mercredi 10 décembre 2014

Compte rendu : Dégustation Clynelish officiels face à Clynelishindépendants, chez Toby Vins le 09/12/2014

Le lineup
Le lineup


Léon avait bien préparé son sujet
Léon avait bien préparé son sujet

Toby Vins est un caviste de la région liégeoise qui essaie de développer sa gamme et ses activités whisky. En septembre il avait accueilli la seule étape wallonne du Kilchoman European Tour, qui avait été un joli succès.
Toby Vins organise, outre celles dédiées au vin en tout genre, de plus en plus régulièrement des séances de dégustation autour du whisky. La prochaine, début février 2015, sera axée sur le whisky japonais.
Mais hier, la dégustation était dédiée à Clynelish, en abordant cette distillerie par le biais d’un face à face entre des embouteillages officiels (OB) et des embouteillages indépendants (IB). Une approche qui me semble intéressante.
Joli succès de foule, de nouveau, pour cette soirée : une grosse trentaine de personnes présentes. Apparemment les dégustations chez Toby Vins attirent plus ou moins les mêmes personnes à chaque fois ; les clients fidèles déjà amateurs de whisky ou qui veulent en apprendre davantage sur le sujet.
Après la présentation très complète de la distillerie Clynelish par l’intarissable Léon, nous voilà partis à l’assaut des six drams de Clynelish proposés dans cette dégustation ; deux de ces six drams étant officiels (et donc quatre étant indépendants, si vous suivez et savez compter ;-) …).
Une fois de plus, ces notes ont été prises dans le cadre d’un lineup d’une dégustation sur plusieurs drams, à prendre donc avec le recul qui s’impose.



Clynelish 14 ans, 46%, OB.

Compte rendu : Dégustation Clynelish officiels face à Clynelish indépendants, chez Toby Vins le 09/12/2014Le classique des classiques. Enfin… ça, c’était avant… Si vous cherchez sur le blog, vous verrez que j’avais déjà présenté cet embouteillage officiel comme étant un classique incontournable. Mais le batch que j’avais goûté et présenté avait été embouteillé en 2008, et n’est pratiquement plus trouvable nulle part. Les batches récents sont, malheureusement, bien moins séduisants. Je ne reviendrai pas sur mon coup de gueule par rapport au nouveau batch de Talisker 18 ans, mais c’est ici le même cas de figure : Diageo veut plaire aux masses, lisse les marqueurs typiques des distilleries, ajoute plein de caramel pour adoucir le brol ; et on se retrouve avec un whisky passe partout, plat et sans âme. Concernant le dram goûté hier, du dernier batch, il est beaucoup moins iodé et plus mainstream, je soupçonne même des fûts de sherry dans l’assemblage (aucune mention de type de fûts n’apparaît sur l’étiquette), légère cire, un peu floral, de la douceur de sirop de pomme. 83/100. Ca reste buvable bien sûr, mais ça n’a plus rien n’a voir avec le Clynelish 14 ans d’il y a quelques années. Et en plus son prix s’est pris une hausse de plus de 50% en peu de temps. Tout fout le camp, les temps sont durs :-/



Clynelish 18.02.1998/02.10.2014 Signatory Vintage The Un-Chillfiltered Collection, 16 ans, Hogshead n°2469, 329 bouteilles, 46%, IB.

Premier embouteillage indépendant de la soirée, lui aussi réduit pour se mettre en bouche.
    Compte rendu : Dégustation Clynelish officiels face à Clynelish indépendants, chez Toby Vins le 09/12/2014
  • Nez iodé, pomme sèche. Plus rustique que le 14 ans OB goûté juste avant. Très chouette nez, mais l’aération lui est peu flatteuse.
  • Bouche plus douce que le nez, sur la pomme et le sel sec.
  • Finale courte, sèche et boisée, pelure de fruits..
  • Verdict : Une entrée de gamme sympa pour découvrir le monde des indépendants. Bon rapport qualité / prix (±55€).
  • 85/100.



 
 
 
 

Clynelish 1992/2007 Distiller’s Edition, double maturation en fûts d’Oloroso, 46%, OB.

Le second (et dernier) embouteillage officiel de la soirée. Je n’avais jamais eu l’occasion de goûter un Clynelish Distiller’s Edition, bonne occasion de le faire.
    Compte rendu : Dégustation Clynelish officiels face à Clynelish indépendants, chez Toby Vins le 09/12/2014
  • Nez assez fruité (fruits rouges), cerise cuite. Légère cire d’abeille. Mais devient très chimique après aération.
  • Bouche plate et aqueuse. Très légère salinité.
  • Finale : Un tout petit kick alcooleux, un peu de sel, puis plus rien, tout meurt.
  • Verdict : Oserais-je dire que Diageo nous propose ici, une fois de plus, un brol bas de gamme sans grand intérêt ?
  • 79/100.









Clynelish 1997/2014 Wemyss ‘’Bench with a Sea View’’, 371 bouteilles, 46%, IB.

Décidément, Wemyss sort des Clynelish à tour de bras. A peine ai-je eu le temps de vous présenter le Cayenne Cocoa Bean
, que voilà déjà l’embouteillage suivant. Toby Vins mise d’ailleurs beaucoup sur Wemyss, ayant fait rentrer (presque par palette) dans son assortiment toutes les dernières nouveautés de cet embouteilleur.
    Compte rendu : Dégustation Clynelish officiels face à Clynelish indépendants, chez Toby Vins le 09/12/2014
  • Nez : Très cireux (on ne peut pas la louper, cette cire), légèrement iodé. Du vernis et des fruits exotiques compotés.
  • Bouche : Timide, assez effacée. L’effet (néfaste) de la réduction ? De l’iode, des fruits à l’eau.
  • Finale : Courte, le côté fruité se noie rapidement dans la couche aqueuse.
  • Verdict : Le nez est vraiment super, on laisserait ses narines des heures au-dessus du dram. Malheureusement la réduction tue littéralement la bouche et la finale de ce Clynelish. Il aurait été une tuerie en brut de fût, il n’est que passable réduit. Un gâchis :-/ .
  • 85/100 (le nez fait remonter ma cote perso).







Clynelish 08.10.1996/08.2013 Blackadder, 16 ans, Sherry Butt n°8782, 528 bouteilles, 58.6%, IB.

On passe aux bruts de fûts (en espérant que ce ne soient pas des brutes… ;-) ) avec ce Blackadder. Un fond de stock trouvé par Toby Vins chez un de ses fournisseurs. Sold out depuis longtemps partout ailleurs en Belgique.
    Compte rendu : Dégustation Clynelish officiels face à Clynelish indépendants, chez Toby Vins le 09/12/2014
  • Nez : Puissant, prenant. Légère iode, tabac et cuir, bois, fruits secs et compotés.
  • Bouche : Des fruits jaunes confits et secs. Bouche ronde et sucrée, alcool bien équilibré.
  • Finale : Moyenne, dans la continuité de la bouche.
  • Verdict : Oufti c’est bon ! Le seul dram que j’aie terminé de la soirée, d’ailleurs. Que dire d’autre ? La couche sherry n’est pas trop envahissante. Pas complexe, mais un dram plaisir de bout en bout. Seul hic, le prix : 120€ pour un 16 ans d’âge, ça pique un peu.
  • 90/100.






Clynelish 19 ans Riverstown, 11.05.1990/02.2010, Refill Sherry Butt n°3898, 257 bouteilles, 57.1%, IB.

Issu d’un embouteilleur quasi inconnu au bataillon (est-il encore en activité, d’ailleurs ? Aucune idée), les quelques bouteilles qui sont arrivées chez Toby Vins sont des rescapées de fond de stock d’un distributeur.
    Compte rendu : Dégustation Clynelish officiels face à Clynelish indépendants, chez Toby Vins le 09/12/2014
  • Nez : De l’éther, chimique, de la vanille industrielle, de la vieille semelle de godasse. Beuh ?
  • Bouche : La vanille chimique est bien présente, du vernis plastifié.
  • Finale : Acide, astringente, et… chimique. Un peu moins catastrophique avec une goutte d’eau.
  • Verdict : Où qu’ils sont les marqueurs typiques de Clynelish ? C’est du whisky ‘’Made in China’’ dans une arrière salle de vieille usine désaffectée, ou quoi ??
  • 73/100.








Clynelish 18 ans Signatory Vintage Cask Strength Collection, 28.06.1996/28.10.2014, Refill Sherry Butt n°6514, 590 bouteilles, 56.4%, IB.

Compte rendu : Dégustation Clynelish officiels face à Clynelish indépendants, chez Toby Vins le 09/12/2014
Le bonus de la soirée. Il n’était pas prévu à la base dans le lineup, et n’a d’ailleurs pas été proposé dans la salle de la dégustation mais au rez-de-chaussée de la boutique. Je n’ai pas pris de notes à son sujet, mais je l’ai trouvé très bon. Un nez plus avenant que le Blackadder, mais une bouche un peu moins séduisante. 89/100. Son prix chez Toby Vins se situe un peu au-dessus des 100€.
Ce bonus a clôturé la soirée, ma foi très sympa et agréable. A mes yeux, il n’y a pas photo : la qualité des embouteillages indépendants en Clynelish est bien supérieure à celle des embouteillages officiels. Et on peut étendre cette réflexion aux autres distilleries, bien évidemment. Mais bien sûr, on peut tomber sur des grosses daubes aussi chez les indépendants (cfr le Riverstown ci-dessus), il n’y a pas de règle gravée dans le marbre.
Une preuve supplémentaire que Toby Vins essaie de se démarquer des autres cavistes et veut développer ses activités whisky : il a réussi à dégoter ces Clynelish indépendants et les propose à présent (en stock très limité, profitez-en si vous êtes intéressé) dans sa boutique. Gageons qu’il n’en restera pas là, et que son assortiment whisky va continuer à se développer.

lundi 1 décembre 2014

Samedi 13/12/2014: Tasting The Whisky Mercenary / Liquid Treasures à Liège

Samedi 13/12/2014: Tasting The Whisky Mercenary / Liquid Treasures à Liège

Ce n'est pas tous les jours qu'un embouteilleur indépendant vient présenter ses produits dans le cadre d'un tasting en Wallonie.

Pour la première fois en Wallonie, Jürgen ‘’The Whisky Mercenary’’ Vromans animera un tasting de single malts, le samedi 13/12/2014 à Liège. Un événement organisé par le Lîdje Skye Malt Addicts (un petit whisky club liégeois), en collaboration avec Le Blog Wallon sur le Single Malt.

Le lineup de la soirée:
  • The Nameless One 18 yo 1995-2014 46.8% The Whisky Mercenary
  • Tobermory (Ledaig) 10 yo 2004-2014 53.2% Liquid Treasures
  • Clynelish 16 yo 1997-2014 50.9% The Whisky Mercenary (Cask Six Whiskyclub 10th Anniversary)
  • Glen Keith 22 yo 1992-2014 50.7% Liquid Treasures
  • Dailuaine 21 yo 1992-2013 53.3% The Whisky Mercenary
  • Littlemill 26 yo 1988-2014 52.7% Liquid Treasures

Adresse du jour : Salle d’escalade The Gecko Tank, Rue Hennet 6 à 4000 Liège.

Ouverture des portes à 19h30, début du tasting à 20h00 précises.

Prix de la participation au tasting: 35€

Les places étant limitées, l’inscription et le paiement sont obligatoires pour assurer votre place !!

Toutes les infos utiles dans le flyer au format PDF, ci-dessous.

Venez ! :-)

Le flyer au format PDF, que vous pouvez télécharger.

Samedi 13/12/2014: Tasting The Whisky Mercenary / Liquid Treasures à Liège

samedi 29 novembre 2014

Compte rendu : ma (seconde) soirée avec Mark Watt, au Single MaltWhisky Shop le 28/11/2014

Le lineup du soir
Le lineup du soir



Jan Vissers (Embassadeur Arran) et Mark Watt
Jan Vissers (Embassadeur Arran) et Mark Watt

Mark Watt étant présent toute la semaine en Belgique, avec animation de tasting Cadenhead chaque soir (mais aucune en Wallonie, malheureusement), je me devais d’y aller au moins une seconde fois. C’est donc l’estomac un peu barbouillé (je tiens d’ailleurs à remercier ici mon fils de partager si généreusement ses microbes avec son entourage) que je suis allé assister à la dégustation Cadenhead ce vendredi 28/11/2014 au Single Malt Whisky Shop géré par Jan Vissers (l’Embassadeur de la distillerie Arran en Belgique), à Geel dans la province d’Anvers ; à environ 1 heure de route de Liège.
Mark Watt était toujours en forme, prompt à dégainer ses blagues et anecdotes (il a d’ailleurs essayé de les varier, ayant remarqué ma présence mercredi et vendredi).
Ce vendredi le lineup était très différent de celui de mercredi chez TasTToe, mais toujours en grande majorité axé sur des embouteillages récents des gammes Small Batch et Single Cask, et en grande majorité de distilleries peu connues. Une seule bouteille commune aux deux soirs, le Strathclyde 25 ans. Des découvertes en perspectives, tant mieux !
C’est parti pour le descriptif de ce que j’ai pu goûter. Comme d’habitude, en environnement ‘’soirée dégustation’’, mes notes et cotes sont à prendre avec un certain recul.




Miltonduff 24 ans Cadenhead’s Small Batch, 1990/2014, 55.3%, 474 bouteilles.

Comme mercredi, on démarre avec un whisky titrant assez haut. Je n’arrive pas encore à m’y faire, et pourtant il est passé assez facilement. Un certain nombre d’embouteillages indépendants de Miltonduff (qui est une distillerie du Speyside) arrive ces temps-ci sur le marché, et je n’en n’ai que peu d’expérience. Une bonne occasion d’y jeter un œil.
    Compte rendu : ma (seconde) soirée avec Mark Watt, au Single Malt Whisky Shop le 28/11/2014
  • Nez : De la pomme verte, de la cire de bois, des épices douces, de l’herbe fraîchement coupée.
  • Bouche : De la pomme verte acidulée et des agrumes. Des traces herbacées et un peu de sel.
  • Finale : Moyenne. L’acidulé s’accentue, et la légère salinité demeure.
  • Verdict : Difficile de croire que c’est un Speyside. Le côté herbacé pourrait faire penser à un Lowlander, tandis que la salinité me fait penser à un Highlander. Sorti de là, je trouve le nez plus attirant que la bouche (j’i du mal avec l’acidulé trop marqué).
  • 84/100.








Balmenach 25 ans Cadenhead’s Single Cask, 1989/2014, 48.6%, 186 bouteilles.

Balmenach est une distillerie elle aussi du Speyside. Extrêmement peu d’embouteillages officiels, et pas énormément en indépendants non plus. Celui-ci est en Single Cask… tout simplement parce que Cadenhead n’avait qu’un seul fût (en 25 ans d’âge, en tout cas).
    Compte rendu : ma (seconde) soirée avec Mark Watt, au Single Malt Whisky Shop le 28/11/2014
  • Nez : Des fleurs séchées, de la poussière d’abricot, des fruits secs, du sirop de pèche industriel. Nez un poil chimique et industriel. Des fruits exotiques en conserve. Ce nez ddevient néanmoins plus frais et plus ‘’authentique’’ après aération.
  • Bouche : Fruits blancs et jaunes, beaucoup de vanille. Bouche assez douce.
  • Finale : Moyenne. Légère chaleur. Petite amertume de pelure de pomme. Les fruits meurent lentement.
  • Verdict : Un profil Speyside typique, et agréable à boire.
  • 85/100.









Strathclyde 25 ans Cadenhead’s Small Batch, 1989/2014, 57.8%, 348 bouteilles.

Rien d’autre à ajouter par rapport à mercredi, puisque c’est la bouteille commune aux deux soirs.
    Compte rendu : ma (seconde) soirée avec Mark Watt, au Single Malt Whisky Shop le 28/11/2014
  • Nez : Doux, sucré, vanillé, bourboneux. Des relents de vernis. Comme mercredi, quoi.
  • Bouche : Vanillée, sucrée, douce. Traces de vernis. Pour un peu varier par rapport à mercredi, j’ai ajouté quelques gouttes d’eau : le punchy disparaît, ainsi que le côté séduisant de ce whisky. De la térébenthine apparaît. Je le préfère sans eau.
  • Finale : Voir mercredi.
  • Verdict : Voir mercredi itou.
  • 87/100. Même score, il m’a autant plu (sans eau) que mercredi.












Glenlossie 48 ans Cadenhead’s Single Cask, 1966/2014, 43.5%, 168 bouteilles.

Le Grand Ancien de la sélection du soir. Je l’avais goûté lors de la masterclass Cadenhead’s Cask Samples du Spirits in the Sky 2013 et il ne m’avait pas spécialement séduit. Quid après un an ?
    Compte rendu : ma (seconde) soirée avec Mark Watt, au Single Malt Whisky Shop le 28/11/2014
  • Nez : Très fondu, les senteurs sont mélangées et difficilement reconnaissables. Très parfumé (essence de parfum). La vanille domine. Ce nez ne s’évente pas sur la durée. Du sirop de pistils de fleurs d’été (ça vous donne une idée de sa subtilité, pas vrai ?). Un peu de fraîcheur de bois vert, malgré son grand âge.
  • Bouche : D’abord (très) sage, presque effacée. Puis ça monte crescendo en bouche. Bouche tout aussi fondue que le nez. Du bois vert, des fleurs, de la vanille.
  • Finale : Je la trouve courte, fuyante, pressée de s’enfuir. Dommage sur le coup.
  • Verdict : Je vais (encore) me faire allumer par les amoureux des vieux brols. Est-ce un bon whisky : oui. Est-il facile à boire : oui. Ce vieux, très vieux whisky me fait-il bander ? Heu… non, désolé. Je le trouve bon, mais ne me procure aucun frisson.
  • 86/100.






Clynelish 21 ans Cadenhead’s Small Batch, 1992/2014, ‘’Christmas Bottling for The Nectar, Belgium’’, 50.4%, 222 bouteilles.

Je vous ai déjà récemment proposé ce whisky, en mode ‘’dégustation au calme’’. Comment se porte-t-il après quatre autres whiskies ?
    Compte rendu : ma (seconde) soirée avec Mark Watt, au Single Malt Whisky Shop le 28/11/2014
  • Nez : Vanillé et fruité. Légère fumée. L’iode se révèle après aération. Quelques fruits exotiques.
  • Bouche : Des agrumes, de l’iode, de la vanille, de la pomme jaune. Légère fumée sèche.
  • Finale : Zestes d’agrumes, iode, échardes de bois. La fumée remonte dans le nez.
  • Verdict : J’ai essayé de me rappeler l’autre Clynelish de mercredi, et de comparer de mémoire. Celui-ci me semble moins facile d’accès, plus rustique, plus rugueux. Deux profils bien évidemment clynelishiens, mais néanmoins assez différents je trouve.
  • 89/100. Même cote qu’au calme, c’est vachement bon.








Speyside 18 ans Cadenhead’s Small Batch, 1995/2014, 62.8%, 738 bouteilles.

Le seul whisky de la soirée maturé en fûts de sherry. Et qui titre au-dessus des 60%, excusez du peu. Je l’avais déjà goûté chez TasTToe au mois d’août, et il m’avait bien plu. Qu’en est-il de cette repasse ?
    Compte rendu : ma (seconde) soirée avec Mark Watt, au Single Malt Whisky Shop le 28/11/2014
  • Nez : De la cerise, des traces de bois, de la cerise confite, l’alcool assez fort, de la cerise au kirsch. Et quelques cerises, aussi.
  • Bouche : La chaleur monte rapidement. Orange confite, quelques épices de Noël. Ca colle aux dents. Très, très légère fumée boisée.
  • Finale : Sécheresse boisée. Kabooom de l’alcool. Ca tabasse sec. La fumée boisée est ici un peu plus présente qu’en bouche.
  • Verdict : Il m’a moins séduit ce soir qu’en août chez TasTToe, mais peut-être est-ce l’effet lineup. Une vraie dégustation au calme s’impose pour un verdict définitif…
  • 86/100. Cote probablement provisoire.







Dufftown 31 ans Cadenhead’s Chairman’s Stock, 1978/2009, 46.8%, 207 bouteilles.

La cerise sur le gâteau dans la sélection du soir. Un embouteillage plus ancien, mais encore disponible à la vente au Single Malt Whisky Shop.
    Compte rendu : ma (seconde) soirée avec Mark Watt, au Single Malt Whisky Shop le 28/11/2014
  • Nez : Vanille, fondu. Bourboneux.
  • Bouche : Frissons ! Schling ! C’est fondu et indescriptible.
  • Finale : Au diable la note de dégustation, là je profite. Point barre. Parfois je ne pense qu’à moi, aussi ;-)
  • Verdict : Ho bordel c’est bon !
  • Cote : aux environs de 91-92, sans vraiment me décider.









Toutes ces bouteilles sont actuellement disponibles à la vente au Single Malt Whisky Shop, la plupart étant aussi encore disponibles ailleurs.
En faisant la moyenne des tiercés personnels de tous les participants à la dégustation, le classement général officiel de la soirée a été :
  1. Dufftown 31 ans
  2. Balmenach 25 ans
  3. Glenlossie 48 ans
Ceci clôture donc la visite de Mark Watt en Belgique. Il sera de retour l’an prochain, au Spirits in the Sky bien évidemment ; mais aussi peut-être de nouveau une semaine pour des dégustations diverses. Une en Wallonie, peut-être ?? Allez, on y croit !

jeudi 27 novembre 2014

Compte rendu : ma (première) soirée avec Mark Watt, chez TasTToe le26/11/2014

Le lineup de la soirée
Le lineup de la soirée


Mark Watt
Mark Watt

Haha, encore un titre accrocheur ! Que ne ferais-je pas pour attirer les curieux ;-)
Rien de scabreux cette fois-ci, aucune babes à l’horizon. Mais ce mercredi 26/11/2014 se déroulait une dégustation Cadenhead chez TasTToe, animée par le seul et unique Mark Watt, le MC de chez Cadenhead (il est directeur général, sélectionne les fûts, gère les fûts, directeur des ventes et marketing, et anime même les dégustations diverses. Bref, il fait un peu tout (même si il n’est pas tout seul dans la société) ), particulièrement en forme et de bonne humeur au demeurant. Les blagues et anecdotes amusantes ont fusé.
Non seulement l’ambiance était très chouette, les gens présents attentifs et de bonne compagnie ; mais surtout le lineup proposé était particulièrement alléchant et attirant : que des bouteilles des gammes Small Batch et Single Cask que je n’avais pas encore eu l’occasion de goûter. Et au nombre de huit, excusez du peu !! Ces huit whiskies faisaient partie de la dernière vague des gammes internationales (qui ne sont pas exclusivement réservées aux boutiques Cadenhead, contrairement aux gammes comme l'Authentic Collection, par exemple), sorties il y a quelques semaines. Le plus jeune proposé étant âgé de 21 ans, on peut dire qu’il y avait du lourd.
Sans plus attendre, passons à la présentation et à mon ressenti sur ces huit whiskies. Comme j’aime à le rappeler à chaque fois, ces notes ont été prises lors d’un tasting plié en 2h30-3h00, dans un environnement particulier. Impossible de décortiquer chirurgicalement chaque dram, mes impressions sont donc à prendre avec un certain recul.
De manière générale, aucun ‘’grand’’ nom de distillerie dans cette sélection (sauf Clynelish, qui est bien connu), mais plutôt des distilleries confidentielles. Et aucun fût de sherry, ni même de whisky tourbé. Que des fûts de bourbon, des profils qui devraient, de prime abord, faire partie d’une belle et grande même famille.



Glen Moray 22 ans Cadenhead’s Small Batch, 1992/2014, 56.2%, 448 bouteilles.

Démarrer sur un brut de fût à plus de 55% en starter, en sachant que derrière le suivant sera à moins de 50%, cela m’a paru exotique. Glen Moray est une distillerie du Speyside dont il existe extrêmement peu d’embouteillages officiels, toute la production partant en blend. Les embouteillages indépendants ne sont pas non plus légion, cette distillerie n’ayant pas une extraordinaire renommée.
    Compte rendu : ma (première) soirée avec Mark Watt, chez TasTToe le 26/11/2014
  • Nez : De la poire confite et des relents d’orange aussi confite. Epices exotiques. Le nez s’évente vite, par contre, dommage.
  • Bouche : Moelleux et crémeux. Des fruits humides, du poivré-salé.
  • Finale : Moyenne et salée. Des épices dans la gorge. Légère sécheresse boisée.
  • Verdict : Speyside typique, bien fait, mais pas suprenant.
  • 84/100.












Tullibardine 21 ans Cadenhead’s Small Batch, 1993/2014, 46.9%, 492 bouteilles.

Tullibardine est une distillerie des Highlands. La gamme officielle a été renouvelée il y a peu de temps, et les embouteillages indépendants ne sont pas nombreux.
Compte rendu : ma (première) soirée avec Mark Watt, chez TasTToe le 26/11/2014
  • Nez : Du raisin, une fraîcheur printanière, du carton humide. J’ai trouvé ce nez assez timide.
  • Bouche : La bouche est elle aussi assez effacée et plate. Peut-être parce que suivant un whisky à plus de 55% ? Dominée par les fruits verts.
  • Finale : Amertume de pelure de pomme.
  • Verdict : Equilibré, mais passe partout et mou du genou.
  • 82/100.












Strathclyde 25 ans Cadenhead’s Small Batch, 1989/2014, 57.8%, 348 bouteilles.

L’ovni de la sélection du soir. Le seul single grain proposé, donc un profil assez différent des single malts. Strathclyde est une distillerie des Lowlands dont la production part complètement (à part quelques fûts parfois vendus à des brokers ou à des embouteilleurs indépendants) dans le blend.
    Compte rendu : ma (première) soirée avec Mark Watt, chez TasTToe le 26/11/2014
  • Nez : Doux, vanillé, bourboneux. Des relents de vernis.
  • Bouche : Elle aussi très bourboneuse, dominée par la vanille. J’ai du mal à définir clairement les saveurs, mais c’est indubitablement un whisky de grain, il ne peut pas cacher ses origines. La bouche est moelleuse, douce, sucrée, fondue.
  • Finale : Du bois vanillé recouvert de cire.
  • Verdict : Alcool bien équilibré, très doux, liquoreux, et très bon. J’ai fort apprécié.
  • 87/100.










Strathmill 22 ans Cadenhead’s Small Batch, 1992/2014, 50.4%, 402 bouteilles.

Retour dans le Speyside avec Strathmill, cette distillerie elle aussi peu connue dont la production part aussi presque exclusivement dans le blend.
    Compte rendu : ma (première) soirée avec Mark Watt, chez TasTToe le 26/11/2014
  • Nez : De la pomme, de la poire, de légers agrumes, un peu de vanille.
  • Bouche : Doux et fruité. De la vanille, des fruits d’automne.
  • Finale : Moyenne. Chaleur alcooleuse, vanille, et les fruits qui meurent lentement.
  • Verdict : Equilibré, Typique du Speyside en fût de bourbon. Bien fait, mais aucune surprise.
  • 83/100.











Ben Nevis 22 ans Cadenhead’s Small Batch, 1992/2014, 53.5%, 444 bouteilles.

Distillerie des Highlands, Ben Nevis produit pas mal d’embouteillages officiels, de même assez bien d’embouteillages indépendants existent. J’en ai déjà passé sous la loupe sur le blog.
    Compte rendu : ma (première) soirée avec Mark Watt, chez TasTToe le 26/11/2014
  • Nez : De la mandarine (qui disparaît vite), de la vanille, de la pomme verte fraîche.
  • Bouche : De la pomme verte acidulée, de la vanille légèrement salée.
  • Finale : Moyenne. Le sel grandit et recouvre progressivement le reste.
  • Verdict : Changeant, pas mal sans être renversant.
  • 85/100.









Ledaig 21 ans Cadenhead’s Small Batch, 1992/2014, 53.6%, 534 bouteilles.

Un Ledaig plus âgé que ceux dont j’ai récemment parlé. En règle générale Ledaig est tourbé, j’ai donc été étonné de le voir en 6ème position dans le lineup.
    Compte rendu : ma (première) soirée avec Mark Watt, chez TasTToe le 26/11/2014
  • Nez : Ho, pas de tourbe ?? Nez sucré, doux, vanillé. Délicat comme des poils de peau de pèche. Très légère fumée après aération de plusieurs minutes.
  • Bouche : Très très légèrement tourbé, mais profil surtout bourboneux. Salinité grandissante.
  • Finale : Courte. Légèrement sucrée et vanillée. L’iode disparaît assez vite.
  • Verdict : Un Ledaig non conventionnel qui me fait plutôt penser à un Highland.
  • 86/100.










Clynelish 21 ans Cadenhead’s Small Batch, 1992/2014, 51.6%, 792 bouteilles.

On ne présente plus Clynelish. Récemment j’ai parlé de l’autre Clynelish 21 ans Cadenhead’s Small Batch sorti en même temps, mais embouteillé exclusivement pour The Nectar. Qu’en est-il de celui-ci (même si, évidemment, il passe après 6 autres drams et plus vite que lors de la dégustation "cool à l’aise à la maison" de celui pour The Nectar) ?
    Compte rendu : ma (première) soirée avec Mark Watt, chez TasTToe le 26/11/2014
  • Nez : Très bon nez, typiquement Clynelishien. Cire, iode, agrumes, pomme verte.
  • Bouche : Très ‘’easy drinkable’’. Légère iode, fruits blancs fraîchement coupés. Une bouche moelleuse et huileuse, ça passe tout seul.
  • Finale : Moyenne. La salinité est toujours présente, accompagnée de vanille et de vernis.
  • Verdict : Le nez est clairement bien au-dessus du reste, mais ce reste n’est quand même pas en reste (oufti, ça en fait des restes !). Très très bon, et très facile d’accès.
  • 90/100.








Glenburgie 29 ans Cadenhead’s Single Cask, 1985/2014, 55.3%, 222 bouteilles.

Le whisky sensé être phare de la soirée. Le plus vieux, le plus vénérable du lineup.
    Compte rendu : ma (première) soirée avec Mark Watt, chez TasTToe le 26/11/2014
  • Nez : Des zestes d’orange, des fleurs jaunes séchées, de la vanille, de la cassonade liquide. Un nez vraiment extra qu’on a envie de humer longtemps.
  • Bouche : Doux, fin, subtil. Des zestes d’orange confits. C’est tellement fondu qu’il m’est impossible de disséquer les saveurs.
  • Finale : Des épices douces, une chaleur grandissante, de la cassonade fondante.
  • Verdict : Fin, subtil, super bon. Il fait quand même plus jeune que son âge, je trouve. Le nez est bien au-dessus du reste, qui est plus standard.
  • 89/100.





En faisant la moyenne des tiercés personnels de tous les participants à la dégustation, le classement général officiel de la soirée a été :
  1. Glenburgie 29 ans
  2. Clynelish 21 ans
  3. Glen Moray 22 ans
En ce qui me concerne, j’ai passé une excellente soirée, amusante, dans la bonne humeur, pleine d’échanges enrichissants divers (et sans babes, comme quoi c’est possible ;-) ), et accompagnée de bons whiskies à déguster. Que demande le peuple ? :-)

vendredi 21 novembre 2014

Ledaig 2004/2014 Liquid Art, 51.6%

Il y a deux grosses semaines je vous présentais deux jeunes Ledaig. Je vous avais expliqué que beaucoup d’embouteillages de cette marque (Ledaig étant une marque de la distillerie Tobermory) arrivaient sur le marché depuis un petit temps. Les exemples pleuvent, impossible de tous les passer en revue. Mais quand j’ai l’occasion d’en croiser un qui sort du lot, autant en parler.

Ce Ledaig-ci est le nouvel embouteillage de Liquid Art, un jeune embouteilleur indépendant belge (basé à Mol). Liquid Art est encore assez peu connu car récent (ce Ledaig est leur troisième embouteillage de whisky) et non distribué en boutiques. D’ailleurs, il n’est pas encore disponible. Petite exclu du blog, il ne le sera qu’à partir du 05 décembre.

Ledaig 2004/2014 Liquid Art, 51.6%
Ledaig 2004/2014 Liquid Art, 51.6%, 176 bouteilles.
  • Nez : Contrairement aux autres Ledaig que j’ai pu goûter, la tourbe n’est ici pas agressive du tout. Elle est plus citronnée que fermière, fine et avenante. Il y a aussi bien sûr de la fumée sèche, ainsi que de la compote de pomme et de poire. Du vernis se développe après aération. Un très bon nez, finement tourbé.
  • Bouche : Le whisky tapisse la bouche et les dents. De la bruyère, du foin sec, de la vanille, du sirop de pèche. Une bouche douce et fine, pas agressive du tout.
  • Finale : Assez courte. La fumée sèche remonte dans les narines. Un brin de poire vanillée.
  • Verdict : Je ne suis généralement pas très bon client des Ledaig, dont je trouve souvent la tourbe trop présente et rentre dedans. Pas de cela ici, elle est fine et subtile. Ce Ledaig fait plus vieux, plus sage que ses 10 ans ; et est clairement le meilleur que j’ai pu goûter jusqu’à présent. Une très bonne sélection de ce jeune embouteilleur.
  • 89/100.

Comme expliqué en début d’article, ce Ledaig ne sera disponible qu’à partir du 05 décembre (un cadeau de Noël idéal ?), au prix de 70€. D’ailleurs ne vous fiez pas à l’étiquette de la photo, qui est une temporaire (même si la définitive ne devrait pas être très différente). Les embouteillages Liquid Art n’étant pas distribués en boutiques, il n’est possible de se le procurer que via le site web de l’embouteilleur (lien en fin d’article) en le contactant via son adresse email. Si vous êtes fan de Ledaig et / ou de tourbe en général, foncez.

lundi 17 novembre 2014

Compass Box Great King St – Glasgow Blend, 43%

La seconde nouveauté du Spirits in the Sky que je passe à la loupe est encore un embouteillage de Compass Box, et encore un blend. Compass Box ne propose ‘’que’’ (je mets volontairement le ‘’que’’ entre guillemets, pour ne pas qu’il soit perçu dans un sens péjoratif) des blends, il est vrai.

Ce Glasgow Blend est le remplaçant des deux Great King St Experimental sortis l’an passé, et est un fait un mélange de ces deux blends expérimentaux (un sherry et un tourbé) pour lesquels le public pouvait voter afin d’élire son préféré. Mais comme ils sont arrivés au coude à coude à la fin des votes (51% contre 49%), Compass Box a décidé de proposer un nouveau blend dans sa gamme de base, à mi-chemin entre les deux.

Ce Glasgow Blend est composé, côté single malt, de Laphroaig (17%), de Benrinnes en fût de sherry (30%), de Miltonduff (3%), de Clynelish en fût de bourbon, et de Teaninich. Il comprend aussi du single grain de chez Cameronbridge.

Compass Box Great King St – Glasgow Blend, 43%
Compass Box Great King St – Glasgow Blend, 43%
  • Nez : Frais, sec, rond, mais aussi légèrement sucré. La tourbe est présente, mais enrobée de douceur presque pâtissière (blanc d’œuf frais… oui je sais c’est peu commun). Quelques gouttes de citron bien mûr.
  • Bouche : La fumée se veut ici plus discrète, un douceur de sirop de fruit dilué domine. Un peu de paille sèche quand même, non envahissante. Des relents citronnés.
  • Finale : La fumée sèche revient à la charge, envahissant les narines. Le citron est encore bien présent aussi.
  • Verdict : Peut-être pas complexe pour un sou, mais là n’est pas le but de ce blend. Il est abordable pour tout débutant, surtout, et c’est bien ce qui compte. Un excellent entrée de gamme pour quiconque voudrait s’essayer à la tourbe sans s’arracher les papilles. Et aussi un excellent rapport qualité / prix. Une autre réussite de Compass Box.
  • 86/100.

Une autre bonne idée de Compass Box est de proposer cet embouteillage sous deux formats différents. Un en format 50cl pour une trentaine d’euros, et l’autre en format standard de 70cl (pour les grandes soifs) pour environ 40 euros. Disponible dès maintenant chez tous les cavistes proposant les produits Compass Box (et ils sont trop nombreux à citer ici… car c’est à peu près tous).

dimanche 16 novembre 2014

Auchroisk 24 ans Cadenhead’s Small Batch, 57.5%

Honte à moi, ça fait une semaine que je n’ai plus parlé de Cadenhead ! Rhalala, je suis impardonnable sur ce coup-là ! Je mérite au moins 10 coups de fouet… Voire plus…

Pour me faire pardonner, et en attendant mes comptes rendus de deux dégustations Cadenhead de grande envergure qui se dérouleront bientôt en Belgique, je vous propose aujourd’hui mon avis sur un embouteillage de la gamme Small Batch qui est sorti sur le marché il y a déjà environ 6 mois. Mais comme il s’agit d’une distillerie peu connue et peu recherchée, cet embouteillage se trouve encore assez facilement. Et pourtant, cet Auchroisk mérite qu’on s’y attarde. D’ailleurs, je l’avais rapidement goûté chez Massen en avril et il m’avait tout de suite séduit. Il est grandement temps de se pencher dessus de façon plus poussée.

Auchroisk 24 ans Cadenhead’s Small Batch, 57.5%
Auchroisk 24 ans Cadenhead’s Small Batch, 1989/2014, 57.5%, 1140 bouteilles.
  • Nez : De la prune noire, de la noisette, des volutes de café, du caramel. Il y a clairement une influence de fûts de sherry, c’est indéniable. Quelques traces de tabac et de thé noir se dégagent par après. Ce whisky est aussi, au nez, légèrement soufré, mais juste ce qu’il faut pour que ce soit un avantage (selon mes goûts personnels), sans que ce soit trop (ce qui me rebute, par contre). Les personnes très sensibles au soufre ne devraient pas ici être à la fête.
  • Bouche : Badaboum dès le départ ! Du caramel poivré, plein de fruits (blancs, jaunes, dattes, figues, etc) sucrés et déclinés sous toutes les formes possibles (compotés, en sirop, confits). C’est crémeux en bouche. Petit à petit, la présence de raisins secs se révèle et ceux-ci deviennent de plus en plus en avant plan.
  • Finale : Moyenne. Une chaleur se développe et rayonne en bouche. Un soupçon de bois apparaît. Les épices et les fruits meurent lentement.
  • Verdict : C’est un profil qui ne plaira pas à tout le monde, je pense que cet Auchroisk est à mettre dans la catégorie des ‘’love it or hate it’’. Déjà, le côté soufré perceptible au nez devrait éloigner une certaine tranche d’amateurs. Le sherry est bien évidemment perceptible, mais pas envahissant (on est très loin d’un dark Oloroso, par exemple). Pas spécialement complexe, mais puissant et goûteux. Personnellement j’aime beaucoup ce genre de whisky.
  • 89/100.

Comme expliqué en début d’article, cet Auchroisk est encore facilement trouvable (entre 105 et 120€ en fonction de la boutique). Je l’ai vu chez Massen il y a deux semaines, et je pense qu’il doit encore être disponible chez TasTToe et au Single Malt Whisky Shop de Zammel. Et sinon, il est encore disponible chez The Nectar, le distributeur de Cadenhead en Belgique. Vous pouvez toujours demander à votre caviste d’en commander une bouteille pour vous !

vendredi 14 novembre 2014

Glenrothes 18 ans The Warehouse Collection, 1996/2014, 56.1%

The Whisky Warehouse N°8 est un embouteilleur indépendant allemand assez productif, même si il est peu connu en Belgique. Il est vrai qu’il n’est pas particulièrement diffusé chez nous, seulement deux boutiques belges proposent ses produits. Non seulement The Whisky Warehouse N°8 propose pas mal de single malts, mais aussi beaucoup de rhums (pour ceux que ça intéresse). Autre particularité de cet embouteilleur, il propose la plupart de ses embouteillages non seulement sous le format standard de 70cl, mais aussi en format de 20cl. Et c’est une très bonne idée (haaa, si tous les embouteilleurs pouvaient faire de même…) car bien souvent 20cl sont amplement suffisants, et ça fait franchement moins mal au portefeuille !

Ce Glenrothes est une de ses dernières nouveautés, et il est bien évidemment encore disponible. Il y a un an je vous parlais d’un Glenrothes âgé de 25 ans, embouteillé par The Nectar, qui m’avait beaucoup plus (et qui est encore disponible chez Massen, d’ailleurs). Celui-ci est-il du même acabit ?

Glenrothes 18 ans The Warehouse Collection, 1996/2014, 56.1%
Glenrothes 18 ans The Warehouse Collection, 07.03.1996 / 16.04.2014, Bourbon Hogshead N°3140, 56.1%, 274 bouteilles.
  • Nez : Un nez très sucré, plein de caramel et de miel. Quand cette odeur sucrée se calme (un peu seulement, car elle reste dominante), du sirop de poire poussiéreuse apparaît, flanqué de raisin blanc liquoreux. Un nez très gourmand qui invite à aller plus loin.
  • Bouche : Vanille, caramel, miel. Un bonbon. Le sirop de poire persiste et signe. Aucune agressivité, c’est un dessert à l’état pur.
  • Finale : Assez courte. Une légère sécheresse boisée sur la langue, et une petite amertume fruitée dans les joues. Le sucré reste un moment, avant de disparaître.
  • Verdict : Très doux, très rond. Une vraie gourmandise. Pas complexe, mais un vrai plaisir dont il faut profiter sans se poser de questions. L’alcool est bien intégré, ça se laisse boire sans se faire prier. Une bonne surprise.
  • 88/100.

Disponible chez Dram 242 et au Chemin des Vignes, pour environ 90€ le format de 70cl. Je n’ai pas d’info précise sur le prix du flacon de 20cl en Belgique, par contre (aux environs de 30€, je crois).

jeudi 13 novembre 2014

Le "teaspooning"

(photo The Blushing Teacup)
(photo The Blushing Teacup)

Votre curiosité à propos du teaspooning a certainement été titillée par l’article d’hier consacré à un Burnside. Logique, c’est un terme qu’on ne croise pas tous les jours et qui demande des explications.

Le teaspooning est le fait d’ajouter une très petite quantité d’un single malt à un fût d’un autre single malt. Généralement on obtient un mélange de 99% d’une sorte, avec 1% de l’autre. D’où le terme ‘’teaspooning’’, ajout d’une cuiller à thé. Ça, c’était la définition de base. Mais ça engendre pas mal de questions annexes et de réflexions qui en résultent.

Pourquoi faire du teaspooning ?

Franchement, les 1% de single malt ajoutés au reste n’auront clairement pas grande influence au niveau gustatif ou qualitatif. C’est la goutte d’eau dans l’océan. Alors pourquoi un tel procédé ?

Quand on réfléchit de façon analytique, on se rend compte très vite que ces 1% ajoutés feront que le résultat ne sera plus du single malt, mais du blended malt. Oui, le moindre mélange de single malts de différentes distilleries, même en très petites quantités, empêche d’utiliser l’appellation de single malt. Et empêche aussi, du coup, d’indiquer les noms des distilleries sur l’étiquette. C’est la loi, c’est comme ça, ça fait partie des règles de la SWA (Scotch Whisky Association). Et c’est justement pour cela que le procédé de teaspooning existe : empêcher que des whiskies non officiels ne soient mis sur le marché en affichant clairement tel ou tel nom de distillerie.

Certaines distilleries, donc, vendent des fûts aux brokers (grossistes en fûts), aux blenders, ou aux embouteilleurs indépendants mais ne veulent pas que le nom de leur distillerie apparaisse sur l’embouteillage en devenir, quel qu’il soit. Afin de s’en assurer, la distillerie fait du teaspooning (qui n’entachera en rien la qualité du whisky se trouvant dans le fût) avant de vendre le fût, histoire d’être certaine que son nom ne sera pas indiqué. Pas bête, et imparable.

OK, mais alors, qu’est-ce que j’ai dans mon verre ?

Ha ça, c’est bien évidemment sur cette question que les plus grandes interrogations demeurent. Car même si certains noms de ‘’teaspooned whiskies’’ sont supposés contenir tel et tel single malt, rien légalement ne le garantit. Néanmoins, certaines sources concordent assez pour pouvoir confirmer certains noms :

  • Burnside : 99% Balvenie, 1% Glenfiddich
  • Wardhead : 99% Glenfiddich, 1% Balvenie
  • Westport : 99% Glenmorangie, 1% Glen Moray

Seulement trois noms ??? Hééé oui, ce sont les seuls que j’ai pu trouver ayant une référence à propos des single malts teaspoonés. C’est peu, finalement. On pourrait commencer à se croire à l’abris d’embouteillages obscurs dont on ne connaît pas l’origine (indépendamment de sa qualité, dont il n’est pas question dans cet article).

Et pourtant, il existe de plus en plus d’embouteillages (principalement indépendants) de single malt dont la distillerie n’est pas renseignée. Si l’information ‘’single malt’’ apparaît sur l’étiquette, au moins on est sûr que ce n’est pas du teaspooned. Mais la distillerie n’a néanmoins pas voulu, pour une raison ou une autre, que son nom apparaisse sur la bouteille. Glenfarclas est un exemple connu ; il n’en existe quasi aucun embouteillage indépendant (bien souvent les ‘’Undisclosed Speyside Distillery’’ sont des Glenfarclas. Ou pas. On ne peut pas en être certain, en fait. C’est le flou complet. Juste des rumeurs). C’est un gros boxon, n’est-ce pas ? Pas facile de s’y retrouver, n’est-ce pas ? Et le pire, c’est que ça risque de se généraliser chez les embouteilleurs indépendants ; les distilleries essayant de plus en plus de protéger leurs noms. Wait & See (again)…

mercredi 12 novembre 2014

Burnside 25 ans Maltbarn, 1989/2014, 50.9%

Ce Burnside est assez récent et est disponible depuis environ mi-octobre. Burnside, c’est quoi ce machin ? Burnside n’est en effet pas le nom d’une distillerie, mais le nom donné au ‘’teaspooning’’ de Balvenie (99%) et de Glenfiddich (1%). Teaspooning, c’est quoi ce truc ? No stress, vous aurez réponse à cette question dans un prochain article théorique, chaque chose en son temps.

(photo Maltbarn)
(photo Maltbarn)
Burnside 25 ans Maltbarn, 1989 / 2014, fût de bourbon, 50.9%, 167 bouteilles.
  • Nez : Un nez hyper fruité et fondu. De la compote de fruits blancs et jaunes. Du gingembre, de la vanille, et une douceur mielleuse. Une très légère fraîcheur florale passe, puis disparaît. Des fruits jaunes secs après aération.
  • Bouche : La douceur mielleuse enrobe la compote de fruits. Légère amertume de pelure de pomme. Quelques pincées de poivre, et le gingembre est toujours présent. C’est bon, mais ni complexe ni exubérant.
  • Finale : Une poussière de raisins secs remonte dans le nez. La douceur mielleuse disparaît ; et le gingembre, les pincées de poivre et la pelure de fruits perdurent.
  • Verdict : Pour être honnête, c’est bon, équilibré, et bien fait. Pas de défaut technique. Mais ça me semble aussi plat est sans véritable âme ; sans complexité et trop linéaire à mon goût.
  • 86/100.

Disponible en Belgique chez Dram 242 (le distributeur belge de Maltbarn) entre 120 et 125€.