bunnahabhain 2001/2016 The Cooper’s Choice, 14 ans, 46%

Il s'agit ici d'un Bunna assez jeune (14 ans), en fût de Sherry, et réduit (aie !) à 46%. Voyons ce que ça donne...

Bunnahabhain 2001/2016 The Cooper’s Choice, 14 ans, 46%
Bunnahabhain 10.2001 / 2016 The Cooper’s Choice, 14 ans, Sherry Cask n°1428, 46%, 420 bouteilles
  • Nez : Une pointe de soufre en premier nez, mais qui se calme après une courte aération. Du raisin sec, de l’abricot sec, du tabac, du 4 épices. Sont aussi présents le caramel, le bois de noix, et l’orangette. Un nez très typique et reconnaissable des whiskies en fût de Sherry.
  • Bouche : Du raisin confit, du sirop d’abricot, de la compote d’orange au chocolat noir. De la cassonade fondue et du tabac noir. Quelques épices douces.
  • Finale : Du bois épicé montre le bout de son nez, ainsi qu’une légère fraîcheur de thé vert. La compote de fruit confit au chocolat perdure un moment, puis c’est la chaleur épicée qui prend le relais.
  • Verdict : Le whisky de Noël par excellence : pas agressif, gourmand, capiteux. Parfait pour accompagner la bûche. La réduction est maîtrisée, et même presque bienvenue car elle apporte un équilibre et une facilité d’accès que le brut de fût n’apporterait pas obligatoirement. Par contre, c’est un gros Sherry, le profil de la distillerie est complètement occulté.
  • 87/100.

Disponible pour ±105€ au Chemin des Vignes à Bruxelles (Stockel) et (peut-être sur commande) chez We Are Whisky (Jauche) et W Comme Whisky (La Louvière). Pas spécialement bon marché pour un 14 ans réduit, je trouve...

mardi 2 février 2016

Highland Park 14 ans Douglas of Drumlanrig, 1998/2013, 50%

Ma relation avec Highland Park est assez ambiguë. J'ai découvert cette distillerie, à mes débuts dans le whisky, par la grande porte en m'offrant une bouteille du 25 ans officiel (mais c'était à la belle époque, quand il était alors à la moitié de son prix actuel). Et j'avais pris une bonne claque, car ce 25 ans était succulent.
Ce n'est qu'après cela que j'ai eu l'occasion de goûter les autres embouteillages officiels, moins âgés, comme le 12 ans, 15 ans, 18 ans, et 21 ans. Et là, mon avis perso a été beaucoup plus mitigé... voire carrément négatif.
Depuis, ma quête de bouteilles d'Highland Park à mon goût est un périple assez chaotique et accidenté: beaucoup de "HP" (le diminutif d'Highland Park) que je goûte ne me plaisent pas spécialement, et souvent je ne retrouve pas les marqueurs de fumée subtile et savoureuse que j'apprécie chez cette distillerie.
Et surtout, je me suis rendu compte que je préfère, de loin, les HP maturés en fût de Sherry par rapport à ceux en fût de bourbon ou en mélange des deux types (comme c'est souvent le cas pour les embouteillages officiels).
Highland Park reste néanmoins une distillerie que j'affectionne (sûrement en rapport à mes débuts, expliqués ci-dessus), et ce cache-cache permanent entre elle et moi pour découvrir une pépite est devenu une sorte de jeu à mes yeux.
Pour résumer, mon rapport avec HP est de l'amour/haine: soit je n'aime pas du tout, soit j'adore. Il est très rare de me retrouver au milieu.


Highland Park 14 ans Douglas of Drumlanrig, 1998/2013, 50%

Et pour aborder cet embouteillage-ci en particulier, il est en fût de Sherry (haaa, intéressant ça !), et tout comme le Caol Ila 29 ans dont j'ai parlé en juillet dernier il s'agit d'un ré-embouteillage en quantité très limitée (seulement 36 bouteilles) de Hunter Laing, lors de la scission de Douglas Laing en 2013, sous la gamme Douglas of Drumlanrig pour la boutique Le Chemin des Vignes de Bruxelles.



Highland Park 14 ans Douglas of Drumlanrig, 06.1998 / 03.2013, Sherry Butt LD9629, 50%, 36 bouteilles

    Highland Park 14 ans Douglas of Drumlanrig, 1998/2013, 50%
  • Nez: Du caramel de cassonade, du raisin noir sec, du cassis, du tabac boisé. L'apport du Sherry est immédiatement présent et irréfutable. Mais derrière cette gourmandise de Noël se profile la fine et subtile fumée, reconnaissable, que j'affectionne chez Highland Park. Ce mélange Sherry/fumée me rappelle bien évidemment le HP25 officiel, sauf qu'ici le nez est moins subtil et moins "noble"; plus rustique avec des gros sabots.
  • Bouche: Du raisin noir, de l'abricot sec très cuit, du caramel, de l'amande grillée. Des épices piquantes enflent au fur et à mesure que le whisky reste en bouche. Des copeaux de coque de noisette par moments, ainsi qu'un léger cendré en toile de fond.
  • Finale: Longue. La rétro-olfaction de fumée caramélisée qui remonte dans les narines est immédiate. Des épices de Noël, et du boisé vineux. Du bois sec poivré perdure au bout de la langue.
  • Verdict: Pile poil le profil que j'aime chez HP: de la gourmandise, une fumée omniprésente, et de la subtilité. OK, il n'y a pas que chez HP que j'aime ce genre de profil, c'est vrai, mais ici c'est quand même bien miam miam :-).
  • 89/100. Il lui manque juste un "petit quelque chose" (un petit frisson dans le dos ?) pour atteindre le 90 selon mes critères personnels.
Encore disponible pour une centaine d'euros au Chemin des Vignes, à Bruxelles (Stockel).

lundi 28 décembre 2015

Caol Ila 14 ans Cadenhead's Small Batch, 2000/2015, 54.4%

Ce Caol Ila-ci, j'avais pu le goûter chez Massen lors du whisky dinner Cadenhead début novembre. Et il m'avait particulièrement plu, j'en avais même acheté une bouteille.

Évidemment, à ce moment-là je n'en avais pas fait de note de dégustation détaillée. J'avais envie de me rattraper, voici qui est fait. Allez hop, sans plus attendre !

Caol Ila 14 ans Cadenhead's Small Batch, 2000/2015, 54.4%
Caol Ila 14 ans Cadenhead's Small Batch, 2000 / 2015, Bourbon Hogsheads, 54.4%, 576 bouteilles
  • Nez: De la coquille de crustacés, du citron vanillé. Des notes minérales sur le schiste se faufilent après aération. Le crustacé se fait aussi plus discret, la tourbe glissant vers de la fumée iodée et cendrée. Les notes citronnées perdurent.
  • Bouche: Très vanillée un court instant, puis ça explose en bouche. De la compote de citron cendrée, de grosses pincées de sel, des épices piquantes et des agrumes acidulés. La texture est moelleuse et onctueuse, ça fait presque penser à un bonbon qui fond en bouche.
  • Finale: Longue. La rétro-olfaction de fumée cendrée s'impose d'elle même. Le sel meurt lentement, accompagné de citron acidulé.
  • Verdict: Même si ce Caol Ila est assez typique, il est aussi bien riche, changeant, fougueux, tout en étant subtil et posé malgré son jeune âge. J'aurais d'ailleurs franchement pu le croire plus vieux qu'il n'est. Un très bon Caol Ila.
  • 89/100.

Sold out chez Massen, il en reste quelques bouteilles (au prix de 68 euros) à la boutique Cadenhead de Cologne. Il en reste peut-être aussi encore auprès des ambassades Cadenhead de Belgique (Toby Vins, Single Malt Whisky Shop, TasTToe), à vous de vous renseigner !

dimanche 4 octobre 2015

Glengoyne 14 ans Cadenhead's Small Batch, 2001/2015, 46%

Il est assez rare que je me penche sur des Small Batch de chez Cadenhead réduits à 46%. En règle générale, tous ceux qui m’intéressent sont en brut de fût.

Pourtant, il me manquait dans mon bar un whisky réduit en fût de sherry (j'essaie d'avoir un peu de tout, histoire de pouvoir varier les plaisirs ;-) ).

Ayant déjà croisé des Glengoyne officiels en fûts de Sherry, je les avais trouvés assez bons, mais soit trop mous (la réduction à 40 ou 43% étant trop importante), soit trop chers. Alors celui-ci ayant un peu plus de watts et étant à un prix très honnête (59€ prix suggéré aux boutiques officielles Cadenhead) a attiré mon attention. Verdict:

Glengoyne 14 ans Cadenhead's Small Batch, 2001/2015, 46%
Glengoyne 14 ans Cadenhead's Small Batch, 2001 / 2015, Sherry Butt, 46%, 840 bouteilles
  • Nez: Directement généreux malgré la réduction. Du raisin et de l'abricot secs, des épices douces. Des coques de fruits avec des traits boisés. Un peu de chocolat noir amer, et du zeste d'orange après aération.
  • Bouche: La réduction est plus perceptible ici, l'entrée en matière est douce et timide... puis le caramel poivré entre en action d'un coup. Des épices, de la noisette, et du caramel chocolaté.
  • Finale: Moyenne. Les épices piquantes exotiques explosent, ça picote bien partout. Des échardes de bois sec, et la poudre de cacao amer qui revient en force.
  • Verdict: Clairement caractérisé par les épices exotiques qui sont bien présentes. La réduction est probablement une bonne chose ici, car il aurait sûrement été trop piquant en brut de fût. Le nez est particulièrement gourmand, mais dans l'ensemble ce Glengoyne est bien agréable et assez ludique.
  • 88/100.

Embouteillé en juin de cette année, il devrait encore être disponible en Belgique et au Luxembourg auprès des ambassades Cadenhead (Toby Vins, Massen, TasTToe, The Single Malt Whisky Shop, Crombé), ou auprès des boutiques Cadenhead (à Cologne pour la plus proche).

vendredi 13 mars 2015

Dossier ‘’irlandais’’, volet 4 : quatre The Nectar of the Daily Drams (12 ans, 14 ans, 22 ans, et 23 ans ‘’Peated’’)

On ne présente plus l’embouteilleur indépendant belge The Nectar (qui est aussi distributeur de nombreux spiritueux, whiskies officiels et indépendants y compris, dans notre pays) et sa gamme The Nectar of the Daily Drams qui existe depuis le milieu des années 2000 et propose de nombreux embouteillages chaque année.

The Nectar a sorti pas moins de 7 embouteillages de whiskey irlandais depuis septembre 2014 ! Et tous se sont très bien vendus (malgré certains prix très élevés)… Le whiskey irlandais a le vent en poupe.

Concernant ces embouteillages indépendants de whiskey irlandais, on ne sait pas beaucoup de choses quant à leur origine. La distillerie n’est jamais mentionnée, par exemple. Certaines rumeurs colportent le fait que The Nectar ait acheté ces fûts à Teeling (l’embouteilleur indépendant dont j’ai parlé dans l’article précédent), mais aucune info officielle n’a filtré à ce sujet. On sait juste que c’est irlandais, et de bonne qualité d’après les rumeurs.

De bonne qualité ? Ha oui ? Hé bien je veux me faire ma propre idée moi-même, tiens ! Reportage d’investigation ! Le Blog ne recule devant aucun sacrifice (bon, c’est pas comme si c’était insupportable, non plus, comme activité ;-) ) ! Alors suivez le guide…

Je vous les propose par ordre croissant d’âge, pas par ordre chronologique de sortie sur le marché.

Dossier ‘’irlandais’’, volet 4 : quatre The Nectar of the Daily Drams (12 ans, 14 ans, 22 ans, et 23 ans ‘’Peated’’)
Ireland 12 ans The Nectar of the Daily Drams, 2002 / 2015, 55.7%

Embouteillage le plus récent de cet article, il a été présenté la première fois lors du dernier Whisky Live de Spa. Son prix était d’environ 60€ et je pense qu’il doit encore être trouvable chez certains cavistes spécialisés en whisky.

  • Nez : Typique d’un Irlandais (d’après ce que j’ai pu goûter jusqu’ici) : un côté frais et herbacé, accompagné d’une corbeille de fruits frais. Raisin blanc, pamplemousse, abricot, ananas, banane mûre. L’alcool pique un peu aux narines.
  • Bouche : Des fruits, des fruits, et des fruits. Compotés, en sirop, frais, et juteux. Pas de floral ni d’herbacé ici, que du fruit sous toutes ses facettes.
  • Finale : Moyenne. Les fruits restent un moment en bouche, puis meurent. Petit kick alcooleux à la déglutition.
  • Verdict : Très unidirectionnel sur les fruits, mais il procure néanmoins un plaisir brut non négligeable. L’alcool est un peu trop perceptible à mon goût (tout arrive ^^), une goutte d’eau l’adoucit mais fait alors ressortir une certaine amertume poivrée en bouche.
  • 87/100.
Dossier ‘’irlandais’’, volet 4 : quatre The Nectar of the Daily Drams (12 ans, 14 ans, 22 ans, et 23 ans ‘’Peated’’)
Ireland 14 ans The Nectar of the Daily Drams, 2000 / 2014, 53.5%

Cet embouteillage est sorti pour le Spirits in the Sky 2014, à un prix très attractif (une soixantaine d’euros). Tellement attractif que c’est à présent sold out, à ma connaissance.

  • Nez : Hyper fruité, frais, herbacé, et floral. De la pomme verte et jaune bien mûre, de la vanille. Un bouquet de petites fleurs jaunes. J’ai l’impression d’être dans une clairière après la pluie.
  • Bouche : Du sirop de poire sucré. Mais vraiment, j’ai l’impression d’avoir du sirop en bouche ! Outre la poire, plein de fruits blancs juteux (pèche blanche, nectarine bien mûre) et un peu de massepain. Pas complexe, mais doux et très agréable en bouche. L’alcool est parfaitement intégré.
  • Finale : Moyenne. Pelure et zestes de fruits. Légère amertume. Petits picotements boisés.
  • Verdict : Très équilibré, une corbeille de fruits blancs mûrs. C’est très agréable à boire, frais, facile d’accès. Le nez et la bouche me plaisent particulièrement ; la finale un peu moins.
  • 89/100.
Dossier ‘’irlandais’’, volet 4 : quatre The Nectar of the Daily Drams (12 ans, 14 ans, 22 ans, et 23 ans ‘’Peated’’)
Ireland 22 ans The Nectar of the Daily Drams, 1991 / 2014, 46.6%

Celui-ci est sorti vers septembre 2014, de mémoire. Originellement vendu un peu plus de 100€, il est à présent sold out à ma connaissance.

  • Nez : Très fin et délicat dès le début. Des petites fleurs des champs, du malt sucré, de la pomme jaune, quelques gouttes de pamplemousse, et de la poussière de vanille. Après aération, de la sève de tige de fleur enfle. Et ensuite les fruits farineux reprennent possession des lieux.
  • Bouche : Les fruits vanillés envahissent la bouche. De la poire, du pamplemousse, du sirop de citron, et de la pomme verte. Alcool bien équilibré ; presque discret.
  • Finale : Quelques éclats épicés. De la sève de fleur, et un peu de pelure de pomme.
  • Verdict : Un whiskey doux, fin, très équilibré, changeant, évolutif, frais, et très facile d’accès. Je pourrais siroter mon dram pendant longtemps.
  • 90/100.
Dossier ‘’irlandais’’, volet 4 : quatre The Nectar of the Daily Drams (12 ans, 14 ans, 22 ans, et 23 ans ‘’Peated’’)
Ireland 23 ans The Nectar of the Daily Drams, 1991 / 2014, ‘’Peated’’, 47.4%

Il était une des stars du dernier Spirits in the Sky, tous ceux qui l’ont goûté sur place l’ont trouvé délicieux. Clairement estampillé ‘’tourbé’’, les théories sur ses origines allaient bon train. Un Cooley ? Probablement. Sauf qu’une rumeur circule sur le fait que Bushmills aurait, à une certaine époque, fait quelques expériences de whiskey tourbé. Et cette période pourrait correspondre à celle de distillation de ce whiskey-ci. Le mystère reste entier. Vu son succès fulgurant, il a rapidement été sold out.

  • Nez : Effectivement, il est tourbé. Mais c’est très loin d’être la grosse tourbe rentre dedans qui tache. Ici elle est fine, ciselée, citronnée, légère et assez discrète ; tout en ayant quand même une présence certaine. Elle se marie avec des fruits, abricot et ananas principalement.
  • Bouche : Elle est charnue, moelleuse. De la compote de fruits s’impose d’entrée. Je trouve pourtant ici la tourbe presque inexistante. Des petits picotements épicés sur la langue.
  • Finale : Longue. Une sécheresse fruitée s’installe à son aise. Une légère fumée sèche et salée passe fugacement.
  • Verdict : Y a pas photo, c’est bon et fin ; très bien fait. La tourbe est discrète et délicate. Il me manque quand même quelques sensations pour que ce whiskey soit ‘’waouw’’.
  • 89/100.

Ce volet clôture le dossier consacré aux whiskeys irlandais, en espérant vous avoir donné envie de vous y essayer. Ou de persévérer dans sa découverte.

Ce qui m’a surtout frappé dans ces whiskeys dégustés, c’est leur incroyable fraîcheur et ce fruité qui m’ont souvent fait penser à du Littlemill. Oui, beaucoup de whiskeys irlandais ont un profil commun avec ma distillerie préférée, je trouve ! Une piste que je vais continuer d’explorer, car il y a clairement des pépites à découvrir.

Et surtout, ne faites pas l’impasse sur un bon dram d’Irish Whiskey le 17 mars !!!

Bonne Saint Patrick à tous et toutes ! Sláinte chugat !

Bonne Saint Patrick à tous et toutes ! Sláinte chugat !

Je tiens aussi ici à remercier tous ceux qui ont bien voulu me fournir des samples. Sans eux ce dossier n’aurait pas pu se faire. Par ordre alphabétique : Fred, Jurgen’s Whiskyhuis, Toby Vins, ToOf, et We Are Whisky. Merci beaucoup à vous !

jeudi 16 octobre 2014

Edradour 2000/2014 (14 ans) Signatory Vintage for Anam na h-Alba, Oloroso Sherry finish, 46%

Comme je vous ai parlé d’un (bon) finish dans mon article précédent, j’ai eu envie d’approfondir le sujet. Je vais donc vous parler de quelques whiskies avec finish pendant quelques jours. Vais-je tomber sur certains me réconciliant avec les finish en général ?

Aujourd’hui, je vous propose un Edradour. Cette distillerie est la plus petite distillerie légale d’Ecosse. Elle n’appartient à aucun grand groupe, mais son propriétaire depuis 2002 est aussi celui de l’embouteilleur indépendant Signatory Vintage. Tiens donc, justement, le whisky qui nous occupe aujourd’hui est un Edradour embouteillé par… Signatory Vintage (mais pour Anam na h-Alba, un autre embouteilleur indépendant. C’est bon, vous suivez ?)

(photo Anam na h-Alba / Facebook)
(photo Anam na h-Alba / Facebook)
Edradour 15.05.2000 / 14.08.2014 (14 ans) Signatory Vintage for Anam na h-Alba, Oloroso Sherry finish, 180 bouteilles, 46%

Cet Edradour a été fini pendant 98 mois dans un fût d’Oloroso. Soit un peu plus de 8 ans, ça fait quand même un loooooong finish.

  • Nez : Il n’est pas particulièrement puissant, peut-être est-ce dû à la réduction ? Il y a néanmoins pas mal de choses qui passent par les narines : du bois sec, de nombreux nuages vineux, du sucre caramélisé, des épices douces, de la compote de fruits jaunes. Mais aussi un genre d’odeur de carton, qui heureusement s’estompe avec le temps.
  • Bouche : D’abord douce sur les agrumes acidulés, le miel, et le caramel ; la bouche est rapidement envahie par les épices poivrées. Du sirop de mirabelle passe par moments, ainsi que des vagues vineuses.
  • Finale : Très épicée, très poivrée. Il est heureux qu’il soit réduit, ce whisky, sinon sa finale arracherait le slip !
  • Verdict : Le finish Oloroso est très marqué, ce qui est logique vu sa longueur (plus de la moitié de la maturation complète). Cet Edradour se laisse boire, même si à certains moments il perd son équilibre et part trop vers les épices poivrées.
  • 83/100.

Disponible pour ±65€ chez Dram 242, la boutique distribuant Anam na h-Alba en Belgique.

samedi 22 mars 2014

Compte rendu : Une soirée Arran au Luxembourg…

Compte rendu : Une soirée Arran au Luxembourg…
Le contexte :

Afin de remercier la boutique ayant le mieux promu (et le mieux vendu) ses whiskies, la distillerie Arran a organisé en ce mois de mars un dîner spécial dans chaque région concernée. Pour la Belgique et le Luxembourg (qui ne forment qu’un marché, les produits Arran étant distribués par The Nectar dans ces deux pays), c’est la Vinothek Massen qui a décroché la timbale et a eu l’honneur d’accueillir ce dîner. Celui-ci s’est déroulé ce vendredi dans la brasserie de la galerie commerciale Massen ; les places étant limitées et uniquement sur invitation. J’ai eu le privilège d’en faire partie, et je tiens d’ailleurs à grandement remercier Frank (de chez Massen) et Arran pour cette invitation.

Les deux hôtes de marque de chez Arran n’étaient autres que James MacTaggart (le Maître Distillateur en personne) et Lucie Stroesser (la Sales Manager) qui étaient venus avec quelques surprises exclusives dans leurs bagages. Parmi les personnes présentes figuraient Mario (le patron de The Nectar, qui accompagnait James et Lucie pendant leur séjour en Belgique et au Luxembourg), des membres de clubs de whisky ayant par le passé organisé des embouteillages conjoints avec Massen (Dram Brothers Whisky Society, Tongerse Whiskyvrienden, EifelBoys), quelques bons clients en whisky de la boutique Massen, et évidemment Frank (le responsable whisky chez Massen) et Guy (le responsable global boissons chez Massen).

James et Lucie, de chez Arran (désolé pour la photo floue ;-) )

James et Lucie, de chez Arran (désolé pour la photo floue ;-) )

De quoi a-t-on parlé ?

L’ambiance a été très décontractée et bon enfant, James et Lucie se montrant très sympathiques et très proches des amateurs présents. James nous a d’ailleurs dévoilé quelques secrets sur l’avenir de la distillerie, que je vous livre ici (avec son accord) : Arran va investir 1,6 million de livres sterling (presque 2 millions d’euros) dans l’année qui vient afin d’atteindre plusieurs objectifs :

  • Passer d’une production de ½ million de litres par an 7 jours sur 7 à 1,2 millions de litres 5 jours sur 7 (les employés vont pouvoir se reposer le week-end ;-) ) dans les deux années à venir.
  • Construire un nouvel entrepôt pour accueillir cette augmentation de production.
  • Construire un espace VIP (complémentaire au Visitor Center) afin d’accueillir les groupes et invités ‘’spéciaux’’.

L’avenir d’Arran s’annonce assez serein, les affaires marchent bien pour cette distillerie indépendante. Nous ne nous en plaindrons évidemment pas, les produits proposés étant majoritairement intéressants tant en qualité qu’en prix.

Quelques autres sujets autour desquels nous avons eu l’occasion de discuter au cours de la soirée (certains connus, d’autres que je vous révèle en exclusivité… toujours avec l’accord de James et Lucie, que je remercie d’ailleurs) :

  • Arran va continuer à produire du whisky le plus naturel possible, c’est-à-dire non filtré à froid et non coloré. James y tient beaucoup.
  • La distillerie étant encore assez jeune (fondée dans les années 90, la production ayant débuté en 1995), la gamme de base est encore en évolution. A terme elle sera composée du 14 ans (déjà existant) et du 18 ans (qui fera son apparition à partir de l’an prochain, d’abord avec une édition spéciale limitée à 9000 bouteilles et ensuite comme embouteillage de base de la gamme à partir de l’année suivante). James et Lucie n’ont pas mentionné le 10 ans (déjà existant), mais je présume que lui aussi va perdurer dans la gamme de base.
  • Après le Devil’s Punch Bowl I et II, le III est en préparation et ce sera le dernier ; clôturant la trilogie. D’autres produits limités (et ‘’collectionnables’’) seront proposés par la suite.
  • James m’a confié avoir une préférence pour les whiskies maturés ou finis en second remplissage (‘’refill’’) de fûts de sherry. Pour lui cette maturation offre le meilleur équilibre des saveurs et du plaisir procuré. Il faut donc s’attendre à en voir encore arriver dans la gamme Arran.
  • Il y aura encore des embouteillages ayant des finish exotiques (Sauternes, Porto, Amarone, etc.), mais probablement en moins large choix que par le passé. Ces produits étaient principalement des essais afin de voir l’accueil du public à leur égard, mais il est trop compliqué pour une distillerie de proposer autant de produits différents. Cette gamme sera donc réduite aux produits les plus populaires ; qui peuvent d’ailleurs varier d’un marché à l’autre (le finish Sauternes étant populaire en France, tandis que la Grande Bretagne est plutôt friande du finish Porto).
Le repas et les whiskies :

N’oublions évidemment pas les bonnes choses que nous avons dégustées lors de cette soirée ! Et elles furent nombreuses…

Compte rendu : Une soirée Arran au Luxembourg…

Arran 14 ans, 46% (avec un quatuor de charcuteries). Le classique de la gamme de base chez Arran, c’est celui qu’on propose généralement en ‘’starter’’. Toujours bon, sa qualité reste constante de batch en batch. J’en avais déjà parlé dans mon compte rendu de la dégustation Arran à la Maison Baelen. Il garde son 86/100 selon mes critères personnels, une valeur sûre.

Compte rendu : Une soirée Arran au Luxembourg…

Arran Millenium Casks, 53.5% (avec un trio de poissons et crustacés). Cet Arran-ci est une édition limitée à 7800 bouteilles d’un assemblage de 35 fûts de bourbon et 10 fûts de sherry. Son nom vient du fait que le whisky utilisé a été distillé le 31 décembre 1999 et le 1er janvier 2000. Très doux et très fruité, l’alcool est très bien intégré. Les 53.5% n’agressent pas. Très bon et agréable dans son ensemble, je lui octroie aussi un 86/100.

Arran 17 ans, en brut de fût (avec une pièce de viande rouge et ses accompagnements). Ne cherchez pas ce whisky chez votre caviste, il n’est pas encore en vente ! Ce fut une des exclusivités de la soirée, ce 17 ans est actuellement à l’embouteillage et sera prochainement disponible dans le commerce. Il sera limité à 9000 bouteilles (un assemblage de 60 fûts avec majorité de bourbon et minorité de sherry) et sera une transition, après le 16 ans, vers le 18 ans.

  • Nez très épicé (gingembre, muscade), puissant et prenant.
  • Bouche elle aussi très puissante, sur les vieux fruits secs et cuits.
  • Avec de l’eau, le nez s’ouvre favorablement et devient extraordinaire. La bouche, par contre, devient plus neutre. Mais peut-être ai-je ajouté trop d’eau, cela n’est pas impossible, ce sera à doser de façon plus précise.

Un bon 89/100, mais je devrai revenir dessus quand il sera disponible dans le commerce car il mérite clairement qu’on s’y attarde. Il n’est pas impossible qu’il atteigne 90/100 après une analyse plus pointue.

Compte rendu : Une soirée Arran au Luxembourg…

Arran Private Cask 28.05.2001 / 11.09.2013, 53.7%, embouteillé pour The Nectar, refill sherry (entre le plat principal et le dessert).

  • Nez : D’abord un peu trop prenant, il faut le laisser respirer. Ensuite le café moulu et le moka se révèlent.
  • Bouche : Douce sur les fruits secs et cuits, du chocolat au lait.
  • Finale explosive sur les épices douces.

Très bon, il faut prendre son temps pour le déguster. Il fait plus vieux que son âge réel (12 ans). 87/100.

Compte rendu : Une soirée Arran au Luxembourg…

Arran Sauternes Finish, 50% (avec un gâteau au chocolat). Un mélange de distillats de 9 et 10 ans, avec finition entre 10 et 12 mois en fûts de Sauternes. Un bon nez doux et légèrement iodé. Une bouche très douce, légèrement sucrée, fruitée mais néanmoins un peu effacée. Agréable et se laisse boire facilement. 84/100.

Compte rendu : Une soirée Arran au Luxembourg…

Arran Gold (aussi avec le dessert). Ce n’est pas un whisky, mais une liqueur de whisky. Un peu comme le Baileys, sauf que dans le Baileys il n’y a absolument aucun single malt mais que du whisky de grain. Dans l’Arran Gold bien sûr ce n’est pas du whisky de grain, mais du single malt Arran. Je ne suis pas fan du tout du Baileys, et cet Arran Gold n’obtient pas spécialement mes faveurs non plus. Mais il n’est néanmoins pas écœurant du tout (ce qui est un avantage), contrairement au Baileys.

Compte rendu : Une soirée Arran au Luxembourg…

Arran 1995, 53.4%, refill sherry (en pousse café). Aussi un cadeau exclusif de James et Lucie, c’était en fait un échantillon d’un des premiers fûts (le 217ème) lors de la première année de production de la distillerie, en 1995. Presque le whisky le plus vieux d’Arran, en somme ! Ce fût ne sera probablement pas mis en bouteille en single cask mais sera plus probablement utilisé lors d’un mélange pour un futur nouveau produit proposé par la distillerie. Un ovni gustatif, une expérience unique qui ne se renouvellera jamais. Un nez très spécial, d’abord sur le moka mais ensuite une fraîcheur herbeuse se développe de plus en plus. La bouche, elle, se veut plus standard ‘’refill sherry’’ et passe partout. Une expérience agréable (surtout le nez) et un super cadeau offert aux personnes présentes.

Après ce pousse café il commençait à se faire tard, les convives ont petit à petit levé le camp. James et Lucie commençaient à montrer des signes de fatigue, il faut dire que c’est un véritable marathon qu’ils faisaient (ils arrivaient de je ne sais plus où, et repartaient le lendemain pour l’Espagne). Faire la promotion d’une distillerie pourrait s’assimiler à la tournée d’une rock star ;-).

Merci à James, Lucie, et à Massen pour leur générosité et cette superbe soirée !

Et bien évidemment, après un tel compte rendu, je suis sûr que vous voulez en savoir plus à propos d’Arran… Pas de souci, un focus sur cette distillerie vous sera bientôt proposé !

mardi 25 juin 2013

Clynelish 14 ans, OB, 46%

Clynelish 14 ans, OB, 46%

Voici venu le temps des rires et des chants de vous présenter une première note de dégustation complète. Pour cette première, j'ai choisi une bouteille facilement accessible: le Clynelish 14 ans, embouteillage officiel, 46.0% (distillerie du Nord des Highlands).

Vous pouvez trouver cette bouteille un peu partout (voir la fin de ce billet) et c'est un maître achat à avoir dans un bar. Une excellente bouteille d'entrée de gamme pour vous familiariser avec le monde du single malt !

Couleur: Ambre clair.

Nez: De la douceur mielleuse mélangée à de l'iode maritime. Un sucré/salé très prenant et très agréable.

Bouche: De la tourbe maritime enrobée de miel. Un peu de fumée lèche le palais. Un va-et-vient entre la douceur et l'iode, délicieux.

Finale: Moyennement longue. Des notes poivrées, l'air marin qui persiste par vagues. Ces vagues marines s'écrasent sur le palais.

Verdict: Entrée de gamme, oui. Mais un classique avec un rapport qualité / prix imbattable. Ne déçoit jamais, à avoir dans son bar.

88/100.

Moins de 30€ sur les boutiques online hollandaises et chez Massen. Aux environs de 35€ en grande surface (oui oui, même près de chez vous; je vous le disais qu'on le trouve partout ce "petit" whisky). Courrez l'acheter.