mercredi 13 septembre 2017

Glenlossie 24 ans Signatory Vintage, sélectionné par les Eifelboys, 1992/2017, 55.9%,

Les Eifelboys est un petit club de whisky, composé de quelques membres Allemands et Luxembourgeois amis entre eux de longue date. Grâce à de (très) bons contacts dans le milieu du whisky, ils ont réussi par le passé à faire embouteiller plusieurs whiskies en quantité limitée (généralement moins de 100 bouteilles), pour eux et leurs proches essentiellement. Il n'était donc pas si facile de mettre la main sur leurs sélections.

Cette fois-ci ils ont sélectionné un Glenlossie chez Signatory Vintage, mais le tirage est plus important: plus de 200 bouteilles. Ça vous laissera l'occasion de vous en procurer une bouteille, si cela vous tente.


Glenlossie 24 ans Signatory Vintage, sélectionné par les Eifelboys, 18.11.1992 / 24.04.2017, Hogshead n°3459, 55.9%, 238 bouteilles


 

  • Nez: Assez classique d'un Speyside en fût de Bourbon, mais ma foi fort avenant et équilibré. De la pomme jaune, du raisin blanc, un brin de vanille, et dde la fraîcheur d'agrume qui picote les narines.
  • Bouche: D'abord du sucré vanillé s'annonce, vite rejoint par du citron acidulé. Du jus de mirabelle montre le bout de son nez et apporte de la douceur.
  • Finale: De la pelure sèche de pomme, légèrement amère mais pas trop. Le citron se fait liquoreux, l'acidulé disparaît. Une pichenette d'épices douces.
  • Verdict: Un beau whisky, bien fait et équilibré. Très typique du Speyside, sans surprise; mais agréable dans son ensemble.
  • 86/100.








Encore disponible à la Vinothek Massen pour environ 95€

vendredi 8 septembre 2017

Glen Keith 25 ans Signatory Vintage pour le Luxembourg, 1991/2017, 49%

Ha, du Glen Keith ! Cette distillerie étant une de mes préférées en Speyside, je suis toujours prêt à en goûter. En sachant très bien, cependant, que le profil chez Glen Keith peut être très changeant et différent. Je n'accroche pas du tout à l'acide et à l'amer; mais par contre le fruité / floral me séduit bien souvent.

Celui-ci, proposé par Signatory Vintage, a été embouteillé pour des cavistes luxembourgeois. Voyons voir de quel profil il s'agit...



Glen Keith 25 ans Signatory Vintage pour le Luxembourg, 05.06.1991 / 24.04.2017, Bourbon Barrel n°73645, 49%, 173 bouteilles


  • Nez: Léger, fruité, et floral. Tout de suite séduisant (d'après mes goûts personnels). La fraîcheur végétale se développe, accompagnée de fruits blancs blancs mûrs.
  • Bouche: De la finesse de fruits blancs juteux mélangée à des notes florales. Une très légère acidité de pomme. De la rhubarbe verte par moments.
  • Finale: Moyenne. Le végétal se fait ici plus sec et plus présent, tandis que le fruité se fait plus discret. Une petite pincée d'épices douces sur la fin.
  • Verdict: En plein dans le profil que je recherche chez Glen Keith: finesse, fraîcheur, fruité, floral, et sans amertume. Et aussi très facilement buvable, aucune difficulté à aborder ce dram. Pur plaisir.
  • 89/100 (très proche de 90).








Disponible pour ±115€ au Luxembourg (les deux cavistes principaux que je connaisse étant Vinothek Massen et Maxi Vins).

mercredi 6 septembre 2017

Glenburgie 21 ans Signatory Vintage pour trois cavistes, 1995/2017, 55.5%

Comme vous le savez (si vous suivez le Blog depuis au moins 1 an ;-) ), le distributeur belge The Nectar emmène chaque année une poignée de caviste chez Signatory Vintage en Écosse afin qu'ils puissent sélectionner quelques fûts pour les faire embouteiller à leur nom.
2017 ne déroge pas à la règle, et quelques embouteillages spécifiques à l'un ou l'autre (ou plusieurs, car souvent les fûts sont divisés en plusieurs cavistes) sont arrivés dans nos contrées.

J'ai eu l'occasion de me procurer quelques échantillons (merci au gentil donateur, qui se reconnaîtra ;-) ), je vais donc en passer en revue au cours des prochaines notes sur le Blog.

Je commence aujourd'hui par Un Glenburgie, embouteillé pour la Vinothek Massen, Maxi Vins (tous deux des cavistes luxembourgeois) et Tasttoe (la boutique de Kampenhout qui vient de déménager dans son tout nouveau bâtiment flambant neuf). Glenburgie n'étant pas fort représenté dans les notes de dégustation du Blog, je me suis dit qu'il serait intéressant de s'y arrêter.


Glenburgie 21 ans Signatory Vintage pour Vinothek Massen, Tasttoe, et Maxi Vins, 13.06.1995 / 24.04.2017, Hogshead n°6502, 55.5%, 258 bouteilles


  • Nez: L'alcool est d'abord assez présent, mais se calme rapidement. Il laisse alors la place à une brouette de vanille boisée, de raisin sec alcoolisé, et d'abricot confit. Les senteurs sont très fortes, présentes, prenantes. Le boisé liquoreux se positionne en avant plan.
  • Bouche: Pas spécialement agressive, mais à fort caractère. Beaucoup de vanille, du bois sec qui prend de la place, des poignées d'épices en tout genre, et des fruits jaunes secs en pagaille.
  • Finale: Chaude, épicée, et boisée. L'alcool réchauffe la gorge, tandis que les épices picotent partout en bouche. Le bois vanillé continue son hégémonie.
  • Verdict: Pour sûr, ce fût de Bourbon a été fort actif ! Tellement actif que le distillat écossais s'en voit fort influencé, les notes bourbonneuses de vanille, de bois et d'épices pourraient presque faire prêter à confusion. Je me retrouve à mi chemin entre un Bourbon et un Scotch écossais. Expérience intéressante, surtout que ce Glenburgie se montre très goûteux et fort en caractère.
  • 87/100.






En principe encore disponible auprès des trois cavistes précités, pour environ 95€.

mercredi 16 août 2017

Littlemill 1990/2013 Whiskybase "40000 bottles on the wall", 56%

Il y a quelques jours, un ami m'a demandé si j'avais déjà goûté le Littlemill sorti en 2013 par le site participatif Whiskybase pour fêter les 40000 bouteilles dans sa base de données. Et justement, je l'avais goûté la veille au Bring Your Own Bottle Littlemill de Rotterdam, un événement organisé pour les amoureux de Littlemill, où chacun apporte une bouteille et la partage avec le reste de l'assemblée.

Pour me faire pardonner auprès de vous pour le fait d'être si discret depuis un peu plus de trois mois (je ne vous ai même pas proposé de Littlemill en juillet, pfff je suis nul), je vous propose aujourd'hui ma note détaillée de ce Littlemill.



Littlemill 20.12.1990 / 10.02.2013 Whiskybase "40000 bottles on the wall", Bourbon Hogshead n°34, 56%, 322 bouteilles




  • Nez: une fois n'est pas coutume, je reconnais directement Littlemill. Des petites fleurs de printemps, de la sève, de la tige de plante et du fruit jaune à profusion. Une sécheresse herbacée, aussi; et même des volutes d'alcool blanc.
  • Bouche: D'abord un beau fruité s'annonce. Pêche, abricot, mangue. Du coulis de fruits jaunes. Un brin de rhubarbe à l'arrière. Un herbacé discret. Une pincée d'épices, non envahissantes, en toile de fond.
  • Finale: Les épices disparaissent, le végétal sec de met en avant, tandis que le fruité se meurt.
  • Verdict: Très typique, fort bien équilibré. Un fort bon Littlemill, mais qui manque un peu, selon moi, de surprise.
  • 89/100.







Bien évidemment sold out depuis sa sortie il y a 4 ans maintenant. A l'époque, son prix était de 89€ (je crois, sans être sûr à 100%. Il est même possible que ce soit moins. Mais c'était pour rien en tout cas) et il a été sold out en 6 heures.

mardi 25 juillet 2017

Cambus 1991/2017 The Cooper's Choice, 25 ans, 58.5%

Vous le savez si vous suivez régulièrement le Blog, mon avis est fort mitigé concernant les whiskies de grain. J'aime certains TRÈS vieux grains (pour moi, les TRÈS vieux grain se situent au dessus de 35 ans d'âge), et je n'ai jamais trouvé de "jeunes" (en dessous de 25 ans d'âge) qui trouvent grâce à mes yeux.

Et puis badaboum, je tombe sur un grain qui remet toutes mes certitudes en question. Alors autant vous en parler, non ?


Cambus 08.1991 / 2017 The Cooper’s Choice, 25 ans, Sherry Cask n° 61983, 58.5%, 360 bouteilles


 
  • Nez : De la colle, du vernis, des épices boisées, pas mal de vanille, de l’abricot sec, et du chocolat noir au caramel. Un beau nez, qui me fait penser à des Bourbons hauts de gamme ou à des vieux grains vénérables.
  • Bouche : De la cassonade coulante, du caramel liquide, du sirop de raisin blanc sec. Du cassis vanillé fait son chemin, ainsi que de la noisette au poivre blanc. Un zeste d’orange confite, enrobé de chocolat noir. C’est très doux et agréable en bouche, et l’alcool est parfaitement intégré ; aucune agression de ce côté-là.
  • Finale : Moyenne. Le bois, la colle, et les épices piquantes occupent ici la place, reléguant le reste à l’arrière-plan.
  • Verdict : Je suis bluffé. J’ai toujours clamé haut et fort que seuls les (très) vieux grains trouvaient grâce à mes yeux, et voici que ce Cambus d’âge moyen (oui, je considère que 25 ans est un âge moyen pour un whisky de grain) m’en met plein les papilles. Ou alors serait-ce le fût de Sherry qui le sublimerait ? Équilibré et goûtu, gourmand et séduisant de bout en bout. Je dois revoir mes convictions sur les whiskies de grain, du coup.
  • 90/100. J’ai hésité avec 89, mais finalement il m’a tellement étonné par rapport à son âge que je trouve qu’il le mérite, son 90.




Disponible pour 125€ au Chemin des Vignes, et (peut-être sur commande ?) chez We Are Whisky, W Comme Whisky, et Watch Smell Taste & Having Fun.

vendredi 30 juin 2017

Littlemill 26 ans Cadenhead's 175th Anniversary, 1991/2017, 52.6%

Nondidju, on est déjà à la fin du mois, et je n'ai pas encore parlé d'un Littlemill en juin !!!

In extremis, me voici me voilou....

Comme souvent, c'est du Cadenhead que je vous refourgue aujourd'hui. Un beau Littlemill affichant 26 ans d'âge. Dans une bouteille dont l'étiquette n'est ni noire (pour les Small Batch) ni dorée (pour les Single Cask), mais verdâtre. Cette étiquette est celle des embouteillages spéciaux qui sont sortis pour célébrer les 175 ans de Cadenhead. Une vague d'embouteillages de derrière les fagots, composée de 6 bouteilles on ne peut plus attrayantes: un Banff 40 ans, un Convalmore 40 ans, un Caperdonich 39 ans, un Rosebank 25 ans (dont je parlerai prochainement), un Heaven Hill 20 ans, et le Litlemill 26 ans qui nous occupe ce jour. Ça fait saliver hein ? Ça fait rêver hein ? Hé bien je les ai tous goûtés à Campbeltown fin mai, voilà, na ! 😜

Maintenant que vous détestez au plus haut point, on peut continuer à parler de ce Littlemill...

Littlemill 26 ans Cadenhead's 175th Anniversary, 1991 / 2017, Bourbon Barrel, 52.6%, 180 bouteilles


  • Nez: De la balle, direct dans les senteurs type que j'affectionne tant dans les Littlemill: de l'über fruité exotique, mirabelle, abricot, pêche, mangue. Viennent ensuite les petites fleurs d'arbre fruitier; les senteurs se marient avantageusement.
  • Bouche: Baaaam dans les dents ! L'hyper fruité exotique continue de tout écraser sur son passage. C'est onctueux, de la pâte de fruit, tout en étant gourmand et frais, juteux. Du bonbon aux fruits rouges très légèrement acidulés.
  • Finale: La finesse et la subtilité se posent ici. Légère et florale. De la liqueur de pistil; et les fruits qui continuent de jouer ensemble, mais plus calmement à ce niveau-ci.
  • Verdict: Mes aïeux ! Quelle sélection, godferdom nondidju ! Superbe de bout en bout, merci Mark Watt d'avoir fait embouteiller ce fût, digne de l'anniversaire de Cadenhead. Miam, encore, d'ailleurs j'y retourne...
  • 92/100.






Sold out déjà en précommande un peu partout, son prix à Campbeltown a été de £165 (±185€) et dans les boutiques Cadenhead allemandes à 260€. Oui, grosse différence de prix entre les Royaumes Unis et les pays près de chez nous.

mercredi 21 juin 2017

Mackmyra Ten Years, 46.1% (OB)

Mackmyra est une jeune distillerie suédoise (oui, aujourd'hui nous quittons l’Écosse pour quelques instants) fort active et déjà bien implantée chez nous. Elle sort régulièrement des embouteillages facilement disponibles dans nos contrées, et des cavistes ont même pu avoir des petits fûts à mettre à la disposition de ses clients qui ont pu embouteiller eux-mêmes leur bouteille à la main.

Si jusqu'à présent les produits de chez Mackmyra étaient des NAS, voici qu'est arrivé le mois dernier sur le marché le Ten Years, le 10 ans d'âge officiel de la distillerie. Un âge charnière et symbolique.

Ce 10 ans d'âge est un mélange de fûts d'ex Bourbon et de chêne américain neuf ayant contenu du Sherry Oloroso pendant quelques mois. En tout 20000 bouteilles ont été produites pour ce premier batch, dont 8000 destinée à l'export. Ça veut quand même dire que 12000 bouteilles sont réservées à la Suède, quels poivrots ceux-là ! ;-D

Et dans le verre, à quoi ressemble ce produit ?


Mackmyra Ten Years, 46.1% (OB)

 


  • Nez: Bien présent, proposant un mélange de fruits (pomme et citron principalement) et de malt plutôt sec. Du miel et de la vanille apportent du sucré, sans occulter la sécheresse globale du nez. Du bois vert à profusion après aération.
  • Bouche: Douce et facile d'accès, sans agressivité. Un mélange fruité acidulé et amer s'impose. De la pomme, de la pelure de citron. Le malt est ici aussi présent, sans être trop sec cette fois.
  • Finale: De la liqueur de mirabelle se faufile, avant de laisser la place au malt amer. L'acidulé citronné reste un petit moment, puis une pincée d'épices douces se voit jetée sur la langue. Du bois vert en quantité apparaît en toute fin de parcours.
  • Verdict: Assez classique ma foi, mais bien fait, équilibré, et cohérent. Facile d'accès, mais ne révolutionne pas le monde du whisky. A tester.
  • 83/100.






Facilement disponible chez votre caviste préféré (si il revend les produits distribués par The Nectar) pour une soixantaine d'euros.

vendredi 9 juin 2017

Tormore 1992/2017 The First Editions, 25ans, 55.9%

Maintenant que mon voyage à Campbeltown est terminé, et en attendant d'avoir trié toutes les photos / écrit l'un ou l'autre compte rendu (j'espère que vous êtes patients, car ce ne sera pas pour tout de suite, j'ai d'abord des affaires privées à gérer), laissez-moi sortir quelques notes de dégustation de mes tiroirs.

On commence par un Tormore de chez Hunter Laing, sous sa gamme The First Editions. Il affiche un âge charnière à mes yeux: 25 ans. Généralement le whisky ne se comporte pas trop mal à cet âge là, je trouve.


Tormore 1992 / 2017 The First Editions, 25 ans, Refill Butt HL13311, 55.9%, 434 bouteilles





  • Nez : Puissant, sur la pomme sèche et la poussière fruitée. Une certaine fraîcheur se révèle petit à petit. Un nez assez particulier, austère. Après un temps d’aération, du vernis devient perceptible.
  • Bouche : Ici aussi, l’austérité est de mise. Du fruit blanc pétrifié, des épices piquantes sèches, et beaucoup de minéralité (craie, chaux).
  • Finale : Une vague amère passé, écrasant une légère acidité qui voulait naître. Vient ensuite une sécheresse poussiéreuse.
  • Verdict : Un profil fort particulier, très austère. Mais qui ne manque pas d’atouts pour les amateurs qui cherchent des whiskies qui sortent des sentiers battus. Cette austérité a aussi comme conséquence le fait que ce Tormore n’est pas facile d’accès du tout, et demande du temps à s’y consacrer. Un whisky à ne pas bâcler. Mais une fois dedans, très agréable.
  • 87/100.







Disponible au Chemin des Vignes pour 150€, et peut-être (sur commande ?) chez We Are Whisky, W Comme Whisky, et Watch Smell Taste & Having Fun.

mercredi 24 mai 2017

Littlemill 1977 Cadenhead's Cask Ends, 39 ans, Bourbon Hogshead, 42.5%

Pour le Littlemill mensuel, je n'avais d'autre choix que de vous parler d'un de chez Cadenhead.
Franchement, vous pensiez vraiment que j'allais omettre de vous proposer une note de dégustation de Littlemill ce mois-ci ?? Que nenni non non !

Et pas n'importe quel Littlemill, juste le plus vieux que j'aie jamais eu l'occasion de goûter. 39 ans. Bim. Distillé en 1977. Bam.
Mais en plus, ce Littlemill n'a jamais été disponible via les circuits de distribution habituels (distributeurs, boutiques), mais uniquement à la distillerie Springbank lors de "warehouse tastings" (des dégustations dans les entrepôts) organisés par Cadenhead. Les participants peuvent emplir eux-mêmes leur bouteille. Pour la petite histoire, ce Littlemill 1977 a été disponible en 2016 lors du Campbeltown Malt Festival.


Littlemill 1977 Cadenhead's Cask Ends, 39 ans, Bourbon Hogshead, 42.5%


(Photo Whiskybase)

  • Nez: Du malt sec, de la poussière de fruit, de la liqueur de mirabelle. Pas hyper fruité (contrairement à ce que j'attendais), mais très vite un équilibre entre le vieux fruit et la céréale maltée s'installe. Après une très longue aération, un léger végétal très sec s'installe.
  • Bouche: Le fruit se fait plus présent ici qu'au nez. Du citron acidulé, de la poire, de la mirabelle. Le malt se décline en pop-corn vanillé. Une pointe d'épices douces et picotantes, et de l'amertume fruitée qui apparaît sur la durée.
  • Finale: Le malt redevient plus sec, poussiéreux, et même boisé. Des retours olfactifs sur de l'alcool blanc, et un très ténu mentholé en toute fin de bouche.
  • Verdict: Pour être honnête, je m'attendais à autre chose. C'est le plus vieux Littlemill qu'il m'ait été donné de goûter, et j'attendais un OVNI super fruité, juteux, et ultra gourmand; avec des senteurs florales enivrantes. Et ce n'est pas le cas ! Certes le nez est séduisant (quoique un peu sage), certes l'ensemble n'est pas mauvais, mais le malt trop présent et le végétal réduit au minimum me font penser à un jeune whisky assez lambda, alors que j'ai affaire à un (très) vieux whisky de ma distillerie préférée. L'ensemble est néanmoins plaisant à déguster, mais je reste sur ma faim.
  • 86/100 (avec le nez qui réhausse la cote).



Était uniquement disponible (au prix de 260€, ce qui était un excellent prix pour un Littlemill de cet âge-là) l'an passé à Campbeltown, en prenant part aux Warehouse Tastings de Cadenhead à la distillerie Springbank à Campbeltown. D'après mes informations (qui datent d'il y a quelques mois), le fût a été retiré des dégustations sur place avant qu'il ne soit vide, et le reste de ce fût sera probablement embouteillé ultérieurement.

dimanche 21 mai 2017

Springbank 12 ans Cask Strength, batch 14 (2017), 54.2% (OB)

Le Springbank 12 ans Cask Strength est un classique incontournable dans la gamme officielle de la distillerie. Une qualité qui n'est plus à prouver (et ce de batch en batch), une différence de contenu assumé de batch en batch aussi (parfois plus de fûts de Bourbon, parfois plus de fûts de Sherry), en brut de fût, et à un prix tout à fait honnête (malgré le fait que Springbank soit souvent cher).
Bref, avoir une bouteille de Springbank 12CS dans son bar est quasi obligatoire quand on est un amateur de bon whisky (je n'ai jamais croisé d'amateur de mauvais whisky, ceci dit ;-) ).

Pour vous en convaincre, je vous renvoie au face à face que j'avais publié début2015.

Ce batch-ci est composé de 70% de fûts de Sherry et 30% de fûts de Bourbon. C'est déjà le 14ème du nom, a été embouteillé en ce début 2017, et bénéficie de la nouvelle étiquette due au lifting visuel de la gamme officielle de Springbank.

Alors, est-il dans la lignée de ses prédécesseurs, ou pas ?



Springbank 12 ans Cask Strength, batch 14 (2017), 54.2% (OB)


 

  • Nez: De la fumée gourmande et sherrysée, du raisin et abricot secs, des épices exotiques. Après aération, les notes minérales calcaires se font plus présentes.
  • Bouche: L'apport du Sherry se met d'abord en avant, avec du miel et du raisin sec. Viennent alors la craie et le calcaire, accompagnés d'épices piquantes.
  • Finale: Une vaguelette de fumée d'herbe sèche et une légère amertume abricotée. Une fine fraîcheur végétale en toute fin de bouche, et les épices exotiques qui irradient.
  • Verdict: Il me semble que le Sherry est plus présent dans cette version-ci que dans celles que j'avais goûtées en 2015, d'après mes souvenirs. C'est ici plus sucré, plus gourmand, et légèrement moins rustique. La patte Springbank est néanmoins clairement présente (et c'est tant mieux !). Globalement très plaisant, comme souvent chez Springbank.
  • 88/100.





Disponible (pour une septantaine d'euros) assez facilement auprès de la plupart des cavistes revendant du Springbank officiel.