samedi 24 septembre 2016

Tormore 1995/2016 casQueteers, 51.6%

En mai dernier, j'avais parlé du collectif casQueteers; qui propose des parties de fûts à la vente. Je ne vais pas tout réexpliquer, je vous laisse le soin de cliquer sur le lien pour aller lire ce que j'en avais dit ;-).

Tormore 1995/2016 casQueteers, 51.6%

Pour cet embouteillage-ci, le Whisky Friends Club de Denée (un petit village juste à côté de Maredsous, dans la province de Namur) avait acheté 3 parts du fût de Tormore. Ces 3 parts ont engendré 18 bouteilles, que se sont partagées en partie les membres du club. Il reste encore quelques bouteilles, disponibles à la vente à qui aurait envie d'en acquérir une.

A la base, une étiquette personnalisée aurait du être produite pour ces 18 bouteilles du club, mais finalement les casQueteers n'ont pas pu la fournir. Les bouteilles du Whisky Friends Club sont donc identiquement les mêmes que les autres du fût, mais par contre ces 18 bouteilles sont les seules qui ont été livrées en Wallonie.

Tormore 1995/2016 casQueteers, 51.6%
Tormore 13.09.1995 / 07.2016 casQueteers, Bourbon Hogshead 20277, 51.6%
  • Nez: Du sirop de citron, de la vanille sucrée, du muesli, une fine fumée de noisette qui passe fugacement. De la pâte de fruits jaunes gourmande. Après aération, une fraîcheur florale ténue apparaît.
  • Bouche: Le sirop de citron se fait plus acidulé qu'au nez. Du malt vanillé, de la pomme jaune. La bouche est plus classique, moins complexe que le nez.
  • Finale: un kick de malt sec. La vanille se fraie toujours son chemin. Des pincées d'épices, et un boisé qui caresse le palais.
  • Verdict: Un beau Speysider, bien fait, équilibré, et agréable. Il n'est par contre pas à boire rapidement, il faut lui laisser le temps de se développer et de se révéler; sous peine de passer à côté.
  • 87/100.

Il en reste 7 exemplaires disponibles en Wallonie (pour 80€ la bouteille), auprès du Whisky Friends Club de Denée, que vous pouvez contacter via leur site web si vous êtes tenté par une bouteille.

mercredi 21 septembre 2016

Arran 10 ans Anniversary bottling 10th Whisky Festival by Massen, 2005/2016, 55.4% (OB)

Arran 10 ans Anniversary bottling 10th Whisky Festival by Massen, 2005/2016, 55.4% (OB)

Le supermarché Massen, dans le Nord du Luxembourg, organisera fin octobre son 10ème whisky festival. Une dixième édition, c'est toujours un évemenent en soi. Pour l'occasion, plusieurs embouteillages exclusifs seront proposés (je relaierai les infos les plus complètes possibles via la page Facebook du Blog, en temps opportuns).

En attendant la brouette d'embouteillages exclusifs, un "éclaireur" est déjà disponible. Il s'agit d'un (jeune) Arran de 10 ans d'âge, en fût de Bourbon et en brut de fût. Et comme la qualité globale d'Arran n'est plus à prouver, on a peu de chances de se planter.

Arran 10 ans Anniversary bottling 10th Whisky Festival by Massen, 2005/2016, 55.4% (OB)
Arran 10 ans Anniversary bottling 10th Whisky Festival by Massen, 10.11.2005 / 13.04.2016, Bourbon Barrel 2005/800451, 55.4%, 226 bouteilles (OB)
  • Nez: Un beau fruité typique de la distillerie, sur la pomme tout juste coupée, un léger citronné, et une fine fumée de pelure sèche de poire.
  • Bouche: Douce et avenante, accessible. Toujours sur le fruit d'automne, pomme en tête. Un peu de prune et de citron; mais aussi une pincée de sel et une poignée d'épices douces.
  • Finale: Longue. A la déglutition, de la Poire Williams surgit d'un coup, suivie d'une sécheresse de pelure de pomme. Une fine traînée de sel dans son sillage.
  • Verdict: Un jeune whisky cohérent, sympa, de bonne facture (comme à l’accoutumée chez Arran). Je m'attendais à du malt plus présent dans un whisky de cet âge, il n'en n'est rien (et c'est tant mieux); ce qui "vieillit" cet Arran. Les seuls bémols, selon moi, sont les épices et l'alcool trop présents par moments (mais c'est tout à fait supportable). Le nez est particulièrement chouette.
  • 85/100.

Disponible exclusivement chez Massen, au prix de 62€.

dimanche 18 septembre 2016

Caol Ila 36 ans Cadenhead's Authentic Collection, 1980/07.2016, 52.3%

Dans la dernière fournée (en date) de la gamme Authentic Collection de chez Cadenhead, arrivée récemment dans les boutiques exclusives de l'embouteilleur, la bouteille qui me faisait le plus de l’œil était un vieux Caol Ila, âgé de 36 ans. Alors avoir l'occasion de le goûter au calme n'était pas pour me déplaire (faudrait être difficile, hein ;-) ). Et mon avis est...

(photo reproduite avec l'aimable autorisation de whiskyrover.blogspot.co.uk )
(photo reproduite avec l'aimable autorisation de whiskyrover.blogspot.co.uk )
Caol Ila 36 ans Cadenhead's Authentic Collection, 1980 / 07.2016, Bourbon Hogshead, 52.3%, 210 bouteilles
  • Nez: Du citron glacé, du sirop de prune verte, et une fine fumée iodée de coquille nacrée et pilée de crustacé. Un nez fin et fondu, entier et cohérent.
  • Bouche: C'est ici que ce Caol Ila prend son envol et montre sa majesté. De la compote sucrée de fruits blancs et jaunes juteux. Une salinité grandit rapidement, sans devenir envahissante. Quelques épices douces. Des notes marines et crayeuses. Une belle ampleur en bouche, les frissons me titillent l'échine. Texture onctueuse.
  • Finale: Longue. Du sirop de citron sucré déferle en bouche. Le sel s'amenuise doucement. De la fumée épicée perdure un long moment.
  • Verdict: La complexité n'est pas exubérante, mais par contre la finesse est au rendez-vous. Un pur moment de plaisir (mais c'est vrai que je suis amateur de vieux Caol Ila).
  • 91/100.

Disponible pour 280 euros à la boutique Cadenhead de Cologne.

vendredi 16 septembre 2016

Kilkerran 12 ans, 46% (OB)

Kilkerran 12 ans, 46% (OB)

Après un an d'attente, le voici enfin, ce Kilkerran 12 ans officiel; premier Kilkerran de la gamme "standard" officielle.

Je m'explique en détails, je vous sens un peu perdus....

(Les 7 "WIP" successifs, et leur code couleur)
(Les 7 "WIP" successifs, et leur code couleur)

La distillerie Glengyle a été remise en service il y a 12 ans. Le whisky produit, appelé Kilkerran (et non pas Glengyle, à cause de sombres histoires de droits légaux), a été décliné aux cours des années en work in progress pour présenter au public l'évolution du whisky sur plusieurs années. Il y a eu 7 années de work in progress, les dernières étant même proposées en deux versions, une en fût de Bourbon et une en fût de Sherry. La dernière en date en fût de Bourbon, sortie l'an passé en brut de fût, a même été mon coup de cœur de 2015. C'est dire comme j'attendais ce 12 ans officiel au tournant ! Sa responsabilité à mes yeux était grande, puisque qu'il se devait d'être une digne relève au "WIP7".

Ce successeur à mon numéro 1 de 2015 n'est pas décliné cette année en deux versions, mais en une seule (tirée à ±12000 bouteilles, dont environ 800 pour le marché belgo-luxembourgeois), composée à 70% de fûts de Bourbon et à 30% de fûts de Sherry. La date de son lancement officiel était le 12 août dernier à Campbeltown en Écosse, et il est arrivé chez nous il y a environ une semaine. Bref, il est grand temps que j'y goûte et que je vous livre mon impression !

Kilkerran 12 ans, 46% (OB)
Kilkerran 12 ans, 46% (OB)
  • Nez: Une fumée minérale calcaireuse, de la mirabelle vanillée, du zeste de citron, et un peu de mastic. Rustique et rugueux; et pourtant gourmand en même temps, avec des notes de pâte de fruits blancs.
  • Bouche: Texture huileuse et couvrante. Des épices légèrement poivrées en tête de peloton. Déferlent ensuite, pêle-mêle, de l'abricot, du miel, de la vanille, du citron confit, de la prune jaune (entre autres).
  • Finale: Moyenne. La fumée minérale refait surface, saupoudrée d'épices poivrées. Du sirop de fruits coule au fond de la gorge.
  • Verdict: Même si cette version est légèrement moins ample que son prédécesseur en brut de fût, je reste séduit par la maîtrise affichée dans ce whisky; qui est non seulement bon mais aussi gourmand, ludique, équilibré, évolutif, assez complexe (pour son âge), et qui ne soufre pas de la réduction à 46%. Ha, si tous les embouteillages officiels de toutes les distilleries pouvaient être de la même qualité...
  • 89/100.

Facilement disponible auprès de votre caviste favori, pour une cinquantaine d'euros. Hé oui, en plus son prix est abordable.

lundi 5 septembre 2016

Glentauchers 26 ans Cadenhead's Authentic Collection, 1989/07.2016, 48.2%

Je vous le dis souvent, avec le grand nawak point de vue prix proposé par les grands noms (aussi bien distilleries qu'embouteilleurs) du whisky, il faut de plus en plus se tourner vers des distilleries moins connues pour essayer de trouver des trésors enfouis, et à prix encore abordable.

Avec ce Glentauchers-ci, embouteillé par l'inévitable Cadenhead, je ne vous promets pas monts et merveilles, mais une alternative aux whiskies surcotés (et il y en a des masses); ce qui n'est déjà pas si mal.

Glentauchers 26 ans Cadenhead's Authentic Collection, 1989/07.2016, 48.2%
Glentauchers 26 ans Cadenhead's Authentic Collection, 1989 / 07.2016, Bourbon Barrel, 48.2%, 108 bouteilles
  • Nez: De la pomme verte, et du citron frais. Une fraîcheur de plante aromatique (mélange d'aneth et d'anis) se révèle très vite et prend de plus en plus d'ampleur. Un nez frais et picotant.
  • Bouche: Texture onctueuse, presque "chewy" (comment traduit-on ça en Français ? Mais non pas "Chewbacca" !!), quasi une texture confiture / fromage blanc. Enfin vous voyez, quoi ! De la prune jaune, de la pomme rouge, de la confiture de citron, de la mirabelle. Quelques épices douces picotent par moments.
  • Finale: Moyenne. La confiture de citron perdure, une sécheresse végétale se colle au palais, tandis que des épices douces dansent sur la langue.
  • Verdict: Le nez sort franchement des sentiers battus, avec son côté aromatique particulier. Et qui dit particulier, dit intéressant, bien entendu. La suite est plus classique, mais bien faite. J'ai passé un agréable moment à déguster ce whisky.
  • 86/100.

Disponible pour 159€ uniquement aux boutiques Cadenhead, la plus proche de nous étant à Cologne.

mardi 30 août 2016

Littlemill 23 ans Whiskybroker, 1992/2015, 53.8%

Il me reste encore quelques Littlemill dans ma manche...

Celui-ci a été proposé l'an passé par le Ryanair du whisky, l'embouteilleur lowcost Whiskybroker. Pourquoi lowcost ? Car il est presque le seul à encore proposer des embouteillages à des prix défiant toute concurrence. Je me demande même parfois comment il arrive à proposer de tels prix, alors que tous les autres embouteilleurs ne le font pas (enfin... j'ai ma petite idée quant à la réponse, mais je vais éviter de l'exposer ici sous peine d'encore m'attirer les foudres de la profession ^^).

Pour la petite histoire, Whiskybroker est dirigé par le fils de l'ancien propriétaire de la distillerie Bladnoch.

Littlemill 23 ans Whiskybroker, 1992/2015, 53.8%

Outre ses propres embouteillages, Whiskybroker achète et vend aussi de nombreux fûts (d'où le nom "broker", qui signifie courtier en Français). Whiskybroker vend régulièrement des fûts (complets ou en partie) à d'autres embouteilleurs indépendants. D'ailleurs une partie du fût de ce Littlemill-ci avait été vendu au petit embouteilleur allemand Crom, qui a donc pu le sortir aussi sous sa propre étiquette.

Littlemill 23 ans Whiskybroker, 1992/2015, 53.8%
Littlemill 23 ans Whiskybroker, 16.03.1992 / 24.08.2015, Hogshead 493, 53.8%, 228 bouteilles
  • Nez: Un nez puissant, très fruité, vanillé, et imprégné d'essence de fleur. Style eau de parfum concentrée. Côté fruit, c'est une corbeille de pêche, abricot, prune jaune, banane plantain, bien juteuse. Et en sirop. Un superbe nez, prenant, bien qu'à la limite de l'artificiel, tellement les senteurs peuvent être "too much".
  • Bouche: Du fruit onctueux (pêche, abricot,... les mêmes qu'au nez, quoi), de la pâte de fruit, de la tige de pâquerette, et un léger acidulé d'agrume. Pas mal de vanille, de sirop, et de miel de fleur. C'est goûtu.
  • Finale: Une fine sécheresse herbacée s'installe. De la fumée de pomme sèche remonte dans le nez. De la liqueur de citron jaune. C'est frais et acidulé, comme pétillant.
  • Verdict: Ha ben oui hein ! Très too much dans beaucoup de sens (senteurs, goûts, sautillements dans tous les sens); un vrai gamin gambadant dans un pré au printemps. Évolutif et ludique, tout en restant typique de la distillerie. J'aime beaucoup.
  • 90/100.

Vendu (pour ±110 euros !!!) fin août 2015 uniquement sur le site web de l'embouteilleur, il a été sold out en moins de deux heures; et se négocie à présent sur le marché parallèle pour plus de 300 euros. Presque valeur x3 en un an, ce qui prouve une fois de plus, malheureusement pour les vrais amateurs que nous sommes, la bulle spéculative qu'est devenu le whisky.

jeudi 25 août 2016

Caledonian 28 ans Cadenhead's Single Cask, 1987/2016, 52.3%

Ce matin je vais faire court, car j'ai une journée chargée...

Cadenhead, vous connaissez, je ne reviens pas dessus.

Caledonian, par contre, je n'en n'ai jamais parlé. Cette distillerie de grain, située en plein centre d’Édimbourg et fondée en 1855, a été fermée en 1988. Les bâtiments ont été en grande partie convertis en appartements en 1998.

Allez zou, à la note !

Caledonian 28 ans Cadenhead's Single Cask, 1987/2016, 52.3%
Caledonian 28 ans Cadenhead's Single Cask, 1987 / 2016, 52.3%, 246 bouteilles
  • Nez: Du miel d'acacia, de la vanille. L'alcool pique au nez. De la coque de noix caramélisée.
  • Bouche: Du sirop sucré. De la pomme rouge, du bonbon au citron. Vient ensuite un peu de poivre et la vanille fort présente.
  • Finale: Une légère amertume de peau de noix. Du bois laqué, et une pincée d'épices douces.
  • Verdict: Un grain classique, sur le sucré et la vanille. Pas mal fait, mais il devient vite écœurant tellement ce profil met le liquoreux en avant.
  • 85/100.

Disponible auprès des ambassades Cadenhead de Belgique et Luxembourg (si elles en ont encore, à vérifier), pour environ 200€.

lundi 22 août 2016

Clynelish 1991/2014 The Ultimate, 23 ans, 46%

The Ultimate est le nom de la gamme d'embouteillages de la société Van Wees, qui est aussi caviste en Hollande. Van Wees embouteille du whisky depuis 1994, autant dire qu'il est un acteur de longue date, et même un précurseur en la matière.

Si il y a quelques années le rapport qualité/prix de la gamme The Ultimate n'était plus à prouver (par exemple le whisky qui nous occupe aujourd'hui, ou encore la série des Longmorn 1996 en fûts de Sherry dont le prix avoisinait les 70€ il y a moins de 3 ans), j'ai l'impression que depuis quelques mois The Ultimate ne propose à peu près plus que de (très) jeunes whiskies et à un prix qui n'est plus spécialement hyper compétitif. Les embouteilleurs indépendants ont de plus en plus de mal à trouver des fûts à prix abordable, aucun n'est épargné.

Clynelish 1991/2014 The Ultimate, 23 ans, 46%

Et Clynelish ? Je dois vraiment encore vous parler de Clynelish ? Bah évidemment que non, vous connaissez. Cet embouteillage-ci est sorti fin 2014, réduit à 46%, et est un mariage de deux sister casks. Il affiche un beau 23 ans d'âge, et à sa sortie il affichait aussi un prix plus qu'attirant. Mais je me mets de nouveau à parler du passé, vieux nostalgique que je suis...

Clynelish 1991/2014 The Ultimate, 23 ans, 46%
Clynelish 29.10.1991 / 14.11.2014 The Ultimate, 23 ans, Hogsheads 13213 + 13214, 46%, 507 bouteilles
  • Nez: Il s'impose directement comme étant à mettre dans la catégorie "séduisant". D'abord, il est typique de Clynelish, avec ce côté cireux reconnaissable entre mille. Ensuite, il propose un mélange bien fruité et gourmand. De la banane verte, de la pomme jaune, de la poire juteuse, de la mirabelle coulante. Ça commence bien cette affaire, ça me plaît beaucoup !
  • Bouche: La patte Clynelish continue sur sa lancée. De la pêche salée, un peu d'amertume fruitée, du sirop de nectarine. Une onctuosité de pâte à papier. L'amertume disparaît dès la seconde gorgée, tandis que la salinité assure sa place dominante.
  • Finale: Moyenne. La pâte à papier salée se colle au palais, tandis que la pelure de pomme s'installe dans la gorge.
  • Verdict: La réduction ne se sent pas, les 46% sont bien équilibrés. C'est un Clynelish très typique (les amoureux de cette distillerie seront aux anges, les autres passeront leur chemin), cireux, salin, et bien fruité. A moi, ça me parle, j'aime.
  • 89/100 (très proche de 90).

Complètement sold out depuis très longtemps, il a été disponible (pendant un laps de temps très court) début 2015 pour environ 70€. Oui, argh, seulement 70€. Une super affaire, à l'époque. A présent il faut compter au moins le double sur le marché parallèle.

vendredi 19 août 2016

Big Peat (2015), 46%

Ha, le Big Peat ! Qui ne le connaît pas, ne fut-ce de nom ? C'est LE blend tourbé, qui existe depuis pas mal d'années maintenant, à prix sympa. Une référence et un produit de la gamme de base de l'embouteilleur Douglas Laing.

Big Peat (2015), 46%

Le Big Peat, qui se décline en batches successifs (plus de 65 différents déjà sortis à ce jour) qui sortent à intervalle plus ou moins régulier, est un blended malt (aucun whisky de grain dedans, que du whisky de malt !) composé de whiskies de chez Ardbeg, Caol Ila, Bowmore, et... Port Ellen. Oui, vous avez bien lu, du Port Ellen. Holà, calmons-nous, arrêtons de sauter de joie en priant les Dieux du malt, voulez-vous ? Car vous espérez vraiment retrouver dans un blend à 50 euros les sensations procurées par du Port Ellen ? Soyons réalistes deux minutes (ATTENTION: mon analyse ci-après n'est qu'une supposition, basée sur la réalité du marché actuel. Je n'ai pas eu confirmation officielle du producteur): le prix des whiskies d'Islay est devenu très haut (intrinsèquement, et par rapport à celui des autres régions). Nul doute que l'Ardbeg, Caol Ila, et Bowmore composant le Big Peat soient très jeunes. Quant au Port Ellen, devenu aussi rare et aussi cher, impossible que les quantités contenues dans ce blend soient importantes. Il suffit d'en mettre une cuillerée par fût pour avoir le droit de le mentionner sur l'étiquette.

Mon analyse est bien évidemment sur le Big Peat "standard", car il en existe pas mal de versions différentes: le Big Peat de Noël, le Big Peat embouteillé pour telle ou telle boutique, le Big Peat embouteillé pour le Feis Isle 2016, le Big Peat embouteillé pour un pays (une version spéciale pour la Belgique vient d'ailleurs d'arriver récemment chez les cavistes), etc.. Il est possible (et même probable) que la composition et le rendu final varie de version en version.

Big Peat (2015), 46%

La note suivante concerne le Big Peat embouteillé le 30.09.2015 (code bouteille faisant foi), en mignonnette de 50ml.

Big Peat (2015), 46%
Big Peat, embouteillé le 30.09.2015, 46%
  • Nez: Beaucoup de vanille et de "new make" (poire), et très malté. La tourbe se décline en fumée vanillée.
  • Bouche: Légère, presque aqueuse, et ultra facile d'accès. Le "new make" est toujours fort présent, ainsi que la fumée vanillée. C'est très monolithique: Vanille, poire, fumée cendrée. Point.
  • Finale: Courte. La cendre devient légèrement amère, puis tout disparaît de la bouche.
  • Verdict: Au final ce n'est pas très tourbé, en fait. Oui, la fumée est présente, mais j'ai croisé des centaines de whiskies plus tourbés. Comme je m'y attendais, le profil fait très très trèèèèèès jeune. Ce produit, marketé "gros tourbé" (sans l'être) à coup de Port Ellen sur l'étiquette (sans le sentir dans le verre) et très réduit pour le rendre facile en bouche, me semble plutôt destiné à un public non averti qui se satisfera de peu. En bouche en tout cas, ce n'est pas mon truc du tout, personnellement.
  • 79/100 (J'ai eu du mal à définir la cote, hésitant entre 78 et 80. J'ai comparé le ressenti avec d'autres whiskies cotés par le passé afin de me caler finalement sur 79).

Disponible chez tous les cavistes pour une cinquantaine d'euros.

mercredi 17 août 2016

Old Pulteney 21 ans, 46% (OB)

Second embouteillage officiel d'affilée à passer sous ma loupe, mais que se passe-t-il ?? Ne trouverais-je plus rien d'intéressant chez les indépendants ? Meuh non voyons, mais j'essaie quand même de vous parler d'un peu de tout, et en plus c'est la trêve estivale; alors je me sens plus nonchalant ;-). Et puis du 21 ans, c'est pas non plus l'entrée de gamme lambda sans saveur hein (enfin, en principe), alors je ne vais pas non plus me faire prier.

Cet Old Pulteney officiel, affichant fièrement ses 21 ans, fait partie de la gamme standard de la distillerie. Comme tous les embouteillages officiels qui perdurent sur les années, il se décline en batches au minimum annuels. Je l'ai goûté d'un échantillon, je ne suis pas certain à 100% de son année d'embouteillage, mais je pense qu'il date de ± 2013.

Alors, mieux ou moins bien que son petit frère de 17 ans, dont j'avais parlé il y a un peu plus d'un an ?

Old Pulteney 21 ans, 46% (OB)
Old Pulteney 21 ans, 46% (OB)
  • Nez: Assez puissant malgré la réduction, laissons-le aérer quelques instants. Là... ça va mieux... on peut analyser. Du miel d'oranger, du sirop d'abricot, et une bonne grosse vague saline par dessus.
  • Bouche: La salinité et l'amertume fruitée se disputent la vedette. Ça frôle le "too much", car le reste est occulté; je dois aller essayer de le chercher. Le sirop d'abricot est toujours là, un soupçon de vanille, et du caramel au miel.
  • Finale: Moyenne. De la fumée iodée remonte dans les narines. De la pomme amère et salée reste un moment en bouche.
  • Verdict: Je ne vais pas bouder mon plaisir, c'est un whisky sympa et agréable. Ce 21 ans enterre allègrement d'autres 21 ans officiels. Mais la prédominance saline et amère est trop présente par rapport au reste et tue toute complexité. Je lui préfère le 17 ans.
  • 86/100.

Facilement trouvable chez tout caviste qui se respecte, pour environ une bonne centaine d'euros.