mardi 11 novembre 2014

Kilchoman 2009/2014 100% Islay, embouteillé pour deux whisky clubs, PX Finish, 55.2%

Kilchoman a le vent en poupe pour le moment. Pas mal de single casks sortent, pour divers événements, clubs, boutiques, distributeurs, etc. Tout le monde se les arrache, ou presque. Le succès de foule du Kilchoman European Tour a été indéniable. Difficile de goûter tous ces single casks et de sélectionner celui qui nous plaît le plus, il en sort trop, et trop vite. Et pourtant, Kilchoman est une micro-distillerie au débit assez faible.

Celui dont je vous parle ce soir ne sera qu’un exemple des belles choses que Kilchoman peut produire et proposer, car, même si il est arrivé (de façon assez confidentielle, il est vrai) très récemment sur le marché (il a été présenté le 24/10 chez Massen, pour être précis), il est déjà sold out. Oui, plus de 200 bouteilles vendues en moins de 3 semaines, alors que les endroits où l’on pouvait se la procurer ne se comptaient même pas sur les doigts d’une main.

Kilchoman 2009/2014 100% Islay, embouteillé pour deux whisky clubs, PX Finish, 55.2%

Déjà, ce Kilchoman est assez particulier car c’est le premier, à ma connaissance, 100% Islay (toutes les étapes et ingrédients sont issus de l’île d’Islay) ayant un finish en fût de sherry. Il a été sélectionné et embouteillé pour deux clubs de whisky, un luxembourgeois et un de Tongres (les Tongerse Whiskyvrienden avaient déjà sélectionné un Caol Ila The Whiskyman que j’avais beaucoup aimé) ; et n’a été disponible que via ces deux clubs et chez Massen où je l’avais rapidement goûté lors du whisky festival. J’ai eu l’opportunité de le regoûter au calme, voici mon ressenti afin de vous faire une idée de ce que vous pouvez trouver chez Kilchoman :

Kilchoman 2009/2014 100% Islay, embouteillé pour deux whisky clubs, PX Finish, 55.2%
Kilchoman 29.05.2009 / 29.09.2014 pour De Tongerse Whiskyvrienden et Whiskyclub Luxembourg, PX 100% Islay Cask Finish, 55.2%, 218 bouteilles.
  • Nez : Du café grillé, du moka, des volutes de fumée de noisette, quelques nuages de poussière maltée, et une fraîcheur mentholée inattendue. Le tout fait penser à une odeur de capuccino, c’est très gourmand et attirant (surtout si vous êtes amateur de café).
  • Bouche : Du raisin, de la noix, du sucre candy, une légère tourbe fumée, du thé de Chine. Et même une petite touche de menthe fraîche. La texture est onctueuse.
  • Finale : Longue. Une chaleur monte dans la gorge. Le sucre candy fond lentement en bouche. Une fumée sèche se développe. La très légère fraîcheur mentholée revient en toute fin de finale.
  • Verdict : Franchement, chez Massen, en le qualifiant juste de ‘’très sympa’’, je suis complétement passé à côté ! Il est clairement d’une qualité semblable au PX goûté lors du Kilchoman Tour, si pas encore meilleur. Il est très jeune, mais cette jeunesse ne se sent pas. L’apport du PX est succulent, fin, complexe, riche. Zut, je n’en ai pas acheté une bouteille ! Quelle buse je suis ! :-/
  • 91/100.

Il ne nous reste plus qu’à essayer de trouver un autre single cask en fût de Pedro Ximenez de la même trempe, la chasse est ouverte !

lundi 10 novembre 2014

Compass Box The Lost Blend, 46%

Première nouveauté du Spirits of the Sky à passer sous la loupe. Et ce n’est pas un single malt, mais un blended malt. Pas de whisky de grain dans ce blend, c’est un assemblage de single malts de trois distilleries.

J’avais déjà, il y a quelques mois, fait un compte rendu d’une dégustation Compass Box. Vous savez donc que je pense du bien de cet embouteilleur / blender / petit chimiste du whisky. John Glaser, son patron, aime jouer et expérimenter (parfois même il explore des chemins glissants, mais ça fonctionne !).

Ce Lost Blend vient d’arriver sur le marché, en édition limitée. Un peu plus de 12000 bouteilles pour le monde entier, et seulement 200 pour le marché belge. Il est un hommage à l’Eleuthera, le tout premier blended malt créé par Compass Box dont la production avait dû être arrêtée en 2004 faute de fûts adéquats pour assurer sa continuité.

Sur papier, il est très séduisant, surtout à mes yeux : il est composé de 22% de Caol Ila de 11 à 15 ans d’âge, de 70% de Clynelish de 17 à 24 ans d’âge, et de 8% d’Allt-a-Bhainne de 20 ans d’âge.

Haaaa, Caol Ila ! Ma distillerie d’Islay préférée. Haaaa, Clynelish, que j’apprécie aussi particulièrement. Un mélange des deux, ça doit détonner ! Quant au faible pourcentage de malt du Speyside, je présume qu’il doit apporter une touche de douceur et de rondeur à l’assemblage. Et en plus il ne contient pas whisky de grain, dont je ne suis pas particulièrement fan. En théorie, ça doit être du tout bon ! Qu’en est-il de la pratique ?

Compass Box The Lost Blend, 46%
Compass Box The Lost Blend, 46%, 12018 bouteilles.
  • Nez : La tourbe iodée et minérale (ardoise humide) se mélange à de la vanille et à des effluves d’agrumes. Quelques notes fraîches printanières par ci par là. Je reconnais clairement les deux distilleries, and I like it ! La fumée iodée prend peu à peu le pas sur la tourbe minérale. Un peu de pomme verte apparait aussi.
  • Bouche : Hyper crémeux et onctueux, presque huileux. De la vanille poivrée, du pamplemousse. De fines traces de tourbe minérale, mais le Caol Ila est ici très discret. Quelques vagues salées.
  • Finale : Un bon kick de fumée salée revient en bouche. La tourbe minérale refait aussi surface et s’impose rapidement.
  • Verdict : Je le dis d’entrée, moi, perso, je suis fan ! Par contre si vous n’aimez ni Caol Ila ni Clynelish passez votre chemin. Mais sinon… le mariage entre ces deux distilleries est juste à tomber, avec ce jeu de cache-cache qui court du nez à la finale. C’est bon, très facile à boire, assez complexe que pour être ludique et surprenant. Ce Lost Blend est, quelque part, un chaînon manquant dans ce que je connais du whisky. Je suis séduit.
  • 90/100.
Particularité du packaging de ce Lost Blend : il existe trois étiquettes différentes.Particularité du packaging de ce Lost Blend : il existe trois étiquettes différentes.Particularité du packaging de ce Lost Blend : il existe trois étiquettes différentes.

Particularité du packaging de ce Lost Blend : il existe trois étiquettes différentes.

Disponible en ce moment (et comme il est limité à seulement 200 bouteilles pour la Belgique, ça ne risque pas de durer longtemps) pour ±80€ chez tous les cavistes se fournissant chez The Nectar (qui distribue Compass Box chez nous). Vous connaissez les adresses, maintenant (Massen, TasTToe, QV.ID, The Single Malt Whisky Shop, La Cave St Jacques, et des cavistes moins spécialisés comme la Maison Demiautte, Toby Vins ou Hesby Drinks). Moi, en tout cas, je vais m’en acheter une bouteille.

dimanche 9 novembre 2014

Compte rendu : Spirits in the Sky 2014, JOUR 2

Compte rendu : Spirits in the Sky 2014, JOUR 2

Je ne devais normalement pas y retourner ce dimanche, mais bon… Mon âme de reporter de terrain ne pouvait pas laisser les lecteurs du blog sur leur faim. Je suis certain que vous vous posiez des questions du style ‘’Et ces nouvelles bouteilles Whisky Agency, elles valent quoi ?’’, ou encore ‘’Rien de neuf chez Arran ?’’, et même ‘’C’est quoi les mensurations des babes de chez Dictador, déjà ?’’

Ces questions ne pouvaient pas rester sans réponses, pour sûr ! N’écoutant que mon courage, je suis donc reparti aujourd’hui, d’un pas décidé, au Spirits in the Sky 2014 !

Ce dimanche m’a paru moins bondé qu’hier, sauf au niveau de la petite salle (où la plupart des embouteilleurs indépendants étaient situés) où là il y avait toujours foule. Faut dire que c’est aussi là que le stand Dictador était placé, à mon avis il devait y avoir une relation de cause à effet.

Assez parlé de Dictador, c’est un blog sérieux ici ! Et ça parle de whisky, ici ! Non mais !

Bref. Concernant la fréquentation du festival, j’ai glané l’info (de source ultra informée) comme quoi elle était en légère progression, malgré le déménagement de Leuven à Bruxelles. Et apparemment cette relocalisation a attiré plus de francophones (surtout le dimanche). Bonne nouvelle, ça ! Ça annoncerait que le Wallon s’intéresse de plus en plus au whisky !

Je ne vais pas vous raconter de nouveau comment était l’organisation globale du festival, dimanche était idem que samedi. Mon rapport d’hier vous donnera toutes les infos nécessaires (et vous pourrez de nouveau vous rincer l’œil au passage ;-) ).

Passons donc directement à ce que j’ai goûté ce dimanche, et il y a eu pas mal de nouveautés que je n’avais pas pu faire hier.

Compte rendu : Spirits in the Sky 2014, JOUR 2

Passage éclair chez Cadenhead (impossible pour moi de faire l'impasse sur cet embouteilleur), rien de nouveau par rapport à hier. Alors j’ai goûté le Longmorn 26 ans Small Batch à 49.5%, sorti il y a quelques mois et encore disponible sur le marché : Vanille, pomme et poire ; typique d’un Speyside en fût de bourbon. Légère amertume en fin de bouche. Equilibré, mais pas spécialement ce que je recherche pour le moment.

Il y avait de la place au stand The Whisky Agency / Liquid Sun / The Nectar of the Daily Dram, alors j’en ai profité pour sauter sur ce que j’avais loupé hier :

  • Ireland 21 ans The Nectar of the Daily Dram, 1993/2014, 40.2%. Embouteillage spécial pour le Spirits in the Sky, aucune idée si il sera disponible en boutique ensuite. Doux et fruité, légèrement floral. Léger, il se laisse boire comme de l’eau. Pas mal du tout.
  • Littlemill 23 ans The Whisky Agency, 1991/2014, 48%, 275 bouteilles : Une corbeille de fruits exotiques au nez. En bouche, c’est doux, très fruité, puis une explosion de bonbon. Extra ! Mais assez cher, par contre (160€ prix public suggéré, gloups !)
  • Littlemill 25 ans Liquid Sun, 1988/2014, 49.3% : Bonbon chimique au nez, qui ensuite dérive vers du parfum floral. Bouche amère, poivrée et boisée. Le poivre monte en puissance au fur et à mesure du dram. Loin d’être le meilleur Littlemill que j’aie déjà bu.
  • Ireland 23 ans The Nectar of the Daily Dram, ‘’Peated’’, 1991/2014, 47.4% : Un Irlandais tourbé ? Peut-être un Cooley ? Au nez, très légèrement tourbé. Tourbe citronnée et fraîche, subtile. Nez extra. J’ai trouvé la bouche un peu en retrait, douce et citronnée. Mais je n’y ai pas décelé de tourbe, par contre. Easy drinkable, très très bien fait et atypique. Mais très très cher aussi, malheureusement (180€ prix public suggéré, ouch !) :-( .
Compte rendu : Spirits in the Sky 2014, JOUR 2Compte rendu : Spirits in the Sky 2014, JOUR 2
Compte rendu : Spirits in the Sky 2014, JOUR 2Compte rendu : Spirits in the Sky 2014, JOUR 2

Finalement, je suis passé voir le stand Arran qui présentait quelques nouveautés :

  • Arran Private Cask pour The Nectar, 1997/2014, 47.8%, fût 97/624 (apparemment refill sherry) : Il vient d’être embouteillé, mais les étiquettes ne sont pas encore imprimées. Il devrait arriver sur le marché dans les deux semaines qui arrivent. Doux et fondu, la couche sherry n’est pas envahissante. Rond, bien fait.
  • Arran Orkney Bere Barley, 10 ans, 2004/2014, Cask Strength 56% : Ultra nouveauté, il a été mis en bouteille il y a deux jours. Il arrivera en vente dans environ deux semaines. Nez malté et citronné. Très légère fumée après aération. En bouche, il est vanillé et malté, il fait jeune. Kick alcooleux en fin de bouche. Pas mauvais.
  • Arran Machrie Moor, 5ème édition, Peated, 46%, 12000 bouteilles : Légère tourbe fermière. Bouche particulièrement vanillée et peu tourbée. Le côté tourbe fermière revient en bouche en finale. Pas mal comme whisky d’introduction à la tourbe.
Compte rendu : Spirits in the Sky 2014, JOUR 2Compte rendu : Spirits in the Sky 2014, JOUR 2

Voilà, je me suis arrêté là. Très bon festival. Très bonnes rencontres. Très chouettes discussions. Très intéressantes découvertes. Rendez-vous l’année prochaine pour le Spirits in the Sky 2015 !

Et pour vous récompenser d’avoir (de nouveau) lu mon (long) rapport jusqu’au bout, encore plus fort et plus osé qu’hier : aujourd’hui je vous montre un minou ! Mais je garde ses mensurations pour moi ;-)

Miaou !

Miaou !

samedi 8 novembre 2014

Compte rendu : Spirits in the Sky 2014

Compte rendu : Spirits in the Sky 2014

Maintenant que j’ai attiré votre attention, que vous avez cliqué sur le lien pour venir ici, et que vous avez pu vous rincer l’œil avec les trois babes de chez Dictador ; autant que vous restiez et que vous lisiez ce compte rendu jusqu’au bout, non ? :-)

Ca c’est du marketing qui attire les foules, dudju !

Bon, je vais quand même vous parler whisky maintenant, après tout c’est la finalité de ce blog. Si vous voulez mater des babes, je vous invite à parcourir internet qui regorge d’autres sites qui conviendront à cette fin ;-).

Le Spirits in the Sky édition 2014, donc. C’est ce week-end à Bruxelles. J’y ai été ce samedi, voici ce que j’ai pu y croiser, ce qui s’y est passé, et ce que j’y ai vu.

Déjà, le cadre de l’Hôtel Thon est beaucoup plus spacieux et plus classieux que le SportOase de Leuven. Et l’espace dédié au salon est aussi plus grand, permettant d’accueillir plus d’exposants et de visiteurs. Les exposants étaient disposés dans deux grandes salles, l’une beaucoup plus grande que l’autre (à certains moments il fallait jouer des coudes pour se frayer un passage dans la plus petite salle des deux). Point de vue exposants whisky (désolé, je ne m’étendrai pas sur les gin, rhum, vodka et autres spiritueux non maltés), j’ai pu constater la présence des fournisseurs et marques suivants (par ordre alphabétique, histoire de ne pas faire de jaloux) :

  • Ardbeg
  • Armorik
  • Arran
  • BlackAdder
  • Bruichladdich
  • Cadenhead
  • Cinoco (Tyrconnel, Conemara, Bowmore, Glen Garioch, Auchentoshan, Hakushu, Yamazaki, Tobermory et Ledaig, Deanston)
  • Compass Box
  • Dalmore
  • Duncan Taylor
  • Glendronach / Glenglassaugh
  • Glengoyne / Glenfarclas / Goldlys
  • Heaven Hill / Elijah Craig
  • Highland Park / Macallan / Balvenie / Glenfiddich
  • Jura / Fettercairn
  • Kavalan
  • Kilchoman
  • Kilkerran
  • Mackmyra
  • Malts of Scotland / The Whiskyman
  • Nikka / Yoichi
  • Paul John
  • Signatory Vintage / Edradour
  • Springbank
  • Teeling
  • The Belgian Owl
  • The Nectar of the Daily Dram / The Whisky Agency / Liquid Sun
  • The Whisky Exchange (Speciality Drinks, Port Askaig, The Single Malts of Scotland)
  • Wemyss

Bref, il y avait de quoi faire et de quoi occuper la journée ! Impossible de tout visiter, et encore moins de tout goûter. J’ai dû faire des choix, parfois dictés par l’accessibilité à certains stands. Certains étaient tellement pris d’assaut quand j’y suis passé que j’ai du renoncer. Ce sera pour une autre fois, il y aura encore des occasions.

Pas mal de nouveautés étaient présentées, dont des nouveaux embouteillages The Whisky Agency, Liquid Sun, The Nectar of the Daily Dram, Compass Box, Port Askaig…

Les nouveautés The Whisky Agency / Liquid Sun, et les 3 nouveaux Ireland de chez The NectarLes nouveautés The Whisky Agency / Liquid Sun, et les 3 nouveaux Ireland de chez The Nectar

Les nouveautés The Whisky Agency / Liquid Sun, et les 3 nouveaux Ireland de chez The Nectar

Bon, passons à mon parcours et à ce que j’ai goûté, voulez-vous ? Non non, inutile d’insister, il n’y aura plus de babes dans la suite de mon compte rendu…

Premier stand où je me suis arrêté, celui de Cadenhead bien évidemment ! J’ai été étonné de constater que les bouteilles proposées à la dégustation n’étaient pas les dernières nouveautés de la gamme Small Batch (celles d’octobre), mais celles d’il y a quelques mois déjà. Apparemment les embouteillages d’octobre se sont très bien vendus, et il n’y a déjà plus rien. Mais Mark Watt n’était pas venu d’Ecosse les mains vides ! Il avait amené avec lui trois Cask Ends, des ‘’fonds de fûts’’ normalement exclusivement réservés aux visiteurs du QG de Cadenhead à Campeltown. Non embouteillés, et malheureusement non disponibles à la vente :

  • Rosebank 25 ans : Nez frais et floral, bouche fruitée et boisée. Un Lowlander typique, bon et bien fait (mais je m’attendais à mieux de cette distillerie quasi mythique et fermée).
  • Dallas Dhu 1979 (35 ans), 54.4% : Le meilleur dram que j’aie bu de la journée. Une tuerie. Un bonbon Haribo, fruits tropicaux. Extraordinaire.
  • Loch Lomond (Inchmurrin) 1974 (40 ans), 49.2% : Fruité, floral, profil très Lowlander. Très très bon.
Les Cask Ends de CadenheadLes Cask Ends de CadenheadLes Cask Ends de Cadenhead

Les Cask Ends de Cadenhead

Second arrêt, chez The Nectar of the Daily Dram qui présentait trois nouveaux embouteillages de whiskies Irlandais (dont le nom de la distillerie n’est pas connu). Déjà que quelques irlandais avaient été présentés il y a à peine une paire de mois ; il semble que ces whiskies soient en vogue ! Il y avait aussi d’autres nouvelles choses, dont un Littlemill (mon péché mignon) :

  • Littlemill 24 ans The Nectar of the Daily Dram, 1990/2014, 52.8% : Légèrement fumé au nez, c’est étonnant de la part d’un Littlemill. Fruité en bouche. Bien fait, mais assez loin d’un Littlemill typique.
  • Ireland 14 ans The Nectar of the Daily Dram, 2000/2014, 53.5% : Doux, fruité, agréable. Un peu alcooleux en bouche, mais rien de bien méchant. Un excellent rapport qualité / prix (entre 50 et 60€ pour une bouteille de cette qualité, et en brut de fût : c’est une bonne affaire !)
Deux nouveautés The Nectar of the Daily DramDeux nouveautés The Nectar of the Daily Dram

Deux nouveautés The Nectar of the Daily Dram

Je me suis ensuite arrêté au stand Malts of Scotland. Deux nouveautés depuis le festival chez Massen, toutes deux réduites à 46% :

  • Tamdhu 2002/2014 Malts of Scotland, 46% : Vanillé, malté, jeune. Pas mal comme daily dram ou comme starter.
  • Glengoyne 1997/2014 Malts of Scotland, 46% : Trop malté à mon goût, fait très très jeune. Pas génial.
Les deux dernières nouveautés Malts of ScotlandLes deux dernières nouveautés Malts of Scotland

Les deux dernières nouveautés Malts of Scotland

Arrêt suivant chez Compass Box qui présentait trois nouveautés :

  • Compass Box Juveniles, 46% : Une édition limitée et exclusive aux marchés français et belge. Seulement ±200 bouteilles en tout. Un assemblage de jeune Clynelish (9 ans) et de Glen Elgin 15 ans. Très sympa comme daily dram.
  • Compass Box Great King St – Glasgow Blend, 43% : Nouveau venu dans la gamme standard de Compass Box. Une très bonne introduction à la tourbe pour les non-initiés, et un super rapport qualité / prix (une trentaine d’euros). Note de dégustation complète très prochainement sur le blog. A suivre…
  • Compass Box The Lost Blend, 46% : Un assemblage de Clynelish et de Caol Ila, ça ne peut qu’être intéressant ! Et ça l’est, vachement, même. Note de dégustation complète très prochainement sur le blog. A suivre…
Des Compass Box très sympaDes Compass Box très sympa

Des Compass Box très sympa

Dernier arrêt, enfin, chez The Whisky Exchange pour goûter du Port Askaig, ce que je n’ai jamais fait jusqu’ici (erreur enfin réparée) :

  • Port Askaig 15 ans, 45.8% : Une nouveauté qui vient juste de sortir en Belgique. The Nectar a l’exclusivité pour le marché belge pendant un mois, avant la sortir officielle mondiale. Très puissant en bouche malgré la réduction. Trop, même, je trouve. Tourbe fumée et minérale. Prix honnête (60€) pour un whisky de cet âge, mais je trouve qu’il pète trop en bouche.
  • Port Askaig 19 ans, 45.8% : Plus fin, plus doux que le 15 ans. Agréable, tourbe fumée, kick de poivre en final. Je préfère celui-ci.
Compte rendu : Spirits in the Sky 2014Compte rendu : Spirits in the Sky 2014

Une dizaine de drams dans le coco, je me suis arrêté là…

Ce samedi se tenait aussi les enchères finales des bouteilles en faveur de l’association ‘’Een hart voor ALS’’ d’Alain Verspecht, et le moins que l’on puisse dire est que cette bonne action, instiguée par un éminent amateur de whisky, a porté ses fruits : pas moins de 9000€ ont été récoltés en faveur de l’association ! Bravo à Chris, l’organisateur, et à tous ceux qui y ont participé !

Pour conclure, ce fut une très bonne journée. L’organisation du festival était réglée comme une horloge, je n’ai vu aucun couac. Une bonne ambiance, des offres variées en spiritueux (tout le monde pouvait y trouver son compte), des gens sympas et disciplinés (je n’ai vu aucun pochetron bourré). Une affaire qui roule, vivement l’édition 2015 !

Le Spirit in the Sky se déroule encore ce dimanche 09 novembre, à Bruxelles, à partir de 13h00. Si vous avez du temps libre, sautez sur l’occasion !

Et pour vous récompenser d'avoir lu mon (long) compte rendu jusqu'à la fin, petit bonus: encore les babes, sous un autre angle ! ;-)

Cadeau bonus ;-)

Cadeau bonus ;-)

vendredi 7 novembre 2014

La tourbe, le whisky, et les PPM

Tout amateur de single malt a déjà croisé et déjà goûté du whisky tourbé. Mais c’est quoi, précisément, de la tourbe ? Comment est-elle utilisée dans la fabrication du whisky, et qu’apporte-t-elle ? Et les PPM, c’est quoi et ça sert à quoi ?

Toutes ces questions, je me les suis posées à un moment ou à un autre lors de mes pérégrinations dans le monde du single malt. Et les réponses ne sont pas toujours évidentes. Je vais donc essayer d’en apporter certaines dans cet article.

(photo The Lore of the Garden)
(photo The Lore of the Garden)
Qui es-tu, la tourbe ?

La tourbe est un combustible naturel. Ce combustible se forme pendant des milliers d’années à partir de végétaux divers décomposés. La tourbe est donc une ressource naturelle, que l’on trouve dans les tourbières (diverses étendues où le climat et la géologie ont été propices à l’évolution de cette tourbe), qui se forme par couches géologiques successives.

La tourbe se trouve donc en surface (contrairement au charbon, cet autre combustible, qui lui se trouve en profondeur), sur une épaisseur de plusieurs mètres. Elle se renouvelle à raison d’un millimètre par an (on se rend tout de suite compte que ça va coincer à un moment, voir le dernier paragraphe du présent article).

La tourbe, souvent récoltée sous forme de grosses bûches, ressemble en fait à de la terre compacte grasse. Il faut la laisser sécher avant de pouvoir la brûler.

A quoi sert la tourbe dans la fabrication du whisky ?

La tourbe est utilisée lors du séchage du malt, pendant l’étape de maltage (voir l’article Comment est fabriqué le single malt ?). Historiquement, la tourbe était utilisée comme combustible, mais depuis pas mal de temps elle a été remplacée par d’autres (le charbon, le gaz et le mazout en tête). D’ailleurs, jadis, tous les whiskies étaient tourbés car toutes les distilleries utilisaient la tourbe comme seul combustible. Les distilleries des Lowlands et du Speyside furent les premières à abandonner la tourbe au profit du charbon, produisant ainsi un whisky non tourbé.

La tourbe, de nos jours, est essentiellement utilisée pour donner des saveurs particulières au malt lors du séchage. La fumée dégagée par la tourbe est particulièrement dense et odorante, ce qui imprègne le malt.

Les saveurs ‘’tourbées’’ procurées varient bien évidemment en fonction de la tourbe utilisée et surtout de son origine géographique et géologique. C’est ce qui compose la tourbe qui donnera telle ou telle saveur.

On distingue d’ailleurs généralement plusieurs types de saveurs tourbées : la fermière, la minérale, la médicinale, la goudronnée, etc…

(photo Bruichladdich)
(photo Bruichladdich)
Les PPM.

La mesure de tourbe présente dans le malt après séchage est exprimée en PPM (Partie Par Million) de phénols. Dit juste comme cela, ça n’explique pas grand-chose et on ne comprend pas plus. Je ne suis pas chimiste (et je ne comprends pas grand-chose à ces choses-là), je vais donc essayer d’être compréhensible pour tout un chacun.

1 PPM de phénol correspond à 1 molécule de phénol diluée à 1 million d’autres molécules. Un whisky tourbé à 25 PPM correspond donc à 25 molécules de phénols sur 1 million de molécules ; les phénols étant présents dans la fumée de la tourbe brûlée pendant la phase de séchage et se fixant dans le malt.

En règle générale, les whiskies très tourbés dépassent les 30 PPM (et peuvent parfois atteindre 80 PPM, voire même plus de 250 PPM pour l’Octomore), les moyennement tourbés tournent autour de 25 PPM, et les peu tourbés sont sous la barre des 15 PPM.

Même les whiskies non tourbés (du Speyside, par exemple) contiennent des phénols (puisque n’importe quelle méthode de séchage du malt en produit), mais à concurrence de 2 ou 3 PPM (ce qui est imperceptible).

Ceci dit, les PPM me restent particulièrement obscurs quand je suis devant mon dram de whisky tourbé. J’ai déjà trouvé des whiskies à 25 PPM plus tourbés que des à 50 PPM. Ça reste donc une question de perception personnelle avant tout. Surtout que le niveau de PPM n’est jamais indiqué sur les étiquettes des bouteilles, il est donc très difficile de trouver une information fiable quant au taux de PPM du whisky que l’on est en train de boire.

La tourbe, le whisky, et les PPM
Quel avenir pour la tourbe ?

Là est la grande question, qui engendre un grand débat ! L’exploitation de la tourbe bat son plein. Bien évidemment par les producteurs de whisky qui en utilisent en quantités de plus en plus importantes en raison de l’engouement grandissant pour notre boisson préférée ; mais la tourbe est aussi utilisée en culture comme compost naturel.

Quand on sait que la tourbe se renouvelle à raison d’un millimètre par an, alors que l’exploitation en enlève en moyenne 22 millimètres ; on se rend bien compte que les réserves naturelles seront rapidement épuisées. Quid alors ?

En Grande Bretagne, la sirène d’alarme a été tirée dans les milieux de l’agriculture (domestique en tout cas) afin de cesser d’utiliser la tourbe comme compost pour passer à un compost ‘’peat free’’. Le souci étant que les alternatives coûtent plus cher, les jardiniers du dimanche ont tendance à continuer d’acheter de la tourbe, moins chère, pour leurs jardins et autres plantes en pots. Pour vous faire une idée, les 2/3 de la tourbe utilisée aux Royaumes Unis le sont par les jardiniers amateurs ! Plus de 50% de cette tourbe est importée d’Irlande, ‘’seulement’’ un peu moins de 40% étant issue des Royaumes Unis.

Quand on sait que l’exploitation de la tourbe génère aussi une empreinte carbone importante (le carbone retenu dans la tourbe étant libéré en masse dans l’atmosphère lors de l’extraction de celle-ci, cela contribue au réchauffement climatique global) ; que la faune et flore locales sont mise à mal par cette exploitation, il n’est pas étonnant de penser que son avenir pourrait se voir compromis.

Néanmoins, il semble que ce soit surtout l’usage de la tourbe en cultures domestiques qui soit dans le collimateur des diverses organisations qui se sont penchées sur le sujet. La production de whisky tourbé, qui serait apparemment presque anecdotique par rapport aux volumes de tourbe utilisés par les jardiniers du dimanche, semble relativement épargnée pour le moment. Pour le moment, mais wait & see.

jeudi 6 novembre 2014

Deux Ledaig 2005/2014 : Maltbarn (48.1%) et Anam na h-Alba (52.8%)

Il n’y a pas que Clynelish qui voit une foultitude d’embouteillages indépendants arriver chaque mois sur le marché ; Ledaig n’est pas en reste. Surtout des Ledaig distillés en 2005, d’ailleurs. Il semblerait que la distillerie Tobermory ait vendu un bon paquet de fûts de cette année-là pour avoir du cash.

Tobermory ? Qu’est-ce que Tobermory vient faire dans l’équation ? Tout simplement parce que Ledaig n’est pas une distillerie à part entière, mais une marque de la distillerie Tobermory. Les embouteillages Tobermory se veulent (en grande majorité) non tourbés, tandis que les Ledaig sont (en théorie) tourbés. Ceci expliquant cela.

Pour revenir à nos moutons, beaucoup d’embouteilleurs indépendants proposent du Ledaig distillé en 2005. En règle générale ces embouteillages sont bien accueillis par les amateurs, du fait de leur bonne qualité globale, de leur prix abordable (il faut dire que ce sont des whiskies encore jeunes), et qu’ils soient (très) tourbés (beaucoup d’amateurs aiment la grosse tourbe qui tâche).

Les deux Ledaig 2005/2014 proposés aujourd’hui sont récemment arrivés sur le marché, et sont encore disponibles à la vente. Ils ont été mis en bouteille par deux embouteilleurs indépendants allemands différents, Maltbarn et Anam na h-Alba. Le premier est en fût de bourbon, le second en deuxième (ou troisième ?) remplissage de fût de sherry.

(photo Maltbarn)
(photo Maltbarn)
Ledaig 2005 / 2014 (9 ans) Maltbarn, Bourbon Cask, 48.1%, 141 bouteilles.
  • Nez : La tourbe, bien en avant, est fraîche, sèche et citronnée. De la paille mouillée, du foin fraîchement coupé. Après aération, le nez se stabilise sur des odeurs de paille fraîche et poussiéreuse.
  • Bouche : L’entrée de bouche est d’abord légère, puis la tourbe fermière mélangée à des zestes amers d’agrumes arrive en trombe. De la pomme verte coupée en quartiers en toile de fond.
  • Finale : Je la trouve courte. Le côté étable reste un peu en bouche, tandis que le côté fruité disparaît très vite.
  • Verdict : Assez monolithique. De la tourbe et quelques fruits communs. Point. Les amoureux de tourbe y trouveront leur compte, à n’en pas douter. Moi, perso, j’attends quand même un peu plus d’un whisky. Celui-ci ne souffre néanmoins d’aucun défaut majeur, l’alcool est bien intégré.
  • 86/100. Cote que j’ai essayé d’appliquer de façon impartiale par rapport à la qualité intrinsèque, pas en rapport avec mes goûts personnels.
(photo Anam na h-Alba / Facebook)
(photo Anam na h-Alba / Facebook)
Ledaig 09.2005 / 03.2014 (8 ans) Anam na h-Alba, Refill Sherry Hogshead, 52.8%, 168 bouteilles.
  • Nez : De la fumée sèche, de la paille, de la poussière, du bois sec. Par après, une grosse couche de vernis apparaît, accompagnée d’un peu de miel. Encore après, des fruits jaunes pétrifiés. Un nez évolutif et changeant.
  • Bouche : Les goûts sont fondus et mélangés, difficilement dissociables et identifiables. L’alcool n’agresse pas du tout. De la pierre pilée, de l’ardoise, de la fumée sèche. Un peu de pomme caramélisée.
  • Finale : Des cendres pierreuses froides, et des volutes de fumée. Les (faibles) notes de fruit ont disparu.
  • Verdict : La patte du sherry est discrète, le côté tourbé minéral n’étant pas occulté. Agréable à boire sans se poser de question existentielle. Mention spéciale pour le nez, particulièrement sympa.
  • 86/100.

Ces deux Ledaig sont tous deux disponibles entre 65€ et 70€ chez Dram 242, l’importateur belge de ces deux embouteilleurs.

mercredi 5 novembre 2014

Bowmore 15 ans Laimrig (Batch 4), 54.1% (OB)

En début d’année je vous avais présenté le Bowmore Laimrig, mais il s’agissait du batch 3. Le batch 4, qui est toujours un embouteillage officiel en tirage limité, vient de débarquer sur le marché (avec une petite hausse de prix au passage, d’ailleurs). Y a-t-il une différence de goût et/ou de qualité avec le batch 3 ?

Ce batch 4 titre un peu plus haut que son prédécesseur (54.1% contre 53.7%), est toujours renseigné comme ayant un finish en fûts de sherry, et a perdu son indication de nombre de bouteilles (mais celui-ci devrait toujours avoisiner les 18000, de source bien informée).

Deux approches dans ma présentation de ce Laimrig batch 4: d’abord le goûter et le noter seul, afin de ne pas être influencé ; et ensuite le goûter en face à face avec le batch 3, histoire de les comparer.

Bowmore 15 ans Laimrig (Batch 4), 54.1% (OB)
Bowmore 15 ans Laimrig, batch 4, 54.1%.
  • Nez : La couche de sherry est clairement bien présente. Du pain d’épices, du café, de la noisette, du caramel. Des volutes de fumée sèche, assez discrètes. Du tabac humide. Et plein de fruits rouges secs. Un nez équilibré et complexe. Des relents de malt passent par moments.
  • Bouche : Entrée en matière douce, mais la puissance augmente rapidement. Les fruits rouges sont présents en force, la cerise confite tenant le haut du pavé. Epices exotiques, prune noire, tabac. La tourbe fumée est assez discrète.
  • Finale : Longue, sucrée et sèche. Comme de la cassonade qui se colle au palais, et les joues qui s’assèchent. De la fumée cendrée remonte dans les narines.
  • Verdict : C’est bon, bien fait, charpenté et puissant. Pourtant, je reste un peu sur ma faim sur le moment présent. Serais-je devenu plus exigeant qu’en début d’année ? Ou ce moment-ci serait-il moins propice à la dégustation d’un tel whisky ?
  • 88/100.
Bowmore 15 ans Laimrig (Batch 4), 54.1% (OB)
Bowmore 15 ans Laimrig, batch 4 comparé au batch 3.
  • A l’œil, le batch 4 est légèrement plus clair que le batch 3. Peut-être y a-t-il moins de fûts de sherry dans l’assemblage.
  • Au nez, le batch 3 est plus sec, plus fumé et plus marin ; tandis que le batch 4 est plus rond, plus fruité et plus sucré.
  • En bouche, le batch 3 est plus rustique, acéré, fumé, et sec. Il me donne d’entrée des frissons. Le batch 4 est plus sage, plus rond, plus accessible.
  • La finale du batch 3 est plus sèche et cendrée que celle du batch 4.
  • Ma préférence va clairement au batch 3, plus ardu, moins docile, plus rustique et moins facile. J’aime son côté bad boy des campagnes. Néanmoins, les amateurs de whiskies à déguster tranquillement au coin du feu de cheminée devraient être plus conquis par le batch 4. Ma note de 88 pour le batch 4 contre 90 pour le batch 3 me paraît donc personnellement logique vis-à-vis de mes goûts et de mes attentes.

Le batch 4 est disponible à partir de ±80€ (mais les prix peuvent sensiblement varier, vers le haut) en principe chez tous les cavistes proposant du Bowmore officiel. Le batch 3 n’est plus, à ma connaissance, disponible que sur le marché parallèle.

mardi 4 novembre 2014

Bowmore 2003/2014 The Whiskyman ‘’Children of the Dramned’’, 47.6%

The Whiskyman a récemment sorti deux nouveaux embouteillages. Un excellent Glen Scotia, dont j’ai parlé il y a peu, et un jeune Bowmore sous-titré ‘’Children of the Dramned’’. Toujours en hommage à Iron Maiden, cette fois-ci envers son Children of the Damned.

A de rares exceptions près, je ne suis pas particulièrement fan de Bowmore. Comme vous le savez, je préfère Caol Ila. Je vais donc essayer de mettre de côté mes goûts (et à priori) personnels et me concentrer sur la qualité intrinsèque de ce Bowmore.

Bowmore 2003/2014 The Whiskyman ‘’Children of the Dramned’’, 47.6%
Bowmore 2003 / 2014 The Whiskyman ‘’Children of the Dramned’’, 47.6%, 183 bouteilles.
  • Nez : Pas de grosse tourbe bourrine, ici c’est fin et subtil. Etonnant pour un Bowmore si jeune. Vanille, fumée sucrée, sirop de fruits blancs, quelques gouttes d’agrumes frais. Après aération, des notes minérales qui me font penser à du calcaire.
  • Bouche : Elle est, comme le nez, douce ; ce qui est somme toute assez logique vu le titrant assez bas. Agrumes acidulés, sel marin, cendres froides. Une sécheresse poudreuse (Du talc ? De la craie ?) apparaît.
  • Finale : Longue. La sécheresse poudreuse reste un moment en bouche. Fumée poivrée. Les agrumes acidulés ne sont pas en reste.
  • Verdict : Hé bien, vachement complexe ce Bowmore ! Fin, pas bourrin. Très bonne surprise, il fait plus vieux que son âge réel. Séduisant, pour moi qui ne suis pas fan de cette distillerie en général. Je vais devoir revoir mon jugement sur les Bowmore indépendants, il me semble.
  • 89/100.

Comme il vient de sortir, il devrait encore être disponible (pour environ 85€) chez tous les revendeurs de The Whiskyman (Massen, TasTToe, La Cave St Jacques, QV.ID, The Single Malt Whisky Shop, Jurgen’s Whiskyhuis, et peut-être encore d’autres).

dimanche 2 novembre 2014

Quadriptyque Clynelish, BONUS : Trois derniers Clynelish (deux récents et un vieux brol)

Ha ! Vous pensiez vraiment en avoir fini avec Clynelish ? Que nenni ! Quand y en a plus, y en a encore ! Un bonus s’impose !

Trois autres (et derniers, promis) Clynelish, et de nouveau d’embouteilleurs indépendants. Je boycotte Diageo, vous vous souvenez ? Donc pas d’officiels, na !

C’est partiiiiii !

Quadriptyque Clynelish, BONUS : Trois derniers Clynelish (deux récents et un vieux brol)
Clynelish 17 ans The Whisky Cask, 1997 / 2014, fût de bourbon, 52.5%.

The Whisky Cask est un embouteilleur (qui est aussi une boutique bien achalandée) indépendant allemand, non distribué actuellement en Belgique (mais cela va peut-être être le cas sous peu, de source bien informée). La boutique envoie vers la Belgique, il vous est donc loisible d’acheter cette bouteille à distance si cela vous tente, car elle est encore disponible.

  • Nez : De la compote de pomme et de poire, c’est très suave au nez. Un peu de fumée cireuse est perceptible. Un nez gourmand.
  • Bouche : De l’amertume abricotée, qui se calme au fil des gorgées pour laisser place à de la compote de mangue mélangée à des agrumes. C’est sucré, et très fruité. Mais derrière cette douceur se cache aussi des vagues de sel grandissantes quand on laisse le liquide quelques instants en bouche.
  • Finale : Assez courte. Le sel se mélange à du sirop de fruits, et tous deux se collent au palais. Légère amertume boisée et fumée iodée en rétro-olfaction.
  • Verdict : Dommage pour cette amertume en bouche, sinon ce serait une vraie friandise sucrée-salée. C’est quand même pas mauvais du tout dans son ensemble.
  • 86/100 (tirant sur le 87, sans complètement l’atteindre).
Quadriptyque Clynelish, BONUS : Trois derniers Clynelish (deux récents et un vieux brol)
Clynelish 18 ans The Single Malts of Scotland, 31.10.1995 / 25.03.2014, fût de bourbon 10193, 57.5%, 265 bouteilles.

Un autre Clynelish sorti aussi il y a quelques mois sur le marché, par l’embouteilleur indépendant Speciality Drinks. Mais lui aussi sold out rapidement suite à une bonne note sur Whiskyfun. La chasse aux bouteilles devient souvent un jeu de roulette.

  • Nez : Ultra waxy ! De la bonne grosse cire de bougie, accompagnée de pomme verte et de jus d’agrumes.
  • Bouche : Alcool bien intégré. Sécheresse boisée, zestes d’agrumes. La cire est toujours bien présente, et cette fois-ci flanquée de vernis. Des vagues salines vont et viennent.
  • Finale : Moyenne. Les agrumes disparaissent lentement, et le sel perdure un moment.
  • Verdict : Très bon aussi, celui-ci. Dommage que j’aie loupé le coche et que je ne me suis pas procuré de bouteille à sa sortie. Ce côté particulièrement cireux me plaît beaucoup.
  • 89/100.
Quadriptyque Clynelish, BONUS : Trois derniers Clynelish (deux récents et un vieux brol)
Clynelish 15.12.1982 / 10.2011 (28 ans) Malts of Scotland, fût 11015, 53.7%, 275 bouteilles.

Histoire de terminer (si si, ce coup-ci c’est bon… pour le moment ;-) ) ce gros dossier Clynelish, un vieux brol distillé en 1982 et sorti sur le marché fin 2011. Introuvable aujourd’hui, évidemment. Je vous le propose non seulement pour le fun, mais aussi pour voir si des vieux Clynelish (c’est-à-dire ceux âgés de plus de 25 ans) valent plus le coup que des plus jeunes. Les vieux Clynelish ne sont pas souvent mis en vente, et quand c’est le cas ils sont particulièrement chers. Autant ne pas se planter dans ce cas-là.

  • Nez : Un nez hyper fruité et exotique. J’ai l’impression de humer une corbeille de fruits des îles frais. Du vernis et de la cire d’abeille. Le vernis se développe au fur et à mesure du dram.
  • Bouche : Un flot continu de sirop et de compote de fruits exotiques. Une vraie gourmandise crémeuse.
  • Finale : Des pointes salées viennent se mélanger au sirop de fruits, toujours bien présent.
  • Verdict : Assez différent des (plus jeunes) Clynelish précédemment présentés. Pas de fumée ici, tout sur les fruits juteux, en sirop et compotés. Un bonbon.
  • 90/100.

Bon, ce coup-ci, c’est vraiment fini pour le moment avec Clynelish. Promis. Juré. Craché. PTU ! Dans le prochain article, on passe sur de l’Islay tourbé.

J’espère que ce (gros) dossier vous a plu :-)

samedi 1 novembre 2014

Quadriptyque Clynelish, volet 4 (et conclusion) : 1997 / 2014 Wemyss ‘’Cayenne Cocoa Bean’’, 46%

Dernier chapitre (et fin… ou pas ? ;-) ) du dossier Clynelish. Pour clôturer, une autre nouveauté qui vient de débarquer sur les étagères des cavistes se fournissant chez The Nectar (celui-ci distribuant l’embouteilleur écossais Wemyss en Belgique). Ce Clynelish-ci n’est pas un brut de fût, et pourra peut-être faire l’objet d’un starter de choix dans une dégustation plus étendue, ou tout simplement servir de ‘’daily dram’’.

Quadriptyque Clynelish, volet 4 (et conclusion) : 1997 / 2014 Wemyss ‘’Cayenne Cocoa Bean’’, 46%
Clynelish 1997 / 2014 Wemyss ‘’Cayenne Cocoa Bean’’, 46%, 373 bouteilles.
  • Nez : De la poire, de la pomme, une légère fumée. Un peu de vernis vanillé, et une brise iodée et acidulée après un temps d’aération.
  • Bouche : La réduction n’est pas perceptible, l’alcool est parfaitement intégré. Du sirop d’agrumes légèrement acidulé, du sel de mer, du caramel vanillé.
  • Finale : Un kick de bonbon sûr, qui s’éteint rapidement ; et une ténue sécheresse boisée qui s’installe au fil des gorgées.
  • Verdict : Un Clynelish reconnaissable, agréable, bien que peu complexe. Un parfait daily dram.
  • 86/100.

Ce Clynelish devrait arriver chez les cavistes spécialisés en whisky (et même chez ceux qui le sont moins, comme Toby Vins à Herstal et Hesby Drinks à Hannut par exemple) ces jours-ci. Environ 85€, ce qui n’est pas donné-donné pour un whisky réduit de cet âge-là.

Pour conclure (ou pas ?) ce quadriptyque :

Quatre Clynelish récents, de quatre embouteilleurs différents. Tous ont des points communs, mais chacun aussi sa propre personnalité. Impossible bien évidemment de se faire sa propre opinion rien qu’en regardant l’étiquette. Néanmoins, il est rare d’être déçu par du Clynelish ; vous ne prenez pas un risque extrême en vous offrant une bouteille.