mercredi 7 décembre 2016

Caol Ila 15 ans Cadenhead's Authentic Collection, 2000/2016, 53%

Caol Ila (d'un âge moyen). Cadenhead. Brut de fût. 65€. Le risque est minime, non ? Et toute résistance est futile en ce qui me concerne, avec des critères pareils...
Bref, j'ai craqué et j'ai "splitté" (partagé) cette bouteille sur un forum francophone. J'ai arrêté d'acheter plein de bouteilles dans tous les sens pour moi tout seul, les prix étant devenus bien trop délirants; et je me suis aussi rendu compte que vider des bouteilles de 70cl ça prend quand même beaucoup de temps... temps pendant lequel on n'en n'ouvre pas d'autres.
Caol Ila 15 ans Cadenhead's Authentic Collection, 2000/2016, 53%
Ce Caol Ila-ci est issu de la gamme Authentic Collection, uniquement disponible dans les boutiques Cadenhead (celle de Cologne étant la plus proche de notre Wallonie, comme vous le savez déjà).

Caol Ila 15 ans Cadenhead's Authentic Collection, 2000 / 10.2016, Bourbon Barrel, 53%, 204 bouteilles


  • Nez: La tourbe minérale se place en avant dès la début. De la fumée cendrée, qui s'assagit avec le temps. De la banane verte vanillée, et de l'antiseptique de bandage en respirant fort (l'alcool ne grille pas le nez lors de cet effort nasal).
  • Bouche: Du sirop de citron qui tapisse la bouche, du miel vanillé, de la gelée onctueuse de raisin blanc. Cette gourmandise fruitée se marie à la cendre froide.
  • Finale: Moyenne. La cendre tiède s'incruste dans la gorge. Une volute végétale remonte dans le nez. La gelée de raisin reste un moment en bouche.
  • Verdict: Si le nez est assez classique des Caol Ila indépendants d'âge moyen, la bouche est franchement waouw, très équilibrée, présente et gourmande. La tourbe n'est jamais envahissante et l'onctuosité fruitée domine à chaque instant. Un très bon moment Caol Ilien.
  • 89/100.
Disponible pour 65€ à la boutique Cadenhead de Cologne.

lundi 5 décembre 2016

Auchroisk 25 ans Claxton’s, 1991/2016, 51.2%

L'embouteilleur Claxton's, situé à York aux Royaumes-Unis, continue son petit bonhomme de chemin et propose régulièrement l'un ou l'autre embouteillage. Cet Auchroisk est son 4ème en date (sur 6 au total, avec plusieurs autres annoncés pour dans un avenir proche), sorti en mai dernier.
Auchroisk 25 ans Claxton’s, 1991/2016, 51.2%

Auchroisk 25 ans Claxton’s, 26.04.1991 / 2016, Bourbon Hogshead 1604 - 7479 , 51.2%, 280 bouteilles

  • Nez : Frais, sec, et végétal. De la fougère, de la vanille, de la pomme verte, et quelques gouttes de citron frais. Le côté sec s’évanouit avec l’aération, laissant la fraîcheur végétale et fruitée s’exprimer.
  • Bouche : De la pomme jaune, des rondelles de citron acidulé, du sirop de raisin blanc. Quelques pincées épicées se disputent à l’arrière-plan. De la compote de rhubarbe verte par moments.
  • Finale : Moyenne. Le végétal piquant (de la menthe poivrée, ou des orties ?) s’impose, accompagnée de pelure de pomme sèche.
  • Verdict : Un bon whisky, agréable et frais. Classique, mais efficace.
  • 86/100.
Disponible chez Anverness (pour un prix qui m'est inconnu).

samedi 3 décembre 2016

Face à face: deux Laphroaig 2001/2016 The First Editions, en refillSherry

Quand deux whiskies d'une même distillerie, très proches en âge, date de distillation et/ou d'embouteillage me tombent sous la main, ils entrent pile poil dans les critères pour faire un face à face entre eux.

C'est le cas pour ces deux Laphroaig-ci, tous deux distillés en 2001 et embouteillés (par Hunter Laing sous sa gamme The First Editions) en 2016, tous deux maturés en refill Sherry et proposés en brut de fût, et tous deux ayant été disponibles en même temps sur le marché belge.
Face à face: deux Laphroaig 2001/2016 The First Editions, en refill Sherry
Au premier coup d’œil, c'est au niveau couleur qu'une différence se marque: l'un est beaucoup plus sombre (preuve d'un fût plus actif, ou d'une différence de type de Sherry) que l'autre.
Point de vue titrant en alcool, la différence n'est pas énorme, à peine un peu plus de 1% d'alcool les sépare.
C'est évidemment au niveau senteurs et saveurs que la différence va vraiment se faire.
Je les ai bien sûr goûtés en même temps, en vrai face à face (ça me semble évident, mais il vaut quand même mieux le préciser).
Allez, 3... 2.... 1... GO !

Laphroaig 2001 / 2016 The First Editions, 15 ans, Refill Butt HL12382, 58.4%, 306 bouteilles


  • Couleur : Auburn.
  • Nez : De la cendre froide à foison. Un soupçon de caramel, de la noix, du chocolat noir de noir. La cendre se calme après un moment, pour laisser une fraîcheur de plante médicinale venir lui tenir compagnie.
  • Bouche : Une grosse vague de bois sec et de cendre froide, mélangée à des poignées d’épices piquantes, à du zeste d’agrume, à du moka, et à du fruit noir. Belle puissance globale. Le caramel sucré arrondit la bouche en cours de dram.
  • Finale : Longue. De la noix, de la prune noire, des restes de cendres chaudes, et du caramel épicé.










Laphroaig 2001 / 2016 The First Editions, 15 ans, Refill Butt HL12787, 59.8%, 244 bouteilles


  • Couleur : Vieil or.
  • Nez : De la fumée sèche, du raisin sec, du bois poussiéreux. Après aération, de l’herbe sèche se développe.
  • Bouche : Une amertume fruitée, de pelure d’abricot sec, appuyée. La tourbe est un mélange de profil fermier et de profil minéral, enveloppé de fumée. Après un moment en bouche, le minéral devient plus dominant et un vanillé apparaît.
  • Finale : Moyenne. De la poussière boisée sèche s’abat sur toute la bouche. Un restant de vanille et de fumée tourbée. De la pelure amère de pomme.










Verdict en face à face:

  • Le nez du 58.4% est beaucoup plus engageant et charmeur, mélangeant la minéralité cendrée à l’apport gourmand du Sherry.
  • Le nez du 59.8% est plus sec, plus carré, mais manque aussi de présence.
  • La bouche du 58.4% est puissante, cendrée, explosive ; tout en étant aussi ronde et gourmande. Superbe.
  • La bouche du 59.8% est très sèche au départ, et trop amère à mon goût sur la durée.
  • La finale du 58.4% termine de belle façon ce beau moment whisky, dans la continuité du nez et de la bouche.
  • La finale du 59.8% est ici aussi très sèche et assez amère.

  • Verdict du face à face : Bon ben… il n’y a pas photo, hein ! Le 58.4% est clairement deux (voire même trois) crans au-dessus du 59.8%. Victoire par KO au premier round.
  • Ma cote du 58.4% : 91/100.
  • Ma cote du 59.8% : 83/100.
Tous deux disponibles au Chemin des Vignes à Bruxelles, le prix de la version 58.4% est à 165€ et la version 59.8% à 190€. Intrinsèquement tous les deux sont chers pour des whiskies de 15 ans d'âge (même si en fût de Sherry, ce qui en théorie gonfle un peu le prix); Laphroaig devient de plus en plus intouchable en terme de prix me semble-t-il. Néanmoins, je suis étonné de voir non seulement une différence de prix, puisque tous deux du même âge, embouteillés en même temps, et issus du même type de fût; mais surtout très étonné de voir que le meilleur des deux est aussi le moins cher. Moi pas tout comprendre là...

mercredi 30 novembre 2016

Compass Box The Nectar Tenth Anniversary, 46%

Dans la brouette d'embouteillages exclusifs pour les 10 ans du distributeur The Nectar, il y a aussi une création de John Glaser baptisée... The Nectar.

Assemblé en septembre de cette année, et embouteillé en octobre; ce blend est composé de 50% d'Ardbeg, et de 50% du mélange habituellement utilisé dans les blends de Compass Box: du Clynelish, du Dailuaine, et du Teaninich. Il en est sorti 660 bouteilles, réservées au marché belge et luxembourgeois.

Compass Box The Nectar Tenth Anniversary, 46%, 660 bouteilles

  • Nez: Un mélange de tourbe médicinale, de tourbe minérale, d'une fine couche d'asphalte, d'un chouia de malt vanillé, de bois brûlé, et de fumée de raisin blanc sec. Le côté tourbé se calme avec l'aération, pour laisser la place à de la fumée sèche, de la cerise griotte, et du raisin sec. Très complexe et évolutif, sans agresser malgré la présence de beaucoup de tourbe.
  • Bouche: De la grosse tourbe camphrée, beaucoup d'épices, une pointe d'antiseptique. Un peu de vanille caramélisée pour enrober le tout; mais la bouche est moins complexe et moins subtile (et donc moins séduisante) que le nez.
  • Finale: Longue. Une grosse poignée d'épices piquantes et mentholées se jette en bouche. De la cendre chaude se faufile.
  • Verdict: Les amoureux de tourbe vont adorer ce blended malt, à coup sûr. Si je trouve le nez très réussi (sur le plan "technique", car la grosse tourbe d'Ardbeg n'est pas ma came), je trouve la bouche plus conventionnelle et sans réelle surprise.
  • Pas facile de coter, car je dois laisser de côté mes goûts personnels et ne me baser que sur la qualité "brute" de ce whisky. 88/100.

Disponible pour environ 120€ auprès de la plupart des cavistes revendant les produits de chez The Nectar.

lundi 28 novembre 2016

Ben Nevis 20 ans Maltbarn pour The Malt Clan, 1996/2016, 53.3%

Vous connaissez peut-être le Maltclan Whiskyclub, un club de Halle (en région flamande) déjà bien établi et qui organise son whisky festival chaque année depuis un petit temps déjà.

Hé bien ce n'est pas du tout pour ce Maltclan-là que ce Ben Nevis a été embouteillé. Voilà. Ne pas confondre, donc.

Le Malt Clan pour lequel ce Ben Nevis a été embouteillé est aussi un club, mais basé à Paris et composé de quelques "whiskyfriends" qui se réunissent régulièrement pour partager leur passion. Et pour aller plus loin dans cette passion, ils ont décidé de sauter sur l'occasion quand ils ont eu l'opportunité de faire embouteiller ce Ben Nevis par Maltbarn, l'embouteilleur allemand dont j'ai déjà parlé plusieurs fois par le passé.

Résultat: un Ben Nevis embouteillé à 78 exemplaires, ce qui représente un petit tirage (une partie ou un fond de fût ?), et qui a été écoulé via des forums et groupes Facebook francophones.

Ben Nevis 20 ans Maltbarn pour The Malt Clan (from Paris), 1996 / 2016, Bourbon Cask, 53.3%, 78 bouteilles

  • Nez: Un beau nez, bien ciselé et fruité. De la pomme et du raisin blanc en tête. En arrière plan, du zeste de citron confit. Une légère fumée fruitée. Ce nez reste bien présent sur le temps.
  • Bouche: Comme au nez, l'ensemble se veut bien présent et puissant sur les saveurs; sur du fruit blanc et jaune. De la pomme, du raisin, et un léger citronné.
  • Finale: Une légère sécheresse fruitée s'installe en bouche, tandis que le zeste de citron titille le palais.
  • Verdict: En règle générale je ne suis pas spécialement client de Ben Nevis, que je trouve très inégal. Mais celui-ci est bien fait, cohérent, et savoureux. Un bon whisky du début à la fin.
  • 88/100.

Sold out à présent, il a été disponible il y a une paire de mois pour 110€ via certains forums et quelques groupes Facebook consacrés au whisky.

jeudi 24 novembre 2016

Balmenach 2003/2016 The Cooper’s Choice, 12 ans, 46%

Je ne parle pas souvent de Balmenach (c'est peu de le dire... ce sera seulement la deuxième fois sur ce Blog). Et pour cause... en embouteillages officiels, il n'y a tout simplement rien. Pas un seul depuis une petite quinzaine d'années.

C'est du côté des embouteillages indépendants qu'il faut fouiller pour trouver des Balmenach intéressants. Et comme souvent, il vaut mieux goûter avant d'acheter, car on trouve de tout et du n'importe quoi.
Balmenach 2003/2016 The Cooper’s Choice, 12 ans, 46%
Personnellement, j'ai trouvé celui-ci très sympa. Et je n'ai pas été le seul dans le cas, il a eu son petit succès lors d'un tasting The Cooper's Choice que j'ai récemment animé pour un whisky club de la région liégeoise.

Balmenach 08.2003 / 2016 The Cooper’s Choice, 12 ans, Bourbon Cask 0438, 46%, 255 bouteilles


  • Nez : Beaucoup de pomme jaune, un peu de zeste de citron, du raisin blanc, et une fine poussière de pelure de banane verte. Une pincée de gingembre flotte au-dessus du fruit.
  • Bouche : On continue sur cette voie. Du sirop de pomme jaune, un gros trait de citron, et une pincée de gingembre.
  • Finale : Moyenne. La fine fumée fruitée du nez devient ici plus présente, tandis que la pomme persiste.
  • Verdict : Un profil classique, mais très facile d’accès et bien fait. Un bon petit whisky.
  • 86/100.
Disponible pour ±85€ au Chemin des Vignes à Bruxelles (et sur commande chez We Are Whisky à Jauche et W Comme Whisky à La Louvière). Pas donné pour un 12 ans d'âge réduit, mais ce n'est que le reflet de la mouvance générale du marché du whisky :-/.

mercredi 23 novembre 2016

Strathisla 2005/2015 Gordon & MacPhail, 43%

L'histoire d'amour entre Strathisla et Gordon & MacPhail ne date pas d'hier; l'embouteilleur ayant déjà sorti à peu près 200 expressions différentes de cette distillerie ; dont des (très) vieux whiskies allant des années '30 à celui-ci, beaucoup plus jeune.

G&M possède beaucoup de fûts de Strathisla, et la relation entre la distillerie et l'embouteilleur fait que celui-ci propose régulièrement des embouteillages sous sa gamme Licensed Bottling (les "embouteillages sous licence").

 

Celui-ci n'est pas un Strathisla des années 30 (désolé), mais un distillé en 2005 et embouteillé fin de l'année dernière. Il est encore facilement disponible sur le marché.

Strathisla 2005 / 16.12.2015 Gordon & MacPhail, First Fill Sherry Hogsheads, 43%

  • Nez: Léger et fruité (poire juteuse et pomme rouge). Dès qu'on fait tourner le whisky dans le verre, du coriandre puissant saute aux narines.
  • Bouche: Très accessible, sucrée, mais équilibrée (la réduction n'est pas aqueuse). Du sirop de fruit blanc, un soupçon de miel vanillé. Une pincée d'épices amères après un moment.
  • Finale: Courte. L'amertume tourne au boisé sec. Un résidu épicé reste un moment.
  • Verdict: Je ne suis pas fan du nez, je trouve que le côté plante aromatique prend trop de place. La bouche, par contre, est assez sympa comme "daily dram" sans se poser de question.
  • 84/100.

Disponible pour environ 50€ chez les revendeurs Gordon & MacPhail.

lundi 21 novembre 2016

Compte rendu: Whisky Discovery, chez Hesby Drink Loncin le 10/11/2016

Il n'est pas toujours obligé d'aller loin de chez soi pour assister à des événements autour du whisky; que ce soit des tastings / masterclasses, (mini) festivals, ou salons. De plus en plus de cavistes, même petits, organisent leurs événements.

Pour la première fois de son existence, le Hesby-Drink de Loncin (près de Liège) organisait le 10 novembre dernier, en soirée, son festival "Whisky Discovery".

Quelques semaines plus tôt, ce drink market avait déjà organisé un mini festival consacré au rhum.

Pour son événement whisky, 200 entrées étaient disponibles (±180 ont trouvé acquéreur au final, ce qui n'est déjà pas mal pour un événement local).

 

Dès 19h30, une longue file s'étirait à l'entrée du magasin. Après avoir présenté son ticket d'entrée (15€ sous réservation préalable, un verre à dégustation estampillé aux couleurs du lieu compris dans ce prix d'entrée), direction le fond du magasin.

Deux salles étaient aménagées pour accueillir les différents stands. La première, au fond de l'entrepôt principal (Hesby-Drink étant un drink market, l'endroit est loin d'être "cosy" et se veut avant tout pratique et efficace pour entreposer tous types de boissons, alcoolisées ou non); la seconde en sous-sol dans la cave à vin.

 

Comme souvent dans les festivals, tous les grands distributeurs étaient représentées: LVMH (Ardbeg), Cinoco (Douglas Laing, Bowmore, Bunnahabhain), Diageo (Talisker, Mortlach, Lagavulin...), Edrington (Highland Park), Filliers (Glenfarclas), The Nectar (Arran, Glendronach, Signatory Vintage,...), Rémy Cointreau (Bruichladdich), Premium Spirits (BenRiach, Tomatin, Old Pulteney). Au total environ 150 whiskies étaient proposés à la dégustation. La plupart étaient en dégustation libre (comprise dans le prix d'entrée de 15€), à de rares exceptions près où il fallait s’acquitter de jetons supplémentaires pour pouvoir y poser les lèvres.

Ce que j'ai goûté:

 

Je démarre d'abord dans la salle du fond, où je fais un petit tour d'horizon. Mon premier choix s'arrête sur le Glenburgie 1995 Signatory Vintage, sorti plus tôt dans l'année et embouteillé exclusivement pour (entre autres) Hesby-Drink. Séance de rattrapage, car je n'avais pas eu l'occasion de le goûter à sa sortie.

  • Nez sur les fruits frais (citron, pomme), pas agressif.
  • Bouche citronnée, pomme verte. De la rhubarbe et pas mal de végétal acidulé.
  • Finale sèche et acidulée. De la sève légèrement mentholée.
  • Verdict: Frais, idéal en apéro au printemps. Équilibré.

Comme le monde commence déjà à prendre les tables d'assaut dans la salle du fond, je m'enfuis vers la cave qui est encore calme à cette heure-là.

Sur le stand Cinoco, je goûte le Mortlach 11 ans Douglas Laing embouteillé exclusivement pour le distributeur.

  • Nez très malté, très jeune. Vanille et pomme.
  • Bouche maltée, sage, vanillée.
  • Finale très courte, légère astringence.
  • Verdict: Un Mortlach "pour débutants" (sans être péjoratif, nous sommes tous débutants un jour dans un domaine ou dans un autre), un whisky jeune et facile. Perso je préfère les Mortlach plus crasseux, celui-ci n'est pas ce que je recherche.

 

Retour dans la salle du fond de l'entrepôt. Il y a de plus en plus de monde. Ça en devient même trop, il devient presque impossible d'atteindre les stands. Un des organisateurs est d'ailleurs d'accord avec moi, le nombre de places sera peut-être revu à la baisse pour la prochaine édition.

J'accède à une table de The Nectar et mon choix se porte sur un Teeling 2002/2016 (fût 2107) embouteillé pour The Nectar.

  • Nez boisé et toasté, difficile d'aller chercher le fruit.
  • Bouche sèche, végétale, acidulée.
  • Verdict: Loin d'être le meilleur Teeling que j'ai pu goûter. Je n'ai pas accroché du tout.

En continuant mon petit tour, je tombe sur un stand proposant du whisky que je ne connaissais pas du tout: August 17th. Deux expressions sont proposées: une de 3 ans d'âge et une de 5 ans d'âge. Ce qui m'a d'abord attiré sur le stand sont... les deux figurines Star Wars qui trônaient à côté d'une bouteille; ça m'a fait penser au blog Scotch Trooper.

 

D'après le flyer, ce serait un whisky développé par le créateur belge Thierry Van Renterghem. Sa recette est distillée en collaboration avec une distillerie française. En grattant un peu, il s'avérerait que ce whisky soit en fait distillé en France, dans la région de Cognac, aurait été maturé dans des fûts ayant contenu du Porto et du Cognac, et serait finalement embouteillé en Belgique, à Gembloux.

J'y ai goûté le Brutus, le 5 ans d'âge (doit disant en brut de fût... à 48.1% ??) et single cask. Très sec, très fumé, et sa jeunesse se ressent. Mou du genou, je suis persuadé que c'est du "faux" brut de fût.

Je repasse ensuite au stand où se trouvaient plusieurs embouteillages Signatory Vintage, pour goûter le Benrinnes 1995/2016 Signatory Vintage embouteillé pour les 10 ans de The Nectar. Belle bouche fruitée et ronde. Pomme, vanille, citron. Finale acidulée, pomme verte et citron. Joliment fait.

Pour terminer, je décide de goûter un tourbé. Port Askaig est, en théorie, du Caol Ila embouteillé par Speciality Drinks, qui a sorti une version NAS en brut de fût : le 100 Proof.

  • Nez jeune, malté. Tourbe fine.
  • Bouche maltée, tourbe non agressive.
  • Finale sèche au palais. Épices persistantes.
  • Verdict: Mouais... jeune et dispensable selon mes critères personnels.

Conclusion:

Un festival organisé par un caviste ne peut bien évidemment pas rivaliser avec un festival organisé par un distributeur (comme le Spirits in the Sky par exemple) en terme de choix de produits à la dégustation ; mais proposer 150 whiskies différents laisse déjà l’embarras du choix.

Un peu moins de monde aurait été top, mais sinon ça risque de devenir un événement whisky important dans la région liégeoise.

samedi 19 novembre 2016

Littlemill 24 ans Cadenhead's Closed Distilleries, 1992/2016, 52.2%

Rhooo, en octobre je n'ai parlé d'aucun Littlemill. Zip. Nada. J'ai honte, là, quand même...
Allez hop, voici votre Littlemill mensuel !!

Ceci dit, parler d'un Littlemill chaque mois risque de devenir de plus en plus difficile. J'ai bien peur de devoir espacer cette habitude, dans un futur bien trop proche.

Bon bon bon, néanmoins, ce mois-ci, je vous parle d'un Littlemill récent, puisque embouteillé en octobre 2016. Par Cadenhead (hoo quelle surprise !!). Mais ni dans la gamme Small Batch, ni dans la gamme Single Cask, ni dans la gamme Authentic Collection, ni dans la gamme Sherry cask, ni... ("hé ho ça va Bishlouk, on a compris, abrège !!")..., mais dans la gamme appelée Closed Distilleries (même si ce nom n'apparaît pas sur la bouteille), gamme arborant une belle boi-boîte et uniquement disponible auprès des boutiques Cadenhead. Cette gamme est la bling-bling de l'embouteilleur, le haut de gamme pour les quilles qui se vendront comme des petits pains. D'ailleurs, concernant ce Littlemill-ci, Mark Watt avait même commenté qu'il avait pensé directement l'envoyer sur les sites d'enchères. Une boutade bien évidemment, mais qui trahit le grincement de dents de beaucoup de producteurs qui vendent un produit qui, au final, sera très peu consommé mais qui se retrouvera très vite beaucoup plus cher sur le second marché.

Moi, perso, les Littlemill, je préfère les goûter qu'admirer les bouteilles fermées. Dont acte:

Littlemill 24 ans Cadenhead's Closed Distilleries, 1992 / 10.2016, Hogshead, 52.2%, 294 bouteilles


  • Nez: Une légère sécheresse florale m'arrive d'abord aux narines, vite suivie par du miel et du sirop de mangue. De la poire juteuse et de la prune jaune bien mûre arrivent bientôt. Un nez fin mais aussi assez sage, qui semble avoir du mal à s'exprimer.
  • Bouche: Ici par contre, c'est l'explosion des saveurs fruitées. De la pêche, de la poire, de la prune jaune, de la banane,... mais aussi un léger acidulé végétal, comme de la feuille de fleur. Des épices poivrées apparaissent après un moment.
  • Finale: Une sécheresse végétale, mentholée, envahit la bouche. L'épicé poivré s'éteint doucement.
  • Verdict: En règle générale je trouve les nez des Littlemill stellaires, et la bouche un brin en retrait. Ici, pour une fois, c'est le contraire: le nez est sage alors que la bouche est grandiose.
  • 89/100.





A été sold out à Cologne avant même d'arriver en boutique. Le prix originel était de 200 euros. Un prix honnête (malgré la boi-boîte bling bling sensée coûter un rein) à la base, pour un Littlemill. Mais bien évidemment déjà introuvable à ce prix et en vente à plus de 300€ sur le second marché.

jeudi 17 novembre 2016

Ledaig 8 ans Claxton’s, 2008/2016, 52.8%

Il y a une poignée de mois, Claxton's a sorti un Auchroisk (dont je parlerai prochainement), un Bruichladdich, et ce Ledaig-ci (et sortira prochainement un SU-PER-BE Glenrothes… à suivre).
Si je ne parle qu'aujourd'hui de ce Ledaig, c'est qu'il vient tout juste d'arriver sur le marché belge (la route est longue pour les bouteilles et leurs petites pa-pattes, d’Écosse jusqu'ici ;-) ).

Je ne présente plus Ledaig; il y a plein d'embouteillages indépendants de ce Tobermory tourbé qui sortent ces temps-ci. Celui-ci a la particularité d'être issu d'un fût de Sherry de second (ou troisième, ce n'est pas spécifié) remplissage. Ça nous change des fûts de Bourbon ou des gros Sherry de premier remplissage.
Ledaig 8 ans Claxton’s, 2008/2016, 52.8%
Sans plus tarder, voici mon avis:

Ledaig 8 ans Claxton’s, 13.05.2008 / 2016, Refill Sherry Butt 1606-700713 , 52.8%, 615 bouteilles

  • Nez : De la fumée de paille, de la cendre chaude, de la pomme vanillée, et du malt sucré. Un nez bien posé sur des bases solides et imparables.
  • Bouche : Très gourmande d’entrée. D’abord du sirop de miel, du caramel liquide, de la pêche juteuse, et de la vanille maltée. Puis une vague cendrée et épicée, puissante, vient frapper vigoureusement d’un coup.
  • Finale : Longue. La cendre épicée irradie. Du sirop vanillé essaie de survivre, mais ne peut rien faire face à la cendre qui domine.
  • Verdict : Le Sherry n’est aucunement occultant ni écrasant, mais il apporte une rondeur et une douceur indéniable et séduisante à ce Ledaig qui, du coup, se différencie de tous ceux purement en fût de bourbon (qui décidément se ressemblent tous fortement, je trouve). Son défaut est, à mes yeux néanmoins, sa jeunesse qui se trahit via les nombreuses notes maltées. Quelques années supplémentaires en fût lui auraient probablement été bénéfiques.
  • 87/100.
Disponible pour 60€ au Chemin des Vignes à Bruxelles.